AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Forum de RP 18+ - Personnage masculin obligatoire - Monde fantastique à domination vampire - Humains & Hybrides esclaves ou êtres libres
 
Chers invités et membres, nous sommes activement en recherche de maîtres vampires voulant des esclaves! Nous en avons plusieurs en attente qui cherchent preneur!

Partagez | 
Un château pour un croco [pv Isaak V.]
\_O< Croc'Mou >O_/
Messages : 100
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Ven 15 Déc 2017 - 17:32

Un château pour un croco

J'avais hoché la tête positivement quand à devoir choisir le sapin. L'avantage du marché de noël c'est que l'on trouvait également cet arbre vert, sous toutes ses formes, que ce soit en pot ou simplement fixé sur des bûches en guise de trépied. J'optais pour un en pot, bien fourni, pas trop grand, que l'on pourrait replanter après les fêtes. Et puis, le vendeur le livrait, ce qui n'était pas désagréable. Cela ferait moins à porter surtout compte tenu des nombreux sacs qui nous encombraient les mains. C'est dans ces moments que je regrettais de ne pas pouvoir porter mon crochet avec mes manteaux. Il était très utile, empêchait à mes doigts d'avoir mal sous le poids des vêtements. Les décorations et la dinde pouvaient encore attendre et je ne doutais pas que Isaak les commanderait également. J'affichais un léger sourir lorsqu'il me montrait sa main enfin guérie. Cela me rassurait. Je ne faisais qu'émettre des proposition, voir si Isaak m'indiquerait ses goûts ou me donnerait plus de directives et il n'en fit rien. Cela me surprenait plus ou moins. Certains maîtres qui n'avaient pas eu d'esclaves depuis longtemps oubliaient comment s'en occuper, d'autres encore n'en avaient jamais eu et ne savaient absolument pas comment s'y prendre. Je ne lui en voulais pas.

Isaak ne me tenait toujours pas la main et reprenait la route. Il faut dire que nous étions sacrément chargés et je n'en disais rien. Ce n'était plus qu'une question de minutes et de mètres à parcourir. Je levais simplement le nez pour voir dans quelle rue nous avancions, histoire de prendre quelques repères. Cependant, je pense que mes premières sorties se feront accompagné, bien que je connaisse la ville, le temps de m'adapter au quartier. Les villas et les maisons de ce secteur étaient toutes aussi belles les unes que les autres. J'ai même reconnu la maison d'un de mes anciens maîtres, je me suis arrêté quelques secondes devant, la fixant, me rappelant quelques mauvais souvenirs en fronçant les sourcils avant de m'empresser de courir pour rattraper Isaak. Il marchait beaucoup plus vite que moi et je comprenais son empressement à rentrer chez lui. Et enfin sa demeure était en vue. Elle ressemblait à un château, avec ses pierres et ses massifs de verdure. Le plus impressionnant était certainement le nombre de fenêtres. Je me demandais combien il pouvait y avoir de pièces. J'observais cette architecture illuminée et avançais derrière Isaak qui ouvrait toujours la marche. Y avait-il un jardin ? J'aurais certainement le temps de le découvrir quand le jour sera levé et que Isaak dormira encore. J'en profiterais pour faire mon gros curieux en ouvrant toutes les pièces, en faisant le ménage bien entendu -excuse très valable- fouillant chaque placards et tiroirs. J'attendais que Isaak veuille bien ouvrir la porte et me laisse entrer.

- C'est beau chez toi

Lui dis-je en toute simplicité, histoire de briser ce silence imposé tout le long de la route. J'étais intimidé et certainement plus stressé maintenant qu'on était devant cette porte. Il me tardait de prendre ce fameux bain et je ne mettrais pas une goutte d'eau par terre, ça non. Au pire je ne prendrais qu'une douche si il avait si peur que sa salle de bain se transforme en piscine. Et vraiment si par mégarde je fais tomber un peu d'eau en dehors de la baignoire, il me suffira de nettoyer. Ce n'était pas bien compliqué.

- On a oublié une brosse à dents et un gel douche. Je pourrais t'emprunter le tien ? J'irais en chercher demain.

Ah mais c'est vrai, il ne veut pas que je sorte seul tout de suite. Il m'accompagnerait ? Non ? Oui ? Cas d'urgence majeur pour mon hygiène ? J'observais ses réactions, si il me ferait rentrer, visiter un peu la maison, me montrer où je peux ranger mon linge. La fatigue marquait mes yeux de plus en plus et je me retenais à nouveau de bâiller. Nous étions enfin chez lui, au chaud. Il ne me manquait plus que ce petit moment à moi dans une eau tiède pour réchauffer mes pieds et mon nez.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

J'écris en Forestgreen | #228B22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Sam 16 Déc 2017 - 21:33

Et voilà, il ne leur restait plus qu'à recevoir tranquillement, patiemment, le sapin directement à la maison. Le reste serait bien plus agréable, entre la partie décoration et la cuisine au préalable huhu, de quoi mettre de bonne humeur et éloigner une quelconque morosité. Oh, le port de son crochet lui manquait tant que ça ? Ma foi, la manche de son manteau ne devait pas totalement protéger du vent froid son moignon. Après, Isaak n'était pas certain qu'avec la longueur du crochet les sacs ne toucheraient pas le sol contrairement aux siens. Dans tous les cas, le sourire du reptile lui fit plaisir à voir, il changeait déjà quelque peu de visage depuis qu'ils étaient sortis de la boutique aux esclaves. Après... Ce n'était pas parce qu'Isaak ne lui révélait pas ses goûts qu'il n'en restait pas moins fiable ou manquait d'assurance. Oula... Ce serait le méconnaître, et de très loin. Ce n'était pas non plus parce qu'il ne l'avait pas encore frappé ou battu que sa qualité de maître devait être remise en cause. Il n'avait pas besoin de ça pour se faire obéir, c'était juste que... Il n'avait pas spécialement envie pour le moment qu'on lui obéisse au doigt et à l’œil, autrement oui, il aurait pris un chien. Un esclave, c'était un autre investissement, un autre procédé. Un peu comme un majordome, il devait apprendre en examinant son maître, apprendre à le servir au mieux selon ses besoins, différents à chaque nouveau maître. Apprendre à n'être présent que lorsqu'il était désiré, autrement, il était bon pour s'effacer. Une vie totalement dépendante du bon vouloir de son maître, en somme. En cela, il n'avait aucunement le droit de réclamer quoi que se soit, pas même de demander quels étaient les goûts de son maître. S'il le faisait, le maître n'avait aucune obligation d'y répondre.

Enfin, Isaak fonctionnait autrement. Et il ne voyait pas pourquoi il agirait autrement qu'à l'époque où il était capitaine de navire, à la tête d'un équipage pour le moins des plus loyaux. Leur loyauté, il ne l'avait pas achetée, ni même forcée, il avait juste fait en sorte d'être digne de confiance. Ça lui avait toujours réussi jusque-là, même si... Il n'était pas contre, parfois, une petite part d'abus huhu.

