Un nouveau départ ~ Pv Crown [en cours]



 

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Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Mer 7 Nov 2018 - 14:53
Un nouveau départ

Je venais à me garer dans cette rue, la vitrine de mon magasin était fermée par une grille de fer mais la petite porte sur le côté n'était pas aussi sécurisée. Un simple jeu de clefs pouvait l'ouvrir. Cheveyo était pressé de rentrer à la maison et attendait sagement devant. Je venais à fermer ma portière et guidais simplement Crown dans ce couloir. La porte à gauche donne sur la boutique et en face nous devons monter quelques marches. Cet escalier mène à l'étage. Une nouvelle porte en haut, plus solide cette fois que je devais ouvrir également. Cheveyo nous passait devant, trottinant directement jusqu'à son panier, près de la bibliothèque pour tourner dedans et s'y affaler dans une sorte de soupire de soulagement. Je laissais ensuite entrer Crown afin qu'il puisse prendre compte de ce nouvel environnement.

- Je dormirais dans le canapé cette nuit si cela peut te rassurer.

Lui indiquais-je alors, ne possédant qu'une seule et unique chambre. Je le laisserais naviguer, fermant cette porte derrière nous. J'allais dans la cuisine ouverte pour ouvrir un placard. je sortais deux grosses gamelle et les remplirais. L'une d'eau, l'autre de croquettes faites maison à base de gibier divers. Je viendrais à les poser au sol près du bar mais Cheveyo semblait trop épuisé pour venir manger tout de suite et je n'allais pas l'embêter. Il viendrait bien quand il aura assez faim pour cela. Il avait pris mon rythme à force. Il faut dire que j'étais fatigué également et Crown devait certainement en ressentir les effets également.

- Il y a une douche et des affaires propres dans mon armoire. Tu as faim ? Je peux te faire cuire un bon steak ...

Pour ma part, je commençais à en ressentir le besoin. J'avais quelques poches chimiques en stock et je viendrais à en réchauffer une pour mon besoin primaire. Au moins Crown ne risquerait pas de morsures de ma part, je me refusais à boire du sang humain. J'avais pris l'habitude de me servir sur le gibier que je chassais ou encore à ces fameuses poches totalement chimiques. Je sais que cela me rendait plus faible qu'un vampire adepte de sang frais mais je m'en moquais éperdument et compensais par ma force physique pure. je venais à fouiller un peu dans mon congélateur pour voir si je trouvais encore quelques plats surgelés.

- Il me reste aussi quelques légumes, des pâtes et du riz. Tu manges de tout ? Tu préfères quoi comme accompagnement avec ta viande ?

Je lui posais ces simples questions afin de lui préparer son repas. Il était hors de question qu'il dorme le ventre vide. Et avec toutes ces aventures, je suis certain qu'il appréciera de ne pas avoir à faire la cuisine ou encore à se débattre dans des activités encore plus stressantes. Le calme ne lui ferait pas de mal. Ni à moi d'ailleurs. je pousse un léger bâillement et Cheveyo m'imite avant de se relever pour atteindre ses gamelles lassement. Je tournais ensuite le regard pour voir ce que Crown fabriquait, où il était et apprécier également cette nouvelle présence dans mon appartement.

- Je suis désolé, ce n'est pas très grand chez moi mais ... J'espère que ça te convient quand même ...

M'inquiétais-je un peu en le regardant.


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Crown
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Crown
A P I S I
Mer 7 Nov 2018 - 16:25

Nous y voilà. J'inspire lentement en descendant de la voiture et découvre le paysage. Plein de maisons collées, de grandes bâtisses un peu comme le loft de Yi mais visiblement moins luxueux. Mon regard est rapidement attiré par une petite boutique où je vois des plumes, des statuettes, des attrapes-rêves en tous genres et autres choses dont j'ignore tout. Mais pas le temps de m'approcher pour mieux voir, on monte au-dessus jusqu'à une lourde porte en bois. Intérieurement je compare, et je suis également soulagé que ce ne soit pas le même style que Yi : trop grand, trop clair, trop espacé et trop... trop... tout. C'était un vampire excessif en tout. Là, aussitôt que la porte s'ouvre sur le petit appartement, je me sens de suite mieux.

Je m'arrête au milieu de la pièce, suis du regard Cheveyo aller dans son lit, je suppose, et tourne lentement sur moi-même pour observer la cuisine-salon. C'est vraiment différent mais ça me rappelle un peu un cocon, comme si nous venions d'entrer dans une tanière. Si j'avais dû imaginer la maison de Monsieur Loup, je n'aurais pas pu mieux faire que ce que je vois. Tout l'appartement respire sa vie, son passé, son héritage aussi, et je me mets à flâner jusqu'à cette drôle de chose qui touche le plafond, caresse les feuilles de l'énorme plante juste à côté, déambule vers l'étagère et m'étrangle presque de surprise en voyant tous ces livres que je commence aussitôt à déchiffrer. Son peuple. Ce sont des livres sur son peuple ! Ce peuple qui s'est entretué, fait persécuter, et a traversé le temps et les âges jusqu'à aujourd'hui pour rappeler aux autres leurs erreurs, leurs échecs, et leurs remords.

Mon cœur s'emballe alors que j'ose caresser une couverture souple, et je suis tellement concentré que je sursaute et m'écarte précipitamment lorsque Monsieur Loup m'adresse la parole. Comme un petit garçon pris sur le fait de sa bêtise, je rentre un peu la tête dans les épaules et déglutis avant de me racler la gorge comme si de rien n'était. Sa question me fait prendre conscience qu'il ne doit avoir qu'une seule chambre et je rougis, cette fois de honte pour moi-même. Mon livre toujours contre moi je me rapproche jusqu'à l'îlot de la cuisine.
- C'est à moi de dormir dans le canapé, ou même sur un simple tapis. Donnez-moi la même chose qu'à Cheveyo ! J'ai l'habitude vous savez, et puis... c'est moi qui vous dérange chez vous. Mettez-moi dans un coin et je ne vous dérangerai pas, je vous le jure sur... sur ce que vous voudrez.

Il peut voir à mes yeux que je suis bien décidé. Il est hors de question que je le prive de son lit, de son chez-lui ou de quoi que ce soit d'autre ici. Si j'y réfléchissais je trouverais comique que ce soit "l'esclave" qui se soucie de la liberté de son "maître" mais pour le moment, je ne pense qu'à m'installer à côté de Cheveyo pour y passer la nuit. Ou peut-être prendre une douche, oui, c'est une bonne idée. Je m'appuie contre le dossier d'une chaise, toute mon excitation et l'adrénaline retombant d'un coup. Je ne réfléchis même pas à sa question, savoir si je veux un steak et si je mange de tout, et me contente de répondre en regardant déjà en direction de l'autre porte de la pièce qui doit être justement la douche.
- Ne vous souciez pas de moi. Faites pour vous, je peux manger ce qu'il restera.

Je mange de tout si ce "tout" se présente, mais j'ai une préférence en ce qui me concerne pour le poisson ou la viande blanche mais ce n'est pas le moment de commencer à faire des caprices culinaires. L'idée me fait sourire un peu alors que je pose mon livre sur la table et me dirige vers le canapé. Un "Visage pâle" qui préfère la viande blanche. La blague du siècle ! Je commence à me déshabiller, une fois de plus dans la journée, et pose mes affaires sur le dossier du vieux canapé jusqu'à me retrouver nu dans la pièce. Je cherche du regard l'endroit où je pourrais les poser, je me rappelle que Yi avait ce qu'il appelle une buanderie à côté des toilettes, peut-être que Monsieur Loup en a une aussi... Mais je ne vois pas de troisième porte...

Il reprend la parole et je me tourne alors vers lui, mes vêtements à la main et relativement droit et digne malgré ma fatigue. Sa phrase m'amuse et je lui adresse un sourire doux en hochant la tête.
- C'est un appartement magnifique. Il est... vous.
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Mer 7 Nov 2018 - 18:22

Ce que j'entends me fait cligner des cils. Il est sérieux ? Il veut une panière ? Comme un vulgaire chien ? Bon, certes Cheveyo n'est pas à plaindre mais quand même. Je sens bien que quelque chose cloche alors je m'empresse de vite mettre un terme à cette petite mascarade.

- Ma maison est ta maison. Je sais que tu ne tiens pas à avoir de maître mais je t'accueille de bon cœur, je suis même content que tu sois ici, avec moi. Alors tu dormiras dans ce lit car il est autant à toi qu'à moi.

Me permettais-je de préciser en sortant un bon steak de thon, des champignons et une sauce tomate en pot. Je lui ferais certainement un peu de riz avec, qu'il ait le ventre plein et je me moquais bien qu'il continue de faire sa tête de mule. Manger les restes ... Franchement ... Je ne suis pas pauvre à ce point là.

- Et bien tu mangeras dans une assiette parce que j'ai bien l'intention de te traiter comme mon égal. Tu dormiras dans un vrai lit parce que tu es un humain et non une bête. Et tu te laveras parce que c'est essentiel d'être propre. Et tu seras libre de tes mouvements parce que je tiens à toi et que je te fais confiance. Et si tu as encore un doute malgré tout ce que l'on vient de vivre ce soir, sache que tu fais partie de ma famille maintenant et que j'en suis fier. Malgré ce papier, malgré le centre, malgré l'esclavage. Tu es ma famille, ma tribu, mon clan, ma meute ...

Je venais enfin à le regarder et je restais soudainement paralysé. Il était complètement nu, avec juste ses habits dans ses bras qui cachaient heureusement sa virilité. Heureusement que je ne suis pas de ceux à rougir mais je déglutis quand même. Perturbé. Avec mon pot de tomate dans la main. Sans bouger. Il m'a bien fallut cinq bonnes minutes pour arrêter de le mater. Bon sang ! Il ne se rend même pas compte. J'étais encore un être avec des ressentiments, bordel ! Je n'étais pas insensible et j'usais de toutes mes forces pour ne pas le montrer.

- Il ... Il est toi ... également ... Maintenant ... Je veux dire ... C'est chez toi ... Si tu le veux bien ...

Et merde ! Je suis sûr que ça doit se voir comme un gros pif au milieux de la figure. Je me tourne vivement pour préparer le repas. Oui, m'occuper, éviter de garder cette image trop longtemps. Ne pas réveiller le deuxième cerveau. Et merde ! Je bande ! Je ronchonne un peu dans ma barbe en faisant revenir le thon avec mes champignons. Je sors une assiette et commence à verser la tomate dans la poêle pour me concentrer exclusivement à ma cuisine. Je tends l'oreille quand même.

- Il y a des serviettes dans la salle de bain et tu peux mettre tes vêtements dans la machine. Je la mettrais en route à notre réveil ...

Et chiotte ... Je me suis brûlé les doigts à force de m'agacer tout seul sur ces putains de réactions basiques. Cheveyo retourne dans sa panière et bâille à nouveau avant de s'endormir pleinement, le ventre plein. Je porte mon pauvre index douloureux à ma bouche pour contrôler le goût de ma sauce et je mets en route le riz à part. J'écouterais l'écoulement de l'eau en espérant qu'il utilise le shampoing et le savon, sous peine de me voir débarquer sous sa douche pour le décrasser, par la force s'il le faut.

Crown
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Crown
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Mer 7 Nov 2018 - 19:36

"Je te fais confiance..."
Mon coeur s'emballe à cet aveu. Il tambourine si fort à mes oreilles que je n'entends que la moitié du reste de sa phrase.
"Je te fais confiance..."
Me faire confiance ? A moi ? Mais pourquoi ?! Me faire confiance alors que je pourrais simplement attendre la journée pour faire je ne sais trop quoi comme ce que font d'autres esclaves, d'autres qui m'ont raconté avoir mis le feu, ouvert grand les volets en journée, ou que sais-je, pour se débarrasser de leur maître ! Me faire confiance alors que je pourrais juste m'enfuir et le laisser se débrouiller avec toute cette histoire !

Chez moi... Sa famille... Ces mots tourbillonnent dans mon esprit, je ne remarque même pas qu'il s'est figé longuement avant de me répondre et me contente de hocher la tête en silence. Je me détourne alors, vêtements toujours à la main, et me dirige vers la chambre où doit se trouver la douche. Sur le seuil, je plisse les yeux pour distinguer quelque chose dans la pénombre et finis par allumer la lumière. La douche est là, spacieuse, et je m'y dirige pour déposer mes vêtements comme demandé. Après quoi je tends le bras pour allumer le jet, me glisse sous l'eau lorsque sa température me convient tandis que dans mon esprit trop de pensées tourbillonnent et se chevauchent sans queue ni tête. Mains posées sur la faïence je ferme les yeux en laissant l'eau couler sur mon corps, et bientôt des larmes que je ne cherche pas à retenir se mêlent au ruisseau humide jaillissant du pommeau. Par Vishnu... Comment... Comment suis-je sensé retrouver ma liberté, maintenant ? Comment puis-je me défier d'un homme qui a la force de me regarder droit dans les yeux quand il me dit ce genre de chose ? Quel genre d'homme, déjà, dit ce genre de chose aussi facilement que "passe-moi le sel" ?! Je dois... Je dois rejoindre la forêt, retrouver mon clan, reprendre ma place, me réconcilier avec Enzo, mais comment réussir à faire tout ça lorsqu'on me dit que je suis chez moi ici !!!

La fatigue... C'est ça, c'est la fatigue. Je suis fatigué, à la fois physiquement et moralement, alors je prends trop à coeur de simples mots. Oui, c'est ça. Respire, Crown... Respire et tu verras que tout sera plus clair dans ton esprit. C'eeest bien. Voilà. Maintenant on coupe l'eau, on se lave bien partout, on attrape la serviette et on se sèche. Paaarfait. Brave garçon. Environ dix minutes plus tard je suis sec et sors de la douche. Puisque j'ai l'autorisation de prendre l'un de ses vêtements, j'ouvre le placard et cherche le premier truc qui me tombe sous la main avant de refermer, ne voulant pas donner l'impression que je fouille dans ses affaires. J'observe ensuite la tenue que j'ai trouvée : une chemise longue à manches tout aussi longues et au col très échancré. Bon, avec la chaleur de la cheminée ça devrait le faire et vu la longueur, elle devrait m'arriver à mi-fesses. C'est parfait.

Je sors de la chambre, dont j'avais laissé la porte ouverte pour ne pas donner l'impression que je me cache -puisqu'il a confiance en moi, autant que je lui montre qu'il a raison- et le rejoins dans la cuisine pour me placer près de lui, observant avec intérêt ce qu'il est en train de faire.
- Il y a quelque chose que je peux faire ?
Un peu tendu, nerveux, je fuis son regard et déglutis avant de lâcher à mi-mots.
- Si vous désirez boire... Je n'ai pas mis trop de savon sur ma gorge, il parait que ça donne un goût désagréable au sang...
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Jeu 8 Nov 2018 - 15:32

L'eau coule. je peux aussi entendre un frottement. il se lave. Parfait. je pouvais alors m'occuper de mon plat sans inquiétudes. J'arrivais également à m'apaiser. Je laissais mijoter mon thon sous un couvercle et feu très doux pour m'attarder sur le riz. L’égoutter, ajouter quelques épices pour le colorer un peu, une noisette de beurre. Garder tout ça au chaud et lui préparer son assiette pendant qu'il se lave. Des gestes si simples. Je ne prêtais alors plus guère attention à ce qui m'entourait. Je cherchais de la bière, relativement friand d'une bonne mousse bien fraîche à l'heure des repas, je buvais ma poche de sang chimique en toute quiétude, j'allumais même la télé pour avoir un peu de son dans ce petit appartement. Cela faisait une éternité que je n'avais pas préparer un vrai repas, autre qu'un simple lapin sur un feu de camp, à une personne. Certes, je mangeais comme un être humain normal mais je sautais bien plus souvent mes repas qu'autre chose. Là au moins, j'avais une bonne raison de m'y remettre derrière mes fourneaux. Et cette raison sortait enfin de la chambre en portant une de mes chemise sur le dos. Je me mis à sourire et à le prendre simplement dans mes bras. Je venais humer ses cheveux qui sentaient le savon.

