AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Forum de RP interdit aux moins de 18 ans - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire
 

Partagez | 
Twenty-Two years [Ren]
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Twenty-Two years [Ren]   Sam 27 Oct 2018 - 18:55





Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Vingt-deux ans. C'est long, même pour un vampire. Il s'en passe des choses en deux décennies. L'esclave qu'Aomitsu s'apprête à recevoir a eu le temps de devenir ce qu'il est aujourd'hui. "Ren".

"Ren" était à l'origine cinquante esclaves. Cinquante nouveaux nés triés sur le volet dans les centres de reproductions qui seraient élevés puis sélectionnés au fil des ans pour qu'il n'en reste qu'un. Certains ne convenaient pas pour le projet et ont continué leur éducation pour devenir simples esclaves Cup of Tea. Ceux qui ne pouvaient même pas répondre à cette demande ont terminé dans les banques de sang. Qu'importe. Lorsque "Ren" avait quatorze ans, a la sortie des centres de dressage et donc au moment pour Cup Of Tea d'acheter ceux qui entrerait dans ses centres de dressages, il ne restait déjà plus que dix esclaves en course. À dix-sept ans, ils n'étaient plus que trois. Après un affinage corsé il n'en resta plus qu'un qui devint Ren. Le Ren. Celui qu'Aomitsu attend depuis vingt ans, sa commande personnelle auprès de sa propre marque pour obtenir l'esclave qui lui conviendrait. Et il est enfin prêt.

Aomitsu a acheté un autre esclave quelques jours plus tôt, mais il est à l'hôtel. Le Japonais voulait être un peu tranquille pour recevoir Ren. D'autant plus que cet autre esclave est un vampire assez têtu et qu'il risquerait d'impressionner son parfait nouveau jouet.

Autant dire que le Leader s'est levé de bon pied à la tombée de la nuit. L'esclave a fait un long voyage. Il est parti du Japon dans un jet privé de la marque et en compagnie de toutes les livraisons du mois pour l'Amérique du Nord. Il est atterri à San Francisco et a été récupéré par un employé de Cup of Tea pour prendre un avion de ligne régulière en sa compagnie jusqu'à Dornia en vol direct. Tout le trajet s'est fait dans un confort honorable, peut être entaché par le port de chaînes et de restreintes. Même si Aomitsu fait confiance à l'éducation de ses esclaves qui ne tenteront pas de s'échapper, il faut respecter la loi. C'est donc après ce long périple que Ren arrive chez son Maître en compagnie de l'employé de Cup of Tea.

Aomitsu est très bien habillé, comme d'habitude. Aujourd'hui il porte quelque chose d'assez formel. Un pantalon droit gris foncé avec un motif à grands carreaux, une chemise blanche et une cravate assortie au pantalon forment la base de sa tenue. Des bretelles noires passent sur son torse ainsi que des chaussures noires à boucles doublées habillent le look et lui donne ce côté élevé. Pour sortir il mettrait une veste par-dessus, mais comme il est chez lui pour l'instant il ne s'embarrasse pas d'en porter une.

Il est tôt. Le soleil n'est pas encore tout à fait couché. Aomitsu aurait pu demander à se faire livrer un peu plus tard mais il était trop impatient et a demandé à ce que son esclave soit amené chez lui dès sa sortie de l'avion.

Aomitsu reçoit un message sur son téléphone alors qu'il est en train de lire "鉄コン筋クリート", un Seinen japonais des années quatre-vingt-dix. Le message est de la part de son employé, il dit qu'il est en bas du building. Le Leader leur déverrouille donc l'accès et part attendre dans l'encadrement de la porte d'entrée principale de son appartement. L'ascenseur arrive à l'étage, et Aomitsu découvre enfin Ren.

Il savait déjà à quoi il ressemble, évidemment. Il ne s'est pas privé de lui faire faire quelques photo-shoots pour voir sa croissance. Il s'était étonné de le voir avec les cheveux roses lors du dernier, mais comme ça avait amusé Aomitsu et que ce dernier trouvait que ça lui allait bien, le Leader a demandé à ce qu'on ne l'embête pas trop et qu'on ne l'oblige pas à revenir au noir, sa couleur naturelle.

Ce n'est pas non plus la première fois qu'il voit l'esclave. En revanche, c'est la première fois que l'esclave voit Aomitsu. Ne voulant pas avoir de contact avec l'humain avant l'heure, le Leader ne s'était quand même pas privé de l'observer de loin lors de ses visites dans ses centres de dressage. Il avait aussi souri lorsqu'il avait reçu la demande de cadeau d'anniversaire de Ren. À la base, le cadeau était plutôt pour le féliciter d'avoir été enfin choisi, mais il s'est avéré qu'il était presque la date de son anniversaire. Aomitsu remarque d'ailleurs que Ren porte toujours ce cadeau au poignet.

Le Leader ne peut s'empêcher de sourire légèrement lorsqu'il voit de si près sa nouvelle possession. Il se concentre rapidement sur son employé qui lui fait signer quelques documents électroniques pour sa tablette. Tout ce qui est d'ordre administratif a déjà été pris en charge, la priorité a été l'autorisation de séjourner sur le territoire américain pour une durée indéterminée. Aomitsu signe donc la décharge disant qu'il a bien reçu l'esclave en main propre et tout ce qui va avec. Notamment les deux énormes valises et la guitare de l'humain.

Le livreur repart et Aomitsu invite l'humain à entrer dans l'appartement. Le pauvre a sa laisse qui traîne par terre alors Aomitsu lui retire, il n'a aucune raison de restreindre Ren dans l'appartement. Tenant donc la laisse enroulée dans une main et une des valises de Ren dans l'autre, le Leader passe le premier et referme la porte derrière l'humain.

"Laisse tes affaires ici, tu les rangeras plus tard. Suis-moi." Ordonne Aomitsu d'un ton calme et posé.

Il prend à droite et passe à travers un long couloir pour aller jusque dans le salon, celui à côté de la cuisine. La pièce est sûrement moins impressionnante que la grande salle. En plus, c'est là ou Aomitsu était en train de lire. Il y a une tasse de thé encore fumante et le livre ouvert posés sur la table basse. Il s'assoit sur le grand canapé blanc et regarde alors Ren en souriant.

"Viens là." Lui dit-il en tapotant une de ses jambes pour lui faire comprendre qu'il le veut sur ses genoux. Aomitsu regarde alors Ren, son esclave sans attendu. Il passe une main dans ses cheveux roses en souriant et entortille une de ses mèches entre ses doigts. "Tu es enfin là..." Soupire doucement le Leader en glissant sa main de libre sur la jambe de Ren. "Je suis content de voir que tu as gardé la montre que je t'ai offert."

Le Leader relâche les cheveux de son esclave pour poser sa main à sa taille plutôt.

"Tu as pu dormir dans l'avion ? Nous avons une grosse journée de prévue."

Aomitsu n'en revient pas. Ren est vraiment magnifique et tout à fait à son goût. Il laisse son imagination courir quant à tout ce qu'il pourra lui faire subir dans sa playroom, mais ça ce n'est pas pour tout de suite. Il espère que toutes les commandes Cup of Tea procurent cet effet à la livraison, car c'est vraiment ce qu'il recherche. Ça fait sentir vivant ce vampire si vieux.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 29 Oct 2018 - 19:20




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



Je suis prêt.

Mes prunelles grises ont suivi la ligne de l’horizon. J’ignore combien de fois j’ai vu la nuit succéder le jour, mais je n’ai pas réussi à fermer l’œil du voyage. Je suis à bout. De souffle, d’énergie. Ce n’a totalisé qu’une quinzaine d’heures de vol mais je ne dors plus depuis qu’on m’a confirmé ma sortie du dernier pavillon de mon éducation. Je suis prêt, à retrouver celui qui m’a offert la montre qui me paraît peser cent tonnes à mon poignet. L’épuisement me rend fragile, sensible aux gravures qui semblent m’écorcher la peau. Je joue avec le bracelet de cuir usé depuis je ne sais plus combien d’heures pour tromper le temps et ma peau a fini de rougir.  Je vais bientôt rencontrer celui que j’ai maudit et aimé. J’ai été entravé, une laisse à mon cou, des chaînes à mes poignets pour faire bonne figure aux douanes. Mon corps me fait mal jusque dans les vibrations de l’avion puis de la voiture qui m’amène à un autre avion qui m’amène à une autre voiture.