Bref, ils étaient finalement arrivés au seuil de sa porte après une petite excursion à travers le quartier. Quelque chose avait attiré l'attention d'Esteban, une maison ou un animal se faufilant à toute allure dans le feuillage ? Hmn... Ça lui appartenait dirons-nous. Il confirmerait peut être cette impression plus tard, pour le moment... Ils avaient encore tant à faire avant de pouvoir finir cette nuit en beauté. Tu m'excuseras par ailleurs si je ne te fais pas tout de suite visiter le jardin hein, d'abord l'intérieur. Déjà parce qu'il y faisait plus chaud, puis ensuite... Parce qu'effectivement, le jardin prenait tout son intérêt pendant la journée. Ah, est-ce qu'un esclave digne de ce nom ouvrait tous les placards à sa guise de la sorte ? Haha, à tous les coups, il allait lui prétexter que c'était pour savoir où est-ce qu'il devrait ranger telle ou telle chose, dans le but - de toute évidence - de le servir au mieux. Et voilà... La porte ouverte, il laissa Esteban entrer à l'intérieur en premier. Voilà ton nouveau chez toi, clair, crémeux, boisé... Il y avait des plantes en pot, plantes qu'il laissait dehors de temps à autre, autrement elles allaient faire un tour sur le balcon pour profiter du soleil à sa place. C'était beau, hmn ? Huhu, il sourit, plus largement.

- Ravi de voir que ça te convient déjà pour un premier contact.

C'était important ça, la première impression. Autrement, eh bien à part le sous-sol - et encore - il n'avait pas grand chose à lui cacher. Juste des choses à préserver. Oh, une brosse à dents ? Merde... Evidemment, maintenant qu'il le mentionnait... Haha, le blond déposa les sacs sur la table tout en bois avant de se masser le visage, réfléchissant un instant.

- Il me reste peut être un rab de brosse à dents, autrement j'irais t'en chercher une. N'hésite pas à prendre mon gel douche oui.

Et il lui sourit, une fois de plus, bienheureux en fait parce que... Ah, c'était si adorable de savoir à l'avance qu'il frotterait ses écailles avec une saveur bien connue de sa part. Une forme de marquage déjà, en soi. Il attendit qu'Esteban se mette plus à l'aise pour aller crocher leurs manteaux dans l'entrée.

- Viens, je vais te montrer tout ce qu'il y a à voir par ici.

Huhuhu, déjà ce grand salon avec son piano de bois pourpre, il n'avait jamais pris le temps durant sa vie humaine de s'y mettre mais bon, quand on a du temps devant soi, ça permet l'apprentissage de ce genre de chose aussi. Le salon comprenait également l'espace cuisine et d'ici, on pouvait cuisiner tout en regardant ce qui pouvait être diffusé en même temps. Un bon canapé, deux fauteuils, la table basse elle aussi en bois. Il l'invita à monter à l'étage, là où il y avait la salle de bain spacieuse. Il lui montra à l'intérieur tout ce qui pouvait lui être utile, que ce soit les toilettes, les différents placards comprenant diverses serviettes, les différents produits entreposés. A côté, il y avait deux chambres, la sienne adjacente à son bureau, et la chambre d'amis plus bordeaux, moins éclairée. Elle servait surtout à entreposer quelques petites chose qui n'avaient pas leur place ailleurs, mais le lit était très confortable aussi. Sa chambre quant à elle, eh bien... Elle était très claire aussi, blanche, crème, ensoleillée, mais jamais de couleur trop vive, non, elle restait reposante pour les yeux, c'était le plus important pour lui. Son seul regret était qu'il ne pouvait pas voir la mer depuis la fenêtre, mais bon, l'endroit restait beau et lui plaisait toujours depuis le temps alors, tout allait pour le mieux. Voilà... Il redescendit finalement avec Esteban après avoir fait le tour des différentes pièces, il ne lui restait plus... Que la porte menant au sous-sol.

- C'est en bas que je travaille principalement. J'ai beaucoup de choses précieuses pour moi qui sont emmagasinées là dessous. Principalement des babioles, mais aussi de quoi faire des petites expériences solaires. Enfin, je te montrerai tout ça un peu plus tard, parce que ça risque d'être long et qu'on des choses plus prioritaires pour l'instant.

Il lui sourit, venant caresser sa joue de son pouce.

- Je vais aller chercher ta brosse à dents, profites-en pour te mettre à l'aise. Tu es responsable de la maison en mon absence, aussi, est-ce que tu as besoin d'autre chose ?

Je suis tout ouïe très cher, fufu.

Revenir en haut Aller en bas
\_O< Croc'Mou >O_/
Messages : 100
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Lun 18 Déc 2017 - 15:57

M'effacer ... Deviner ses goûts. Si je devais passer toute son éternité avec lui, j'espérais qu'il vienne à partager ses passions, ses désirs, ses envies sans que j'ai tout le temps à lui demander en risquant de me montrer trop intrusif. Je me demandais bien ce qu'il attendait de moi et j'avais beau chercher, encore et encore, je ne trouvais pas de réponse. Sans doute, avec le temps, il arriverait à me parler un peu de lui. Pour l'instant je devrais me contenter de découvrir tout ça tout seul et donc de devoir user de multiples stratégies dont celle qui consiste justement à fouiller des placards. Et croyez moi, j'aurais toujours une très bonne excuse en poche pour le faire. Je n'avais pas l'habitude de rentrer en premier et mon degré de stress montait d'un cran supplémentaire quand je dus franchir le seuil de sa maison. Oui ... M'effacer était sans doute la meilleur option pour le moment. Je l'imitais en allant posé également mes sacs au même endroit que lui pendant qu'il réfléchissait à la fameuse brosse à dents. Si j'avais eu encore mes deux mains, j'aurais certainement pu lui jouer une mélodie sur ce piano que personne n'a osé toucher. Rien de bien complexe non plus, je n'étais pas à même d'être un virtuose mais je me défendais très bien du temps de ma jeunesse sur des classiques à portée des débutants. Quand aux plantes, je pouvais toujours les arroser, cela me fera une petite distraction dans ma journée. Je balayais du regard la pièce sans un mot et trouvais l'espace relativement bien agencé. Dire qu'il vivait seul dans un endroit aussi vaste jusqu'à maintenant. J'espérais secrètement ne pas à le gêner par mon intrusion dans sa vie et dans sa demeure. Je le laissais m'aider à me défaire de mon manteau mais je ne quitterais toujours pas son écharpe, pour sûr que celle-ci ne me quitterait plus de la soirée, de la nuit non plus.

