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Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]
Messages : 3
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MessageSujet: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   Dim 16 Sep 2018 - 19:24


Lazarus Walker




Identité



Age: 24 ans physiques pour 323 ans vécus
Surnom: Laz’, Lazar, Lasagne
Groupe: Habitant / Milicie
Pays de naissance: The United States of freakamerica / Origines Asiatique
Orientation sexuelle: Tant que la baise est bonne et sans attachements, n’importe qui ou n’importe quoi fait l’affaire... Les ingénus et les innocents, c’est contre-productif et je préfère de loin maximiser le fun.
Métier: Employé de bureau pour la milice: Je suis un freak de service et un hacker professionnel pour la milice. Engagé pour m’éviter plusieurs centaines d’années d’esclavage pour détournement d’information et vente de celle-ci, j’étais l'équivalent d'un terroriste avant, quoi qu’il n’y ait jamais eu assez de preuve contre moi. Dur d’impliquer un fantôme. Vous cherchez de l’information, je l’ai, point barre. Mon job se fait tant sur ordinateur qu’en personne à fouiller vos poubelles pendant que vous dormez ou travaillez. Je suis une ombre, à vous suivre, à vous faire captifs de vos secret les plus compromettants et si vous m’intéressez assez, je suis parfaitement corruptible.

Signes Particuliers: Multiples piercings, oreilles, sourcils, langue, nombril, implants sur la nuque, Prince Albert et quelques tatouages éparpillés ça et là. C’est par choix que j’ai décidé de conserver mon code barre de la moins belle époque où j’étais esclave.

Derrière l'écran



Comment as-tu découvert le forum ? Vous êtes le partenaire d’un partenaire du forum sur lequel je me trouve. Magie!
Es-tu un DC ? De qui ? Non 0A0!
Age: 23
Votre avatar provient de : Hiro - OC - Totomochi
As-tu lu le règlement ? Si oui, écris-en-nous la preuve ici :
Commentaire(s): J’aime bien, j’espère qu’en m’invitant ici, ça ira bien.



Apparence



Une bourrasque de vent ne pourrait pas plus mêler ou déplacer mes cheveux qui sont prisonnier dans leur bordel par un Momentum décidé par les règles du cosmos ou juste par la génétique. Je suis venu au monde avec cette même touffe sur la tête et c’est juste en sortant du barbier que j’ai l’air d’avoir une coupe décente. Certains pourraient parler de style, je suis le seul à connaître mon secret capillaire. Tignasse d’un noir fade au jeu de reflets bleus, excusez la teinture. J’aime y perdre mes mains, c’est doux et j’en prend soin contre toute attente, quand bien même il n’y a rien à faire avec. Ma frange me descend bien comme il faut entre les deux yeux, ils sont bien bridés, et même gris clair, leur forme vend en toute indiscrétion mes origines asiatiques.

J’ai la peau pâle. Surprise! Je suis un vampire, presque aucune pigmentation, la phrase « je ne bronze pas, le brûle » a pris toute sa signification après ma transformation. Mon derme est troué, je ne compte plus le nombre de piercings desquels j’ai ponctué mon corps, industriels à chaque oreille, anneaux, sourcil droit, implants, sur la nuque, barbell sur la langue – c’est plus un muscle que de la peau –, nombril et enfin, mon préféré qui est caché dans le pantalon, un Prince Albert. Je suis plus réservé côté tatouage, du moins je l’étais plus de mon vivant et je ne porte que deux croix représentant mon culte et mon addiction à l’addition et la multiplication de ma folie, j’en ai une sur chaque main. Il y a aussi mon code barre que j’ai refusé catégoriquement de voir partir, bien logé à l’intérieur de mon poignet gauche, je ne le cache pas, je n’ai jamais eu honte d’avoir été esclave, d’exister ou d’avoir vu ce qui m’a amené à être qui je suis aujourd’hui. Tous les choix des autres et les miens devraient rester marquer sur moi, ça fait plus contre-nature et ça me va bien.