Je ne sais franchement pas où je me trouve mais on a daigné m’informer du fait que je quittais le Japon. Si les langues sont une notion de base que nous avons eu à maîtriser, la géographie m’a échappé. J’allais dans un pays où on parlait anglais et mon maître y habitait la grande ville de Dornia. Maître Ishikawa. Tout ce que je sais de lui, c’est le BDSM et ce nom, identique à celui du propriétaire des esclaves de la marque Cup of Tea. Je me rappelle un tableau dans le hall, où le vampire posait avec élégance et grâce, intimidant et sérieux. Pas de sourire, qu’une présence incomparable dans un canevas peint à l’huile que nous avions le mandat de saluer quand nous passions dans la pièce. Nous ne le connaîtrions jamais, mais nous lui devions le respect.  Je ne m’attends pas à ce que ce soit Lui, un imparfait comme moi ne lui suffirait pas à le servir.

J’ai déjà de la chance d’avoir un maître qui veut de moi.

Mon accompagnateur ne m’a pas lâché des yeux la première heure de notre voyage, puis il a fini par s’endormir au beau milieu du vol, me laissant seul à moi-même, en fait seul avec un Harlequin, ce qui m’a arraché, je dois l’avouer, une grimace de mécontentement. Et là, livraison faîte, nous traînons mes valises et ma guitare, ressemblant tout les bien que je suis chanceux d’avoir pu accumuler au travers des étages et jusqu’à l’appartement où je vais LE rencontrer pour la première fois. Ma teinture est défraîchie, mes lunettes trônent sur mon nez comme je n’ai plus eu le choix au bout de douze heures de retirer mes verres de contact. Je me demande déjà comment le séduire, quoi faire. J’ai tellement rêvé de ce moment que j’ai l’impression de n’avoir l’air de rien avec mon t-shirt de marque, ma large veste et les skinny jeans qui épousent mes jambes à perfection. Je porte des espadrilles, on n’a pas réussi à me faire porter l’habituel fratras de complet cravate qui va aux esclaves de mon genre. L’organisateur du Pavillon n’a pas insisté et là je regrette, je regrette tellement que j’en ai le rouge aux joues.

L’attente est brève devant la porte et j’ouvre la bouche pour offrir mes plus douces salutations, les plus charmante, celle où on peut enfin ressentir l’Éclat de mon bonheur. Mais ma bouche reste ouverte, j’écarquille les yeux.  Je le reconnais, juste à la manière dont ses cheveux retroussent derrière sa tête, son front dégagé. Il est plus grand encore qu’il puisse sembler l’être dans cette peinture qui ne souligne pas assez bien ses traits et ce regard perçant. Le plus surprenant : Son sourire. La confiance et le contrôle qu’ils transpirent.

Il est content de me voir et moi je n’arrive pas à sourire, beaucoup trop surpris.

Aomitsu Ishikawa.

C’est presque par automatisme que je me courbe en panique devant lui pour le saluer, ne comprenant pas exactement la situation qui m’a mis face à lui. Pourtant, seul mon propriétaire aurait pu signer les documents confirmant ma prise de possession. Je prends une minute à me reprendre tandis que mes pensées coursent à toute allure dans ma tête. C’est juste le temps que je comprenne que moi, j’ai été choisi pour le servir lui. Je suis flatté et terrifié à la fois. Ses ordres tombent et par chance, je n’ai pas perdu le don de les suivre à la lettre comme il m’a toujours été inculqué de le faire. Je dépose tout sur le sol et j’avance d’un pas rendu incertain par cette timidité soudaine que je ressens. Il est différent de cette image qu’il projette. Il s’assied et m’invite, doux comme jamais.

Puis ça m’arrive alors que je fais un pas vers lui. L’émerveillement involontaire, celui que je ne voulais pas ressentir. Mon maître est là, devant moi. Je sens mon regard se réchauffer, mes pommettes remonter et mes lèvres s’étirer dans la largesse d’un sourire radieux. Ma démarche est souple, j’avance à pas de félins vers le vampire que je rêvais de rencontrer, oubliant l’anxiété, oubliant qui il est, c’est plus fort que moi. Il m’a invité, alors je prends place sur ses genoux, m’asseyant à califourchon pour lui faire face, résistant de toute mes force le besoin de me blottir contre lui.

Il me souhaite la bienvenue de la plus belle manière.

« Je devenais fou, je ne savais plus attendre. » Que j’avoues, l’observant et imprimant ma mémoire de lui, de la sensation de ses doigts dans mes cheveux puis sur ma taille. Un instant à hésiter et je la recouvre de la mienne, la faisant remonter à ton visage avec lenteur pour qu’elle suive les lignes de ton corps. Enfin, je peux poser un baiser au creux de celle-ci, déposer ma joue contre son derme tiède. « Je suis Ren… Et je vous ai attendu toute ma vie, maître Ishikawa. Ce cadeau d’anniversaire, je le porte toujours pour avoir un peu de vous près de moi. »

Déclaration d’affection éternelle faîte, je murmure, penaud : « Je n’ai pas réussi à fermer l’œil, j’étais trop impatient. »


Dernière édition par Ren le Lun 29 Oct 2018 - 20:15, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 29 Oct 2018 - 19:55







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Aomitsu écoute à peine ce que peut bien raconter son nouvel esclave. Ses yeux ne peuvent qu'admirer sa beauté, ses traits fins. L'humain prend même sa main pour mieux sentir son maître, et quel détail adorable. Autant dire que le vampire est charmé et ravi de cet investissement. Les paroles de Ren sont comme des ronronnements aux oreilles du Leader.

"Tu vas faire une sieste, alors. Sinon tu vas finir par t'évanouir." La vampire tapote sur la hanche de son esclave pour l'inciter à se lever, puis il se lève à son tour. "Mais avant, tu vas manger un petit peu." Aomitsu va en profiter pour énoncer les premières règles de vie de la maison. Il passe du côté cuisine de la pièce et ouvre le frigo pour en sortir des boîtes en verres remplies de fruits frais. "Tu devras t'occuper de tes repas. Tu auras le choix de sortir, te commander à manger ou cuisiner. Dans tous les cas, tu manges ce que tu veux et où tu veux, mais il faudra nettoyer après toi car je ne veux rien qui traîne. Je reçois des produits une fois par semaine, si d'autres choses te font plaisir tu pourras les rajouter à la liste de courses quand tu auras ton téléphone."

C'est déjà assez d'informations pour de suite. Pendant tout ce temps, Aomitsu a sorti un petit blender dans lequel il a mis des fruits rouges. Il verse ensuite tout ça dans un grand verre et sort un paquet de gâteaux recouverts de chocolat, c'est bio. Il pose tout ça sur la table et s'assoit à côté.

"Essaie de manger sain et de ne pas prendre de poids aussi. J'ai cru comprendre que tu as une santé fragile alors il faut tu fasses attention." Aomitsu est au courant que son esclave doit prendre des vitamines. Ça ne le dérange pas tant que ça. "Mais fais-toi plaisir de temps en temps, c'est important."

Le Leader observe sa nouvelle possession manger. Il n'est pas rare qu'Aomitsu se fasse des smoothies et mange de la nourriture humaine. Il mange même environ un repas par jour parce qu'il aime ça. Voilà pourquoi il se fait livrer des petites courses environ une fois par semaine.

"Tu as des questions ? Tu vas recevoir beaucoup d'informations aujourd'hui, alors n'hésite pas à demander si tu ne comprends pas."