Loin de moi l'idée de penser que Isaak ne serait pas à même de s'occuper de moi. J'étais même persuadé, grâce à ses nombreuses différences avec les autres maîtres que j'ai pu côtoyer dans ma vie, qu'il serait autrement. Avec lui, je me sentais étrangement en sécurité. Par ailleurs ... Pour Preuve ... Maintenant que les mimines étaient libres, que Isaak voulait me faire visiter les étages, j'en profitais pour saisir sa main dans la mienne pour être certain de ne pas le perdre en route. Je ne la serrais pas spécialement fort mais il est à parier qu'il devait me sentir extrêmement tendu. Je ne le lâchais pas, quand bien même l'immense baignoire me fit écarquiller les yeux et tentait tous mes sens, y compris les plus instinctifs. J'écoutais, attentif, tout ce qu'il m'indiquait et ce malgré cette cruelle tentation devant mes iris fendus. La moindre place de chaque objet, le moindre placard auquel il m'ôtait joyeusement l'envie d'ouvrir en quête de curiosité. Pas sûr que ce soit efficace. Un crocodile adore fouiner. C'est dans ma nature de chercher des cachettes et les commodes ou les armoires faisaient parties de mes endroits de prédilection. Je ne le lâchais pas non plus quand il me montra sa chambre, pointant sa grande armoire dans sa chambre de ma manche joliment raccourcie de chemise.

- Je peux me faire un peu de place pour ranger mon linge ?

Demandais-je sans doute futilement tout en indiquant sournoisement que ce serait bien là que je comptais établir mon nouveau territoire et séjourner pour les prochaines nuits à venir. Je n'aimais pas spécialement la chambre d'amis et fronçais légèrement le nez en la regardant. Je n'en émis cependant qu'une seule question.

- Tu invites souvent des gens ?

Non pas que l'idée m'était désagréable, cependant il me faudrait l'organiser, faire en sorte que cette chambre ressemble effectivement à une chambre et non pas à un débarras. Et j'espérais que Isaak me préviendrait d'un éventuel intrus dans sa ... notre ? maison. Je réfléchissais déjà au ménage que je pourrais lui faire, à l'aide que cela pourrait lui apporter et quelles réactions provoqueraient chez lui en voyant l'entretien de sa demeure par mes soins. Au moins, je savais que je pouvais me rendre utile en ce sens. Je ne le lâchais pas non plus quand il redescendait pour montrer ce fameux sous-sol. J'osais alors lui lancer un regard interrogatif quand il m'expliquait vouloir me montrer ses expériences.

- J'ai le droit d'aller dans toutes les pièces ?

J'étais surpris qu'il m’accepte dans tous ses lieux de vie. Mon ancien maître, lui, m'interdisait l'entrée de son bureau et j'attendais souvent sur le pas de porte qu'il dédaigne me faire entrer. Il m'avait aussi contraint à l'apprentissage du Russe, sa langue natale, qu'il n'utilisait pratiquement jamais. Oui, certains de mes maîtres ont été suffisamment stupides. J'en plissais l’œil sous son pouce et me mis à froncer légèrement les sourcils. A cet instant, je lâchais enfin sa main, légèrement déconfit sur place.

- Ça peut attendre, tu sais. Tu as déjà beaucoup dépensé aujourd'hui ... Et ... Et ... Tu vas me laisser tout seul ici.

Sans faire attention, j'en avais émis un petit couinement, très discret, à peine audible, avalé de justesse par ma salive. Non ! C'était une forme de confiance qu'il me faisait, j'en avais bien conscience mais c'était mon premier soir chez lui, dans une grande maison que je ne connaissais pas. Je ne pouvais pas non plus l'empêcher de faire cette petite course de dernière minute et m'en voulait presque qu'il soit obligé de ressortir par ma faute. Bien qu’extrêmement inquiet, j'affichais un léger sourire, quelque peu forcé, sans doute pour le rassurer, lui plus que moi, lui avant moi.

- D'accord. Je vais t'attendre et être sage. Je vais ranger mon linge, si tu veux bien, dans ton armoire ...

Hors de question que je prenne un bain en son absence, il aurait bien trop peur que j'inonde sa salle de bain quoi que le risque est mineur quand on prend en compte la grandeur de la dite baignoire. Un géant pourrait bien plonger dedans sans arriver à la faire déborder. Mon bain devrait donc attendre encore un peu, un tout petit peu. Et cela ne me gênait pas le moins du monde. Non, ce qui me tracassait, c'était de me retrouver seul, si tôt, si vite, dans ce nouvel espace. Il fallait vite que je chasse cette impression et prenne sur moi, avec dignité.

- Tu en as pour longtemps ?

Demandais-je simplement en reculant et prenant la direction du salon pour m'exécuter comme un bon esclave qui ne prend pas de place, qui s'efface devant les décisions de son maître, qui se fait le plus discret possible. Sa décision ... Aucune contestation ne sera émise.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

J'écris en Forestgreen | #228B22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Mer 27 Déc 2017 - 21:05

Qu'Esteban se rassure, il lui dira chaque chose qu'il doit savoir en temps et en heure. Après tout, ce n'était que leur première soirée ensemble, et elle n'avait pas été des moins chargées. En ce sens, Isaak estimait surtout que l'hybride devait prendre du repos histoire d'être déjà plus familier avec l'endroit d'ici demain. Puis avec le temps... Ils pourraient jouer du piano ensemble aussi oui, pourquoi pas. Ça serait... Quelque chose de très beau selon lui.

Mais pour l'heure, Isaak fut agréablement surpris par la main d'Esteban rejoignant la sienne. Est-ce qu'il était tendu à cause de cette petite visite improvisée ? C'est vrai que son nouvel environnement était plutôt vaste, pas qu'Isaak aimait vivre seul dans un large espace mais c'est qu'il possédait aussi beaucoup de choses donc, cela s'était imposé naturellement à lui. Dans tous les cas, il ne doutait pas l'hybride reptile aurait besoin de cet espace lui aussi. Un espace qui deviendrait encore plus grand une fois qu'il serait parti pour lui acheter la fameuse brosse à canines.

- Oui, n'hésite pas.

Donc, s'il en croyait les réactions d'Esteban, son écharpe mais aussi son armoire semblait beaucoup lui plaire, sans compter la baignoire de toute évidence déjà adoptée. Bien bien bien, il prenait déjà quelques petits repères dans la maison, de quoi attendrir encore une fois le géant malgré lui. Ah, s'il invitait des gens ?

- Non, pas spécialement. J'ai déjà recueilli des fugitifs qui ont séjourné quelques temps par ici, mais ça reste rare. Je reste un ermite pour la plupart des gens.

