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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18
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MessageSujet: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Dim 27 Aoû 2017 - 1:13

Suite de ça

Tac tac tac, vos pas un peu chancelants dans l'escalier de bois rythment votre ascension. Trop de bruit, mais t'aimes bien. Ca fait comme un coeur qui pulse à chaque pas, comme si la vie elle te tirait vers le haut. Vous grimpez un étage, puis deux sans vous essouffler ni parler. Pas besoin. Y'a que deux mains qui se frolent de temps à autre et s'éclipsent aussi vite, astres soumis à leurs propres orbites. Y'a que ses yeux rivés sur ton cul - et tu te retournes pas de peur de les voir scintiller dans la maigre aurore qui filtre à travers les fenêtres, de peur de te remémorer un Regard dans lequel aucune étincelle n'avait jamais dansé. Y'a que luiderrière toi - un lui qui se démarque de tous les lui que tu as baisés dans un bar, ou au fond d'une ruelle, ou vite fait entre deux portes.

"Pas ici", qu'elle avait dit Gueule d'Ange - et ton souffle avait explosé. Pas ici ; ailleurs. Un ailleurs que tu utilises très peu - trop peu. Chez toi, un chez toi où tu ramènes des gens au compte-goutte. C'est ton repère et comme tous les animaux, tu es territorial. Là bas, tu es toi - et pas toi au service des autres. Tu es un toi un peu perdu, très vide et immensément triste - un toi qui a mal et ne se force pas à faire semblant d'aller bien.

Ce soir, toi, il sera pas tout seul. Il y aura un lui avec toi - et peut-être au plein coeur de la nuit succomberez-vous à l'illusion du nous.

Troisième étage. L'Allemand vacille dans l'escalier en colimaçon, sur la marche traitresse plus haute que les autres. Demi-tour et avec une fluidité parfaite, tu l'empêches de piquer du nez. Il finit dans tes bras, tête contre ta poitrine - parce que t'es grand, t'es graaaaaand trois marches plus haut dans l'escalier. Il gazouille quelque chose que t'entends à peine mais dont tu comprends le sens au ton. Joie, amusement, attente. Ta main replace une mèche vagabonde derrière son oreille, caresse furtive et tu l'encourages. Plus qu'un étage avant le Graal, un seul. Allez, viens grand fou ! et grand fou vient, petit aliéné à la suite d'un psychologue encore plus toqué que lui.

Quatrième étage. Le coeur des pas se fait tintement de clefs. Clic, clac, la porte grince et vous livre passage vers un passage secret - ton passage secret, celui qui mène à ce que tu refuses de révéler au monde ou même à toi. Une main au creux des reins, tu fais avancer Gueule d'Ange devant toi et Clac, clic, dresse un panneau de bois épais entre vous et le reste du monde.

L'Allemand a avancé de quelques pas. Il contemple ton appartement. Les lueurs de l'aurore commencent à révéler l'espace et les derniers rayons des étoiles découpent en ombres moelleuses le peu de mobilier qui meublent la pièce. Bientôt, le soleil hargneux se lévera et sa chaleur bercera vos deux corps à travers l'épaisse vitre anti-UV qui couvre tout un pan du toit. Bientôt. Ce moment appartient encore à la nuit et au rêve, aux peut-être d'un avenir plus joyeux.

Tu le rejoins. Tu hésites. Et si tu avais tort ? Et si sous ta langue, l'amertume n'était que celle de futurs remords ? Mérite-t-il de passer dans ton lit et de te voir, toi, nu, faible et désespéré ? Mérites-tu de remâcher encore et encore ce moment de paradis et de te rappeler ce moment où la joie est devenue cendres au creux de tes mains, au creux de tes reins ? Tu t'arrêtes. L'espace d'un instant, tu as envie de fuir. Lui. Cette vie. Ce monde. Tout. Envie de disparaitre, de crever, d'arrêter de tout gâcher.

Une seconde, jusqu'à croiser son regard éteincelant - et t'apercevoir que malgré l'obscurité relative, ça danse toujours là dedans.

Tu le rejoins et tu le colles, à la fois excité et terrifié par sa simple existence. Etreinte chaude, presque désespérée, ton visage dans son cou et tes mains enfouis dans sa veste. Est-ce que tu peux rester là ? Encore un peu ? Ou même toute une éternité ? Ca fait pas mal, ça. C'est beau. C'est bon. T'as bien le droit à un peu de bonté, non ?

Mais l'éternité, elle finit et tu sens contre tes doigts, contre ta bouche sur sa peau qu'il s'agite. S'excite. En veut plus. Alors tes bras se referment autour de sa nuque, cadenas de chair et tu te lèves un peu plus. Pointe des pieds, plus près de toi mon dieu, plus près de lui mon diable, tu le retiens un instant et viens gouter du bout de la langue ce tatouage à la saveur de rêve que tu as caressé encore et encore depuis votre rencontre.


Dernière édition par Varuna Vhesson le Dim 17 Sep 2017 - 15:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Dim 27 Aoû 2017 - 19:33

Un interminable escalier en colimaçon. C’est presque trop, mais Lukas monte sans une plainte, encouragé par les possibilités qui se cachent tout en haut, par le Varuna et son cul fort intéressant dont il détourne difficilement le regard. La vue est bien assez agréable pour passer un peu outre le reste!

Et il est plutôt content, l’allemand, que ce "Pas ici" ce soit mué en un "Chez Varuna". Parce qu’avec l’aube qui pointe son museau lumineux ça aurait été un "Ici très court", trop négligé pour ce dont ils ont besoin. Ça semble meilleur comme ça, dans le creux d’un nid, à l’abri du mordant du jour, avec à leur disposition bien assez de temps pour trouver satisfaction mutuelle.

Enfin, les pensées allemandes sont interrompues par un pied un peu trop lourd, trompé par une marche félonne qui vient le jeter dans les bras du blond qui s’est retourné si vite qu’il y a presque matière à se demander si le tout n’était pas calculé. Toutefois, il s’en fiche un peu, passant les bras autour du psy dans l’espoir de retrouver un peu d’équilibre… Avant d’étouffer un rire contre son torse.

- C’est bon! J’ai compris. T’es définitivement un tombeur, Varuna! qu’il babille joyeusement, relevant le regard vers le blond, se laissant volontiers encourager sur le parcours restant à effectuer.
Encore un étage qu’il monte. Il s’interdit de ronchonner contre cette foutue gravité qui semble peser plus lourd sur ses épaules et ses jambes. Putain, mais t’es un vampire ou pas, Lukas?! C’est à peine une petite marche de santé! Allez, un petit effort!

L’allemand l’observe déverrouiller la porte avant de s’engager dans ce logis inconnu, non sans porter une certaine attention à la main contre son dos. Son regard couvre la pièce, s’intrigue un peu du manque de personnalisation du lieu plus pratique que décoré, mais qui n’en reste pas moins beau, spacieux avec sa charpente apparente et ce pan de verre qui les sépares d’une fin terrible tout en leur assurant une vue magnifique et un peu de la chaleur du soleil.

Lukas se remémore pendant quelques secondes ces cachettes qui l’abritaient, lui et les siens, quand il n’était qu’un mortel au temps compté dont la vie n’était qu’un immense jeu de survie et de cache-cache. Il n’arrive pas vraiment à déterminer s’il a perdu ou non, au final. Chaque seconde de sa vie n’est plus vraiment comptée. Aucun vampire ne devrait chercher à le tuer ou l’emprisonner. Quant au jeu de cache-cache, une nouvelle partie s’est lancé, dont il est le seul et unique joueur.

Il frotte sans y penser la cicatrice de son poignet avant de rejeter le tout alors qu’il se retourne vers l’autre vampire pour lui sourire.

Il y a des moments qui rendent la partie moins lourde, des réponses qui se font plus douce à son esprit. Alors il sourit, parce que ça chasse ces conneries déprimantes qui savent si bien pulluler dans sa tête par moment.

C’est pas important, là. Il y a Varuna devant lui, et aujourd’hui, il va se contenter de se perdre un peu. Qui sait, peut-être qu’il se retrouvera mieux? Dans tout les cas, Varuna se laisse trouver fort aisément, au point de venir de lui-même se coller contre lui.

Sable chaud aux effluves… Peur. Le brun cligne des yeux, un brin étonné avant de refermer les bras sur lui pour le serrer contre son torse, appuyant légèrement la tête contre la sienne dont le visage à trouver le chemin de sa gorge. Ça le fait frémir légèrement, incapable d’être indifférent à la proximité d’un long-croc contre la peau fine de son cou si facile à croquer. Sans compter le souffle contre son derme.

Lukas tient un moment, sage, avant frémir à nouveau, puis cède à ce besoin de contacts plus prononcés, pliant davantage l’échine pour venir contre son cou, l’effleurant de ses lèvres, attentif aux réactions provoquées. Le tout avant de sourire contre sa peau alors que les bras du blond se referment autour de sa nuque en réponse, le laissant se redresser plus contre lui pour se mordiller la lèvre du bout des dents en sentant le soyeux de sa langue contre ce qu’il devine être les courbes de son tatouage. Il soupire légèrement, glisse les mains sur ses hanches, en appréciant les courbes mâles.

Oui, juste un éclat de lumière dans des vies trop sombres.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Dim 27 Aoû 2017 - 22:06

Le bout de ta langue capture une pointe de sel et musc au creux de sa clavicule dénudée. Sueur. Mâle. Excitation. Tes lèvres s'y joignent, redescendent jusqu'au bord du tissu. Ici une infime cicatrice et tu décides de croire que là se cache le secret de ce tatouage. Du bout des crocs, tu le redessines, yeux mi-clos et souffle s'accélérant. T'imagines déceler quelque chose d'autre là, une note plus ferreuse ou cuivrée, un relent de le couleur qui coule le long de sa peau. Pas un mot ne sort de tes lèvres alors qu'elles s'entrouvrent, rien qu'une langue exploratrice.

