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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]
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MessageSujet: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Dim 3 Sep 2017 - 21:27


Crafted Tea Time
PV — Wolfgang J. Von Hertling


Il me semblait bien que cette nuit avait été trop calme. Pour une fin de semaine, il était presque anormal qu'aucune catastrophe ne me soit tombé sur le coin du nez. D'ordinaire il y avait toujours quelque chose pour me faire débuter le week-end de mauvaise humeur. De plus, avec mes récentes acquisitions d'esclaves à la maison ces deux derniers mois, mes chances que cela arrive avaient, malheureusement, considérablement augmenté. Il était donc presque trop beau que rien ne se soit passé aujourd'hui.

J'aurais dû savoir qu'un retour de karma allait venir m'enquiquiner. Et il se matérialisa sous la forme d'un carnage des plus complet.

Assit à l'une de mes tables, proprement vêtu et droit comme un piquet, j'avais passé la fin de la nuit à travailler les comptes de mon business autour d'une délicieuse tasse fumante de Earl Grey. L'exercice ne m'avait nullement fatigué compte-tenu de mon amour pour l'ordre et la paperasse impeccablement gérée (voilà pourquoi j'étais le seul autorisé à mettre le nez dans les comptes de mes entreprises. Bon, avec mon secrétaire tout de même).

Ce que je n'avais pas apprécié ceci dit, avait été le soudain raffut dans ma cuisine qui vint troubler l'ambiance décontractée de mon salon. Certains de mes clients en avaient même sursauté tant il avait été sourd. J'avais à peine relevé mon nez, orné de mes lunettes de lecture, de mes comptes que l'un de mes employés s'étaient éjecté d'une porte menant aux cuisines et avait presque littéralement volé dans ma direction.

A son regard paniqué, j'ai tout de suite compris que quelque chose de grave se passait.

« Monsieur venez vite je vous en prie!! » qu'il m'avait supplié, le ton affolé.

Sous les regards méfiants et surpris des clients encore présent, je l'avais suivi au pas de course, lissant inconsciemment ma chemise soigneusement dissimulée dans mon pantalon de haute marque, m'attendant au pire. Le boucan ne cessait de bercer mes oreilles lorsque je bondissais dans ma cuisine, les sens en alerte.

« Qu'est-ce que-?! »

J'eu tout juste le temps de me baisser avant qu'une porte de placard (oui oui, une porte!) ne m'éclate le nez. Dans mon dos, mon employé se cramponna à mes épaules lorsque je basculais en arrière et se mit tranquillement à l'abris (p'tit con). Voilà ce qu'on récoltait à embaucher un humain pour rendre service à une vague connaissance... pff.

Je pouvais néanmoins comprendre la raison de sa terreur. A l'épicentre de ce chaos monumental qui détruisait progressivement ma cuisine, s'agitait un être instable. Un vampire sans doute affamé qui se jetait sur toutes les portes et tiroirs qu'il trouvait, sans doute en espérant y dénicher de quoi se nourrir. L'odeur de notre stock de sang avait dû venir lui chatouiller les narines depuis la rue (je mettais toujours à disposition de mes employés une modeste réserve de bouteilles pour qu'ils puissent travailler dans les meilleures conditions possibles).

Mais qu'est-ce qu'une telle bestiole faisait encore en liberté à Dornia?! Avec ses litres de baves qu'il m'étalait sur mes comptoirs, il n'y avait pas besoin d'être un grand génie pour se rendre compte que cet être était instable depuis belle lurette! Une telle créature n'aurait jamais dû être capable de déambuler si facilement dans les beaux quartiers de la ville! Elle ne devrait pas être capable de déambuler tout court.

Et quel bordel me foutait-il, merci bien! Heureusement que mes employés avaient eu le bon réflexe de se saisir des sets de couteux de cuisine avant qu'il ne mette la main dessus. Même sans être d'argent, ils auraient pu nous faire bien des dégâts si cet énergumène décidait de nous chasser nous plutôt que le sang.

