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Forum de RP interdit aux moins de 18 ans - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire
 
Résultats des Awards/Misters 2018: ici / Nous avons actuellement besoin d'esclaves pour nos maîtres en attente!

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Markus Nikolaïevitch
Backhander
Messages : 214
Métier : PDG de RobotInc.
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Backhander
MessageSujet: Markus Nikolaïevitch   Jeu 19 Avr 2018 - 18:39

20 mars 2099

Daïto ouvre la porte, me la garde tenue tandis que j'entre dans la boutique. Le vendeur approche, peut-être un peu trop vite, peut-être un peu trop proche, et rencontre le torse massif de mon garde du corps qui laisse résonner sa voix basse et profonde dans la pièce.
- Veuillez garder vos distances. Reculez d'un pas.
Je m'amuse de son comportement et hausse les épaules, commence à déambuler entre les cages avec curiosité. La possibilité d'implanter des gènes animales dans un corps est très intéressante, et je prends note mentalement de ce qu'il doit être possible de faire ou pas avec lesdites gènes dans un corps humain tandis que je défile devant ces nouvellement créés et dénommés Hybrides. Je ne suis pas surpris en voyant les oreilles et les queues diverses, admets même que ça leur donne un certain charme.
- Vous en voulez un pour vous, patron ?
Je tourne la tête vers Daïto, qui marche constamment collé à moi, un demi pas en arrière sur mon flanc droit, et secoue la tête. Je ne compte pas avoir d'esclave, je n'ai pas le temps de m'en occuper. Pourtant, passant devant l'une des cages, je remarque le mouvement brusque de Daïto et, tournant à nouveau la tête, observe avec une certaine surprise la main qui s'est tendue vers mon pantalon de satin dans l'espoir possible de l'attraper, et autour de laquelle je vois la poigne de Daïto refermée fermement. Je fais glisser mon regard le long du bras jusqu'à l'épaule d'où je vois de petites ailes d'environ trente centimètres battre doucement. Des ailes souples et arrondies, à dominance bleu avec quelques lueurs de rouge, de vert et de doré. Les ailes aisément identifiables d'un papillon. Mon regard poursuit sa course passé cet instant d'étonnement pour croiser alors de grands yeux verts, un joli visage, un beau sourire sous un nez retroussé, et des cheveux blonds assez longs coupés aux épaules. Puis sa voix douce et fluette se met à chanter à mes oreilles.
- Achetez-moi... Je ne suis pas le plus beau, le plus doué ni le plus passionnant de tous les esclaves, mais je promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour vous rendre heureux... Je vous en prie, achetez-moi...

19 avril 2099.

- Maître ?
Allongé sur mon triclinium devant ma baie vitrée, savourant la chaleur de ce soleil que je ne peux plus que regarder à travers elle, j'ouvre un oeil et tourne la tête vers mon papillon.
- Oui Carmin ?
- J'ai déjà fait tout le ménage, tout le rangement, et maintenant je m'ennuie...
- Tu veux aller te promener ?
- Hummm... Je peux ?
- Bien sûr. Tant que tu reviens, tu vas où tu veux.
- Est-ce que je pourrais... faire quelques emplettes ? L'été arrive et j'ai peu de vêtements à me mettre. Je voudrais que vous me trouviez élégant...
- Tu es toujours élégant, Carmin, n'en doute pas. Prends ma carte, dans mon manteau.
- Merci Maître !
Il m'offre un sourire éclatant auquel mes lèvres donnent un écho, et se précipite vers ma veste pour y trouver ma carte avant de quitter rapidement la maison. Daïto, assis immobile sur un coussin près de moi comme à son habitude, fronce légèrement les sourcils.
- Vous êtes en train de vous faire bouffer, patron. Vous en êtes conscient ? J'ai vu son armoire, il n'a pas besoin de fringues pour cet été. Il va encore claquer je ne sais combien juste pour le plaisir de se croire riche et de frimer devant les copains.
- Daï... Je n'ai rien à faire de tout cet argent. Et puis j'ose imaginer que s'il tient autant à moi qu'il le prétend, il va éviter de risquer de me mettre sur la paille...
- Ca fait un mois que vous dites ça. Allez, répétez après moi : cet hybride est une saloperie, je vais le rapporter en boutique. Essayez voir ?
- Ah ha ha... Tu n'es vraiment pas tolérant !
- Et vous l'êtes bien de trop.
- Peut-être. Il faut croire que j'ai de sacré défauts. Oh, je t'ai dit que j'ai une réunion aujourd'hui ?
- Non, mais je suis un bon garde du corps alors je le sais sans vous. D'ailleurs vous en avez deux, une avec tous vos actionnaires et l'autre un rendez-vous particulier avec ce cher Karrigan.
- Oh Сука...(merde)