Il se frotte la nuque, se massant la peau avec un fin sourire en se rappelant à quel point certains esclaves ne voulaient pour de bon rien entendre. Il n'avait pas eu le choix, il les avait laissé tranquille dans cette pièce, le temps qu'ils recouvrent leurs esprits et acceptent son aide. Enfin, c'est vrai que même si cette pièce servait plus de refuge qu'autre chose, ce n'était pas une raison pour la négliger en dehors de son temps d'utilisation. Mais bref, la visite étant terminée, Isaak redescendit avec Esteban, gardant sa main dans la sienne. Elle était chaude alors pourquoi vouloir s'en séparer hein, haha. Ah, s'il savait que son hybride avait appris le russe... Nul doute que ça lui rappellerait plus d'un souvenir. Pendant un temps, lui-même avait appris les bases de la langue de Dostoïevski, puis de fil en aiguille en avait après l'usage quotidien... C'est que, dans un monde où un grand homme n'est plus, la moindre des choses semble-t-il, est d'apprendre sa langue et la parler aussi bien que lui. Il avait voulu éviter ce petit détour slave, lui dont la vie n'avait été régie que par l'Amérique latine à deux trois détails près, et puis finalement... Quel meilleur hommage que celui-ci ? Ah, Isaak inspira - arrête de rêver éveillé - puis écouta la nouvelle question d'Esteban.

- Oui tu peux. Sauf en bas pour le moment. Autrement, je n'ai pas grand chose à te cacher.

Fufu, pas même dans son bureau non. Le plus subtil, le condensé de toutes ses recherches résidait bel et bien en bas de toute façon. S'il en avait pour longtemps ? Eh bien...

- Je n'en ai pas pour longtemps, je dirais dix minutes, un quart d'heure à peine.

Après tout, lui non plus n'était pas enchanté par l'idée de laisser Esteban seul aussitôt, c'était similaire à l'impression de détourner les yeux cinq minutes d'un enfant. Sauf que là, l'hybride avait passé l'âge et était plus digne de confiance qu'un simple bambin. Dans tous les cas... Il lui sourit, se rapprocha du reptile et... Captura à deux mains l'ovale de son visage, venant embrasser longuement son front. Puis il recula la tête, baissa le regard sur le sien et... Lui offrit un beau sourire tout plein.

- Je reviens tout de suite, c'est promis.

Et il s'enfuit, enfilant rapidement son manteau avant de quitter les lieux, en quête de cette maudite brosse à dents. Plus vite parti qu'il serait, plus vite revenu après tout.

Revenir en haut Aller en bas
\_O< Croc'Mou >O_/
Messages : 100
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Sam 30 Déc 2017 - 19:54

Quelque part, j'étais rassuré de savoir que de trop rares individus séjournaient dans la fameuse chambre d'ami qui servait également de range-fourre-tout. J'espérais d'ailleurs à ne pas avoir les mêmes soucis avec ces derniers. Je ferais certainement en sorte que leur séjour soit le plus agréable possible mais je mettrais un point d'honneur à garder mes distances, par principe et sécurité. J'étais sociable, par nature, bien que je n'hésitais guère à protéger ce qui m'appartenait. Bien entendu, je comptais rendre son statut de simple chambre dès que j'en aurais le temps, quand mon maître dormira et que mon emploi du temps me le permettra. Isaak me concédait énormément de liberté, peut-être même un peu trop d'ailleurs. L'accès à toutes les pièces, sauf le sous-sol pour le moment, tout ceci me rendait bien perplexe sur ma propre condition personnelle à ses côtés. Étais-je réellement son esclave ? Je me souvenais qu'il avait dit ne pas vouloir d'un esclave en venant dans le boutique et qu'il voulait que je partage sa vie. Était-ce pour cela qu'il ne me donnait aucun ordre ? J'avais été élevé pour "servir" sans chercher à comprendre, "obéir" quoi qu'il arrive et quelque soit l'ordre donné. Je devais tout apprendre de cette nouvelle fonction "être à ses côtés", sans restriction, sans ligne de conduite, sans aucune règle. Je me demandais encore ce qu'il pouvait bien attendre de moi dans ces conditions. Alors oui, j'étais stressé, non seulement par cet état de fait et par ce nouvel environnement. J'en fronçais simplement les sourcils sous son baiser sur mon front et venant caresser sa main avec une certaine tendresse. Il avait beau me voir comme un adulte, il me traitait quand même comme un simple enfant. Je baissais simplement le regard, quelque peu vexé sans en dire un mot.

- Un quart d'heure ... D'accord.

Je ne protestais pas, ni ne cherchais à le retenir. Je reprenais mes distances avec lui, ne voulant pas souffrir de ce départ. Attendait-il sans doute que je fasse des pas envers lui ? je ne sais pas mais il ne me laisse pas beaucoup d'indice sur ce qu'il veut et ce qu'il désire. Je montais alors au salon, récupérer les sacs sur la table basse. Je ne le regarderais pas partir, ni même fermer cette porte. Il ne m'avait rien indiquer quand à quel rayon j'avais effectivement droit dans son armoire, ni même si je pouvais disposer d'un ou deux cintres. Je ne savais pas non plus si je devais déplacer son propre linge pour me réserver une petite place. Devais-je prendre des décisions par moi-même ? C'était assez nouveau pour moi, je me laissais simplement guider par mes maîtres respectifs, je ne cherchais jamais à réfléchir par moi-même ou encore à évoluer seul. cela m'effrayait un peu en cet instant. J'en pris une grande inspiration, me disant que si cela ne lui plaisait pas, il me ferait recommencer mon rangement, tout simplement. C'était quand même frustrant. Je me sentais comme un intrus que l'on mettait dans une voiture, lancée à grande vitesse sur une autoroute, sans lui indiquer où était les freins. ce n'était pas spécialement agréable sur le coup. Je me dirigeais alors vers sa chambre, encore un poil paniqué quand à savoir comment je devais m'organiser. J'ouvrais son armoire après avoir posé les premiers sacs sur le lit et regardais à l'intérieur sans trouver de solution acceptable. Tous les étages de l'armoire étaient pris, je ne savais pas vraiment comment m'y prendre pour éviter une trop grande intrusion dans son espace personnel.

- Je ne peux quand même pas fouiller dans ses affaires ...