- Oui ... Apisi ... Fils de Sairus, chef des libres ... Tu peux me tutoyer ... Et simplement profiter de ton repas.

Un simple câlin, court, tendre puis je venais à placer son assiette pleine et fumante sur l'îlot centrale, en face d'un tabouret où il pourrait prendre place et se repaître à sa guise. Sa proposition me fit rire à gorge déployée et je venais à lui caresser la joue.

- Tu n'auras jamais à verser ton sang pour moi à moins que je ne sois gravement blessé. Rassure toi et mange au lieu de dire des bêtises.

Je riais encore, retirant doucement ma main après cette simple caresse sur sa joue. Je venais à m'occuper de faire la vaisselle dans l'évier en le regardant tranquillement manger de temps à autre. Je le laisserais débarrasser son assiette lorsqu'il aura fini en espérant que ma cuisine, bien que très modeste, lui convienne.

- Il va falloir que je t'achète quelques vêtements demain mais j'avoue que tu portes mieux mes chemises que moi.

Avouais-je dans un brin d'humour. Il était sexy, c'était indéniable. Je n'en profitais pas pour autant en gardant une certaine distance avec lui, par respect et par principe. Il était hors de question que j'abuse de lui sans sa permission et j'essayais d'être à l'écoute de ses besoins, au détriment des miens.

- Si tu veux, tu pourras essuyer la vaisselle. Je t'ai mis un peu de bière mais je ne savais pas si tu aimais ça. Il doit me rester un peu de sirop dans un placard si tu préfères de l'eau. Pour le reste, tu auras bien le temps de fouiner pour prendre tes repères.

Je comptais bien lui prévoir une sortie, un peu plus détendu pour le lendemain. Des achats de premières nécessités comme une brosse à dents rien que pour lui, quelques habits de rechange, son propre savon, quelques vivres également en attendant l'hiver et les sorties en forêt.

- Tu sais ... Maintenant que tu fais partie de la famille ... Ce serait bien que tu me parles de ce que tu as besoin. Tu peux aussi me poser des questions, Apisi.

C'est vrai qu'il n'était pas très bavard et pour ma part, je n'avais pas l'habitude d'avoir quelqu'un à m'occuper. J'y allais donc à taton, sans vraiment savoir si je m'y prenais bien ou mal. Je devais certainement être un peu déboussolé également par un tel changement dans ma vie mais, étrangement, j'en étais heureux. Sincèrement.

Crown
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Crown
A P I S I
Ven 9 Nov 2018 - 6:20

Je ne m'attendais pas à ce qu'il me prenne dans ses bras mais je n'ai pas plus de réaction que ça. Au mieux, je pose les mains sur ses avants-bras doucement et profite de cette étreinte en libérant un bref et discret soupir. Je lève des yeux brillants de ravissement vers lui lorsque je l'entends mentionner le nom de mon père et je souris un peu comme un idiot.
- Vous vous... Enfin... Tu t'en es souvenu ?
Ca me fait plaisir, indéniablement. Même si maintenant à froid je me rends compte que j'ai dû avoir l'air complètement ridicule, je n'aurais jamais pensé qu'il aurait prêté de l'intérêt à mes paroles. Comme quoi je me trompais. Y compris sur son intention de se nourrir de moi, qui me soulage autant qu'elle me fait rougir en le voyant clairement se fiche de moi aussi je grommelle en ne refusant pourtant pas sa caresse sur ma joue.
- Inutile de se moquer... Ce n'est pas comme si j'avais une grande expérience de fréquentation de vampires, non plus !

Il faut dire que je semble me tromper sur bien des choses à son sujet, et en m'asseyant pour commencer à manger je me prends à laisser mon regard divaguer sur la décoration de cette pièce qui a un effet tranquillisant certain sur moi. Je souris en regardant Cheveyo retourner s'installer, puis ris doucement lorsque Monsieur Loup sous-entend qu'il aime me voir porter cette chemise. J'agite alors ma fourchette à son attention, amusé.
- La flatterie ne vous mènera nulle part, jeune homme ! Faites attention, je suis incorruptible.
Cependant, je suis d'accord pour avoir d'autres vêtements et le lui confirme bien vite, au cas où mon avis lui importerait.
- Et bien j'aimerais si possible avoir au moins une autre tenue, pantalon chemise et slip. Au-dehors par ce temps ça mettrait longtemps à sécher mais en mettant devant la cheminée je pourrais les laver au soir et les avoir secs au matin si besoin.

Je prends mon verre pour boire une gorgée, remarque à l'odeur qu'il ne s'agit pas d'eau et trempe le bout de mes lèvres pour goûter. Ca me pique le nez, que je plisse, et bien vite Monsieur Loup me confirme que c'est de l'alcool. J'hésite vraiment, mais s'il me met de la bière c'est qu'il doit aimer ça non ? Alors je peux bien faire l'effort. Aussi je bois quelques gorgées avant de le reposer, ce qui fait rougir mes joues et me donner un peu plus chaud. Une fois mon assiette terminée je descends de mon siège et vais mettre le tout à l'évier, cherche le produit et lave rapidement avant d'essuyer tout en l'écoutant lorsqu'il me demande si j'ai des questions. Alors, en toute franchise, je pose le torchon et me retourne face à lui, mains posées derrière moi sur le plan de travail.
- Pourquoi ? Pourquoi tiens-tu à moi ainsi ? Il y a deux jours encore nous ne nous connaissions pas, à cause de moi tu te retrouves embarrassé de ma présence et je n'ai rien à t'apporter, rien à te faire gagner si ce n'est dépenser ton argent inutilement le temps de m'emmener ailleurs.

Je me décolle du meuble et me dirige vers mon livre, dont je sillonne la couverture du bout des doigts.
- Je ne peux pas m'empêcher de me poser la question et pourtant... Je suis content d'être là, de t'avoir rencontré. J'ai l'impression de partager tant de choses avec ton peuple bien que je sois un Visage peint... Vous étiez appelés "sauvages" tout comme nous, vous n'avez pas mieux été traités et ce fut une grosse erreur. Et bien que tout ça remonte à des siècles et que les avis des scientifiques soient unanimes à ce sujet aujourd'hui, ça ne change rien au fait qu'ils refont exactement la même chose maintenant. Ils sont conscients de s'être trompés, pourtant l'histoire se répète alors qu'est-ce qui cloche, exactement ? Est-ce qu'il va falloir qu'on disparaisse à notre tour pour qu'ils finissent par comprendre dans des dizaines d'années que ce n'était pas une bonne idée ? J'appartiens à une race qui ne sait rien faire d'autre que détruire systématiquement ce qui ne lui convient pas, ce qui est différent d'elle alors pourquoi ?! Pourquoi tu t'encombres de moi ?!

Je passe la main dans mes cheveux dans un geste sec, l'air un peu égaré, et finis par secouer la tête en récupérant mon livre. Je frotte ma nuque, gêné, embarrassé par cet éclat de ma part. Non décidément, Monsieur Loup est une bien étrange rencontre qui me fait avoir des réactions tout aussi étranges.
- Pardon... C'est sûrement la fatigue. J'ai probablement besoin de dormir un peu.
Je me dirige doucement vers cette chambre qu'il m'a indiquée posséder ce lit qui est à moi aussi, et m'arrête à sa hauteur.
- Tu dors avec moi, alors ? Je m'en voudrais de te voir dormir sur le canapé. Je ne prendrai pas toute la place, promis ! Et au fait... Que veut dire "Apisi" ?
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Ven 9 Nov 2018 - 17:45

Bien sûr que je m'en suis souvenu ! Pour qui me prenait-il ? J'affichais simplement un sourire, comprenant qu'il n'avait vraiment pas l'habitude de le prendre en considération, ni lui, ni ses propos. Contrairement à d'autre, j'y apportais bien plus d'importance, certainement par ma position, quelque peu anti-conformiste. Et je ne me moquais pas non plus. La situation était juste drôle et sa réaction adorable. Je le voyais ensuite me "menacer" faussement avec sa fourchette mais je ne lui dirais pas que j'userais quand même de cette flatterie même si celle-ci n'a aucun effet. De plus, mes compliments sont sincères, sans hypocrisie et j'espère qu'à la longue il les acceptera comme tel. Je gardais en tête son besoin immédiat d'un ensemble complet, sous-vêtements inclus, dans un coin de ma tête mais ne comprenais pas trop l’allusion à la cheminée.

- Tu n'as pas vu le sèche-linge dans la salle de bain ? J'ai beau être un indien, je dispose quand même de quelques machines de Blancs je te signale.

Dis-je d'un ton amusé, puis j'embarquais le reste de ma bière dans ma main pour aller me poser dans le canapé, histoire de le laisser tranquille. Cheveyo n'a même pas bougé une oreille, je crois même qu'il ronfle. Je l'écoutais tranquillement me poser ses questions et j'eus l'impression qu'il pensait réellement être une sorte de gros boulet à ma cheville. Serait-ce de ma faute ? Je haussais un sourcil et buvais une gorgée en réfléchissant à ce qui aurait pu lui faire penser une pareille chose.

- Tu trouves que j'ai l'air embarrassé ?

Simple question rhétorique. Je le laissais pleinement s'exprimer pour mieux comprendre cette situation. Il y a une chose qui me rassure : il est content d'être là avec moi. Je n'en étais pas certain jusqu'à présent et je suppose qu'il en était de même pour lui, d'où son questionnement. Je venais à couper la télé à l'aide de la télécommande pour être certain d'être concentré uniquement sur lui. J'avançais mon buste de mon assise et le fixais, les bras en appuis sur mes genoux.

- A vrai dire ... Ce qui m'inquiétait le plus était de t'imposer cette maison, cette vie. Je t'ai déjà dis que j'étais contre l'esclavage et j'ai eu l'impression de ne pas te laisser le choix. J'aurais aimé que tu l'ais. Que tu viennes de toi-même à mes côtés, sans contraintes, sans collier, sans obligations. Mais ce monde ne nous l'a pas permis.

Je le fixais, tranquillement, posant chacun de mes mots afin qu'ils soient bien compris.

- Si je dois le répéter quarante milles fois pour que tu en sois assuré alors je te le répèterais : Je suis heureux que tu sois là, avec moi. J'aurais juste ... voulu que cela se passe ... plus ... naturellement.

Je bougeais ma canette dans mes mains, cherchant le mot juste.

- Apisi, je ne m'encombre absolument pas de toi. Tu n'es pas une charge, pas plus que Cheveyo. Tu as ta place dans ma maison, dans ta maison. Comment pourrais-je te l'expliquer mieux que cela ? Dis moi ?

Je poussais un long soupire et je fronçais les sourcils. Je n'avais pas d'explications. Je ne pouvais pas lui dire que je connaissais son père, que je faisais parti de la résistance, ni même mon envie, sincère, de m'occuper de lui pour toutes les raisons logiques et illogiques que je pouvais avoir. Comment expliquer tout cela sans prendre le risque de se dévoiler totalement ? Je ne pouvais pas. Par les risques que cela impliquaient. Par la promesse que j'avais pu passé, il y a longtemps, de prendre soin de ce clan sans y parvenir. Comprendrait-il ? Je venais à me frotter le front et à me relever pour mettre ma canette vide à la poubelle. Oui, la fatigue ... Autant mettre cela sur une fausse excuse ... Je secouais simplement négativement la tête à sa proposition, bien que tentante.

- Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai l'habitude de dormir dedans quand j'ai trop travaillé ...

Je lui laisserais rejoindre le lit et je me contenterais de ce canapé cette nuit. J'avais déjà pris cette décision tout à l'heure et je n'avais pas changé d'avis sur ce point.

- Apisi veut dire Coyotte ... Bonne nuit ...

Lui dis-je simplement avec un sourire presque forcé avant de venir simplement m'allonger dans ce canapé et de ramener le plaide sur mes jambes. Ma main irait grattouiller les oreilles du loup puis je me tournerais un peu avec ses multiples questions qui tourneront en boucle dans mon cerveau.

Crown
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Crown
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Sam 10 Nov 2018 - 17:29

Ne pas s'imposer à moi ? Il voulait que je vienne ici, chez lui, librement... La révélation, car s'en est une pour moi, me choque autant qu'elle m'ébranle profondément et je reste immobile à le regarder avec des yeux de poisson mort tandis qu'il se penche vers moi, coudes sur les genoux. L'idée me prend que je trouve cette posture très virile, mais je la chasse bien vite de mon esprit avant de détourner le regard vers mes pieds nus ainsi que ce bas de chemise que je triture entre mes doigts. Jamais je n'aurais pensé, la nuit où je l'ai rencontré accompagné de son loup, qu'il aurait pu vouloir m'amener ici au bout d'un moment. Qu'il aurait tenu à moi autant qu'il le prétend. Je n'ai jamais été d'un naturel méfiant, mon meilleur ami Enzo m'en a fait souvent la remarque en ajoutant que j'ai tendance à vivre dans le monde des bisounours, et je n'ai jamais vraiment eu de réserves au sujet d'un vampire. Même l'autre pleurnichard je ne m'en souciais pas davantage et j'attendais simplement mon heure, n'ayant aucun scrupule à profiter de sa confiance pour m'enfuir à la première occasion et retrouver ma liberté. Vu ce qu'il me faisait, les remords ne m'ont pas étouffé une seule micro-seconde depuis ma fuite et je le referais sans hésiter.

Pourtant Daïto est différent. Avec lui, c'est différent. Il se comporte avec moi comme si j'étais un animal sauvage, comme si j'avais besoin d'être apprivoisé, une approche toute en douceur que j'ai moi-même souvent utilisée pour faire venir au clan des esclaves nouvellement libres errants. Et quelque chose en lui sans que je ne sache réellement quoi me pousse à ne pas me battre contre ça. Je dirais même, à vouloir qu'il m'apprivoise. Or, je dois bien admettre que dans un certain côté ça me fait peur car lorsqu'il me regarde comme ça et me dit ce genre de chose, je me vois tout à fait rester ici encore un jour de plus. Et un jour de plus. Et encore un autre...

Il se lève pour aller jeter sa canette et je recule d'un pas pour le laisser passer, l'observant tout en réfléchissant mais j'arrête bien vite : mon cerveau ne semble capable de rien ce soir hormis se poser des questions auxquelles il ne trouvera jamais de réponses dans cet état-là. J'hoche la tête, mémorise la définition du petit nom dont je semble avoir hérité et souris en répondant doucement.
- Bonne nuit à toi aussi, alors.