15 mai

- Maître !
- Oui Carmin ?
Je lève les yeux de mon écran d'ordinateur, installé au salon, et regarde mon hybride approcher avec l'air visiblement furieux.
- Je voulais aller me promener et Daïto a dit non !
- Pour quelle raison ?
- Sans raison ! Alors que je lui ai dit que je vais revenir !
- Daïto ne fait rien sans raison, s'il dit non c'est non. Laisse-moi travailler, tu veux ?
- Oh ! Mais... Ce n'est qu'un garde du corps et c'est à lui que vous donnez raison ?!
- Pardon ?!
Je me redresse lentement, soutiens son regard furieux du mien, glacé de colère, et pose mes mains à plat de chaque côté de mon clavier.
- Daïto est un vampire. Il est mon garde du corps par choix, et ici depuis bien plus longtemps que toi. Par ailleurs lui ne s'amuse pas à vider mon compte chaque fois qu'il va dehors ! Dois-je te rappeler ta place, Carmin ? Dois-je te rappeler que ta valeur totale n'excèdera JAMAIS plus de QUATRE CHIFFRES ?!
Les yeux écarquillés, il recule en tremblant et en tombe sur les fesses. Les larmes se mettent à rouler sur ses joues et il pose la main sur sa bouche pour étouffer un sanglot. Aussitôt ma colère s'apaise, je contourne mon bureau et m'agenouille près de lui pour le prendre dans mes bras.
- Pardonne-moi... Je suis un peu tendu en ce moment, je n'aurais pas dû m'emporter.
- C'est vrai, Maître... ? Vous pensez ce que vous avez dit ?
- C'était exagéré... Il y a un magasin en particulier que tu voulais voir, aujourd'hui ?
- Oui ! Merci Maître !
Il pose ses lèvres sur les miennes, essuie rapidement ses larmes et attrape son blouson ainsi que ma carte avant de sortir. Je me redresse lentement, croise le regard de mon garde du corps bras croisés et adossé au mur.
- J'ai presque cru qu'il ne gagnerait pas, cette fois. Vous aviez l'air décidé.
- Aaah отъебись... (va chier)
- En tout cas, merci. Pour avoir pris ma défense.
- ... Je t'en prie...

8 juin

Allongé dans mon lit, sur le ventre et bras sous le traversin, le matelas qui s'affaisse me sort lentement de mon sommeil. Je regarde l'heure, ça va il n'est pas encore trop tôt, et tourne légèrement la tête pour voir mon hybride assis sur le bord de mon lit en simple slip.
- Maître ? Daïto m'a dit que vous avez une réception ce soir.
- Mmmh... En effet oui.
Je m'étire lentement, me redresse en appui sur un bras tandis que le drap qui glisse sur mon corps révèle la plaque de mon épaule.
- Tu ne pouvais pas attendre mon levé pour me poser la question ?
- Je veux venir avec vous ! S'il vous plaît ! Je n'ai jamais vu de réception !
- C'est remplit de crétins bourrés de fric qui ne s'intéressent à mon entreprise que pour ce qu'elle peut leur rapporter. Inintéressant, crois-moi.
- ... Vous avez honte de moi, n'est-ce pas ? C'est pour ça que vous ne m'invitez pas...
- Mais... Ca n'a absolument aucun rapport ! Pourquoi penses-tu ça ?
- Alors je vous plaît ? Physiquement, je veux dire.
- Tu es joli mais je ne comprends pas en quoi c'est important ?
Pour toute réponse il grimpe franchement sur le lit, vient s'installer sur mes genoux et passe les bras autour de mon cou. Il avance la tête pour poser ses lèvres sur les miennes, je fronce les sourcils et il me faut quelques secondes pour me décider à rendre le baiser. Sans la langue, comme un gentleman. Il dévie ensuite sur ma gorge, attrape mes poignets pour les poser sur son propre corps, sur des endroits que je devine sensibles à le voir gémir et frissonner rapidement.
- Faites-moi vôtre, Maître...
*     *     *     *     *
- Aïe ! Ca fait mal, arrêtez !
- Mais... Je t'ai à peine touché, je-
- Vous n'êtes qu'un sauvage !!! Voyez, vous m'avez griffé !
- Je suis désolé je n'ai-
- Je suis sûr que je saigne ! Et vous avez froissé mon aile !
- Je n'y suis pour rien, c'est toi qui-
- Vous pourriez au moins vous contrôler ! Vous savez ce que ça veut dire, se contrôler ?
- Je t'assure que j'ai été doux et-
- Et qu'est-ce que vous en savez, vous êtes à ma place peut-être ? Salue brute ! Butor ! Voyou !!!
Trois gifles, une pour chaque insulte, me viennent aussitôt dans le visage. Je garde la tête légèrement tournée alors que ma joue brûle, serre les dents et finis par quitter le lit.
- Et où allez-vous comme ça ? On n'a pas finit !
- Au travail.
- Vous me devez des excuses ! Vous ne pouvez pas partir sans m'en avoir donné !!!
- Je m'excuse... de t'avoir fait perdre ton temps.