Me disais-je à moi-même, perturbé et angoissé.  J'en humais une de ses veste, y retrouvant ce parfum marin qu'il y avait laisser. Cela m'apportait un regain de sécurité et d’apaisement. La maison semblait trois fois plus grande sans un bruit et sans sa présence. Même sa chambre prenait des dimensions démesurées. J'optais pour le bas de la penderie. Ce n'était pas une place en soit, ni un rayon, mais au moins je n'aurais pas à changer de place les vêtements de Isaak pour y mettre les miens. Je disposais mon linge,  tentant de ne pas trop le déplier, un par un, en une seule pile de façon pratique. Les pantalons en bas, suivit des chemises, enfin les boxers et les chaussettes et pour finir, cette magnifique grenouillère bien en vue, histoire qu'il ait à décider ce que l'on en ferait. J'en souris légèrement. Je disposais mon pyjama dans la salle de bain, admirant encore cette baignoire immense. Je sortais une serviette et préparais déjà mon crochet pour qu'il retourne sur mon bras. il fallait que je le nettoie un peu. Le sable qu'il contenait m'avait blessé le moignon et je ne pourrais le remettre qu'après une bonne douche et des soins légers sur ma plaie. Pour ce faire il me fallait un chiffon. Je trouverais ça certainement dans la cuisine et je devrais quitter cette salle de bain rapidement. Là, j'ouvrais tous les placards, histoire de me formaliser un peu avec la disposition de la vaisselle, des couverts, des ustensiles divers et variés. Bien entendu, je ne laissais aucun placard ouvert, que mon méfait ne soit point suspecté. Dans un des placards du bas, près de la poubelle, je trouvais chiffons, produits et autres fournitures pour le ménage. Je n'en fus guère surpris, Isaak semblait être de ceux qui aiment que leur maison soit propre. Bien qu'il démontrait un certain penchant pour le "bordelisme", surtout au sous-sol, sa maison était entretenue. J'étais certainement bien plus maniaque que lui sur ce point et il aura certainement le temps de s'en rendre compte. Mon chiffon en main, je pouvais retourner dans la salle de bain, frotter avec soin mon crochet et y retirer le sable qui m’irritait tant la peau au dessus de l'évier. J'en chantonnais un léger air, ne regardant plus les minutes passer. Je rinçais l'évier et mettais mon crochet de côté près de mon pyjama. Il ne me resterait plus qu'à prendre une bonne douche après le retour de Isaak.

Il ne me restait plus qu'à attendre le retour de Issak. Je soufflais, la fatigue finissant par marquer mes iris. Il commençait à se faire bien tard. Je retournais dans le salon pour regarder par une des fenêtres, la neige n'allait pas tarder à tomber et un petit voile de gelée commençait à s'installer en prémices de sa venue. Je cherchais enfin la pendule pour m’apercevoir que le quart d'heure était largement passé -de quelques minutes- et je commençais alors à m'inquiéter. M'avait-il abandonné ? Comme les autres ? Je ne pouvais le croire. J'essayais de passer cette nouvelle frustration en regardant le programme télévisuel de la soirée et quelques uns n'étaient pas mal à vrai dire. Un documentaire animalier me ferait certainement dormir comme un bébé dès les premières minutes, tandis qu'un film d'action, bien qu'ancien, me garderait éveillé ne serait-ce qu'encore un peu. Je rangeais quelques coussins. J'avais également repéré quelques plaids au dessus de l'armoire et j'allais en chercher un en me mettant sur la pointe des pieds. Bien que la maison était largement chauffée, un plaid était toujours agréable lorsque l'on voulait passer une soirée devant une télé. Ce n'est qu'à cet instant que je me mis à entendre des clefs dans une serrure. je me dépêchais de sortir le plaid, m'en servant de cape un coup instant et le jetant sur le canapé sans autre forme de procès. Je courrais, littéralement, pour observer cette porte d'entrée, cette poignée, le regard fixe. Il était ... revenu ? C'était lui ? N'est-ce pas ?

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

J'écris en Forestgreen | #228B22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Dim 31 Déc 2017 - 19:22

Et voilà qu'il était de nouveau à l'extérieur, pour une requête pour le moins... Des plus anodines et banales, en effet. Il marcha à bon pas, profitant de l'air frais pour réfléchir calmement aux dernières heures écoulées. Il s'était offert Esteban sur un coup de tête, sans doute que son histoire n'y avait pas été pour rien non plus. Il l'avait habillé, préparé au mieux pour qu'Esteban puisse entamer sa nouvelle vie au mieux. Et pourtant... Quelque chose clochait pour de bon s'il en croyait l'inquiétude du reptile. Isaak continuait de croire dur comme fer que ce ne serait qu'une question de temps avant que l'hybride se fasse à sa nouvelle vie, ce n'était pas à son âge qu'on se refaisait.Mais en même temps... Est-ce qu'il se méprenait à ce point sur son compte ? Bah, depuis le temps, il avait perdu l'envie de réfléchir pour tout et pour rien, il préférait voir dans l'instant ce qui allait ou ce qui n'allait pas. Il rentrerait avec sa brosse à dents comme convenu, puis adviendrait que pourra. Ça ne servait à rien de trop appréhender les choses, à quoi bon se faire des plans sur la comète si Esteban n'était pas face à lui en chair et en os, hmn ? Halte aux décisions hâtives, voulez-vous.

Bien loin des occupations de l'hybride, Isaak aurait du mal à raconter ce qui avait pu arriver entre son départ et son retour avec émotion. Woh. Ça avait été si étrange au passage... Il s'était rendu donc dans la troisième boutique susceptible de vendre la précieuse brosse, là où il n'y aurait pas de pénurie comme dans les autres précédents. Seulement dans le troisième magasin donc, il y avait eu une dispute sur un sujet des plus fâcheux qui soit : la politique. Faut-il gober toutes les conneries qu'on nous sort sur les ondes et dire merci ? Ni une ni deux, les deux devant lui en étaient venus aux mains en un temps record et Isaak, ce bon géant, ne broncha pas d'un pouce, les mains dans les poches. Il attendit patiemment que le vendeur intervienne, pas d'humeur à s'impliquer dans ce genre de guerre civile lorsqu'il avait de son côté d'autres problèmes plus graves auxquels penser. Voilà si on devait décrire à peu près le déroulement des évènements. Enfin, il n'était qu'à peine en retard à cause de ces gars, pas de quoi en faire un drame, même si... Il fallait croire que l'homme, le vampire à présent, n'était pas si enclin au changement qu'il aurait voulu le croire. Toujours les mêmes erreurs, toujours les mêmes profiteurs, ah... Un nuage qui ne sera jamais rose, sauf lorsqu'on vivait à l'abri de tout cela, en ermite. Autant que possible.

Ainsi, le blond rentra finalement chez lui malgré le contretemps avec le précieux butin rappelant lui aussi un crocodile. Et, à peine la porte ouverte que son regard se posa sur le nouvel arrivant en ces lieux. Il cligna des yeux en fixant son regard fendu, puis lui sourit, refermant la porte derrière lui.

- Tiens, mon dernier cadeau de la soirée. Ça n'a pas été une mince affaire à ramener ici crois-moi, il faut croire que les gens aiment bien se disputer en plein lieu public lorsqu'ils doivent passer à la caisse juste avant moi.

Et il ricana en lui donnant le précieux petit paquet, finalement plus amusé qu'autre chose en y repensant. Bah, peu importe, aucune importance à présent qu'il était si loin de tout cela, si près d'Esteban.

- Tout s'est bien passé ?

