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Forum de RP 18+ - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire - Humains & Hybrides esclaves ou êtres libres
 
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[+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]
Nanti hippie
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Nanti hippie
MessageSujet: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Mer 3 Jan 2018 - 13:49



Ce fut donc le corps réchauffé que nous sortîmes du petit café qui, à mon sens, n'avait de chaleureux que le cadre. En passant la porte en bois qui nous envoya une vague de froid au visage, je méditais encore sur l'étrange sensation qui m'avait enveloppée lorsque Drake avait entreprit de me... Consoler ? A sa manière, espiègle et fort rapprochée, mais dont je ne pouvais nier la redoutable efficacité. Aurais-je voulu rester bougon que je ne l'aurais pu. Je ne connaissais cet homme que depuis deux jours à peine, pourtant j'avais la coriace impression d'avoir à mes coté un ami de longue date, comme pouvait l'être Yves de la Loire. Faire une telle rencontre au manoir de mon austère cousin... Quelle drôle d'ironie !

Bras dessus bras dessous pour nous protéger mutuellement d'une éventuelle glissade sur le sol enneigé que nos chaussures inadaptées n'auraient su prévenir, nous prîmes le parti de marcher jusqu'à la petite sauterie où nous avait conviés Yves. La bâtisse n'était qu'à quelques pâtés de maison. Nous longions un petit muret lorsque, tournant la tête vers mon acolyte soudainement silencieux, je le surpris en train d'amasser une boule de neige dans un geste des plus furtifs, dont il me fut fort aisé de deviner la destination. Un instant je fus tenté de le laisser aller au bout de son geste, mais nous arrivions en vue du petit manoir et, si nous souhaitions y entrer, mieux valait nous y présenter en hommes civilisés. Amusé, je me raclais la gorge et lui envoyais quelques mots rieurs.

« Je vous vois, Drake. Soyez assuré que je serais ravi de vous mettre votre pâtée au manoir... Mais pour le moment... »

Je laissais ma phrase en suspens, la complétant d'un simple geste du menton en direction de la bâtisse. Au regard que me rendit Drake, je sus qu'il prenait bonne note de mon offre.

¤

La réception était sans grande ambition, donnée en l'honneur d'un illustre inconnu. Sans doute faisait-il ses premiers pas à Dornia et avait besoin de se créer un carnet d'adresses. Les esclaves pullulaient, et je m’obstinais à fermer les yeux sur les longes scintillantes qui les reliaient à leurs maîtres. Nous avions vite retrouvé mon ami Yves, qui, fidèle à ses habitudes, s'était entouré de quelques beaux jeunes hommes... Ce qui visiblement n'était pas au goût du doux Grégoire, dont le joli minois se renfrognait à mesure qu'Yves s'imbibait d'alcool et laisser trainer ses mains un peu partout. Lorsqu'il commença à lorgner sur Drake, je jugeais qu'il était temps pour nous de nous écarter de lui, et, d'une petite tape amicale sur la main, je lui signifiais que ses avances étaient indésirables.

Drake était après tout la propriété de Charles, bien que le concept me soit écœurant, et j'aurais été bien ennuyé qu'Yves appose sa marque sur lui. Et, bien que les envies de Drake rentrent évidemment en compte, j'avais également les miennes. Et elles étaient actuellement constituées d'une farouche envie de danser.

Je tirais donc Drake à moi, par le poignet d'abord, puis par la taille, que je découvrais assez marquée en posant ma main sur le muscle de sa hanche qui ressortait durement malgré la barrière de son pull.  J'avais bu quelques verres de vin et de champagne, veillant bien à ce que Drake puisse en faire de même autant qu'il le souhaitait, et je crois bien qu'à cet instant, ce fut la pointe d'ivresse qui chauffait nos corps qui nous poussa à nous coller l'un contre l'autre.

Drake dansait très mal, et malgré mes efforts pour ne pas éclater de rire alors qu'il me marchait sur les pieds pour la cinquième fois, je ne pus retenir un sourire hilare en lui jetant un regard par en-dessous, l'une de mes canines plantée dans ma lèvre inférieure pour tenter de me contenir... Face à sa mine renfrognée qui en disait long sur son envie de me planter là, j'échouais, et pouffais avant d'appuyer l'une de mes mains dans son dos pour joindre nos poitrines et l'empêcher de partir.

« Allons allons, ne vous vexez pas, ou je ne pourrais plus me retenir de rire ! Si vous voyiez votre tête... » Lui murmurais-je en lovant mon visage au creux de son cou, couvert par la laine noire de son pull. Son odeur était forte, et m'emplit les narines avec la même intensité que lorsque j'étais rentré dans sa chambre. Ma deuxième main pressa brièvement la sienne. « Vous êtes peut-être le plus médiocre des partenaires de danse qu'il m'ait jamais été donné d'avoir mais... Je n'en voudrais pas d'autre que vous. » Susurrais-je contre sa gorge en remontant vers l'angle le plus marqué de sa mâchoire, pour finalement m'éloigner et planter mon regard dans le sien. Il me sembla que nos prunelles faisaient des bulles, pétillaient comme le vin de basse qualité que nous avions bu sans modération. « Alors dansons, et au diable la valse, laissons là aux ramollis... Et tant pis si nous les bousculons ! »

Dis-je avec entrain en attrapant les mains de Drake pour l'entrainer dans un rock dont nous étions les seuls à entendre la musique. Peu importaient les regards méprisants et les sourcils haussés d'incompréhension, car le sourire gredin de Drake, de retour sur son visage, éclipsait tous les cul-de-plomb qui nous entouraient.



Je savais de Drake qu'il possédait un coté joueur, toutefois je fus agréablement surpris par l'enthousiasme et le zèle dont il fit preuve, faisant de mes pitreries un remarquable duo de joyeux lurons. Une musique me trottait dans la tête, et, en voyant ses gestes, j'eus l'idée fort grotesque que la même mélodie lui traversait la cervelle. Après avoir fait quelques fois le tour de la salle, sans encombres malgré les couinement outragés des convives, j'attrapais la main de Drake pour le faire tourner un peu, tout contre moi. Pressé contre mon torse, son cœur battait si fort que je crus un instant que le mien s'était remis à pulser, et cet instant d'égarement eu le fâcheux désavantage de nous faire rentrer dans un homme qui... n'était visiblement pas friand d'être dérangé pendant qu'il donnait la becquée à ses deux adolescents tenus en laisse.

Stoppé net dans mon élan, je le regardais avec des yeux ronds avant d'éclater de rire et de tendre une main vers lui pour l'épousseter d'un air moqueur. Je ne pus me retenir de lui murmurer quelques mots...

« Cette chaine que vous tenez à votre main vous aide-t-elle à vous affirmer en tant que mâle dominant ? Êtes-vous donc une bête ? »


Ma foi, l'homme était peut-être fort méprisable, je devais lui accorder posséder un fort beau crocher du droit, boulet de canon qui m'arriva en pleine figure pour m'envoyer m'étaler un peu plus loin, les fesses dans une pile de flutes à champagne. Un peu sonné, je me relevais, debout sur la table, un éclat provocateur dans les yeux. Je ne fis pas attention à Drake et, si je l'avais fait, peut-être me serais-je abstenu de jeter mon huile sur le feu.