17 juillet

Assis sur mon fauteuil, Carmin vient se hisser sur mes genoux et m'embrasse à pleine bouche, me dévorant du regard.
- J'ai envie, Markus... Fais-moi l'amour...
Je commence à me redresser pour l'emmener à la chambre, mais il m'arrête dans mon geste en s'accrochant aux accoudoirs.
- Non ! Ici, ce sera bien. Je préfère que tu restes habillé, ton épaule me dégoûte et ton genou a une forme bizarre un peu crade... Et le faire sur un fauteuil c'est l'un de mes fantasmes !
J'encaisse sans broncher, ce n'est pas comme si c'était la première fois que j'y avais droit à ces jolis commentaires. Il ouvre ma braguette, libère simplement ma verge qu'il dresse habilement de la main. Il retire son short, le laisse tomber au sol et se caresse lui-même en me regardant, murmurant contre mes lèvres.
- Tu te contrôles, Markus ?
- Oui.
- Vraiment vraiment ?
- Oui.
Un sourire satisfait éclaire son visage, il se lèche les lèvres et lorsqu'il se sent prêt, s'empale sur moi en gémissant. Il bouge des hanches, monte et descend en suivant son propre rythme, sa respiration alourdie devient plus hachurée, ses gémissements et petits cris grimpent dans les aigües à mesure que son plaisir augmente. Quant à moi je ne bouge pas, l'observe simplement, mains posées sur les accoudoirs et dents serrées pour réprimer une envie de vomir. Mais je me contrôle. Je suis devenu expert à ce sujet. Il finit par jouir sur ma chemise en criant, passe la main dans mes cheveux et m'embrasse avec ce que je crois être de la passion.
- C'était parfait. Tu vois quand tu veux ! Allez, je vais voir des copains. A plus tard, travaille bien !

Août

Vous avez 71 appels en absence.
- Markus, j'ai un souci je ne trouve plus les clés de la maison ! Tu les as mises où ?
...
- Markus, tu peux me rappeler ? J'ai besoin de savoir si je suis plus beau en vert ou en rouge !
...
- Markus, tu as eu mes autres messages au moins ? Tu pourrais me rappeler ! C'est pas avec le peu de boulot que tu as, après tout ! D'ailleurs j'ai décidé qu'il faut faire des économies, alors j'ai viré Daïto pour toi ! J'ai fait un gâteau pour fêter ça ! Viens vite !
...
- Markus ! Le livreur m'a apporté des Ben et Jerry's alors que j'avais demandé des Häagen-Dazs ! Tu te rends compte ! Et tu sais ce que c'est son excuse ? Qu'ils n'en ont plus ! Ils croient quoi, que je vais avaler ça ?! Non mais je te jure, pour qui ils me prennent !
...
- Markus, c'est terrible !!! Il faut que tu rentres tout de suite absolument ! Le four est en panne alors que j'ai un gâteau dedans !!!
...
- Bon, tu sais que tu m'emmerdes, là, à ne jamais me rappeler ? Ca sert à quoi d'avoir un téléphone si c'est pour ne pas le décrocher hein ? Pfff tu es pathétique !
...
- Markus, chéri... Reviens à la maison... Tu sais que trop travailler c'est mauvais pour toi... Tu as besoin de te détendre, de prendre du bon temps ! Je me suis acheté une petite tenue qui va te plaire, je vais prendre soin de toi... Reviens mon amour, reviens...
...
- Espèce de connard ! J'étais en train de faire du shopping avec les copains et mon compte bancaire est bloqué ! C'est quoi ces conneries ??? Ramène ton cul tout de suite ! Sale enfoiré !!!
...
- Tu y tiens à ta baraque ? Non visiblement, sinon tu serais rentré depuis le temps ! Oooh mais attends, je sais pourquoi tu ne rentres pas ! C'est à cause de Marco hein ??? C'est ça ! En fait tu te tapes ton secrétaire !!! Non mais franchement, qu'est-ce qu'il a de plus que moi ?! T'as raison de ne pas rentrer en fait, tu me donnes la gerbe !!!
...
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6 Septembre

Daïto entre dans ma chambre, attenante à mon bureau, et fronce aussitôt le nez à l'odeur qui lui explose les narines.
- Merde, ça pue le porc égorgé... Patron !
Il se précipite vers ma baie, tire les rideaux d'un geste brusque et ouvre grand les deux battants de la fenêtre. Je grogne, aveuglé, et replonge sous mes draps en pestant la voix pâteuse.
- Laisse-moi... Je bosse...
- Tu bosses, c'est ça. Tu bosses avec Mesdames Bouteilles de Vodka et Sanguine ? Super. Ca fait combien de temps que tu ne t'es pas lavé, que tu as quitté ta chambre pour réellement bosser ? Oh, mille excuse, je crois que c'est ton ordinateur qui est planqué sous les cadavres. Merde, patron...
- отъебись...
- Non je ne te laisse pas tranquille, désolé. Tu as vu l'état dans lequel tu es ? Tout ça pour un hybride à la con ? Pourquoi tu ne le jettes pas dehors ?!
- Karrigan va se foutre de moi...
- Il serait ravi de te voir te détruire. Et dans l'état actuel des choses, tout le pays pourrait se foutre de toi. Allez, à la douche.
- отъебись...
Il vire mes draps d'un coup, m'attrape dans ses bras comme un paquet de salade et me jette dans ma douche italienne ouverte sur ma chambre. Le jet est ouvert aussitôt à fond sur moi... en position froide.
- AAAAAAAH MERDE ! Daïto !!!
J'essaie de m'éloigner, de trouver à l'aveugle la poignée pour la tourner vers le chaud, mais chaque fois mon ex garde du corps me remet sous le jet glacé d'un coup de pied.
- Il faut que tu te reprennes, tu peux pas te permettre de te laisser aller comme ça. Tu es le patron de Robot Inc, merde, c'est pas rien !
- COUPE-MOI CE PUTAIN DE JET !!!
- Tu vas te ressaisir ?
- COUPE !!!
- Tu vas te ressaisir, patron ?
- VA TE FAIRE FOUTRE !!!

Les minutes passent, je tremble et claque des dents en essayant toujours de franchir le barrage de mon indien de garde du corps. En vain. Lassé, épuisé, je lève les yeux ainsi qu'une main tremblante vers lui, réponds en claquant des dents.
- T-t-t-tout ce qu-qu-qu-que tu v-v-v-veux... M-m-m-m-mais coup-p-p-p-e cette d-d-d-douche...
Le jet se réchauffe, les grosses mains de Daïto se referment sur mes bras pour me redresser et il me nettoie avec une certaine douceur.
- Marco et Lucas ont démissionné à cause de la pute qui vit chez toi. Tu vas avoir besoin d'un nouveau secrétaire et d'un autre chauffeur. Tu veux que je me renseigne ?
- Tu veux être mon chauffeur en attendant de trouver ?
- Je ferai ton répondeur. Avec Carmin je sais déjà comment rejeter automatiquement un appel, je ferai ça sur ton téléphone. Et ne me sors pas "sois gentil avec lui, Daïto..." !

12 octobre

- Carmin, arrête de hurler s'il te plaît.
- Pourquoi tu ne veux pas ? Hein ? Qu'est-ce que ça te coûterait ?!
- Ma place, Carmin. Mon nom, mon entreprise, ma réputation, et très certainement ma vie.
- Peuh ! Tu voulais mourir non ? On pourrait mourir ensemble comme deux idiots, ou tu pourrais rebâtir tout ça dans un autre pays ! Loin d'ici ! On passerait l'éternité ensemble, Markus !
- J'ai dit non, c'est non.
- Pourquoi ??? Tu m'as marqué, c'est bien que tu m'aimes non ???
- Carmin, ça suffit... Ce marquage était simplement pour persuader Karrigan de te fiche la paix. Bien sûr que je tiens à toi mais-
- Alors tu m'as menti... Tu n'es qu'un sale menteur !!!
Ma main droite se lève et vient percuter de plein fouet sa joue, la striant de par la présence de ma chevalière d'une longue estafilade rouge qui laisse échapper une goutte de sang. J'irradie de colère, d'une colère sourde trop longtemps contenue, et le saisis durement par le col pour soulever son mètre 65 vers mon visage.
- Ne me parle pas d'amour, Carmin ! Depuis que je t'ai acheté tu m'as tout montré, sauf de l'amour ni même la moindre compassion ! Je ne tolère pas entendre qu'on m'insulte, et encore moins que ça vienne des bouches de personnes comme toi ! Je ne te transformerai pas ! Ni MAINTENANT ni JAMAIS ! Alors tu vas dans ta chambre ET TU ARRÊTES DE ME FAIRE CHIER !!!
Je le lâche et le repousse vers le couloir, regarde sans réagir les larmes ruisseler sur ses joues puis ses longs cheveux blonds onduler dans son dos alors qu'il s'enfuit en courant. Les mains de l'indien se posent sur mes épaules et me massent lentement, je ferme les yeux et souffle.
- Je ne me suis pas contrôlé. Oups.
- Ah ha ha ha ha ha ha !!!

18 octobre

- Là j'aimerais bien voir des rosiers, ce sont des fleurs que j'adore. Surtout les jaunes. Si possible les mettre à la place des... Que sont ces fleurs ?
- Des magnolias, Monsieur. Ils ont l'air de bien se plaire.
- Bien. Virez-les.
- Ah, c'est votre ex petit ami qui les a fait planter ?
- Non, mon hybride. L'arbre, c'est bien un camélia ?
- Oui Monsieur. A cet emplacement, je pourrais vous proposer une vigne si vous voulez.
- Une vigne ? Ca me va. Et autour de l'étang je voudrais-
- Patron ?
- Un instant.
Je délaisse le paysagiste pour me tourner vers Daïto et son air réjouit. Il affiche un grand sourire et me lance à la figure avec un enthousiasme confondant qui fait pétiller ses yeux.
- Ton hybride s'est suicidé !!!
Il efface son sourire et se racle la gorge, prend un air de circonstance et répète plus gravement.
- Ton hybride s'est fort malheureusement suicidé.

Je me précipite vers la maison et me fige lorsque je vois Carmin écrasé sur le toit de ma Ferrari neuve. C'est un sacré choc, je l'admets, et je reste immobile en essayant de comprendre le pourquoi du comment tandis que Daïto ondule d'un pied sur l'autre près de moi.
- Ca va coûter cher en réparations, autant changer directement de voiture. Tu en penses quoi ?
- Je... Je dois t'avouer que j'ai du mal à penser, là...
- Je m'occupe de tout.
- Monsieur Nikolaïevitch ! Est-ce que ça vous peine de voir ce cadavre ?!
- Monsieur Nikolaïevitch !!! Comment est-ce arrivé ?
- Vous vous entendiez bien avec votre hybride ? Pour quelles raisons il a pu se suicider d'après vous ?!
- Est-ce que vous étiez amants ?
- Vous êtes réputé pour être frigide, croyez-vous que ce soit pour ça qu'il s'est suicidé ?
- Monsieur Nikolaïevitch, par ici pour une photo !

Je regarde tous ces mange-mort s'agglutiner à mon portail, les yeux vides dans un premier temps. Le doigt de Daïto s'enfonce entre mes côtes et je reprends mes esprits. Je me raidis, lisse ma veste et adresse un regard noir au paysagiste dont le regard penaud m'apprend aussitôt qu'il est à l'origine du coup de téléphone.
- Tu me vires la volaille, à coup de plomb dans le cul s'ils ne bougent pas assez vite, et on déménage. Fais venir une entreprise de démolition et vends-leur la maison pour un dollar symbolique. Je ne veux qu'il reste de cet endroit qu'un terrain vague. Vu ?
- Oui patron. Pour la nouvelle maison, tu as une idée ?
- Un jardin sans fleurs et un mur tout autour. Un mur très haut. Ah, et un étage maximum.

20 octobre

- N'ouvre pas les yeux, sinon c'est de la triche.
- Tu m'agaces... On y est ?
- Oui ! Tu peux ouvrir !
J'ouvre les yeux et me retrouve face à un magnifique portail d'antan en fer forgé, aux couleurs noir et doré. Le mur qui l'encadre doit faire quatre mètres de haut, l'allée bitumée grimpe au milieu d'une pelouse impeccablement tondue et mène à une grande bâtisse blanche aux murs couverts de baies vitrées, une piscine gigantesque juste devant. Le portail s'ouvre, je marche sur cette allée comme au ralenti, éblouit par le jardin et la propreté du lieu. Une larme roule face à tant de magnificence, et mon cœur s'emballerait s'il le pouvait encore.
- Cette maison est parfaite... En tous points parfaite... Daïto, comment-
- Je savais bien qu'elle te plairait. James !

Je regarde le jeune homme blond, fin et racé que je n'avais pas remarqué, trop occupé à béer d'admiration, qui nous rejoint en quelques foulées élégantes et m'offre le plus charmant des sourires.
- Monsieur Nikolaïevitch ! James Wilsbury, je suis un grand fan, vraiment heureux de vous rencontrer ! J'ai appris par le plus grand des hasards que vous n'aviez plus de secrétaire et donc je me suis dit que si vous aviez besoin de quelqu'un... Juste même pour servir le café ou essuyer vos chaussures... Je ne suis vampire que depuis deux ou trois ans mais je serais très honoré de travailler pour vous !
Ses yeux noisettes qui pétillent de malice, ses joues légèrement rouges et ses si petites mains refermées autour de la mienne me font craquer complètement, aussi je lui réponds avec douceur.
- Êtes-vous en couple, Monsieur Wilsbury ?
- Oh oui, et marié depuis dix ans maintenant ! Il était vampire, j'ai finit par me laisser convaincre ! Mais laissez-moi vous le présenter ? Il attend dans la voiture ! Louis ! Viens !

Je tourne la tête vers le dénommé Louis. C'est un vampire visiblement abîmé par les années, il devait en avoir une cinquantaine lorsqu'il a été transformé. Il s'incline avec grâce devant moi, serre ma main tendue avec un sourire agréable et le charme brillant dans son regard gris. C'est en le dévisageant qu'une idée me vient.
- Louis Wilsbury, heureux de vous rencontrer.
- De même. Dites-moi Louis... Accepteriez-vous le poste de chauffeur ?
- Avec plaisir, Monsieur.

Monsieur... Un long frisson me remonte l'échine à l'entente de ce mot tandis que Daïto regarde avec moi le paysage de ma nouvelle demeure, son bras passé autour de mes épaules.
- Bienvenu chez toi, patron. Tu as l'entreprise, la baraque, la voiture est sagement rangé dans le garage, tu n'as plus qu'à trouver l'amour de ta vie ! Tu m'enverras une lettre de temps en temps ?
- Tu t'en vas ?!
- Oui. J'aimerais voyager un peu. Mais tu trouveras vite quelqu'un pour s'occuper de toi, j'en suis sûr ! Donc ne t'inquiète pas pour ça !
- Je ne te remercie pas de m'abandonner !
- Héhé, alors boude bien mon départ !
Je fais la moue, sourcils froncés et malgré tout ému, et il embrasse chastement ma joue.
- Oh, et n'oublie pas de t'envoyer en l'air de temps en temps. Avec un vampire de préférence, comme ça pas besoin de se contrôler !
- ... Daïto. Daïto ! Reviens-là ! Reviens ici tout de suite ! Bordel tu vas m'entendre... Daïto !!!


_________________


/Ecrit en réunion au #990000/
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