« Ne l'approchez pas! Antoine, vide la chambre froide, dépêche-toi. Max va appeler la milice. Tout de suite!  » Mon rugissement colérique tira Max (l'humain) de sa stupeur et le fit sursauter dans mon dos.

Sans demander son reste, il se rua dans le salon pour exécuter mes ordres. Aux deux employés restant, je leur ordonnais de faire évacuer les lieux, pour plus de sûreté. Mes clients ayant beau tous être immortels, prendre des risques en les laissant rester aurait été irresponsable. Ainsi se rendirent-ils auprès d'Esteban, mon maître d'hôtel, que j'entendis au delà des portes de la cuisine, faire sortir les clients.

Je dus manquer d'attention car avant que je ne comprenne ce qu'il se passait, je me retrouvais à manger le sol sur plusieurs mètres. Trainer par la créature déchaîné, il me suffit d'user d'un peu de souplesse pour me départir de son emprise et me remettre debout à la hâte. Loin d'apprécié me faire ainsi malmener (ne saignais-je pas du nez?!), j'usais sans attendre de toute ma force mentale pour appliquer sur l'esprit de ce furibond toutes les tortures possibles et inimaginables, le clouant au sol d'une douleur imaginaire mais imparable.

Un rapide mouvement derrière le vampire gémissant m'apprit que la chambre froide était enfin vide et avec l'aide de mon employé bien plus imposant que moi, nous réussîmes à l'acculer violemment contre un mur avant de le jeter dans l'espace glacé, l'enfermant aussitôt. Je titubais en arrière dès que je fus certains que la porte était bien fermée.

« Bon sang..! » Un juron manqua de m'échapper alors que je me redressais mollement.

Des cris de rage s'élevèrent de l'autre côté de cette porte blindée, qui suggéraient que ce fou affamé perdait totalement la raison. Une telle créature si déchaînée était dangereuse, même pour moi. Il était tout de même terriblement vexant d'avoir été si facilement mit à terre par un animal sans raison. Ca pour sûr, j'en pris pour mon grade!

Sans me laisser le temps de constater les nombreux dégâts dans ma cuisine (seigneur dieu mieux valait-il que je n'y pense pas tout de suite!), je bondissais dans mon salon (ordonnant à Antoine de surveiller cette fichue porte) et fusillais aussitôt du regard Max, que je trouvais encore accroché à notre téléphone.

« Alors, ils arrivent?!!
– Ou-Oui! Le chef de la milice était paraît-il dans le quartier! Il va se déplacer avec son équipe! »

J'avais beau lui avoir hurlé dessus, Max fit l'effort de me répondre sur un ton se voulant le plus calme possible. A force de travailler pour moi, il se doutait bien qu'au moindre faux pas, ma colère allait retombée sur lui ou le premier qui me passerait sous les crocs.

Furibond, débraillé (l'état de ma chemise était lamentable!), j'avisais le vide qui régnait désormais entre mes murs, furieux de devoir me passer de si nombreux clients en cette fin de "journée". Je savais bien qu'une merde allait m'arriver!! Et voilà que pour couronner le tout, l'on m'envoyait sur les bras le chef de la milice, un détraqué dont j'avais vaguement entendu parlé par mon secrétaire.

Et à tous les coups, l'homme sera immense. Comme d'habitude.




Dernière édition par Elliot Adamson le Ven 15 Sep 2017 - 16:50, édité 1 fois
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General Der Miliz
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General Der Miliz
MessageSujet: Re: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Lun 4 Sep 2017 - 0:47

Bout portant et tasse à thé
Elliot Adamson
«On boit le thé pour oublier le bruit du monde.» Lu Yu


C’aurait dû être soirée paisible pour le capitaine de la milice. Wolfgang avait quitté le QG quelques minutes plus tôt à bord de son bolide, une Bentley aux vitres teintées et à la peinture matifiée qui faisait ressortir le chrome luisant des jantes. Une cigarette aux lèvres il chantonnait quelques accords restés englués dans sa mémoire du temps de la guerre et que son poste rediffusait. S’il adorait son métier, il n’en était pas moins ravi à l’idée de rentrer chez lui et de s’offrir quelques heures de lecture, une coupe de sang frais à la main... Il s’était fait livrer quelques bouteilles issues des meilleurs élevages qu’il était impatient de goûter, et pour cause, on ne lui en avait dit que du bien. Non pas que les racontars aient une quelconque valeur à ses yeux mais...il était question d’un millésime allemand, importé spécialement pour ses papilles délicates. L’information ne pouvait être fausse. Elle avait plutôt intérêt à ne pas l’être.

- Base à sections, instable signalé au 128 bd. Commodore Augu-...  

- Anatole, interrompit-il de sa voix coupante en récupérant la communication, je m’en occupe. Envoyez une équipe de désinfection sur place.

- Bien monsieur.

Dans un crissement de gomme sur l’asphalte, la voiture exécuta un demi-tour rapide et se gara une minute plus tard devant la vitrine de L’Impérial. Un salon de thé chic et bien réputé dans lequel il n’avait encore jamais mis les pieds. Du lointain temps de son humanité il avait été un amateur, mais maintenant qu’il buvait du sang... la question ne se posait plus. Il soupira en pensant à son apéritif repoussé et claqua la porte de la Bentley derrière lui. Un très léger chuintement lui indiqua que le système s’était verrouillé et les alarmes misent en route.

Satisfait, il pénétra dans la boutique, déserte, à l’exception d’un petit vampire dépenaillé et dont l’aura meurtrière trahissait l’humeur sombre.

- Monsieur Adamson je présume, General von Hertling, dit-il, son accent germanophone ressortant sur son statut.

Il lui tendit une main gantée et gratifia la sienne d’une poignée aussi brève que puissante. Wolgang portait toujours son uniforme noir et ajusté, son médaillon juste sous la pomme d’adam. Il ne s’en départissait jamais, surtout pas au travail. Ses bottes renforcées étaient brillantes, lustrées, tout comme le holster qui pendait à sa taille et tout deux témoignaient d’un entretien rigoureux. C’était pour ces cas, un petit peu exceptionnels, mais néanmoins assez fréquents, qu’il ne se changeait pas dès  sa nuit terminée et attendait d’être chez lui. En règle générale, il ne s’occupait pas de ce genre de choses et laissait le menu fretin à ses hommes. Toutefois, il ne rechignait jamais à descendre sur le terrain quand l’occasion se présentait et il n’avait pas perdu la main.

Les habitudes avaient la vie dure et son regard glacé se promenait déjà sur les lieux. D’après les effluves diverses et certaines tasses encore fumantes... ils avaient été évacués à peine quelques minutes plus tôt. Sage décision, songea Wolfgang. Un instable ne devait jamais être pris à la légère et... vu la puanteur de celui-ci, la bête se trouvait dans un état critique. Il pinça les lèvres sans prêter attention à ce que Adamson pouvait babiller à son intention. Même après un an de travail acharné les parasites pullulaient encore, conséquences de ce qu’il appelait « les années Wilkerson ».

- Vous permettez ? Demanda le milicien avec l’air de celui qui ne pose la question que par politesse et qui se le permettra de toute manière. D’ailleurs, il n’attendit pas la réponse du propriétaire des lieux pour suivre le parfum de la racaille. L’effluve tenace, à mi-chemin entre l’odeur âpre de la sueur et du sang caillé, le mena jusque dans la cuisine qui avait été mise à sac.

Un vampire solidement bâti se tenait-là, ses manches retroussées sur des bras noueux. Il gardait la porte de la chambre froide, contre laquelle Wolfgang colla son oreille. Respiration précipitée, raclements et, il recula la tête juste avant qu’un boucan terrible ne lui indique que l’animal venait sans doute de renverser l’une des étagères métalliques. Sourcils froncés, il recula de deux pas et décrocha tranquillement son arme, un SIG Sauer en argent massif gravé. Une petite merveille offerte par Alaric pour son départ à Dornia, un recul infime, réactif, létal. Chargée de Silver Soft Points, spécialement conçues pour les bestioles de ce genre. Lorsque la balle touche sa cible, elle déchire les tissu et la tête éclate pour un maximum de dégât et... un maximum de souffrance.

- Je vous suggère de vous écarter, Messieurs dit-il à l’intention de l’employé et du propriétaire du salon, il ne sera pas content, quand je vais ouvrir, ajouta le milicien en appuyant ses mots d’un regard pénétrant. Mieux valait pour eux qu’ils ne se retrouvent pas pris en étau entre le capitaine et sa cible.

La voix libre, Wolfgang arma le chien, visa. Délicatement mais sans hésitation, sa volonté poussa le battant de fer.  La porte imposante racla les débris que la créature avait jeté dans son sillage et la dévoila, agenouillée au milieu des décombres, la bave aux lèvres. Il n’y avait plus rien à sauver. La soif avait depuis bien longtemps consumé la raison de l’homme qu’il avait été autrefois. Son regard fou croisa celui du milicien, froid, calculateur. Le visage déformé convulsa et quand il se jeta sur lui la balle le cueillit en pleine poitrine, droit dans le cœur gangrené. Wolfgang manquait rarement sa cible.

Il observa un instant le corps qui rendait son dernier soupire. La chose était ancienne... c’était très étonnant de trouver un instable à ce stade dans ce quartier, d’autant plus qu’aucun signalement n’avait été fait au cours de la nuit. Si étrange que cela mit en alerte son sixième sens.

Tranquillement, il rengaina son arme et s’empara d’un rouleau de sac plastique qui dépassait d’une étagère. L’équipe de désinfection se chargeraient du « nettoyage » en bonne-et-due forme mais il s’agissait des cuisines d’un établissement qui possédait un certain standing, il suffisait de regarder le mobilier, choisi avec un soin particulier jusqu’ici dans l’arrière-boutique, pour s’en rendre compte. Étendu sur le plastique, le sang poisseux du cadavre n’en souillerait pas le sol. Il tira le tout hors de la chambre froide et en referma la porte, le tout sans avoir bougé le petit doigt.

-  Mes hommes vont vous délester de ceci dans un instant.

Wolfgang eut à peine le temps de terminer sa phrase et revenir dans la pièce principale que quatre vampires en uniforme bleu sombre passaient la porte. Il leur glissa quelques recommandations, notamment à propos de l’hygiène et se retourna vers le vampire brun dont le nez saignait toujours un peu.

- Nous allons emporter tout ce qui a été détruit. Asseyions-nous un instant, Monsieur Adamson, j’ai à vous parler.


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MessageSujet: Re: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Lun 4 Sep 2017 - 10:51


Crafted Tea Time
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Et évidemment, il était immense. Et seul. Si j'en avais été alerté à son arrivé, craignant que la situation ne dure plus que nécéssaire (c'était déjà trop pour mes nerfs), il n'avait en rien supposé devoir attendre une quelconque équipe et s'était chargé de l'affaire comme une nourrice s'occuperait d'un marmot pleurant.

En dix minutes (à peine!), la créature était morte, et mon salon retournait au calme. Seul l'écho foudroyant de cet unique coup de feu résonnait encore dans mon esprit, m'empêchant pleinement de me détendre. Alors que mes employés se précipitèrent de nouveau aux cuisines, je restais immobile au milieu de mon commerce, remué par ce son déchirant que je n'avais jamais apprécié.

Dans mon esprit, tout coup de feu s'apparentait à la disparition de Daniel et si je n'avais contracté aucune phobie des armes suite à cet incident, je m'en tenais pourtant éloigné le plus possible. Impossible cependant pour le Général Von Hertling de se rendre compte de l'émoi dans lequel son arme m'avait plongé, j'étais bien trop maître de mes humeurs et pensées pour ne rien laisser filer.

A la peur je préférais la colère et le mécontentement. Et dans l'immédiat, j'optais pour de l'agacement pur et dur lorsque l'homme gigantesque et bien trop froid à mon goût m'ordonna presque de le suivre pour discuter. Il était mignon mais mon commerce venait de se faire ravager et mes nerfs s'en remettaient tout juste alors j'allais avoir besoin de quelques minutes pour faire le tour des dégâts et me refaire une petite santé mentale. Et puis, de quoi donc pouvait-il vouloir discuter? L'affaire était close non?

« Accordez-moi cinq minutes voulez-vous. » Etait-il intelligent de lui parler sur un tel ton agressif?

Pas sûr. Mais qui aurait pus me blâmer pour me montrer quelque peu affable dans une telle situation? Regardez mon salon, vide? Ma cuisine, éventrée de toute part? Ma tenue! Négligée et tachée. Une toute autre personne que moi (et mon caractère bien connu) aurait également fulminé de rage. Sans compter ce nez abimé qui cessait tout juste de gouter.

Alors c'est sans manières que j'abandonnais notre cher général au milieu de la pièce pour foncer aux cuisines. J'ordonnais tout de même sur le chemin à mon maître d'hôtel d'installer l'immense allemand à une table libre et de lui offrir un thé s'il le désirait. Cette chose rectifiée, je me hâtais de rejoindre mes employés pour constater par moi même l'étendue des dégâts.

Bordel de merde, je ne fus pas déçu. Aucune partielle de ma cuisine n'avait été oubliée, tout avait été bousculé ou secouer. Je n'imaginais même pas tout ce que cette créature dorénavant puante de mort, avait pu faire dans ma chambre froide. Immobile au milieu du carnage, je me laissais le temps de soupirer amèrement, le nez pincé entre mes doigts glacés, soudain prit d'une horrible migraine.

Ah ça oui... ça allait m'en apporter des maux de têtes cette histoire. Encore plus si le milicien décidait d'en remettre une couche par dessus avec je ne savais quels soucis. Dieu que je détestais tenir un commerce parfois... l'activité m'avait apaisé, autrefois. J'avais trouvé une occupation parfaite dans un domaine qui me plaisait. Nul doute que la pâtisserie et le thé avaient changé ma vie. En bien! Mais dernièrement j'avais beau cherché cette joie que j'avais eu lorsque cet établissement avait été ouvert, je ne trouvais que migraines et stress à l'appel.

Et si avant, j'avais été capable de trouver un peu de repos de tout ceci en rentrant simplement chez moi le soir venu, les choses avaient comme qui dirait considérablement changé depuis l'arrivée de Selachi. Ce qui m'attendait chez moi était pire que des maux de têtes, c'était l'enfer suprême.

Bon sang... mieux valait-il que j'évite d'y penser tout de suite. Après un dernier soupire, je congédiais Max chez lui, peu désireux de garder un humain près de la milice, et retournais auprès du général. En réajustant mes lunettes, je le rejoins calmement, la chemise arrangée le plus possible et le visage nettoyé.

« Pardonnez-moi pour l'attente. » Lui dis-je en m'asseyant gracieusement en face de lui.

Comme il me l'avait semblé, l'homme n'avait demandé aucun thé. Et je ne fus pas non plus surpris de le trouver droit comme un piquet, les jambes croisées, comme si rien de tout ceci n'était jamais arrivé. Je ne pouvais ceci dit le juger étant donné que j'adoptais immédiatement, par réflexe, la même posture que lui. Notez qu'en plus, j'étais déjà assez petit comme ça pour que je n'en rajoute pas une couche en m'affaissant disgracieusement dans mon siège.

Cependant si lui ne désirait pas de thé, j'en demandais toutefois une théière d'Earl Grey à mon maître d'hôtel. Ca ne sera pas de trop pour que je me compose de nouveau. Mon attention dorénavant portée sur le général (ainsi que mon mécontentement, j'en suis navré pour lui), je reprenais malgré moi sur un ton plus agacé que reconnaissant:

« Je vous remercie pour votre travail, Général. Grâce à vous, l'affaire est close. A présent dites-moi, de quoi désiriez-vous me parler? »

Et seigneur dieu, faites que ce soit rapide.


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General Der Miliz
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General Der Miliz
MessageSujet: Re: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Mar 5 Sep 2017 - 17:45

Bout portant et tasse à thé
Elliot Adamson
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Wolfgang baissa un regard polaire sur le virulent petit vendeur thé qui lui faisait de plus en plus l’effet d’un roquet agressif. Et il n’y avait que deux choses qui rendaient ce genre de chien aussi mauvais : un vice hérité de la mère, ou la peur. Adamson paraissait plutôt bien élevé malgré des nerfs à fleur de peau, mais dans une situation pareille nulle ne l’en blâmait, donc il pencha naturellement pour la crainte. Le vampire était maître de ses émotions, de son odeur qui ne laissait rien filtrer d’autre que le parfum luxueux des produits hors de prix dont il devait sans doute se tartiner le visage et les cheveux comme la jolie princesse qu’il était. Toutefois, il ne pouvait espérer tromper l’œil perçant du milicien. Il n’était pas encore capable de déceler ce qui l’avait tendu et poussé dans ses retranchements mais... s’il en avait l’occasion il finirait sans aucun doute par le découvrir. En attendant c’est la seule raison pour laquelle il toléra le ton sec qu’Adamson employa pour le faire patienter.

- Je vous en prie, répondit-il d’une voix coupante sans le lâcher des yeux jusqu’à ce que le vampire se décide à battre en retraite dans sa cuisine dévastée.

Assis à l’une des élégantes tables, un maître de salle vint lui proposer un thé qu’il refusa. Il n’était pas l’heure de goûter et le salon était suffisamment en effervescence pour qu’il n’ajouta pas une pression supplémentaire sur les épaules de son personnel. L’endroit était beau. Il possédait cette richesse et cette élégance naturelle dans laquelle le général aimait baigner. Un jour il viendrait savourer une infusion riche en arômes, servie dans l’une de ces petites tasses raffinées. Mais ce jour-là il aurait l’esprit complètement dédié à sa dégustation. Et au travail, Wolfgang ne buvait que du sang bien frais qui lui donnait un bon coup de fouet.

C’est sans un mot qu’il accueillit le vampire à sa propre table, acceptant ses excuses d’un simple signe de la tête tandis que le propriétaire des lieux s’installait en face de lui. Même dans sa tenue fripée et tachée de sang il gardait le port de tête altier des gens biens nés et qui n’était pas sans rappeler au Capitaine ses propres origines. À quelques années près ils devaient faire partie de la même classe sociale et si cette particularité était plus encline à séduire Wolfgang, elle n’en excusait néanmoins pas son timbre agacé. Il lui vrillait les oreilles comme la craie maniée par une main indélicate sur un tableau noir.

L’allemand sortit de son veston sa montre et la rangea après une seconde. Il croisa élégamment ses mains toujours gantées sur la nappe brodée et se pencha légèrement sur son vis-à-vis. Le bleu froid de ses yeux rencontra l’olive des siens et c’est d’une voix douce qu’il s’exprima en dépit de l’ombre dangereuse qui planait dans son regard.

- Mon temps est précieux, monsieur Adamson, aussi je vous parlerais sans détour. Ceci étant dit, il redressa son buste, les épaules rejetées en arrière. J’ai toutes les raisons de penser que ce petit incident n’était pas que le fruit d’un malheureux hasard. L’Impérial est situé dans un quartier étroitement surveillé et l’instable qui vous a attaqué trop à un stade trop avancé pour s’y promener en toute discrétion.

Dans son dos, un homme évacuait au pas de course le cadavre enveloppé dans un plastique noir, bientôt le reste du groupe suivit avec les gravats.  L’un deux se mit au garde à vous à sa droite avant de se pencher à son oreille, il y glissa quelques mots à voix basse et Wolfgang hocha la tête. C’était terminé.

- Avez-vous des ennemis ? Depuis votre installation ou...d’une période plus ancienne. Je veux parler « d’ennemis » suffisamment irrités pour en venir à de telles extrémités et suffisamment bien lotis pour se le permettre, évidemment.

Il ne doutait pas qu’avec un caractère pareil, Adamson devait avoir eu son lot de querelles. Au grand désarroi du Capitaine, dénicher un instable, pour peu qu’on ait un portefeuille suffisamment dodu, était encore une tâche aisée. En revanche, en larguer un à proximité des cuisines de L’Impérial en pleine nuit et sans se faire remarquer, n’était déjà plus à la portée du premier nanti venu. Mais c’était faisable. Bien plus probable que d’imaginer que cette créature avait traversé, très tranquillement, toute la ville puis tout le boulevard avant de jeter son dévolu sur les cuisines d’un salon de thé.

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MessageSujet: Re: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Jeu 7 Sep 2017 - 14:38


Crafted Tea Time
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Eh bien, le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y allait pas par quatre chemins. Je m'étais évidemment attendu à ce qu'il ne m'apprenne rien de franchement agréable mais qu'il utilise un ton aussi froid pour me faire part de ses suspicions de "complot" contre ma personne était déplaisant. Si je me contrôlais du mieux que je ne le pouvais, il m'était difficile de ne pas serrer les dents au fur et à mesure que j'écoutais ses théories. Inconsciemment, j'en croisais mes mains sur la table, mon attention toute aussi sérieuse que le ton du général.

Je réfléchis à ses paroles, farfouillant rapidement dans ma mémoire pour lui trouver les informations qu'il demandait. Bien sûr, le premier ennemi que j'avais en tête vivait sous mon toit et me côtoyait tous les jours, cependant il n'aurait jamais été dans le style de Selachi de s'encombrer d'intermédiaires pour me faire la peau. Il essayait bien assez lui même pour comprendre qu'avec un peu plus de chance de son côté et sans l'intervention de Tasunka, il pourrait réussir cette tâche facilement. A bien y réfléchir, j'avais bien failli y passer à une ou deux reprises.

Si je me devais d'écarter Selachi et Tasunka de la liste des suspects, je devais ceci dit réfléchir à de possibles concurrents. Hm.. non. Je ne connaissais aucun autre tenanciers de Salon de Thé et même si je l'avais fait, il y en avait trop peu à Dornia pour que nous soyons en réelle compétition. Chaque salon de thé avait sa propre clientèle, son district et sa renommée. Ils ne me faisaient pas plus d'ombre que je ne leur en faisait. Quant à penser à de quelconques proches que j'aurais pu offenser... eh bien je n'allais pas l'avouer à voix haute mais s'il y avait bien un avantage dans cette affaire pour notre général ici présent, c'était bien la liste nulle de noms que je pouvais lui fournir dans mes connaissances. Je n'avais aucun proches, aucune famille et aucuns amants.

La solitude était ma seule véritable amie et je m'en contentais pleinement. Ainsi, si mes paroles pouvaient être "tristes" à entendre (pour un coeur fragile et tout mielleux ce que le général n'était sans doute pas), mon ton sûr de moi et plein d'assurance ne traduisait d'aucune mélancolie quelconque:

« J'ai bien peur que vos suspicions ne soient erronées Général. A moins que les morts ne soient enfin capables de revenir à la vie, je n'ai personne dans mon entourage susceptibles d'attiser ma méfiance ou votre intérêt. »

Je me sens l'obligation d'ajouter un point sur ma vie privée avant qu'il ne m'en pose la question:

« Ne creusez pas non plus la piste d'un amant plein d'amertume. Mon dernier investissement dans ce genre de relation remonte à plus d'une décennie. »

A bien y réfléchir, cela devait faire exactement 15 ans depuis ma dernière nuit avec un autre homme. Et pour être parfaitement honnête, je n'en retrouvais aucun souvenir. Si je savais avoir passé du bon temps avec cet homme, j'étais en revanche parfaitement incapable de me souvenir de son nom ou même de son visage. Je ne pense même pas avoir passé plus de deux ou trois nuits en sa compagnie. Je me rappelle de cette interlude comme d'un simple épisode agréable au cours d'un voyage en Suède, rien d'autre. Aucune chance donc que cet ancien amant ait pu orchestré pareille attaque.

M'accordant quelques autres instants de réflexion pour ne rien omettre, je jetais un coup d'oeil dans mon dos, admirant l'efficacité à toute épreuve de l'équipe milicienne s'activant entre mes murs. La puanteur que cette créature avait apporté dans mon salon s'était évaporée depuis quelques minutes déjà et je devais bien reconnaître leur rendement épatant. Un coup d'oeil à ma droite me ramena vers mes employés qui s'étaient mit de côté pour laisser les hommes du général faire leur travail. En me retournant de nouveau vers l'élégant allemand, j'ajoutais finalement une dernière information sur le tas:

« Je mets à disposition de mes employés une réserve de sang pleinement fournie. L'odeur aura sans doute attiré la créature vers mon commerce plutôt qu'un autre, ne croyez-vous pas? »

Quant à savoir comment un tel être si perdu dans sa folie avait pu déambuler dans les rues de Dornia sans que la milice n'en entende parler avant coup... ma foi il y avait des mystères dans la vie qui restaient sans réponse. Ou bien la milice était en sous-effectifs et ce cas leur était passé entre les doigts. Auquel cas plutôt que de fouiller dans mes relations, nous devrions fouiller dans les failles de la milice elle même.


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MessageSujet: Re: Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]   Ven 15 Sep 2017 - 16:40

Bout portant et tasse à thé
Elliot Adamson
«On boit le thé pour oublier le bruit du monde.» Lu Yu


Pour un commerçant Adamson possédait peu d’attaches. Pas de « famille », un cercle d’amis et d’ennemis restreint, pas d’amant - Wolfgang ne risquait pas de lui jeter la pierre pour ça, bien au contraire. Toutefois si le petit brun se plaisait à vivre en ermite et à respirer des décoctions entêtantes à longueur de journée, ça ne lui donnait pas le droit de proférer de telles insinuations. Le regard du capitaine allemand se durcit et il sentit ses crocs lui chatouiller les gencives dans une manifestation tout aussi physique et malvenue de son mécontentement. Wolfgang se trompait rarement, pour ainsi dire : jamais. Après plus de trois siècles de carrière son intuition faisait presque office de preuve à ses yeux. Adamson pouvait bien dire ce qu’il voulait, il n’en démordrait pas.

- Non, je ne crois pas, monsieur. Vous n’êtes très certainement pas le seul employeur à mettre à disposition de son personnel de quoi se sustenter et il n’y a aucune chance qu’un instable rendu à ce stade ai pu traverser le boulevard jusqu’à vous sans que nous en soyons alertés. Ce qui signifie qu’il a été déposé là sciemment, déclara-t-il d’une voix coupante.

Il était absolument hors de question qu’un petit marchand de thé se permette de remettre en question l’efficacité de sa faction. Ses hommes venaient de fourguer les cendres de la dépouille dans le camion et quittaient à présent les lieux, le laissant seul avec le propriétaire après un dernier salut rigide. Une semaine mouvementée s’annonçait. Si Adamson n’était pas la cible, mais rien qu’une victime choisie au hasard comme il semblait l’être... cela supposait une action terroriste de plus grande envergure que ce que le général avait, de prime abord, envisagé.

Tu, devicto mortis aculeo,
aperuisti credentibus regna caelorum.
Tu ad dexteram Dei sedes,
in gloria Patris.


L’éternité était un don que certains étaient incapable d’apprécier à sa juste valeur. Wolfgang se ferait une joie de rappeler à tous le comportement qui était attendu des immortels et par la même... de montrer aux traîtres le châtiment qui leur incombait.

- Nous avons tout deux beaucoup à faire, aussi vais-je vous laisser à vos occupations. Je vous recontacterais, dit-il en décroisant ses jambes pour se relever après avoir jeté un oeil à sa montre. L’interrogatoire était terminé, Wolfgang comptait bien disposer de sa personne. Tant que cette histoire n’aura pas été tiré au clair je vous conseille d’avertir vos employés vis à vis de l’usage des poches de sang. Conservez-les à l’abris et gardez vos fenêtres closes lorsque vous les manipulez.

Il extirpa une petite carte métallique gravée de sa poche et la fit glisser sur la nappe.

Appelez-moi si quelque chose de suspect vous saute aux yeux. Auf Wiedersehen, monsieur Adamson.

by Epilucial

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Crafted Tea Time | Wolfgang J. Von Hertling [TERMINÉ]
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