Dernière édition par Aomitsu Ishikawa le Lun 29 Oct 2018 - 21:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 29 Oct 2018 - 20:44




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



C’est trop tôt pour me séparer de lui mais j’obtempère, ne peux pourtant pas empêcher mon sourire de s’envoler pour laisser place à une expression plus neutre. J’ai retenu mon envie de le toucher plus, d’explorer son corps pour en imprégner mes souvenirs. Nous aurions pu faire plus, mais connaissant au moins cette facette de lui, je serai probablement attaché et incapable de me l’approprier quand il bafouera mon corps du sien, m’imposera sa cadence et sa saveur. Mais ce n’est pas maintenant, je ne sais même pas s’il me vendra au plus offrant ou profitera lui-même de ma virginité et de mon ignorance du plaisir qu’un autre peut me procurer autrement que par les zones érogènes que je connais le mieux. J’ai conscience qu’il y a un monde à part entre sucer un gode de plastique et une vraie verge, j’espère juste ne pas lui faire mal, j’ai beaucoup de premières fois à lui donner. On m’avait prévenu que mon maître finirait lui-même mon éducation. J’ai peur de ne pas être au niveau de ses attentes.

« Merci, je sens que dès que je vais toucher le lit, je vais m’endormir. »

Rendu un brin taciturne par la fatigue je cligne de mes yeux sec, irrités par la fatigue et les verres de contacts que j’ai porté trop longtemps. Le penthouse est immense et trop blanc, j’ai l’impression de faire tache dedans et je le suis de pas curieux vers la cuisine, l’écoutant attentivement en ponctuant ses affirmations et les ordres de hochements de tête que mon maître ne regarde pas. Il m’écoute à peine en fait depuis le début, occupé à m’observer, je le sens bien, et ce n’est pas grave, j’ai droit aux grandes lignes et j’ai même le plaisir de me faire préparer mon premier repas – et probablement mon dernier- par nul autre que lui-même. Le bruit agressant du blender fait sursauter l’esclave qui s’impose de sourire à nouveau.

« Je vous remercie encore, maître Ishikawa. Je vais garder l’endroit impeccable. » Dis-je en pigeant des gâteries ici et là et en m’abreuvant du smoothie qui fait rougir mes lèvres de sa couleur fruitée. Je ne dis presque plus un mot du repas, profitant d’un instant de silence pour remplir mon ventre juste assez bien pour ne pas me sentir lourd et ne plus avoir faim. Je me saisis de certains fruits, les glissant sur ma langue pour en savourer le nectar tout en étudiant celui qui va gouverner ma vie entière. Tout est dans la juste mesure. « J’ai un curriculum et un agenda alimentaire pour palier à tout déficience en vitamines. » Et éviter de prendre du poids, chose dangereuse surtout si le noiraud se montre si allègrement permissif. Mon métabolisme est rapide par exemple, je n’ai jamais été capable de dépasser mon poids santé, malgré certains efforts passés à me goinfrer. « Je prends aussi des suppléments de fer si vous désirez boire à ma gorge. Y a-t-il une salle d’entraînement dans l’immeuble? »

« Et comment devrais-je m’adresser à vous? » Puis les questions commencent à se multiplier à mon esprit. « Je pourrais visiter avant de dormir? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 29 Oct 2018 - 21:32







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


"Il y a une salle de sport. Elle est au rez-de-chaussée de la tour."

Il est agréable pour Aomitsu de parler avec Ren. Il est très respectueux et sait utiliser les mots. Pas comme Royston. Ce vampire est vraiment tête dure, rien que le vouvoiement est quelque chose qu'il a du mal à intégrer. On dirait qu'il fait exprès de parler familièrement au Leader pour l'énerver.

"Appelle-moi Maître ou Monsieur. Comme tu préfères. Pas besoin de prononcer mon nom à chaque fois."

Aomitsu se lève et regarde sur son téléphone. Le temps qu'il va devoir passer avec Ren risque d'empiéter sur le temps qu'il était consacré à travailler, alors autant qu'il s'y mette de suite.

"Explore autant que tu veux. Je vais travailler dans la grande salle. Tu remarqueras qu'une porte est fermée. C'est mon bureau et tu n'as pas le droit d'y rentrer. Évite aussi de trop traîner dans ma chambre, mais tu peux aller y faire ta sieste si tu veux. Je viendrais te réveiller. Tu remarqueras aussi que deux pièces sont vides. Tu me diras celle que tu préfères, ce sera ta chambre."

À l'origine trois pièces étaient vide. Royston ayant emménagé quelques jours plus tôt, il a décidé de prendre une des chambres à l'étage. Il s'agit celle qui est la plus rapprochée de la chambre d'Aomitsu. C'était la plus petite. Ren a donc le choix entre la pièce juste à côté de la chambre de Royston, ou celle au trente-deuxième étage à côté de la Playroom. Les deux sont plutôt égale quoique celle du trente-deuxième à un walk-in closet qui communique avec la Playroom.

Le Leader passe une main dans les cheveux de Ren pour les ébouriffer légèrement, puis il passe par la cave à vin pour rejoindre la grande salle sans lever les yeux de son téléphone. Il prend son ordinateur portable et s'installe dans la méridienne dans une position à moitié allongée dans lequel il est très confortable. Il doit simplement répondre à des mails, alors il n'a aucun intérêt de rester assis au bureau.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 29 Oct 2018 - 22:35




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



Un dernier hochement de tête et je finis mon repas seul, laisse à moi-même malgré ma soif de sa compagnie. Il ne voudrait cependant d’un esclave trop dépendant à sa personne. Je suis éreinté, mais ça ne m’empêche pas d’explorer la cuisine pour pouvoir tout nettoyer et ranger, faire comme si je n’avais pas été là dès le début. Je garde la sensation de ses mains sur moi et dans mes cheveux lorsque je débute mon exploration. Je traîne un peu des pieds, j’ai mal à la moindre des fibres de mon corps courbaturé. Je ne suis prêt à rien au final. Malgré toute mon attente, je ne voulais pas ça et je suis terrifié face à la nouveauté. Les gaffes et les punitions ça me connait.

Ma langue claque sur mon palais tandis que je répète des notes en finissant ma besogne, mes doigts humides de la vaisselle fraîchement lavé pianotent sur mon jeans pour jouer les accords d’une musique que je pratique à la guitare depuis quelques temps. Je débute mon exploration dans l’océan de blancheur, commençant par suivre le chemin que mon maître a emprunté pour le trouver en train de travailler, je reste loin pour ne pas le déconcentrer et je bifurque, ma démarche rendue maladroite par l’épuisement. Je ne m’enfarge dans rien, mais ça tiens du miracle. Il n’y a pas une pièce du penthouse que j’épargne. Je reconnais aisément la chambre de mon maître, puis en découvre une qui semble être occupée, peut-être par un autre esclave ou un aimé, je n’en sais rien.

Je baille lourdement, découvrant les deux autres chambres, celle plus éloignée de celle de mon maître en dernier, le walk in donnant sur une pièce secrète. Je note les anneaux qui pendent du plafond et les photos encadrées, ce sont de véritables œuvres et si d’autres auraient pu se gêner de leur contenu, ça ne me fait pas le moindre pli, habitué que je suis à cet univers, transformé pour plaire au vampire à qui appartiens cette pièce maculée.

Un autre bâillement.

L’adrénaline est tombée, mais l’anxiété prend le dessus. Je frémis en entier et enlève mes lunettes pour me frotter les yeux, retournant à cette chambre inhabitée pour prendre place dans ce large lit qui trône au milieu, les couvertures aussi blanches que les murs. Il ne doit jamais y faire noir même au beau milieu de la nuit. Je creuse dans les couvertures pour me nicher en silence, préférant occuper ce lit-ci plutôt que celui d’une pièce dans laquelle on m’a prévenu de ne pas traîner.

Je ne sais pas à quoi je m’attendais, mais pas à me sentir comme je me sens là. Je ne sais pas si mon maître comprend que mon monde tourne autour de lui, s’il réalise a quel point j’ai besoin de sentir son parfum et sa chaleur, j’ai besoin qu’il m’aime, peu importe la manière, j’ai besoin qu’il me morde, qu’il me fasse mal. Ça fera moins mal s’il ne me trouve pas à son goût ou pire, s’il me trouve à son goût et me garde le temps que mes charmes perdurent. Je m’endors, bercé ma par cette petite voix anxieuse qui n’arrive pas à m’empêcher de sombrer. Beaucoup trop drainé, mon sommeil est sans rêves et des plus récupérateurs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Mar 30 Oct 2018 - 0:40







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Au bout de deux heures et demie, Aomitsu arrive à bout de ses mails. C'est vraiment la partie ennuyeuse de son travail, et c'est tous les jours comme ça. Autant dire qu'il est heureux de terminer. Il était concentré et il a besoin de quelques secondes entre le moment ou il ferme son ordinateur et le moment ou il se redresse. Maintenant il va pouvoir faire tout ce qu'il doit faire avec Ren. Il a du avoir le temps de se reposer un petit peu d'ailleurs, au moins assez pour tenir le coup jusqu'à demain matin.