« Ah ! Mon brave ! Est-ce le vin qui vous tourne la tête, ou bien votre cervelle peine-t-elle à assimiler les quelques mots que je vous ai glissés ? Dans le doute permettez-moi de réitérer : Cette chaine que vous tenez à votre main vous aide-t-elle à vous affirmer en tant que mâle dominant ? Êtes-vous donc une bête ? »

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Dernière édition par Virgile de la Croix le Mer 10 Jan 2018 - 16:27, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Jeu 4 Jan 2018 - 17:14



Retour dans le beau monde, avec lumière, cravates et coupes de champagnes. On peut pas dire que je sois vraiment mal fringué, mais comme on a pas fait de détour par le manoir, j’ai pas troqué le pull contre la chemise et le blaser. À côté, Virgile à l’air carrément plus dans son élément. On dirait que ses vêtements se sont repassés tout seul en franchissant la porte et il se tient bien droit. Clairement, on nage pas dans le même aquarium.
Un type prend nos manteaux à l’entrée, on se faufile vers le buffet pour picorer un peu - ‘fin surtout moi - et on retrouve son pote avec la mignonne petite chose à ses côtés. Je comprends pas comment il peut avoir envie de sortir peloter tous ces mecs quand il pourrait rester dans sa piaule en compagnie de ces grands yeux timides qui se cachent un peu sous les mèches blondes.
Je crois que j’ai déjà avalé trois coupes et que l’alcool fait parler ma frustration.
Ça fait des mois que je dois garder pour moi tout ce que je peux avoir envie de faire et contrairement à d’autres, je suis juste un putain de chien. Alors c’est pas glorieux à dire, mais j’ai un peu la dalle et boire ça m’aide pas à évacuer la tension, ça fait que me la rappeler. Je crois d’ailleurs que je coule sur Virgile quelques regards pas très chastes quand il regarde ailleurs. Pauvre Blanchette, je l’emmerde déjà bien assez, faudrait pas que je me mette à être lourd. Quoi qu’avec ce que je m’injecte dans les veines en éthanol, y a des chances que je puisse pas tenir mes bonnes résolutions toutes la soirée.

Yves se met à plaisanter, on cause un moment tout les trois et je capte très bien la façon dont il me regarde. J’suis pas complètement con non plus. L’est pas trop mon genre, mais c’est plutôt cool de savoir qu’on plaît à quelqu’un, même avec une gueule ravagée comme la mienne. Aussi dingue que ça puisse paraître, j’ai encore un égo !
Mais Virgile joue les chaperons et me tire vers la piste avant que ça tourne au flirt alcoolisé. Je grommèle un truc sur le manque de fun des soirées de vampires parce que ça tourne jamais en orgie, mais je crois qu’il m’écoute pas. Tant mieux. Je me console très vite avec ce collé-serré dans lequel on se lance pour m’introduire au monde merveilleux de la danse.

Au début je regarde mes pieds, j’essaye de suivre, de piger pourquoi je dois bouger le droit plutôt que le gauche. Moi j’ai l’habitude de me déplacer pour être efficace dans la course, dans le saut, dans l’esquive. Pour ça j’ai besoin d’ancrages au sol qui soit solides, de larges enjambées, de grandes mouvements. Ici c’est à la limite du déséquilibre permanent et j’arrête pas de lui écraser les pieds. Ça me gonfle de me sentir aussi pataud et que mon partenaire de danse se foute de moi. Je me sentirais pas aussi ridicule, j’aurais sans doute eut un coup de chaud en voyant cette expression mutine sur son visage, le croc contre sa lèvre et le sourire à vous faire fondre une montagne entière. Mais là tout de suite, j’ai juste l’impression d’être trop con au milieu de tous ces gens et devant le type qui me fait de l’effet.
Il doit sentir que je suis à deux doigts d’abandonner parce qu’il me retient un peu plus en riant. C’est pas super flatteur ce qu’il me dit, mais faut admettre qu’il a raison : je suis une merde en danse. Par contre, ça me calme l’agacement de sentir son museau dans mon cou. C’est cute ce qu’il me dit, un peu guimauve, pourtant ça marche du tonnerre.
J’ai chaud putain, je crois que j’aurais pas dut boire encore plus après avoir senti les premières vapeur de l’alcool. Ou alors c’est la faute à ce sale gosse de riche qui me murmure à l’oreille.

— Si les chiens dansants passent toujours en même temps que les clowns au cirque, c’est pas pour rien. C’est pas pour ce talent-là qu’on m’apprécie en général.

Il arrive à me rendre un semblant de sourire en coin et me propose même de changer de style. Va pour un truc plus endiablé alors ! En plus si ça peut emmerder le monde, c’est parfait !
V’la qu’on se met à s’agiter en rythme, et c’est tout de suite beaucoup plus simple pour moi. Je calque mes pas sur les siens et cette fois mes enjambées sont plus souples, on tourne comme des toupis, on rit comme des ados et on oublis presque qu’il y a d’autres gens autour de nous. Pour les couacs de chorégraphie, je compte toujours sur mon partenaire pour me rattraper au dernier moment et transformer ça en pas savant, ce qui me fait encore plus marrer. Ça jusqu’à ce qu’on heurte un gros type qui tient deux pauvres petites crevettes à peine habillées. Les pauvres. Virgile ne se démonte pas et, les joues toutes rouges, il lui balance une punchline de révolutionnaire.

Puis tout à coup, j’arrête net de rire. J’ai senti le mouvement de l’air quand Virgile a été expulsé jusqu’à une table plus loin par le coup de poing que lui a envoyé ce connard de fils de pute. Je sais pas si c’est le bruit de la chair contre la chair qui me débloque un truc dans la cervelle, ou si c’est le verre brisé sous l’impact, ou encore si c’est de voir le seul vampire avec qui je sens qu’on se comprend se prendre un pain, mais je perds un bout d’humanité au passage et bascule en mode enragé.
Je peux sentir mon visage se tordre de rage et j’arme mon poing pour l’expédier dans la sale face du salopard quand un truc me tombe lourdement dessus. Littéralement. La masse d’un corps qui s’abat sur mes épaules et la pression des bras qui m’enserrent juste avant que j’explose. Je rue, je me met à hurler des insanités, à me débattre contre ce type qui m’empêche d’assouvir ma vengeance. J’essaye de le mordre, je lui donner des coups de pieds, je tire et je pousse pour le déséquilibrer, je heurte son menton en envoyant ma tête en arrière, mais comme il est pas mal plus grand que moi il esquive en grognant qu’il faut que je me calme. Ça m’enrage plus encore.

— ESPÈCE DE GROS TAS DE MERDE, J’VAIS T’DÉBOITER TA SALE GUEULE DE CON ET TE CHIER DANS LE COU ! PUTAIN D’ENFOIRÉ DE TA RACE, CONNARD DE CHIURE DE SALOPERIE DE TROU DU CUL, TU VAS BOUFFER AVEC UNE PAILLE POUR LE RESTE DE TA PUTAIN D’ÉTERNITÉ ET PISSER A L’ENVERS QUAND J’AURAIS FINI DE TE MARAVER LA FACE !