Je me dirige donc vers la chambre et laisse la porte ouverte, retire la chemise et la pose sur le bord du lit avant de me coucher nu sous les draps. Je m'allonge sur le dos, bras sous la tête, et fixe le plafond dans la pénombre en écoutant le silence qui s'est fait dans l'appartement. Au bout de quelques minutes je parviens à conclure qu'autant laisser le temps au temps, et advienne que pourra. En attendant, il faut juste profiter des jours comme ils se présentent. Satisfait, je me roule en boule sous les draps et m'endors rapidement, tout au plus je me réveille en plein jour parce que j'ai trop chaud et repasse par-dessus la couverture pour m'aérer un peu, mais je sors à peine de mon sommeil.

Au matin je me réveille la tête dans les étoiles et quitte le lit en traînant les pieds. Décidément, les matelas si confortables des gens "civilisés" auront ma mort sur la conscience... Ce n'est vraiment pas comme les lits de mousse ou même directement le sol. Je m'étire et fais craquer mon dos, sors en bâillant de la chambre et me dirige vers le canapé ou la cuisine en me frottant les yeux d'une main, salue Daïto de ma voix rauque du matin.
- Bonjour Monsieur Loup...
Je me rappelle que j'ai oublié d'enfiler ma chemise et retourne la chercher dans la chambre pour l'enfiler avant de revenir. Je rejoins Cheveyo et tends doucement la main pour lui dire bonjour aussi.
- Salut toi...
Puis, je me relève et regarde mon nouveau maître et le canapé tour à tour, l'air septique.
- Tu as bien dormi ?
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Sam 10 Nov 2018 - 21:29

J'ai eu du mal à m'endormir. Épiant d'une oreille discrète les mouvements dans la chambre, entendre sa respiration, son cœur battre puis ce silence. Ce n'est qu'à ce moment là que je me suis permis de me mettre à l'aise, quittant mon pantalon pour éviter d'avoir trop chaud mais gardant quand même le plaid sur moi. J'ai réussi à m'assoupir malgré les quelques ronflements de Cheveyo et ses déplacements pour aller à ses gamelles. Il semblait lui aussi curieux de savoir Crown dans cette chambre mais n'entrait pas pour autant. Il savait que je lui refusais le lit. Il revenait donc en trottinant et grimpait directement sur mon propre corps pour avoir quelques caresses puis se réinstallait dans son panier habituel. Forcément, au réveil, au premier mouvement de Crown, il fut le premier à lever le museau. Je venais à me frotter les yeux, une jambe hors du plaid, le torse à nu et un petit bout de plaid qui cachait mes parties génitales mais ma vue tombait sur un spectacle qui a finit de réveiller mon corps dans une réaction immédiate. Un sifflet à l'air, un petit cul tout nu. Le cerveau du bas a tout de suite réagit, celui du haut était encore dans les songes de la veille.

- Hummmfff ... Bonjour ...

Grognais-je un peu entre deux eaux. Cheveyo léchait cette main et suivait Crown à chacun de ses mouvements. Quand à moi, je venais à m'étirer un peu et à remonter le plaid un peu plus entre mes cuisses avant de m'asseoir et de me frotter la nuque. Rude réveil, plein de promesses et de réactions. Il était inutile que je réponde sur ma trop courte nuit. Le canapé était assez confortable mais ne valait pas le moelleux de mon lit. Aussi, mon corps venait à me rappeler les nombreux ressorts qu'il a supporté. Je venais à me lever, le plaid trainant sur le sol et me dirigeais vers la salle de bain.

- Tu sais faire le café ?

Demandais-je en bâillant encore, le corps engourdit. La douche me ferait le plus grand bien. Le plaid resterait sur le sol devant la porte de la salle de bain et l'eau viendrait bien vite à couler sur ma peau. Je venais à me frotter longuement avant d'enrouler une serviette autour de ma taille. J'irais rejoindre ma chambre pour changer de vêtements et enfiler au moins un pantalon propre, un jean qui tranche grandement avec mes habits habituels. Un vieux t-shirt couvrirait enfin mon torse, histoire de ne pas trop choquer le jeune homme. Je viendrais ramasser le plaid et le plier pour le remettre à sa place puis irais voir si le café a été fait.

- Et toi ? bien dormi ?

Lui demandais-je simplement, un peu plus réveillé en venant poser un simple petit baiser sur son front.

- Tu penses que tu pourras sortir Cheveyo ? Il lui faut la laisse et le harnais. Il sait où aller pour ses besoins.

Je lui faisais assez confiance pour cette simple tâche : s'occuper du loup. J'espérais que cela lui ferait plaisir.
Crown
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Crown
A P I S I
Lun 12 Nov 2018 - 5:54

Je me suis vaguement demandé, l'espace d'un instant, si ça dérangeait que je dorme nu mais lorsque Daïto se lève pour aller à la douche, je conclus que ce ne doit pas être le cas étant donné qu'il fait la même chose. Au moins, me voilà rassuré, il n'y aura pas d'histoire de "cache ceci que je ne saurais voir". Nous sommes deux hommes, faits de la même façon, donc il n'y a absolument aucune raison pour que... que... Mon regard balaie ce corps nu de haut en bas, et je ressens une petite pointe d'envie à le voir aussi bien fait de sa personne avant de maugréer intérieurement et me sermonner en me disant que tout de même, on ne mate pas quelqu'un comme ça. Ce n'est pas parce que ça fait quelques jours... Oui bon, soyons honnête, quelques mois, que je n'ai pas couché avec une femme que je dois sauter sur la première personne venue. Surtout lorsque cette personne est en l'occurrence un autre homme. Je suis peut-être un sauvage mais pas une bête.
- Je... Oui, je sais le faire.

Je réponds assez précipitamment et le laisse aller prendre sa douche en me raclant la gorge pour m'occuper quant à moi de ce fameux café. Hésitant, je fouille les placards jusqu'à trouver ce que je veux tout en grimaçant un peu : je n'en ai toujours fait que pour Yi, mais je ne sais pas si Daïto va aimer... Même si un café est un café, j'ai cru comprendre que le goût change en fonction de la dose que l'on met dans l'eau. Bon. Alors je fais quoi ? Il l'aime fort ou pas fort ? Et "fort" pour lui, c'est quoi ? Ne vaudrait-il mieux pas que j'en fasse plusieurs, avec plusieurs quantités ? Ainsi je les lui fais tous goûter et je verrai bien ce qu'il aime. Mais ce sera du gâchis, parce que personne ne boira les autres cafés...

Assez exaspéré, j'inspire pour retrouver mon calme et finis par faire le café de façon assez aléatoire : on verra bien ce qu'il en dira. Je caresse Cheveyo entre deux passages sous son museau, je n'aimerais personnellement pas être ignoré si j'étais à sa place, et finis par me tourner lorsque Monsieur Loup sort de sa chambre, habillé. Et là je bug, restant immobile alors qu'il se dirige vers moi en m'interrogeant et embrasse mon front. Je baisse alors la tête vers mes jambes nues et reste perplexe en comparant avant de la secouer : je ne rentrerai jamais dans l'un de ses pantalons. C'est scientifiquement impossible. Sortir Cheveyo risque donc de s'avérer plus délicat que prévu. A moins qu'il veuille que je sorte dans cette tenue, mais ça m'étonnerait. Ce n'est pas son genre. Tant pis, je remettrai mon pantalon troué et puis c'est tout. Massant ma nuque, je finis par hocher la tête avant de rejeter mes cheveux devenus longs vers l'arrière.
- J'ai bien dormi, mais pour être honnête c'est encore une sensation étrange. Je n'ai pas vraiment pris l'habitude, et puis... j'avais envie de venir dormir avec toi.

J'ai lâché cela d'un ton que je voulais léger que trahira pourtant l'éclat dans mes yeux bleus, celui de l'angoisse. Dormir avec lui, ou avec le loup, ou bien encore m'enfermer à double tour comme si une simple porte aurait pu me protéger dans un monde remplit de vampires. Au lieu de ça je m'étais quasiment étouffé sous la couette par manque d'air à force d'avoir dormi la tête dessous. Superbe idée, il faudra que j'y pense le jour où je voudrai vraiment mourir...
- Ah, oui bien sûr ! Je vais enfiler mon pantalon avant. Je pense que ce sera mieux, je risque d'attraper froid sinon et je n'ai pas envie d'être malade dans un lit si confortable.

Je le laisse donc boire son café pour aller, pour ma part, récupérer mon vieux pantalon tout en guettant du coin de l'œil ses réactions à la boisson. Est-ce qu'il va aimer ou recracher ? J'avise Cheveyo qui semble avoir compris qu'il va sortir et souris, cherche sa laisse et la trouve avec un étrange objet qui doit être le fameux harnais. Je le tiens à bout de bras et l'observe, intrigué, en le tournant dans tous les sens. Allons bon. Et Cheveyo sait aussi enfiler ça tout seul ? J'échange un regard avec l'animal, qui évidemment ne bronche pas le moins du monde, avant de m'accroupir pour tenter de lui installer l'objet autour du cou tout en lui grommelant bassement un :
- Tu pourrais m'aider ? C'est toi qui es sensé porter ça...

Je plisse les yeux à son attention, mais naturellement il m'ignore complètement. Tout au plus il me snobe et je souffle bruyamment par le nez en tournant le harnais dans tous les sens. C'est ça, fais dont ta diva ! Je vous jure, ce monde...
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Mar 13 Nov 2018 - 22:09

il faut croire que je lui en demandais beaucoup et j'avoue que c'était peut-être un peu trop tôt mais en même temps, je voulais lui montrer qu'il était chez lui ici et je pensais qu'il aurait déjà quelques bases apprises chez son ancien maître. Mon matériel n'était pas très sophistiqué. Par exemple, ma cafetière possédait une carafe en verre tout ce qu'il y a de plus commun et un côté pour des dosettes déjà équilibrées. Je le laissais toutefois domestiquer cette pauvre cafetière et je voyais bien qu'il hésitait sur le dosage. Je n'ai absolument rien dit si ce n'est de venir ajouter une cuillère de café dans le filtre pour éviter de boire du jus de chaussettes et ce de manière discrète. Il m'avoue avoir bien dormit et réclame ma présence dans le lit ... Je reste un moment pensif, la tasse dans la main avant de la siroter.

- D'accord ... Je dormirais avec toi ...

Je haussais simplement les épaules. Je devrais me faire un peu plus fureur en étant si proche de lui, peau contre peau. Cruel sort qu'était le mien. Mon regard trainait un peu sur ses jambes et il est vrai que ses vêtements étaient en sale état.

- J'ai déjà mis en route la machine mais il y a des habits dans la boutiques en bas et ils seront bien plus chauds que ceux que tu portes. Tu n'auras qu'à te choisir un ensemble ...

Non, je ne cracherais pas le café. il aurait bien pu avoir un goût merdique, je l'aurais bu quand même tout ça parce que c'est lui qui l'a fait. Je l'observe ensuite se débattre avec le harnais et commence à glousser. Cheveyo restait sagement assis en penchant la tête sur le côté sans comprendre un traitre mot de Crown. Je n'ai pas pu me retenir de rire et je posais ma tasse avant de venir l'aider.

- Hahaha mon pauvre Apisi ... Attends, regarde comment il faut faire ...

Je venais à le lui montrer le sens, comment passer la première patte puis accrocher l'attache, Cheveyo se contentait de lever la patte et de remuer la queue, habitué à ce que je vienne lui mettre.

- Je te montrerais plusieurs fois pour que tu t'habitues.

Le rassurais-je avant de me redresser et de gratter la tête de mon loup. Je venais à prendre le double des clefs et les tendais à Crown.

- Tu as vu la porte dans le couloir en bas de l'escalier ? C'est l'entrée de ma boutique. C'est cette clef qui l'ouvre. Tu ne risque rien c'est assez éclairer et personne ne te verra te changer. Il y a même une cabine d'essayage.

Je lui confiais quand même une grosse responsabilité, j'en ai conscience mais il fait encore trop jour pour que je ne prenne le risque de descendre. bien entendu, les vitres anti-uv me protégeaient dans ces cas là mais la boutique tournait principalement le soir, je n'avais pas de personnel ni les moyens d'en avoir. Je faisais donc seul tenir cette pauvre boutique. Les grilles de devant abaissées lui permettrait une certaine discrétion et Cheveyo le suivrait sagement où qu'il aille. il est même évident que le loup l'aimait tout autant que moi.

Crown
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Crown
A P I S I
Mer 14 Nov 2018 - 6:48

Je suis en train de me coincer moi-même les mains dans le harnais en jetant de temps à autre des coups d'œil à Daïto lorsque je me fais la réflexion qu'il boit son café. C'est donc qu'il lui plaît ainsi ? Ou alors il est trop bien élevé pour recracher ? Voire même, il profite que je ne regarde pas pour recracher dans l'évier ? Voulant lui laisser cette chance, j'arrête de le regarder et me concentre sur Cheveyo qui décidément n'a pas l'intention de m'aider. Il semble simplement me regarder, langue légèrement tirée, et je peux presque distinguer dans ses yeux une pointe de condescendance.

Et puis je vois les pieds apparaître dans mon champ de vision, précédés d'un rire qui me fait sursauter et rougir à la fois, et je n'ose pas lever les yeux vers Monsieur Loup qui s'est approché tellement je me sens ridicule. Je vois donc ses grandes mains venir s'emparer du harnais de cuir souple et le placer. Ah, Cheveyo lève la patte, donc j'avais raison qu'il fallait qu'il m'aide ! Je me penche sur le côté pour voir la façon dont ça s'accroche, frôlant l'épaule de l'indien, et acquiesce lorsqu'il me dit me remontrer plusieurs fois. Au moins une seconde, ce sera déjà pas mal. Ca ne semble pas bien compliqué après tout, vu d'ici.

Maintenant la suite, je prends la clé que Monsieur Loup me tend et hoche la tête pour dire que j'ai compris. En bas des escaliers, le couloir, une porte. Ensuite la boutique, les vêtements, et la promenade de santé de Cheveyo.
- Je fais vite !
Je descends en tenant la laisse du bout des doigts pour laisser le plus de mou possible, mal à l'aise tout de même, et descends une marche par une marche en vérifiant qu'il est bien juste derrière moi, précautionneux à l'extrême je dois le reconnaître. Je trouve la fameuse porte, entre alors dans la boutique et écarquille les yeux en voyant ce qui s'y trouve. Je m'attarde sur un tomahawk, m'extasie sur un attrape-rêves que je caresse du bout des doigts, avant de me diriger vers les tenues entreposées sur des cintres. Je cherche un pantalon qui pourrait m'aller, mais ne connaissant rien à ces histoires de taille je retire le mien d'abord pour regarder... Ah oui, c'est vrai qu'il n'y a pas d'étiquette parce que j'ai horreur des étiquettes. Elles me grattent, je les retire toujours d'un coup de couteau avant d'enfiler mon pantalon. Alors je le superpose aux bas que je trouve pour voir si l'un correspond, et ceci fait je les retire de leur cintre pour les essayer.

Je me dépêche pour ne pas perdre de temps inutile, comme promis, et au bout de quelques minutes j'ai choisis un pantalon serré noir, dont la ceinture est ornée de fourrure et couvert d'une sorte de cuissardes marrons déjà vue sur des images d'indiens qui viennent jusqu'à mi-cuisse à l'intérieur et hanches à l'extérieur. En chemise j'ai opté pour quelque chose d'ample, dans les tons crème et rouge et à carreaux, que je mets dans la ceinture de mon pantalon pour souligner ma taille. Je m'excuse ensuite auprès de Cheveyo de l'avoir fait attendre et passe la tête par la porte pour observer dehors. Personne. Tant mieux.