Aomitsu monte d'abord jusqu'à sa chambre, mais elle est vide. Tiens. Pourtant il a dit à Ren de pouvoir dormir dedans. Aurait-il trouvé un autre endroit ? Le Leader redescend donc les escalier et pars dans sa Playroom, c'est la seule autre pièce ou il pourrait dormir. Et il tombe juste. Ren dort comme un bébé, emmitouflé dans des couvertures. Le vampire sourit en voyant ça, il trouve l'humain vraiment mignon. Il a l'air si paisible.

Le maître s'assoit sur le rebord du lit et glisse le dos de ses phalanges contre la joue de son esclave endormi. "Réveilles-toi, Ren." Dit-il d'une voix douce pour ne pas le brusquer.

Le pauvre avait l'air profondément endormi. Il faut dire que s'il n'a pas réussi à fermer l'œil depuis le japon il doit être dans un sommeil réparateur. Mais Aomitsu ne peut pas le laisser dormir plus longtemps, ça décalerai son emploi du temps. Et puis ça aidera Ren avec le jet-lag de se forcer à rester éveillé. Le Leader caresse les mèches roses de Ren en souriant légèrement, de toutes les images mentales qu'il s'est fait de lui, jamais il ne l'aurait imaginé avec les cheveux roses.

Aomitsu se lève et ajuste son costume, puis il entraîne Ren jusque dans l'ascenseur. "Nous devons d'abord aller acheter des meubles pour ta chambre. Ensuite on doit passer à la banque pour te faire une carte, puis tu devras manger. On repartira ensuite à l'appartement et te faire installer tes meubles, et enfin on aura un peu de temps libre."

Programme relativement chargé, donc. Il n'y a pas un grand nombre de choses à faire, mais chaque chose va prendre un moment. Surtout le choix des meubles si l'esclave est indécis. Aomitsu l'emmène dans son enseigne favorite, un showroom d'un luxe extrême ou il a acheté quasiment tous les meubles de son appartement. C'est surtout minimaliste, comme le reste de la décoration. Ren a le choix des meubles qu'il veut prendre, mais dans un catalogue restreint. Il va devoir s'adapter au reste de la maison même s'il a le droit de garder son originalité.

Le Leader sort de la tour en compagnie de Ren, un voiturier attend devant et tient la porte arrière ouverte. Ce n'est pas le chauffeur privé d'Aomitsu, en fait il n'en a pas. Il est juste client d'une entreprise qui envoie toujours quelqu'un de différent, dans des voitures différentes aussi. Mais toujours de luxe. À force, Aomitsu croise à nouveau certains conducteurs mais il ne connait pas le visage de celui du jour.

Aomitsu monte en premier, le conducteur ferme la portière et passe de l'autre côté pour ouvrir à Ren. Lui aussi a droit au service, il est esclave du Leader et son extension et il a donc le droit au même standing de service. Le vampire n'a pas besoin de dire quelle destination il souhaite, il a déjà formulé sa demande sur l'application. Alors la voiture démarre rapidement.

Profitant de ce petit moment de calme, Aomitsu attire Ren contre lui et pose une main sur sa cuisse.

"La Playroom te plaît ?" Demande-t-il d'un air amusé, content qu'il se soit endormi là-bas. Il parle en japonais pour ne pas se faire comprendre du conducteur. "Quelle chambre voudrais-tu prendre finalement ?"

Le Leader observe sa nouvelle possession calmement. Il sourit, il a l'air attendri et amusé. Le pauvre Ren à l'air encore assez tendu mais c'est normal, d'ici quelque temps il se sentira chez lui. C'est juste tout ce changement doit être déstabilisant.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Dim 4 Nov 2018 - 22:58




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



Groggy de sommeil, j’ouvre les yeux et j’ai la bouche pâteuse. J’ai entendu une voix bien particulière, plus douce que toutes celle qui m’ont jamais réveillé. Je tourne la tête vers la source de la voix si douce mais impérative, suivant mon ouïe. Enfouit que je suis dans les couvertures, comateux, je prends deux minutes à me rappeler de qui il s’agit, le fixant de cet air ensommeillé, le regard rempli de questions sans début ni fin. Une crinière noire ramenée vers l’arrière, de parfaites lunettes sur le bout d’un nez délicat, un sourire agréable et contrôlé, du plaisir dans son regard. Il est content de me voir. Moi aussi, parce que j’ai un maître maintenant. Un sourire maladroit et tout sauf mécanique illumine mes traits, habituellement ils sont forcés à chaque fois que j’ouvre les yeux, je n’aime pas forcément me faire réveiller. Pourtant, là, je pétille de bonne humeur face à ce parfait inconnu – ou presque.

"Mhm-Maître… Merci pour la sieste… " Que je chantonne dans notre langue d’origine avant d’étouffer un bâillement.

Mon sommeil a été réparateur, il a cependant été trop bref, quoi que là je peux jouir de sa compagnie, ce qui était contre toutes attentes comme on m’avait prévenu que mon maître est un homme occupé. Je m’assieds d’un mouvement presque soudain, toujours enveloppé dans la couette duveteuse et confortable, redoutant la fraîcheur extérieure pendant quelques instants avant de m’en extraire avec une petite moue et un frisson. Ensuite vient la caresse surprenante, je ne m’attendais pas à ce qu’il me touche, mes cheveux encore moins, à voir son expression, ce n’était pas une erreur et même là, ils seraient restés roses, ou blonds, n’importe quelle des deux couleurs.

Si j’ai eu droit de me réveiller, dès que la caresse prend fin, je suis extrait du lit, je renfile mes lunettes et mes chaussures et nous sommes sortis vers je ne sais où. C’est une course contre la montre pour un horaire d’arrivée bien chargé à mes yeux épuisés qui louchent pathétiquement. Le vampire avait raison, ma sieste me sauvait probablement d’un possible évanouissement. Je devrai faire attention aux cernes, il ne faudrait pas souiller ce visage qui plait tant à mon maître d’un épuisement visible, déjà que je suis occupé à m’étirer le plus discrètement possible dans une voiture où je suis placé à côté de lui.

"Je peux choisir moi-même? " Que je demande, éberlué de ce luxe soudain jusqu’à ce que je remarque le minimalisme du mobilier haut de gamme qui facilite très simplement le choix. Tout est magnifique et à couper le souffle, mais nous consacrons trente minutes au choix, ça tient du miracle et j’espère intérieurement que mon maître est psychologiquement prêt à me voir tapisser les murs de ma chambre de posters pour tromper l’ennuyante blancheur de celle-ci. Ça m’arrache un sourire, j’imagine sa tête magnifique, quoi qu’il doive bien s’y attendre avec la couleur de mes cheveux. On a été trop permissif avec moi et il va payer le prix, je serai l’excellence, mais ma chambre sera mon jardin secret, non? Maître Ishikawa, vous pouvez dire adieu à l’épuré industriel dans cette pièce.

"Merci, j’en prendrai soin." Dis-je en souriant, penaud de la dépense que je représente.

À l’arrière de la voiture, comme je remarque le chauffeur différent de celui qui nous a conduit sur place, je le sens se presser contre moi, sa voix au timbre chaud m’arrache un frisson. "Elle est idéale maître, j’ai hâte de l’explorer à vos côtés. " Ma réponse est murmurée dans la même langue que la sienne. J’oublie mes plans désastreux : La soudaine proximité me rend félin, d’instinct, mon corps se moule au sien avec une sensualité qui n’a rien d’ingénu. J’ai été dressé pour répondre aux caresses, aux cordes et aux fessées. Mes lèvres s’entrouvrent comme mes cuisses, faîtes pour être embrassées et pénétrées. Je souffle délicatement, les battements de mon cœur s’accélérant sur un coup d’adrénaline. "J’aimerais prendre celle qui est la plus à proximité de la playroom. Je serai toujours prêt et près ainsi."