Le type qui me tient me fait taire en m’étouffant dans sa paluche et la moitié des invités se sont retourné sur nous. Le vampire en face me regarde avec un air à mi-chemin entre la frousse et le dégoût. Il doit pas avoir l’habitude qu’un esclave se montre aussi violent avec lui, pauvre chou.
J'assiste pas à l’échange au-dessus de ma tête, mais me semble qu’on fait comprendre à Virgile qu’il vaut mieux que je me calme et qu’on se tire avant que des ennuis plus gros que nous nous tombe sur le coin de la gueule. C’est marrant parce que le type qui me ceinture est vraiment plus gros que moi et il m’est vraiment tombé dessus, héhé…

La voix de Blanchette m’arrive comme à travers un voile et ma conscience s’y accroche pour essayer de reprendre le dessus. Doucement mes muscles se détendent et même si je continue de regarder le mec comme si j’allais lui arracher la gorge, je me débats plus tant que ça et le surveillant me relâche peu à peu, méfiant mais bien obligé de tenir parole. Virgile prend le relais en m’attrapant par le bras. Lui je lui veux aucun mal alors je l’envoie pas chier, mais je suis raide comme une bête prête à bondir. Sans doute que le mélange alcool + frustration sexuelle + colère est pas très bon pour moi, hein. J’attends qu’un seul mot de la part de ma cible pour repartir à l’assaut, mais il dit rien malheureusement. Sans excuse pour lui sauter dessus, je me laisse tirer jusqu’à la sortie.

Une fois dehors, je fais les cent pas dans le petit jardin entre la demeure et le portail, nerveux et encore plus frustré de pas avoir pu me défouler. Je me venge sur les plantes en leur shootant dedans avec rage avant de m’en prendre à un genre de gros pot de fleur avec un arbustre dedans. Virgile a pas le temps de m’arrêter que je l’ai déjà renversé. Il s’écrase au sol et toute la terre qu’il contient se répand, emportant la plante avec elle.
Essoufflé, je fourre mes mains dans mes poches, entouré d’un nuage de condensation causé par mon souffle erratique.
Un silence.

— Y t’as fait mal ce salopard ?

Je jette un regard par en-dessous à mon compagnon. Je crois que j’ai un air de chien sauvage sur la gueule parce qu’il prend le temps de me regarder avant de répondre. Je peux pas lui en vouloir, y m’a encore jamais vu comme ça. J’aurais préféré qu’il ait pas à voir ça si vite, d’ailleurs.

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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Jeu 4 Jan 2018 - 18:40



Je crois bien ne jamais avoir haussé les sourcils aussi haut que lorsque Drake éructa un flot continu d'injures en crevant les tympans de toute l'assemblée. Mon élan de provocation fut soufflé net lorsque je baissais le menton pour récupérer mon acolyte dans mon champ de vision. Il avait le diable au corps, et se débattait avec tant de vigueur que je n'aurais pas été surpris de le voir se transformer en homme-garou, tout de poils et de crocs, pour se livrer à un joyeux carnage sur l'homme qui se tenait le poing, tout aussi stupéfait. Ébahit, je portais une main à ma joue pour vérifier que l'on ne m'avait pas arraché la mâchoire, pour qu'une telle fureur se déchaine chez Drake, et, certain que j'étais toujours entier malgré ma joue qui me brûlait, j'entrepris de glisser à terre, non sans déraper sur les éclats de verre brisés. L'arrivée du Capitaine de la Milice me fit presser le pas vers Drake, tout en m'époussetant les fesses pour faire tomber les morceaux de verre qui s'étaient accrochés à mon pantalon, heureusement épais.

Ma main se referma sur le poignet de mon camarade avec un empressement que j'aurais préférer cacher. Je n'oubliais pas que Drake était légalement en possession de Charles, et je m'en serais terriblement voulu que mon cousin reçoive une amende pour trouble de l'ordre public...

« Drake. Drake. » Je l'appelais doucement en agitant à peine son poignet pour qu'il se rappelle mon existence, avant de formuler de brèves excuses parfaitement lisses à celui dont j'avais encore la trace des phalanges imprimée dans la joue. « Mes plus plates excuses, mon bon Monsieur, nous avons un peu trop bu... Nous allons nous retirer sans plus faire d'esclandre, et vous souhaiter de passer une excellente fin de soirée. »

J'ignore pourquoi, en trainant Drake vers la sortie et en récupérant nos effets au passage, je songeais à ce jour fort lointain où, encore humain, je sortais du centre en tirant la main de Grégoire, refusant catégoriquement de m'en séparer. De retour à l'air libre, ce souvenir disparut dans un battement de cils, et je lâchais le poignet de Drake pour enfiler mon pull. Alors que ma tête était encore coincée dans le col en cachemire, j'entendis un fracas en disant long sur les activités auxquelles s'adonnait Drake, et je terminais lentement de me rhabiller, cheveux ébouriffés comme jamais. Sans vraiment savoir pourquoi, mon regard s'accrocha à sa silhouette noire. Je pouvais presque voir la chaleur de son corps s'évaporer en furieuses volutes, tant la colère devait avoir fait monter sa température.

Lorsqu'il se tourna vers moi, je restais un peu stoïque, figé par un étonnement qui ne transparaissait pourtant pas sur mon visage. Jamais je n'aurais pensé de Drake qu'il réagirait ainsi devant un peu de violence, et je peinais à expliquer l'explosion de rage dont il avait fait preuve. Ce fut avec un petit temps de retard que je lui répondis, en m'approchant de lui. D'un air désinvolte, je soufflais en l'air pour envoyer l'une de mes mèches blanches hors de mon champs de vision.

« Pff ! Tu parles ! Frapper sur de jeunes gens sans défense l'a sans doute rendu mou ! Le verre qui m'a piqué les fesses était plus douloureux que son poing. »

Dis-je en me plantant devant Drake dans une parodie de Caïd fort peu crédible. J'avais la joue en feu, et certainement les fesses et les cuisses en sang. Mais j'avais toujours su encaisser la douleur, et il me coutait davantage de voir le visage de Drake déformé par des pulsions violentes que de de faire abstraction de mon inconfort physique. Je le fixais longuement, très longuement, jusqu'à ce que, au fond de son regard clair, la petite étincelle qu'il m'avait déjà montré ne fasse une brève apparition. Au coin de mes lèvres, un début de sourire frémissant. Au coin des siennes, un ersatz de rictus tressauta.

Dans un jeu de miroir, nos bouches s'étirèrent, nos épaules s'agitèrent un peu.

Nos fronts se collèrent l'un à l'autre lorsque, un peu courbés l'un vers l'autre, nos rires dispersèrent les ténèbres.

¤

Le pauvre homme au volant du taxi chargé de nous reconduire eut le droit à la plus belle leçon d'injures de tous les temps. Épaules contre épaules, avachis comme deux soulards que nous n'étions pourtant pas tant que ça, nous nous livrions à une exploration approfondie du vocabulaire injurieux. Drake en dictait un, auquel je répondais par un équivalent en Français, ou parfois en très, très vieux Français. Il semblait aimer particulièrement les jeux d'assemblages, et « Pute-borgne » retint particulièrement son attention. Lorsque j'arrivais à court d'idées et qu'il continuait de se montrer fort créatif, je remplaçais les jurons par des noms de fruits et de légumes, afin de ne pas perdre ce joyeux challenge d'endurance... Si la fourberie fonctionna un temps, je fus démasqué lorsque je prononçais le mot « baguette-fromage ». Son regard me fit rire, et je lâchais un « oups... » avant de pouffer à nouveau.




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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Jeu 4 Jan 2018 - 19:49



J'ai senti la Bête refluer en regardant au fond des yeux de Virgile. C'est peut-être bien un genre de super pouvoir de vampire révolutionnaire, parce que ça m'a fait du bien de chasser la colère. Avant je m'en foutais d'être en rogne comme ça, maintenant ça me fait penser au marché noir et je sais que je pourrais bien faire un truc con sous le coup de l'émotion, si je me laisse trop aller. Je m'accroche au bras de Blanchette et on va appeler un taxi un peu plus loin dans la rue.

Le chauffeur nous regarde avec ce petit air condescendant qu'ont les gens sobres face à des inconnus qui sentent l'alcool. Mais on s'en fout et on monte à bord en lui donnant l'adresse avant de se mettre à raconter des conneries. Je sais pas à quel moment on se met à dévier sur les insultes, mais la discussion se transforme en cours de linguistique pour mauvais élèves et je m'applique à prononcer les mots que Virgile me donne en français. C'est une vraie vacherie cette langue, mais il a l'air classe quand il la parle et mes oreilles aiment ça. Mon accent le fait rire, je répète en articulant et ça rendre plus facilement que je pensais. Jamais essayé d'apprendre autre chose que l'anglais, peut-être que je serais bon pour ça ?
Je me creuse pour avoir le dernier mot, mais il semble toujours y avoir un équivalent dans la langue de Molière. Jusqu'à ce que mon frenchy finisse par me sortir le combo parfaitement cliché qui le trahit. Aha ! Je savais bien qu'il ne pouvait pas exister d'équivalent pour "vieille raclure de fond de chiotte de campement". Je me redresse et lui attrape le menton pour lui presser les lèvres façon poisson rouge.

— Tu peux pas me battre sur mon terrain de prédilection, espèce de tricheur ! Amérique : 1 - France : 0 !

On s'esclaffe de bon cœur et je zieute du coin de l’œil que le chauffeur pousse un gros soupir. Sans doute qu'il nous trouve très con. On arrive peu de temps après au manoir et c'est en s'appuyant épaule contre épaule qu'on franchit le portail. Arno nous ouvre d'ailleurs presque à contre-cœur, je peux le sentir depuis le trottoir. On va faire du bruit, mettre de la neige fondue partout dans son beau hall d'entrée, moi je vais vouloir manger et prendre une douche chaude - nan, plutôt un bain - et tout ça c'est du bordel qu'il doit ranger derrière. Il devait compter sur Virgile pour me surveiller. Pas de chance.

On passe la porte en lançant un grand "C'est nous !" et c'est le silence qui nous accueille. Le manoir est bien chauffé mais l'ambiance pourrait être glaciale si on était pas là pour réchauffer un peu tout ça. On se débarrasse de nos manteaux et j'hésite entre me laver et manger avant de décider que c'est mieux de manger en étant propre. Plus confortable.

— Je crève d'envie d'un bain brûlant... Mais vu que j'ai la dalle en même temps, je vais me rabattre sur la douche je pense. Tu m'accompagnes ?

Je pousse du coude mon partenaire pour le chambrer, mais je sais bien sa réponse. Alors je le devance en grimpant deux à deux les marches de l'escalier.

— Promis je fais vite !

Comme preuve, je suis déjà à moitié à poil en entrant dans la salle de bain. Le jet d'eau me masse les épaules, ça fait un bien fou. Pendant un long moment je reste sans bouger sous l'eau, à sentir ma peau se réchauffer pendant que la pièce se remplis de buée. Un a un mes muscles se détendent et je fini le travail en les massant un peu en même temps que je passe le savon sur mon corps. Finalement, je sors pour m'enrouler la taille dans une serviette parce que j'entends qu'on frappe à la porte avec insistance. Comme c'est moins rude que la frappe d'Arno, j'imagine que c'est Virgile ? Sans doute que je mets trop de temps à descendre.

— J'arrive.

Histoire de pas le laisser poiroter dans le vide, j'ouvre quand même la porte et là je comprends pourquoi il a insisté. J'y connais pas grand chose pour la Soif, mais j'imagine qu'un jeune vampire se laisse rapidement rattraper par elle, surtout s'il fait le con à une soirée avec un hybride débile et que son corps est obligé de se soigner d'un début de baston. Sinon je vois pas pourquoi il aurait les traits tirés comme ça et l'ombre de ces drôles de veines noires autour des yeux. Je m'écarte pour lui faire signe d'entrer et je ferme derrière lui.

— Scuse-moi, j'avais oublié que t'as besoin de prendre un peu plus souvent que Charles. Ça te vas si on fait ça ici ? Y a pas grand chose pour s'asseoir mais on peut rester debout j'imagine.

Je sais pas pourquoi je fais ça, mais je lui prend le poignet et je l'attire vers moi en m'adossant au meuble devant le miroir. Après, faudra vraiment que j'aille manger un morceau ! Et sans doute que je dorme aussi. Si je négocie pour qu'on se mate un film dans sa piaule, j'arriverais peut-être à m'endormir au milieu, ça me donnera une excuse pour rester toute la journée dans son pieu, non ?
J'écarte les bras avec un sourire, comme pour présenter la marchandise. Pas très épais le bestiau, mais ça change pas le goût j'imagine. En plus maintenant, il peut voir de quoi je suis fais, c'est presque comme de voir la vache qu'on va manger au déjeuner. Bon évidemment, je lui dis pas ça sinon il pourrait criser à nouveau sur le fait que je suis pas sa poche de sang, mais intérieurement je me fais la réflexion.

Une mèche un peu plus longue que les autres me retombe sur le front à cause de l'humidité et j'ai encore la peau mouillée à cause de la douche, mais bien chaude et bien souple. Je suis sûre de presque rien sentir quand il mordra. Un frisson me descend dans les reins quand il s'approche enfin... J'ai jamais trop été dans ce délire, mais je crois que là tout de suite ça m'excite qu'il me morde. Putain, j'ai vraiment la cervelle à l'envers ce soir ! Faut juste pas que je me mette à avoir la trique, sinon il pourrait bien se barrer en courant.


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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Ven 5 Jan 2018 - 16:27



Rentrer au manoir d'Ozran me procurait toujours une sensation bien différente de celle que j'éprouvais en retrouvant mon appartement Lyonnais. Là où j'étais accueillis pas mes aimables domestiques, je ne trouvais qu'un majordome visiblement las de me voir et un grand silence. J'eus un instant la sotte pensée que Drake faisait tâche dans le décor, avant de me rappeler que je ne participais pas davantage que lui à l'harmonie silencieuse du lieu. A sa proposition de partager sa douche, je ne répondis que d'un regard en coin, amusé mais exprimant fermement mon refus.

Je partis aux cuisines sur les talons d'Arno qui, trop parfait, s'abstint de tout soupir malgré le peu d'enthousiasme qu'il éprouvait visiblement à préparer un encas si tardivement. J'étais assis de l'autre coté du plan de travail lorsqu'il me proposa un verre de sang, que je refusais en levant les yeux au ciel... Et il troqua alors son offre contre un pain d'épices frais et tout humide de miel. Hochant la tête, j'acceptais la confiserie qui, en ces temps de fêtes, revêtait une saveur aussi psychologique que gustative.

« Arno, dites-moi... Drake est-il sujet à des crises de rage... ? Nous avons eu un tout petit incident... Rien de grave, rassurez-vous ! » Demandais-je à l'âme damnée de mon cousin, bien plus tracassé que je ne voulais bien l'admettre par la scène furieuse que m'avait donnée à voir Drake, un peu plus tôt.
« … Il me semble qu'il a toujours eu un... caractère assez vif. Mais son séjour au marché noir n'a pas dû arranger ce coté de lui. » Répondit-il sans sembler y accorder grande importance.
« … Le marché noir ?!... Je vois... »

En silence, j'avais découpé la moitié du pain d'épices en fines tranches qu'Arno avait beurrées d'une mince pellicule de beurre avant de les disposer sur une assiette. Mon ventre gargouilla, bien plus tôt que je ne l'aurais pensé, mais je n'eus pas besoin de chercher bien loin pour trouver la cause de ce soudain appétit qui me tirait les traits. Mon corps récupérait, et consommait du sang. Drake tardant sous la douche, je sommais Arno de préparer un plateau avec le repas de Drake et mon encas et de tout emporter dans sa chambre. Je montais ensuite dans la mienne, déchaussé, pour y jeter ma sacoche, ma casquette et mes chaussettes. En passant devant un petit miroir dans le couloir, mon reflet me fit presque sursauter.

Dieu quelle mine atroce avais-je là !

¤

Mon comportement me sembla quelque peu capricieux et impatient, toutefois je fus fort satisfait de la rapidité dont Drake usa pour venir m'ouvrir la porte de la salle de bain. Un peu crispé par le manque, je tentais de lui décocher un sourire badin, mais ma bouche ne forma qu'un « oh ! » surprit lorsque l'homme à moitié nu m’attrapa pour me tirer en avant. En deux pas un peu maladroits, nous fûmes collés l'un à l'autre, les reins de Drake butés contre un meuble en bois, ses épaules balafrées et noueuses se reflétant dans le miroir derrière lui. Nu, les veines palpitant sous sa peau rendue souple par la chaleur, il me fit basculer dans un état d'appétit considérable. J'eus honte de passer ma langue sur mes lèvres, plus encore de le détailler avec autant d'insistance. Je cillais donc et, prenant une longue inspiration, balançant un peu la tête en arrière à mesure que son odeur me prenait les narines malgré les relents de savon, je posais une main contre son biceps. Je serrais un peu, glissant contre ses muscles étirés et secs.

« … Drake, je m'excuse d'avance... Je suis affamé. Mais Arno a apporté un plateau repas dans votre chambre et... Bon sang qu'il m'est pénible d'être dans cet état ! » Lui soufflais-je en approchant mon visage du creux de son cou, souriant un peu en le voyant hausser les épaules. Il ne dit rien mais je pus presque l'entendre penser 'C'est la vie mon gars !'.

Ma main gauche se posa contre le plateau du meuble qui soutenait ses reins, tandis que l'autre glissait sagement le long de son épaule, de son bras, pour venir s'ancrer au creux de son coude. Je me considérais comme un vampire civilisé et parfaitement apte à gérer son appétit, pourtant... Je fis face à un dérapage dont le contrôle m'échappa des mains à l'instant même où mes crocs griffèrent la base du cou de Drake. A la seconde où ma bouche pressa sa peau dans une succion avide, gourmande, puissante, à cet instant même où, d'entre les lèvres de Drake, jaillit un...

Son... ?

Je ne saurais dire la teneur exacte qu'avait sa voix en cet instant, mais ce tout petit bruit, couplé à son reflet dans le miroir, aux muscles de son dos qui se contractèrent et à sa main qui se leva vers moi... Me firent planter mes crocs plus longs dans sa chair, le pénétrer plus fort, et je grognais en roulant ma langue contre sa chair pour récupérer plus de son sel. Mes mains s'étaient agrippées aux os de ses hanches, mes pouces s'enfonçant un peu dans sa peau pour tracer le contour du muscle délimitant la frontière entre son bassin et son ventre. Puis mes pouces glissèrent vers celui-ci, et je fermais les yeux. Je n'aspirais plus rien, me contentais parfois de serrer un peu les mâchoires pour que son sang parvienne à mes lèvres. Paresseux, je laissais ma langue laper son cou, ma bouche grimper le long de sa gorge à mesure que mes doigts remontaient sur son ventre, butaient contre ses cotes, s'y accrochaient pour attendre plus haut et...

Quelque chose de... dur... se pressa contre mon entrejambe, et je manquais de m'étouffer en recrachant ce que Drake m'avait si dignement accordé. Une main sur la bouche, l'autre sur son torse, je m'écartais de lui, je l'écartais de moi, les yeux ronds et baissés sur... Sa serviette de bain bizarrement formée.
Moins perturbé par l'état dans lequel il se trouvait que par l'évident... grand n'importe quoi auquel je venais de me laisser aller, je toussais de manière grotesque en me détournant de lui.

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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Ven 5 Jan 2018 - 19:53



Je m'attendais pas à ça.
Pas avec lui en tout cas. Lui qui me fait sagement comprendre qu'il n'est pas intéressé par moi, ou par tout ce qui touche à l'intimité au sens large, qui se dérobe d'un sourire et tolère mes écarts sans doute parce que je l'amuse. Je m'attendais pas à ce que ses mains se posent vraiment sur moi, sans vêtements entre nous.
Et je m'attendais pas non plus à cet espèce de secousse intérieure lorsqu'il a mordu. Un truc nouveau, qui m'a prit par surprise et m'a tiré un grognement un peu gémissant quand ma peau a cédé sous ses crocs.
Je m'y attendais pas.

J'ai le cœur qui bat plus lourdement, comme un tambour dans mes oreilles, et la bouche entrouverte pour respirer plus profondément parce qu'il me coupe le souffle. Ma main droite se cramponne au bord du meuble à m'en faire blanchir les jointures, les muscles serrés de l'épaule jusqu'au poignet, et la gauche remonte instinctivement pour lui glisser dans la nuque. Aller Drake, bande pas, bande pas putain, inspire un grand coup, c'est juste l'alcool et le manque qui parlent ! T'as juste à tenir quelques instants, même pas cinq minutes, même pas... Merde, il m'aide pas ce con !
La pression de ses doigts sur mon ventre et sa langue qui passe sur ma peau, ça fait flamber mon imagination et je crois que j'ai jamais eu envie de quelqu'un comme j'ai envie de lui à cet instant. Je sais pas pourquoi lui, pourquoi maintenant, alors que la morsure ça m'a jamais trop émoustillé, mais je crève d'envie de lui retirer son pull, de mordre à mon tour et plus encore. Du coup ça manque pas, je me retrouve au garde à vous en deux secondes et je sais qu'à partir de là c'est complètement foutu pour moi.

À la seconde où il réalise, il s'écarte tellement vivement de moi que j'en suis vexé. Ouais ouais, moi j'arrive à me vexer de me faire jeter par un vampire que je connais depuis deux jours. Faut dire que j'ai placé pas mal d'estime et d'espoir en lui, alors le retour de bâton fait un peu mal à l'égo. Normalement, ce genre de réaction j'ai l'habitude avec la plupart des vampires comme un chien pouilleux, mais avec lui j'ai été habitué à autre chose et faut croire que j'ai très vite prit le pli. Du coup j'ai le sourire un peu amer, mais pas tant pour la frustration sexuelle que pour l'impression d'être devenu dégoûtant à ses yeux.

— Tu me crois si je te dis que c'est la première fois que ça m'arrive ?

Je lui tapote le dos pour qu'il reprenne son souffle. Manquerait plus qu'il recrache tout à trop tousser. Fait trop chaud et j'ai la tête qui tourne un peu maintenant.

— Désolé que ça te tombe dessus, Virgile. C'est juste que ça fait un bout de temps que je pieute tout seul et là j'ai bu, y se fait tard et toi t'es plutôt... 'Fin j'ai pas la pleine maîtrise de moi quoi. J'voulais pas t'affoler comme ça. J'vais rien te faire tu sais. Rien que t'ai pas envie au moins.