Fufu, il avait envie de le prendre dans ses bras mais d'abord, il retira son manteau et le déposa avant de s'étirer les cervicales. Tiens d'ailleurs, ça lui faisait penser que... Il n'avait pas vérifié quelque chose concernant Esteban. Là... Il avait pu l'examiner déjà plus tôt mais puisque la luminosité était meilleure et plus accueillante ici, il déposa les mains contre les joues d'Esteban, les tâtonna, retraça le trait de sa mâchoire comme il toucha la peau juste derrière ses oreilles. Bien, de même pour ses yeux, il passa l'index devant eux, voir si son regard le suivait, enfin... Il examina son moignon, vit qu'Esteban en avait pris soin depuis tout à l'heure, bien, très bien. Le blond lui sourit de nouveau, son pouce caressant la peau plus douce près de son moignon.

- Ça va, tout semble en ordre. On ne t'a pas négligé à la boutique.

Parce qu'autrement, il se serait fait un plaisir d'aller leur réclamer quelques comptes supplémentaires. Il serait dans son bon droit, eh. Mais puisque le résultat du test était positif, il sourit simplement et... Déposa ses lèvres plus fraiches contre les siennes. Personne... Ne saurait te faire du mal à présent.

Revenir en haut Aller en bas
\_O< Croc'Mou >O_/
Messages : 100
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Lun 1 Jan 2018 - 18:03

Oui, c'était bien lui, il était enfin de retour. L'air frais fouettait mon visage les quelques secondes de l'ouverture de cette porte. J'avais raison, il faisait vraiment froid dehors. Je ne bougeais pas, l'observant puis lui rendis le même sourire, fin, rassuré de le voir à la maison. Je compris les raisons de son retard, ce n'était rien, tout allait bien, il était rentré et c'était le principal à mes yeux. La maison était encore entière, je n'avais pas fuit, je n'y avais pas non plus mis le feu, ou la transformer en piscine. D'ailleurs je l'avais attendu, comme promis, sagement. Il me tendit un tout petit sac, un de plus. Je ne savais pas qu'une simple brosse à dents pouvait être considérée comme un "cadeau". C'était plus un besoin à mes yeux. Les vampires n'avaient plus à se soucier des caries sans doute, par leur immortalité, leur immunité aux maladies ou même des problèmes gingivales ? Je me doute qu'ils avaient à devoir prendre soin de leur halène compte-tenu de leur alimentation si spécifique. Quand à moi, carnassier et en grande partie humain, je me devais d'avoir une hygiène irréprochable de mes beaux chicots pour être en mesure de toujours pouvoir croquer dans une belle pièce de viande, surtout à mon âge. Mais ma foi, si cela lui faisait plaisir de voir une simple brosse à dents comme un cadeau ... Je n'allais pas le contredire. Je lui avais pourtant signifié que cela pouvait attendre, qu'il n'avait pas besoin d'affronter le froid de l'hiver en pleine nuit, que l'on pouvait attendre le lendemain. Peut-être n'avait-il simplement pas envie d'attendre demain. Avait-il pris un gel douche ? Du dentifrice ? De la crème hydratante pour mes belles écailles ? Cette réflexion a bien faillit me faire rire, ne voulant nullement l'exposer de vive voix sous peine de le voir courir à nouveau dehors affronter les aléas de la fameuse file d'attente aux caisses. Je le laissais se défaire de son manteau sans à devoir le gêner. Je me permettais simplement de le remercier bassement, il fallait certainement que j'aille ranger tout ça mais il me posait une question qui me fit hausser les épaules. Le rangement attendra.

-... Et bien ... A vrai dire ... Je ne savais pas trop où ranger mes affaires ... alors je les ai mis ...

Il m'arrêta dans mes explications sur l'instant avec ses mains gelées sur mon visage dans mon très court instant de réflexion. Qu'est-ce qu'il faisait ? J'en clignais des cils en le fixant d'un air interrogatif. J'en lâchais même le sac qui finit sa course sur le sol, incapable de bouger, électrocuté sur place par ces doigts congelés. Il ... ... ... M'inspectait ??? Comment pouvait-il ? Pourquoi ? Bien que je me laissais faire, en partie en tout cas, je me permis d'émettre un son régulier de mécontentement. J'en tremblais, ma peau frémissant sous ce contact glaciale sous ma chaleureuse écharpe. Que lui prenait-il d'un seul coup ?

- T'as les mains froides ...

Grognais-je en refusant catégoriquement de suivre ce doigt des yeux qui ne fit que fendre un peu plus mes iris lorsqu'il passait devant mon nez avec une vulgaire envie de le lui croquer. Oui, je vois très bien, merci de t'en soucier. Et si tu en avais le doute, tu n'as qu'à m'envoyer voir un médecin ou lire mon dossier. Et pourquoi tu ne l'as pas fait avant de m'arracher à mon vivarium ? Hein ? J'en choppais simplement son poignet au passage et fronçais un peu plus les sourcils.

- C'est bon ? Tu as finis ? Ton animal de compagnie est en bonne santé !

Oui, il m'avait encore une fois vexé, de la pire manière qui soit. Je ne comprenais absolument pas ses gestes. Comment pouvait-il penser qu'un régime à base de pâtée que même un chien ne mangerait pas pouvait être "satisfaisant" ? Que savait-il au juste du traitement que l'on m'avait infligé ? Certes, je me tenais tranquille en boutique, je ne subissais pas de "mauvais traitements" à proprement parler mais j'avais perdu du poids. Ma cloison de verre m'empêchait toute activité physique, mon chauffage n'était constitué que d'une simple lampe, on me retirait mes maigres bien en m'exposant en vitrine comme un vieux trophée et il estimait que je n'avais pas été "négligé". Je lui en voulais, sur le moment, de me traiter ainsi, de m’ausculter comme un animal auquel on aurait crainte d'une maladie quelconque. Avais-je une tête si pitoyable qu'il en craigne que je porte des germes viraux ? Certes, j'étais fatigué, épuisé et amaigri. Mais je n'étais pas "malade". En cela, les vendeurs veillaient efficacement à ce que leur marchandise reste dans un état acceptable. Ma colère n'était pas dirigée contre lui spécialement, c'était un tout : une sorte d'explosion suite à tous ces événements soudains qui m'avaient contraints et perturbés. D'ailleurs, j'ai bien faillit m'écarter de lui, chasser ses mains, refuser qu'il me touche de cette façon. Je n'en avais rien fait, je m'étais laissé manipuler parce que j'avais confiance en lui. Et son pouce sur mon moignon n'arrangeait pas la donne. Je n'aimais pas qu'on le touche et pourtant je le laissais faire en montrant simplement mon désaccord dans mes sons plus puissants. Pourtant, je fuyais pas. Je restais là, devant lui, sans chercher à me cacher. Je le fixais avec intensité, je voyais son visage se rapprocher du mien et j'étais toujours en colère, contre lui, contre son retard, contre ses mains froides, contre ces mois enfermé en vivarium, contre ces maîtres qui m'ont abandonné ...