Une fois dehors j'explique au loup qu'il doit se soulager, et au début il se contente de me regarder et ça me fait légèrement paniqué. Dois-je trouver l'endroit exact où il fait ? J'ai oublié de demander à Monsieur Loup ! Finalement il bouge et se dirige vers son probable petit coin habituel tandis que je détourne pour ma part le regard pour éviter qu'il ait l'impression que je le mate faire ses besoins. Même si je n'ai aucune certitude qu'il en ait même conscience et que ma réaction est certainement stupide. Pendant ce temps, je laisse mon esprit vagabonder et me fais la remarque que je pourrai partir, il n'est pas trop tard. La rue est juste là, et avec elle le chemin vers la forêt qui mène à ma liberté. Monsieur Loup ne serait donc pas embêté si je fuis, et je pourrais retrouver ma liberté, mon ami, mon clan...

Cheveyo revient vers moi, je baisse la tête pour le regarder et souris. Il semblerait que je sois un sombre idiot, en fin de compte. Je reprends la laisse, surtout pour qu'elle ne traîne pas par-terre, et reviens dans la boutique pour récupérer mes vieux vêtements et remonter dans l'appartement de Daïto. Je toque à la porte avant de la pousser et laisse passer le loup avant d'entrer.
- Nous revoilà, Monsieur Loup !
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Dim 30 Déc 2018 - 15:47

Je lui avais fait confiance. Et ce même au sein de ma propre boutique. il aurait pu fouiller la caisse, bien qu'elle ne possède que très peu de monnaie, il aurait pu en profiter pour retrouver sa liberté. Certes mon loup l'aurait accompagné plus dans un soucis de le protéger que de le tracer. Et mon loup m'aurait certainement indiqué la route mais si c'était le souhait du coyote de me quitter, aurais-je été capable de l'en empêcher ? J'aurais certainement fait en sorte qu'il soit heureux, quelque soit la décision qu'il prendrait. Cette sortie était la seule façon de savoir qu'elle serait sa solution.

Je l'ai entendu m'avertir de son départ et je me suis mis à sourire doucement. Je n'étais pas particulièrement inquiet. Cheveyo savait où il devait aller et le coyote n'aurait rien à craindre avec lui à ses côtés. J'en profitais alors pour faire un brin de ménage ou lire un livre. Je n'ai pas même vu le temps passer. Il est rentré, les tocs à la porte, la bouille de mon loup dans l'encadrement qui venait fêter sa sortie en battant de la queue en s'approchant de moi en trottinant. Je posais mon livre sur le côté et me penchais pour le débarrasser de son harnais.

- Bien passé ?

La question s'adressait autant à l'un comme à l'autre.

- On est invité à un bal costumé. Tu voudras venir avec moi ?

Cette fois je m'adressais plus à Crown en particulier, relevant mon regard sur lui, un fin sourire sur les lèvres. C'était sa décision : il resterait avec moi. Et bien entendu cela me rendait heureux moi-aussi.

Les jours passeraient calmement en attendant cette sortie nocturne au milieux des paillettes de la société. Bien entendu je ne lui avais pas indiqué le vrai motif de cette excursion. Je lui avais promis de tout lui expliquer le moment voulu. La soirée a été en partie une réussite si on prend en compte que je suis sorti en vie de ce périple et que nous avons récupéré une partie de la formule qui inhibe les pouvoirs vampiriques. Certes, cela ne nous servait pas à grand chose en l'état mais c'était un bon début. Une piste. Un commencement pour une étude. J'ai récupéré mon coyote dans la salle de bal alors qu'il faisait une magnifique danse. Je l'ai regardé un bon moment sans qu'il me voit, observant son attitude, sa férocité à ce que personne d'autre que moi ne vienne à le toucher. Notre premier baiser me titillait encore les lèvres avant que je ne l'entraine dehors et que l'on vienne à rentrer à la maison. A notre retour, Cheveyo boudait encore dans son panier et je devrais le sortir avant l'aube pour qu'il dédaigne enfin nous faire la fête. Un bol de croquette et d'eau briseraient les dernières bouderies. Puis, je venais doucement à me dévêtir pour me laver et chasser l'odeur de cendre et de sang que nous avions du verser cette nuit là. J'attendais que l'on puisse se coucher pour enfin ouvrir la bouche.

- Apisi ... Il faut que tu saches une chose sur moi ... Je fais parti de la résistance ... Ce soir, j'ai tué un homme. Ce soir, je suis allé dans cette soirée dans le seul but de voler les seringues anti-vampires. J'ai échoué. Tu m'en veux de te l'avoir caché ?

Demandais-je bassement alors que je fixais le plafond de notre chambre, allongé dans ce lit que nous partagions sans oser nous toucher, un simple drap sur le bassin.

Crown
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Lun 7 Jan 2019 - 18:14

Oui ça s'était bien passé, et oui j'acceptais d'aller à cette soirée avec lui. J'ai accepté par simple curiosité au début, mais au fur et à mesure du temps qui passait j'ai finit par réellement apprécier la compagnie du vampire. Ce que j'adorais le plus chez lui, c'était sa bibliothèque avec plein de livres sur les indiens d'Amérique. Je lisais lentement mais sûrement, et je n'hésitais pas dès que j'avais un moment pour en attraper un, m'allonger devant la cheminée sur le ventre, et le lire passionnément. Plus j'en apprenais sur ce peuple quasiment totalement disparu, et plus je me sentais proche de mon "maître" par notre histoire quelque peu commune. Aussi, lorsqu'arriva le jour du bal, à la curiosité se mêlait l'envie de passer davantage de temps avec lui et je n'hésitais pas à me déguiser pour l'occasion en indien à mon tour, enfilant peaux, fourrures et bottes, et même une plume dans mes cheveux. Bien que j'eu froid une fois sur place, Daïto qui m'abandonnait pour une quête mystérieuse me permis de me mettre à danser pour faire diversion et donc, de me réchauffer un peu. Une fois descendu de la scène de l'orchestre, je trouvais un coin tranquille auprès d'un homme grand, charismatique et plutôt sérieux dont l'aura semblait créer une barrière autour de lui que les autres invités n'avaient clairement pas l'intention de franchir. J'en étais à mon deuxième verre, ressassant ce baiser-pour-de-faux échangé avec Monsieur Loup avant son départ, lorsqu'il avait finit par apparaître dans mon champ de vision et me tirant de fait un soupir de soulagement. Je remerciais le vampire qui m'avait servit sans le savoir de "bouclier" et me précipitais presque au bras de Daïto pour le traîner dehors direction la maison.

Maintenant que nous sommes de retour bien à l'abri loin de la foule et des mains baladeuses, je me laisse tomber, m'avachis même carrément dans le canapé en laissant pendre mes jambes au-dehors et ferme les yeux, un bras posé dessus, pour savourer pleinement le silence tandis que de son côté, Monsieur Loup attrapait Cheveyo pour se faire pardonner lors d'une balade.

Depuis le temps je savais à peu près combien de temps durait la balade, aussi je me levais pour aller me doucher, estimant que j'aurais le temps de me laver avant qu'il ne revienne. Non que je veuille spécialement me laver durant son absence, mais depuis que j'étais ici j'essayais de passer le moins de temps possible sous la douche et surtout, de faire en sorte qu'elle soit toujours libre au cas où il aurait envie d'en prendre une à son tour. Cette fois pourtant, mes muscles et mes nerfs étaient tellement tendus, crispés, que je me permettais de rester quelques petites minutes de plus la tête sous l'eau.

Une fois ma douche terminée, j'ai fait le tour de l'appartement pour ranger des choses traînant ici et là et, épuisé par la soirée, je regagnais rapidement la chambre sans même prendre le livre que je lisais actuellement, le laissant sur la table de salon. Je me glissais sous les draps, frissonnais un peu et remuais dans tous les sens pour les réchauffer avant de me recroqueviller sur le côté, en position fœtale pour à la fois me protéger et me réchauffer moi-même. J'avais eu de la chance que Daïto accepte de venir dormir avec moi plutôt que rester dans le salon pour ne pas passer ma nuit la tête sous les draps et donc manquer de mourir d'asphyxie, et au fil des nuits -ou des journées, d'ailleurs- j'ai vraiment finit par attendre sa présence, dans un premier temps, puis la réclamer silencieusement dans un second. Non seulement je m'étais mis à aimer qu'il dorme avec moi, mais en plus je le voulais. Et ça, pour moi qui n'ai jamais touché d'homme de ma vie, c'était une grande première. Combiné à ce baiser... Même si j'ai simplement joué le jeu, je ne me suis jamais demandé comment Monsieur Loup a pu le prendre de son côté. Il faudrait que je lui pose la question...

J'y réfléchis toujours lorsque j'entends la porte s'ouvrir, et reste immobile, somnolant en fixant le plafond, le temps que l'indien vienne dans la chambre prendre sa douche puis me rejoindre. J'ai d'ailleurs fermé les yeux exprès pour ne pas le voir dans sa nudité, non que ça me dérange mais il a le droit de garder de la pudeur, non ? Bon, alors. Ce n'est pas parce que nous sommes deux hommes dans un même lit que nous devons forcément savoir à quoi ressemble l'autre dans le plus simple appareil. Bon. D'ailleurs lorsque le drap se soulève de son côté, je m'écarte légèrement pour lui laisser de la place, et bascule sur mon flanc droit pour le regarder lorsqu'il m'avoue... faire partit de la résistance. J'en reste surpris quelques secondes, silencieux, avant de finir par me dire que c'est peut-être logique vu son comportement avec moi. Ca explique beaucoup de choses...

Ma tête appuyée dans ma paume, je l'observe alors qu'il fixe le plafond et assimile ce qu'il vient de me dire. Tuer un homme... Voler des seringues anti-vampires... Mon regard dévie sans que je n'y prenne garde sur ce torse dévoilé jusqu'à la limite imposée par le drap, et au bout d'un moment je reviens à moi en réalisant que j'ai laissé un silence s'installer. Il doit croire que je le juge, que je le critique, que je ne sais pas ! Je fronce les sourcils et réponds enfin avec une pointe de nostalgie dans la voix.
- Je connais un peu la Résistance. J'ai un vague souvenir d'enfance... Je me rappelle qu'il y avait Enzo avec moi. Enzo était mon meilleur ami avant... avant que les années ne nous séparent, j'imagine. Mais je me rappelle qu'il était debout, et je l'attrapais en lui disant de ne pas le faire. Non loin de nous il y avait cet homme gigantesque face à mon Père, et... Je ne sais pas, j'en garde un souvenir un peu flou... Mon père m'avait expliqué que c'était un résistant, qu'il nous déposait parfois de la nourriture, mais par la suite j'ai eu beau essayer de l'espionner je n'y suis jamais parvenu ! Pourtant j'y allais sans Enzo en me disant que je serais plus discret tout seul, mais je crois que je ne devais tout simplement pas être doué...

Mes doigts viennent machinalement caresser les longues mèches brunes du vampire, les entortiller délicatement alors que je me perds un peu dans mes pensées. Je finis par soupirer et réponds avec mon honnêteté habituelle.
- Je t'en veux un peu de ne pas me l'avoir dit parce que ça signifie que tu ne me fais pas confiance. Mais d'un autre côté, je ne t'en veux pas car justement, tu ne peux pas faire confiance au premier venu et c'est au fond exactement ce que je suis pour toi. Je ne suis que de passage dans ta vie jusqu'à ce que tu m'emmènes dans ce village au Nord dont tu m'as parlé. Même si... je t'avoue que je ne suis pas pressé d'y aller. Je me sens bien ici, avec toi.

J'en hausse les épaules, ravi d'avoir la peau naturellement foncée au point de pouvoir cacher de brèves rougeurs sur mes joues. Je ne pensais pas avoir à le lui dire, il faut croire que je me suis fait trahir par ma propre langue ! Enfin, maintenant que c'est dit, c'est dit ! Qu'il en fasse ce qu'il veut. Pour le reste de son aveu...
- Nous avons tous tué quelqu'un, d'une façon ou d'une autre...
Je souris en coin, un peu amusé par mes pensées, et poursuis d'un ton plus léger pour détendre l'atmosphère que je trouve pesante.
- Et puis je me doute bien que lorsque tu es allé chercher les seringues, ceux en charge de les garder n'allaient pas te les donner comme ça juste pour tes beaux yeux ! Quoique... As-tu essayé de leur dire "s'il te plaît" ?
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Sam 2 Fév 2019 - 18:43

Ce silence m'a semblé durer une éternité. Je n'ai pas oser le regarder mais je sentais bien son regard sur moi. Puis enfin il parlait. Il rompait ce pesant silence qu'il avait installé, évoquant des souvenirs si lointains pour lui mais si proche pour moi. Je l'ai laissé parler et parler encore. Ses doux aveux auraient bien pu faire pulser un semblant de vie dans mon cœur de non-mort. Je me suis légèrement tourné sur le flanc également, l'observant longuement, silencieux et attentif. Pourtant, je restais encore sur cette réserve que j'avais bien du mal à contrôler. Plus les jours passaient et plus il était difficile de rester de marbre face à lui.

- J'ai connu ton père et ta mère ... avant qu'elle ne vienne à rejoindre nos ancêtres ... Je venais régulièrement mais je ne m'approchais jamais. Je me souviens de ta petite frimousse, le nez tout rouge par la neige. Et ce garçon blond, si fier, qui te trainait derrière lui tout le temps. C'était la première fois où j'ai croisé tes magnifiques yeux bleus ... Ton père était si fier de te présenter à moi, il ne me parlait souvent de vous deux avec affection. Son décès a été ... Douloureux ... C'était un de mes meilleurs amis ...

Avouais-je dans un léger sourire. Je ne voulais pas non plus plomber l'ambiance de plus alors je m'abstiendrais de lui en dire plus pour le moment. Je le sentais jouer avec une de mes mèches. Doucement, je lui ai saisis la main que je venais à porter contre mes lèvres pour y poser un délicat baiser puis je l'attirais tout entier contre moi, mon autre bras se glissant sous son corps.

- Alors reste ... Reste avec moi jusqu'à ce que tu te lasses de moi. Reste avec moi jusqu'à ce que l'âge est marqué tes cheveux et ta peau. Reste ... Reste aussi longtemps que tu le désireras.

Je venais simplement à l'enlacer. Mes lèvres s'approchaient dangereusement des siennes et pourtant j'hésitais encore. Une sorte de retenue supplémentaire comme si j'attendais son accord. Mais la suite me fit légèrement rire. Je sentais bien qu'il voulait détendre ce moment si lourd et je n'irais pas le contrarier dans sa tentative.

- Je doute qu'ils auraient succombé à mon charme et puis je préfère de loin demander avec mon tomawak ... Étrangement, j'obtiens bien plus de résultats.

Et puis mes lèvres frôlaient sévèrement les siennes alors que mes bras l'enlaçaient avec tendresse. Mes mains caressaient ses reins et mon nez frottait doucement le sien.

- S'il te plait ...

Je n'ai pas attendu sa réponse. Avant même qu'il ne puisse ouvrir la bouche, mes lèvres se scellaient sur les siennes, ma langue venait chercher la sienne dans une valse romantique et mon corps cherchait à se rapprocher encore plus du sien. Je venais à soulever encore ce draps pour retirer cette dernière barrière entre nos deux peaux. Lentement, même ma garde venait à rencontrer la sienne. Une caresse pleine et entière glissait le long de sa cuisse, de son mollet, redessinant la courbure de ses muscles. Je venais à souffler un désir contenu contre l'humidité laissé par le baiser. Je le regardais, peut-être un peu inquiet.

- Nous devrions dormir un peu. La nuit a été longue ...

Murmurais-je bassement, coupable d'un acte qui m'a échappé. Je ne le regrettais pas. Loin de là. A plusieurs reprises, il m'a parlé de sa femme, des enfants qu'il voudrait lui faire. Bien que mon corps montrait les signes évident d'une envie qu'il ne dissimulait même plus, sans honte qui plus est. Je restais contre lui avec cet espoir presque vain de voir naître un jour chez lui, le même désir qui m'envahissait.

Je rêve certainement de trop.

Dans un soupire, je venais à chercher à me défaire de cette étreinte, loin de cette trop grande tentation.

Crown
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Lun 11 Fév 2019 - 8:18

J'écarquille les yeux lorsqu'il me donne sa vision de ce souvenir si flou pour moi, qui semble si net pour lui. Je me demande vaguement si les vampires ont meilleure mémoire, étant donné qu'ils vivent plus longtemps, ou si c'est juste lui qui en a une excellente. A moins que ça l'est marqué ? Un petit blond si fier... Oui, ça résume très bien Enzo... J'en ai un petit sourire en coin, avant qu'un nom me revienne en tête, un nom que mon père prononçait souvent, et je le souffle à mon tour pour la première fois alors que mon cœur s'emballe.
- Le Corbeau... Alors c'était toi ?! Par Brahma, j'ai tellement souhaité te rencontrer, te poser des questions, t'interroger ! Je me faisais tout un tas de scénarios et de rêves délirants sur la façon dont te parler, te voir... J'imaginais quelles aventures tu pouvais vivre... Oh bien sûr que tu étais un ami de mon père, il en était si fier ! Et moi j'espérais tellement que cette relation, cette complicité se poursuivrait quand je prendrais sa place ! Mais j'ai dû tellement le décevoir...

Mes yeux se voilent à y penser mais je parviens à me tenir, d'une part car je serais ridicule et d'autre part car un petit mot qu'il a prononcé, "magnifique", suivit d'un baiser sur mes doigts et d'une demande d'une telle pureté que mon coeur manque un battement me détourne bien vite de mes regrets. Rester avec lui ? Jusqu'à vieillir ? Vivre ici, avec Cheveyo et lui, tenir la maison et en journée la boutique s'il me fait assez confiance... Avoir une vie aussi normale que possible à ses côtés... J'avale ma salive, qui passe assez douloureusement, et me laisse enlacer avant de rire plus franchement à sa description du mot "diplomatie".
- Et bien si c'est une méthode qui a fait ses preuves, pourquoi en changer ? Il est vrai que c'est une sorte de... langage universel ! Au moins, il ne peut y avoir aucun quiproquo !

Je ne remarque pas la proximité de ses lèvres dans un premier temps et me contente de rester contre lui, profitant de sa présence alors que mes méninges deviennent de la lave en fusion parce que je réfléchis à toute vitesse. Du moins jusqu'à ce que je sente ses mains sur mes reins, et cette fois je suis plus réceptif aux réactions de mon corps sans bien que je ne sache me l'expliquer. Je le sens frissonner, se tendre comme s'il voulait se rapprocher encore un peu du sien, et une étrange chaleur me prend, se diffuse lentement dans mon bas-ventre. Sa supplique me trouble et je ne saisis pas bien ce qu'il veut que je fasse, du moins jusqu'à ce que ses lèvres se posent sur les miennes, me figeant.

J'ouvre la bouche sous l'instant de surprise, me demande pourquoi il m'embrasse alors qu'il n'y a personne à convaincre de quelque chose et que Cheveyo est complice de toute façon, et puis sa langue entre en contact avec la mienne et je ferme les yeux pour profiter, ma main se posant sur son torse. Je tressaille en sentant son sexe contre le mien et rougis même, tout se chamboule dans ma tête et pourtant je ne m'écarte pas, comme si je n'étais qu'une poupée entre ses bras. Je remonte la jambe pour qu'il puisse me caresser encore, un peu plus, faisant ainsi frotter ma hampe contre la sienne, et frissonne sous sa main alors que ma température corporelle semble prendre dix degrés supplémentaires. Je me perds complètement dans son baiser et puis plus rien, le charme est rompu. Il s'est écarté. Je reviens totalement à la réalité lorsqu'il me parle subitement, comme si de rien n'était, de... dormir.
- Pardon ?! Tu m'embrasses, tu fais naître toutes ces choses en moi, et tu veux dormir ??? Oh non certainement pas. Tu ne vas pas t'en tirer comme ça !

Il s'écarte et j'en profite pour me redresser, basculer sur lui et me retrouver à califourchon sur son ventre, genoux posés de chaque côté de ses hanches et mains sur son torse bien à plat pour le tenir tranquille. Ce qui est certes totalement ridicule étant donné que c'est un vampire, mais l'idée est là. Je ne suis pas vraiment en colère, je suis plutôt assez perdu et je suis certain que c'est écrit en gros sur mon visage. Et comme à mon habitude, je parle avec une franchise qui pour une fois me déconcerte.
- Ecoute... Puisqu'on en est aux révélations je... Bon, je ne sais absolument pas comment formuler ça alors pardon si c'est assez décousu.
J'inspire, n'essaie même pas de réfléchir car mon cerveau semble en être incapable, et reprends.
- J'aime vivre ici avec toi. Ce n'est pas une question de confort, d'avoir une cheminée en hiver ou de ne pas craindre de ne pas avoir à manger le soir avant de se coucher, de pouvoir dormir sans se réveiller constamment parce qu'on a peur d'être attrapé... A vrai dire je ne pense même plus à tout ça depuis que je suis là. J'aime Cheveyo, j'aime le promener, le câliner et... J'aime aussi passer du temps avec toi, te regarder tanner tes peaux et ranger un peu la boutique à la fin de ta journée. Alors oui, je veux bien rester vivre ici avec toi. Mais il y a quelque chose qu'il faut que je t'avoue...

Je mords ma lèvre, j'aimerais pour cette fois trouver comment organiser mes pensées dans ma tête car j'ai peur de mal formuler et qu'il se vexe d'une quelconque façon. Je regarde mes mains posées sur ses pectoraux, puis les cheveux bruns autour de son visage éparpillés sur l'oreiller, et enfin ses yeux si sombres, si brûlants, si... pénétrants, et je ne sais plus bien ce que je voulais dire exactement. Ou plutôt, je ne le sais que trop et cette fois ma couleur de peau n'empêche pas le rouge d'exploser sur mes pommettes alors que je baisse les yeux une nouvelle fois sur mes mains.
- Daïto je... Je n'ai toujours été attiré que par les femmes. Mais depuis quelques temps, je dois t'avouer que... Et bien, ça fait un sacré moment que j'ai fait l'amour et je ne suis qu'un homme, et... Il faut que tu saches que depuis quelques temps, lorsque j'ai envie, c'est... c'est ton visage qui me vient à l'esprit sans que je ne sache trop pourquoi. Je ne veux pas que tu croies que c'est simplement un baiser qui... Enfin, je ne me moque pas de toi, je te le jure sur ma vie ! Je suis en vérité assez perdu, je n'ai jamais ressentit ça pour un homme et tu éveilles en moi des envies que jusqu'alors je n'avais eues que pour les femmes. Et ça me perturbe. Au début je pensais que c'était probablement la frustration qui me faisait penser à ça mais...

Je déglutis encore, difficilement, mords ma lèvre et replonge le regard dans le sien. Je suis agacé de ne pas pouvoir expliquer clairement ce que je ressens, et je finis par en glisser une pointe dans ma voix alors que je soupire bruyamment et termine avec une sorte de colère contre moi.
- Daïto. Je ne pense plus à Nadya depuis un bon moment. Quand je suis avec toi, et même quand tu n'es pas là, c'est à toi que je pense et... Oh bon sang, l'autre jour j'ai eu envie de ne pas fermer les yeux quand tu es allé prendre ta douche ! Je... Je n'ai pas des envies correctes à ton égare, voilà !
Une bonne chose de faite ! Pfiou, je me sens léger d'un coup !
Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Sam 9 Mar 2019 - 15:45

Les aveux semblaient être une priorité en cette nuit et je m'en félicitais à vrai dire. Cela faisait un moment que j'avais crainte qu'il découvre mon ensemble dans ma penderie, celui que je me sers pour arpenter les bois. J'avais crainte qu'il me pose un tas de questions et m'en veuille de lui cacher cette vérité. Mais au lieu de m'en vouloir, il semblait au contraire tout aussi ravit que moi, comme si un mur venait de s’effondrer entre nous.

- Tu ne m'as jamais déçu ...

Le rassurais-je sur ce point. A l'époque j'avais eu besoin de prendre de la distance, de retourner voir mon peuple éparpillé dans ce pays si vaste. D'autres douleurs que je devais soigner : celle d'un amour à sens unique qui me dévastait l'âme et celle de la perte d'un ami cher à mon cœur.

- Tu auras le temps de me poser toutes les questions que tu veux à partir de demain.

Je n'avais simplement pas envie d'y répondre ce soir. C'est une autre envie qui remplissait mon esprit, bien plus inavouable celle-ci. Et elle venait de s'exposer, retenue juste à temps pour ne pas nous exploser à tous deux au visage. Et c'est pour cela que je me suis reculé. J'ai fuit une nouvelle vérité : mon envie de lui. Un mélange de respect pour ses attentes personnelles, le besoin peut être sot de ne pas retomber dans un amour à sens unique, et plein d'autres raisons tout aussi pesantes les unes que les autres avaient eu raison de ce désir. Et je me suis vu, un bref instant, à contempler ce plafond comme seul soutient à ce raisonnement, à cette logique implacable. Pourquoi a-t-il fallut que je tombe amoureux d'un hétéro ? Cela ne m'avait-il pas suffit de souffrir avec Markus ? Je n'ai jamais vraiment eu d'amour heureux. A chaque fois, je m'enfonçais dans une solitude longue pour penser mes plaies. Pas cette fois. Je le refusais.

Pis à la place de ce plafond, j'ai vu son visage, j'ai senti le poids de son corps que je me refusais, ses mains si chaudes sur ma peau sans vie, son regard brillant d'un océan en pleine tempête, ses lèvres fines qui se mettaient à bouger, le son de sa voix qui se frayait un chemin jusqu'à mon esprit. Je l'écoutais ... Et peu à peu mes mains ont voulu retrouver le chemin de ses cuisses, de sa joue. Qu'essayait-il de me dire ? Que voulait-il faire ? Allais-je encore souffrir ? Il pensait ... à moi ... à présent. Il essayait de m'expliquer, à sa manière. Mais m'expliquer quoi au juste ? Qu'il est un homme avec des envies. Moi aussi, cela se voit je crois. Frustration ... Mais ... Les mots ricochent les uns après les autres, je redresse simplement le buste, mes mains câlinent à nouveau ses reins puis plus bas, les courbes de ses fesses. Mes lèvres s'appuient doucement contre la peau de son cou. Le bout de ma langue redessine son épaule. Il ne pense plus à sa femme ... Pas d'envies correctes à mon égard ...

- Et quelles sont ces envies si elles ne sont pas "correctes" ?

Je veux l'entendre de sa bouche. Je lève le regard pour croiser le sien, ma bouche pose un baiser sous sa clavicule alors que mes mains massent d'impatience ses fesses. Mon bassin bouge doucement sous lui pour lui faire sentir cette pression, cette fameuse frustration entre mes propres jambes jusqu'à ce que mon membre puisse enfin se sortir de cette prison et s'appuyer contre le sien.

- Tu penses vraiment que ce n'est pas ... "correct" ?

une de mes mains lâchait le festin de sa tendre fesse pour lier nos deux membres ensemble et les frotter, lentement, dans un vas et vient doux. La pointe de ma langue descendait sur un de ses pecs et venait rouler autour de son bourgeon de chaire avant d'être simplement aspirer dans ma bouche dans un baiser singulier. Puis je le lâchais, le regardant à nouveau dans les yeux.

- Si tes pensées ne sont pas correctes, comment estimes-tu les miennes ?

Murmurais-je bassement en approchant mes lèvres des siennes.

- J'ai envie de toi Crown. J'ai envie de te faire mien et cela depuis très ... très ... Longtemps. Tu n'as même pas idée de la force qu'il me faut pour éviter de te montrer cette envie que tu estimes "pas correcte". Tu arrives encore à me parler de cette Nadya à laquelle tu ne penses plus et finalement c'est ce qui m'aide certainement à ne pas aller plus loin avec toi. Quand à t'observer quand tu vas à la douche .... Je le fais à chaque fois. Je ne ferme pas les yeux et je n'en éprouve aucune honte. Il m'arrive même de me toucher ... Comme je le fais là en ce moment. Quand tu arriveras à ce stade ... Peut-être que je te ferais mien ...

Je venais lui voler un baiser, peut-être en colère contre ses aveux qui ne sont finalement qu'un besoin primaire, issu d'un simple manque de sexe. Il n'est pas encore prêt. Je me contente alors d'assouvir ce simple "besoin" en caressant son membre et le mien dans ma main. Je glisse le nez le long de sa gorge et ferme un instant les yeux.

- Il faut croire que je suis maudit d'être ce que je suis. Je ne tombe amoureux que d'hommes avec lesquels l'amour est impossible ...

Dis-je dans un murmure encore plus bas, plus à moi-même qu'autre chose et dans un léger sourire, comme si cela n'avait plus aucune importance. La main qui restait sur sa fesse jusqu'à présent entame une tendre caresse le long de son dos et ma bouche reprend le chemin de son torse pour éparpiller des baisers, ma langue reviendra flâner sur ses bourgeons durant cette douce promenade.

Crown
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Lun 11 Mar 2019 - 17:23

Je le regarde fixement dans l'attente de sa réaction. Ses mains se posent sur mes cuisses, mes hanches, je le regarde se redresser pour s'approcher de moi et j'en retiens presque mon souffle. Il embrasse ma peau et j'en frissonne tellement ses lèvres me paraissent brûlantes, je baisse le visage vers lui pour le voir faire et mon sexe semble trouver un intérêt tout particulier à la scène parce qu'il se met doucement à durcir. Ce que je craignais est visiblement en train de se passer : je désire cet homme. Ce vampire. Je le désire autant que les femmes, si ce n'est plus car en leur compagnie jamais je ne me serais permis de bander comme ça avec un simple baiser. Non... Ce n'est pas comparable... La situation est différente, j'étais en forêt et...
- C'est-à-dire que...

Sa question met un moment à me sortir de mes pérégrinations intellectuelles endiablées et je le regarde avec probablement l'air un peu idiot avant que ses massages plus insistants sur mes fesses ne me fassent cambrer les reins vers lui. Sa virilité a l'air de vouloir en profiter pour s'échapper et je sursaute légèrement en la sentant contre la mienne toute aussi dure, toute aussi chaude mais... Non, définitivement nous ne jouons pas dans la même cour.
- Aaahh... Daïto...

Je croise à peine son regard que ses caresses me font trembler sur ses genoux. Ma tête penche vers l'arrière, dévoilant encore plus ma gorge à ses attentions tandis que ma respiration se fait plus rapide, plus forte aussi, témoin d'une excitation sincère. Sa langue sur mon mamelon déjà dressé, ses lèvres qui se referment autour me procurent d'exquis frissons et je m'accroche à sa nuque pour ne pas défaillir.
- Oh Seigneuuur...

Je n'ai jamais réagit ainsi. De toute mon existence, à aucun moment mon corps ne m'a échappé comme ça et pourtant c'est comme si je ne pouvais pas m'en empêcher. Et puis les divines tortures s'arrêtent et je baisse la tête pour croiser son regard, tente de me concentrer sur ce qu'il dit. Il me désire, il m'espionne et se caresse en pensant à moi, et ce depuis un moment d'après lui. Ai-je été donc aveugle à ce point, pour ne pas m'en être rendu compte ? Moi qui pensais que deux hommes peuvent parfaitement être nus sous le même toit sans que ça puisse prêter à confusion suis-je aussi stupide que cela ? Je me sens en tout cas terriblement idiot sur l'instant, et je me le sentirais bien davantage s'il n'y avait sa main autour de mon sexe qui continue de me caresser, me coupant régulièrement dans mes réflexions alors que j'essaie avec peine d'en aligner au moins deux. Je parviens tout de même à souffler l'une d'elle entre deux trajets de ses lèvres de ma gorge à ma bouche.
- Non... Tu te trompes... Nnnh...

Ce que j'entends, avec peine cela dit, me blesse plus profondément que ça ne le devrait et dans un sursaut j'empoigne ses cheveux pour éloigner son visage, sa langue de moi. Je pourrais presque le gifler, mais je serre simplement mon poing contre ma cuisse en le fusillant du regard, saisis son poignet pour qu'il cesse de me toucher alors que mes yeux s'emplissent à la fois de larme de douleur et de colère.
- Tu... Comment peux-tu penser une seule seconde que je puisse simplement vouloir coucher avec toi pour... pour me satisfaire temporairement ! Tu crois franchement que c'est un jeu pour moi ?! Tu le crois ???

Je descends rapidement du lit et attrape une chemise pour l'enfiler rageusement, tenter de cacher cette maudite érection tout en donnant un coup de pied au montant du lit, ce qui me fait bien plus mal à moi qu'à lui cela dit. Je grogne et attrape un pantalon, essaie de tenir en équilibre sur un pied alors que j'enfile une jambe en adressant au vampire un regard noir.
- Tu as une bien piètre estime de moi en tout cas ! C'est à se demander pour quelle raison tu veux que je passe ma vie ici si c'est pour simplement penser que je peux faire un bon mouchoir !!! Ou pire encore ! Que toi, tu ne serais rien d'autre pour moi qu'une main qui me tient par les attributs !!!
Je ne parviens pas à enfiler ce maudit pantalon alors lui jette à la figure et m'élance vers la porte pour quitter cette chambre.
- Espèce de... de gorille !

Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Dim 17 Mar 2019 - 16:07

Mes mots n'étaient pas fait pour blesser. Ils n'étaient que le constat régulier des propres propos de Crown. A chaque fois, il me parlait de sa femme, de vouloir lui faire des enfants et à chaque fois qu'il le faisait, mon coeur se mettait à saigner. En aucun cas, je n'avais pour objectif de me venger verbalement de la souffrance qu'il m'infligeait régulièrement mais forcé de constater qu'il avait très mal pris mes propos. J'ai reculé la tête en le sentant tirer sur mes cheveux, j'ai bien vu cette colère dans son regard et je n'ai pas cherché à le conserver contre moi. L'explosion qui venait m'éclater en pleine figure n'était que le reflet de cette distance qu'il a lui même imposé et que j'essayais tant bien que mal de conserver, pour son bien. On venait de franchir cette limite presque interdite de l'appel entre deux corps.

- Mets toi à ma place ...

Il n'écoutait déjà plus rien. J'aurais beau essayé de lui expliquer pourquoi je pensais de cette manière, lui rappeler le nombre de fois où il s'est vanté de sa vie d'avant, rien n'y ferait.

- Non ! Ce n'est pas ça ! ...

Peine perdue ! Voilà qu'il quittait le lit dans une rage palpable, certainement frustré et son attitude n'arrangeait absolument rien quand à l'idée que je pouvais me faire de sa motivation personnelle. Je venais à pousser un long soupire, le regardant quitter cette chambre sans chercher à résoudre ce conflit, ni même à l'apaiser ou encore à me justifier. A quoi cela servirait ?

Je venais à serré ce pantalon qu'il m'avait jeté et je ne le regardais plus. Ma mine était renfermée. Puis je venais à le laisser tomber par terre avant de me rallonger ou plutôt de me laisser tomber dans le lit. Je relevais la couverture et fermais les yeux. Il n'aurait même pas de réaction à son insulte. J'avais l'habitude que l'on me traite de "sauvage" comme si ce terme était la pire chose qui puisse exister dans ce bas monde. Ma fois ! Si Crown préférait dormir dans le canapé après m'avoir fait la pire des scènes que pouvait offrir un petit frustré, cela le regardait. Je venais à l'ignorer, tout bonnement. Je passerais ma nuit seul.

Le lendemain, je ne lui adresserais pas la parole, ni même un regard avant de descendre rejoindre ma boutique. Et le jour suivant ainsi que l'autre d'après. Ce n'est qu'au quatrième de ces nombreux jours sans échanges que je me suis décidé d'agir. Je préparerais simplement quelques affaires, avec un tipi et des vivres. Cheveyo, sentant certainement venir une future ballade en forêt serait presque intenable. Il irait certainement couiner et tourner autour de Crown comme un loup excité. Puis enfin quand la nouvelle nuit serait tombée, je remonterais les chercher.

- On va chercher ton camp.

Dis-je simplement, assez sèchement d'ailleurs. Pas d'explications, pas de direction spécifique. Cheveyo aboyait de joie et je venais à me changer dans ma chambre pour mettre la fameuse tenue qui me sert de couverture officielle dans ces bois. Je prenais les nombreux sacs avec moi et je descendais les escalier pour quitter la maison. Le tout serait posé à l'arrière du Pic-Up et Cheveyo sauterait immédiatement sur la banquette en remuant la queue. Cette fois, je murmurais.

- Ne crois pas que je te ramène à ta vie d'avant ... Je veux juste que tu puisses voir ... Par tes propres yeux ... Ce qu'il en reste.

J'ajoutais cette précision afin qu'il ne puisse pas s'imaginer des choses grotesques, comme il en a l'habitude, en faisant des suppositions fausses et en venant me condamner pour des faits que je n'ai pas commis. J'étais épuisé de devoir me battre contre des fantômes de son passé. Il était temps qu'il les chasse et ça, seul lui pouvait le faire. Je savais que cette expédition nous prendrait plus d'une simple nuit et je savais où planter mon tipi pour me camoufler de ce soleil assassin. Selon la météo, le ciel serait assez couvert mais je ne me fiais jamais aux prédictions des hommes. Je rentais dans mon véhicule et attendais qu'il s'installe avant de prendre la route. Tout du long, je ne lui adresserais pas la parole à moins qu'il vienne à me l'adresser en premier. Mon visage était hermétiquement fermé, je ne le regardais toujours pas et j'avais perdu le sourire. Moi aussi, je pouvais ressentir de la colère, de la douleur.

La route était un peu longue pour atteindre la forêt. Les lumières de la ville s'éloignait tandis que les sombres arbres s'approchaient de notre vue. Je devais emprunter des sentiers étroits à peine visibles mais je les connaissais assez bien pour savoir où je devais passer. Je me montrais relativement prudent et l'on pouvait sentir les nombreux défaut de cette "route" qu'aucun homme n'a tracé. Et enfin, je venais à arrêter mon véhicule quand la forêt venait à faire une trop grande barrière avec ces cimes et ses buissons. Cheveyo fut le premier à sortir en sautant directement depuis ma fenêtre. Je venait à tout fermer puis à couvrir mon véhicule de feuillage pour le dissimuler au mieux. Je récupérais les bagages que je porterais sur mon dos et commençais à marcher.

- On va devoir marcher quelques heures ...

Lui lançais-je sans même un regard. Je m'attendais à ce qu'il me suive et si il préférait fuir, comme il le fait tout le temps dans n'importe quelle situation, je comprendrais alors qu'il n'est pas capable de faire face à ses démons. Et peut-être que je le laisserais faire. Je le rattraperais certainement. Et si c n'est pas moi, ce sera Cheveyo. Je savais où poser le pied, quelle rivière longer, quel passage emprunter. J'étais venu tellement de fois près ce cet ancien camp que revenir maintenant, en sachant ce qui s'y était produit, me mettait l'âme en lambeaux.

Crown
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Crown
A P I S I
Mar 19 Mar 2019 - 7:55

Je ne m'attendais pas à ce qu'il me retienne, et s'il l'avait fait je ne l'aurais probablement pas écouté de toute façon. Délaissant mon pantalon dans la chambre, je suis allé nu au salon et me suis affalé contre Cheveyo pour enfouir le visage dans sa fourrure en le serrant contre moi. Je me doute qu'il n'a pas compris ce qui avait pu se passer mais je sais qu'il a ressentit ma peine, ma douleur. Les animaux sont bien plus sensibles que les humains, et j'avais la confirmation grâce à Monsieur Loup que les vampires le sont encore moins que nous. Et bien, ça m'apprendra à avoir des sentiments pour un homme, qui est de surcroît un vampire !
- Quel idiot je fais, Cheveyo...
J'ai murmuré avant de commencer à somnoler, et sans plus me préoccuper de mon érection je me suis endormi quasiment dans son panier avec pour seule couverture la chaleur de son corps contre le mien.

Le lendemain, je suis réveillé tôt et prépare donc en silence le petit-déjeuner, le café, ce que Daïto prend d'habitude. Je n'ose pas aller dans la chambre tant qu'il dort donc garde le plaid du salon autour des hanches et lorsqu'il se lève, je lui jette un regard en coin. Il ne me le rend même pas. Je grince des dents et me rembrunis : il m'ignore, maintenant ? Je lui avoue avoir des sentiments pour lui, et non seulement il me dit que je suis simplement en manque mais en plus il m'ignore ?! J'inspire lentement, essaie de me tenir mais je finis par me précipiter sous la douche où je pourrais laisser couler mes larmes.

Le jour suivant je n'ai pas dormi de la nuit et j'ai tourné en rond, même mon livre ne m'a pas divertit assez. Il m'a évité toute la journée, tout au plus il s'est occupé de Cheveyo. De fait lorsque la fin d'après-midi arrive je suis déjà habillé, j'ai pris soin de préparer mes vêtements la veille sur le canapé, et j'attrape le harnais que j'enfile à Cheveyo pour quitter rapidement l'appartement avant que Monsieur Loup ne sorte de sa chambre. Je resterai en bas, dehors, jusqu'à ce qu'il apparaisse dans la boutique et après quoi je remonterai à l'appartement. Cette fois, je prends bien soin de rester vêtu et de ne pas révéler le moindre bout de peau que ce soit en allant à la douche ou en en sortant. Regardant par la fenêtre, je me demande vaguement si je ne devrais pas partir.

Le quatrième jour, je suis descendu dans la boutique avant qu'il ne se lève pour la nettoyer un peu et la ranger avant qu'il ne commence, attendant avec obstination qu'il descende pour m'enfuir une fois encore. Mais il ne descend pas, et je finis par m'interroger. Lui serait-il arrivé quelque chose ? Inquiet malgré tout je remonte rapidement l'escalier et arrive dans l'appartement, pour mieux le voir préparer des sacs et son tipi. Mon visage perd toutes ses couleurs et je caresse un Cheveyo tout excité qui tourne autour de moi dans un réflexe conditionné, ne prêtant aucune attention au contact de sa fourrure sous mes doigts ou à ses coups de langue ravis. Il va... me renvoyer dehors...

Je le regarde directement cette fois-ci et non en coin comme j'en avais pris l'habitude ces derniers jours, cherchant son regard, le moindre contact visuel avec lui. Je voudrais qu'il puisse voir l'inquiétude dans mes yeux, mon envie de ne pas partir, mais comme chaque fois il m'ignore et je ne bouge même pas lorsqu'il passe près de moi pour aller à la boutique une fois les sacs préparés. Sacs que je fixe comme si j'avais le pouvoir de les faire disparaître, mais je ne l'ai pas et je me laisse simplement tomber comme une masse sur le canapé, immobile, les yeux flous perdus droit devant moi. Voulait-il du sexe avec moi, et maintenant que j'ai refusé il me jette dehors ? Suis-je prêt à lui donner ça, si c'est le prix à payer pour rester ici ? En suis-je seulement capable ?

Lorsqu'il revient je n'ai pas davantage de réponse hormis une : il veut me dégager, qu'il en soit ainsi. Je l'aiderai même à mettre les sacs dans la voiture, mais il semble capable de tout prendre d'un coup alors je me contente de me glisser sur la banquette arrière avec Cheveyo. En silence. On va chercher mon camp, mais il ne me ramène pas à ma vie ? Je ne saisis pas ce qu'il entend par là mais de toute façon, plus rien n'a d'importance. J'hausse les épaules et tourne le visage vers la vitre pour regarder défiler le paysage. S'il ne veut pas me relâcher, alors il veut me narguer ? Me faire miroiter cette liberté que j'ai accepté de perdre pour lui comme l'idiot crépusculaire que je suis ? Et bien, qu'il en soit ainsi.

Cheveyo me marche presque dessus lorsque la voiture s'arrête, et je descends à mon tour lorsqu'il a finit de me balayer le visage avec sa queue. Prestement, je me retrouve sur le sol de la forêt mais je ne regarde même pas le décor, cet espace magnifique dans lequel j'aurais en temps normal adoré courir et où je courais librement il y a quoi... deux mois ? Seigneur, déjà ? Le temps passe si vite...

Daïto se met en marche, on en a pour quelques heures visiblement. Je lui emboîte le pas en silence, à quoi bon répondre ou hocher la tête vu qu'il ne me regarde pas. Il n'entendra donc que le bruit de mes pas derrière lui, mon souffle assez tranquille malgré le pas cadencé. Au bout d'un moment j'ai faim mais je ne parle pas davantage, de toute façon j'ai pris l'habitude. Voilà quatre jours que je mange peu, l'appétit coupé. Même les croquettes de Cheveyo me paraissent appétissantes, c'est pour dire. Mais je garde les yeux rivés droit devant moi, et continue. Nous suivons une rivière, marchons sur la mousse, et au bout d'un moment les arbres me rappellent quelque chose. Je fronce les sourcils, accélère un peu le pas et enfin je le vois, ce campement. Je me fige et observe : l'emplacement du feu, les arbres où nous placions des sentinelles, la tente où je dormais avec Enzo. Oh Brahma... Elle est encore là ?

J'avance lentement et m'accroupis, pose la main dessus pour l'ouvrir. Une odeur acre me prend au nez et je pose ma main dessus pour m'en préserver. Mes yeux distinguent un corps, gelé par le froid de l'hiver, visiblement blessé vu le sang congelé amassé sur les couvertures. Je ne reconnais pas le corps, mais referme bien vite la tente pour me relever et regarder autour de moi. Un véritable champ de bataille. Des tentes piétinées, deux ou trois corps ici et là de personnes trop vieilles pour être emmenées ou même de femmes. Je reconnais Bianca, Gladys, Christopher, Marcello. Aussi nettement que si c'était arrivé la veille je revois les ombres bouger au milieu des arbres, j'entends les chiens aboyer avec violence puis glapir de douleur ou se taire subitement, les plus anciens qui prennent déjà la fuite, les plus jeunes qui trébuchent sur les racines. Et dans notre dos, misérables lâches que nous sommes, ces miliciens qui s'amusent de notre maladresse et qui rient... Qui... rient...