Je vais ramasser une petite serviette et me frotte rapidement les cheveux avant de la laisser pendre sur mes épaules. Du sang perle là où il a mordu, je passe ma main dessus pour chasser l'impression de ses lèvres à cet endroit et vais vers la sortie pour le laisser reprendre un peu contenance tranquille. Je préviens que je vais manger un bout dans ma chambre et disparais dans le couloir.
Direction ma tanière, en chemin je vois la porte de Samael claquer. Vilain petit fouineur va. Je crois qu'il a envie de je lui raconte la soirée, parce que c'était pas prévu qu'on rentre aussi tard. Je verrai demain. Sur mon lit, le plateau avec de la nourriture me semble appeler d'une voix mélodieuse et c'est avec un grand soulagement que je constate que mon fidèle soldat s'est mit au repos, me permettant d'enfiler calebute et jogging. Pour le haut, je passe juste un gilet à capuche que je ferme à moitié, histoire de pas être complètement à l'air, mais ça cache pas grand chose. Avec un grand soupir je me laisse tomber sur le lit en m'étirant et en me rappelant à quel point je suis un chien débile, avant de piquer une tartine. Arno est peut-être un naze, mais il cuisine bien.

Bizarrement, la soirée film me semble un peu compromise et j'en veux presque à mon corps d'avoir réagit comme ça. Je sais bien que j'y peux rien, que je contrôle rien, mais c'était pas le moment et c'était agréable, alors merde. Merde, merde et re-merde. Je passe une main sur mon cou encore une fois et je l'y laisse, tout en mordant avec plaisir dans mon goûter du matin. D'ailleurs, le jour est en train de se lever. Je me surprends à frissonner sous mon gilet, comme si les mains étaient encore posées contre moi. J'avoue que je pige pas bien : il peut pas juste faire ça pour le fun, se coller à moi comme il le fait et arriver à s'étonner de ma réaction après. Un bout de ma cervelle se dit qu'il me trouve peut-être pas mal mais un autre me rappel qu'il a failli s'étouffer avec une gorgée tellement il s'est vite écarté de moi y a pas dix minutes.
Putain je comprends pas et ça me travaille !
Tellement que j'entends pas les pas dans le couloir et du coup, je lève la tête d'un coup quand la porte s'ouvre. Ah ben merde, je m'attendais pas non plus à ce qu'il revienne par ici. On se regarde dans les yeux en silence, sans trop savoir quoi dire. Alors j'étends une jambe et je pousse un peu le plateau vers lui avec le pied.

— T'en veux ? C'est bon ces conneries, le sucre c'est presque magique après une ponction.


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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Ven 5 Jan 2018 - 22:25



Incapable de dire un mot, je suivis le départ de Drake, d'un regard en coin jeté dans le miroir horizontal qui recouvrait tout un pan de mur. Ce ne fut que lorsque la porte se referma doucement derrière lui, emprisonnant son odeur avec moi dans la pièce encore embuée, que je parvins à enlever ma main de devant ma bouche. Mon reflet me renvoya une expression interloquée que je ne quittais que quelques minutes plus tard, après avoir moi-même prit une douche et enfilé des vêtements propres.

Même après m'être lavé les dents et frotté la peau, l'odeur de Drake était toujours là.

¤
Je n'avais pas pu me résoudre à aller me coucher sur un... événement aussi dérangeant. Quelques minutes plus tard, un sur-vêtement gris clair sur les hanches et un t-shirt blanc sur les épaules, je toquais à la chambre de Drake avant d'en entrouvrir la porte. Il m'apparut évident qu'aucun de nous deux n'était très à l'aise. Moi avec un minuscule sourire piteux, lui avec son regard clair qui cherchait des réponses à... J'ignorais à quoi. Sa proposition, évidente tentative d’enterrer la hache de guerre avant même que ladite guerre soit réellement déclarée, fut pour moi le déclic attendu pour m'avancer dans sa chambre. Il m'avait déjà dit que l'endroit était son sanctuaire, et j'aurais répugné à le bafouer en y entrant sans y être invité.

J'étais capable de poser sur mon visage toutes sortes de masques et d'émotions, compétence très recommandée dans les activités que j'exerçais. Aussi aurais-je pu revêtir l'un d'eux mais... Je n'en avais nulle envie. Drake eut droit à la sincérité d'un sourire un peu gêné, tandis que je m'approchais de son lit.

« J'adore le pain d'épices. Je me serais damné pour une tranche de celui-ci, quand j'étais petit. » J'ajoutais, sur le ton de la confidence, en me penchant légèrement vers Drake... Légèrement uniquement, les étranges effets de sa proximité étant encore trop fraîchement gravés dans ma mémoire. « Je courrais partout lorsque je venais ici, je rentrais avec des bleus et des bosses et je volais dans la cuisine... Pauvre Arno... » Mon sourire s'élargit un peu. « Et vous, Drake, quel genre de garnement étiez-vous... ? Racontez-moi un peu ce que cela fait de ne pas naître dans une cage... »

Je l'écoutais avec une attention religieuse, m'asseyant d'abord sur le bord du lit avec réserve, puis m'y étalant lorsque Drake s'y allongea en déplaçant le plateau. Il se montra assez bavard, généreux en détails, et je me fis un plaisir de lui poser quelques questions pour relancer son élan oratoire lorsqu'il semblait faiblir, sous le cou de la fatigue... Puis, lorsqu'un bâillement faillit lui décrocher la mâchoire, j'échappais un petit rire, ma joue guérie appuyée au creux de ma paume.

« Mon pauvre Drake, pardonnez-moi, je vous épuise sur tous les plans... » Un bref silence passa, menaçant de faire reparaître une gêne qui ne me manquait pas pour un sou. « … Ou presque. » Ma main passa dans mes cheveux, et je détournais les yeux un instant. « … Charles ne vous donne pas la possibilité de vous... défouler de ce côté là, je présume... ? »

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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Ven 5 Jan 2018 - 23:30



La question me surprend un peu, je m'attendais pas à ce qu'on se mette à causer de moi, mais je crois que je préfère ça à autre chose. Alors je fais ce que je sais faire de mieux : j'ouvre ma grande gueule pour parler. Je m'étale sur le lit, ça l'invite à se mettre un peu plus à l'aise et je lui raconte un peu ce dont je me souviens de mon enfance.
Il y avait les arbres, la montagne, le reste du groupe et mes parents. Je me souviens pas beaucoup d'eux en fait, les images sont brouillées dans ma tête et je me rappelle surtout de détails inutiles comme les rides au coin des yeux de ma mère lorsqu'elle souriait ou les oreilles de mon père, des oreilles de chien noir, qui pivotaient comme des radars sur ta tête. J'ai aussi raconté la chasse, la survie, l'hiver beaucoup trop froid alors que l'été apportait toujours son lot de fruits et de nuits chaudes.

— Quand j'étais ado, on aimait bien aller explorer la nuit. Quand j'y pense c'était con, on aurait pu se faire choper par des vampires en patrouille, mais faut croire qu'on a toujours eut de la chance. J'étais toujours le premier à la course et le premier pour les idées à la con. Un jour j'ai mis au défi mon copain d'aller chercher une touffe de poils de bison. Ces bestioles sont énormes ! On s'est approché tellement près que quand le troupeau s'est retourné pour fuir dans notre direction, on a pas eu le temps de s'écarter pour fuir et il a fallu grimper dans un arbre comme des merdes pour pas se faire écraser. Tout ça pour des poils de vache.

Je lui parle de ma capture sans sourciller, parce que ça commence à être vieux et que j'ai passé l'étape de la colère. Maintenant c'est loin derrière et je peux rien y changer, faut pas en avoir honte. Je décris l'embuscade et la panique dans le groupe, les cris pour que les uns puissent fuir pendant que les autres essayent de se battre. Les vampires, beaucoup trop rapides pour nous et sans aucune pitié pour les gosses ou les vieux. Moi qui me fait tabasser pour avoir essayé de sauver un ami. Et puis le centre.
Ça je raconte pas trop parce que c'est pas utile et c'est déprimant. Je préfère parler un peu de la façon dont j'ai atterri ici, parce que c'est presque comique au final.

— Je venais de me tirer de chez un trou du cul même pas foutu de s'assumer en tant que vampire et j'étais à la rue. Je voulais quitter Dornia, mais c'est grand comme ville. J'ai erré quelques jours à peine et on m'a trouvé dans une ruelle pendant que je cherchais à manger dans une poubelle. Ouais, plus glamour on fait pas, pas vrai ? Bref, le type me demande ce que je fais là. Jamais vu un milicien aussi teubé ! Du coup je tente le bluff en disant que je me suis perdu en rentrant chez moi. Là j'ai pensé que j'étais grillé, mais au lieu de ça il me demande qui est mon maître. J'étais dans la merde. Du coup j'ai donné un nom au pif en cherchant autour de moi et j'ai vu Ozran écrit sur une boutique. Je savais pas, moi, qu'un glandu s'appelait vraiment comme ça ! Résultat, je me suis retrouvé le cul sur la banquette arrière, direction le manoir. C'est Charles himself qui a ouvert la porte, fallait voir la tronche du milicien.

J'imite l'air froid et un peu pincé que prend Charles lorsqu'on le dérange.

— J'ai cru que c'était fini pour moi et que j'allais me faire renvoyer en centre de redressement. Mais je sais pas pourquoi, Charlie a dit qu'effectivement, j'étais à lui et que je m'étais enfuit. Bon, on s'est pas mal bastonné au début, surtout lui qui a foutu le bordel dans ma tête avec mes souvenirs, mais on a fini par s'habituer un peu. C'est un enfoiré, il m'a torturé, mais je lui en doit une et parfois il a été patient et même plutôt cool avec moi.

Je hausse les épaules en concluant que ça fait tellement longtemps que je vis avec les vampires que je suis pas certain de pouvoir retourner dehors pour vivre seul. Avec une bande, peut-être, mais par mes propres moyens c'est pas possible. En plus je me sens un peu utile ici, y a des bons côtés. Je préfère lutter de l'intérieur au final.
La fatigue me plombe un peu, je bâille de plus en plus souvent et finalement je laisse ma tête tomber sur le matelas avec un soupir. Virgile se marre, ça me fait du bien de l'entendre. Il se détend un peu et moi aussi du coup. Il embraye d'ailleurs sur le sujet tabou, le cœur de notre "problème" sans doute. Je roule sur le flanc, la tête appuyée dans une main moi aussi, et je le regarde avec un sourire en coin.

— Ch'ais pas si un jour Charles a été un dieu du sexe, mais en tout cas maintenant il préfère la compagnie intime du balai qu'il s'est coincé dans le cul définitivement. Alors moi je peux bien me palucher, il s'en fout. J'ai pas le droit de toucher à Sam évidemment, et on risque pas de me donner des sous pour ramener une pute ici ! Et comme on peut pas dire que je rencontre grand monde... Disons que le fun sous la couette ça fait un moment que je peux m'asseoir dessus, en effet.

Autant pas compter combien de temps exactement parce que ça pourrait me désespérer. Il doit me prendre pour un mec qui a le feu au cul et je m'en tamponne la nouille à vrai dire. Limite je préfère ça plutôt qu'il apprenne que c'est aussi lui en tant que personne qui me fait bander. Ça serait la honte. Pas que je crache sur une compagnie plaisante autre si là tout de suite on m'en propose une, mais ça sera pas pareil. Sans doute que pour prendre vraiment mon pied faudrait que je l'imagine avec des cheveux blancs, des yeux bleus un peu malicieux et un accent français super sexy.

— Laisse-moi deviner : soit t'es marié, soit t'es comme ton cousin c'est à dire à des années-lumière de la moindre considération charnelle, j'me trompe ? Qu'on se comprenne, je pige bien qu'on puisse me jeter. Vu ma tronche c'est même plutôt normal en fait. Et je pige aussi que tout le monde est pas soumis à des pulsions comme moi je peux l'être, ADN de chien ou non. Mais vu le drôle d'air que t'avais sur le visage, je veux croire que c'était pas juste ma sale gueule qui t'a fait peur.

Je le regarde sans moquerie, juste avec un peu de curiosité et de douceur. C'est pas grave d'être comme Charlie, juste que j'aimerais bien être sûr, histoire de pas l'emmerder trop longtemps avec mes conneries. Et puis aussi parce que... 'Fin je me suis fait des films sans doute, mais j'ai cru qu'il y avait un bon feeling. Qu'il y a toujours un bon feeling. Du coup je veux comprendre. Mon ego a pas besoin d'être soigné, c'est ma cervelle qui a besoin d'être recalibrée.
Ma main libre se lève vers lui, passe à son tour dans ses cheveux pour les remettre un peu de côté. Pour lui effleurer la tempe au passage. Avant de se retirer. Je suis plus vexé ma Blanchette, mais faut que tu me parles là. Même si c'est pas dans le code de politesse du petit noble français de causer sexe avec moi. S'te plaît.


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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Mar 9 Jan 2018 - 12:58



Si le sourire n'avais pas quitté mon visage pendant son long monologue, dont j'aspirais chacun des mots avec l'attention d'un enfant à qui l'on aurait conté une passionnante histoire, ses dernières paroles me firent lever les sourcils. Mes paupières papillonnèrent d'étonnement, tandis que ma bouche échappait une exclamation murmurée, ne sachant pas se décider entre conserver la pensée au sein de mon esprit, ou la partager avec Drake.

« … Votre... Sale gueule ?!... »

Le geste qu'il eut ensuite me coupa toute envie d'exprimer ma surprise de façon plus sonore, et, bien que je ne compris pas vraiment son intention, je ne pus qu'admettre l'évidence que ce bref contact avait des vertus apaisantes, puisqu'il me cloua le bec. Je tombais un peu dans le regard clair de Drake, qui cherchait des réponses que je n'avais pas moi-même, laissant passer un silence dont la texture cotonneuse ôtait toute pesanteur. La palette émotionnelle de Drake était tout à fait fascinante : capable d'éructer de rage, de rire aux éclats après une blague grivoise, je découvrais à présent qu'il possédait une douceur que je ne l'aurais jamais suspecté d'abriter.

Ce fut peut-être pour cette raison qu'il eu raison de la réserve que j'avais habituellement à livrer à autrui des choses... Vraiment personnelles. L'on me disait extraverti et fort prompt au bavardage, pourtant il était rare de m'arracher quelques confidences intimes.

« Je ne suis pas plus marié que Charles n'est un virtuose du sexe... A moins qu'il n'aie pratiqué, depuis... »

Commençais-je d'une voix basse tirant sur le murmure. Une main soutenant toujours ma joue, un avant-bras posé devant mon ventre, je lui livrais là un élément qui peut-être lui ferait froncer le nez s'il en saisissait le sens. Mon sourire malicieux perdura toutefois, et je levais un index jusqu'à son visage pour lui appuyer très légèrement sur le bout du nez. Nez qu'il avait, d'ailleurs fort joli à mon sens, avec son arête aiguisée.

« Quand à votre trogne de bandit de grand chemin, soyez tranquille : elle ne me débecte en rien. »

J'hésitais à préciser mes faibles dispositions pour les choses de la chair, une part de moi refusant à livrer des faits manquant d'exactitude. Car malgré ce que je pus avouer à Drake par la suite, je pressentais que mes mots ne couvraient pas toute l'étendue de la vérité.

« Je suis d'ordinaire un homme très mesuré, surtout lorsqu'il s'agit de me nourrir, et j'attache une grande importance à rester maître de moi-même quand un tiers m'accorde sa confiance en me laissant le mordre. Mais, tout à l'heure, dans la salle de bain... » Je cillais une seconde, tenté de me dérober à l'intensité de ces deux yeux bleus qui me fixaient, mais parvins tout de même à achever ma phrase. « Le-dit contrôle m'a glissé des mains. J'ai eu... une sensation d'appétit croissant. J'ignore ce qui vous serait arrivé si vous n'aviez pas... Enfin, vous voyez... »

Mon regard se détourna vers les pieds de Drake. Il me sembla avoir les joues un peu chaudes, et je m'offusquais intérieurement de m'empourprer pour un si petit mensonge. Qui n'en était pas vraiment un. Il s'agissait plutôt d'omettre quelques détails...

Était-ce vraiment tout ?

M'avait-il simplement donné... faim ?

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MessageSujet: Re: [+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]   Mer 10 Jan 2018 - 1:18



Je sais pas pourquoi mais je suis un peu soulagé d'apprendre qu'il est pas marié. C'est con, j'aurais fait quoi de toute façon si ça avait été le cas ? Bouder ? Essayer de me le faire pour qu'il trompe son mari ? Ce que je peux être débile parfois. Du coup je fais bien de fermer ma grande bouche et de juste l'écouter. Comme ça, je peux mieux l'entendre dire qu'il me trouve pas moche comme un caillou. Comme ça, une petite partie de moi soupir de soulagement et espère même qu'il puisse... Ch'ais pas. Me trouver à son goût c'est peut-être un peu trop en demander, je vais me contenter d'espérer qu'il me trouve pas trop mal. Ça me fait du bien à l'ego sans doute.

Quand il m'explique, je hoche la tête bien sagement. Là encore, j'ai été trop con de croire que c'était ma petite personne qui était en cause. Je l'avais dit, je m'y connais pas trop en Soif, du coup j'ai tout pigé de travers. Bon, au moins j'ai sauvé les meubles, j'ai pas eu l'air de me vexer, juste de trouver ça dommage. Faudra que je réfléchisse à pourquoi ça m'emmerde tant d'ailleurs, qu'il puisse... 'Fin bref, voilà quoi. Je devrais m'en foutre et c'est pas le cas alors ça m'inquiète un peu. Je voudrais pas que ma cervelle se détraque comme au marché noir.
Le rouge sur ses joues me fait sourire un peu, j'ai envie de lui bécoter sa tronche d'aspirine pour qu'il se mette à rire. Je pourrais le repousser sur le dos, lui grimper dessus et voir s'il est chatouilleux. Je pourrais, sur un malentendu, essayer de lui piquer un autre baiser et voir si je peux pas lui donner soif encore une fois parce que c'était agréable. Je pourrais... Fermer ma grande gueule et arrêter de délirer surtout ! Faut vraiment que je fasse quelque chose pour ça, je commence à surchauffer et je me sens naze d'être en chien. Ouais je sais, c'est super drôle.
Du coup je fais que hausser les épaules avec un petit sourire.

— J'crois que j'aurais préféré te repousser pour te coller une baffe, ça aurait été moins chelou je crois. Désolé encore hein.

J'imagine que les cousins peuvent pas vraiment être si différents que ça l'un de l'autre. Normal.

— Je te laisserai me mordre encore. L'idée que tu puisses avoir la dalle et déraper, ça me fout pas trop les boules. J'ai eu des maîtres un peu chelous sur la question, du coup je sais quand il faut que ça s'arrête avant que ça me colle des vertiges. Si tu merde encore, je te ferai signe, t'en fais pas.

D'une impulsion je me redresse pour m'asseoir en tailleur à côté de lui. Ma main se lève, passe sur les deux petits trous encore à vif dans mon cou. Nan j'ai pas peur de ça, j'ai peur d'avoir aimé ça.

— En plus, si on regarde, c'était plutôt pas mal au début. Tu peux garder cette partie-là sans problème.

Putain, j'espère que ça va m'exorciser, de l'avoir dit, parce que ça me fait bizarre de me dire que j'ai kiffé. Que ça m'a excité de servir de repas à un vampire. D'un autre côté, j'en conçois pas vraiment de honte, de me faire mordre par Virgile... Raah merde à la fin, je m'embrouille ! J'ai besoin d'une journée de sexe intense pour me remettre à l'endroit.
Je sens alors une vague de fatigue m'emporter sans prévenir et je décroche un bâillement qui dévoile toutes mes dents avant de soupirer. La nuit a été longue, la matinée riche en émotions et moi je rattrape encore un peu mon manque de sommeil. Le coude posé sur une jambe, la joue appuyée contre le poing, je toise Virgile dans sa tenue décontractée et me demande un moment si je peux pousser le bouchon jusqu'à lui demander de rester. Je crois pas que ça soit une bonne idée, mais ça me démange d'avoir de la compagnie, même juste pour pioncer. En plus je pourrais le regarder dormir et comparer à Charles. Lui aussi il reste droit sans vraiment bouger, comme s'il était mort ? Ou est-ce qu'il ressemble à un vivant, se recroqueville, cherche la chaleur et marmonne dans ses rêves ? J'opte pour la deuxième solution.

— Dis, tu serais ok pour me prêter ta tablette pour mater un film ? Je voudrais regarder quelque chose où on a pas besoin de son cerveau et qui me conduise à une bonne journée de sommeil.

À ma grande surprise, il accepte ! Mieux, il me propose même de regarder avec moi. Je dis pas non, évidemment, et le temps qu'il aille chercher son engin électronique dans sa chambre, je range le plateau bien comme il faut et je tire les volets pour que la lumière du jour n'entre plus que par les fentes entre les planches. Je sais que les vitres sont anti-UV, mais j'espère qu'il a rien contre un peu de lumière parce que j'ai pas de rideaux et les volets sont aussi vieux que la baraque !
On s'installe dans le lit en tassant des oreillers à sa tête et on lance une daube parfaite pour s'endormir devant. Un film avec des voitures, des fusillades, un ou deux hybrides sexy pour mettre en valeur la carrosserie des engins et le tour est joué. Je me passionne pas beaucoup pour le cinéma parce qu'on m'a pas vraiment laissé l'occasion de le faire, mais je peux dire que cette bouse est clairement pas un grand film.

Je glisse dans le sommeil sans me rendre compte. Ma tête penche et penche et penche, jusqu'à s'appuyer contre l'épaule qui se trouve à côté. Mais je réalise pas. Je dors déjà, bercé par la musique techno de la bande son et l'odeur de bois de Virgile. Ça me fait rêver que je suis en forêt. Une forêt toute blanche, comme après la neige, mais sans le froid. C'est le silence dans ma tête, enfin.

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[+16 Erotisme] Le berger blanc et le berger noir II [Drake][Terminé]
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