J’ai plaisir à croire ma démarche décontractée, souple et parfois féline. Je mesure 1m73 et des poussières, je suis facile à dépasser. Ça facilite aussi le passage incognito. Elle était comme ça avant ma transformation, je l’imagine mal avoir véritablement changée. Mon style est éclectique, s’apparente parfois à ce qu’il y a de plus populaire mêlé au punk. Je porte le noir avec habitude, si on me pousse un peu, je peux changer de couleurs et j’ai même quelques pulls blancs et colorés, voir une paire de jeans bleus pas trop trash même s’ils sont troués pareil. À la milice, j'ai un mal de fou à porter l'uniforme de manière règlementaire. Fuck that. Ils pourront réessayer dans leurs rêves les plus fous de me faire coller à une norme.

Sous tout ça, je n’ai définitivement pas un corps d’apollon, quelques cicatrices dues à la vie ici et là, mon dos en est strié. J’suis juste assez musclé pour dire que je n’ai pas été qu’une patate de sofa toute ma vie et que j’ai toujours pris soin de moi. Ce n’est rien de vraiment saillant, mais ça reste un tout assez visible quand je retire mes vêtements et aussi bien dire que mes compagnons aiment bien ce qu’ils voient. J'ai un air blasé la majorité du temps et un sourire qu'il faut se mériter, il dévoile parfois mes dents blanches. Dès que je suis intéressé par quoi que ce soit, on me dit que mon regard devient tellement pétillant que c'en est charmant.




Personnalité



Ça doit obligatoirement commencer avec de la musique, j’en veux plein mes oreilles, fort, ça a besoin de bouger et si le plancher vibre, c’est encore mieux. J’aime danser, la musique est tout ce qui retient la ligne faible de ma concentration déficiente. Je peux tout faire lorsqu’elle joue, un peu comme un autiste qui s’abandonne à son activité favorite. Moi c’est programmer, naviguer, écouter de la musique, fumer un joint et bouffer peu importe la junk à ma disposition, sang, pizza, chips, pop tarts, cigarettes popeyes. J’écoute de tout et ça dépends de mon humeur, je passe de Prokofiev à Infected Mushroom et des fois j’ai un plaisir intense à entendre le mashup des deux. Je me fais appeler sleepstalker dans le deep web, un pseudonyme qui a changé moins de fois que le nom qu’affiche mes cartes d’identités. Peu importe quand je change, on me reconnait à mon attitude obsessive et mon arrogance dérangeante.

J’ai toujours donné une image de moi très narcissique, convaincu d’être le meilleur, le plus intelligent, imprenable, volant de mes propres ailes sur la liberté que j’avais conçue en arrière de mes écrans connectés à la pile d’ordis en lan ou non qui me servait à rester un fantôme dans mon vaste univers. Je n’ai pas eu de brusque retour à la réalité quand la milice est débarquée chez moi, derrière ma façade, je savais que je n’étais pas infaillible même si je n’étais pas loin de l’être. C’est cette même façade tout sauf altruiste, corrompue à souhait qui m’a permis de ne pas être exécuté pour haute trahison et terrorisme, ça et leur manque d’historique à mon sujet. Je n’ai pas le profil d’un vampire qui a une idéologie quand bien même c’était le cas. Je suis toqué, visiblement insouciant face à l’appas du gain et sans attache familiale. Je suis un gars sans famille et sans pitié et je vole sans impunité, qui m’intéresse assez, pauvre ou riche. J’ai un talent, un talent incontournable qui a poussé la milice à m’engager pour quelques centaines d’années au lieu de m’abaisser au rang d’esclave pour mes crimes. Je suis surveillé au millimètre près, j’ai un tracker GPS qu’on m’a implanté chirurgicalement dans le cou.

Il y a peu de gens qui me connaissent vraiment, qui voient derrière la pluie de faux nom et le pseudonyme, un gars désordonné qui aime les chats, les films en tout genre avec un bon popcorn et aime sortir pour un bon verre pour parler, juste assez, pas trop. Un gamer intense et un fucking mauvais perdant. Mes amis lisent entre les lignes, savent que j’écoute plus que je ne parle et que je suis un gars colleux mais réservé. Je ne suis pas le leader de mon groupe, je laisse les grandes gueules s’exprimer, se lancer, se donner, moi j’en fais partie intégrante, le gars chez qui ont fait les fêtes mais qui ne les a pas organisés quoi qu’il les ait subventionnées. Malgré mon alimentation basée sur le sang, le weed, l’alcool et le congelé, je suis un excellent cuisinier. On me connait comme un gars au grand cœur mais qui est beaucoup trop désabusé pour s’en servir correctement.

J’aime les piercings et je les aimais avant, j’ai profité de mon vivant pour me marquer le plus possible. Anarchiste, socialiste, borderline communiste, j’ai toujours été engagé contre l’esclavage capitaliste de mon vivant, c’est à peine si je ne profitais pas de chaque manif pour rejoindre le monde dehors et brandir une pancarte qui demandait du changement, qu’on fasse quelque chose, d’importe quoi pour changer et éradiquer les problèmes. J’ai commencé à hacker pour ça, je me suis perfectionné dans le domaine pour couper l’herbe sous le pied des autorités. Quand l’esclavage vampire est débarqué comme ça, je me suis de suite révolté, je me suis battu et je me suis fait écraser.

Maintenant j’ai perdu cette innocence qui rendait ça si beau à l’époque, quand j’étais vivant.

Je peux être amadoué et y’a plusieurs manières de le faire. Me charmer avec assez d’intelligence et de mystère pour que je me mette à m’informer sur vous, après il y a la bouffe ou le weed gratos et par-dessus-tout, il y a la séduction. J’aime ce genre de jeu qui peut déboucher sur des jours et des nuits des plus passionnants. C’est l’outil principal pour s’acheter mes faveurs et moins y’a d’attachement, plus je suis rassuré. J’ai peur de l’engagement, d’une promesse d’éternité ensemble. J’ai beau être attiré, être ivre d’une personne, ça ne suffit pas pour m’attacher. J’y suis à peine ouvert et je suis fuyard, terrifié à l’idée d’avoir autre chose que des amis qui me suffisent comme famille.


Histoire


J’ai toujours été un esprit libre avec pas mal tout le monde sauf ma mère. Je trouvais que Lazarus était un beau nom, ça fait old school et m’aide avec facilité à me souvenir du film « The Lazarus Effect » que j’ai vraiment aimé. Comme dans le film, je suis revenu d’entre les morts et me suis réveillé différemment de quand je me suis endormi. Ça et Heng qui m’a prénommé Lazar.

Je m’appelle Yi An Cheng et j’ai toujours été un garçon à sa maman. Ma mère, je l’appelais Mah. C’était et c’est la femme de ma vie, déportée de la Chine à son adolescence par des parents en fuite, elle est arrivée aux États-Unis pour éviter un communisme imminent et corrompu quand Hong Kong a été rendu au gouvernement Chinois et que la rétrocession se faisait plus sentir. Le capitalisme était moins pire, qu’elle me disait, au moins on avait une excuse pour la pauvreté, ce que le communisme n’aurait pas dû permettre. Je me souviens d’elle comme un petit bout de femme économe qui m’aurait donné le monde si j’en avais voulu. Elle était drôle et radine à la fois, drôle dans sa manière d’être radine en fait. Elle était remplie de préjugés sur les amis avec qui je jouais mais n’avait jamais voulu d’empêcher de les côtoyer. Je ne lui ai jamais demandé que des études que je n’ai pas pu faire à cause de la guerre. J’étais trop jeune pour la conscription quand elle a éclaté, trop vieux pour avoir envie d’y aller. J’ai vécu les clichés de l’enfant chinois de bonne famille, je jouais du piano et du violon sans trop me rebuter et elle était un médecin occupé et une mère monoparentale quand elle avait le temps. Je n’ai jamais connu mes grands-parents ni mon père, mais j’ai eu une vie de famille heureuse et simple avec elle, ses amis et mes amis. J’ai été gâté et quand j’ai lâché la musique pour m’orienter vers l’informatique à l’école, elle ne s’est pas plainte comme j’aurais plus d’opportunités d’emplois dans le monde de la technologie.

Je suis né le 17 Octobre 2035, ce qui me donne 323 ans.