Tête dans les mains, les larmes ruissellent sur mon visage et je me laisse tomber à genoux sur le sol glacé en sanglotant. Tout ça c'est ma faute... Tout est ma faute... Enzo avait raison, j'ai été stupide... Oh papa, je suis désolé... Tellement désolé...
- Pourquoi...
J'avale ma salive, n'essuie même pas mon visage avant de le relever vers le vampire, anéanti.
- Tu veux me punir, c'est ça ? A cause de moi, ils sont tous... C'est pour ça que tu me gardes malgré que je te répugne ? Tu veux que je ressente jusqu'à la fin de ma vie ce que tu vas ressentir une infime partie de la tienne ?
J'hoche la tête, inspire un souffle tremblant pour tenter de me reprendre et me redresse maladroitement, manquant de me vautrer dans la tente, avant d'ouvrir les bras en signe d'impuissance. Résigné.
- C'est de bonne guerre. Je l'ai mérité. Tu veux rester ici jusqu'à ce que je vomisse ? Ca te ferait plaisir ?

Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Mer 20 Mar 2019 - 23:09

Il continuait à m'ignorer et j'en ai fait autant de mon côté tout bonnement pour lui laisser le temps de réfléchir. Mais même là, il semble que je me sois lourdement planté. Je pensais bien faire en venant ici. Mais non. Nouvelle bourde. Encore. Comme d'habitude. J'étais lasse de me battre. Je luttais contre des forces inégales et plus je tentais de refaire surface, plus je plongeais à nouveau dans ce marrais d'incompréhension. Je l'ai déjà certainement dit : je suis fatigué. Fatigué de lutter pour gagner un cœur que je n'obtiendrais certainement jamais. Alors que me reste-t-il ? Je n'avais pas l'intention de le laisser partir, ni de l'abandonner mais si cela le rendait malheureux ? Cette possibilité m'avait traversé l'esprit, j'avais même prié mes ancêtres pour leur demander une solution. Mais ils se sont tus. Il faut croire que je devais me débrouiller seul ce coup ci.

J'ai simplement posé les affaires en approchant, puis je l'observais arpenter ce qui pouvait rester en ces lieux. Bien entendu, je m'attendais à ce que cela le perturbe. Même Cheveyo s'est tenu en retrait pour lui laisser le temps mais dès qu'il s'est agenouillé, Cheveyo a ressenti cette douleur et s'est précipité contre lui en guise de soutien. J'aurais préféré que se soit moi mais je doute qu'il veuille de ma présence. J'aurais pourtant voulu le prendre dans mes bras, l'enlacer, le couvrir de baiser. Lui montrer qu'il n'était plus seul. Mais ... L'aurait-il accepté ? C'est la première fois que je le regardais depuis plusieurs jours, la première fois que je lui adressais également la parole à mon tour.

- Non, je ne veux pas te punir. Je veux leur donner des funérailles digne de ce nom et j'ai estimé que tu aurais voulu être là.

Encore une fois, il se méprenait sur ce que je pouvais penser de lui. J'ai plissé les sourcils. J'avais envie que cela s'arrête. J'aurais tout donné pour que les choses s'arrangent entre nous, j'aurais tout donné pour que l'on arrive à se comprendre. Peut-être ais-je voulu être trop pressé ? Ou aurais-je oublié de dire certains mots ? Alors je me lançais ... J'ai ouvert la bouche en le regardant et ...

- Je t'aime ...

Lui ais-je avoué pour que ce soit bien clair pour lui. J'étais sérieux et je savais très bien qu'il aurait encore des doutes, ou qu'il ne comprendrait pas. Je restais pourtant serein en le fixant.

- Je t'aime vraiment, comme un homme peu aimer un autre être, vouloir l'épouser, lui faire des enfants. Et je sais que tu n'es pas une femme, que tu ne pourras pas porter mes enfants. Je sais aussi que tu as beaucoup de fantômes et que tu ne pourras jamais m'aimer de la même manière que moi.

Précisais-je avec beaucoup plus de clarté. Oui je l'aimais. Je l'aimais même au point de le laisser partir, au point de le laisser me quitter, quitte à ce que cela me brise totalement. Je me suis abaissé pour fouiller mon sac et j'en sors une pelle pliable que je dépliais avant de m'avancer dans ce qui reste de ce camp.

- Ils ne sont pas morts à cause de toi mais pour toi. Parce qu'ils avaient la même conviction que toi. Ils voulaient vivre libres et sont morts en êtres libres grâce à toi. Ils sont morts dignement grâce à toi, en combattant pour leur survie grâce à toi, pour leur liberté grâce à toi. Si tu continues à les pleurer ou à penser que tout ceci est de ta faute alors ils seront morts en vain et tu n’honoreras pas leur mémoire.

Je plongeais la pelle avec force dans ce sol gelé et seule la force d'un vampire aurait pu en venir à bout. Je savais qu'on ne risquait plus grand chose ici. Les patrouilles de chasse passent parfois faire un tour ici en espérant y revoir des idiots revenir mais l'odeur des morts perturbent bien trop leurs sens. Crown faisait à présent partie de ma tribu, de ma vie, il ne risque plus rien à traîner ici. Mais je doute qu'on ait de la visite dans ces lieux avant un bon bout de temps. La mort laisse toujours une empreinte très particulière. J'aurais pu revenir plus tôt mais Crown m'en aurais certainement voulu si il n'avait pas pu m'accompagner.

- Tu ne me répugnes pas, bien au contraire. J'ai plus l'impression que c'est moi qui te répugne, avec mes mœurs douteuses ... Je peux comprendre ... Ce n'est pas facile d'accepter de vivre avec un ... homosexuel ... Indien qui plus est ...

Finissais-je par dire avec un léger sourire et d'un haussement d'épaule avant de continuer à creuser la terre. Les premiers tas de terre apparaissaient enfin avant que l'on puisse discerner un trou convenable pour un premier corps.

- Ce que je veux ? ... Je veux que tu puisses dire adieux ... Adieux à ceux qui sont morts ici. A ceux que tu as perdu ... Je veux que tu dises adieux à tes fantômes ... Et si cela ne suffit pas à ce que tu m'aimes alors tant pis ... Je me contenterais simplement de ton amitié ... Si tu en es encore capable à mon égard ...

Et enfin la première tombe serait faite. Je plantais la pelle non loin et allait chercher le premier corps. Il était rigide et dur comme le bois. Je venais toutefois à le porter avec respect en lui couvrant le visage d'un fin tissus qui restait dans les débris à ses côtés puis je venais à le déposer, toujours avec autant de sérieux dans ce qui serait sa dernière demeure.

- Et si ... Tu ne veux plus me parler ... Plus me regarder ... Alors ... Je devrais me résoudre ... Je ferais ce que tu voudras mais ... laisse les juste partir en paix ... S'il te plait.

Je reprenais encore ma pelle pour recouvrir cette première tombe en entonnant un chant entrecoupé par les amas de terre jetés les uns sur les autres, un dernier chant d'adieu pour leurs âmes.

Crown
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Crown
A P I S I
Jeu 21 Mar 2019 - 10:40

Je me tenais face au Corbeau, comme mon père avant moi il y a des années de cela, années qui me pèsent sur les épaules comme s'il s'agissait de siècles. Le rapport de force entre les deux est toujours aussi présent, lui vampire et moi simple humain, et aujourd'hui dans la pénombre il me paraît aussi grand que lorsque je l'ai vu pour la première fois à six ans. Pourtant il y a des différences : un loup est calé contre mes jambes comme s'il savait que s'il s'éloigne je vais m'effondrer sur le sol gelé ; le campement n'est plus qu'un endroit vide de vie et chargé de souvenirs ; je ne suis le chef de rien ni de personne ; Enzo n'est même plus là pour m'épauler en cet instant difficile, pour remonter ses lunettes trop grandes sur son nez, pour lâcher un commentaire acide d'ironie au sujet de la situation. Je n'ai plus rien... La seule chose qu'il me reste, c'est la vie et lui.

Lui qui se tient debout face à moi, entouré de ses sacs et aussi silencieux que la neige qui tombe doucement alentours. Lui qui est devenu le régent de ma vie, qui me nourrit, me tient chaud, prend soin de moi aussi. Lui qui me laisse aussi libre, voire plus libre que je ne l'ai jamais été depuis ma naissance. Lui qui m'a fait découvrir petit à petit ce que ça fait de pouvoir dormir sans crainte d'être attrapé au réveil, ce que ça fait de pouvoir manger en ouvrant simplement un frigo, ce que ça fait d'être "normal" avec une vie "normale" pendant laquelle on fait des choses "normales". Lui qui m'a fait oublier lentement, doucement, mon envie de partir, de le quitter, de retourner à ma vie quitte à perdre tout ce qu'il m'a apporté, qui m'a fait oublier malgré lui les traits des femmes que j'ai connues. Lui qui est devenu, sans prétention aucune, le centre de ma vie et de mes choix. Lui qui est parvenu à me faire renoncer à tout ce que mon père m'a enseigné pour rester près de lui jusqu'à... Oui, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Lui... qui ne comprend pas tout ça...

Les larmes roulent toujours sur mes joues alors que ma main fourrage dans la fourrure épaisse de Cheveyo, alors que j'attends qu'il me dise pour quelle raison il veut me faire souffrir autant. Des funérailles ? C'est vrai qu'il connaissait bien ce clan, et même si je n'y connais pas grand-chose en funérailles j'ai lu assez de mon livre actuel pour savoir comment pratiquent les indiens à ce sujet. Je commence donc à hocher la tête, cherche autour de moi en silence quelque chose qui pourrait me permettre d'ériger un bûcher, lorsque subitement il me lâche ces mots comme une bombe.

"Je t'aime..."

Stupéfait, j'ouvre les yeux aussi grand que des soucoupes à tasses de café et reste bras ballants à le fixer alors qu'il continue de m'asséner sa vérité. Je ne remets absolument pas, à aucun moment, sa parole en doute parce que je suis persuadé qu'il ne ment pas et je l'écoute, figé, le souffle coupé et la respiration retenue dans mes poumons, me décrire la façon dont il m'aime. Qu'il m'explique que rien de tout ceci n'est ma faute me paraît subitement bien secondaire et je ne réponds à absolument rien du tout parce que j'en suis incapable. C'est comme si les mots restaient bloqués dans ma gorge pendant que les siens défilent dans mes oreilles, semblent jaillir sans peine de sa bouche, cette bouche que j'ai embrassée il y a quelques jours et qui a brûlé ma peau jusqu'à l'âme.

Dans un état second je le vois se pencher pour sortir de son sac une pelle et je contemple, béat d'admiration malgré moi, ses muscles se délier et rouler pour forcer le sol à se plier à sa volonté. Je vois ses grandes mains empoigner sans faillir le corps, avec cependant une certaine délicatesse qui me fait trembler et soudain, dans mes yeux ne parait plus ni douleur ni tristesse mais tout autre chose. Sa voix basse, grondante quand il se met à chanter me bouleverse jusqu'au plus profond de mes entrailles et se répercute au fond de moi, tout au fond dans un endroit que j'avais été si proche de lui offrir il y a maintenant quatre jours déjà.

La truffe de Cheveyo s'approche de mon entre-jambe en reniflant, curieuse, et je déglutis en revenant à moi pour l'écarter doucement en rougissant.
- Cheveyo, tiens-toi enfin !
Il semble contrarié mais je ne m'en occupe pas vraiment car toute mon attention est focalisée sur le vampire qui achève la tombe. Enfin, au bout de longues minutes, je parviens à retrouver l'usage de ma voix.
- Tu n'es qu'un idiot.
Je retrouve avec ces mots l'usage de mon corps et m'avance lentement mais sûrement vers lui, les yeux rivés aux siens qu'importe qu'il fasse le choix de ne pas me regarder. Avec un calme olympien je me rapproche de lui, bras le long du corps, ignorant tout de la possibilité que mon corps se soit mis à émettre des phéromones d'appel par vagues vibrantes dans sa direction.
- Des homosexuels il y en avait dans mon clan. Mon ancien maître en était un, mon meilleur ami Enzo en était un alors tu crois vraiment que ça me pose un problème ? Je passe mon temps à lire des livres sur ton peuple parce qu'il me fascine, parce que plus j'en apprends et plus je veux en apprendre alors tu crois vraiment que le fait d'être un indien me pose un problème ?

Arrivé près de lui, je lui prends la pelle des mains et la laisse tomber au sol non loin. Je lève la tête pour continuer de le garder, comme si j'avais le sentiment que si je cesse de le faire il va s'enfuir, s'échapper. Douce ironie, que ce soit le vampire qui veuille fuir le sauvage.
- Tu dis que tu m'aimes, et je te crois. Alors pourquoi ne peux-tu pas me croire en retour quand je te dis que si je reste c'est pour toi ? Que si je te désire, ce n'est pas pour soulager une envie mais parce que c'est toi ? Je t'ai tout offert, ma vie, mes souvenirs, ma liberté, absolument tout parce que c'est toi, Daïto ! J'étais prêt à t'offrir même mon corps, bon sang de bois alors pourquoi tu ne me crois pas ?!
Que faut-il que je fasse... Je n'en ai pas la moindre idée, et j'y réfléchis rapidement avant de finir par me dire que c'est inutile. Monsieur Loup est le sauvage dans l'histoire, et les sauvages fonctionnent à l'instinct non ? Alors qu'il en soit ainsi. Je le saisis par le col, attire sa grande carcasse contre moi et l'attrape d'une main ferme par la nuque pour le forcer à se pencher jusqu'à ce que nos lèvres se touchent. Je l'embrasse sans plus rien retenir des émotions violentes qui me prennent à son contact, qui défilent et tourbillonnent dans mon esprit. Je ne cache plus rien, je mets toute ma vie et mes sentiments dans ce baiser avec une force telle que je respire fort, lourdement, très rapidement après le début de ce baiser torride. Mes bras finissent par glisser autour de son cou et je colle mon corps contre le sien, le presse avec désir et envie, suçant et mordant sa langue, ses lèvres comme jamais encore je ne l'avais fait avec personne. Je me lâche complètement contre lui, et pour une fois dans ma vie ça me fait un bien fou.

Daïto Maikan
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Daïto Maikan
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Jeu 21 Mar 2019 - 23:24

"Tu n'es qu'un idiot". La seule réponse qu'il pouvait me fournir sur le moment je suppose. Toujours qu'elle a eue le don de me faire stopper dans mes activités. J'ai arrêté de remuer la terre, presque amusé. Il m'arrivait de me traiter de la même manière dès que quelque chose n'allait pas entre nous. Bien souvent je me disais que c'était de ma faute, que je n'étais pas assez communicatif avec lui et que toutes les erreurs venaient forcément de ma propre stupidité. Je me mis à glousser légèrement.

- Je te l'accorde ... Je ne suis qu'un ...

Puis le reste de son discours me laisse un peu surpris au point de ne pas finir ma phrase. Je relève doucement la tête, tourne les yeux et vois qu'il s'approche enfin. Je n'ai pas bougé pour autant, je l'ai juste observé. Je m'appuyais d'un coude sur le manche de la pelle et l'écoutais mais ... Quelque chose avait changé. Je ne saurais pas dire ce que c'est : l’intonation de sa voix, la lueur dans son regard, les battements de son cœur, l'odeur de son parfum ... Ou peut-être tout ça à la fois. Je ne sais pas mais il est certain que quelque chose a radicalement changé. Alors je l'ai regardé un peu plus. Je l'ai laissé me séparer de cette pelle sans opposer de résistance. Le bout de ses doigts sur ma nuque m'ont électrifié par leur fraîcheur. A un moment, j'ai même cru qu'il avait froid mais tout le reste de son corps indiquait l'inverse.

- Je ...

N'avais pas de mots. C'est vrai, je ne l'avais pas cru il y a quelques jours. J'en fronce à nouveau les sourcils, me laissant attirer comme un aimant vers sa tête puis sa bouche dont la respiration effleurait mon visage puis ses lèvres chaudes qui venaient posséder les miennes. Même sa langue avait un tout autre goût et en cette instant, pouvais-je encore douter ? Certes non.

Mes mains l'ont enlacé, l'ont capturé, l'ont serré un peu plus contre moi. Elles flânent sur les courbes de ses reins puis en saisissement ses fesses avec une certaine tendresse mêlée d'une légère précipitation, sans doute dut à ces nombreux jours de stress, de privations et de frustration. J'ai répondu à ce baiser qui chassait avec lui tous les fantômes, tous les tourments de ces dernières semaines. Un tourbillon de bien-être. Une main caressait longuement son dos tandis que mon autre bras enlaçait sa taille comme un cobra. Non, je ne le laisserais pas partir. Plus maintenant.

Ce baiser n'avait rien à voir avec ceux que nous avions eu à peine échangé, dans la timidité, dans la quête de cette autorisation stupide que l'on ose même pas nommer. Ce baiser était certainement ce que j'attendais de lui depuis un petit moment. Cette passion m'embarquait dans des envies auxquelles je n'avais pas envie de céder sous peine de me montrer trop sauvage, trop enclin à des pulsions sommaires. Je lui avais reproché de ne répondre qu'à son besoin primitif et je ne voulais pas tomber dans ce même piège et pourtant ... Mon membre a pulsé dans mon pantalon comme celui d'un simple puceau. Il m'a fallut une sacrée volonté pour me défaire de ses lèvres délicieuses, de ce baiser si enivrant. Et mon front est resté collé contre le sien. J'ai même cru à un moment avoir complètement oublié de respirer.

- Maintenant ... Je te crois ...

Je le gardais dans l'étreinte de mes bras, comme par crainte que l'illusion s'arrête et j'ai ouvert les yeux pour constater que c'était bien réel. Qu'il était bien là, contre moi. Sa chaleur corporelle qui m’enveloppait doucement alors que je cherchais moi-même à le réchauffer. L'odeur de son shampoing qui envahissait mes narines quand je passais le nez dans ses cheveux. La douceur de la peau de sa joue sous ma paume lorsque je l'ai caressé. Le son des battements de son cœur bien plus rapides tambourinant contre sa cache thoracique. Tout ceci était bien réel et j'avais encore un peu de mal à m'en remettre. C'est vrai que j'avais espéré que cela arrive, un simple espoir sans vraiment forcer les choses mais là, c'était du concret. Il m'a fallut quelques secondes encore avant de retourner dans cette réalité bien présente, devant cette tombe et au beau milieu de ce camp mort.

- Ce n'est pas vraiment le meilleur endroit ... Tu veux bien m'aider à finir les sépultures ? Ensuite, nous irons dans la petite clairière près de la rivière. Je monterais le tipi sous les arbres et ... On passera la matinée ensemble ... Si tu veux bien ... Et ... Ensuite ... Si le ciel est trop clément, on y passera aussi l'après-midi en attendant la nuit avant de rentrer à la maison ? Ça te va ?

Je murmurais, tendrement. Ce n'était pas de l'inquiétude, bien au contraire et je ne l'avais pas lâché pour autant, je voulais encore le sentir contre moi. Juste encore un peu. Je savais également qu'il veillerait sur moi au même titre que Cheveyo quand je m'attardais ainsi dans cette forêt. Je venais à lui voler un doux baiser contre les lèvres et un soupire, presque de soulagement, finissait par m'échapper. Toute la tension était belle et bien redescendue.

Crown
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Crown
A P I S I
Lun 8 Avr 2019 - 7:14

Le souffle court et le coeur battant, je ferme les yeux en séparant mes lèvres des siennes et je savoure l'étreinte de ses bras puissants autour de moi, de ce contact qui ne disparaît pas et de ce cocon dans lequel nous sommes enfermés par la présence de son front contre le mien. Je ne rouvre les yeux que lorsqu'il reprend la parole et le fixe, regard accroché au sien, sans bouger dans un premier temps. Je le laisse caresser ma joue, souris un peu, et embrasse sa paume avant qu'elle ne s'éloigne tandis qu'une grande détermination m'envahit. Je veux cet homme, comme jamais je n'ai voulu personne dans ma vie.

Ses questions, hésitantes, timides, m'attendrissent et je souris un peu plus, lâche même un rire étouffé avant d'embrasser une fois de plus ses lèvres.
- De toute façon, je ne vois pas bien où je pourrais aller et je ne sais pas conduire, donc j'imagine que je suis contraint et forcé de rester avec toi jusqu'à ce que tu veuilles bien rentrer ! Et puis, les balades en forêt ça me manquait un peu. Autant profiter tant que la lune est encore haute et que nous avons quatre bras.

Sans compter que je n'étais pas sûr, même avec les meilleures pelles du monde, de pouvoir forcer ce sol gelé. Cheveyo en tout cas semblait adorer l'idée de rester là encore un peu, et je souris avant de me défaire de l'étreinte de Monsieur Loup pour prendre une autre pelle dans le sac. Je galère un peu à la déplier, quand lui l'a fait ça avait l'air si simple pourtant ! Puis ensuite je décide d'organiser les tâches : Daïto creuserait, moi je ramènerais les corps et je remplirais de terre ensuite. Oh je ne cache pas qu'ils étaient lourds, mais j'espérais probablement secrètement qu'avec la chaleur de l'effort, Daïto retirerait un ou deux vêtements. Personnellement je suais à grosses gouttes mais ne me plaignais absolument pas, je savais très bien que se découvrir quand il fait froid, même si on meurt de chaud, est la meilleure façon de mourir en hiver : choc thermique fatal. Je supportais donc en silence, bercé en même temps par les chants indiens de mon compagnon.

Ca nous a pris plus de temps que je ne l'aurais pensé malgré que j'ai mis de l'ardeur à la tâche pour ne pas que Daïto fasse non plus tout le travail. Je n'ai pas ses gros muscles, mais ça ne veut pas dire que je dois me tourner les pouces après tout. Une fois tout ce beau monde enterré, la lune avait déjà bien avancé sa course et le temps s'était encore plus alourdit. Je sautille sur place en frottant mes mains l'une contre l'autre puis range les sacs avant que nous ne prenions le chemin de la fameuse clairière. J'espérais qu'il ferait plus chaud sous le tipi et puis, soyons honnête, j'étais assez excité à l'idée de dormir dedans. J'en avais tellement vu dans les livres !!! J'avais l'impression d'être un gamin qu'on autorise pour la première fois à s'approcher un peu de la lumière de la ville.

Sur la route, Cheveyo vit sa vie en allant et venant, moi je frissonne un peu et me presse davantage contre Monsieur Loup. Ma main vient chercher la sienne, mes doigts s'y nouer avec un naturel confondant sur lequel je ne m'attarde pas. Étrangement, je suis parfaitement à l'aise avec l'idée. Comme je l'avais dit un jour à Enzo : "si j'avais dû être gay, je n'aurais certainement pas fait partit de ceux qui s'en cachent. Dans ma famille, on assume." De fait, pas d'histoire de placard avec moi -même si je n'ai jamais vraiment compris pourquoi un placard, d'ailleurs- et encore moins de jeu de cache-cache ou de "je t'aime et je ne l'avouerai jamais" avec Daïto. On ne joue pas avec les sentiments des gens, non mais !

Nous voici enfin à cette fameuse clairière que je prends le temps d'admirer et, un peu soulagé quand même d'être arrivé, je retire le sac que j'avais mis sur mon épaule et adresse à Monsieur Loup un grand sourire et un regard pétillant.
- Je pourrais t'aider à le monter ? S'il te plaît ! Promis, je ne casserai rien ! Ou alors, ça ne sera pas exprès.
Le cadre est vraiment idyllique, même s'il fait froid, que j'ai les doigts gelés et que mes dents se sont mises à claquer quand je parle. Je passe la langue sur mes lèvres sèches et frotte mes mains avant de les plonger dans le sac. Au boulot !

Daïto Maikan
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Daïto Maikan
Trappeur propriétaire d'une boutique indienne
Dim 28 Avr 2019 - 22:48

Rassuré, je le vis sourire à nouveau. J'ai bien cru qu'il me le refuserait avant un long moment. L'étreinte fut bien courte, mais les corps eux ne pouvaient pas attendre. Je fus ravi de voir que mon coyote voulait à tout prix m'aider dans cette tâche. Il est vrai, qu'habituellement, dans mes croyances, que l'on vienne à les brûler mais ici en forêt c'était bien trop dangereux. On était pas à l’abri d'un incendie et cela aurait été catastrophique à la fois pour le faune et la flore mais également pour les rares libres qui vivaient dans cette forêt. Je plus, un corps gelé aurait bien eu du mal à se réduire en cendres. il aurait fallut pour cela une grosse quantité de bois et de combustibles. Deux choses qu'on ne peut certainement pas porter que sur le dos de deux seuls hommes. Je n'aurais pris aucun risque, pas même pour respecter une coutume ancestrale. C'est pour cette raison que j'ai opté pour l'enterrement et je devais creuser bien plus profondément pour être certain que les sépultures ne soient pas dérangées par les prédateurs et les nécrophages. Et il fallait le faire avant l'arrivée des beaux jours. autant dire que cette période était encore propice pour les conserver. Certes, l'odeur était un bon moyen de camoufler l'humain mais ces gens là, je les connaissais et Crown avait vécu avec eux. Je ne tenais pas, pas plus que lui je suis sûre, à ce qu'ils restent ainsi sans un dernier hommage.

Crown prenait autant soin d'eux que moi et il en versait sa propre sueur. Bien entendu je venais à m'inquiéter qu'il prenne vite froid après l'effort mais il ne venait pas à s'en plaindre. Je ne souffrais ni du chaud ni du froid pour ma part mais je n'en oubliais pas que jadis, j'étais tout aussi sensible que lui à ces différences de températures. Je pouvais aisément quitter ma chemise pour travailler, tandis que lui devait resté couvert. Cheveyo semblait vouloir aussi aidé à sa manière en grattant la terre avec ses pattes mais je doute sérieusement de l'efficacité de son acte. Et parfois, il passait son temps couché à nous observer en tirant la langue, dans une posture "tranquille pépère" pendant que l'on trimait. Ce réconfort là non plus n'était pas forcément des plus efficace mais on ne pouvait pas lui demander d'être autre chose qu'un loup.

Puis enfin, cette tâche achevée, nous pouvions reprendre les sacs, ranger les pelles et partir sereinement ce qui fût jadis le camp. Il ne restera plus que les vestiges qui seront finalement noyées dans la végétation d'ici quelques mois ou quelques années. Je venais à porter les plus lourdes charges, comme pour l'allée et la main de Crown dans la mienne paraissait plus froide. Nos mains étaient souillées par la terre remuées mais cela ne changeait rien à ce simple fait. Il allait vite prendre froid si je ne faisais rien. La marche l'aiderait à conserver la température qu'il a cumulé lors de l'effort mais ce ne serait pas suffisant une fois que l'on serait arrivé. Je l'ai vu trembler légèrement dès que l'on a atteint notre but et j'avoue que le tipi était ma dernière priorité sur le moment. Je lui donnais alors ma chemise que je n'avais que coincé entre mon dos et mon sac à dos et je lui enfilais. Je venais à frotter ses bras énergiquement mais en douceur.

- Oui tu pourras m'aider mais avant il faut faire un feu, tu es gelé. Il nous faut un peu de bois. Cheveyo va t'accompagner.

Lui indiquais-je en premier lieux. Je commençais d'abord par étaler les peaux qui servaient au tipi puis j'allais chercher de gros morceaux de bois morts pour maintenir le feux toute la nuit. Le tipi serait monté non loin, sous l'ombre d'un massif chêne qui nous protégerait du soleil et du vent. J'allais me laver les mains dans l'eau de la rivière que Cheveyo goûtait.

- Va lui tenir chaud petit frère.

lui demandais-je en venant lui grattouiller la tête et il irait se coller à Crown, y compris si celui-ci venait à marcher pour prendre le fameux petits bois que l'on avait besoin pour amorcer le feu de notre petit campement de fortune. Pour les piquets du tipi, j'avais opté pour du bois avec des accroches en visserie. Bien plus pratique et transportable que de couper des tronc directement dans la forêt. Certes, ils étaient moins solides et trop modernes par rapport à ce que l'on pouvait faire du temps de mes ancêtres mais comme on dit : il faut savoir vivre à son époque. et puis, un indien travaillant à la Robotn'c avait forcément un peu de matos hi-tech dans son sac -pour preuve, les fameuses pelles pliantes-. je n'étais pas de ceux à jeter toute la technologie par la fenêtre. Par exemple, les arceaux qui forme le toit du tipi sont entièrement métallique avec un système ingénieux d'anneaux encastrables ce qui permettait une presque isolation.

Le pilier central, bien que ce dernier je devais effectivement le chercher dans les bois à coups de tomahawk irait également dans une sorte de bol creux, qui servait également de chaudière dans lesquelles on pouvait mettre la baise à même le sol, un simple trou servant de réceptacle en son centre. Et tout le poids complet du tipi assure la complète stabilité de la structure. Je n'irais m'éloigner que pour trouver ce fameux tronc central, aussi large que mon poing mais pas plus et à peine plus haut que moi. un tipi n'avait pas besoin d'être bien haut en définitive. La conception du tipi, dans son intégralité, bien que longue et assez technique, nous prendrait pas moins d'une bonne heure. Le temps que le feu prenne et face de belles flammes. Je sortais aussi les quelques vivres que j'ai amener pour que l'on puisse manger. Et la fatigue tirerait certainement nos traits sur ces dernières petites heures qu'il nous restait avant l'aube. je gardais précieusement Crown contre moi, le temps d'avoir des braises pour notre sommeil et Cheveyo aura sa tête sur ses jambes pour le couvrir. Les dernières peaux seraient également installées pour nous permettre une couche douce sans craindre la piqûre du froid.

- Apisi ? Cela te fait peur si je te dis que je vais te faire mien cette nuit ?

Lui demandais-je dans un murmure en venant poser un baiser sur sa tempe. J'espérais que son corps est encore de la force après cette soirée si épuisante. Et si ce n'était pas le cas, j'attendrais son repos puis son réveil. je l'aurais de toute façon dans mes bras, cette nuit et toutes les nuits qui suivront celle-ci.

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