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Bons baisers de Russie (PV Markus)
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MessageSujet: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Ven 4 Jan 2019 - 21:51

- Monsieur Kennedy ! On a un problème !

Duncan revenait d’un pas rapide à la tour de TNW, n’ayant même pas pris le temps de remettre totalement comme il faut son manteau noir de ville, celui-ci étant juste posé sur ses épaules et semblant menacer à tout moment de s’envoler dans sa précipitation. A quoi ça servait d’avoir programmé à la base sa nuit pour se contenter de paperasse dansson bureau en attendant un rendez-vous important ? Une rencontre qui promettait à la fois d’être amusante mais plein de surprise, il se demandait bien ce qui amenait le lion à vouloir rendre visite à la tanière de la panthère. Il y avait à ne pas en douter anguille sous roche mais ça promettait d’être divertissant. Si déjà il arrivait à ne pas se présenter trop en retard… Il était plongé dans des plans de l’intérieur du vaisseau quand il avait eu le droit à un de ses adjoints débarquant dans son bureau digne d’un appel de détresse, « Allô Houston, on a un problème ». Il avait tout abandonné pour se rendre sur place sur le site Aérospatial sans hésitation, et c’était son département, il ne voulait pas déléguer.

Rien d’irrattrapable mais encore bien du boulot à refaire sur le moteur qui avait failli exploser, et là, plusieurs pièces y avaient pris feu. Heureusement, pas les plus chères et les plus compliquées. Houston pouvait rebondir. Et il espérait que ce serait le seul problème majeur, surtout pour cette nuit. Un jeu pouvant être tout aussi explosif l’attendait. Il n’en doutait pas surtout qu’il ne comptait pas ménager son invité qui devait sûrement être déjà en train de patienter. Il avait fait aussi vite que possible mais il avait dû se rendre dans la zone sécurisée extérieure. Traversant le hall en ignorant son propre hologramme s’exprimant, en bon habitué, il se décida enfin à regarder sa montre maintenant qu’il s’était glissé dans un des ascenseurs, seul.

Dix minutes de retard. Ce n’était pas dramatique. Une façon de se faire désirer, entre prédateur des finances. Son regard d’acier relevé vers l’écran faisait défiler les numéros d’étage, il se mit à compter dans sa tête, faisant le vide sur les incidents qui venaient de se passer pour ne pas les laisser influencer son humeur. 5… 4… 3… 2… 1… L’ascenseur s’ouvrit sur le petit hall avec deux agents de sécurité veillant sur la porte sécurisée donnant accès à son étage.

- Dix minutes de retard, pas plus… On reste dans les temps…  Il est là je suppose ?


- Oui, Monsieur Nikolaïevitch est avec votre adjoint, Monsieur Kennedy.


Duncan hocha de la tête pour alors s’avancer, ayant juste à apposer sa main sur l’écran scan à côté de la porte pour la déverrouiller et filer droit jusqu’à son bureau. Parfait, son adjoint savait bien tenir son rôle pour tenir compagnie le temps de son retour. Un sourire logé sur ses lèvres, le Kennedy fit une entrée toute en assurance, son manteau ayant toujours tenu en fin de compte sur ses épaules pour tendre la main vers le grand russe élancé afin de le saluer comme il se le devait, d’une poigne à la fois chaleureuse et ferme.

- Un vrai plaisir d’avoir la visite du grand manitou de Robot Inc chez nous…

Markus Nikolaïevitch… Une image importante à Dornia mais qui cachait beaucoup plus. Et un gourmand de savoir et d’informations en tout genre de part le monde comme lui avait su dénoter quelques petits secrets croustillants. Et même quelques connaissances venant d’un certain Raspoutine en personne, être un franc-maçon l’avait bien servi à vrai dire pour compléter son petit profil enregistré dans un précieux calepin qu’il gardait à la maison. Calepin où le profil du russe n’était pas au nom de Nikolaïevitch mais Romanov.

- C’est bon, Franck, vous pouvez retourner à vos occupations maintenant.


Duncan récupéra sa main, attendant que son adjoint se soit éclipsé non sans avoir dit aurevoir poliment au lion, pour s’adresser à nouveau à Markus, tout en se mettant à l’aise. D’un geste sûr et précis, le brun attrapa son manteau, le délogeant de ses épaules pour le lancer sans mal sur le dossier de son fauteuil se trouvant derrière son bureau. Un sol vitré gris foncé, des murs noirs avec une frise lumineuse d’un bleu pastel, des étagères multiples chargées en livres, recueils, classeurs et des objets de collection en disant long sur la recherche du savoir du brun. Un bar à la droite, et un peu plus à l’écart, une table basse avec lumière intégrée, des canapés et fauteuils autour. Un lieu moderne, sombre mais confortable qui allait bien au Kennedy, surtout avec cette grande fenêtre faisant toute la largeur de la pièce faisant profiter de la vue sur la ville.

- Désolé pour le retard, un désagrément de dernière minute.

C’était vers le bar que Duncan se dirigea pour l’ouvrir, reprenant alors la parole tout en attrapant une bouteille en cristal raffinée contenant un whisky de choix.

- Je vous sers quelque chose à boire ? J’ai de la vodka si ça vous dit, Monsieur Romanov, mais peut-être pas assez raffiné à votre goût.

Oui, l’américain y allait franchement, sans le moindre détour. Ce n’était pas innocent, pas le moins du monde. Il invita d’un signe de la main Markus à prendre place dans un des fauteuils prés de la table basse. Il prônait le côté plus intime que de ressembler à un véritable entretien avec son bureau en séparation entre eux, restant prés du bar, à s’occuper de servir également un verre au russe selon son bon vouloir. Il savait faire l’hôte parfait tout en provoquant le trouble chez son invité.

- Et si vous me disiez ce qui vous amène à TNW ? Je me doute bien que ce n’est pas une simple visite de courtoisie.

Prenant les deux verres, Duncan les déposa sur la table basse, se redressant debout pour prendre le temps de dévisager Markus, à la recherche du moindre détail sur ce fier visage du trouble qu’il avait pu provoquer un peu plus tôt, une de ses mains allant défaire le seul bouton de la veste de son costume noir, classique, si ce n’est qu’il ne portait pas de cravate, sa chemise blanche ouverte jusqu’au troisième bouton, laissant voir le haut de son torse. Tout à son aise le Kennedy.
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Backhander
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Backhander
MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Dim 6 Jan 2019 - 16:40


Mon humeur jonglait depuis quelques semaines. Avec l'arrivée de Landroval chez moi, James mon secrétaire particulier m'avait rapporté que je semblais plus calme, peut-être même un peu plus doux. Puis, j'avais laissé Lan retourner vivre dans sa forêt pour y retrouver sa famille et mon humeur était devenue particulièrement exécrable au point qu'on me fuyait dans les couloirs, qu'on demandait mon secrétaire au téléphone et qu'on hésitait même à me déranger par mail. Après quoi Lan était étrangement revenu, davantage pour que je l'aide à retrouver un ami que pour me revoir, et mon humeur ne s'était certes pas aggravée mais au moins je cessais de briser tout ce sur quoi je posais mes outils lorsqu'il me prenait l'envie de bricoler l'une de mes machines. Sans compter que j'avais été bien idiot de contacter le maître de l'ami de Lan pour lui proposer de lui racheter son hybride... Lan fera quoi maintenant ? Il repartira comme il est venu ? Avec ce... Diego ? Mon verre explose dans ma main, le sang qu'il contient se mêle au mien mais je grimace à peine et me contente de laisser le tout sur la table basse du salon de mon bureau en secouant ma main abîmée pour l'égoutter. C'est ce moment que choisit James pour entrer, débordant de son enthousiasme naturel qui me donne actuellement envie de vomir.
- Bonjour Boss ! Oh, vous avez encore cassé un verre ?
- Que puis-je pour toi ?
- Et bien je venais juste vous prévenir que la voiture est avancée !
- ... Pardon ?
- Vous rencontrez Monsieur Kennedy aujourd'hui, vous avez oublié ? Je vous fais un résumé des derniers événements si vous voulez : Lan byebye, Boss méchant, actions boum, actionnaires terrifiés, fonds aaaaaaah ! écrasés au sol, rachat de parts de marché ? Non ? Je peux rajouter d'autres bruitages si vous voul...
- C'est aujourd'hui ?
- Absolument ! Heu non en fait pas du tout, il n'y avait pas de date de vraiment convenue. Tenez, voici des petites informations sur le ponte, si ça vous dit de vous renseigner un peu avant d'aller le voir.