J’ai le souffle un peu court, mon imaginaire décollant de plus belle, mon trouble grandissant par rapport à mon nouveau maître, ma main se glissant sur la sienne, saisissant ses doigts pour que je puisse les embrasser encore, comme plus tôt. Puis je fige en réalisant où nous sommes. Trop démonstratif que je suis, je relâche ses doigts. Le chauffeur ne semble pas avoir remarqué et je me raidis instinctivement, prêt à être puni pour mon audace.

Avant de savoir, nous sommes arrivés à la banque, encore inconfortable mais pour mille autres raisons : "Je vais avoir une carte? " Je ne me suis jamais servi de ça, donc le concept me semble étrange. Je sais que c’est un moyen d’accéder à son compte de banque, qu’il faut un code, et hop, magie, l’argent électronique en sort.

" Je--- merci. "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Mer 7 Nov 2018 - 0:04







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Pour la plus grande joie d'Aomitsu, Ren est quelqu'un qui sait prendre des décisions. Quel soulagement. Les esclaves sont souvent élevés dans l'idée qu'ils n'ont le choix de rien, que leur utilité est simplement d'obéir, mais non. Ça, c'est le meilleur moyen d'avoir un esclave passif qui sera ennuyeux quand on l'aura baisé quelques fois. Une esclave doit avoir sa personnalité, aussi forte soit-elle. Certes, elle doit être couplée à une discipline et une soumission au maître et à sa race ; mais là sont les seules limites de l'enseignement de Cup of Tea.

Contrairement à Royston, Ren n'obtient aucun plafond de prix pour meubler sa chambre. Aomitsu fait du favoritisme sans honte avec ses esclaves parce que ses préférences ne sont jamais injustifiées. Peut-être que ça motivera Royston à se comporter un peu mieux. Quoique ce dernier n'a pas l'air très matérialiste. Qu'importe, le Japonais aime gâter ses gentils esclaves.

Ren se fait sulfureux lors du chemin jusqu'à la banque. Le moindre mot lui fait écarter les cuisses et effectivement, c'est excitant. On dirait qu'il est déjà prêt à passer une nuit torride en compagnie de son Maître. C'est parfait, c'est ce que veut ce dernier. Il fonctionne beaucoup à la frustration et cette dernière ne fonctionne que si un désir est présent.

"Alors je ferais meubler celle-là. Tu as remarqué qu'un dressing fait communiquer les deux pièces ? Je te conseille d'aller l'explorer, il y a beaucoup de choses intéressantes dedans."

Le Leader n'en dit pas plus mais le dressing regorge de sex-toys en tout genre. Les adeptes du BDSM le savent, cette passion est un véritable gouffre financier car elle mérite nombre d'accessoires. Et au fil du temps la collection d'Aomitsu est devenue ridiculement fournie. Au moins tout est parfaitement rangé dans ce grand dressing.

Le Japonais s'amuse de la gêne qui suit l'attitude sulfureuse de Ren. Prendrait-il soudainement conscience de la sensualité de ses gestes ? Aomitsu le rassure en glissant sa main de manière possessive le long de sa cuisse. Que cet esclave est mignon. Le Maître sait qu'il va longtemps s'amuser en sa compagnie.

Une fois à la banque le Vampire et l'humain se trouvent dans un bureau très confortable. C'est sans surprise qu'Aomitsu se fait traiter comme un client de marque. Alors que le banquier donne la carte et la lettre contenant le code au Leader, ce dernier passe directement tout ça à Ren.

"Je remets le compte à cinq mille dollars toutes les deux semaines. Si tu as besoin de plus tu n'auras qu'à me demander. Tu peux utiliser cette carte partout, je compte sur toi pour ne pas la perdre. Même si tu ne pourras pas sortir faire du shopping tout de suite tu pourras acheter des choses sur internet, hm ?" Termine Aomitsu en parlant dans sa langue natale, ne voulant pas se faire comprendre de la troisième personne. Donner autant d'argent à son esclave lui sert, parce que ce dernier pourra s'acheter lui-même ses vêtements et ses loisirs et c'est plus simple que de lui donner tout le temps du liquide ou de l'emmener faire du shopping pour fliquer ses moindres achats.

C'est en sortant de la banque qu'Aomitsu se demande s'il doit reprendre le taxi. Il est minuit, c'est l'heure de manger pour lui et son esclave et ils sont en plein centre-ville, ils pourront bien trouver un endroit sympathique.

"Qu'est-ce que tu aimes manger Ren ? Je ne connais rien de tes goûts."

En prenant en compte la réponse de son esclave, Aomitsu fait alors mine de rentrer dans le taxi, il va se faire livrer de la nourriture d'un endroit qu'il connaît bien. Il se régale à chaque fois, Ren apprendre que le Leader est un vrai gourmand. De nouveau installé dans son taxi auprès de son esclave, le vampire embrasse le haut de sa tête rose puis sors son téléphone pour passer commande. Il pose de nouveau sa main sur la cuisse de l'humain pendant l'appel, il apprécie le contact.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Dim 18 Nov 2018 - 23:46




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



« Je m’assurerai de visiter cette pièce avec beaucoup d’attentions. » De promettre le jeune homme, un sourire irrésistible aux lèvres qu’il sait prête à être embrassées. Il est tellement content qu’il embrasserait cet homme nouveau dans sa vie, ravi d’avoir enfin rencontré sa prérogative.

Il n’a pas de portefeuille, c’est pourquoi il range immédiatement la carte dans la pochette à fermeture éclair de son manteau qu’il referme avec attention, décidé à ne pas perdre ce précieux cadeau. Il ne s’évertue pas de remercier mille fois son maître, il le fait une fois, effleure ses doigts avec plaisir. Ren est un art consommé, de reconnaissance, de douceur. Il sait montrer son bonheur et sa satisfaction et cela doit aller mieux que des mots, aussi, il ne demande pas quand il pourra sortir, ça aurait été impoli surtout quand il a droit à la compagnie du noiraud.

Le maître de Ren a un effet dévastateur sur lui qui est déjà prêt à se donner entier, l’émerveillement est incomparable pour lui et de ses grand yeux gris, il suit les mouvements d’Aomitsu tout en buvant les paroles à ses lèvres à la manière un assoiffé. Il cherche à imprégner sa mémoire de lui, de ses gestuelles et de ses manies qui, si parfois infantilisantes, n’ont rien de fondamentalement méchant. Baiser sur le front, ébouriffage de cheveux affectueux, une distance rassurante en vue de leurs statuts différents et une proximité toutes autre concernant les caresses et les mains aventureuses du Leader. Unne moue un tantinet gênée étire les lèvres du rose et le regard pétillant de cette naturelle intelligence chez lui, il enregistre tout. Cinq-mille lui semble énorme, lui qui n’a jamais eu de dépenses personnelles avant, il sera un consommateur intelligent, mais pas forcément dans l’immédiat, considérant la blancheur de sa chambre et le peu d’effets qu’il transporte dans ses deux valises. Ça et il devra se racheter un ampli s’il veut jouer de la guitare.

Son ventre gronde dès qu’ils sont assis dans le taxi et la question vient à brûle pour point. Ce qu’il aime manger? Il rit avec douceur.

« N’est-ce pas moi qui doit tout apprendre sur vous, maître? » qu’il taquine le vampire dans leur langue natale, pressant encore sa cuisse à la sienne une fois retourné dans le taxi, dressé pour réagir au moindre contact, se féliciter de ceux-ci et passer sa langue sur sa lèvres inférieure. Cupide animal de luxure, il résiste mal à désir que fait naître en lui ce parfait inconnu duquel il veut tout savoir.

« Je mange de tout mais j’évite les gras saturés pour rester en santé. J’aime beaucoup le salé et les tomates. J’ai la dent sucrée et c’est une torture de résister à la tentation. » Qu’il chantonne de sa voix douce. Il sait comment rendre sensuelle le moindre mot qui sort de sa bouche.

Après cette réponse ambigüe au double sens évident, son expression douce en devint une de connivence. Après avoir partagé un peu, Ren se prend à vouloir tâter le terrain, se permet de poser une main nerveuse sur la cuisse de son maître, n’osant pas plus pour ce qui lui semble déjà être beaucoup pour le jour de leur première rencontre, surtout sans avoir demandé la permission. Il a déjà le souffle court et la tête lourde à cause de l’épuisement, ça et il a soif et faim, hâte de prendre une douche rassurante où il s’ébouillantera presque en gémissant de plaisir. Se pensées vont partout, mais reviennent bien vite à cette main presque indécente et surtout impudente qu’il a posé sur la cuisse de du vampire de sa vie. Trouvant d’avance qu’il s’en permet beaucoup avec lui, surtout qu’il n’en connait pas les limites. Le rose préfère donc vite changer l’endroit de sa caresse, appuyant ses phalanges contre celles d’Aomitsu pour doucement effleurer le dos de sa main, chatouillant le derme tiède de la pulpe chaude de ses doigts.

Il attend la fin de la commande pour chercher le regard du propriétaire de sa marque, celui pour lequel il existe entièrement, sa raison d’être absolue et il lui demande.

« J’aimerais mieux vous connaître aussi maître, que dois-je faire pour savoir tout de vous? »

Le taxi freine, ils arrivent déjà à l’appartement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 19 Nov 2018 - 21:44







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


La réponse de l'humain se fait forte en double sens. Aomitsu étouffe un rire car il aime les efforts de son esclave et trouve ça mignon. Cup of Tea est une marque d'esclaves sexuels donc il a été élevé pour ça. En fait, l'immense majorité des gens qui achètent des esclaves de cette marque s'en serve comme sex toys ou comme apparat mais pas comme animal de compagnie. C'est sûrement pour ça pour le jeune esclave se trouve déstabilisé. Aussi parce qu'il rencontre la personne avec qui il va passer le restant de ses jours, qu'il a quitté son pays et tous ses amis et qu'il découvre un tout nouvel environnement, certes. Mais surtout parce que la compagnie n'était pas le point central de son éducation, voilà tout.

"Une torture, hm..." Réfléchit Aomitsu.

Même si elle est très excitante, cette réponse n'apporte pas de réelle réponse. Ce n'est pas bien grave, le vampire sait où commander. C'est alors qu'il passe son appel qu'il sent la petite main de son humain contre sa cuisse. Il la prend et la caresse, se laissant caresser les doigts en retour.

"Oui. C'est bien moi. Vous m'avez reconnu. Dans trente minutes ? C'est parfait. Merci beaucoup."

Aomitsu suit sa petite discussion et finit par raccrocher. C'est alors que Ren lui pose une question tout à fait adorable. Il semble dévoué, c'est un trait de caractère qu'Aomitsu voulait chez lui. Il aime être sa seule raison de vivre.

"Je pense que tu pourras en apprendre beaucoup sur mes goûts en fouillant dans l'appartement. C'est aussi chez toi, alors n'hésite pas à regarder dans les placards et te servir de ce que tu vois. Tu peux même aller dans ma chambre, si tu es vraiment curieux." Répond le vampire avec un léger sourire aux lèvres.

Que ce soit dans la playroom, dans la cuisine, dans le dressing ou dans le salon ; toutes les pièces de la maison sont imprégnées des goûts du vampire. Même si Ren doit déjà connaître ses goûts sexuels, il apprendra qu'Aomitsu affectionne particulièrement le thé et le chocolat. Des placards en sont remplis. Surtout aux saveurs de fruits rouge. Il pourra aussi remarquer qu'Aomitsu aime les jeux de plateaux et la lecture. S'il est vraiment attentif, Ren remarquera que tous les produits de salle de bain d'Aomitsu portent une odeur d'amande douce. Il doit porter cette odeur sur lui-même d'ailleurs.

Après un court chemin du taxi jusqu'à l'appartement, Aomitsu retire son manteau et le met dans les bras de Ren pour qu'il le range lui-même.

"Le dressing pour les manteaux est ici." Dit-il en pointant la porte du doigt. Sans attendre, il part s'asseoir sur le grand canapé camel du salon. Il sort son téléphone et tapote dessus jusqu'à ce que Ren pointe le bout de son nez. "Va prendre la boite dans le premier tiroir du bureau là-bas." Dit-il en pointant d'un mouvement de tête le bureau d'appoint.

Sans étonnement, l'esclave s'exécute. Le vampire observe les fesses de l'humain qui s'éloigne, se disant qu'il serait amusant de lui interdire tout vêtement. Ou peut être lui autoriser à ne porter qu'un Jockstrap. L'idée l'amuse. Une fois de retour, Aomitsu lui indique de venir s'asseoir à côté de lui. Il ouvre lui-même la boîte, elle contient un téléphone à la mode.

"Tu sais te servir d'un téléphone, n'est-ce pas ?" Normalement, Ren a suivi des cours pour apprendre à se servir de technologie, mais il ne sait pas si ces cours se sont étendus jusqu'à l'usage d'un téléphone. "Je vais enregistrer mon numéro dedans, tu pourras me contacter quand tu veux. Évite juste de m'appeler parce que je suis souvent un rendez-vous. Privilégie les messages si ce n'est pas très important, d'accord ?"

Le vampire embrasse le haut de la tête de Ren, aimant ses cheveux roses et son visage de poupée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Mar 27 Nov 2018 - 18:38




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



Dépaysé, c’est peu dire par rapport à lui qui n’a jamais vécu ou gouté autant de liberté que celle que son maître lui promet. Les gratte-ciels de la ville le captivent et il les regarde défiler au travers des vitres de la voiture quand il ne le contemple pas Lui. Ren est tout juste assez bon acteur pour ne pas avoir l’air un pecnot ou d’un touriste. Aomitsu lui signifie qu’il pourra sortir, faire ce que bon lui semble, le « tant que ça ne va pas ternir sa réputation » est implicite. Le jeune humain n’a jamais été dans une grande ville et il toujours vécu une certaine réclusion avec les autres. C’était une question de protéger leur pureté, qu’on leur racontait. Sincèrement, l’esclave aurait eu trop peur des punitions s’il lui venait l’idée de gâcher une quelconque pureté avec de la liberté comme celle qu’il s’apprête à expérimenter. C’est probablement parce que toutes ses premières fois ont été préservées, premier baiser, première relation sexuelle complète, ça appartient à son maître et il se prépare psychologiquement à perdre toutes ces premières fois avec lui assez tôt. Drôle de contraste vu ses qualités d’esclave sexuel, son savoir sur le sujet et son expérience quasi absente. Le bondage n’a plus de secret pour lui, le BDSM en entier non plus, ça il l’a testé, pratiqué, s’est dévoué, il a été plus loin qu’un simple baiser ou du sexe sans vivre ces étapes primordiales.

« Je ferais alors, comme j’ai votre permission. J’ai besoin d’en savoir plus sur ma personne la plus importante. Je vous ai attendu tellement longtemps, j’ai du mal à croire qu’aujourd’hui est enfin arrivé. » Il avoue tout bonnement le fond de sa pensée. Connaître son maître est la clef ultime pour lui plaire. Déjà, il aime toucher le vampire, l’explorer, le premier être à le considérer comme autre chose qu’un jouet. Le côté animal de compagnie met le jeune homme à la tignasse rose profondément mal-à-l’aise, mais il est prêt à faire avec, parce que c’est tout simplement plus que ce à quoi il s’attendait. Sex Toy sur mesure commandé pour assouvir une pluie de désir variés, outil de la perversion et de la débauche, il est soigneusement choyé aujourd’hui. Est-ce que ce superbe vampire lui vend du rêve? Dans la tête remplie d’information de Ren, vient le fait qu’il s’agit d’un privilège et non pas d’un acquis. S’il plait, il conservera ses privilèges et s’il ne suit pas les règles de bases, le respect, s’il abuse de ces cadeaux, ça lui sera retiré.

Enfin arrivés, ils sortent du taxis et l’exclave tente de mémoriser le chemin, le numéro de l’étage, absolument tout ce qui se rapporte aux chemins histoire de ne pas se perdre à l’avenir. Le silence était tombé entre eu-deux et le rose rêvassait, mémorisait et c’est avec un sursaut brusque qu’il réceptionne le manteau de son maître.

« Ah… oui! Oui. »

Quelle bourde! Il se rattrape en s’exécutant vite fait, rangeant le manteau, l’accroche solidement à un cintre et faisant de même de son propre manteau. Enfin il se déchausse, et va à la recherche de son maître, celui qui l’a commandé tel quel, le vampire auquel il appartient corps et âme. Et à le voir là dans le salon, si désinvolte, déjà confortable en sa compagnie, c’est impossible d’empêcher un sourire de réchauffer son visage, étirer ses lèvres fines et montrer ses dents blanches. Il ouvre la bouche, avide de simplement dire son prénom pour mieux le chérir. Maître Aomitsu. À lui. Son sien à lui. Mais ça c’est un secret. L’ordre tombe avant qu’il n’ait murmurés les mots chéris.

Premier tiroir du bureau.

La boîte est jolie. Ren aime les boîtes, petites, parfaitement détaillées. Celle-ci, d’une blancheur polaire, n’est tachée que de la marque du cellulaire qu’elle porte. Il ne l’ouvre pas, comme l’ordre était d’aller chercher, pas d’ouvrir. Il s’assied, toujours aux ordre, pressant sa cuisse à celle de son maître volontairement, sa main retrouvant celle de celui-ci jusqu’à ce que le téléphone lui glisse entre les doigts. Écran tactile.

« Je n’en ai jamais eu, mais nous avions des tablettes pour nous distraire. Je m’y habituerai vite, maître Aomitsu. Merci, j’en prendrai soin.» qu’il réponds timidement au vampire, ravi. Son apprentissage du téléphone se fera sur le tas. C’est avec ravissement qu’il reçoit son baiser sur le front et il se met à explorer son nouveau jouet avec amusement. La première chose qu’il réussi à faire, c’est texter son maître des remercîments suivis d’un petit cœur en emoji. C’est un regard pétillant de plaisir qu’il lève sur son maître, osant le pire et se tendant vers lui pour déposer un doux baiser sur sa joue tiède avant d’aller nicher son visage contre sa gorge en fermant les yeux. « Vous me choyez et je vais tout faire pour le mériter. » Qu’il soupire, son épuisement soudainement évident. Encore un bon jeu d’acteur pour le cacher. « Tout est derrière au Japon et vous êtes devant ici. Et je suis…»

Ça sonne à la porte, le repas est arrivé. Rend rouvre les yeux, saute d’un bond sur ses pieds sans finir sa phrase, sans avoir le temps de se demander s’il a été trop loin. Il demande d’un regard s’il doit accueillir l’arrivant.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Jeu 20 Déc 2018 - 23:16







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Ren a l’air tout à fait fasciné par ce qui l’entoure et Aomitsu trouve cela très mignon. Il faut dire que cet esclave aux cheveux roses est encore plus adorable qu’un chaton à cet instant. Et ce n’est pas que son apparence. Son petit air ingénu et son côté dévoué fait craquer le vampire.

Il passe ses doigts dans les cheveux roses en guise de réponse à l’aveu de l’humain. Une manière de le féliciter simplement. Le Leader n’a rien à ajouter; il apprécie simplement.

Une fois arrivé à l’appartement, Ren semble un peu perdu. Ce n’est pas grave. Le pauvre vient d’arriver. Aomitsu est sévère mais toujours juste.

Il procède ainsi; donner des punitions le premier jour n’est pas sa tasse de thé. Il autorise l’erreur. Ce n’est que lorsqu’un problème se répète ou qu’il est très grave que le vampire décide de le régler, et ses punitions ne sont agréable pour personne. Car on pourrait dire beaucoup de chose du vampire, mais pas qu’il est méchant. Il n’aime pas faire de mal. On pourrait croire le contraire du fait de ses penchants sexuels, mais même là et ne veut que le bien de son partenaire.

Le téléphone se retrouve alors dans les mains de Ren et la vue amuse Aomitsu. Il semble vraiment grand entre les doigts fins de son esclave.

« C'est juste 'Maître' quand tu me parles directement. Et c’est 'Monsieur Ishikawa' quand tu parles aux autres. » Dit-il calmement en caressant les mèches roses de son esclave.

Son ton est doux, il donne un ordre simple. Voilà comment il aime se faire appeler. « Maitre » directement parce que c’est simple et court, « Monsieur Ishikawa » pour les autres parce que le Leader n’aime pas qu’on réfère à lui par « Mon maitre ». La particule possessive l’embête. Lui, il dirait « Mon esclave » parce que Ren lui appartient, mais l’inverse n’est pas vrai. Voilà tout.

Alors qu’Aomitsu sort son téléphone pour regarder le message que Ren vient de lui envoyer, ce dernier semble se laisser aller à l’affection. Il ronronne quelques mots doux et Aomitsu le laisse faire, aimant ce genre d’affection dévouée.

Mais la sonnerie de l’interphone le fait se stopper net. Quel dommage, le vampire aurait bien aimé entendre la suite de cette phrase.

« Dit lui de monter. Trente-deuxième étage. » Précise Aomitsu, en se disant que Ren n’a peut-être pas intégré sa nouvelle adresse pour l’instant.

Il laisse l’esclave attendre le repas à l’entrée et regarde son portable pendant ce temps. Il a encore reçu des mails. Il a l’impression que son emploi du temps a doublé de volume depuis qu’il a pris en charge le rôle de Leader. Et puis il a toujours ces satanés messages auxquels il doit répondre. C’est sa nouvelle vie, il fait avec. Tout est bon pour tromper l’ennuie lorsqu’on vit depuis plusieurs centaines d’années.

Alors qu’il entend Ren prendre le panier repas, Aomitsu se lève pour conduire son esclave jusque dans la cuisine.

«Tu prendras soin de regarder où se range tout pour pouvoir mettre aisément la table. J’aime que tout soit joliment servi. La table de la grande salle ne sert qu’aux réceptions, donc tu me serviras toujours ici. » Aomitsu essuie du doigt une étagère pour vérifier qu’il n’y ait pas de poussière. Il est méticuleux. Heureusement pour la personne qui s’occupe du ménage, c’est très propre. « Sauf si je te demande le contraire prépare toujours une assiette pour toi aussi, je veux manger en même temps que toi.»

Finalement, Aomitsu ressort de la pièce en passant par la cave à vin. Ren devrait s’en sortir, il a appris le service de table normalement.

« Prends ton temps et appelle-moi quand c’est prêt. Je suis juste là. » C’est sur ces mots que le Leader part s’asseoir à son bureau d’appoint pour répondre aux quelques mails qu’il a reçus dans la journée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esclave
Messages : 13
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Esclave
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Dim 13 Jan 2019 - 14:27




Twenty-two years


“I belong nowhere, only to somebody”

feat. Aomitsu



Aomitsu.

« Je… j’avais… je suis désolé. Je-J’avais simplement besoin dire votre prénom au moins une fois… »

Ce prénom qu’il a attendu de prononcer lui échappe comme un jouet qu’on lui arrache une fois donné quelques minutes. Son maître lui avait déjà énoncé comment l’appeler et c’était une erreur de glisser le prénom de celui-ci, si précieux, après le mot maître. Le vampire ne semble pas désirer cette proximité, celle dont Ren a terriblement besoin comme il est loin de son pays, de ses coutumes, de tout ce qu’il y avait de familier pour lui.