Gueule d'Ange
te laisse faire et ses mains sur tes hanches, ça balance comme un frisson. Il te tient. Te tient. Tu peux plus partir - frisson de peur. Tu veux plus partir - frisson d'excitation. C'est les deux. C'est pas grave. T'es toujours tendu mais là, tout de suite, l'instinct du recul tu peux le réprimer, maté qu'il est par les chaines de ton envie. Alors c'est bien ! Cambre toi Varu - et plus de place où poser les mains, plus d'espace pour te faire frissonner encore un peu.

Il te tient contre lui, le plancher tremble t'as l'impression. Ou t'es plus stable, pantin de bois en équilibre sur la pointe des pieds, bras jetés autour de son coucou. Sans lui, patatras ! tu t'écroulerais - et dans ta tête, tu sais que tu te casserais en mille morceaux sur le plancher, bouteille de verre inutile parce que vide. Faut pas qu'il te lâche, ça va te briser, tu te dis - mais faut pas qu'il te tienne trop longtemps ou les hormones vont plus suffire.

Comme un pas de danse, t'avances. Ton poids est contre lui, alors il recule. Petit pas par petit pas, valse à deux, tu le guides à l'aveuglette rien qu'à ton pas, à tes lèvres, à la mémoire de ton territoire. Clap clap clap, grosses godasses sur plancher de bois. T'as compté les pas ? C'est bien. T'avances encore, il bouge plus. T'as bien compté, c'est le montant du lit qui coince, dur derrière ses mollets.

T'avances encore, tu pousses - et vous tombez ensemble, rebond sur le matelas. Il a eu le bon réflexe de ne pas lutter ou te serrer trop fort, c'est bien aussi. Le choc déloge ta tête du creux de son cou, l'envoie un peu sur le coté. Doucement, tu dégages tes bras, te redresses - à la lueur des étoiles, tes mains s'enfoncent dans le matelas et les draps dessinent de part et d'autre de son visage empourpré deux étoiles d'ombre. Il est sous toi - ils sont toujours sous toi, tu ne peux pas faire autrement sans que ton instinct de survie ne s'affole - sous toi, noyé dans ton ombre.

Brouillard contre noisette, t'attends. Parce que tu savoures un peu - et beaucoup parce qu'en toi, t'as peur d'en faire trop. C'est un fil d'équilibriste sur lequel tu t'agites sans cesse, un fil qui se dérobe sous la peau tendre de tes pieds et les lacère jour après jour un peu plus mais dont tu refuses de tomber - car dans les ténèbres au dessous, tout peut se dissimuler, tout sauf une seconde chance. Si tu tombes, tu tomberas toujours - mais si tu te tiens trop droit, on te punira de te croire bon. Tu ne dois pas perdre - mais tu ne dois pas trop gagner...

Alors pendant un instant, t'es sur lui mais tu bouges plus. Tu crains de le casser en faisant le geste de trop, en disant le mot de trop, en respirant la fois de trop - de le casser et que les étoiles dans ses yeux, jumelles de celles qui luisent au dessus de vous, ne s'évanouisse à tout jamais.

T'hésites.

Parce que tu n'as pas le droit de réclamer et tu ne sais pas si tu as le droit d'offrir.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Sam 2 Sep 2017 - 4:55

Il est contradiction. Lukas le sent dans ses muscles, dans tout son être. Il veut, il ne veut pas. Il s’affronte en permanence, dans une adversité sans fin dont il ne semble point arriver à trouver le dénouement. Il est intriguant, mystérieux. Il donne envie de s’asseoir et de demander, non, de réclamer son histoire. Et pourtant, il semblerait si absurde qu’il obtempère ! Pas besoin de le connaître beaucoup pour le savoir. Quoi que ce soit, c’est tabou, c’est secret, c’est caché et les autres ne doivent pas savoir que ça existe. Surtout pas. Pourtant, il le perçoit. Il ne sait pas ce que c’est, il ne sait pas y mettre les mots, mais il y a quelque chose. Varuna le dit dans ses silences, sans même le réaliser. Dans chaque tension, dans chaque petit mouvement et frissons de son être.

Mais c’est secret! Chut!

C’est pas un chiot allemand droit sortie d’un bar qui va se faire le gardien des secrets du blond consommateur de sodas!

Faut pas abuser!

Il y a déjà cette langue contre sa peau, ces bras autour de son cou, ce corps contre le sien, ces hanches sous ses mains et ces promesses silencieuses dont seules les étoiles pourront témoigner. Tout ça, Lukas sent bien que c’est un peu spécial. Singulier.

Alors le vampire inférieur le laisse s’appuyer contre lui, devient son pilier du moment, tangible, tactile, solide. Se laissant guider à l’aveugle avec une confiance un brin naïve, laissant Varuna l’amener où il le désire, ne tardant guère à sentir quelque chose contre ses mollets. Probablement le montant du lit. Ça étire un sourire sur ses lèvres, l’amusement dévoilant des dents blanches dont l’alignement est à peine troublé par un léger espace entre une incisive et une canine, en une touche enfantine. Varuna avance, pousse contre lui, jusqu’à ce qu’il perde l’équilibre pour finir sur le matelas, soufflant l’air de ses poumons au passage sans broncher davantage alors que le poids de l’autre homme arrive sur lui. Le plus jeune laisse tomber un rire léger, secouant légèrement la tête, les mains sur les hanches du Varu, plus vraiment pour le tenir comme pour simplement le toucher, caresser. Il en a envie. Tellement envie. Et sans la barrière de textile entre leurs peaux.

Le regard de noisette se lève vers l’homme qui se redresse, le dominant, les mains enfoncées dans le matelas de chaque côté de sa tête, sans susciter la moindre trace de désagrément dans ses prunelles. Oh, il vit très bien avec le fait de se retrouver en dessous, plus habitué à cela qu’au contraire, même s’il s’adapte bien.

Les secondes s’égrènent alors dans un silence de contemplation. L’allemand inspire lentement sans le lâcher du regard…

Puis se redresse doucement à la force des abdos, cherchant à nouveau ses lèvres, plus lentement. Il effleure à peine celles de Varuna, sans le lâcher du regard.

- J’ai envie de toi. Viens. qu’il chuchote dans le silence du nid du blond, s’assumant totalement dans ses désirs.

Sa main, coquine exploratrice, se glisse contre sa hanche, remonte se faufiler sous le tissu pour effleurer sa peau du bout des doigts avant que la caresse se fasse un peu plus franche. Il n’a pas envie qu’il hésite, qu’il doute. Il a envie partager un bon moment avec lui sans arrières-pensées.

C’est peut-être trop demandé, mais ça ne l’empêchera pas de tenter, têtu d’Allemand.

Sa langue taquine lape la lèvre inférieure de Varuna, dans l’attente des réactions de l’autre vampire.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Sam 2 Sep 2017 - 12:29

Sourire en croissant de lune, à peine ébréché, juste sous tes yeux. Brillant de toute sa splendeur tout d'abord, il s'affine et disparait, ne laissant derrière lui que le souvenir onirique de cette lumière sélénique. Douce lune, tendre lune - t'aimerais qu'elle revienne et te baigne de ses rayons, t'abreuve. S'il y a Lune, c'est qu'il n'y a pas de Plafond, pas de Chenil, pas de Chien, c'est que maintenant ne sera pas un éternel recommencement, c'est que peut-être que tu pourrais créer au lieu de détruire.

Mais la Lune de son sourire est partie, ne laissant que les astres tapis au fond de ses prunelles. T'as peur de bouger et de jeter ton ombre sur eux. Si ton obscurité changeaient ces étoiles en naines noires, tu.. tu.. Tu ne sais pas, tu ne veux pas savoir, tu ne veux pas découvrir - alors tu bouges plus, figé dans l'instant. T'oses plus. Tu crains - pas lui mais toi, le lâche, le tueur, le survivant.

Alors c'est lui qui bouge, Gueule d'Ange s'élève et vient déposer sur tes lèvres un souffle doublé d'un baiser. L'amertume reflue, écrasée par la douceur de ses mots. Il est sous toi. Il t'attend. Il te veut - et dans son regard, la lumière ne vacille pas. Tu n'as rien cassé Varuna, rien, n'est-ce pas beau ? Te croyais tu important au point de pouvoir briser les étoiles de son espace infini ? Pauvre gamin présomptueux, persuadé que le monde ne tourne qu'autour de lui. La peur tourne, tourbillonne et se trouble, résultant en mépris envers toi-même. Qu'as-tu cru ?

Tu es penché, tes yeux tapis dans leurs orbites. A contre-jour. Impossible de voir les larmes qui menacent un moment de couler, larmes qui contiennent en leur sein l'amertume fatale dont Lukas a réussi à nettoyer tes lèvres.  Il te faut juste une seconde de plus, et une autre, et une autre pour ravaler tout ça. Si ton ombre n'a pas éteint les étoiles, peut-être que tes larmes pourraient les noyer - et ça tu veux pas. Respire, force toi - et oublie. Tu peux le faire, non ? Juste pour quelques minutes ? Laisse toi de coté, laisse Les de coté et laisse nous être.

Sa main glisse sur ta peau et tu frisonnes. Tiéde sur ta peau chaude - la chaleur de ton dernier repas - et ses doigts laissent un sillon de givre sur ton derme. Tu expires plus fort, laisse ta tête pendre un peu, fermes les yeux. C'est ton corps qu'il crée par ce contact, qu'il redessine, un corps de glace et de lave, pas de bruine et crachin dissimulé. Tu souffles encore alors que Lukas ose aller plus haut, plus fort et que ton corps se rappelle ce que c'est d'être une entité entière, vivante, une chose qui existe ailleurs que dans les pensées éphémères que tu lui accordes. Tu soupires, tu lâches prise - un peu..

Et ta lèvre happée, et son souffle tout aussi frais. Tu rouvres les yeux et laisse le brouillard de tes iris se disperser un peu. Il y a quelqu'un derrière, quelqu'un qui veut gouter à la lumière obscure descendue des étoiles.

Ce quelqu'un, c'est toi.
Et toi, tu veux.


L'une de tes mains fuse, vitesse vampirique, et capture sa nuque. Il doit rester là, juste devant tes lèvres parce que tu le veux. Souffle qui s'accélère, et tu te presses contre lui en totale opposition avec ta distance précédente. Tes lèvres s'écrasent un peu contre les siennes tellement tu es avide de son contact, ta langue rompt la distance - langue agile, exercée tant aux belles paroles qu'aux actions plus mécanique. Oie blanche, toi ? Tu mues et révéles, sous l'épais plumage qui tu arborais jusque là, le pelage de la panthère, souple et chaude, sauvage et vive, conquérante et pourtant joueuse.  Tu veux prendre et offrir, te vider pour te remplir de nouveau - et le remplir lui du peu que tu puisses lui accorder.

Retenue envolée, tes mains encadrent sa machoire, remontent pour fourrailler dans sa chevelure asymétriques. Ses mèches noires sur tes draps lui dessinent une queue de comète dont tu pourrais faire tout un poème si tu n'étais pas si occupé ailleurs. Entre tes cuisses serrées sur son corps, tu savoures ses soubresauts et ses invitations - tout autant que ses tentatives de te ramener à plus de douceur. Plus tard, la douceur,Plus tard, quand de nouveau tu devras lutter avec toi même. En attendant, tes mains explorent, imposent presque leur contact car trop avides pour lui laisser le temps de t'inviter. Chemise défaite, tu flattes ses pectoraux, descends masser la peau tendre de son ventre. Il se cambre, elles en profitent et saisissent son fessier, fermement, le force à remonter un peu et venir entrer en contact avec ce qui se tapit au creux de tes cuisses, pour l'instant toujours retenu au creux de sa cellule de tissu. Vois ce que tu lui fais, Gueule d'Ange - vois ce que tu as eveillé en l'Homme qui craint d'être un Chien.

Gémissement et avec une brusquerie non dénouée d'une certaine grâce féline, tu l'étouffes en saisissant entre tes crocs la peau fine de son cou, tout à sa base - et mord au point de lui bleuir la peau sans la percer. Lukas est partout, dans ta bouche, contre ta peau, dans ta tête - et tu en veux toujours plus.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Lun 11 Sep 2017 - 13:05

Varuna ne réagit pas.

Il est là, surplombant, ombre assombrit par la lumière qui s’élève derrière, chatoie autour de sa silhouette. Il est au-dessus, certes, mais prostré, le cou sans vigueur laissant pendre sa tête, le poids de tout son monde sur les épaules. Ça semble lourd, un fardeau qui finira peut-être par définitivement l’écraser, le disloquer et l’effacer de la surface de cette bonne vieille terre. Peut-être, mais pas là, pas maintenant alors que le moment est propice pour tout autre chose. Au moins, il se laisse toucher. L’allemand sent la peau qui frémit sous ses doigts. Un derme chaud et lisse qui ne fait que lui donner davantage l’envie de l’embrasser, des doigts, des lèvres, de la langue. Mais il patiente encore, cherchant l’accord de l’autre homme qui souffle à son contact.

Accord qui semble être obtenue quand Lukas lèche cette lèvre, faisant enfin réagir Varuna qui ouvre des yeux…
Les vampires. Si rapides. Si possessifs et conquérants. Des prédateurs autant pour les humains que pour leurs congénères qu’ils le veuillent réellement ou pas.

Lukas sursaute quand les doigts du blond viennent s’accrocher à sa nuque, papillonnant des yeux sans le lâcher du regard alors qu’il est si proche. Oh, ce n’est pas comme s’il n’était pas familier avec ce genre d’approche. Ce n’est pas ça qui le refroidira ou le laissera mal à l’aise.  

Quelque chose semble enfin s’être réveillé chez l’autre vampire. Et c’est loin d’être du mécontentement qui anime le plus jeune quand le psychologue se presse étroitement contre lui, le souffle de moins en moins mesuré. Lèvres contre lèvres, il répond aux avances de Varuna, lui cède le passage au soyeux de sa bouche, sa langue venant volontiers à la rencontre de sa jumelle, joueuse et taquine, fort capable de donner le change.

Oui. Quelque chose a changé.

Ça semble moins étouffer, moins retenu. C’est plus naturel, plus avide, plus délicieux. C’est souple et agile, bondissant et joueur, l’allemand pourrait presque entrevoir l’éclat du pelage de ténèbres.

Presque.
Il n’y a plus de recul possible. Plus de possibilité de fuite. Il le sent jusqu’à dans ses veines.
Remarque, encore faudrait-il vouloir fuir!

Parce que là, le Lukas, il s’accroche plutôt au prédateur qui pointe le museau, cherchant à se mouler à ce corps enfiévré sans faire mine une seconde de vouloir lâcher ces lèvres, y étouffant plutôt un rire.
Son empressement éclatant, jusqu’alors insoupçonnable prend bien un peu de court le chiot qui cherche à le ralentir un brin à se laisser un peu plus de temps pour s’apprivoiser, même s’il faut avouer que ça semble fort impossible alors que ces mains attrapent sa mâchoire, évoluent dans ses mèches sombres. Autant laisser tomber. L’exploration est vive, avide, gonflé de désir et de besoin. Sa chemise est déjà défaite, les mains ont déjà quitté mâchoires et mèches brunes pour créer une multitude de frissons sur son torse, faisant se cambrer le chiot qui ne manque pas d’émettre un petit grognement alors que ces viles tentatrices en sont déjà à se saisir de sa croupe. Elles le poussent contre une rigidité que Lukas n’a aucun mal à identifier et qui ne manque guère de faire écho à la sienne, si bien qu’il cherche à rouler des hanches contre lui malgré ces mains qui le tienne, peu disposé à se laisser bouloter sans participer au repas.

Alors il remonte les mains sur sa taille, puis plus haut pour soulever le tissu et découvrir ce qui se cache en dessous, cherchant à en débarrasser définitivement le plus vieux, même si ses crocs se refermant ainsi sur sa gorge l’en empêche fort bien. Luke écarquille les yeux, figeant par réflexe entre la prise et la douleur qu’elle occasionne, son immortalité ne faisant toujours pas grand poids sur ses instincts comparés à ses années d’humanité.

Quelques secondes d’immobilité complète sans souffle, de lutte pour ne pas se tortiller et risquer de se faire déchiqueter la gorge… et il abandonne, renversant mieux la tête pour lui offrir sa gorge, se contentant sans mal du peu qui circule vers ses poumons -merci au statut de vampire- alors qu’il caresse à nouveau la peau sous haut qu’il n’arrivera guère à lui retirer pour le moment à moins de le déchirer. Son pouce taquine un grain de chair alors que son autre main abandonne cette partie-là pour s’attaquer à la ceinture du vampire, la défaisant avant de faire de même avec l’ouverture du pantalon pour y faufiler des doigts joueurs, curieux… Et explorer un autre genre de bête, jusqu’à la sagement retenu dans son carcan de tissus.  

Avec un peu de chance, celle-là ne mordra pas!
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Mar 12 Sep 2017 - 14:13

La peau plisse sous les crocs sans rompre mais Gueule d'Ange se tend. Trop. Tu mets une bonne seconde à comprendre, une seconde de trop, l'effluve que tu perçois sous la sueur provient directement de ton passé. Peur, fuite, proie. Fige dans le temps, les pensées qui reviennent et le bousculent, le plaisir qui vacille. Qu'as tu fait ? Qu'as tu fait bordel ?! Tu restes figé, bloqué parce que le libérer comme le mordre serait obliger maintenant et hier à se rencontrer, et le nous que t'espérais cette nuit ne serait jamais...

Mais il bouge, Lukas. Les mains contre ta peau, il ne griffe pas, il ne repousse pas. Il caresse. Il accepte. T'as envie de pleurer, soulagement et amertume et tu le ferais s'il ne venait pas te toucher juste là, sur ta poitrine. Accepté. Rien que le mot te fait mal, te fait du bien, tu sais plus t'as jamais su. Si t'avais un coeur, tu te l'arracherais pour le lui offrir. Pourquoi ? Parce que cette nuit. Parce que sa main. Parce que sa confiance.

Expire. Relâche. Crocs qui se desserrent, lentement, son souffle emperle sa peau. Rupture de rythme. Tes mains le tiennent et le posent doucement contre le matelas, tes lèvres effleurent la peau déjà en train de se soigner, l'embrassent en bécot d'oiseau. La panthère devient chat, matou effrayé osant montrer sa tendresse maintenant que son maitre a prouvé sa valeur. Si tes mains se crispent sur ses rondeurs, elles ne blessent plus, se font attentives au moindre de ses frémissements. Vas-y Gueule d'Ange - tu lui signifies ton accord d'un baiser tendre juste au creux du coup. Prends. Je m'offre, prends moi. Essaie juste de... de... Tu sais pas et tant pis, faut que t'arrêtes de penser.

Alors tu clos les yeux et laisses sa main attraper ce qui a failli se flétrir devant sa peur avant de renaitre timidement. Lui non plus n'est pas tout innocent, pour ton plus grand délice. Il sait ce qu'il fait - oh oui. Un gémissement t'échappe sous son pouce, gémissement que tu te refuses à étouffer. L'entendre, ça te fait rougir - ce n'est ni cri d'Homme ni de Chien, cet appel au plaisir, qu'est ce que c'est ? Tu bouges, sursautes, les lâches lui et ses hanches pour mieux t'accroupir au dessus de lui. Front contre front, yeux dans les siens, tes mains montent pour à leur tour fouiller sous le tissu de son tee shirt. Son torse est une terre que tu cartographies à l'aveugle - et ses yeux le ciel qui saura t'y guider. Est-ce qu'il voit ce que tu es, là ? Est-ce que ça danse dans ton regard ? Est-ce qu'il le perçoit au tremblement de ta main recouvrant son sein ?

T'essaies de lui montrer ce qu'il te fait ressentir- jusqu'à devoir clore les yeux, souffle suspendu et bas ventre en feu. Seule sa main pourra t'apaiser et tes hanches t'y glissent, encore et encore.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Jeu 14 Sep 2017 - 10:53

La tension allemande semble avoir paniqué le funambule si proche et pourtant si loin, presque hors de portée. Vacillements du corps, de l’esprit. Le fil qui semble prêt à disparaître, se sectionner pour leur offrir un triste gâchis de fer et de sel. Petit équilibriste qui donne l’impression d’être si terriblement proche de la rupture, que la moindre chute se conclurait comme celles de ces bouteilles fracassées sur le sol de cette boîte de nuit qui a inauguré les balbutiements gauches et impromptus de cet entracte dans leurs vies. Des prémices d’éternités dont ils ne trouvent ni réellement le sens ou le moteur, mais auxquelles ils s’accrochent, tel des noyés, parce que les autres options ne peuvent être envisagées. Pas sérieusement. Le noir, le vide, les abysses, c’est trop inconnu, trop effrayant. Il ne faut pas aller par là.

Si peur de la chute. Trop ! Tomber pour se relever, c’est apprendre, petits vampires. Les chutes ne sont des échecs que lorsqu’on ne se permet pas de s’en relever.

Vous êtes plus fort que cela. Vous ne le savez simplement pas. Ne baissez pas les yeux. Ne leur laissez pas la satisfaction de vous avoir meurtrie à ce point. Ils ne sont rien. Plus rien et n’auront à jamais que le pouvoir que vous leur laisserez avoir sur vous. Laissez-les sombrer eux et pas vous.

Mais qu’à cela ne tienne, petit funambule, tu es chanceux. Car une main se referme sur la tienne et étouffe ces tremblements qui menacent de te lancer dans ces angoissantes brumes noires tout en bas, celles dont tu ne sais rien, mais qui font trépigner cette bête au fond de toi, Instinct. Le fil cesse de tanguer, se stabilise.

Nous. C’est sans chutes solitaires. Ce sont vos forces, ensemble, pour pallier aux faiblesses qui vous engloutiraient si vous n’étiez que des il et des tu.
Doux. Vous n’avez pas aussi souvent l’occasion d’être autant en sécurité.

Lukas. Lukas. Lukas. Parfois, pas besoin d’avoir d’ailes dans le dos pour faire d’un homme un gardien. Gueule d’Ange. C’est peut-être plus qu’une image. Peut-être un éclat de clairvoyance.

Peut-être.

Une douce ironie pour un vampire.

Mais Lukas, il ne s’est jamais vraiment senti vampire. Doux déni qui le poursuit, mais qui le rend peut-être plus lumineux. Petit phare au milieu des tourmentes que les intempéries n’ont pas encore réussi à annihiler. Une flamme auprès de laquelle il laisse volontiers Varuna venir se réchauffer et s’abriter.

Et l’allemand inspire plus profondément quand le prédateur effaré relâche sa gorge, sachant bien qu’il n’en restera vite plus rien, de ces marques laissées dans sa chair opaline. Sa croupe rejoint bientôt le matelas alors qu’il sent le fauve se faire chat de salon à travers ces petits baisers contre sa gorge. Le changement fait papillonner ses paupières, mais il le laisse témoigner un peu de tendresse à la chair malmenée.

Nouveau changement. Ça a un côté déroutant, mais Lukas ne se laisse pas perdre, s’adapte et suit le mouvement, la danse, sans en savoir le nom, mais en apprenant les pas sur le tas et visiblement avec un certain succès.

Après tout, ce gémissement qui s’extirpe des lèvres entrouvertes de Varuna en est une approbation certaine, ne motivant ton désir et ton envie que davantage. Le chiot a envie du chat, c’est plutôt inusité, mais tant pis, l’originalité fait de bonnes histoires. Ces rougeurs sur les joues du blond sont adorables et l’allemand profite de cette proximité qu’il a instaurée pour venir les baiser du bout des lèvres, butiner un peu ce visage, alors que son regard se replonge dans celui qui est juste devant. Sa main continue ses caresses, agile tentatrice qui évalue rapidement ce qui plaît le plus à l’homme au-dessus de lui pour mieux s’adapter et en tirer de nouveaux gémissements qui continueront de colorer son faciès de ce rose si éminemment vivant.

Et si ces hanches qui le font glisser dans la main du chiot l’y aident, tant mieux !

La peau sensible de Luke frémit doucement sous le toucher de Varuna, se laissant explorer avec plaisir, un petit soupire de satisfaction accompagnant ces contacts. S’en satisfaisant pour le moment même si son envie ne cracherait guère sur un retour de geste sur sa propre virilité toujours enfermé à l’étroit, presque trop. C’est que son regard plongé dans celui de Varuna est captivé, le détournant de quelques réclamations.

Impossible de rater ces portes de l’âme si proche qu’il arrive à percevoir les lignes complexes qui ornent les iris. Et pourtant, il ne cherche pas vraiment à y lire. À profiter de cette proximité pour le traité comme un épi et en arraché chaque feuille jusqu’à ce qu’il n’en reste que le centre, juteux et sucré.

Varuna-au sucre-funambule-fauve-chat-fort-fragile-dur-doux-empressé-câlin-qui offre-qui prend-qui doute-secret, plein de secrets-mais qui sent le sable chaud.

Et le plaisir, et l’envie. Ça fleure bon, mais l’allemand se retient d’enfouir à nouveau le nez dans son cou pour continuer de le regarder, de partager cette connexion, ses prunelles noisette brillant du bonheur simple de partager un tel moment.

Avec lui. Juste Varuna. Sans compromis, sans omission, sans scan et sans curiosité malsaine.
Sa main qui tremble sur sa peau, ce n’est pas grave. Son regard qui se ferme, mais qui offre la vue de son visage magnifié par le plaisir, comme un appel qui attire Lukas comme une lumière un papillon. Cela le pousse à venir chercher ces lèvres entrouvertes pour l’embrasser avec langueur, sa main libre venant jouer contre sa nuque, le gardant doucement à porté alors qu'il amplifie le rythme de sa main sur son sexe.

Oh puis, il peut bien lui offrir un premier éclair de plaisir, non ? Juste une promesse de moments toujours délicieux dans ce « nous » qui les unis.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Ven 15 Sep 2017 - 1:06

Gueule d'Ange te voit, t'entend. T'as honte comme si souvent ; ça passe dans ce rosissement qui te colore les joues et dans ta gorge qui gémit encore et encore. T'as honte mais c'est pas ta faute. Le seul modèle que tu as, celui que tu hais mais que parfois tu es, c'est ton Père, cet iceberg dont la politesse exquise ne fait que souligner le vide intérieure. Il ne dirait rien alors tu ne devrais pas, jamais, tu devrais te taire et te faire oublier, tu devrais...

Lukas baise tes joues. Le rose de ta figure s'accroche à celui de ses lèvres et ce n'est pas un gémissement de plaisir qui t'échappe mais de supplique. N'arrête pas. Rosis moi, fais moi devenir comme toi, s'il te plait - et la formule de politesse s'élève comme une prière, un Notre Père Qui Êtes Aux Cieux religieux dans le fond mais païen dans la forme. Encore. Toujours. Cramponné comme une moule à son rocher et si l'image n'est pas romantique, elle exprime parfaitement le besoin que tu as de rester à son contact. Un instant, tes mains se crispent comme pour empêcher la vague de fond de t'emmener ailleurs mais il t'arrête vite. C'est lui qui te tient, nuque et paume liée. Lui qui te retient et te contient.

Tu ne le vois plus. T'en as plus besoin. Tu le sens - et c'est à la fois suffisant et trop. Il te tient littéralement au creux de la main et tu ne le surplombes plus, tu le colles maintenant. Allongé. Etiré. Collé - sauf là où il te fait tant de bien, là où tu vis et meurs au gré de son contact. Trop de bien, trop de lui. T'abandonnes et tremblant enfouis ton visage dans son torse. Son odeur t'ancre mais ça ne durera pas, la houle va t'emporter, la houle toujours identique et à chaque fois renouvelée. Tu le tiens, tu vas le lâcher, tu vas vous perdre pour nous retrouver.

Tu veux, tu veux pas.

-Attends... bredouilles-tu tout contre lui.

Trop tard. Un ultime geste te fait te tendre, l'air sifflé entre tes dents. C'est fini - et un court instant, ta tête est pleine d'étoiles qui explosent au même rythme que tu te déverses au creux de sa paume. Tu en ressors un peu hébété, stupéfait d'être allé si loin, si vite, et d'avoir pu en revenir.

Vos peaux coulent l'une contre l'autre alors que tu te redresses, et le regardes, le coin de l'oeil encore encrouté par le résidu d'une larme involontaire. Gueule d'Ange attend, tout sourire, toute détente et ton estomac se tord un peu, à la fois de t'être montré si vulnérable et de ne pas avoir su lui rendre la pareille. Il t'a vu et maintenant que tu es revenu sur terre, tu te dis que tu n'aurais pas dû.

Alors c'est un peu la rancune qui guide tes gestes suivants. Ce corps qui se décale de lui et cesse de le chevaucher. Ce regard qui le fixe et dans sa sévérité feinte lui intime de se laisser faire. Ces deux mains agiles qui, sans même avec besoin de les surveiller, viennent baisser la fermeture éclair puis tirent au niveau de la ceinture pour révéler deux hanches osseurses. Ces doigts qui viennent fureter à travers le caleçon et palper ce qui le tend en dessous.

Ce n'est pas toi qui es vulnérable, maintenant.
Non. Toi, tu diriges. Tu maitrises. Tu mènes - à la baguette.

Tes yeux ne lui autorisent aucun écart, aucune accélération, rivés sur son visage. Juste son plaisir correlé au tien, - et tes doigts qui otent à leur tour le tissu pour mieux venir saisir ce qui se révèle. Tu n'es pas sage Varuna, oh non et ce soir, rien que ce soir, tu te félicites de ne pas être le parangon de vertu que tu aimerais si souvent être.

Parce que ce soir, ton vice créera lui aussi de la joie. Tu vas y veiller.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Ven 15 Sep 2017 - 10:33

Honte.
Non. Il ne faut pas. Le plaisir n’est pas un déshonneur. C’est une caresse, un présent offert qui ravit les sens, te rend tremblant, volubile. Beau à s’en damner. Profite, Varuna. Les prochaines fois ne sont jamais coulées dans le béton. Jouis du moment présent.

Supplique.
Ne crains pas. Je suis là. Je te tiens. C’est notre moment, notre secret enfoui, notre longue journée d’été qui se fera plus brillante et lumineuse que nos jours ne l’ont été depuis longtemps. Un peu de toi. Un peu de moi. Beaucoup de nous.

Crispation dans ses mains sur l’allemand, corps lovés, s’épousant presque entièrement si ce n’est l’espace que ces pauvres hères dédient au plaisir. Lukas le sent dans l’air, parfumé de sable chaud. Il le sent dans sa main, rigide. Il le sent contre lui, tremblant. Il l’entend dans les gémissements qui montent vers le ciel, en partie étouffé par ses lèvres. Le plaisir de Varuna est partout, éclatant et tangible.

Si la main de l’allemand est posée contre la nuque du blond, ce n’est pas pour autant qu’il le force à une quelconque position, le laissant d’ailleurs enfouir le visage contre son torse, frémissant de ce contact contre la peau sensible. Les paroles du plus vieux font cligner ses paupières sur les orbes noisette, mais l’information ne se capte pas assez vite pour que Luke n’attende… Ou alors il n’en a simplement pas envie, laissant Varuna éclater de plaisir entre ses doigts. Le sifflement le fait frémir, se mordre la lèvre alors que son regard est rivé sur lui et que sa main termine soigneusement ce qu’elle a mené, accompagnant la jouissance du blond d’encore quelques mouvements avant de définitivement ralentir et s’arrêter. Puis de relâcher sa virilité doucement alors que l’autre main continue ses attentions sur la nuque, massant du bout des doigts.

Il y a cette satisfaction toute mâle d’avoir fait craquer, d’avoir provoqué tout ce plaisir. Le bonheur simple d’avoir offert.

Pourtant, ça semble moins faire l’affaire de Varuna alors qu’il se redresse en regardant l’autre vampire du coin de l’œil, mais Lukas ne bronche pas, calme et à l’aise avec ses actions, quoi qu’en pense son compagnon de ce jour. Il le laisse d’ailleurs se décaler et l’épingler d’un regard sévère, en bonne pâte, alors qu’il débraille davantage ses vêtements pour venir chercher à son tour sa virilité. Oh, l’allemand veut bien laisser à Varuna la possibilité d’aller chercher la même satisfaction que la sienne. De le faire trembler et se tortiller de plaisir, souffle haletant et geignements aux bords des lèvres.

Et c’est qu’il semble bien décidé à la prendre, cette possibilité, tirant déjà un frémissement au chiot alors qu’il sent une main venir chercher son excitation qui n’a connu encore aucun répit. Docile. Il écarte légèrement les cuisses, son regard toujours rivé dans celui du psy, sans gêne d’être ainsi exposé, sans le contact d’un corps contre le sien pour se blottir et se camoufler ne serait-ce qu’un peu. Douce assurance que celle de ce jeune homme qui veut bien s’offrir à son homologue sans complexe.

Il ne voit rien à cacher, que ce soit sont envie, son plaisir ou ces graines d’affection que Varuna à fait apparaître dans la fertilité de ces iris noisette.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Dim 17 Sep 2017 - 15:15

Offert. Gueule d'ange s'offre à toi, sans fausse pudeur ni agressivité - et ça, t'as pas l'habitude. Peu d'hommes sont passés dans tes draps, ça se compte sur les doigts d'une main, mais ça finissait par tourner toujours à la lutte. Résistance, chez toi innée, chez l'autre réactive. Les corps qui s'échauffent, se frottent, luttent - toujours un cheveu à coté de ce qu'il faudrait, avec un temps de décalage par rapport à ce dont t'aurais eu besoin. Comme si l'autre te résistait - ou se résistait - et que ça insistait jusqu'à ce que tu doives céder - sauf que tu peux pas céder.

Pas Lukas. Sous ta main, il se presse. Son dos est une longue courbe qui se tend et s'assouplit au rythme de tes doigts. Tu frôles, et ses pieds se campent dans le matelas, talons creusant le lit ; tu caresses et ce sont ses propres mains qui se crispent et dessinent deux étoiles d'ombre sur les draps tirés. Tu joues de l'instrument qu'il est - ça t'hypnotise, l'envie pressante de le faire céder se fait plus douce, plaisir de jouer des arpèges sur ce corps.

Doigté et tact, délicatesse ; c'est ce qui rythme le bout de tes doigts, par à-coups nets et doussseur de serpent - parfois un peu trop, tu l'entends à sa voix qui lui échappe de plus en plus. Il t'a accordé le plaisir d'être submergé, perdu en lui et toi, tu lui rends l'inverse, la délicieuse sensation d'être l'unique chose au monde importante, la seule personne dont tu espères une réaction maintenant. Tu lui veux du bien. Tout le bien du monde - et même plus encore. A genoux à coté de lui, tu te penches et devient son ciel. Vos souffles sont tous deux trop rapides - inutiles pour la vie mais indispensables à votre plaisir - et ils se mêlent, en apparence chaotiques et pourtant liés. Tu souffles et il se détend ; il gémit et le rouge brulant monte à tes joues.

Penché, un peu plus. Une main continue de le faire s'élever vers les cieux, l'autre se plante à coté de son cou. Ca pourrait être menaçant, c'est juste pressant, tu en fais ton support pour te pencher sur lui. Ce que tu lis dans ses yeux vaut bien quelques efforts - et avec un sentiment de déjà-vu, tu sens ses mains se refermer sur ta nuque, sur ton dos et une griffure alors qu'un tressaillement du pouce le fait se crisper. Tu pourrais te noyer dans ses yeux grands ouverts qui en demandent plus, encore plus - et surtout qui te le demandent à toi, Varuna, et à personne d'autre. Tu y mires ton reflet, bien plus beau que tu n'as jamais été au travers de ce filtre de joie.

Tu t'y noies presque. Tu ne peux pas t'y jeter - car même si vous êtes nous, vous restez deux et la chair vous sépare. Vos nez se croisent comme vos regards et vous empêchent de vous perdre l'un dans l'autre. Peau chaude et échaudée et dans ton regard comme un peu de regret - mais tu repousses cette impression, loin, pas maintenant - et tu la noies dans l'encre de ses lèvres, dans l'eau de sa bouche, heurtant une fois ses dents dans ton besoin de t'oublier à ses cotés. Il se referme autour de toi - et ta main se referme autour de lui sans plus lui permettre de te fuir.

Tu es encore en train de l'embrasser lorsqu'il cède. Tu le sens à son corps qui se cambre, à ce gémissement qui fait vibrer tes lèvres. Tu le sens à sa langue qui se fige en plein baiser crapuleux. Tu le sens à son odeur, décharge de musc après symphonie sa sueur.

Sous tes lèvres et sous ta main, un instant, tu laisses l'éternité le rattraper.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Lun 18 Sep 2017 - 9:54

Pas besoin de résister. Choisir ses combats, savoir céder quand c’est opportun. Céder, ce n’est pas nécessairement perdre et Lukas, il a plus l’impression de gagner ainsi. De gagner avec Varuna. Et c’est franchement plus plaisant que de lutter jusqu’à la rupture.

Alors il s’abandonne. Pas inactivement, mais il laisse à cet homme les rennes pour mieux l’accompagner pour le meilleur. Parce qu’il n’y a pas de pire dans ce moment. Non. Le pire, c’est quand il reprendra les rennes et sa vie, loin de cette parenthèse, loin de ce cocon de nous.

Mais il n’est point propice d’y songer, de broyer ce noir qui attend déjà dans la tempête, là-bas. C’est maintenant qu’il faut être. Et en savourer chaque miette, comme un chocolat doux-amer. Chaque petit fragment jusqu’au tout dernier sans vouloir ou pouvoir s’arrêter. Laisser les secondes s’allonger, en faire de chacune une petite éternité dont il ne faudra rien oublier.

Ainsi, l’allemand laisse Varuna lui rendre chaque pépite de plaisir, réagissant aux moindres attentions qui se répercute en lui. Une eau paisible dans laquelle le blond jette des cailloux de plaisir, les faisant ricocher habilement pour mieux agiter sa surface, la strier de milliers de petites ondes. Du grain de sable au rocher, tout y passe, faisant se tordre la surface, encore et encore, préparant un tsunami dans le creux des draps de ce petit nid perdu dans cette immense ville.

Souffle de vent, gémissant au gré des éléments qui trouble la nature allemande, sans grand contrôle, répondant aux moindres perturbations. Oh et qu’est-ce qu’on en a à battre du contrôle ? La nature ne se laisse pas faire, pas totalement, et Lukas non plus. Un galet plus lourd le fait sursauter et sa main rejoint à nouveau la nuque de Varuna, l’autre se logeant dans son dos.

Ne pars surtout pas ! Encore ! Continue de me troubler. Plus !

Ça ripe la surface, mais il ne le remarque même pas, son regard est rivé au sien, perles de noisettes brillantes et à la fois brumeuses de plaisir. D’attentes que Varuna peut si aisément combler. Il le fait déjà. Juste en ce moment même. Et c’est délicieux.

Varuna se penche vers la surface qu’il trouble, qu’il agite, qu’il fait gonfler. Et s’y abreuve pour mieux chasser le reste. Pour qu’il n’y ait que maintenant, nous, la nature et les éléments qu’il secoue si allègrement et fait plier à sa volonté, magicien en herbe qu’il est. Et tant pis s’il heurte ces perles blanches cachées sous la surface, ce n’est pas ce qui fera retomber les ondes, ce qui calmera ces vagues intérieures, tout juste de quoi tirer un petit son, un crissement étouffé par ses lèvres.

Et puis c’en est trop. Les ondes sont devenues vaguelettes, puis vagues et déferlantes. De grandes vagues qui s’abattent en emportant tout, mue par un plaisir dévastateur qui annihile les pensées, brouille le regard et fait se tordre de plus belle. Et pourtant, il y a toujours les lèvres de Varuna, toujours des mains pour s’accrocher à lui, enfoncer un peu plus les ongles sans y penser, toujours sa main sur le centre de l’intempérie, l’autre proche de la tête de Lukas, un pilier contre lequel cette dernière s’accote légèrement.

Il ne faudrait pas que Varuna soit emporter par cette vague-là, de toute façon. Sans quoi adieu la satisfaction d’avoir rendu la monnaie de sa pièce au Lukas dont le plaisir fait frémir le derme et haleter contre ses lèvres pâles. Luke qui, tout à son bonheur, tire doucement le psy pour le renverser dans le lit et rouler sur le flanc contre lui pour chercher son contact… et surtout le débarrasser de ce fichu haut plus qu’embarrassant. Les joues plaquées du rose de la jouissance, le chiot se tortille légèrement, tenant plus du ver que du canidé le temps d’arriver à repousser ce pantalon fort obsolète et mieux venir respirer le parfum de sable chaud.

Oh mais ce genre de tsunami-là, c’est fait pour en redemander.

Allez. Encore un peu. Ou alors beaucoup ?
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Mar 19 Sep 2017 - 8:49

Ca se trouble sous ta main, ça bouillonne sous tes lèvres. Ca dépasse tout mais Lukas essaie de le rattraper quand même, ce ça si bon. Les ongles dans ton dos, ça te pousse à t'approcher toujours plus près, ses lèvres à rester là pour l'éternité - délicieuse sensation que d'être un instant le démiurge du plaisir, d'être la personne qui maitrise et contrôle.

Paradoxalement, ça te pousse un peu à l'abandon - parce que t'es pas toi, t'es le plaisir, t'es le dominant, t'es l'invulnérable. Il tire, tu roules. Un bref instant, l'inquiétude filtre au travers de tes yeux alors qu'il se redresse sur un coude. Est-ce qu'il veut te mettre en dessous ? Non ! Mais il se tord, ses mains glissent sur toi et s'en vont, pleines de tissu à la fois trop et pas assez présents. Laisse faire, Chien, le chiot veut juste jouer. Laisse faire - et ta peau fine se couvre de chair de poule au contact de l'air. L'air est froid, son regard qui coule le long de tes membres est chaud et sa peau irresistible. Elle t'attire, comme deux aimants - avant de te repousser soudainement lorsqu'elle affleure les douleurs de tes souvenirs. Attraction, répulsion en un cycle fou - et tu ne fais plus rien à part essayer de gêrer les deux extrêmes. Ne pas l'étreindre jusqu'à lui couper le souffle, ne pas le repousser et le plaquer contre le matelas comme la menace qu'il pourrait être. Foutu magnétisme !

Nu. Tout nu. Contre toi, contre lui - encore habillé. C'est intolérable et à force de contorsions, tu parviens à lui enlever son bas. La chemise désormais ouverte, béant sur son torse et son tatouage, tu la laisses - pour le plaisir sensitif d'enfouir tes mains sous le tissu, frissons de sensations de chair chaude et coton froid. Tu explores un derme qui semble parfait, inaltéré - comme le tien sauf que tes blessures à toi, elles sont dans ta tête plus que dans ton coeur. Ca glisse, c'est un plaisir d'explorer - et par instant, de gouter du bout de la langue, du fond des narines, musc recouvrant le sucre.

Tu te débats plus fort alors que vous roulez et qu'il fait mine de passer au dessus. Non ![b][/b] et ça vient du coeur, des tripes, tu l'attrapes et cette fois là le plaques au matelas. Epinglé comme un papillon de nuit vivant, ses yeux noisettes ressortant, étincelle de joie un instant, de confusion maintenant. Les poignets sont fragiles sous tes doigts, presque dissimulés dans le matelas creusé sous eux. Inoffensif - c'est ta faute. "Pardon" ça chuchote, ça embrasse et en te pressant contre lui, tu fais glisser tes doigts jusqu'à les entrelacer avec les siens. Pardon, t'es désolé - et chaque frolement de ton corps vise à te faire pardonner.

Chaud, froid. Envie et fuite. Les contrastes t'animent et te tendent, encore plus à un endroit. Si la vision de Gueule d'Ange se perdant dans les nimbes du plaisir n'avait pas déjà été suffisante, son contact - et sa vie bordel, son existence, la simple idée qu'il puisse exister - suffit à t'en faire vouloir plus. Beaucoup plus. Tu rêves de te perdre en lui et pas que métaphoriquement.

Hanche en avant - et entre ses cuisses passe ta virilité dans un semblant de pénétration. Comme s'il était la femme et toi l'homme, comme s'il pouvait prendre et toi donner. Tu avances - et son corps répond, ça frole ton ventre, comme une réponse par geste, par besoin. Est-ce qu'il en veut plus ? De nouveau, tu recules et fais avancer ton bassin dans une intention évidente - mais cette fois ci, tu te forces à rester à quelques centimètres de lui. Pour voir. Ce qu'il veut, et comment dans sa tête ça se passe. Si besoin, tu as tout ce qu'il faut pour faciliter la chose à portée de main - mais le besoin n'est rien face à l'envie. Ton envie, son envie, notre envie.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Sam 23 Sep 2017 - 13:13

Insatiable chiot gourmand ! À peine le plaisir retombe-t-il en vague d’endorphines euphorisantes qu’il cherche à nouveau la satisfaction et le plaisir contre son compagnon de lit, le regard brillant d’enthousiasme. Et cet enjouement évite au plus jeune de s’arrêter face à l’inquiétude passagère de Varuna. Il ne lui veut rien de mal. Que du bon et du meilleur que ce soit blottit au creux de ce lit ou ultérieurement. Il lui plaît bien, ce petit bout d’homme complexe et secret. Malgré les contradictions de son corps, ces avortements de gestes dont Lukas ne sait pas vraiment l’objectif, tant ils semblent parfois prêts à le rejeter au loin autant que de le ramener si fort contre lui qu’il risquerait de fondre le chiot dans sa peau. De faire des « je », des « tu » et des « il » un « nous » définitif.

Enfin, Varuna semble trancher avec son dilemme intérieur et Lukas se retrouve vite aussi peu vêtu que le blond, à peine cette chemise ouverte qui sert plus de point d’accroche et d’instrument dont les notes froissantes accompagnent leurs péripéties. Et Varuna s’en donne à cœur joie, ses mains glissant sur le derme allemand qui frémit, d’autant plus sensible après les éclats de plaisir antérieur. Ses lèvres, sa langue, son nez qui effleure. Lukas étouffe un petit son sourd en glissant les doigts dans les courtes mèches blondes avant de chercher à rouler encore pour le renverser et goûter également à sa peau, dessiner des sillons d’eau sur les dunes de son torse.

Enfin, le plus jeune n’en a guère le temps qu’il se retrouve à nouveau sous l’autre homme, poignets profondément enfoncés dans le matelas par sa poigne de fer, l’urgence du geste ne le rendant que plus puissant et implacable. Confusion chez Luke qui observe son homologue, sans chercher pour autant à lutter. Le geste s’est fait trop vital pour se risquer à le contester, aussi, il se contente d’attendre, laissant tomber la tension que la sortir à fait naître dans son corps, histoire de faire preuve de bonne foi.

Cela doit avoir son effet, puisque le corps tendu au-dessus vient se serrer contre lui, les lèvres revenant contre leurs homologues qui en profitent pour s’entrouvrir et laisser une langue rose asséner un coup de langue léger contre la pulpe a portée. Les doigts se serrent ensemble mutuellement, s’enlacent étroitement, les silhouettes se frôlent…

- Ce n’est rien. C’est parfait comme ça aussi. Que tu souffles doucement en réponse, léger sourire aux lèvres.

Oh, mais s’il ne veut pas être en dessous pour quoi que ce soit, l’allemand va simplement en prendre compte. Ce n’est pas comme si ça l’empêchait de mener une foule d’opérations délicieuses… Même si, en ce moment, Varuna semble avoir une idée assez intéressante de ce qu’ils pourraient faire, à présent. Le chiot se mordille la lèvre doucement – de quoi la rougir encore plus-, des plus tentés en le sentant se mouvoir de la sorte contre lui, remontant les cuisses contre les hanches du blond pour les frotter au gré de ses mouvements des plus subjectifs.

L’envie ne s’en fait que plus éclatant dans les billes de noisettes avant de se rendre compte qu’on cherche son assentiment dans l’opération, comme s’il ne pouvait pas venir comme une évidence. Ça fait sourire le jeune vampire qui écarte davantage les cuisses pour lui laisser davantage d’espace, s’offrant à l’autre homme qui l’a déjà si bien fait geindre son plaisir.

- J’ai aussi envie de toi. Qu’il souffle en venant mordiller la lèvre inférieure de Varuna, avant d’adapter une petite moue faussement boudeuse. Tu prépares ?

C’est qu’il ne lui semble pas particulièrement judicieux de trop risquer les blessures ou de saigner de la main du plus vieux, s’il se fit aux diverses réactions de ce dernier.

Un beau moment de nous. Autant éviter au mieux les bourdes.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Sam 23 Sep 2017 - 18:26

Tu peux. Il a envie. Tu le sais parce qu'il le dit - et surtout parce qu'il le montre. Ses cuisses encadrent tes hanches, filet de chair visant à t'empêcher de fuir - et tu ne fuis pas. Ses mains ont abandonné la lutte pour préférer la caresse contrainte - et tu la lui accordes. Sa bouche est un bijou de sensualité au goût exquis de maintenant, juste ici - et tu t'y accroches, tu ne t'en éloignes que pour mieux revenir, pour mieux les redécouvrir des dents, de la langue, du souffle, de toi. Ses yeux sont... indescriptibles. Leur beauté est encore rehaussée par les paupières qui les voilent au gré de tes mouvements de hanches, absence-confiance que tu ne lui feras rien qu'il ne veuille pas.

Jamais. Tu ne feras jamais rien qui lui fasse mal. Tu t'en fais la promesse.

Tu perds le souffle dans le sien une ultime fois, instant de tiédeur qui n'a rien à voir avec la température mais tout avec la passion. Vous brûlez de concert - et pourtant, tu t'écartes, te redresses, tes mains glissant doucement sur ce torse que tu as baisé avec tant d'envie. Concentration, voile sur tes yeux - et la télékinésie fait claquer un tiroir, voler vers vous une petite fiole que tu attrapes d'un revers de la main presque rêveur. Image d'enfant - Peter Pan qui attrape Clochette au vol - et tant pis si les fées n'existent pas, tant pis si tes pensées les ont toutes tuées, tant pis parce qu'aucune fée ne pourra te faire ressentir ce qui explose dans ton coeur autant que dans tes reins à son contact.

Tes doigts sont humides. Ils descendent, déposent sur sa peau une trace luisante - comme ses lèvres, comme ses yeux. Ils descendent et reviennent caresser ce que tu as si bien soulagé plus tôt - juste assez pour lui rappeler le doux goût de ce moment à vous deux et la vague qui a parcouru ses nerfs jusqu'à le faire chavirer. Ils descendent toujours et viennent explorer ce qui se dissimule au creux de sa chair ferme, explorer et prendre possession avec une exquise délicatesse.

Tu ne regardes pas ça. Tu le regardes lui. Tu veux tout voir dans son regard - et tu veux qu'il te voie le regarder. Il n'y a que vous deux maintenant - et à jamais si tu pouvais, un jamais qui ne serait que maintenant. Personne d'autre au monde que vous, vos corps, vos âmes et votre envie. Toi le psy, tu refuses d'utiliser les mots en cet instant - parce que ce serait le relier au reste du monde, ce serait réfléchir - et tu veux juste sentir, tu veux juste éprouver, tu veux juste partager.

Le toucher suffit - le toucher et son corps si réactif, Cuisses frémissantes, qui encerclent ton poignet, sueur qui recouvre l'empreinte de tes doigts et s'étend sur toute sa peau comme si tu avais pu entièrement le découvrir du bout des doigts, peau douce et fine qui frôle l'intérieur de ton avant-bras, chaleur et pression juste là.

Il remue - rompt le contact. Trop tôt pour toi. Ton autre main vient capter son menton doucement, le ramène à toi. Regarde-moi. Regarde-moi te voir - et le brouillard dans tes yeux n'est plus qu'un fantôme, une protection évanouie laissant voir ce que d'ordinaire tu dissimules. Profite, tu es le premier à qui je me laisse voir.

Profite - et tu accentues le rythme, forçant tout son corps à réagir autour de toi. Avec toi. Encore un peu - jusqu'à ce que toi comme lui n'en puissiez plus, jusqu'à devoir concrétiser cette promesse d'extase, jusqu'à relâcher ce doux visage et l'emprise exercée sur ce corps.

Jusqu'à ce que, d'un ultime baiser, tu ne lui accordes le droit de bouger pour qu'à ton tour tu lui prouves physiquement ton envie de lui.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Ven 29 Sep 2017 - 12:06

Les craintes s’étouffent momentanément, rejetées au loin.

Regard. Paroles. Sourire. Doigts enlacés. Corps abandonné.

Seul Varuna pourrait témoigner de ce qui l’aura réellement apaisé, à moins que ce ne soit le tout, l’ensemble. Que Lukas en soi suffise pour trouver l’apaisement de son être le temps de quelques miettes de douceur-tendresse. L’idée est douce, réchauffe délicieusement l’âme au même titre que leurs jeux d’ivresse mènent inéluctablement leurs corps à un apogée bouillonnant.

Reste, Varuna. Juste encore un peu. Plein de un peu qui forme des beaucoup.

Et il reste. Encore un peu. Et peut-être qu’après, il restera encore plus. Quoi qu’il en soit, il en a besoin. Ils en ont besoin, tous les deux, avec un doux, mais tenace accent d’essentialité. Ce l’est peut-être, au final. Qui oserait venir le contester, de toute façon, alors que personne n’en saura jamais rien ? S’il n’y a point d’éternité, il n’y a pas pour autant d’opposition. Et si jamais quelqu’un devait savoir… Qu’il se taise à jamais. Chhhh.

Varuna se redresse. Il est trop loin, laisse la peau se rafraîchir de son absence dont la nature éphémère valse trop proche de sa négation. Usant de ses dons propres aux enfants de la nuit alors que Lukas le contemple, la noisette onctueuse de ses iris dévorés par ses pupilles qui assombrissent son regard presque qu’autant que la vie et le bonheur le transcende. Prunelles inlassablement étincelantes malgré l’obscurité qui coule en lavis pour laisser la timide aurore prendre possession des cieux.

C’est l’heure des mortels libres. Et d’une certaine façon, celle de ces deux immortels au cœur trop précaires pour leur propre bien.

Frissons. Ses mains ! Ses doigts ! Frémissements audibles dans un soupir subtilement haché. Lukas s’étire sous le contact retrouvé des doigts du blond. Inspiration courte et abrupte alors que ce qui le fait homme est à nouveau sous la coupe de l’attention exquise de Varuna. À peine de quoi faire trembler de souvenance la surface tout juste abandonnée des échos du plaisir avant d’aller à la découverte d’une toute nouvelle sensibilité. Une exploration d’attentions minutieuses et prévoyantes qui font doucement ployer et s’abandonner dans une confiance à la fois aveugle et clairvoyante.

Il n’a pas besoin de le dire. Son regard suffit à faire savoir à l’abandonné que son naufrage sera dépourvu de souffrance. Qu’il ne sert à rien de lutter, qu’il n’a qu’à laisser la déferlante tout balayée en sachant que les intempéries ne le briseront jamais lui. Alors il écoute parce que ça semble approprié, parce que c’est ce qui est juste.

Oui. Leurs regards se fondent un en l’autre, se confondent, peu importe le visage ou le corps. Ils sont un Tout qui n’en sera que plus étroit et homogène s’ils laissent les secondes s’égrainer et ronger un peu de leur si précieux temps commun pour mieux avancer.

Éclair. D’un simple touché si justement cherché et ça foudroie en une infinité de petits serpents aveuglants qui partent des tréfonds du bonheur de la chaire pour mieux remonter ahurir l’esprit. Ça pousse à la cambrure du corps et des sens, faisant basculer la tête alors que l’air résonne d’un plaisir inopiné, mais accueillit sans contingence.

Cause à effet, cette main qui n’est point plongée dans ses explorations lascives vient chercher le faciès germanique pour mieux le recentrer sur son homologue et retrouver cette communion des regards comme des âmes laissées à nues, livrées en pâtures à des fauves qui n’y mettront jamais le croc. Confiance mutuelle et étrangement naturelle, mais pleinement acceptée.