Il me tend un dossier, que je pose sur mes genoux et dans lequel je plonge aussitôt le nez à la recherche de chiffres, de notes, d'informations au sujet de cette entreprise sans plus bien faire attention à ce que le blondinet exubérant peut bien raconter.
- Il est moins jeune que je l'aurais pensé... Ses résultats sont bons...
- Je serais vous je commencerais par regarder la photo, il est ouah ! Si je n'étais pas marié, j'essaierais carrément de lui demander un petit rencard ! Vous voulez que je me renseigne ?
- Mm mm...
- Super ! Je crois que jeudi vous n'avez rien de prévu, je vais vous organiser un restau ! L'Impérial ?
- Mm... Ses actions sont en hausse régulière... Les finances constantes... Ses connaissances en matière de technologie sont remarquables... Cette avancée, là, je n'aurais pas cru qu'il parvienne à l'obtenir...
- Génial, j'en profite pour réserver un petit hôtel pour la suite. Je vais appeler Jess et lui demander de garder un œil sur vos esclaves cette nuit-là ! Allez, je file ! Amusez-vous bien !
- Oui oui... Quoi ? De quoi Jess ?!
- Pour votre rendez-vous galant !
- Pardon ??? Mais... James ! Viens ici !!!

C'est qu'il se barre ce con ! Ahuri, les yeux comme des soucoupes, je regarde l'ascenseur m'indiquer qu'il descend lentement mais sûrement en direction du rez-de-chaussée où se trouve l'accueil et son bureau. Non mais je rêve... Je viens de dire "oui" à quoi, là, exactement ? I der'mo !* Je n'ai vraiment pas besoin de ça aujourd'hui, alors pourquoi subitement tout le monde se ligue contre moi ??? En plus je n'ai pas envie de sortir...

Et pourtant me voici dans le bureau du PDG, à fusiller du regard le vampire qui me tient compagnie depuis dix bonnes minutes. Je suis arrivé à l'heure, parce que je suis toujours à l'heure, et au fur et à mesure des minutes qui s'égrenaient je perdais un peu plus de patience. Nerveusement je fais tourner ma chevalière autour de mon majeur droit, me retenant de lâcher un revers au pauvre homme qui fait visiblement de son mieux pour me garder tranquille pour bien lui faire comprendre que vraiment, maintenant, j'en ai marre et je ne serais jamais venu si je n'avais pas un secrétaire pire que ma femme. J'espère qu'il ne va pas réellement prendre ce rendez-vous au restaurant suivit d'un... Merde, il en serait capable en plus. Oh Seigneur, pourquoi ne m'aimes-tu pas ???

Je ferme les paupières, inspire profondément et compte mentalement les secondes. Et puis enfin ! La porte s'ouvre et je vois débarquer... Oh le con. J'aurais dû regarder la photo avant de venir... Bien ! Il s'avère donc que je suis un Romanov planqué incognito en Amérique, que je rencontre un Kennedy, et que le Kennedy en question est clairement tout à fait le type d'homme sur lequel j'ai toujours fantasmé et avec qui j'adorerais batailler dans mes draps de satin. Mais oui, tout va parfaitement bien. Pour le coup je suis même prêt à entendre que ma belle tour vient de tomber en ruines, pour ce que ça me choquerait. Bien, on se reprend Markus, tu as du boulot.

Je me ferme et me verrouille aussitôt lorsqu'il s'approche de moi et tend sa main pour me saluer. J'y glisse la mienne, plus durement peut-être que ce que j'aurais voulu, et la reprends bien vite pour m'assurer de rester à bonne distance de l'homme. Je focalise mon esprit sur la raison de ma venue, tachant de garder la Menace dans mon champ de mire tout en m'assurant intérieurement que tout va parfaitement bien. J'adresse à peine au dénommé Franck un signe de tête lorsqu'il s'en va. Passer pour un mal élevé ? Qu'il en soit ainsi, je ne suis pas venu ici pour me faire des amis.

Toujours immobile je ne le quitte pas des yeux alors qu'il se défait de sa veste, s'approche du bar et prend un whisky. J'aimais aussi ça, mais depuis Varrick je l'avais en horreur et j'avais même définitivement cessé de boire de l'alcool. Je fronce légèrement les sourcils quand il me propose une vodka. Pourquoi ? J'ai l'air russe alors j'aime forcément la vodka ? J'exècre tout ce qui peut me rappeler ce foutu pays... Mauvais point supplémentaire, Sexy.
- Non merci. Je ne bois pas d'alc...

"Monsieur Romanov". Le mot met un moment à atteindre mon cerveau contrarié et ma voix sèche, claquante, s'éteint rapidement en plein milieu de ma phrase. Les yeux écarquillés se voilant légèrement, ma main tremble et je viens faire tournoyer ma chevalière aux armoiries des Romanov, un griffon armé d'une épée et d'un bouclier avec pour fond un aigle à deux têtes, l'emblème commun de la Russie, autour de mon majeur dans un tic nerveux. Les pensées tourbillonnent dans ma tête et je ne parviens pas dans les premiers instants à me reprendre. Allez Markus... Dis-lui qu'il se trompe, dis-lui qu'il fait erreur... Ris un bon coup et accuse-le de faire une blague... Fais semblant d'être outré, vexé ou même insulté... Der'mo Markus, réagis !!!
- Que... P... Pourquoi... Qu'est-ce... Q...

Mes paupières battent vivement dans le fol espoir de ne pas m'humilier davantage en pleurant devant lui, accablé soudainement par ces cauchemars dont je ne parviens pas à me débarrasser. Souvenirs, rémanences de cette nuit où... J'inspire lentement, me racle la gorge et me dirige d'un pas raide vers la table basse. J'y prends son verre de whisky et me l'envoie cul-sec avant de le reposer. Passant la langue sur mes lèvres j'expire lentement et m'efforce d'avoir l'air plus calme alors que mon corps n'est plus subitement qu'une boule de nerfs compactes. Je me tourne enfin vers mon hôte et remarque les boutons ouverts, parviens enfin à m'exprimer d'une voix cassante.
- La décence voudrait que vous n'en défaisiez qu'un seul. Et si ce n'était pas un rendez-vous d'affaires, alors la moindre des choses aurait été de prévenir. Je ne m'attarderai pas sur vos fantasmes au sujet de cette famille donc allons droit au but : j'ai l'intention de racheter des parts de TNW et de l'affilier à RobotInc. Vos avancées en domotique pourraient m'être très utiles pour les exosquelettes que je prépare en ce moment entre autre, ainsi que pour la sécurité privée de mes clients. Je pourrais vous en racheter disons quarante pour cents, vous laissant ainsi être actionnaire majoritaire, et vous gardez évidemment tout contrôle sur cette entreprise. Qu'en pensez-vous ?

*merde

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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Mer 9 Jan 2019 - 23:04

Bien, de retour dans son bureau, Duncan apprécia de voir que le fameux pdg de RobotInc avait accepté de patienter, et était-ce là une pointe de surprise qu’il pouvait deviner chez lui ? Quoi ? Il ne s’attendait pas à croiser quelqu’un dans son genre à la tête de TNW ? Il savait au moins qui il était ? Car lui, il savait très bien qui était réellement ce Markus Nikolaïevitch. Cependant, il n’aurait pas pensé le russe être aussi, hm, comment dire, il cherchait mentalement comment le qualifier suite à leur échange de poignées de mains et ce départ tout en froideur de son pauvre adjoint qui n’avait pas manqué d’adressé à son chef un regard d’encouragement en toute discrétion. Guindé, voilà ! Tellement guindé le russe. Et grand. Il ne s’attendait pas à le voir être à sa hauteur, mais il fallait dire que les photos pouvaient être trompeuses, surtout quand la personne y est seule dessus. Oui, il l’avait imaginé plus petit, mais sinon, il n’y avait pas trop tromperie sur la marchandise, enfin, façon de parler. Mais il ne s’attarda pas pour jeter son manteau sur son fauteuil de bureau et s’occuper alors de leur servir à boire.