« C’est juste que… »

Il est tellement important pour lui qui se crève de dire ce si doux prénom, celui de ce vampire qui a été et est sa seule et unique prérogative. Le rose ne sait empêcher un fond de frustrations de lui donner la soudaine envie de s’enfermer et dormir, dormir parce qu’il est épuisé, se reposer pour recouvrer cette façade de bon garçon qui plait. Plaire est son devoir pour encore une dizaine d’années, n’est-ce pas? Ça a été une douche froide pour l’humain qui n’en laisse presque rien paraître, même s’il a saisi avec aisance la subtilité avec laquelle ce Vampire auquel il appartient ne lui rendra pas la réciproque et qu’il n’aurait pas dû s’attendre à plus. En fait, il devrait l’en remercier, comme ça lui rend la chose plus facile de l’aimer mais pas outre mesure, de ne pas en faire le centre de son monde comme il s’enlignait pour le faire malgré lui. Toute cette attente, ces promesses, cet abandon et cette éducation, il était né pour lui, sur les papiers du moins. L’esclave, lui, sait pour qui il est né, et ce n’est personne d’autre que lui-même. Après tout, ne sont-ils pas des inconnus? Le regard de Ren change, parfaitement calme et en contrôle, et il sourit, un tantinet plus distant malgré ses intentions de ne rien laisser paraître. Il est transparent malgré lui.

« J’ai compris et je ne recommencerai plus, merci maître. »

Ça lui a fait du bien en fait.

Dormir ou jouer de la guitare? Qu’est-ce qui lui tente le plus? Manger.

La commande arrive et il s’exécute sur un « Oui maître », habitué et qui aurait difficilement pu être plus doux. Il pose ses yeux gris sur le leader, le décris un instant, incapable de ne pas vouloir imprégner sa mémoire de sa démarche, de sa souplesse, de ses gestes auxquels il devra s’habituer et au travers desquels il devra lire des ordres, anticiper, proposer, séduire. La tasse de thé est servie, abandonnée dans la cuisine après avoir bu les explications aux lèvres de son maître desquelles il se prend à rêvasser de la saveur avec moquerie lorsqu’il se retrouve seul à devoir explorer ladite cuisine. L’ordre de chaque repas partagés le trouble, laissé confus par la distance entre eux et cette si tendre promesse de proximité de laquelle il a soif bien malgré lui. Perdus entre épuisement et tout ce qu’il a appris, il explore distraitement, prend dix minutes à mettre la table de manière parfaitement symétrique, il a joliment plié les serviettes de table avant de se prononcer satisfait et digne de présenter le repas à son maître. Il sert les plats encore chauds –par chance-, les place au milieu de la table avant d’aller chercher le vampire.

Sur la pointe des pieds, il part à la recherche de l’élégant noiraud. Il n’a pas osé l’appeler, ça aurait été d’une impolitesse qui n’aurait pas été du cru de son pédigrée. C’est à lui de le retrouver dans le bureau qu’il s’est fait à l’improviste sur la traverse du salon, d’oser l’y rejoindre. C’est à pas de félins qu’il a approché son maître, ses doigts touchant de l’écran d’ordinateur qu’il caresse sur la longueur, avide de le fermer et d’en prendre la place sur ses cuisses du vampire par simple défiance. Il veut de l’attention, il veut de la tendresse, et plus que jamais, il veut murmurer ce prénom qui lui a manqué une partie de sa vie. Il n’en fait rien. Se disant que la perte de documents importants et du travail acharné du centre de son univers – ou presque – serait une chose à ne pas faire.

« Maître… Le repas est servi. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Your Master
Messages : 63
Métier : Leader du Conseil de Dornia & PDG de Cup of Tea
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Your Master
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   Lun 14 Jan 2019 - 19:45







Twenty-two years.

"I am the ruler of this place."

Ren & Aomitsu


Aomitsu remarque le tumulte intérieur de Ren. Et il trouve ça assez mignon, il doit bien l'avouer. Mais ça l'attriste légèrement en même temps. Est-ce que l'humain s'attendait à une autre forme de relation ? Cela remet en cause l'éducation qu'il a pu recevoir. Ou bien est-ce peut être le simple fruit de sa personnalité ? Les esclaves Cup of Tea sont connus pour ça, ils ne sont pas des photocopies. On leur apprend qu'ils ont le droit à leur traits de caractères tant que ces derniers n'entrent pas en conflit avec la position des vampires. Voilà pourquoi un Cup of Tea peut débarquer chez son maître avec les cheveux roses et une guitare plus grosse que lui accrochée dans le dos.

Néanmoins, Ren reste dévoué. Et c'est une qualité qu'Aomitsu juge nécessaire pour qu'un esclave soit à son gout. Même si objectivement Ren manque encore beaucoup d'expérience, c'est tout excusé par son dévouement qui semble extrême. D'ici quelques mois seulement, Aomitsu est persuadé qu'il pourra l'emmener partout avec lui et lui régler quelques petites choses, çà et là. Grâce à son dévouement, le Leader sait qu'il a un véritable allié en plus d'un esclave ; une souris discrète et mignonne qui pourra se glisser dans tous les murs et écouter aux portes pour lui.

Aomitsu lève les yeux lorsqu'il voit son esclave le rejoindre dans son bureau d'appoint posé dans la grande salle. Il le suit du regard alors qu'il se déplace terriblement lentement, caressant de manière très lancinante le dos de l'écran d'ordinateur. Aomitsu ne peut résister à afficher un sourire au coin de ses lèvres. Ren est phénoménal. On dirait que l'érotisme fait partie de sa nature. Qu'on ne lui a jamais appris.

"Oh boy. You don't want to say it like that." Susurre Aomitsu d'un air calme.

On l'avait prévenu, Ren a toujours été dans les nuages pendant les cours. Et même s'il a réussi à passer ses examens sans trop de soucis, on voit qu'il est du genre à avoir révisé la veille puis tout avoir oublié dès la fin de l'épreuve. C'est ce qui fait son charme, d'un côté. Mais cet esclave a eu de la chance de tomber sur Aomitsu. Et d'être sa commande surtout. Il n'aurait jamais pris de le temps d'éduquer un esclave qu'il aurait simplement acheté. Il l'aurait juste renvoyé ou revendu, et c'est tout. Et surtout ; cette phase d'apprentissage n'est amusante pour le vampire que pendant quelque temps. Si l'humain n'apprend pas vite les sanctions vont finir par tomber.

"Tu dois te mettre à genoux ici." Dit le Leader en pointant un doigt au sol à sa gauche. "Et attendre que je te donne la parole."

Confiant dans le fait que Ren s'exécute sans rébellion, l'esprit d'Aomitsu retourne à sa tache initiale ; c'est-à-dire répondre à un mail. Il met quelques secondes à taper sa réponse puis ferme l'ordinateur. Ce n'est que là qu'il tourne la tête vers son esclave. Il glisse une main contre la joue de ce dernier pour le récompenser d'avoir sagement attendu.

"Je n'aime pas répéter. Donc tâche de t'en souvenir."

Même si son ton est autoritaire et qu'il donne clairement des ordres, Aomitsu est doux. Calme. En fait il ne dégage aucune agressivité. Il n'a pas l'autorité d'un geôlier qui voudrait inculquer quoi que ce soit. Plutôt celle d'un professeur qui veut sincèrement apprendre quelqu'un chose à son élève favori. Dur, mais juste.

À peine entré dans la cuisine, Aomitsu remarque un second problème.

"Il y a des plats dans le vaisselier du salon. Ne laisse pas les contenants en plastique la prochaine fois."

Aomitsu s'assoit et regarde la table. Bon. Ren n'a pas tout oublié, c'est pas mal. Tout est à sa place. Peut-être que le verre à vin est un petit peu trop décalé sur la droite ? Aomitsu se rend compte qu'il faut qu'il révise un petit peu son étiquette, lui aussi. Ça le fait sourire.

"Sert moi et sert toi ensuite. Tu as faim j'espère ?"

Première fois depuis une bonne trentaine de minutes qu'Aomitsu demande à Ren une réponse autre que "Oui Maître". Il est dur avec ce petit, c'est son premier jour et il croule déjà sous beaucoup d'informations. Mais atteindre l'excellence n'a jamais été facile. Il sait que Ren est un esclave Cup of Tea. De ce fait, il supportera la pression.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Twenty-Two years [Ren]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Twenty-Two years [Ren]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» FRATERNITIES, SEVEN YEARS LATER (demande de partenariat)
» News de 21 Twenty-One
» 30 YEARS STILL YOUNG
» 30 YEARS STILL YOUNG
» Twenty minutes ago.[PV]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Dornia :: Habitations :: Quartier riche :: 100 Barclay St. Apt. Penthouse. [Aomitsu Ishikawa]-
Sauter vers: