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Forum de RP interdit aux moins de 18 ans - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire
 

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Astéroïde B 612 //terminé//
Messages : 17
Métier : Archiviste
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MessageSujet: Astéroïde B 612 //terminé//   Jeu 11 Jan 2018 - 23:45


Montgommery Antoine




Identité



Age: 22 ans éternellement depuis 256 années.
Surnom: Débile, crétin, raté, crevure...
Groupe:  Vampire neutre.
Nationalité/Origine: Double nationalité américaine/française, d'origines françaises.
Orientation: Nord Ouest ?
Métier: Archiviste.
Signes Particuliers: Lunettes, peu bavard, excentrique, psychorigide, cheveux bleus dus à une erreur génétique.

Derrière l'écran



Comment as-tu découvert le forum ? Dans mes raccourcis.
Es-tu un DC ? De qui ? Kimi, Jess, Markus.
Age: 30 dans quelques mois.
Votre avatar provient de : Kaito Shion, Vocaloïd.
As-tu lu le règlement ? Si oui, écris-en-nous la preuve ici :  
Commentaire(s): Smourbif.



Apparence



- Antoine ?
- ...
- Antoine ?
- ...
- Antoine !
Agacé, l'homme se lève et te rejoint, se place à côté de toi tandis que tu gardes les yeux rivés à ces ongles que tu peins consciencieusement en bleu. Le même bleu que tes yeux trop bleus, que tes cheveux trop bleus. Trop bleu de partout, alors tu en rajoutes. Tu as même pris des lunettes aux branches bleues. Tout bleu, de cette couleur que ton maître détestait. Tu as trois costumes dans ta penderie. Bleus. Il n'y a que les cravates qui ont d'autres couleurs pour faire tâche au milieu de tout ce bleu. Une tache volontaire, malgré tout bienvenue. Une erreur de goût qui n'en est pas une. Qu'importe ce que pensent les autres, toi tu sais. Tu es le seul, et c'est très bien. Pourquoi perdre son temps à espérer la compréhension des autres pour un raté comme toi ? Inutile. Il ne faut pas gâcher son temps. C'est important.

- Antoine, tu pourrais répondre quand je te parle.
Tu ne répondras pas davantage, car tu es concentré. Dos courbé au-dessus de ta coiffeuse pour achever le maquillage déjà parfait de tes ongles. Cela fait exactement quarante sept minutes que tu es prostré ainsi. Que tu l'ignores quand il parle. Il faut rester concentré. C'est important.

Il s'est levé mais n'a pas fait le lit. Il a replié le drap jusqu'aux oreillers, il a bien bordé et il n'y a pas de plis. Mais le lit n'est pas fait. Il n'a pas secoué le drap housse, il n'a pas battu les oreillers. Tu ne le supportes pas, profites qu'il est sous la douche pour tout défaire et recommencer. C'est important.

Ensuite, tu emmitoufles ton mètre quatre vingt dans un gros peignoir destiné à cacher tes muscles, ta belle peau bronzée entretenue avec les meilleures crèmes, les meilleures huiles. Il faut prendre soin de son corps, car c'est tellement utile un corps. Il faut toujours le chérir. C'est important. Tu observes ton reflet dans le miroir, visage fin et menton pointu, grands yeux bouffant plus de la moitié de ton front et semblant agrandis par les lunettes que tu fais glisser jusqu'en haut de ton nez discret. Tu plisses les yeux en voyant une mèche de tes cheveux légèrement plus longue que celle d'à côté. Le coiffeur aurait-il mal fait son travail ? Tu y retournes. Dès maintenant, car c'est important.



Personnalité



«Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
-Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ?
-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »
-Créer des liens ?
-Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...»


Par ordre alphabétique tu lis toujours, le premier livre en A du premier auteur dont le nom de famille est un A. C'est le nom de famille qui compte, pas le prénom. C'est comme pour les chansons, les « de » ou « le » ne comptent pas. Il faut toujours se soucier du nom. C'est important. On se soucie du prénom uniquement lorsque deux personnes portent le même nom. C'est l'exception. Toujours respecter les règles et éviter les exceptions. C'est important.

Quand tu écoutes une chanson, tu ne la coupes jamais en plein milieu. Tu ne fais jamais pause. Il faut l'écouter jusqu'à la fin, jusqu'à la dernière note. C'est important. Quant aux livres, il faut toujours terminer le chapitre qu'on a commencé. Ne jamais s'arrêter en plein milieu. C'est important. Comme quand on commence quelque chose, il faut toujours finir. Même si quelqu'un veut t'interrompre, tu continues ce que tu as commencé pour le terminer. Toujours terminer ce qu'on commence. C'est important.

Quand tu rentres chez toi il faut mettre les chaussures à la droite du paillasson. Dans le plateau prévu à cet effet. C'est important. Accrocher les clés sur le meuble, manteau et foulard sur le porte-manteaux. Vérifier le courrier. Te laver les mains. Ne pas faire de bruit pour ne pas déranger les voisins. C'est important.

Si tu dois mettre une couette dans sa housse, tu vérifies qu'il n'y a pas de bosses. Pas de pli. Que le côté où tu ne dors pas est plus long que l'autre, pour pouvoir être bien bordé et ne pas se défaire quand tu dors. C'est important. Les bosses et les plis sont des poids sur le corps, tu le sens de tout ton être. Tout comme il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Et bien mettre les serviettes rouges avec les rouges, et les bleues avec les bleues. Les rouges toujours dessous, et les bleues toujours dessus. Les plus abîmées en premier. C'est important.

Lors d'une discussion, si la personne en face n'est pas d'accord il ne faut jamais insister. Baisser les yeux, garder le silence. Toujours laisser croire aux autres qu'ils sont plus beaux, plus forts, plus intelligents, plus tout. C'est important. Leur avis importe, leur point de vue importe. Pas le tien. C'est important.

Au travail il faut être impeccable. Ne pas arriver en avance car cela peut mettre mal à l'aise les collègues et créer des tensions. Ne pas arriver en retard car cela créera également des tensions. Toujours éviter les tensions. C'est important. Quand un collègue dit bonjour, il faut répondre. Ne jamais prendre d'initiative et toujours les laisser agir en premier. Garder constamment la tête baissée et les yeux rivés à la moquette. Souviens-toi toujours que tu ne sais rien, que tu n'es rien par rapport au reste du monde. C'est important.

Mais dans la chambre... Dans la chambre tu deviens un autre homme. Tu lèves lentement la main jusqu'à ta cravate que tu défais lâchement, la laisse tomber sur le sol tout en remontant tes lunettes sur ton nez. Un sourire apparait alors sur ton visage, étire lentement le coin de tes lèvres vers le haut sans pour autant révéler le blanc de tes dents parfaitement entretenues. Un geste tellement rare qu'il faudrait le prendre en photo pour l'immortaliser. Ce sourire fait toujours frissonner les hommes, y compris celui dressé devant toi. Tu approches en silence et tu le fais asseoir sur le canapé, te place au-dessus pour bien lui montrer. Oh oui il va comprendre... Il va comprendre que tu n'as pas aimé qu'il te rabroue devant un client hier soir, comprendre que tu n'as pas aimé qu'il ne lave pas ses dents il y a vingt-quatre jours de cela, comprendre que tu n'as pas aimé qu'il récupère ce poste que tu voulais déjà il y a deux ans, six mois, une semaine, trois jours et dix heures... Tu auras mis le temps, tu en auras fait des courbettes, tu les auras baissés tes beaux yeux bleus derrière tes lunettes, à peine cachés par ta frange de même couleur... Et aujourd'hui, enfin, ici et maintenant, tu tiens ta vengeance. Et tu la savoures lentement, scrupuleusement, jusqu'à ce que ton poing se referme sur la cravate passée autour de son cou et l'enserre, l'enserre, l'enserre... Oui. Cet éclat dans ses yeux, cette lueur que tu aimes voir elle est là : la compréhension dans son regard que tu aurais pu lui arracher la tête si tu l'avais voulu, et il serait alors mort en hurlant ton prénom dans la jouissance...

Car ton corps, que tu caches méthodiquement derrière des vêtements amples te faisant paraître plus petit, plus malingre, tu l'entretiens très soigneusement. Selon le médecin, selon ton maître, tu étais un petit gros sans grand intérêt. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, tu n'es certes pas très épais mais les muscles sont bien là, saillants, capables de faire craquer tes chemises si tu les prends plus près de ton corps. Ce que tu ne feras jamais : il faut donner le change. Faire croire, pour les tenir à distance. C'est important.



Histoire



«Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule, elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée...»
L'enfant est sage, assis à même le sol chevilles croisées en train de colorier de sa main gauche tandis que l'autre est posée à plat sur son genou. Sa mère sourit, allongée près de lui, profitant du calme et de la chaleur d'un soleil pâle de début de printemps tout en lisant lentement et intelligiblement son livre préféré. Elle fait une brève pause, regarde par-delà la fenêtre. C'est beau le printemps, dit-elle. L'hiver s'en va et laisse la place aux beaux jours. L'enfant lève les yeux de son dessin, les pose sur elle avec toute la concentration du monde. Peut-être bien, répond-il, que le printemps est beau. Mais pourquoi doit-il l'être au détriment de l'hiver ? Ne peuvent-ils donc pas être beaux tous deux, l'un après l'autre ou bien ensemble ? La mère ne répond pas, comme souvent elle se contente d'un sourire qui ne disparaît que lorsque l'enfant focalise à nouveau son attention sur son coloriage. Elle ignore qui est le père de son premier enfant, mais elle sait sans aucun doute qu'il devait posséder un haut potentiel intellectuel. Ce qu'elle n'a pas, ou peu. Pour preuve : ses nombreuses difficultés à obtenir une discussion normale avec son petit garçon de quatre ans.

«Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?" Elles vous demandent : "Quel âge a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ?" Alors seulement elles croient le connaître.»
Il pose ses grands yeux bleus sur le médecin, le vampire prend des notes, encore des notes, toujours des notes. Ce qu'il voit, ce qu'il sait ne semble pas lui convenir. Alors il ouvre la bouche et interroge de sa petite voix fluette. Pourquoi dois-je toujours monter là-dessus ? J'ai bien un petit bedon, mais je ne me trouve pas très gros. Vous me trouvez trop gros, docteur ? Le docteur lève un sourcil, opine du menton tout en poursuivant son examen. Oui mon garçon, je te trouve un peu gros. Il va falloir moins manger. Mais l'enfant ne comprend pas, s'interroge puis interroge l'adulte. Mais docteur, comment pouvez-vous savoir que je suis gros ? Pourquoi ce ne sont pas les autres enfants qui sont trop maigres ? Le docteur préfère ignorer la question par un « C'est comme ça » et retourner à ses affaires, auscultant cette fois ses yeux intrigués. Car l'enfant ne comprend toujours pas. Pas davantage, du haut de ses six ans, que lorsqu'il entend que sa mère lui a transmis de mauvais gènes. Que sont les gènes, docteur ? C'est important pour vivre ? Oh assez, tu me fatigues. Va prendre des vitamines et dire au revoir à ta mère. On va commencer réellement ton éducation, maintenant.

«Et si je connais, moi, une fleur unique au monde, qui n'existe nulle part sauf dans ma planète, et qu'un petit mouton peut l'anéantir d'un seul coup, comme ça, un matin, sans se rendre compte de ce qu'il fait, ce n'est pas important ça !»
Le vampire qui a commandé l'enfant lui voulait des yeux bleus. Mais ils sont trop bleus, et en plus ils voient mal. Il voulait aussi des cheveux sombres aux reflets bleus, pas totalement bleus. Mais si, c'est juste le scientifique qui s'est trompé. Lui n'a jamais tord. Il voulait aussi un enfant grand, pas ce ridicule morceau d'humain. Et qu'il soit costaud. Résistant. Pas si chétif. Non, décidément, il ne fera plus jamais appel à ce centre pour obtenir un esclave. Peut-il rester ici, ce misérable avorton ? Navré Monsieur, vous l'avez déjà payé... Alors il regarde l'enfant de dix ans, renifle de dépit et crache à ses pieds. Pitoyable humain. L'enfant ouvre la bouche pour exprimer son point de vue, chercher à comprendre ce qu'il a bien pu faire de mal, mais une gifle le cueille et lui déboîte la mâchoire au passage, le faisant cracher du sang. Jamais tu ne me parles, maudite vermine. C'est clair ? L'enfant hoche la tête pour toute réponse, s'attirant une seconde gifle. Tu pourrais répondre lorsque je te pose une question ! Mais alors, que voulez-vous exactement ? Que je parle, ou bien que je me taise ?

Son lit n'était qu'un matelas posé au pied du kingsize de son maître, ses vêtements de simples tuniques et sa toilette n'était constituée que d'un seau et une savonnette. Stricte minimum pour une raclure de bidet. Il mangeait les restes, lorsqu'il y en avait, son maître aimant la bonne chair et tenant à poursuivre dans sa mort les repas complets entrée-plat-dessert.
Ne touche pas. Ne parle pas. Ne respire pas. Ne pleure pas. Il a vite appris à faire tout cela. Avait-il vraiment le choix ? Ses brefs instants de paix survenaient lorsqu'il était enfermé dans la bibliothèque. Alors, il prenait un livre et commençait à lire à haute voix, vivant à travers les mots des aventures incroyables qui le sortaient de sa vie morne et le faisaient passer tantôt pour Don Quichotte ou Bonaparte, tantôt pour Ramsès II ou Voltaire.

Le maître finit par s'en rendre compte. Le jeune homme s'attendait à être puni mais au contraire, il fut encouragé. Il posa la question plusieurs fois, sans cesse, et son maître finit par lui répondre que, à défaut d'être totalement raté physiquement, il pouvait dès lors espérer un petit rattrapage intellectuel. Et quelques jours plus tard, il reçut la visite d'un professeur d'université dont le but était de lui apprendre tout ce qu'il avait manqué. Il passa donc ainsi des jours entiers pendant des semaines, des mois, à retenir une flopée de matières différentes : mathématiques, sciences et vie de la Terre, physique, chimie, biologie, anglais, philosophie... Ce qui lui plaisait le plus, c'était le français. Il aimait la conjugaison, les verbes, les phrases et les mots. Il passait son temps avec un dictionnaire à portée de main, en mettant dans toutes les pièces afin de pouvoir connaître rapidement la définition d'un mot dont il ignorait le sens.

Il fut trimbalé dans divers pays, mais surtout dans trois en particulier où son maître avait des amis chers et fidèles : Allemagne, Japon et Norvège. Ils finirent par le Japon, où il rencontra un vampire traumatisant du nom de Sanzo et sa jeune progéniture tout autant surprenante. Il découvrir bien vite les mœurs bizarres, presque vomitives de l'homme, et il n'hésita pas ce soir-là à s'enfermer dans sa chambre afin de ne pas passer la soirée avec eux. Pourtant il y fut contraint, à grand renfort de menace sur ses chers livres, et il vécu là la nuit la plus effarante de toute sa vie. Il ne saurait dire comment c'était arrivé, mais ce qu'il s'était passé avec le jeune Akio... sous les regards amusés et emprunts de luxure de leurs maîtres respectifs... Non, il ne le racontera pas. Jamais. Il ne parlera jamais non plus du temps et des efforts qu'avait déployés son maître par la suite pour apposer sa marque par-dessus celle de l'inférieur. Ce qui avait pu arriver à Akio ? Il ne saurait le dire, pas plus qu'il ne sait si les cris qu'il entendait venaient de sa gorge ou de la chambre d'à côté.

Pour achever son éducation, son maître décida de l'emmener à Harvard, une université renommée des États Unis, afin qu'il puisse perfectionner son anglais ainsi que ses connaissances dans leur grande bibliothèque, où son maître aima l'emmener. Ils quittèrent donc Reims pour s'y rendre en avion. Le voyage se déroula sans accro, le jeune homme ne fut pas spécialement ravi de rencontrer de nouvelles personnes mais se garda de le dire. Il avait bien retenu la leçon.

Ce qu'il s'est passé ensuite, il ne le sait pas avec exactitude. A 22 ans, le maître lui avait demandé d'aller à Dornia, où il devait absolument rencontrer un ami. Mais avant cela, il lui fallait être marqué. Marqué, avait demandé le jeune homme ? Oui, ma petite raclure. Je vais prendre ton petit cul serré encore et encore jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun vampire dans tous les États Unis qui ignore que tu m'appartiens. Et c'est ce qui était arrivé.

Grognant intérieurement et grimaçant encore, il avait finit par arriver à Dornia où l'ami de son maître l'attendait. Pour l'occasion il s'était fait aussi beau que possible, il avait même osé mettre un peu de parfum. Ne pas faire davantage honte à son maître. Le vampire l'avait regardé avec une certaine gourmandise, passant lentement la langue sur ses lèvres. C'est dont toi l'esclave raté ? Avait demandé l'homme. L'humain l'avait simplement fixé, inexpressif. Pourquoi perdrait-il son temps à répondre à une question qui n'en était pas une ? Il s'était ensuite dirigé vers l'hôtel en compagnie du vampire, qui le pressait de questions quant à l'heure d'arrivée de son maître, auxquelles il ne prenait pas la peine de répondre puisqu'il n'en savait rien. Ils avaient discuté de tout et de rien, tantôt en anglais et souvent en français, puis le drame était arrivé. Sans prévenir. Il avait à peine eu le temps d'écarquiller les yeux qu'il se retrouvait cul nu sur la table basse, les genoux brûlant et frottant sur la moquette. Les crocs avaient plongé dans sa gorge aussi fort que le vampire en lui, et il s'était évanouit sans savoir si c'était à cause de la douleur de la morsure ou des ongles plantés dans ses hanches avec agressivité.

Il avait rouvert les yeux quelques heures plus tard, en entendant un hurlement de rage. Avait contemplé son maître hors de lui et atteint d'une vibrante colère qui se précipitait sur son ami pour lui arracher les yeux, dans une pièce dont il ne reconnaissait pas le décor. Et tandis qu'ils s'affrontaient dans un corps-à-corps sauvage et bruyant, lui s'efforçait de comprendre d'où venait le sang qui couvrait son torse, son menton et ses cuisses, comment il était arrivé là et ce qu'il s'était passé. Mais lorsque la brûlure s'était faite sentir dans sa gorge... Il s'était jeté sur le premier du petit groupe qui était entré à la suite de son maître et avait cherché la faille pour atteindre la gorge. Aucune chance de réussite, le coup asséné avec dextérité et professionnalisme l'avait calmé net et il avait été maintenu au sol avant d'être immobilisé.

A son réveil suivant, on lui demanda ce qui était arrivé. L'homme face à lui était intimidant, austère, presque effrayant. Probablement Agamemnon, ou le Parrain. Il avait essayé de raconter ce qu'il s'était passé, sa version avait semblé plaire. Qui êtes-vous, exactement ? Avait-il demandé à l'homme déjà en train de se lever. Ah, d'accord... Alors merci... Le vampire avait incliné la tête puis posé une dernière question, main sur la porte. Quel est ton nom. Le fraîchement vampire avait écarquillé les yeux sous la surprise. Mon nom ? Raclure, bâtard, raté, erreur, et tous les synonymes qui s'y rapportent. Pourquoi avoir besoin de mon nom, Monsieur Lieutenant ? Aucune réponse n'était venue. Sur le moment.

Il se souvient vaguement du jugement, se rappelle cependant s'être répété en boucle un passage de son livre préféré pour tenter d'échapper au regard de son maître. Il s'était même un peu caché derrière la forte épaule du milicien dans l'espoir de disparaître totalement. Puis il avait dû remplir un dossier afin d'obtenir une identité propre avant de retourner en France où un ami de son maître s'occuperait de son éducation vampirique les mois suivants. On lui demanda donc de se trouver un prénom et un nom de famille. Drôle de question. Comment pouvait-il s'appeler ? Comme son maître ? Comme son créateur ? Ou un mélange des deux ? Mais Monsieur, je ne veux pas m'appeler comme eux, moi. Alors choisis un prénom que tu aimes bien, n'importe quoi ! N'importe quoi... Comme si, ayant le choix de son prénom, on pouvait s'appeler n'importe comment... Il fallait vraiment être idiot. Alors mon garçon, tu te décides ? … Antoine, Monsieur. Je voudrais bien m'appeler Antoine... Bien. C'est un bon début. Antoine comment ? … Montgommery. Mon quoi ? Montgommery Monsieur. Eme, o, ène, té, gé, o, ème, ème, e, èr, igrèk.

Deux siècles et demi se sont écoulés depuis sa transformation. Il vous dira même deux siècles, cinquante six années, huit mois, deux semaines, quatre jours, neuf heures, vingt-sept minutes, mais les secondes sont déjà écoulées et faussent le décompte. Deux siècles où il est resté loin de Dornia dans l'espoir de l'oublier, de s'en faire oublier. En vain. Cette ville l'appelait de toute son âme... Et sa bibliothèque... Sa bibliothèque, Gandalf ! Sa meilleure protection, son meilleur bouclier, a été la salle des archives de Dornia où il est venu se réfugier il y a une dizaine d'années pour échapper au monde. Échapper à la fois aux hommes, aux dieux et à ses souvenirs. Elles lui permettent d'oublier ce qui est arrivé, d'oublier sa si triste vie, d'oublier qu'il a tout perdu à ce jour... excepté cette première édition signée de Le Petit Prince.





Dernière édition par Antoine Montgommery le Lun 15 Jan 2018 - 17:50, édité 2 fois
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Vampire gentil
MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Jeu 11 Jan 2018 - 23:49

Coucou le bleu >o<

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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Jeu 11 Jan 2018 - 23:55

Coucou autre bleu !
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Vampire ni pour ni contre
MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Ven 12 Jan 2018 - 7:58

Un psychorigide ça promet 8') bon courage à ses futurs esclaves ~

Re-bienvenue ♡
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Ven 12 Jan 2018 - 10:00

Inspiration, quand tu nous tiens ^^
Merci !
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Ven 12 Jan 2018 - 12:23

re-bienvenue o/
je ne connais que les rigides! Pas les psycho.... 8D
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Sam 13 Jan 2018 - 2:04

Bienvenue à ce petit ♥️
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Sam 13 Jan 2018 - 3:00

Re de nouveau Bienvenue, amuse toi bien avec ce petit nouveau <3
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Mignon malgré lui
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Lun 15 Jan 2018 - 13:50

Re bienvenue !
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   Lun 15 Jan 2018 - 17:53

Merci à tous ! Plein de bisous sur vous !

Moi je connais beaucoup de psycho, mais très peu de rigides... Convenance personnelle :3

Fiche terminée !
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MessageSujet: Re: Astéroïde B 612 //terminé//   

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Astéroïde B 612 //terminé//
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