J'en lâchais enfin son poignet pour chopper sa nuque alors que ses lèvres touchaient les miennes, ma main semblait bouillante sur sa peau. Je me mettais sur la pointe des pieds allant à sa rencontre. Ses lèvres étaient aussi gelées que le reste de sa chaire. C'était de ma faute ... Il était sorti par ma faute ... Pour moi ... Et je lui en voulais quand même de m'avoir abandonné dans cette maison, même ne serait-ce que ces pauvres quarante minutes. Ma langue venait réchauffer sa bouche, redessinant le trait qui lui sert de sourire pour l'inviter à desserrer ses lèvres et me laisser l'embrasser de la façon la plus adéquate. Je n'étais pas son animal, je n'étais pas non plus son esclave, j'étais ... son compagnon. J'avais pleinement compris. C'était ça ma place, ma fonction à ses côtés et je comptais bien m'en emparer sans aucuns remords. Lui prouver que c'était bien là que je devais être. Mes grognements s'étaient calmés bien que je lui en veuille encore de ne pas m'expliquer mieux, de me laisser deviner avec le risque de me planter fondamentalement sur ma propre réflexion. Mes doigts s'amusaient dans sa nuque avec ses mèches blondes et je me pressais un peu plus contre lui. Je voulais lui donner un vrai baiser, un que l'on donne quand on a cette place si particulière qu'il tient tant que je prenne dans sa vie. Je voulais le réchauffer, ne serait-ce qu'un peu, pour lui faire oublier l'hiver et les mois sans chaleur. Je murmurais contres ses lèvres pour lui faire une simple proposition.

- Tu veux te mettre sous le plaid le temps que je prenne ma douche ou tu veux prendre un bain avec moi ?

Je caressais toujours ses cheveux et prenais un malin plaisir à choper ses lippes des miennes. Je regrettais presque de ne pas avoir ma seconde main pour l'enlacer encore plus. Le plus simple pour avoir des réponses était certainement de poser les bonnes questions.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________

J'écris en Forestgreen | #228B22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Mer 3 Jan 2018 - 7:13

Ce n'était qu'une façon de parler. Lui-même n'était pas assez con pour offrir ce genre de brosse en guise de cadeau. Je veux bien que je suis un maître qui laisse visiblement à désirer mais tout de même, j'ai encore un certain savoir-vivre. Disons que la journée avait été chargée de cadeaux, d'offrandes en tout genre pour Esteban tel un jour de Noël mais bon, il fallait croire que la subtilité était une compétence nécessaire pour prendre au second degré l'utilisation du terme 'cadeau' ici et maintenant. Ça pouvait effectivement attendre le lendemain et, vu la réaction de l'hybride, peut être bien qu'il aurait dû ne jamais lui en offrir même. Tu es un esclave digne de ce nom après tout, alors autant ne pas t'habituer au luxe des animaux de compagnie. Puis ce n'est pas non plus comme si un maître avait le besoin vital, irrépressible d'embrasser sa chose non plus. Esteban n'était pas un enfant en bas-âge non plus, à son vénérable âge, éduqué de surcroit, pourquoi diable Isaak aurait-il retrouvé sa maison à feu et à sang à peine éloignée d'elle ? Il te manque encore quelque chose ? Tu sauras bien mieux que moi où le trouver allons, j'en suis persuadé.

Je t'ai arrêté ? Oh, c'est dommage car ce n'était pas mon attention. Tu aurais très bien pu continuer ce que tu m'avançais là, après tout ce n'est pas comme si je ne t'avais pas laissé le temps de réponse. Soit. Ne lâche pas tes affaires comme ça, ton maître pourrait mal le prendre, tu sais ? Ce qui lui prenait ? Pour le coup, ce fut Isaak qui fut bel et bien étonné. Allons bon, toi qui as côtoyé les plus infâmes maîtres, pas un seul ne t'a inspecté à ton arrivée chez eux ? Quel laisser-aller. Et encore, estime-toi heureux qu'il ne lui ait pas vérifié les dents comme la coutume le voulait. On vérifiait toujours une marchandise lorsqu'elle arrivait chez soi, c'est qu'il est important de ne pas se faire arnaquer, de ne pas... Se faire duper par une offre trop alléchante pour lui découvrir des défauts par la suite. Ah, c'est sans doute le glacé de mes mains qui t'a refroidi, navré navré, c'est vrai que je n'avais pas précisé que j'avais mis des gants et que je les avais retirés, après tout ce n'était pas l'élément le plus important qui m'était venu à l'esprit sur le moment. Mais comme pour cet infâme retard sur lequel on s'attarde à peine avec beaucoup trop d'insistance, on dira donc que ses mains sont plus glaciales que la Sibérie et l’Antarctique réunis, si c'est pas beau ça.

- ...

Encore une fois vexé, bafoué, probablement humilié dans son ego. Quelle désillusion quelque part, c'était quoi sa définition de l'esclave ? Il allait lui dire qu'il avait une sensibilité, des droits comme toute créature humanoïde en ce bas-monde ? Oh chéri, tu es vexé pour si peu à ton âge, toi qui es censé avoir vécu tant de choses ? Mouais. Niveau crédibilité, tu repasseras pour le coup. Désolé d'avoir mis à mal ton petit ego d'esclave, enfin... Un esclave pure souche, lui, n'aurait pas pris la mouche pour si peu. C'était fou de voir à quel point les gens - hybrides inclus - pouvaient être pareils ingrats envers qui leur tendait la main. Au lieu de leur baiser les pieds, ça remettait le moindre détail en question. Ils les élevaient maintenant dans du coton dans les centres de dressage ou comment ça se passait ? Ça avait sacrément changé depuis la dernière fois en tout cas. Ah, que diraient les marchands d'esclaves Maures de jadis ? Un coup de fouet sinon cent, merci. Tu crois vraiment que l'anamnèse, le passé d'un esclave avait de quoi intéresser un maître qui en avait déjà entendu des centaines ? Un maître tout court ? Ça relevait de la petite amie emmerdante ça, du mal-aimé qui apitoie en remuant ses échecs sous le nez d'une pauvre pomme prête à l'accepter comme il est le pauvre chou, pas d'un esclave. Si tu en veux à quelqu'un pour t'avoir mal nourri, ne viens pas te venger sur moi, je n'y suis pour rien moi si aucun élément dans ton passé ne semble bon à retenir. Tu sais pourquoi il a parlé de 'pas négligé' ? Parce qu'autrement il l'aurait traité comme un objet et Dieu seul savait à quel point il état soucieux et soigné avec les objets qu'il manipulait. Entre une œuvre d'Art et un humanoïde... C'était l'exception qui assurait la valeur et faisait pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Tu as compris ta place, ah ? Eh bien, Isaak ne serait pas aussi catégorique, ça, il ne le saurait avec certitude que dans un paquet de temps. Ça y est, tu as décidé d'être gentil tout à coup en réalisant à quel point ta vie pouvait changer ? Ahlala.

Dans tous les cas, il apprécie malgré tout la chaleur qu'Esteban peut lui transmettre, que ce soit le baiser ou sa main sur sa peau. Il faisait froid dehors mais, encore une fois, ça n'était rien pour lui. Un vrai baiser... Ça y ressemblait bien, il y répond après coup, même si... Son sourire s'était dissipé, tu penses bien.

- Je me suis déjà douché tout à l'heure. Profite d'un bon bain chaud.

Quant à lui, ce qu'il ferait eh bien... Il irait probablement aménager de la place pour les vêtements d'Esteban. Chaque chose en son temps après tout, puis comme ça à l'étage, ils ne seraient pas si loin que ça l'un de l'autre.

- Aussi. Ne te prends pas la tête. Agis seulement comme tu l'entends, comme on t'a appris à le faire.

Puisqu'il avait besoin d'indications, il lui en donnerait. D'abord les généralités, puis ensuite le cas par cas. L'éducation ne se faisait pas en deux jours.

Revenir en haut Aller en bas
\_O< Croc'Mou >O_/
Messages : 100
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   Ven 12 Jan 2018 - 13:50

Quelque chose n'allait pas. Je l'ai pourtant remercié, à nombreuses reprises. J'avais apprécié toutes ces attentions et je lui en étais grandement redevable. Je n'avais hâte que de pouvoir le lui montrer, d'en avoir la possibilité. Et pour l'instant, je n'avais guère pu que lui prendre la main et lui offrir un simple baiser. Je savais que c'était loin d'être suffisant. J'avais fait quelque chose de travers ? C'était mon impression, sur le coup, quand je le vis perdre son sourire. Je doute que ce soit à cause du sac. J'en poussais un léger soupire. Ce n'était rien, finalement. Le meilleur moyen de régler un soucis était encore la discussion. Encore fallait-il la débloquer. J'en baissais le regard après ce court baiser. Il fallait certainement du temps pour que l'on arrive à se comprendre, ce n'était que le premier soir à près tout. Je glissais doucement, reprenant pieds et lâchais avec prudence sa nuque. C'était étrange de devoir naviguer sans aucune directive, je n'étais pas habitué.

- Je vais simplement prendre une douche, je n'en ai pas pour très longtemps. Et puis ce sera amplement suffisant pour ôter l'odeur de la boutique que je traine sur moi.

Je reculais d'un pas et me penchais pour ramasser le sac. Je ne l'avais pas lâcher pour lui faire du tord, ou encore lui manquer de respect, loin de là. Je n'ai qu'une seule main et je voulais simplement l'enlacer, ne serait-ce que pour le remercier. Il faut croire que je faisais tout de travers pour qu'il en perde ainsi son humeur. Je n'étais certes pas très à l'aise, maladroit, avançant sur des œufs. Peut-être était-il fatigué lui aussi de cette longue soirée. Je ne lui avais fait aucun reproche. Je cherchais encore à savoir pourquoi il y avait cette soudaine tension, ce que j'avais pu faire ou dire qui aurait pu l'agacer. Il fallait que je laisse tomber. Cela ira mieux certainement plus tard.

- Merci encore pour la brosse à dents.

Ajoutais-je en toute simplicité, histoire d’apaiser les esprits et surtout se donner une possibilité de partir sur de meilleurs bases, si il le voulait en tout cas. Je continuais à me poser des questions, sans doute trop. C'est bien ce qu'il semblait me reprocher. Je reculais encore et m’apprêtais à m'éloigner. Ne pas me prendre la tête. Plus facile à dire qu'à faire. Il m'indiquait qu'il avait déjà pris sa douche et je n'avais pas l'humeur de prendre un bain. J'allais monter en silence les marches pour aller me laver. J'allais poser ma brosse à dents sur le rebord de l'évier, appréciant son ergonomie dans ma main. Il avait fait un bon choix. Je ne sais pas si je pourrais me détendre sous un jet d'eau tiède, mais me savonner un peu me ferait le plus grand bien. J'en humais le gel douche et l'appliquais sans excès puis je me rinçais en faisant attention. La baignoire était impressionnante il faut dire, surtout une fois à l'intérieur. Je m'imaginais qu'elle avait été faite exprès pour que Isaak puisse s'y allonger. Tout du moins c'est une supposition. Je prenais un peu de temps, juste pour être seul, réfléchir un peu, chasser le sable de ma peau. Je doute qu'il entre et j'essayais de me dépêcher quoi qu'il en soit. Peut-être que ce temps là suffira à nous calmer tous les deux, à apaiser cette tension. La salle de bain était vraiment magnifique. Je ne cessais d'observer la faïence, la vasque, les robinets, le moindre détail de mon environnement. Je séchais minutieusement ma tête dans une serviette que je mettrais à sécher sur le rebord de la baignoire. Il me fallut une certaine gymnastique pour enfiler le pyjama mais rien d'insurmontable. Il était confortable. C'est enfin propre et plus ou moins serein que j'allais le chercher dans les différentes pièces de l'étage, voir dans la chambre, si il y était. Une fois que je l'avais dans mon champ de vision, je restais devant l'encadrement de la porte à l'observer un bref moment. Je ne m'approcherais pas plus pour l'instant, histoire de prendre la température, de voir si l'humeur était meilleur.

- Je peux t'aider ? Tu veux que je te prépare un café ? Ou autre chose ?

Demandais-je simplement, pas très à l'aise dans l’immédiat. Agir comme on m'a appris. Le soucis c'est que l'on m'a surtout enseigné à servir et à répondre aux ordres. Comment faire lorsqu'il n'y avait pas d'ordres ? Je proposais d'être utile, d'une façon ou d'une autre. J'aimerais qu'il me parle, un peu plus, si il le voulait bien. Je l'observais encore, venant caresser mon demi-bras.

- J'aimerais m'excuser pour avoir grogné ... C'était si soudain ... Je n'ai pas pu me contrôler. Je suis vraiment désolé.

Avouais-je un peu bassement, persuadé que c'était une cause possible. C'était des excuses sincères, quoi qu'il en pense. Je ne bougeais toujours pas, j'attendais d'y être invité.

Codage par Libella sur Graphiorum


[HJ : Remise de la dernière réponse en cours. Demande d'archivage du Rp]

_________________

J'écris en Forestgreen | #228B22
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Un château pour un croco [pv Isaak V.]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Un château pour un croco [pv Isaak V.]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Argentine: ouverture d'un nouveau procès pour crimes de guerre lors de la dicta
» SOS POUR NOUNOURS Border Collié (57) Sarrebourg
» BADMOONZ 3000 pts pour tournoi Haguenau 2010
» Canada- Ségrégation raciale: Débat pour l’ouverture d’une école noire
» Manifestation pour la paix a Cite-Soleil

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Hors Rp :: Archives :: RPs Abandonnés-
Sauter vers: