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Forum de RP interdit aux moins de 18 ans - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire
 
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Un cyborg comme maître [ft. Ange]
Libertad, Igualdad y Justicia
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Libertad, Igualdad y Justicia
MessageSujet: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Dim 27 Mai 2018 - 17:44

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Retour à la case départ

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J’ai forcément dû manquer de vigilance à un moment ou un autre. Peut-être que je ne me suis pas suffisamment protégé, ou alors que j’ai été trop gourmand. Mais une chose est sûre, c’est que je me suis sacrément planté. Pourtant, j’avais protégé mon site internet et faisait en sorte de ne jamais publier d’article dans un même endroit. Aussi, j’utilisais un logiciel censé dissimuler mon adresse I.P. Bref, j’étais invisible sur le net. Lorsque j’aidais les libres, je le faisais rapidement et m’assurait de ne jamais être suivi. Je restais le moins possible en forêt et ne me rendait pas toujours aux mêmes endroits.

Pourtant, j’ai fini par être découvert. Mes collègues sont arrivés chez moi, ils ont défoncé la porte de mon petit appartement et m’ont jeté à terre, m’ordonnant de mettre mes mains sur mon crâne. Leur voix n’avait plus rien d’amical, leur regard aussi. Pour eux, j’étais devenu leur ennemi, la personne à abattre. Tous les verres que nous avons bus ensemble, tous les instants que nous avons passé… Effacés à tout jamais. Ils me faisaient l’effet de robots reprogrammés, de molosses qui attaquaient leurs semblables sans réfléchir, sous prétexte qu’ils en avaient eu l’ordre. Chacun de nous suivait une cause qui lui semblait juste et rien ne pouvait plus nous réunir.

J’ai donc fini à la case départ, coincé dans cette cage que je ne pouvais plus briser parce que mes pouvoirs étaient inhibés par cette substance qu’ils avaient injectés en moi. Je redevenais esclave et celui qui pousserai la porte pour m’acheter ne serait pas Labàn, hélas. Je pouvais tomber sur n’importe lequel des vampires qui pourrait tout faire pour me briser et détruire mes idées qui faisaient de moi ce que je suis. Je ne me laisserais pas faire… La moindre personne qui essayerait de me voler ce en quoi je crois, de me faire tomber, rencontrera un roc bien plus puissant qu’il n’y paraît. Il m’a fallu attendre un an pour qu’enfin, un vampire pousse la porte de la boutique spécialisée et ne décide de m’acheter. Son allure m’interpelle immédiatement, il n’a rien de normal… On dirait un cyborg sortit tout droit d’un film de science-fiction.

Il ne pose qu’un seul regard sur moi, avant de se diriger rapidement vers le vendeur et entamer une transaction avec lui. Je les observe attentivement, essayant de lire sur les lèvres du vampire, mais je ne parviens à rien. Finalement, le noctambule se tourne vers ma cage et m’ouvre. Me voilà désormais esclave de cet homme dont je ne connais absolument rien et que je suis même tenté d’appeler Robocop. Je préfère ne rien dire pour l’instant… J’ai le statut de prisonnier et ouvrir ma grande gueule maintenant pourrait être une grossière erreur. De toute manière, je suis surtout plus occupé à observer le vampire qui marche quelques mètres plus loin, m’intimant à le suivre jusqu’à chez lui.

Finalement, nous arrivons devant chez lui. C’est un manoir assez moderne et d’une taille respectable. Je reste immobile durant quelques secondes à observer les alentours, impressionné par la beauté des lieux. Mais bientôt, le vampire entre chez lui et je suis obligé de le suivre. Nous n’avons pas encore parlé et j’ai eu tout le loisir de me faire tout un film dans ma tête. Je suis impatient de tout connaître de ce type qui ferait pâlir d’envie tous les cyborgs des meilleurs films de science-fiction. Il est mystérieux, et il en impose. Finalement, je craque devant ce silence imposé et choisis de prendre immédiatement la parole.

« Tío*, tu n’as toujours pas décroché un mot depuis qu’on est arrivé chez toi. Tu es muet ? »



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Hannibal
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Hannibal
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Dim 27 Mai 2018 - 22:58

Ma cohabitation avec Deimos est une catastrophe. Il faut le dire, être honnête... J'ai beau essayer de le persuader qu'il est mon égal, rien à faire. J'ai toujours droit à des "Maître" et des "Je vous appartiens" et blablabla. Il refuse d'admettre que sur le sujet c'est MOI qui ai raison et PAS LUI. Je laisse tomber mon front contre la surface de mon bureau de métal et gémis brièvement. Je ne parviendrai jamais à lui dire ce que je fais de mes nuits lorsque je ne travaille pas, ni pourquoi parfois dans la journée des compagnons viennent jouer dans la cabane du jardin. Je désespère d'en faire mon compagnon, et j'ai peur de finir par me dire que je risque gros à le garder chez moi. Enfin... L'avenir me le dira. En plus Père est au courant que j'ai Deimos à la maison, donc il risque de me passer un savon du feu de Dieu s'il apprend que je l'ai dégagé, voire pire que je ne le forme pas à devenir mon bras-droit. Super. Si mon compagnon ne m'aide pas à libérer les autres, alors à quoi bon en avoir un ? Je ne vais tout de même pas continuer à le regarder faire le ménage et le repassage !!!

De fait, ce soir est un soir presque comme les autres. Presque, c'est à dire que j'ai à nouveau tenté d'expliquer à Deimos que les combats d'arène, c'est mal. Et naturellement, il ne m'a pas cru ni même écouté. Je soupire, pince l'arête de mon nez tout en me laissant aller dans mon fauteuil de cuir pour essayer de me détendre. Je pense y parvenir lorsque mon téléphone de "travail" se met à sonner, et je le décroche aussitôt.
- Hannibal, j'écoute.
- Salut c'est Sept, du marché ! Je t'appelle parce qu'en me baladant en ville l'autre soir j'ai vu dans une boutique d'esclaves un milicien !
- Et en quoi c'est supposé m'intéresser ?
- Ce milicien je le connaissais bien, c'était un hacker de chez nous !
- ... Et vous ne l'avez pas sortit de là ???
- Je ne peux pas prendre d'esclave, mon mari est contre, et puis la milice nous tu sais... Mais tu pourrais le prendre toi ! Ils ne te connaissent pas vraiment dans la région, ils n'auront pas de soupçons !
- Mais je ne veux pas de milicien chez moi ! C'est qui ce mec, tu as un nom ?
- Julian Alvares, son Créateur est bien connu en Espagne, c'est l'un des donateurs aussi. Je te laisse vérifier, j'ai des clients !

Voilà pourquoi je me retrouve devant cette boutique : j'ai vérifié, et effectivement c'est bien l'un des Résistants de Dornia. De là à dire qu'il est l'un des nôtres... J'étais je l'avoue septique, alors j'en ai parlé à Père qui m'a enjoint d'aller le chercher dans la seconde sinon il se déplacerait en personne me tabasser à coups de 46 fillette dans le cul. Alors me voilà, propre comme un sou neuf, entrant dans la boutique d'un pas martial et le menton légèrement hautain. Entrer dans ce genre d'endroit me procure la même réaction à chaque fois : détruire le bâtiment après avoir évacué les prisonniers s'y trouvant à grand renfort de bombes et de sulfateuses en argent.

Vêtu d'un complet blanc écru impeccable, de mes habituelles lentilles bleues lorsque je quitte ma maison ainsi que d'un léger foulard remonté sur mon visage, je ne peux cacher pour autant la raideur des mouvements de mon bras ainsi que de mon buste et de ma nuque. Sans prendre la peine de discuter, j'hypnotise aussitôt le vendeur qui prépare tous les documents nécessaires sans me poser de questions et va m'ouvrir la cage où se situe le hacker. Sans un mot je l'observe approcher avec ses maigres affaires, hoche la tête lorsqu'il semble prêt et quitte l'endroit aussi rapidement que possible.

Heureusement pour moi je n'habite pas loin de la boutique, juste en bordure de banlieue pour avoir accès plus rapidement et plus facilement à la forêt et donc aux camps de libres qui la parsèment. Je déverrouille la porte, le fais entrer à l'intérieur et referme précautionneusement derrière moi avant de retirer mon foulard, dévoilant ainsi davantage les cicatrices sur mon visage. Je suis en train d'accrocher ma veste sur le porte-manteaux, révélant ainsi que je porte en-dessous un t-shirt bleu clair -et mon bras, naturellement- lorsqu'il m'adresse la parole. Je me tourne alors vers lui, le dévisage tranquillement.
- Je m'appelle Ange Shel'Darynn, heureux de te connaître Julian. Joli ton tatouage, il doit être encore mieux une fois vu entier. As-tu soif ? Le salon se trouve par ici.

Et de désigner la direction d'un geste de mon bras robotique avant de la prendre moi-même, surveillant qu'il me suive. J'avoue avoir quelques réticences à son sujet, je ne sais pas si je peux lui faire confiance ni si je peux lui révéler qui je suis, ce que je fais. Il va falloir que nous discutions, et j'aviserai ensuite.

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Libertad, Igualdad y Justicia
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Libertad, Igualdad y Justicia
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Dim 27 Mai 2018 - 23:48

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Nous entrons dans le manoir et le vampire referme la porte derrière moi. J’observe l’intérieur, trouvant l’entrée très belle. Y a pas à dire, le noctambule à beaucoup de goût. Je lui jette un regard en biais, essayant de comprendre ce à quoi il pense et pourquoi est-ce qu’il s’amuse à se balader avec un foulard sur le nez. Je finis par ouvrir ma gueule et lui demander pourquoi il ne m’a toujours pas décroché un mot, et s’il est muet. Il se retourne vers moi, alors qu’il posait sa veste sur le porte-manteau et je découvre enfin l’entièreté de son visage. Je découvre les cicatrices qui arborent sa face et fronce les sourcils, me demandant ce qui a bien pu lui causer ça. Je m’abstiens de demander… Tout le monde à ses secrets et moi le premier, même si je n’ai pas été foutu de les garder dissimulés pour l’éternité. Je quitte ses blessures du regard et préfère loger mes yeux dorés dans les siens, bleus. Il me dévisage et j’arque un sourcil, me demandant ce à quoi il peut bien penser en m’observant.

« Je m’appelle Ange Shel’Darynn, heureux de te connaître Julian. Joli ton tatouage, il doit être encore mieux une fois vu en entier. As-tu soif ? Le salon se trouve par ici. »

Ange ? Drôle de nom pour un vampire qui est censé être une créature des Enfers. Je hausse les épaules lorsqu’il se détourne de moi et parcours l’immense couloir qui mène au séjour. Je reste immobile à le regarder s’éloigner tout en le regardant. Il m’a l’air plutôt gentil, peut-être qu’au final, je ne suis pas tombé sur un monstre sanguinaire qui prend la grosse tête dès qu’il est en possession d’un esclave. Dans ma situation, je ne pourrais jamais profiter de l’aide de la Résistance pour me sauver. Je suis complètement seul et de toute manière, à partir du moment où je me suis fais prendre, j’ai oublié tout de leur Q.G et des membres qui constitue se mouvement.

J’emporterai ce secret dans ma tombe, ils peuvent en être sûrs. En tout cas, j’espère que la gentillesse de Ange n’est pas une façade et que mes 80 ans d’esclavage à ses côtés vont être plus prospères que je ne l’ai imaginé. Je craignais de tomber sur un noctambule qui cherchait à me violer et à me tuer dès qu’il poserait le regard sur moi. Je finis par pousser un soupir de soulagement et suis le vampire, restant tout de même sur mes gardes au cas-où il péterait un plomb. Nous arrivons dans son séjour et je l’observe de long en large, poussant un sifflement impressionné face à la grandeur des lieux. Je me tourne ensuite vers Ange.

« Pas mal la déco. Tu vis seul ici ? T’as un nom original en tout cas, j’en ai jamais entendu des comme ça. T’as pas un frère nommé El Diablo ? »

Je demande en lui jetant un sourire avant d’observer son bras sous toutes les coutures, plus intéressé par la beauté de la chose que par les cicatrices qu’il arbore sur le visage ou le reste des lieux.

« Tu m’autoriserais à t’appeler Robocop ? »


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Hannibal
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mar 29 Mai 2018 - 20:07


Je reste immobile dans l'attente de sa réponse, mais il prend au lieu de ça le temps d'admirer la décoration. Je me mets à regarder alors à son compliment, je dois bien admettre que j'ai simplement demandé à un professionnel de s'en occuper, sortis le billet, et ne me suis rien occupé d'autre depuis. Donc cette déco n'est pas personnifiée, mais au moins sobre et fonctionnelle. Tout comme je le suis, dans mon entièreté.

Si je vis seul ? Non, il y a Deimos quelque part dans la maison en train de s'entraîner ou de bouder. Mon nom... Oui, il est original, c'est mon père qui l'a inventé pour se démarquer du reste de la masse grouillante des vampires. Un nom qui est à la fois une bénédiction, car unique, et une malédiction car les gens même s'ils ne peuvent l'épeler s'en souviennent. Il suffit de présenter un nom composé compliqué à un témoin pour qu'il se dise "oui, un truc comme ça !" et tout faire rater. Quant à mon frère... J'y pense quelques secondes tout en allant ouvrir le bar pour en sortir deux verres ainsi que les bouteilles d'alcool que les gens boivent ici. Puis je m'en sers un et me retourne vers lui pour répondre.
- Merci pour la déco, ce n'est pas mon choix. Je vis avec Deimos, qui se trouve quelque part dans la maison et qui est un hybride de combat. Mon nom de famille est effectivement original et fait ma fierté. J'ai peut-être des frères mais je ne les connais pas et n'éprouve pas spécialement le besoin de les rencontrer.

Je le regarde approcher de mon bras, révélé au grand jour lorsque j'ai retiré ma veste pour l'accrocher dans l'entrée, et ne bouge pas alors qu'il l'observe avec une certaine fascination. Le voir ainsi m'amuse, et cet amusement fait briller mes yeux et étire un léger sourire sur mes lèvres. Indéniablement je me détends à son contact, et finis par reposer mon verre en secouant la tête.
- Je ne sais pas qui est Robocop, mais tu m'appelles comme tu veux, ça ne me dérange pas.

Je m'adosse au bar et croise les bras, le fixe intensément. Finalement, je décide de balayer mes doutes et de tenter ma chance avec lui, à défaut d'avec l'hybride. Je cherche mes mots, mais n'étant pas doué pour ça je préfère lui balancer de but en blanc la suite.
- Ton créateur s'appelle Labàn Villehado et il travaille pour la Résistance en Espagne. Toi, tu étais dans la milice jusqu'à ce que tes petits jeux de hacker ne soient percés à jour. Tu sembles jeune, c'est tout à ton honneur, mais laisse-moi te montrer quelque chose...

Je m'écarte, retire le tissu sur mon torse et mes jambes ainsi que les lentilles dans mes yeux. Sans aucune pudeur je me mets en boxer devant lui et alors il peut remarquer mes faux yeux, le bras robotique qui se poursuit jusque sur la moitié de mon torse, la centaine de cicatrices que porte mon corps, l'énorme plaie qui tranche ma cuisse en deux en longueur, toutes celles sur mon visage et quantité de brûlures.
- Ca, c'est ce qui arrive lorsque les miliciens veulent VRAIMENT obtenir des informations.

Je garde le silence quelques instants, le temps de le faire réaliser la chose... ainsi que faire la déduction au sujet de ce que je viens de lui avouer. Je le laisse encaisser, avaler l'information, et me penche pour récupérer mon pantalon que je fais rapidement glisser sur mes jambes. Oui, ce corps immonde bien que fonctionnel me met mal à l'aise, me fait honte, aussi je préfère le cacher au plus vite.
- On m'appelle Hannibal, et la question que je te pose maintenant est la suivante : es-tu prêt à prendre ce risque, avec moi ?


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Libertad, Igualdad y Justicia
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mar 29 Mai 2018 - 21:45

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« Merci pour la déco, ce n’est pas mon choix. Je vis avec Deimos, qui se trouve quelque part dans la maison et qui est un hybride de combat ? Mon nom de famille est effectivement original et fait ma fierté. J’ai peut-être des frères mais je ne le les connais et n’éprouve pas spécialement le besoin de les rencontrer. »

Bon, il n’a pas du tout adhéré à ma blague ou alors, il ne l’a pas compris. Je grogne devant ce bide et me masse la nuque, un peu gêné par le malaise que cela crée en moi. Je suis surtout persuadé qu’il n’a pas dû trouver ça marrant parce que le jeu de mots était plutôt simple entre Ange et Diablo. Simplement il a dû éluder la chose poliment pour ne pas me vexer ou créer davantage de malaise. Raté, je suis bien plus embarrassé que ça ! J’inspire profondément et hoche la tête. Ah, il a un autre esclave nommé Deimos ? D’accord, donc il est forcément pour l’esclavage. D’accord, les conversations risquent d’être parfois houleuses entre nous deux, s’il s’avère qu’il n’adhère pas du tout au concept d’égalité. Bon, j’espère que cela ne causera pas trop d’engueulades entre nous deux, surtout que je suis censé la boucler étant donné que je suis un criminel. Mais cela sera bien plus fort que moi et je n’aurais de cesse de ramener le sujet sur je tapis si j’en suis frustré.

Alors, son premier esclave est un hybride de combat ? Okay, j’imagine déjà le morceau que ça doit être. Je n’ai pas grand-chose contre l’idée qu’il combat, je n’aime juste pas l’idée qu’il puisse ne pas forcément le faire de son plein gré. Après tout il m’arrive aussi de me battre contre des types durant des combats de rue. Mais chacun de nous le faisons parce qu’on en a envie et qu’on a besoin de se détendre… Et puis, ça nous fait récupérer un peu d’argent.  Je finis par hocher la tête à ses mots et m’approche de son bras, observant plus en détails les connectiques qu’il faut pour actionner un tel engin avant de me crisper quand il m’avoue ne pas connaître Robocop. Nooon… Il s’fout de ma gueule là ? Je vais clairement devoir lui refaire toute sa culture à ce gars-là ! C’est un film culte ! Dès ce soir, je lui trouve le film sur internet et on se le matte parce que là, c’est pas possible !

« Ton créateur s’appelle Labàn Villehado et il travaille pour la Résistance en Espagne. Toi, tu étais dans la milice jusqu’à ce que tes petits jeux de hacker ne soient percés à jour. Tu sembles jeune, c’est tout à ton honneur, mais laisse-moi te montrer quelque chose… »

Je relève immédiatement la tête lorsqu’il parle de mon Créateur et fronce les sourcils, me demandant subitement comment est-ce qu’il le connait. Et puis, il se dévoile davantage. Mon cœur rate un battement lorsqu’il m’annonce connaître les activités de mon ancien maître et je blêmis progressivement, me demandant comment est-ce qu’il peut être au courant pour mon Créateur et pour son affiliation avec la Résistance Espagnole. Merde, est-ce qu’il va le dénoncer ? Me faire payer mes erreurs ? Je serre les poings, me mettant en posture de défense comme si j’étais prêt à recevoir le moindre coup de sa part ou à tenter de m’enfuir. Je ressens mes tripes se nouer sous l’appréhension avant de froncer davantage les sourcils lorsqu’il se déshabille et termine en caleçon. Mais… Qu’est-ce qu’il fout ? J’écarquille les yeux quand il me dévoile la continuité de son bras robotique qui se poursuit sur une bonne moitié de son buste. Des cicatrices en parsèment la peau et je reste immobile à fixer la beauté de ce travail high-tech. Bordel, ce mec a la classe… s’il s’avère être mon ennemi, je serais foutrement dégoûté.

« Ca, c’est ce qui arrive lorsque les miliciens veulent VRAIMENT obtenir des informations. »

Je déglutis, la gorge soudainement sèche et commence à comprendre progressivement ce qu’il essaye de me dire. Il n’est pas mon ennemi alors ? Aurait-il lui aussi subi un interrogatoire musclé par d’anciens collègues à moi, persuadés qu’il bosse pour la Résistance ? Je me mords la lèvre inférieure et fait un pas en avant pour observer de plus près les connectiques de sa prothèse mais il enfile rapidement son pantalon et je m’immobilise, continuant d’observer son buste… choqué. Putain, mais qu’est-ce qu’ils lui ont fait ? Je serre les dents et les poings, sentant déjà la colère face à une telle injustice, à une telle monstruosité, grimper en moi. Bordel, mais comment peuvent-ils en arriver là ? Torturer un mec supposé avoir des valeurs différentes des leurs ? C’est absolument dégueulasse… Je ne comprends toujours pas ce qu’il veut me dire… Est-il un membre de la Résistance, ou simplement un vampire compatissant qui comprend le chemin que j’ai choisis de prendre et souhaite m’en détourner pour me protéger ?

« Ecoute mec, si tu… »

Je commence, avant d’être coupé par le vampire.

« On m’appelle Hannibal, et la question que je te pose maintenant est la suivante : es-tu prêt à prendre ce risque, avec moi ? »

J’écarquille brusquement les yeux face à sa révélation et recule de quelques pas sous la surprise, percutant le fauteuil derrière moi. Je m’écroule sur le coussin et garde le regard rivé sur le vampire qui se dresse devant moi de toute sa hauteur. Non… Putain, ça peut pas être vrai… Le type qui m’a acheté est l’un des résistants les plus connus de Dornia, le gars qui a tué près de 300 vampires au nouvel an ?! Bordel de merde mais qu’est-ce qu’il est en train de se passer ?!!

« A-Attends… T… T’es Hannibal ? LE Hannibal ? Putain j’en crois pas mes oreilles… »

Mes jambes deviennent soudainement cotonneuses et je peine à me relever sous la surprise. Je crois que c’est l’un des gars que j’admire le plus au monde, de part sa stature, sa froideur et sa force. Et c’est ce gars qui m’a acheté ?! Bordel de merde !

« Mec… Euh… m-monsieur… Vous imaginez pas c’que ça représente pour moi d’vous rencontrer… C’est incroyable… ! J’aurais pas pu mieux tomber… J’vous promets que les miliciens ne soupçonnent en aucun cas que je sois en rapport avec la Résistance. J’suis juste passé pour un rigolo, un gamin et un emmerdeur. Je vous jure… j’dirais jamais rien sur la Résistance, j’ai beaucoup trop à perdre… En premier lieu, mon créateur. Et surtout, vu c’qu’il vous est arrivé, vu ce qu’il est arrivé à d’autres et surtout vu ce qu’ils sont prêts à faire pour empêcher d’autres d’avoir des valeurs contraires à leur ordre établis… Je suis prêt à prendre tous les risques inimaginables pour que justice, égalité et liberté se fasse ! »

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Hannibal
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mar 29 Mai 2018 - 22:32


Je reste impassible, dans une immobilité complète, alors qu'il me regarde comme si j'étais l'incarnation du Mal en personne. Petit à petit je vois ses yeux s'arrondir, son visage bien que bronzé pâlir, son regard s'écarquiller et sa bouche s'ouvrir en grand comme s'il était... choqué ? Dégoûté ? Horrifié ? Je ne saurais trop dire, je ne suis pas dans sa tête et je n'ai aucune envie de m'y trouver. La mienne me suffit.

Et puis il s'approche, je le vois du coin de l'oeil serrer les poings. Ah. A-t-il envie de me tabasser maintenant ? Il serait surpris de voir le nombre de coups que je peux encaisser avant de le tuer... Enfin, j'imagine que s'il n'est qu'esclave et en si bon état physiquement et psychologiquement, c'est qu'il a dû vendre son groupe ou même juste mentir, que sais-je... Tant pis. Je n'aurai plus qu'à m'en débarrasser et trouver un autre compagnon pour poursuivre ma route.

Je me redresse et le regarde tout en boutonnant mon jean, hausse les sourcils de surprise en le voyant carrément se retrouver assis dans le fauteuil, et même pas dans le bon sens en plus. Ah, il est encore plus choqué que je le pensais... Je fais un pas vers le bar pour y prendre un alcool qui le réveillerait un peu et l'aiderait à ne pas tomber dans les pommes, mais alors il se met à parler. Bégayer. Me dire dans un flot discontinu qu'il a entendu parler de moi, de cet exploit du Nouvel An dont je suis très fier également, de son admiration pour moi mais ça... j'ai du mal à le concevoir. Non, je ne peux pas imaginer ce que ça fait de me rencontrer !

Il finit sa tirade, et je me mets à rire en le voyant tenter de me convaincre qu'il est LE candidat idéal pour la Résistance en me parlant de liberté, d'égalité et de justice. J'enfile mon t-shirt tout en réfléchissant à ses propos. Liberté, égalité et justice... pour nos compagnons, mon cher petit. Juste pour nos compagnons, pas pour les vampires. Mais ça, tu n'as pas besoin de le savoir... Pour le moment. Ensuite, je t'apprendrai que ma vision des choses est bien mieux que la tienne, et nous formerons alors un tandem du tonnerre.

J'achève donc mon amorce vers le bar et prends deux verres, en garde un pour moi et lui tends l'autre tout en buvant une gorgée. Je le regarde, amusé, et viens finalement m'installer dans le fauteuil face à lui, coudes posés sur les genoux et buste incliné vers l'avant.
- Alors raconte-moi. De quoi es-tu capable exactement ? Ton Créateur sait que tu es ici ?


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Libertad, Igualdad y Justicia
MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mar 29 Mai 2018 - 22:55

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Je termine ma tirade, promettant monts et merveille à Ange et surtout, que je suis profondément fidèle à la Résistance et que je suis prêt à me battre bec et ongles pour leurs valeurs. Il ne réagit pas tant que ça au fait que je l’admire énormément et je ne lui en tiens pas rigueur. Ca doit lui faire une belle jambe de savoir qu’un gamin âgé d’ç peine 100 ans est comme un dingue devant lui… Ca ne changera pas grand-chose à sa vie, simplement qu’il a acheté ce gosse qui l’admire. Mais maintenant, ça me fout une pression de dingue parce que maintenant que je sais qui est Ange, je vais devoir mettre la barre plus haute. J’ai pas vraiment envie de le décevoir, et qu’il juge que je suis bien trop immature pour faire partie de la Résistance… J’ai pas envie d’être radié du groupe ou qu’ils me fassent disparaître pour que je ne divulgue par leur secret par pur désir de vengeance. Je finis par reprendre place dans le fauteuil, à l’endroit cette fois et passe ma main sur mon visage pour reprendre à peu près mes esprits et contenance.

Je n’étais clairement pas prêt pour une nouvelle pareille. J’ai soudainement chaud et je retire mon pull, me retrouvant en t-shirt tandis que Ange remet le sien. Il se dirige vers le buffet et sert deux verres d’alcool, m’en tendant un. Je ne me fais pas prier et bois le liquide cul-sec, ayant besoin d’un remontant pour avaler toutes ces informations d’un coup. Le regard dans le vide, j’assimile lentement le tout avant de reporter mon attention sur mon désormais maître qui s’installe en face de moi, les coudes sur les genoux. Je pose mon verre sur la table basse qui nous sépare et ne détourne plus mes yeux de lui, voyant presque le cheminement de ses pensées. Je me demande bien ce qu’il pourrait me demander maintenant et s’il aura envie de se coltiner un mec qui s’est fait attraper dans les pattes. C’est que ce gars est un pro qui doit pas avoir que ça à faire de se trimballer un gamin un peu partout.

« Alors raconte-moi. De quoi es-tu capable exactement ? Ton Créateur sait que tu es ici ? »

Je pousse un soupir à sa question songeant subitement à mon Créateur qui n’a plus eu aucune nouvelle de moi depuis un an. Je sais qu’il a cherché à me contacter, on se parlait très régulièrement lui et moi par visio-conférence et notre dernière conversation date d’une semaine avant mon arrestation. En ce qui concerne les informations qu’il a, je pense qu’il doit être au courant que j’ai été arrêté. Après tout, il est un donateur fréquent et mon absence de réponse à dû l’inquiéter au point de chercher à savoir où j’ai bien pu me volatiliser. Et s’il n’est pas encore à Dornia pour me retrouver, c’est parce qu’il doit être coincé en Espagne. Après tout, il a aussi des obligations pour la résistance locale.

Donc… ce serait pour ça que Ange m’a acheté ? Est-ce que son inquiétude en a alarmé d’autre et ça aurait fait le tour de Dornia, jouant ainsi en ma faveur ? Peut-être, je ne vois que ça. Même si je doute qu’ils auraient déplacés autant de moyens pour un simple résistant. Je sais que l’une fois que l’on est découvert, on est seul et c’est normal. Il ne faut pas mettre en péril l’intégrité du groupe pour un seul gars… Mais le fait que Ange m’ait acheté est trop gros pour que ce soit une simple coïncidence. Probablement que l’influence de Labàn a joué.

« Je pense que oui. On se parlait régulièrement et notre dernière conversation date une semaine avant mon arrestation. Je pense que c’est pas une coïncidence que ce soit vous qui m’ayez acheté… Il a dû alerter pas mal de monde ici. On vous a demandé de me prendre, non ? C’est trop gros pour que je tombe sur vous, Hannibal alors que y a un tas de vampires tous plus timbrés les uns que les autres qui auraient pu me tomber dessus… Et je sais hacker des trucs, infiltrer un réseau fermé et le débloquer. Je suis un expert en codage et apprends très vite. J’ai parfois laissé des virus dans des réseaux ennemis et je peux tracer des appareils. Je sais aussi me battre, j’étais un dingue de combat de rue et je suis assez discret comme type… Je peux m’essayer à l’espionnage bien qu’on m’ait surtout fait confiance pour l’informatique… Vous voulez que je bosse pour vous ? »

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MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mer 30 Mai 2018 - 18:09


J'attends patiemment qu'il se reprenne et me réponde après avoir retiré son pull et s'être enfilé le contenu de son verre d'une traite. Je lui laisse le temps dont il a besoin pour tout bien comprendre, après tout je ne suis pas pressé et nous avons toute la nuit pour discuter. Ou presque... Je dois être à 5h dans la forêt pour donner des vêtements et des couvertures.

Je dois bien admettre pourtant être assez convaincu par le son de sa voix, dans lequel je ne perçois pas de mensonge. Son regard est direct, franc, et achève de me persuader que je n'ai pas fait d'erreur en lui révélant qui je suis. Et puis il me répond, me sortant de mes réflexions et je me concentre attentivement pour retenir toutes les informations qu'il me donne. Une coïncidence... Il me met mal à l'aise sur le coup, je baisse légèrement les yeux et mords ma lèvre inférieure. Qu'est-ce que je peux lui dire ? Que ce n'est pas son créateur qui m'a prévenu mais un simple résistant lambda ? Que ce n'est pas la Résistance pour laquelle il travaillait qui l'a sortit du pétrin ? Que ma Résistance n'est pas vraiment la même que la sienne ?

Je tourne et retourne les informations dans ma tête, et je finis par me rendre compte qu'il a terminé de parler. Malgré mes pensées j'ai enregistré le plus important : son domaine c'est l'informatique, et c'est très bien car nous avons besoin de hackers. Reste à savoir pourquoi ses collègues n'ont pas essayé de le récupérer malgré tout ça, mais une petite voix dans ma tête me dit que si j'ai pu le récupérer sans encombres, c'est sûrement parce qu'il n'a pas été identifié comme travaillant dans mon groupe. Sinon... Il serait en bien moins bon état qu'actuellement...

J'esquisse un sourire lorsqu'il achève en me demandant si je veux qu'il travaille pour moi. Je ne réponds pas de suite, je cherche mes mots en tapotant les doigts d'une main contre ceux de l'autre, chair contre métal. Puis je relève les yeux vers lui et décide de lui avouer la vérité.
- Ce n'est pas ton créateur qui m'a prévenu, mais l'un des nôtres qui t'a vu et identifié à la boutique. Il m'a brièvement parlé de toi, je me suis renseigné, j'ai contacté mon supérieur et il m'a expressément demandé de ne pas laisser quelqu'un d'autre mettre la main sur toi. Je suis donc venu te chercher.

J'hésite, mais décide de poursuivre malgré tout. Et advienne que pourra.
- Tu sais, il y a deux sortes de Résistances à Dornia. Celle qui a toujours été là, agissant dans l'ombre, discrètement, et à laquelle toi et ton créateur appartenez. Mais la mienne a été envoyée ici en soutien, parce que comme tu l'as sans doute remarqué rien n'avance avec des bouquets de fleurs. On nous a donc demandé de les bouger un peu. Ton groupe ne souhaitait pas être mêlé à ton problème, ils ont peur de se retrouver dénoncés et je peux les comprendre. Mais nous, nous avons peu d'effectifs et les autres sont très réticents à l'idée d'agir réellement. Pas nous. Regarde-toi, et tu verras ce que les miliciens font lorsqu'ils mettent la main sur des membres de ton ancien groupe résistant. Regarde-moi, et vois ce qui aurait pu t'arriver si tu avais fait partit du mien. A l'heure actuelle, tu es donc ici avec moi et oui, je te demande si travailler pour nous te plairait. Indépendamment du fait que tu sois mon fan numéro un et très probablement unique dans cette ville.

Cette dernière remarque, je ne peux m'empêcher de la prononcer avec de l'amusement dans la voix, un sourire et les yeux brillants. Un fan... Si on me l'avait dit !

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MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Sam 2 Juin 2018 - 14:44

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« Ce n’est pas ton créateur qui m’a prévenu, mais l’un des nôtres qui t’a vu et identifié à la boutique. Il m’a brièvement parlé de toi, je me suis renseigné, j’ai contacté mon supérieur et il m’a expressément demandé de ne pas laisser quelqu’un d’autre mettre la main sur toi. Je suis donc venu te chercher. »

Je fronce les sourcils en assimilant progressivement les mots de Hannibal. Ainsi, ce n’est pas Labàn qui a alerté les résistants… D’autres savaient déjà ce qu’il était en train de m’arriver et on fait en sorte d’agir. Je n’en veux pas à mon créateur et je ne me sens aucunement abandonné par lui. Je sais qu’il a aussi les problèmes de la résistance Espagnole à gérer et qu’en tant que simple donateur, il n’a pas accès à ce genre d’information. Ce que je sais, c’est qu’il doit être foutrement inquiet. Depuis un an, nous n’avons pas parlé. Il doit me chercher partout et je suis étonné de ne pas l’avoir encore vu à Dornia. S’il n’a toujours pas débarqué, c’est qu’il doit être sacrément occupé. Ce que j’espère maintenant, c’est que celui qui m’a identifié à fait en sorte que Labàn sache que je vais bien. Auquel cas, je m’en chargerai moi-même. En revanche, je ne comprends pas pourquoi le supérieur de Hannibal a expressément demandé qu’il m’achète.

Je ne suis qu’un simple hacker, je ne vois pas ce que je pourrais lui apporter de plus et surtout, quelle importance je peux avoir. C’est toujours un risque que d’acheter un criminel. D’autant plus qu’il prend un risque considérable en me révélant tout ça. Bordel… Ils doivent avoir une mission pour moi, ou quelque chose dans le genre. Je grogne devant toutes les interrogations qui apparaissent dans mon esprit sans parvenir à y trouver de solution. Je me laisse retomber contre le dossier du canapé et pousse un soupir en passant ma main dans mes cheveux. Je ne suis pas du genre à réfléchir énormément. Pas que je sois un attardé, mais l’action me convient mieux. Et je n’aime pas faire face à ces énigmes. Je préfère lorsque l’on me dit les choses ouvertement. C’est qui, au juste, le supérieur de Hannibal ? Pourquoi est-ce qu’il peut vouloir que Hannibal achète un hacker facilement remplaçable ?

« Tu sais… »

Je relève les yeux vers le vampire, perdu dans le cheminement illogique de mes pensées et me redresse un peu pour écouter Hannibal.

« Il y a deux sortes de résistantes à Dornia. Celle qui a toujours été là, agissant dans l’ombre, discrètement, et à laquelle toi et ton créateur appartenez. Mais la mienne a été envoyée ici en soutien, parce que comme tu l’as sans doute remarqué, rien n’avance avec des bouquets de fleurs. On nous a donc demandé de les bouger un peu. Ton groupe ne souhaitait pas être mêlé à ton problème, ils ont peur de se retrouver dénoncés et je peux les comprendre. Mais nous, nous avons peu d’effectifs et les autres sont très réticents à l’idée d’agir réellement. Pas nous. Regarde-toi, et tu verras ce que les miliciens font lorsqu’ils mettent la main sur des membres de ton ancien groupe résistant. Regarde-moi, et vois ce qui aurait pu t’arriver si tu avais fait parti du mien. A l’heure actuelle, tu es donc ici avec moi et oui, je te demande si travailler pour nous te plairait. Indépendamment du fait que tu sois mon fan numéro un et très probablement unique dans cette ville. »

J’inspire profondément en assimilant toutes les informations de Hannibal. Deux sortes de résistances à Dornia ? Qu’est-ce qu’il veut dire par là ? Je n’ai toujours vu qu’une résistance, celle pour laquelle je travaille. Ça veut dire que celle dont il me parle n’est même pas à Dornia, si elle a été envoyée pour nous soutenir. Alors pourquoi est-ce que je n’en ai pas entendu parler ? Je passe mes mains sur mon visage en grognant… Je n’en veux pas aux membres de la résistance de ne pas être venus me chercher d’eux-mêmes. Je connaissais les risques et ils n’ont rien à craindre, je ne les ait jamais dénoncés et je ne les dénonceraient pas… Même sous la torture. Et puis, ils ont bien agi. Après tout, ils ont donné ma localisation à Hannibal qui est venu de lui-même. Rien n’était perdu pour moi. Et enfin, j’ai parvenu à ne pas laisser croire que j’étais en affiliation avec la résistance, ne postant pas toujours des messages en faveur de la libération des esclaves. Quel est ce groupe où l’on m’invite ?

« C’est quoi cette autre résistance dont vous me parler, au juste ? Je n’en connais qu’une et c’est celle pour laquelle j’ai juré fidélité, jusqu’à ma mort définitive. Qu’est-ce qu’elle a de plus, la vôtre ? Nous aussi, nous agissons. Alors quoi ? Vous tuez les vampires ? Vous levez une armée ? Je ne sais pas trop ce que vous faîtes et j’ai pas envie d’être mêlé à quelque chose qui va à l’encontre de mes valeurs. Mais une chose est sûre, c’est que je ne vais plus pouvoir agir comme avant et que vous êtes ma seule et unique porte de sortie. Je ne veux pas passer 80 ans à ne rien faire. L’égalité m’est précieuse, je veux offrir ça à tout le monde. Qu’est-ce que je ferais si je bosse pour vous ? Suis-je forcé d’abandonner mon ancien groupe ? Mes amis ? »

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MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mar 5 Juin 2018 - 20:18


Je peux presque voir les pensées et les réflexions tourbillonner dans son esprit, de la fumée s'échapper de ses oreilles alors que ses yeux semblent fous dans leurs orbites, cherchant probablement des réponses à ce que je lui dis. Il se vautre dans le canapé tandis que je n'ai pas bougé, et je reste silencieux une fois ma tirade sortie en attendant la suite, sa réponse, ses interrogations et, qui sait, la petite phrase qu'il serait en droit de me sortir et qui se résumerait à peu près à "Ramène-moi en boutique, espèce de gros connard psychopathe".

Et pourtant, il se contente de m'expliquer qu'il n'est pas au courant de notre présence sur le territoire. Oh ça ne me surprend pas dans la mesure où peu de résistants dorniens nous connaissent. Nous sommes du genre discrets, sauf au premier de l'An mais c'était pour marquer le coup... Non, ce qui me surprend c'est qu'en tant que hacker il n'ait jamais fait attention à notre présence sur le darkweb. Et pourtant, nous avons très peu de hacker et ils n'ont pas de niveau excellent. Hormis Bao mais lui c'est un cas à la fois particulier et difficile à gérer. D'ailleurs il faudrait que je le contacte pour savoir s'il n'a pas oublié pour qui il bosse en réalité...

Lorsqu'il semble avoir terminé de parler je laisse un silence s'installer le temps d'organiser mes pensées et de trouver la meilleure façon de formuler la chose. Mais vu que je n'ai jamais été doué pour le blabla, je préfère énumérer les réponses dans l'ordre de ses questions en vérifiant sur mes doigts que je n'en oublie pas. Je me racle la gorge, termine mon verre et me lance.
- Cette autre résistance, comme dit, c'est la mienne et je suis australien. Je ne peux pas te donner davantage d'informations à ce sujet, je suis désolé. Ce que mon groupe a de plus tu l'as dit toi-même : nous sommes prêts à tuer des vampires s'ils se mettent en travers de notre chemin d'une façon ou d'une autre. Nous ne levons pas d'armée, ce n'est en tout cas pas le but de ma mission.

Je marque un temps d'arrêt pour qu'il assimile bien tout. Je pourrais lui donner les informations qu'il demande, dans l'absolu, sauf que ce n'est pas du tout autorisé et je m'y tiendrai. On n'enfreint pas les règles. Je reprends ensuite l'énumération de mes réponses.
- Si tu bosses pour moi, tu continues de faire ce que tu faisais avant mais avec de la compagnie, des gars de chez nous qui vont te faire découvrir et t'expliquer. Je tenterais bien de te répondre moins évasivement mais hélas je suis une bille en informatique. Moi si ce n'est pas un jeu vidéo ça ne m'intéresse pas, donc je ne sais pas bien ce qu'ils fabriquent. Concernant ton ancien groupe tu l'as quitté au moment où tu as été condamné, Julian. Tu ne peux pas y retourner. Tes amis... Tu peux continuer de les voir, ce serait trop bizarre pour tout le monde si tu coupais les ponts subitement tu ne crois pas ?

Je finis par me lever, regarde l'heure d'un coup d'oeil et pose les mains sur mes hanches en l'observant.
- Si tu es ok j'aurai quelques règles à t'expliquer, le genre de règles que tu ne devras pas enfreindre sous peine d'être condamné à mort et traqué par le groupe pour t'éliminer. Alors, tu es partant ?

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MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mer 6 Juin 2018 - 16:35

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« Cette autre résistance, comme tu dis, c’est la mienne et je suis australien. Je ne peux pas te donner davantage d’informations à ce sujet, je suis désolé. Ce que mon groupe a de plus, tu l’as dit toi-même : nous sommes prêts à tuer des vampires s’ils se mettent en travers de notre chemin d’une façon ou d’une autre. Nous ne levons pas d’armée, ce n’est en tout cas pas le but de ma mission. »

J’inspire profondément et déglutis aux mots de Hannibal. Bordel, c’est surréaliste. Ils tuent les vampires qui se mettent sur leur chemin… Sans distinction aucune ? Très probablement. Putain, j’ai l’impression d’être dans une scène du Parrain, et de me faire recruter par la mafia. Il me dirait : « J'ai buté mon premier gars à l'âge ou tu pissais au lit », que ça ne m'étonnerait pas. J’ai l’impression que je ne peux pas vraiment revenir en arrière et que désormais que je suis son esclave, j’ignore si j’ai le choix de dire oui ou non. En même temps, je veux travailler avec lui. C’est important pour moi, surtout qu’il s’agit de Hannibal. Ce n’est pas n’importe qui. Et puis, maintenant que je suis esclave, à part bosser pour EHVH, je n’aurais rien d’autre à faire. Autant me battre pour deux causes qui se rejoignent. Je suis persuadé que cela me donnera l’impression d’avoir bien plus d’impact que seulement ouvrir des portes dans les données informatiques de nos ennemis.

« Si tu bosses pour moi, tu continues de faire ce que tu faisais avant mais avec de la compagnie, des gars de chez nous qui vont te faire découvrir et t’expliquer. Je tenterais bien de te répondre moins évasivement mais hélas, je suis une bille en informatique. Moi si ce n’est pas un jeu vidéo, ça ne m’intéresse pas, donc je ne sais pas bien ce qu’ils fabriquent. Concernant ton ancien groupe, tu l’as quitté au moment où tu as été condamné, Julian. Tu ne peux pas y retourner. Tes amis… Tu peux continuer de les voir, ce serait trop bizarre pour tout le monde si tu coupais les ponts subitement, tu ne crois pas ? »

Je fronce les sourcils et me raidis complètement. C’est quoi ces conneries ? Jamais je n’ai quitté EHVH ! Ça ne marche pas comme ça, chez nous ! Ils ne vont pas nous dégager si on est attrapés et surtout si je n’ai rien révélé. Et même sous la torture j’aurais fermé ma gueule… Alors non. J’en fais toujours parti et il n’a surtout pas intérêt à m’empêcher de continuer à bosser pour eux ! Je veux bien mettre la main à la pâte parce que je suis son esclave, mais je ne me jette pas corps et âme dans sa cause si je dois en oublier la mienne… Et je ne tue personne !

« Si tu es ok, j’aurai quelques règles à t’expliquer, le genre de règles que tu ne devras pas enfreindre sous peine d’être condamné à mort et traqué par le groupe pour t’éliminer. Alors, tu es partant ? »

Je me lève à mon tour, le visage sérieux et braque mon regard dans celui de Hannibal, poings serrés et le dos droit. J’ai mes conditions et il est hors de question que je bosse pour lui si je dois tuer des mecs ou me faire buter au moindre faux pas. Et surtout pas si je dois quitter EHVH.

« Je n’ai jamais quitté mon groupe et je ne les quitterai jamais. Je ne les aient pas dénoncés, à leur ma place en leur sein est toujours légitime. C’pas comme ça qu’on marche chez nous. On n’se fait pas buter si jamais l’un des nôtres tombe. La preuve, un mec de chez moi vous a alerté que j’croupissais en cage et t’es venu m’adopter. C’est à la vie, à la mort avec eux. Je continuerai de travailler pour eux, quoi qu’il en coûte. Et je ne tue pas de vampires, je ne fonctionne pas comme ça… Ce n’est pas dans mes valeurs. Y a pas d’un côté les méchants et de l’autre les gentils. J’veux bien aider ton groupe parce que tu es mon maître et que j’te dois bien ça… Mais je ne le ferais pas si je dois quitter mon groupe et surtout pas si je dois crever au moindre faux pas. Je bosse pour toi uniquement. J’suis pas terroriste. »

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MessageSujet: Re: Un cyborg comme maître [ft. Ange]   Mer 13 Juin 2018 - 19:37


Je ne le quitte pas des yeux alors qu'il se lève et vient se placer face à moi. Je ne bouge pas et me contente de le fixer tandis qu'il me sort tout son baratin. Ah la jeunesse... Il fut un temps où j'étais fougueux comme ça, moi aussi. Je le suis resté jusqu'à ce que la réalité finisse par me réveiller. La réalité de la vie, la dureté de nos existences, la dangerosité du terrain... Et puis Hector qui fait cracher sa mitrailleuse lourde sur les miliciens pour nous laisser le temps de filer, son corps déchiqueté qu'on a rapatrié en Australie, le cercueil trop grand pour un corps à peine recollé, et sa mère qui pleurait à chaudes larmes tout en me maudissant d'avoir été la cause de la mort de son fils...

Je pose les yeux sur ses poings serrés mais ne réagis pas extérieurement, tout au plus j'arque un sourcil l'espace de quelques secondes avant de retrouver une expression tranquille. Si tu savais, mon pauvre ami, à quel point je me fous de ce que fait la EHVH. Si tu savais comme l'existence de ces êtres faibles et inutiles pour notre cause m'indiffère. Si tu savais comme je n'hésiterais pas la moindre seconde à les rayer de la carte s'il leur prenait l'envie un jour de se mettre en travers de ma route. Ce ne sont pas résistants, ce sont des petites filles délicates qui jouent à la poupée et font des caprices parce qu'elles lui veulent une nouvelle robe. Pathétiques. Méprisables.
- En effet. Un gars de chez toi m'a alerté, mais il ne t'a pas acheté pour autant et ce n'est pas l'un des tiens qui m'a demandé de le faire. Sans moi tu y serais encore et aucun d'eux ne serait venu sortir ton cul de ta cage. A la vie à la mort... Et bien tu serais donc resté en cage pour la quatre-vingtaine d'années qu'il te restait à tirer ! Merci les copains !

Je n'ai pas de temps à perdre à tenter de le décider de quoi que ce soit, ni à tergiverser sur son groupe et le mien ou encore à le persuader de quelque chose. Il veut continuer de travailler pour eux ? Il me traite de terroriste ? Il n'est pas capable de faire ce qu'il faut pour sauver nos compagnons ? Parfait. Je le garderai éloigné de nos activités, car par ses mots il ne fait que me confirmer que je ne peux pas lui faire confiance. Je me détourne et lui fais signe de me suivre pour le conduire à sa chambre. En haut d'un grand escalier se trouve une belle porte en chêne massif, je l'ouvre et lui en désigne l'intérieur d'un geste de la tête.
- C'est là que tu dormiras. Tu fais ta vie comme tu l'entends, je te demande simplement de me laisser un petit mot si tu t'en vas en journée ou même la nuit.

J'aurais bien aimé ajouter que c'est pour savoir si je peux lui confier des libres, mais il serait capable de vendre la mèche à son cher groupe adoré ou pire encore. Merde... Je n'avais pas assez de Deimos à gérer qui ne veut pas devenir mon binome, et maintenant je me retrouve avec un illuminé qui croit que les bouquets de fleurs domineront le monde ! Je te jure... Il va falloir que je fasse un compte rendu à Père, lui expliquer la situation comme toujours. Après quoi, il me donnera mes ordres.

Je désigne, tout au bout du couloir, la seule et unique porte qui s'y trouve en tendant le bras dans cette direction.
- C'est ma chambre. Tu n'es pas autorisé à y entrer, et s'il y a un souci il te faudra simplement frapper et m'expliquer à travers la porte ce qu'il se passe. Mais il n'y a pas de raison que ça arrive, n'est-ce pas ? Deimos ne devrait pas te taper si tu es gentil avec lui et que tu ne joues pas avec sa queue.

Pas besoin de préciser combien d'heures je dors, ça fait partit des informations qui me seraient fatales si jamais quelqu'un de malintentionné entrait par effraction chez moi. Etant donné que mon bureau se trouve dans ma chambre j'y passe beaucoup de temps, ce qui explique que ça puisse fausser un espionnage. J'ai pensé à tout, en théorie, pour brouiller les pistes !

Je redescends ensuite tranquillement au rez-de-chaussée, mains dans les poches, en reprenant mon explication.
- Évite de faire n'importe quoi, c'est tout ce que je te demande. Ne te fais pas remarquer, ne sois pas malade, laisse Deimos tranquille et... Important !
Je pivote brusquement vers lui et plante mon index sur son nez, l'air très sérieux.
- Ne touche pas à ma collection de jeux vidéos. Ou je te tue. Compris ?

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