Adolescent j’ai toujours été très engagé. Mon prof d’histoire en cours du soir était un anarchiste terriblement séduisant et charismatique. Grâce à lui, je suis devenu engagé dans plusieurs luttes sociales, avide de partager son point de vue. Il ne faut pas nier, même originaire de la classe la plus confortable du capitalisme avec une mère qui faisait un salaire dans les sept chiffres comme plasticienne, j’étais influençable et j’ai vraiment vite mal tourné au contact des groupes Marxistes ou juste socialistes. Mes talents en informatique, je les ai aiguisés pour une idéologie que je partageais avec mon prof. Ça n’aidait pas que je sois complètement amoureux de lui à l’époque, que je lui courrais après mieux que son ombre. Nous étions amis et il n’avait pas vraiment d’éthique, il m’a appris à n’en avoir aucune. J’étais amoureux d’un homme, de mon prof, je n’étais pas nécessairement gay, juste complètement attiré par ce feu en lui que je voulais à tout prix partager et vivre. J’étais jeune et fou. Notre relation n’a jamais existé ailleurs que dans son lit ou dans les rues à parader contre le capitalisme. Il m’a refusé la moindre requête affective alors que moi j’étais incapable de refuser la moindre des siennes. Il m’a initié aux drogues et à l’alcool alors que je n’avais que quinze ans et j’avais beau être excellent en informatique, ça n’a pas sauvé ma scolarité qui s’est mis à dégringoler sous le regard paniqué de ma mère. Pourtant quand t’es jeune, quand t’es absolument décidé et motivé, rien ne peut te faire entendre raison.

Il s’appelait Maxence et il m’a jeté comme une vulgaire chaussure trop usée quand j’ai doublé mon année. Je n’étais plus beau, je n’étais plus intelligent, je n’étais plus utile. C’est Mah qui m’a ramassé à la petite cuillère, m’a aidé à me reconstruire et qui a tenté de le faire mettre en prison pour détournement de mineur : il s’était tristement volatilisé comme s’il n’avait jamais existé. Grand bien lui en fasse, elle voulait me venger pour ma peine. Un amour je vous dis. Elle n’a jamais su pour ma consommation de drogue et n’a jamais pu l’arrêter. Ça n’a pas réparé mon cœur brisé et je suis resté marqué, souffrant de la peur d’être diminué encore à cette larve étranglée par l’amour jusqu’à en perdre le sens de ses priorités. Oh, je suis resté politisé, mais je suis devenu intelligent en plus. J’ai mêlé mes études en informatique à celles de sciences humains profil politique. J’ai appris la philosophie qui m’a tempéré, les sciences qui m’ont ouvert les yeux, j’ai perfectionné mon Allemand – cursus obligatoire – en plus de connaître mon Anglais et mon Mandarin à perfection. Cursus principal, programmation et informatique, gestion de serveurs. J’habitais avec des colocs à mes 20 ans et je me faisais percer les oreilles pour la première fois à ce même âge. S’en est suivi un pluie d’autre comme j’y prenais un goût particulièrement intense. Je voulais ressembler à ce que j’étais, un gars différent, un gars dans les marges de la société, un hacker, un travailleur, un gars aux plusieurs nom, avec comme seule attache sérieuse, une mère tout juste merveilleuse. Ma monnaie était virtuelle et rien n’était assez illégal pour moi. Mon idéologie s’est réaffirmée avec la promesse d’une troisième guerre mondiale qui a fini par éclater en 2056.

On n’était pas face à un pays, mais face à une organisation puissante. On était tous en train d’essayer de repousser un fléau dont nous ignorions tout. J’étais au téléphone avec Mah en même temps d’essayer de bypasser le firewall des systèmes informatique de cet ennemi inconnu quand elle est morte dans le bombardement de Manhattan, attaque inutile des humain pour exterminer le plus de vampires possible : ils proliféraient désormais dans la ville.

Mah est morte.

Maman. Mom. Mah

Mah est morte.

J’ai accouru.

J’essayais de déplacer les décombres de notre maison. De mon vrai chez moi, c’est-à-dire peu importe où elle se trouvait. Mah. Je me suis défoncé les cordes vocales à hurler. À la supplier. Je ne l’ai jamais retrouvée. Je suis resté là à la pleurer jusqu’à la nuit et là j’ai rencontré les forces armées de je ne savais pas quoi. C’était eux, je le savais, ils étaient différents, l’hypothèse extra-terrestre ou de démon me faisait redouter le pire. Ils me connaissaient, contrairement à moi qui n’avais réussi qu’à trouver leurs serveurs sans réussir à les infiltrer. Comme une poupée de chiffon aussi dévastée que la ville, je les laissais me traîner. Je suis devenu comme ça une propriété, c’était à l’antipode complet de mes idées de liberté. Avant de savoir, je faisais partie des premiers esclaves humains, alors nous n’étions que des prises de guerre, des prisonniers. Ladite guerre n’était pas encore finie mais on était des milliers à avoir perdu nos droits, juste à cause de notre race. J’avais été choisi par le lieutenant Maxence pour mes capacités, mon consentement obtenu par la violence des coups de ceinture pour que je capitule et travaille pour eux du côté informatique. J’ai perdu mon égo et beaucoup d’autre choses entre ses mains, quoi que jamais comme lorsque j’étudiais sous son aile. D’un côté j’étais à lui et me consacrais à lui et de l’autre, je peaufinais leurs protections et les rendait invisibles sur le net. Je hackais les systèmes gouvernementaux pour obtenir de l’information cruciale qui permettrait à mon maître de gagner son combat. Ce qui me tenait en vie, c’était la possibilité que Mah soit quelque part et qu’elle me cherche, même si au fond de moi je la savais morte.

On m’a gardé en service avant et après la guerre. À un moment je suis devenu officiellement esclave et on me tatouait mon code barre.

J’avais 24 ans quand j’ai été transformé pour me remercier de mes nombreux services jusque-là. Je ne sais plus trop comment ça s’est passé. Je me suis simplement réveillé assoiffé et face à un étranger que j’ai bu jusqu’à la dernière goute. Appelez ça de la déchéance parentale, mais Maxenxe m’a abandonné dès que je suis devenu un « citoyen », un « presque égal ». Les lois de l’époque ne l’obligeant à rien face à moi, il a profité de la fin de la guerre pour laisser la bête assoiffée que j’étais détruire toute vie s’en approchant. J’ai oublié Mah, j’ai oublié moi, j’ai oublié Maxence, dévoré par le monstre sans Dieu que j’étais devenu.

Heng m’est arrivé dans la gueule avec un coup de poing. Littéralement. J’avais je ne sais plus trop quel âge et je ne voyais pas l’ombre du contrôle m’affecter, peut-être que c’était un moyen de palier au vide que Mah a laissé en quittant ce monde, ou à celui de l’absence de quelqu’un, de quelque chose de tellement important. J’ai juste eu de la chance de faire partie d’un projet de réinsertion sociale, parce que sinon on m’aurait abattu comme un chien. Ça avait pris quatre miliciens pour me maintenir en place et ça avait pris lui pour me regarder dans les yeux et me donner un coup de poing. Je ne sais pas ce que j’attendais à part de me faire consoler et il l’a fait avec simplicité. Je buvais des litres et des litres et j’en pleurais tout autant dans ses bras. Je me suis attaché à lui malgré moi, malgré lui, malgré tout. Je n’avais jamais eu de guide avant lui. Il m’a tout appris en plus de me donner un endroit où j’étais assez en maîtrise de moi pour penser et me remettre à fonctionner. J’avais l’air d’un monstre quand il m’a recueilli, vêtu de lambeaux, faisant partie de ces instables qu’on pourchassait mais qu’on n’arrivait pas à trouver. Il m’a donné mon premier instant de lucidité et m’a consolé. Comme Mah, il a pris une petite cuillère et de la crazy glue pour m’aider à me reconstruire, il m’a donné un nom comme je refusais de lui dire le mien, celui trop précieux que ma mère m’avait offert.