Puisque Monsieur était en première impression un coincé, le brun allait s’amuser un petit peu, en étant direct et voir combien le russe pouvait être troublé. Et il aimait y aller en mettant directement les pieds dans le plat. Un peu dans le genre à tirer d’abord et discuter ensuite ? Possible. Ça dépendait en fait, il n’était pas idiot et il prenait toujours le temps de réfléchir quand même à la situation. Jouer avec le feu, il aimait ça, et il voulait aussi prendre l’ascendance sur le Romanov. Une allusion sur la vodka, un nom glissé et le tour était joué. Il se retint de rire alors que le russe n’en finissait pas sa phrase. Enfin, il en avait compris l’essentiel. Pas d’alcool. Très bien, tant pis pour lui. Il prit juste son verre de whisky, pour jeter un coup d’oeil à Markus. C’était vraiment payant, ce tour de passe d’entrée. Il avait fait mouche en beauté. Tout balbutiant, il le détailla d’un bref regard mais vif, celui d’un observateur à qui rien n’échappait, comme ce mouvement nerveux à faire tourner ainsi cette chevalière. Revenant à la table basse, le Kennedy reconnut sans mal l’emblème dessus, s’installant assis dans un canapé. Les signes, les symboles, c’était un savoir important pour un franc-maçon, et encore une fois, il s’était bien renseigné avant cet entretien. Allons donc, son verre ! Et ça disait juste avant que ça ne buvait pas d’alcool. Serait-il donc toujours si hanté par son passé pour avoir besoin d’un remontant ?

Duncan ne passa pas de suite à nouveau à l’attaque, demandant quand même la raison de la venue de Markus, pour attarder son regard sur lui alors que ce dernier battait des cils tout en se reprenant. Voilà un prince charmant des temps modernes, ce rouge vif allait bien au russe, sans parler que finalement, cette aura froide qu’il retrouvait en lui faisant une remarque l’embellissait quelque peu. Mais ça mériterait bien de se réchauffer tout ça. Nul doute que ce dernier aimait s’entretenir et le voir sans vêtement devait être des plus plaisants. Il préféra avoir un sourire amusé passant une main machinalement sur son torse découvert, en un petit frottement comme pour en chasser une saloperie qui s’y serait perdue. Il garda sa remarque qui était au bout de ses lèvres, pour marquer un temps à son tour. Il cligna des yeux, son regard s’écarquillant et le rire partit, bien malgré lui. Un rire surpris mais avec une certaine chaleur dans la gorge. Bien, bien, il en avait aussi dans le pantalon le Romanov. Et cette manœuvre, ça allait dans le sens des informations qu’il avait pu récolter sur les bas rencontrés par RobotInc.

- Entreprenant ! J’aime ça ! Ça casse un peu votre image de ne pas y toucher, alors que hein, vous picolez et vous regardez quand même ce que vous dites être indécent pour le remarquer…. Bref, pardon… Ne le prenez pas mal. Simplement, vous pensez vraiment que je vais accepter de vous vendre des actions de TNW comme ça ? Rester actionnaire principal et au contrôle, vous dîtes ?


Le Kennedy se reprit, se relevant finalement pour récupérer la bouteille de whisky, un autre verre, ainsi qu’une tablette avec laquelle il travaillait régulièrement quand il n’était pas coincé derrière son ordinateur. Il revient s’asseoir, croisant les jambes, déposant verre et bouteille sur la table basse. Il garda la tablette sur ses genoux, tapotant de ses doigts dessus pour se connecter à ses dossiers, se faisant beaucoup plus sérieux.

- Bien, alors, vous voulez redonner un coup de peps à votre entreprise, Monsieur Romanov ? Ah et ce n’est pas un fantasme, j’en ai mais pas de cette nature-là. Pourquoi pas jouer franc-jeu avant de penser à marchander quoique ce soit avec moi ? Vous êtes un Romanov. Pas la peine de me dire que votre chevalière est juste une fantaisie à porter pour vous. Vous n’êtes pas du genre à laisser les choses au hasard, n’est-ce pas ? Buvez donc un autre verre si ça peut vous aider à nouveau.

Duncan désigna tout en parlant la chevalière que portait Markus, servit les deux verres sur la table basse en whisky à nouveau et il leva sa main gauche où siégeait aussi une magnifique chevalière avec ses propres symboles dessus. Ceux de la franc-maçonnerie. Inutile de lui mentir alors, il espérait quand même que ce dernier n’allait pas s’entêter à le nier, car cela le rendrait tout de même plus ridicule qu’autre chose. Il fallait savoir reconnaître les faits quand on les mettait juste sous son nez. Et en parlant de cela, il reporta son attention sur sa tablette, il avait des chiffres qui lui avaient été communiqués en vu de son entretien sur RobotInc, pour remarquer une petite notification, un mail venant justement de son contact avec l’entreprise, à savoir le secrétaire de Markus.

- Vous avez peut-être oublié quelque chose, votre secrétaire m’a renvoyé un mail… Vous pourrez peut-être m’expliquer pourquoi je devrai à tout prix me libérer jeudi pour ne pas manquer une occasion en or ? Je n’ai pas encore dit oui à quoique ce soit, je tiens à le signaler.


Prenant son verre de whisky, Duncan posa la tablette sur la table basse pour permettre à Markus de lire le propre mail de son secrétaire, affichant une seconde fenêtre avec les derniers chiffres connus de RobotInc résumer en un tableau concis et clair. Il but une longue gorgée d’alcool pour reprendre sans tarder la parole. Il plongea un regard sans faille dans celui du russe, la chaîne pendant à son cou s’échappant de sous sa chemise, alors qu’il se penchait en avant, désignant certains chiffres de l’index.

- Markus, je ne suis pas contre de partager des connaissances et de faire avancer les découvertes, c’est toujours un plaisir pour moi et je veux bien envisager des échanges du genre entre nos entreprises. Mais autant être clair, si l’un des deux a besoin d’aide ici, c’est vous. Et si, au contraire, c’était moi qui rachetait des actions de RobotInc ?

Le brun se redressa, son dos bien installé contre le dossier de son canapé sur lequel il replia un de ses bras, tellement détendu, vidant d’une traite son verre de whisky. Il ne lâchait pas des yeux Markus, curieux de voir ce qu’il ferait de le voir prêt à inverser les rôles. Il le détaillait sans gêne, le moindre geste ne lui échappait pas, et il le lorgnait avec un certain plaisir non dissimulé, un petit éclat dans le regard qui ne manquerait pas de faire rougir des âmes sensibles.
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Backhander
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Backhander
MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Jeu 10 Jan 2019 - 15:10


Je fais partit de la catégorie de gens qui sont constamment nerveux, tendus, avec des noeuds entre les épaules et dans la nuque et des nerfs qui lâchent au bout de quelques années. Si je n'avais été vampire, il est très possible que je serais mort avant mes cinquante ans à cause de ces bêtises. Quoique... Vu mon enfance, de base, si je n'avais pas eu cet emmerdeur de Raspoutine, je serais mort à trente ans voire à treize ans et ça me conviendrait parfaitement. Ainsi, lorsqu'une situation commence à être délicate psychologiquement parlant mon corps adopte une réaction quasiment immédiate : la contraction nerveuse de mon épaule et de mon genou de façon presque simultanée, et moi qui ne souhaitais absolument pas m'asseoir ni face à lui ni à côté, je me doute bien que je vais finir par devoir le faire quand je me sens obligé de passer discrètement le poids de mon corps sur la jambe droite.

Je viens donc m'installer face à lui, dans le coin le plus éloigné du canapé tout en me disant que bon sang, j'ai passé l'âge d'être intimidé par un homme. Je tends presque aussitôt ma jambe gauche pour soulager son étirement, vois Kennedy pour sa part sourire à ma remarque et pose au moment où il bouge les yeux sur cette main qui vient caresser son torse. Je serre les dents et finis par détourner le regard pour le poser sur les verres vides restés sur la table. Sa remarque me pique, mais je n'ai jamais été un menteur et je ne compte pas le devenir. Même pour le business.
- D'une façon générale je bois peu et mange peu donc l'alcool a un effet assez radical sur moi malgré ma... condition, et disons que ma vie privée m'a convaincu récemment de cesser totalement d'en boire. Mais j'aimais beaucoup le whisky... Le Caol Ila, plus précisément, un whisky typiquement écossais que m'avait fait découvrir ma femme et... Enfin, ça n'a pas la moindre importance.

Je choisis de ne pas relever la partie de sa phrase au sujet des choses que je remarque malgré moi. Je ne mens pas, je ne mens jamais, mais la vie et les affaires m'ont contraint à devoir trouver une issue pour les cas où la vérité n'est pas nécessaire au maintient de ma réputation sur les bons rails. De fait, je suis devenu avec le temps un véritable professionnel de l'esquive, comme me l'a rabâché un nombre incalculable de fois Landroval. Oui, j'esquive. Il en va de ma réputation après tout, et ça me convient très bien comme ça. Quant à lui il va chercher une bouteille et un verre, se réinstalle face à moi et recommence avec cette histoire de Romanov. Je serre les poings sur mes cuisses, avant qu'une douleur ne me fasse poser la main droite sur l'épaule gauche, appuyer doucement et je l'espère discrètement alors qu'il regarde sa tablette. Je n'ai rien à ajouter à cela, alors je me contente de garder le silence après un bref :
- Je ne veux pas savoir quels peuvent être vos fantasmes, Monsieur Kennedy. Ils ne m'intéressent pas.

Il a bien compris pourquoi je venais, inutile d'épiloguer. En revanche, quand il me montre sa chevalière je vois rouge. Un franc-maçon... Je connais bien cet ordre, ayant vécu un moment en Écosse Eilidh m'en parlait, ainsi que son frère qui nous rabâchait les oreilles tous les dimanches parce qu'il voulait absolument y entrer. Ces hommes ont tendance à mettre en commun ce qu'ils apprennent, s'ils jugent que ça peut être intéressant, alors que diable avait bien pu faire Kennedy de cette information sur moi ? Est-ce que tout le monde était au courant ? Les francs-maçons sont partout, même dans les hautes sphères, alors s'ils le savent... Ca ne me fait que grincer des dents davantage. Sous la colère je frotte mon mauvais genou, et sans en avoir vraiment conscience l'air vibre autour de moi alors que mon pouvoir de télékinésie se répand dans la pièce, faisant trembler bureau, fauteuil, armoires et verres de bar. J'adresse à l'homme un regard noir, furieux, et dois faire appel à tout mon calme pour ne pas le faire traverser sa jolie baie tête la première, ou même l'empaler le cul sur son propre fauteuil, ou bien encore...

Il me glisse sa tablette sous le nez, me faisant hausser les sourcils que j'avais froncés probablement jusqu'au menton, et je pâlis un peu quand mon cerveau m'envoie l'information que James a vraiment contacté le PDG pour préparer ce rencard. Je vais le tuer, c'est un fait. Je vais le tuer lentement et douloureusement, ensuit enfermer son esprit dans un robot que je pourrai détruire et reconstruire à loisirs jusqu'à la fin de ma vie sans qu'il ne puisse rien faire d'autre que subir mon juste courroux. Je me racle la gorge, tire légèrement sur cette cravate noire satinée reposant sur une chemise blanche, sous une veste de costume écru de la marque Armani, mon préféré.
- James souhaitait réserver un restaurant puis un hôtel. C'est une folie qu'il s'est mise en tête, n'y prêtez pas attention. Revenons plutôt au moment où vous signez le papier me faisant propriétaire des quarante pour cents d'action.

Annoncé mine de rien, avec autant de facilité qu'il m'avait pour sa part traité de Romanov quelques minutes plus tôt. Il n'a pas accepté, c'est déjà ça. Je sors de la poche intérieure de ma veste mon téléphone et envoie à James un message rapide.
"Ca se paiera très cher."
Puis je range le tout, et reviens à mon délicieusement détestable hôte... qui est penché en avant, et mes yeux se posent aussitôt sur cette chaîne qui sort de l'échancrure de sa chemise. J'avale le surplus de salive qui s'est accumulé dans ma bouche, et le ravale encore quand il se redresse et adopte cette pose qui ne fait qu'étirer encore sa chemise sur son torse. Ma parole, il le fait exprès ce con ? A la façon dont il me regarde, je ne peux que le supposer. Je ne savais même pas qu'on pouvait volontairement regarder quelqu'un de cette façon, je pensais que c'était inconscient ou... ! Mes yeux papillonnent, volent vers ce verre vide sur la table et ça me démange de m'en remplir un. Mais je n'aurai pas cette faiblesse. Je me suis juré de ne plus être faible, plus jamais comme cette nuit... Ni comme celle avec Varrick. Il est hors de question que je laisse Kennedy avoir ce genre d'emprise sur moi.
- Bien sûr. Et vous ne voulez pas non plus me prendre à sec par-dessus le marché ?

Furieux, peut-être un peu excité aussi mais je ne me l'avouerai jamais, je me lève et à vitesse vampirique viens l'attraper par le col de sa maudite chemise pour le soulever du canapé et le plaquer contre la première surface derrière lui que je trouve, bureau, mur, vitre, qu'importe. Toutes canines dehors, je grimace de douleur lorsque dans la manœuvre mon genou -le mauvais, comme par hasard- heurte une surface dure mais je n'y accorde que peu d'importance et colle mon mètre quatre vingt dix sept et mes quatre vingts kilos tout mouillé contre celui plus massif de l'homme. Je feule presque à quelques centimètres de son visage comme un fauve contrarié. La guerre est déclarée.
- Je vais être clair. J'ignore quelles sont vos intentions à mon sujet mais les miennes, les voici : je vais racheter votre entreprise, part par part, morceau par morceau, dollar par dollar jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus la moindre miette à lécher. Je vous briserai de toutes mes forces, je vous anéantirai au point que vous n'aurez plus que vos fantasmes lubriques à vous mettre sous la dent et que vous me supplierez pour que j'accepte de vous offrir une petite place d'homme de ménage à RobotInc. Donnez-moi immédiatement toutes les informations que vous détenez à mon sujet, et je pourrai envisager de revenir sur ce que j'ai décidé. Ma vie contre celle de votre entreprise, ça vous convient comme ça ?

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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Dim 13 Jan 2019 - 16:58

Ça n’échappa pas à Duncan, le droit à une réponse pour ce qui concernait l’alcool tout comme ce silence pour ce qui était de son torse mis en avant. Pas même un mensonge, pas même une excuse hasardeuse, juste le silence. Une esquive, certes, mais ça ne passait pas inaperçu. Il décida pour le moment de ne pas insister, ce n’était pas non plus le but de cette rencontre et il avait déjà bien de quoi bouleversé le russe qui en avait dans le pantalon de parler de suite d’acheter juste un peu moins de la moitié des actions de TNW. Il en ria, pour saluer le geste et faire un petit rappel. Le rouge ne lui ferait pas avaler que ses informations seraient fausses, surtout après parlé d’un bon whisky écossais qu’il avait affectionné. Il se demandait bien ce qui pouvait être à l’origine le refus de ne plus en boire, sûrement que le Romanov avait abusé et s’était retrouvé avec son image parfaite ternie. Etait-ce donc si terrible de lâcher du lest pour ce dernier ? Enfin, il n’était toujours pas à assumer son passé et son véritable nom, c’était clair, et il eut un discret sourire en coin concernant ses fantasmes.

- Le contraire serait surprenant. C’est dommage pour le Cao Ila, ça devait pourtant bien vous rappeler votre vie en Ecosse.

Le brun se concentra par la suite sur la tablette, mais juste après avoir montré qu’il avait lui aussi une chevalière, celle de franc-maçon. Il ne doutait pas que Markus avait les connaissances suffisantes pour faire le lien. Il aurait pu cela dit garder tout cela pour lui pour le sortir à un moment bien plus fourbe, être bien plus manipulateur. Mais non, il avait été franc et avait exposé la vérité qu’il savait dès le début. Il ne s’attendait pourtant pas à ce que cela aboutisse à une réaction aussi marquée. C’était intéressant, pouvant ressentir alors qu’il faisait part du mail qu’il avait reçu du secrétaire de Markus, de percevoir une certaine perte de contrôle de ce dernier. Ses yeux se posèrent sur son propre verre de whisky pris de légères secousses, les observant quelques secondes, sur ses gardes malgré tout, pour tendre alors sa tablette au russe. Etait-ce là juste une colère ou de l’intimidation ? Il était curieux et il ne faisait pas marche arrière. Il continuait sur sa lancée.

Un restaurant et un hôtel ? Ah oui, là le Kennedy se disait qu’il avait quand même manqué quelque chose, ce qui n’était pourtant pas son genre. Une lubie ? Sûrement oui, ça ne l’étonnait pas tant, il y avait bien des fantasmes entre collègues de travail alors pourquoi pas entre deux grands pontes d’entreprise, ça devait faire vibrer le corps du petit secrétaire de Markus tout autant que lui faisait vibrer ses meubles dans son bureau de trop de tension. Non, Duncan n’était pas intimidé malgré tout, parce qu’il était prêt à lutter par les mots et l’attitude pour garder une position de force. Il pressentait que c’était nécessaire, nul doute qu’autrement le Romanov mènerait la danse et aux dépends de ses intérêts. Il voulait être le commande l’américain. Et il joua autant de son apparence charmeuse et prédatrice que de ses mots directs, pour clamer qu’il pouvait très bien retourner la manœuvre pour s’emparer d’actions de RobotInc. Après tout, ils ne faisaient que commencer à échanger sur leurs affaires à venir, il fallait bien qu’il y ait de la bataille, pour faire monter un peu plus les enjeux. Oui, décidément, il n’avait pas froid aux yeux.

Et Markus non plus. Si le brun voyait bien le trouble occasionné chez son vis-à-vis, pas si indifférent à son comportement qu’il pourrait le croire, il fut clairement surpris lui aussi par la suite. Autant par son langage. Oh l’héritier royal russe oubliait les bonnes manières. Que de se retrouver ainsi saisi au col et plaqué contre son propre bureau. Un frémissement, pulsation électrique traversa son échine tandis que le russe se collait à lui, se rendait-il du mélange qu’il offrait entre audace, sensualité bien malgré lui sûrement dans sa colère, et menace. Ce furent bien évidemment les menaces qui le firent réagir en premier. Duncan n’était pas un scientifique et capitaliste sans défense, ce n’était pas la première fois qu’il était amené à faire face à ce genre de débordement. Il savait être attentif et il savait quoi faire. La douleur à certains mouvements du rouge ne lui avait pas échappé. Il le laissa parler, déverser son agressivité pour la seconde d’après, être aussi vif que l’éclair pour glisser ses doigts dans les cheveux de Markus, tirant franchement en arrière tandis qu’il donna un coup violent de son genou dans la jambe gauche qu’il devinait fragile chez lui et avec un savoir-faire évident, il retourna la situation.

Duncan força le Romanov à dire bonjour avec son front au bureau, une main toujours nichée dans ses cheveux, l’autre se saisissant de son bras droit pour le forcer à le plier dans son dos, bloqué en une clé, ne lui laissant que le bras gauche de libre volontairement. Il se colla contre lui sans gêne, se penchant contre son dos pour lui faire sentir l’effleurement de ses canines ressorties sur sa nuque, laissant ressentir le pouvoir de vampire supérieur qu’il possédait aussi, le clavier juste devant le nez du rouge en tressautant clairement. La panthère noire paraissait si furieuse, affamée, imposante et grondant contre la peau de son cou offert.

- Vous voulez vraiment jouer à ça, Monsieur le Tsar ? Vous voulez vraiment en venir aux mains ? A menacer ma place ?


Aucune possibilité de se débattre, le brun le maintenait avec fermeté, lui faisant sentir même son poids contre lui, se moquant bien de la position tendancieuse, de cette tension plus grande entre eux alors que son bassin se retrouvait forcément plaqué contre le postérieur sans défense du russe. Il ne le mordit pas comme il avait songé à le faire, il remonta pour parler d’une voix grave à son oreille, des murmures remplis de teneur et se faisant étrangement d’un ton plus apaisant.

- Réfléchissez un peu, Markus. Vous venez de céder trop vite à votre peur. Calmez-vous et pensez donc un peu plus avec votre tête.

Duncan se redressa légèrement juste le temps de se pencher de l’autre côté de son visage, chuchotant contre son autre oreille, avec lenteur, son regard se posant alors sur le tatouage qu’il pouvait voir sur la pommette du rouge.

- Si je le voulais, j’aurai pu garder cette information pour moi et la sortir juste au moment qu’il faut pour vous écraser. Je vous l’ai dit de suite, n’était-ce pas un signe pour partager quelques vérités ? J’ai été franc directement avec vous. Et vous avez besoin de fond, vous avez besoin d’investisseur et de redorer vos actions, que j’en achète serait un signe encourageant pour les autres actionnaires de RobotInc. Mais si vous n’êtes même pas prêt à ça, pourquoi vous proposerais-je mes propres actions ? Et maintenant vous me menacez… Que faire alors ?

Sa main dans les cheveux du Romanov tira de nouveau la tête de ce dernier en arrière, et le Kennedy descendit ses lèvres plus bas dans son cou, effleurant de ces dernières et de son souffle ses carotides.

- Devrais-je vous museler, comme vous dites, j’ai votre vie entre mes mains… Je peux étouffer au néant vos menaces. Ou alors, je vous laisse un peu le temps de respirer, de vous calmer et vous laisser une chance de montrer patte blanche ? Qu’allons-nous bien pouvoir faire ?
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Dim 13 Jan 2019 - 19:12


Me rappeler l'Écosse... Je ne sais pas si c'est une bonne chose. Bien sûr, j'y avais une femme gentille, intelligente, serviable, généreuse, jolie... Mais combien d'enfants m'a-t-elle donné ? Combien qui n'ont pas survécu, que je n'ai pas pu voir grandir ? Combien que j'aurais pu sauver si j'avais su pour Rass ? Pour les vampires ? Non... Que ce soit l'Écosse ou la Russie, je ne veux plus rien avoir affaire avec ces pays.

De toute façon ce n'est pas le sujet. Pour le moment, je dois mater un vampire aux longs crocs qui zieute mon territoire et ça, ça accapare toute mon attention. Du moins, ça aurait dû, puisque à l'heure actuelle ce qui hante mon esprit et mes réflexions c'est l'information dont dispose Kennedy sur moi. Furieux comme je l'ai rarement été, voire même jamais depuis Carmin, je ne réfléchis pas deux secondes avant de le plaquer sur son bureau. Je ne pense pas qu'il puisse être physiquement plus fort que moi, qu'il puisse être entraîné à une sorte de combat quelconque, ni même qu'il puisse réagir de n'importe quelle façon à mes propos par la force physique car il est indéniable pour moi qu'il ne s'agit que d'un dandy profitant de son nom pour qu'on lui crache tout dans le bec sans qu'il ait besoin de battre de ses longs cils bruns. Ni même de se frotter le torse avec indécence en pleine réunion d'affaires. Ni même de se permettre de regarder les inconnus de cette façon. Enfin bref.

Et pourtant, avant que je n'ai eu le temps de dire "ouf" sa main se referme dans mes cheveux en me tirant un grognement bref de surprise. J'ai le réflexe de poser ma main sur la sienne pour la retirer, mais le coup dans mon genou me tire carrément un cri de douleur ainsi qu'un juron intérieur. Pourquoi ? Est-ce qu'il sait ça aussi ??? Mais comment ??? Ni une ni deux je me retrouve allongé dans une position fort compromettante pour moi, à plat ventre sur ce même bureau où j'avais espéré le contenir, et je gémis lorsqu'il tord mon bras dans mon dos. J'essaie de tirer, de me débattre dans un premier temps pour me libérer de son étreinte, la panique m'envahissant doucement alors que cette position me rappelle l'un des pires moments que j'ai passé dans ma vie. Ce moment avec Varrick où je n'avais que trop bu...

Je m'agite et me tords, gémissant et grondant pour l'éloigner de moi, m'éloigner de ce bureau, mais je me fige en sentant alors son... bassin ? Contre mes... Oh Seigneur tout puissant, ses apôtres et ses boutons d'acné... Je me fige aussitôt, contraint à l'immobilité alors qu'il s'allonge encore sur moi. Bouche légèrement ouverte j'halète en fixant la surface lisse du bureau, frémis et tremble en sentant ses canines sur ma nuque, tendu dans l'attente de je ne sais pas exactement quoi. Il ne va pas me mordre, tout de même, n'est-ce pas ? Il ne va pas le faire ?! Visiblement non, donc j'aurai bien le temps plus tard d'en être soulagé.
- Non... Je suis fier mais... mais pas idiot...

Il grogne et ronronne en même temps à mes oreilles, je mords ma lèvre en essayant de détourner le visage mais je n'arrive qu'à me tirer les cheveux tout seul à cause de son poing qui les tient toujours. Réfléchir avec ma tête ? Il en a de bonnes lui, je lui ferai la même remarque le jour où il aura un phallus collé contre son postérieur, on verra s'il pourra se servir de sa tête !

Je n'entends que vaguement ce qu'il dit, trop focalisé sur sa présence dans mon dos, contre moi, et ces tressaillements nerveux que je m'efforce de contenir. Trop de tension pour une même journée, trop de mauvais souvenirs qu'il a déclenchés. Est-ce qu'il a fait exprès ? Tout balancer d'un coup pour me tenir dès le départ ? C'était son but, depuis le début ? Der'mo, je savais que je n'aurais pas dû venir !

Un léger gémissement de douleur m'échappe quand il me tire la tête vers l'arrière, et sur le coup je suis plutôt ravi qu'il ne soit pas trop plus petit que moi sinon clairement, il me brisait le cou. Voire il m'arrachait la tête mais ça, je n'allais quand même pas lui donner l'idée. Certes je suis visiblement traumatisé, mais pas suicidaire. Quoi que.
- Aaahh... Aaah ne...
Je mords ma lèvre avant de me mettre à faire quelque chose que je pourrais regretter, comme par exemple le supplier, et essaie d'attraper le poing dans ses cheveux de ma main libre pour le retirer. Obnubilé par ce poing, oui, parce que j'ai le cuir chevelu très sensible et parce que là c'était clairement la pire chose qu'il pouvait faire en plus de m'obliger à imbriquer mes hanches contre les siennes en me courbant vers l'arrière, gorge offerte. Je sens bientôt un voile légèrement rose couvrir mes pupilles et j'avale ma salive entre deux halètements rauques.
- Si... Si vous avez l'intention de me museler... profitez donc de l'occasion... Parce que c'est la seule que vous aurez... Pendant que vous y réfléchissez... écartez donc votre anatomie de la mienne !
Fier, oui, y compris dans des situations délicates. On ne me refera pas.

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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Mar 15 Jan 2019 - 22:47

Hors de question de rester sagement bloqué, surtout avec les menaces de Markus, Duncan n’hésita pas à user de sa force et de ses capacités à se défendre au corps à corps, pour renverser tête contre son bureau celui qui avait vraiment besoin de se calmer. Etait-ce là une bonne façon de faire ? Peut-être pas, oui, sûrement pas, mais il agissait instinctivement là, se collant contre le Romanov’ pour venir alors murmurer à ses oreilles. Il ne cherchait pas à lui faire mal, sinon il lui aurait balancé plutôt un magnifique coup de poing dans la figure et il aurait emprisonné dans son dos le bras qui était de toute évidence douloureux, plutôt que de choisir l’autre. Il voulait l’immobiliser, se comportant pourtant tel un prédateur qui avait envie de jouer avec sa proie avant de la dévorer. La situation ne le laissait pas vraiment indifférent, il devait bien l’avouer. Et les réactions du rouge y étaient aussi pour quelque chose. Lui qui essayait de l’inviter à retrouver son calme maintenant qu’il ne pouvait plus bouger, lui apportant quelques explications pour lui faire ouvrir un peu les yeux sur certaines choses, peut-être qu’il paniquerait moins et prendrait le temps de se contrôler pour mieux réfléchir.

Contrôle, oui, tout en contrôle. Le brun avait été vif, mais il se reprenait peu à peu, à la limite de céder à la tentation de croquer la nuque de Markus ainsi offert et qui ne manquait pas d’essayer de s’extirper tout en gémissant. Qui pourrait penser que ce fier russe, héritier royal, pouvait produire de tels petits sons ? Mais il ne lui laissa aucune ouverture pour espérer lui échapper. Non, il voulait qu’il l’écoute avant toute chose et lui-même, qu’allait-il donc bien pouvoir décider à son sujet ? Ah si fier, oui, il n’en doutait absolument pas une seconde. Être fier, ça pouvait être une qualité et un défaut, il savait parfois en faire trop preuve , ça dépendant des situations. Faire face à quelqu’un de fier pouvait être tout autant fascinant, excitant qu’exaspérant.

Oui, excitant, le Kennedy ne doutait pas que soumettre à une fureur perverse le Romanov’ pourrait être délectable, une partie de lui disait qu’il le mériterait bien, de bas instincts l’amenant à perdre sa langue contre la peau pâle du cou de Markus, tirant sur ses cheveux et un frémissement traversant son échine de l’entendre à nouveau, gémissant, faisant clairement plus pression de son bassin contre les désirables fesses à sa portée. N’était-il pas sur le point de se faire suppliant là ? Non, Duncan, non… Sa propre voix intérieure martela son esprit vivement de ses mots. Il ne devait pas s’oublier. Il ne devait pas oublier quelles étaient ses véritables intentions. Il devait faire preuve de raison, il valait bien mieux que ça. Il savait se contrôler. Il avait fait son choix au fond de lui, et il pourrait le dire, s’il n’y avait pas eu ce retour provocateur de la part du russe.

Profiter de l’occasion ? Quel choix de mots, vraiment ! Markus réalisait-il non seulement ce pour quoi pouvait passer ses paroles ? Visiblement non vu qu’il lui demandait de s’écarter. Duncan remonta pour frôler l’embrasure des lèvres de Markus des siennes, comme pour venir aspirer le souffle de ses halètements rauques. Mais il finit par soupirer doucement, sa prise sur les cheveux du russe se desserra lentement, ses doigts ne retenaient plus mais ils caressaient le cuir chevelu, lentement en des cercles, se déplaçant pour ne pas laisser la main libre l’avoir. Non, il n’aimait pas forcer ses envies ou appétit sur les autres, à moins que ce soit dans un jeu ou d’avoir perçu que c’était justement ce qu’il fallait pour que l’autre se laisse aller. Physiquement parlant. Mais qui sait de quoi pourrait-il être capable si jamais on le cherchait au point de l’amener à user de manipulation sans scrupule.

- Réfléchissez donc en même temps que moi, Monsieur Romanov… De ô combien on pourrait profiter de la situation tous les deux. Je ne vais pas maltraiter votre anatomie, à moins que cela ne soit une idée plaisante inavouable pour vous. Détendez-vous un peu et… reprenons un peu plus de sérieux. Ne faites plus de bêtise… Vous avez pu comprendre que je ne suis pas quelqu’un de faible.


Duncan relâcha le bras bloqué en clé dans le dos de Markus pour se saisir de ses épaules, un court petit massage, une petite tape sur l’épaule qui ne semblait pas elle avoir dérangé auparavant le russe et il recula enfin pour retourner vers son ensemble de salon, reprenant son verre de whisky qu’il vida d’une traite. Oui, il tournait le dos au lion de RobotInc, mais ce n’était pas pour autant qu’il n’était pas sur ses gardes. Il était prêt à réagir, et si ce dernier insistait à vouloir rester dans l’usage des mains et la violence, il trouverait un habitué de ces échanges musclés. Mais en général, ils avaient lieu lors de ses escapades dans le monde, pas chez lui, ni dans son entreprise. Il devait faire retomber cette part d’excitation et de tension. Il tourna alors lentement la tête pour jeter un coup d’oeil par dessus son épaule vers Markus.

- Si besoin d’un remontant après vos émotions, il y a toujours votre verre, Monsieur Romanov. Ou peut-être préféreriez-vous une cigarette, un cigare ?


Ce furent les seuls mots que le Kennedy prononça finalement. Il savait que tant de questions restaient en suspend et il était curieux tout d’abord de voir comment Markus allait agir après ce petit débordement. Il se doutait bien que le russe voulait surtout résoudre avant tout le sujet du secret qu’il connaissait sur lui. Il pouvait lui en dire plus, à vrai dire, il en avait eu l’intention dès le début. Il voulait parler d’égal à égal, et en révélant les choses dès le départ, bien pour troubler mais aussi pour pouvoir envisager une certaine confiance. Personnellement, il préférait quand l’autre sortait direct son arme, en visu, plutôt que de la cacher et d’être un vrai focus. Une arme affichée au grand jour n’était pas tout le temps vouée à être utilisée, bien moins que celle cachée que l’on sort qu’au moment de frapper, sans discussion. Mais tout était une question de point de vue visiblement. Alors, Markus allait-il exiger son silence, par des menaces encore ? Ou poser enfin des questions plus judicieuses ? Et en parlant de fumer, Duncan se mit à fouiller de ses mains dans les poches de son pantalon, mince, il n’avait plus de paquet de cigarettes dedans, heureusement, il savait toujours avoir une petite réserve dans un tiroir de son bureau.
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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Mer 16 Jan 2019 - 16:02


J'avais beau essayer de me concentrer, de garder ce contrôle que je suis parvenu à établir et garder depuis tant d'années grâce à ce cher Carmin, chaque seconde qui s'égrène fait sauter un à un les maillons de mes propres chaînes et ces hanches collées contre moi, ce dos puissant écrasant le mien, cette main dans mes cheveux, ce ronronnement, cette langue qui me tire un halètement plus sonore et me fait presque aussitôt creuser les reins vers lui, rien de tout ça ne m'aide à retrouver mon calme quoi qu'il en dise. Bien au contraire. Et l'entendre paraître si calme, si sûr de lui, ne fait que me confirmer qu'il avait tout prévu et qu'il en sait bien plus sur moi que mon nom. Il veut me manipuler, me soumettre, s'emparer de mon entreprise ou...

Je tourne la tête vers lui, bouche ouverte sur un souffle hésitant, regard voilé que je pose sur ses lèvres lorsqu'elles approchent les miennes avec une certaine envie au fond des yeux. J'avale mon surplus de salive, et lorsqu'il se met à caresser mes cheveux je ne peux pas retenir un gémissement léger tout en fermant les yeux, mon corps s'appuyant doucement contre le sien pour profiter de cette caresse. Je regretterai plus tard de m'abandonner ainsi, pour l'heure j'essaie de faire retomber cette pression qui ne semble en faire qu'à sa tête, montant et descendant comme des montagnes russes. Hilarant.

Je mords ma lèvre au bref massage, puis rouvre tout à fait les yeux à la tape dans mon épaule qui me fait revenir sur terre... et sur la Menace qui s'éloigne. Je pose aussitôt les yeux sur son fessier avant de devenir aussi rouge que mes cheveux quand je réalise que cette "petite" escarmouche ne m'a clairement pas laissé indifférent. Et merde. Je remercie je ne sais trop qui de ne pas avoir mis de pantalon trop moulant et j'amorce un mouvement vers le canapé, bien décidé à me reprendre un verre et tant pis, mais je pivote trop brusquement pour mon genou et je parviens in extremis à étouffer un cri en plantant les crocs dans la chair entre mon pouce et mon index. Je jure intérieurement de tous les mots présents dans mon dictionnaire de vulgarités -donc assez peu il faut l'admettre- et tâte ma veste à la recherche d'une seringue que j'ai toujours sur moi. Et puis à nouveau il m'appelle par ce nom que je ne veux plus entendre, me faisant faire un allé retour rapide dans des souvenirs que j'aurais voulu oublier.

"- Markus, es-tu prêt ?
- Oui Père ! J'ai mis mon beau chandail !
- Excellent. Une dernière fois : qui es-tu ?
- Je suis Markus Alexsandrovitch Romanov, le futur Conseiller du roi !
- Oui, d'accord, mais aujourd'hui devant les gens tu dois prétendre être ton frère, tu te rappelles ? Donc, redis-moi qui tu es ?
- Je suis... Alexsei Nikolaïevitch Romanov, fils héritier de Nikolaï Aleksandrovitch Romanov ?
- Très bien. Des photos seront prises donc ne regarde pas trop l'objectif, tiens-toi bien, sois poli, gentil, souriant, et calme. Tout va bien se passer. Si ton frère ne devient pas Empereur, ce sera toi, donc tu dois en savoir autant que lui à ce sujet.
- Je ne veux pas être Empereur...
- Tu n'auras pas le choix, tu es un Romanov. Allez, on y va ! Dis à toute à l'heure à ton frère.
[...]
- Oh regardez-le qu'il est mignon !
- Ce ne serait pas le petit Romanov ?
- Qu'il est adorable !
- Ah, un vrai Romanov !
- Le portrait craché de son père !
- Jeune Romanov, par ici la photo ! Jeune Romanov !"


- Assez, silence !!!
Mon poing s'abat sur le bureau, le faisant craquer sourdement, et je m'y appuie en serrant les dents, une goutte de sang tombant sur sa surface après avoir roulé le long de l'arête de mon nez alors que j'en tremble jusqu'aux orteils tandis que j'ai lâché ces mots dans un cri à la fois furieux et blessé.
- Cessez de m'appeler ainsi... Je ne suis plus... Ne m'appelez plus comme ça, je vous en prie...
D'un geste vif j'extirpe un mouchoir de ma poche et le passe sur mon visage, inspire un souffle tremblant pour me reprendre et enfouis le mouchoir au fond de ma poche, laissant ma main à l'intérieur, avant de me tourner vers lui d'un air aussi glacial que décidé. Comme si rien n'était arrivé.
- Auriez-vous par hasard des cabinets que je puisse emprunter quelques instants ?

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MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Sam 19 Jan 2019 - 22:47

Ses doigts s’entremêlaient avec douceur dans les cheveux rouges du lion qu’il voulait plus ronronnant, et moins grondant. Là, plus rassurant, résistant à la tentation des réactions de ce dernier, surtout à cette discrète cambrure de ses reins. S’il avait insisté, il lui aurait peut-être cédé ? Donner un baiser…. Sous ses lèvres, sa langue, ses caresses. Ne lui avait-il déjà presque pas cédé dans ses gestes, ses gémissements ? Mais non, son message était autre, il devait rester raisonnable avec le respectable russe, il devait songer aux conséquences, s’il n’y en aurait pas déjà. Des conséquences, de toute façon, il allait y en avoir à peine Markus avait-il fait un pas dans son bureau. Il se fit plus amical après les menaces reçues, il y avait répondu à sa façon, il cherchait même à détendre de ses propres mains le rouge en le massant un peu avant de le libérer. Ne pas faire de bêtise. Il le lui avait dit, il était temps de se montrer plus sage, sinon, qui sait ce qui pourrait se passer ? Ils pouvaient faire avancer les choses autrement, et ce même pour venir en aide à l’entreprise du russe, si ce dernier était capable de moins de fierté et d’accepter de discuter de son passé.

Vidant d’une traite son verre, ayant l’impression de sentir le regard de Markus posé sur lui, le brun songea à lui proposer un remontant, alcool, tabac, il avait du choix pour ça. Seulement, il fut surpris de percevoir une discrète odeur de sang, Haussant un sourcil, ses mains à tâter ses propres poches de son pantalon, il se tourna alors lentement pour regarder ce qui pouvait bien se passer. Il n’avait entendu aucun bruit, donc son invité n’avait pas fracassé quoique ce soit sur son bureau par rage pour expliquer une éventuelle blessure. Assez, silence ! Là, voilà le point s’abattant sur son bureau qui n’avait rien demandé lui, cette fureur dont il cherchait la raison exacte, ce qui ne tarda pas à venir, tandis qu’il faisait un pas de nouveau vers le russe. Il ne voulait pas qu’il l’appelle par son véritable nom. Ainsi, mise à part le désir du secret absolu, l’homme face à lui était l’un de ceux qui n’étaient absolument pas en paix avec son passé. Oh il savait que celui de Markus était chargé, sombre aussi, mais avec le temps, il restait meurtri ? Ou était-ce lui qui était trop dur, insensible ? Après, il reconnaissait volontiers ne pas avoir autant de lots de souffrance que ce qu’il avait appris sur le Romanov.

L’oeil affûté du vampire la vit, cette goutte de sang s’écrasant sur la surface de son bureau, il fit un nouveau pas, un soupir franchissant ses lèvres devant l’attitude du rouge. Vraiment ? Comme si de rien était ? Il le prenait pour qui, un humain incapable de sentir le sang, il le jugeait incapable d’analyser son trouble, et de faire le lien ? Raspoutine… L’image de ce grand nom russe, pour diverses raisons, lui revint en tête. Il se souvenait de la première fois qu’il l’avait croisé, en présence de Gildarts, son créateur. Ce dernier était venu discuter de divers savoirs, découvertes, et un sujet était vite venu autour de la table. L’hémophilie… Le mal dont souffrait celui qui demandait à pouvoir s’éclipser un petit moment. Devait-il entrer dans son jeu, feindre l’ignorance, pour aller dans son sens, ou intervenir ?

- Markus….


Duncan prononça avec calme son prénom, accédant à sa première requête. Il l’appellerait ainsi alors. Il contourna le bureau pour en tirer un de ses tiroirs, attrapant un paquet de cigare. Un peu plus fort que la cigarette, il en avait envie, un briquet aussi, simple et noir. Il déposa le tout sur le bord du bureau pour plonger un regard des plus sérieux dans celui du rouge, quitte à se pencher sur le côté si ce dernier évitait de se trouver face à lui.

- Toujours hanté par votre passé à ce point, hein ?

C’était une simple constatation, posée, un ton qui se voulait apaisant et une main revenant dans les cheveux de Markus, ses doigts sur le sommet de sa tête, un léger mouvement circulaire. Il était sensible là, autant en user pour calmer et lui faire oublier un peu l’état dans lequel il se trouvait. Le passé pouvait faire des dégâts, un nom porté aussi. Il le savait pour le Romanov, mais pour lui aussi. Un Kennedy, forcément, il était déjà étrangement dans les dossiers de quelques tueurs à gage, car il ne restait pas caché. Il s’affichait. Et nul doute que ça serait pire s’il devait le faire davantage et vouloir posséder un pouvoir politique conséquent en plus de son poids dans les affaires. Un nom qui était une épée de Damoclès mais une épée en or, il fallait bien le reconnaître, ça lui avait ouvert plus d’une fois des portes dans sa jeune vie. Même si maintenant, il pouvait l’affirmer, il s’était forgé lui-même, il était lui, il savait faire penser d’abord à lui, à sa présence, avant le souvenir de son oncle. Son autre main vint de son index récupérer la goutte de sang tombée sur son bureau, pour le glisser ensuite entre ses lèvres, suçotant légèrement ce dernier, en profitant pour en une infime quantité avoir un petit aperçu de son compatriote des affaires, rival ?

- Markus, ici, rien ne sort, pas de cette entrevue, et à vrai dire, avant que vous ne menaciez mon entreprise, je n’envisageais pas de révéler quoique ce soit. Je vous voulais dans la confidence, et vous bousculer un peu, au cas où vous auriez une fausse idée de qui je suis. Franc jeu, vous connaissez ? J’insiste. Réfléchissez-y bien avant de vouloir faire de moi un ennemi. Auriez-vous réellement préféré rester dans l’ignorance ? Vous ne voulez pas parler de votre passé, de ce que je sais, soit, je respecte ça. Vous avez le traitement que Raspoutine avait trouvé ? A base de sang de vampire, de mémoire, je crois ? Prenez-le…. Par ici…


Le Kennedy retira sa main de ses cheveux, récupérant son briquet et son paquet de cigare pour se diriger vers le petit couloir sur lequel aboutissait la porte pour sortir de son bureau. Il désigna d’un geste de la main une porte se trouvant sur la gauche un peu avant. Il pouvait bien le laisser seul quelques instants, si ça l’aidait à se reprendre, et si sa fierté était telle pour ne pas s’administrer son traitement devant lui. Il retourna pour sa part se rasseoir sur le canapé de son petit salon. Il alluma son cigare à l’aide de son briquet, rangeant ce dernier dans la poche de son pantalon, attrapant de son autre main le cendrier pour le placer sur l’accoudoir à côté de lui. Il fit venir sa tablette sur ses genoux à nouveau, pour prendre le temps de lire ses mails. Il leva les pieds pour les poser sur la table basse, étendant ses jambes et il relâcha un peu de fumée, un soupir lui échappant. Il ne pouvait s’empêcher de repenser à ce qui venait de se passer, ainsi qu’à cette image inattendue qu’il avait obtenue de Markus. Une certaine frustration, oui. Il bascula la tête en arrière, fermant les yeux, tirant sur le cigare entre ses lèvres, ses sens aux aguets au cas où.
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Backhander
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Backhander
MessageSujet: Re: Bons baisers de Russie (PV Markus)   Hier à 17:19


Je le regarde lorsqu'il approche de son bureau pour y prendre un paquet de cigares, et ne le quitte pas des yeux alors qu'il s'approche de moi, me demandant si je suis hanté par mon passé. Hanté... C'est un mot trop pointilleux, trop réduit. Je ne suis même pas sûr de savoir exactement quel terme employer en qualificatif de mon passé. Et puis sa main à nouveau, j'ai le réflexe comme un chat sauvage de reculer la tête, la rentrer dans mes épaules, mais je ne peux par la suite que maudire ma sensibilité qui me pousserait presque à frotter ma tête dans sa main. Imperceptiblement mon corps se tend vers le sien, comme le réclamant silencieusement, comme un besoin inconscient de se soumettre à l'autorité et au charisme de l'homme. Au fond, peut-être bien que les critiques ont raison, je me fais vieux, il faut laisser les rennes, prendre ma retraite... Après tout pourquoi pas ? Je pourrais aller m'installer définitivement dans mon ranch, qui sait, Lan viendrait parfois me voir avec son petit ami et Kaze continuerait de faire exploser des fusées dans mon jardin... Et une fois qu'il serait mort je pourrais enfin mettre fin à ma vie comme j'aurais dû le faire il y a longtemps.

Et puis le contact disparaît et ces sombres pensées en font autant, je sens mes joues rougir d'embarras alors que je baisse les yeux pour ajuster inutilement ma chemise. Ou ma veste, en tout cas quelque chose nécessitant mes deux mains et toute mon attention. Je fronce les sourcils lorsque le beau barbu me parle de Raspoutine et j'ouvre grand les yeux sous la surprise avant de lâcher dans un souffle.
- Alors c'est comme ça que vous savez ? Il ne m'a jamais dit vous avoir rencontré ou...
Je reste quelques secondes songeur avant de rectifier ma phrase.
- Et bien en fait, j'admets qu'il ne me parlait que rarement de ses fréquentations. Voire même pas du tout.
J'en hausse les épaules et le regarde, le suivant dans ce couloir d'un pas plus tranquille que je ne le suis.
- Donc tout ce que vous savez, c'est ce qu'il vous a dit ?

Sait-il comment il est mort, aussi ? Ce serait intéressant bien que dangereux à savoir pour moi, ça pourrait me rajouter encore une chaine autour du cou dont il pourrait tirer profit à loisir et je n'y tiens pas vraiment. Pour l'heure, je me suis suffisamment ridiculisé comme ça, je ne vais pas en rajouter. Et je m'abstenais également de préciser que ma maladie s'est effacée le jour où je suis mort, ce n'est donc absolument pas pour ça que j'ai besoin d'un quelconque traitement. Ca me fait déjà ça qu'il me reste qu'il ne saura pas !

Une fois dans la pièce, je ferme et m'appuie quelques instants contre le mur paupières closes. Puis je sors enfin l'étui de ma poche, deux aiguilles pour deux doses différentes. Je m'asseois sur une chaise, sors mon téléphone et contacte mon ancien garde du corps qui décroche presque aussitôt. Il n'a aucun numéro dans son répertoire de téléphone mais je sais qu'il connait le mien par coeur.
- Ouais Boss ! Alors comme ça tu as un rencard ?
- James t'a prévenu ?
- Carrément ! Tu vas y aller ?
- Évidemment que non, ne dis pas de bêtises. Je t'appelle pour tout autre chose.
- Je t'écoute.
- Je suis avec... lui. Ca semble très mal engagé donc j'aimerais que tu fasses quelque chose pour moi.
- Heu... Je peux essayer de l'abattre mais ça sera pas pour tout de suite tout de suite, il a un système de protection en béton... En plus ça me ferait chier, je me fournis chez lui.
- Non je ne te demande pas de... Pardon ?
- TNW sont les meilleurs sur le marché en matière de détection d'ADN. Les trois quarts de mes clients veulent ça et seulement ça chez eux donc bien obligé.
- ... Tu avais l'intention de me le dire ?
- Absolument pas ! Et donc, qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Accident de la route, décès étrange, mise à prix... ? Oh bordel, il est sexy !
- Non, non, Jess... Comment tu le sais ?!
- Je regarde son dossier en même temps. Il a l'air d'avoir des couilles, ça doit te plaire hein ? Tu as toujours craqué pour les Monsieur Muscles autoritaires. Oh, j'adore sa bagnole ! Je connais bien ce modèle, je pense pouvoir placer une charge juste sous le capot sans que ça se voit si j'arrive à entrer au garage. Tu te rends compte qu'elle date de...
- Jess. Je ne veux pas que tu le tues, je veux simplement que tu rachètes des actions pour moi en toute discrétion. Je te rembourserai.
- Oh... Je peux essayer de faire ça mais c'est pas gagné. Ses actionnaires sont de vrais pitbulls.
- Hum... Pire que toi ?
- Hé hé hé... Même les pitbulls ne résistent pas à une balle dans le crâne. Je te tiens au jus, amuse-toi bien !

M'amuser, il en a de bonnes lui...C'est mi grimaçant mi amusé que je raccroche avant de ranger mon téléphone dans ma poche intérieure. J'ignore totalement et volontairement le message de James me répondant avec innocence qu'il a hâte de savoir comment je vais m'habiller pour mon "rencard" et soupire, décidément il y tient... Il faudra vraiment que je lui touche deux mots au sujet de ma vie amoureuse qui ne le concerne pas. Après quoi je me relève le temps de baisser mon pantalon au moins jusque sur mes genoux. Sortant la seringue, j'observe les aiguilles : une dans le nerf, une dans le cartilage. Puis je regarde cet immonde genou, cette... erreur du passé, et je me répugne sur l'instant à en avoir des nausées. Serrant les dents, je plante la première aiguille et la douleur me fait faire un bond vers l'avant alors que j'étouffe un cri dans ma gorge en mordant ma lèvre. Tremblant légèrement, j'attends de voir si la dose sera suffisante, si la douleur va passer. Le médecin m'a dit que ça devrait fonctionner immédiatement... et ça n'est pas le cas. Il m'a recommandé de ne pas utiliser la seconde au même moment mais plusieurs heures après et bien entendu je n'en fais qu'à ma tête. Je plante avec force la seringue directement dans le cartilage de mon genou et cette fois ne retiens pas un hurlement de douleur que je pense trop lentement à cacher derrière mon bras pour l'étouffer. Plié en deux, enroulé de mes bras, je mords ma lèvre au point que des gouttes tombent au sol et j'attends que ça se passe tout en espérant que Kennedy a une bonne isolation des pièces ici. Der'mo, qu'est-ce que ça fait mal...

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