J’ai pu vieillir grâce à lui, quoi que mes carences n’ont jamais pu empêcher mon narcissisme ou mon je m’en foutisme. J’étais devenu le plus important à mes yeux et c’est avec plaisir que j’ai réappris la corruption, changer celui que j’étais, toujours engagé mais dans le secret d’une personnalité que je projette. Je me suis beaucoup calmé même si je n’ai jamais cherché à être un vampire respectable comme lui, me foutre des autres m’est venu facilement en pensant à ma mère, soit la seule personne pour qui j’avais envie de bien paraître. Je n’ai jamais eu besoin d’autre chose que quelques amis, dont certains bien placés juste pour leur utilité. Avide de ne pas trop m’attacher à Heng, je suis vite parti une fois que je fus jugé apte à vivre par moi-même. Après j’ai souvent changé de noms, mais lui, juste lui, a gardé le droit de m’appeler par celui qu’il m’a donné. J’ai changé de groupes d’amis, de compagnie, de travail. Des horaires bizarres, jamais le même numéro de téléphone, changement régulier d’adresse, je me suis effacé comme mes anciens moi, sauf que je suis resté accroché à lui, dévoué, abandonné, occupé à l’aimer malgré moi, m’assurer qu’il ne manque de rien malgré le fait qu’il soit assez grand pour faire ça tout seul.

J’ai continué à vivre dans l’illégalité, pour-même cette fois, vendant de tout, incluant de faux services sur le net, à me promener çà et là pour détourner des fonds vers les miens, m’amusant sans pitié et sans me soucier de ceux à qui je faisais du mal. Je réalisais un peu que mon chemin ressemblait à celui de l’autodestructions. Je fouillais les sites les plus interdits pour obtenir de l’information et la vendre à qui le voudrait bien, n’hésitant pas à me salir les mains pour obtenir ce que je voulais de qui je le voulais. C’est comme ça qu’il y a trente ans, je me suis fait payer une somme pharamineuse pour de l’information par la Résistance EHVH. La transaction n’a pas manqué d’attirer l’œil des autorités, le contenu de ce que j’offrais trop crypté pour qu’ils sachent vraiment de quoi il s’agissait. Je savais que c’était trop beau pour être vrai et dans le fond, de voir deux jours plus tard la milice débarquer chez moi ne m’a pas réellement surpris. La liste de hauts dignitaires présents et l’organisation de la sécurité lors de cette soirée bien vite annulée étaient des faux, jusqu’à la date de la soirée. J’avais mordu par curiosité.

J’allais crever ou finir esclave. J’ai été reconnu non-coupable de terrorisme et ça m’a sauvé la vie. J’ai pourtant été reconnu coupable de recel d’informations confidentielles, de hacking et d’avoir mis en danger des personnalités importantes, si on peut simplifier ça comme ça. J’étais passible d’une vie en esclavage, sauf que la milice a préféré me voir recruté et à leurs services qu’à lécher les bottes de qui que ce soit jusqu’à la fin de mes jours.

Trente ans et un tracker GPS planté dans le cou plus tard, je bosse pour la milice qui surveillent pas mal tout ce que je fais. Lazarus Walker, mon nom de l’époque, me colle à la peau comme au moment des accusation, c’était sous ce nom que j’ai été pris sur le fait. Je souffre de la stabilité, de la normalité de ma vie, de mon horaire régulier et de l’ennui de la légalité. Me procurer un ordinateur personnel a été souffrant et difficile mais tranquillement, je recouvre une ombre de liberté.





Dernière édition par Lazarus Walker le Mer 19 Sep 2018 - 23:19, édité 12 fois
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Tundravargen
Messages : 29
Métier : Educateur
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Tundravargen
MessageSujet: Re: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   Lun 17 Sep 2018 - 14:17

Officiellement bienvenue et bon courage pour ta fiche
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THE GHOST
Messages : 29
Métier : Esclave... Voleur et arnaqueur à temps plein
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MessageSujet: Re: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   Lun 17 Sep 2018 - 15:40

Bienvenue à toi ! Bon courage pour la suite de ta fiche !
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Messages : 3
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MessageSujet: Re: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   Mar 18 Sep 2018 - 22:59

Hello et merci beaucoup!

J'espère que la fiche fera l'affaire comme elle est maintenant terminée.
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Vampire odieux
Messages : 49
Métier : Expert comptable, Membre du Conseil de Dornia
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Vampire odieux
MessageSujet: Re: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   Hier à 6:54

J'aurais presque pu être ton prof adoré
Officiellement bienvenue alors, vilain garçon
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MessageSujet: Re: Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]   

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Remains ~ Lazarus Walker [Habitant ou Milice] Terminé [Grim]
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