Si fragiles dans l'isolement et si forts dans l’alliage.

Pas besoin de palabres et de beaux discours. Les silences ont une expression sans fin qui rend les mots d’une désuétude absolue. Tout adressé qu’il est à cet homme qui fait comme laisse tomber les barrières, ce silence n’est point le vide qu’un étranger mésestimerait. Il est demandes, réclamations, supplications de choses si vitales qu’elles buteraient sur les lèvres si par malheur, il fallait les confier à une fortuite brise.

Elles sont pourtant bien présentes dans les doigts qui s’accrochent aux mèches blondes pour mieux l’attirer et reprendre ses lèvres dans une saveur de désespoirs.
Dans ces cuisses qui frémissent et tressautent contre la chaleur d’une peau encore sensible des caresses passées.
Dans ces chairs bouillonnantes qui n’attendent que son entièreté.
Dans son regard qui appuie tout le reste et répète à l’infini ce que le silence mime entre des lignes invisibles.

Je t'attends.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Dim 1 Oct 2017 - 13:36

Miroir de miroir de miroir de miroir... Vos yeux l'un dans l'autre, ça amplifie ce qui s'y passe - ça l'amplifie au point de noyer tout le reste. Vous n'êtes plus que ça - ou si peu éloignés que ça n'importe peu. Je te veux, font tes doigts créant l'étincelle qui le ménera à l'apothéose ; je te veux, font ses chairs qui frémissent de tes attentions. Ca répond, de plus en plus haut, de plus en plus loin... La chute sera difficile, vous le savez - mais vous refusez d'y penser, emportés par l'ivresse de vos peaux.

Il te serre. Il te délimite. Tu t'apprêtes à découvrir son intimité la plus profonde et c'est pourtant lui qui mène. Sans ses mains dans ta chevelure, sans ses cuisses qui t'implorent, tu disparaitrais pour toujours. C'est lui qui te redessine comme un moulage de rêve, comme l'homme que tu rêves d'être - comme l'homme qui se cache au creux de ses paupières. Délice. Tu n'en peux plus - retiens-toi, comme tu retiens ton souffle jusqu'à l'asphyxie pour garder en ton être la splendeur d'un parfum de vie. Si t'en crèves, ce sera de bonheur.

Regard. Trop de choses dedans, poussant la joie à la surface. Si seulement tu pouvais t'y noyer, naufragé volontaire accroché au radeau de ses paupières... Trop de choses - mais pas encore assez. Le goût de cendres qui te restera de cette rencontre - parce que tu mérites pas mieux, tu le sais tout au fond de toi, tu vas le justifier. Tu vas le forcer à éclater en rosace d'artifice, instantané de plaisir éclatant - et les cendres même te rappelleront par leur amertume comme le firmament de ses yeux était éclatant.

Plus doux. Plus lent. Puis plus absent. Etrange : tu recules, mais c'est toi qui te sens vide. Le silence entre vous s'est fait presque cérémonieux, hâché entre vos soupirs superflus mais tellement jouissifs dans leur sens profond. C'est un moment rare, cet échange de regards entre vous à la lueur de l'aurore, cette caresse de l'âme qui passe par le corps autant que le coeur. Un moment rare - et l'ombre de ta main rampant jusqu'à saisir sa hanche se grave au plus profond de ta mémoire.

Silence. Tu t'avances. Tes lèvres frolent les siennes. Tu t'avances. Tu te remplis - et avec un profond soupir, tu fais se cacher les miroirs de son âme sous ses paupières de soie. Lenteur, langueur dans une danse à la fois magnifique et désespérée, l'un nourrissant l'autre et l'autre abreuvant l'un. C'est un moment parfait, un petit miracle qui ne se reproduira jamais, vous le savez déjà sans l'avoir dit. Après, vous ne serez plus tout à fait pareils - parce qu'un instant, un maigre instant, vous aurez connu l'extase de la confiance pleinement méritée. C'est une vie et une mort, c'est une métamorphose et une métamorphose ça ne se vit qu'une fois.

Tu avances. Tu recules. Tu explores ses lèvres, tu explores sa peau, tu explores son corps - et tu savoures ce qu'il est au plus profond de lui-même, là où la lumière du soleil ne se fraie presque jamais un chemin. Plus de silence : claquement de peau, gémissements, grincements du lit. Pas de mots - on ne dépeint pas la perfection sous peine de la souiller. Vos soupirs se mêlent, vos regards se croisent, vos ventres se rencontrent. Vivants. Vous êtes vivants.

De plus en plus haut - et même les imperfections se parent d'une auréole de plaisir. L'écart entre ses dents juste là où sa langue point. La griffe qu'appose tes ongles sur l'encre qui protège son derme. L'odeur mâle de vos transpirations mêlées dans tes sinus, fragrances animales. Les mèches de cheveux humides, en paquets, glissant entre tes doigts avides alors que tu changes de position pour mieux lui offrir ce qu'il réclame.

Les draps dessinent sous lui un ange de sueur, divine trace de saleté dans ton appartement si parfaitement ordonné - et l'ange vous supporte, vous porte et enfin vous emporte jusqu'au seuil du paradis d'un dernier coup de rein bien placé.

Tu retombes. Son dos cambré se relâche, trait d'encre fin brouillé par la bruine de la réalité. Souffle court, regard un peu vitreux. La fatigue se pose sur ton dos comme un fardeau de plumes duveteuses, immensément lourdes et confortables. Tête calé au creux de son épaule, tu te laisses aller sur le coté, te loves contre lui. Sa tête, tu l'attires plus près et te tend pour venir glisser aux creux de son oreille quelques mots volés au paradis avant qu'ils ne s'effacent. Froid, tu as froid - et les sensations si éthérées se figent sous la glace. Froid et tu te colles à lui, visage enfoui dans sa peau aux senteurs animales. Ne plus bouger, garder entre les doigts un peu de ce sable d'éternité qui se dissipe au gré du vent...

Aucun ange ne vous protège alors que vous retombez sur Terre - Terre sale, veule, souillée, couverte de cendres.
Pas besoin.
Ces cendres-ci sont un reste de feu de joie - tu ne les chercheras pas à les oublier.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Mar 10 Oct 2017 - 0:04

Les silences trouvent des réponses dans leurs homologues. Les regards expriment tout ce qui ne saurait être nommé. Tout ce qui serait souillé par l’oralité, comme si oser y accoler des sons et des lettres ne pourrait que rentre le tout désuet. Horriblement faux et vulgaire.


Taisez-vous… Pas un mot ! Laissez-nous le fardeau de souiller vos secrets dans l’écrit et contentez-vous de les vivre. Pleinement, avec toute l’intensité d’une première comme d’une dernière fois. Soyez beau comme on l’est qu’une seule fois dans une vie et excusez notre voyeurisme déplacé.


Et c’en est ainsi. Souffles erratiques. Caresses désespérées. Ils se trouvent, se découvrent, s’effleurent dans une valse des corps d’abord craintive, puis assurée. Ils se complètent, forme un tout, un ensemble, un Nous.

Unité.

Ombre et lumière, ils se trouvent des ailes qui ne seront jamais pour quiconque d’autre. Les leurs qui les porteront aujourd’hui, puis plus jamais. Et qui sait, peut-être que lorsqu’ils repenseront à cette bulle de temps éphémère, à ce Nous, ils en sentiront le poids sur leurs omoplates. Que leurs contours se glisseront par moment dans leurs ombres contre murs et bitume.

Mais en ce moment, elles sont bien là. Et elles les font monter haut.

Ils volent, ils dansent. Leurs corps se répondent. Le silence est troublé, mais les vocalises sont pardonnées tant elles ne sont qu’une mélodie pour accompagner leurs pas, résonnant indéfiniment dans l’espace comme dans leurs âmes.

Toujours plus haut.

Quel dommage que ces dermes ne sachent plus se laisser marquer, garder quelques lignes de ces dessins empourprés qui sont tracés sous l’afflux de plaisir. Aucun regard dans la glace d’un miroir ne pourra attirer leur attention sur une petite signature de ce Nous et ramener des océans de souvenirs.
Jusqu’à ne plus pouvoir monter plus haut.

Que ce soit trop beau, trop merveilleusement délicieux.
Une apothéose foudroyante de bonheur conjoint. L’ombre d’un paradis qui pourrait être leur.
Mais qui les renvoie vers le sol après leur avoir dévoilé que ça leur était inaccessible.

Et c’est fini.


Trop vide. Trop plein. Impossible d’arriver à trouver un équilibre. Lukas papillonne des paupières, décalé d’esprit comme de regard, cherchant à réguler ce souffle dont il n’a pas besoin, mais qui garde ses lettres de vitalité.

Le mouvement attire son attention hébétée et s’il le fixe le temps d’un souffle, cela n’empêche en rien Varuna de l’attirer à lui. L’allemand ne tarde guère à faire de même, cherchant un simulacre de cette tempête qu’ils viennent de traverser ensemble.

Indemne et irrémédiablement atteint à la fois.

Lukas s’humecte les lèvres en déglutissant, ses doigts trouvant la taille de son compagnon du moment pour mieux s’enrouler autour et le serrer contre lui. Il profite du contact, s’y abandonne d’une autre façon avec un soupire de bien-être, yeux mi-clos.

Quelques mots volés au paradis.

Quelques couleurs encore plus prononcées sur ses joues alors que son regard s’agrandit pour mieux laisser voir la poudre noisette se mêler de croquantes pincées de surprise et félicité timide. Ça chasse le brouillard d’endorphines et ça ramène le brillant de ses perles d’âme.

Oui, Varuna. TU peux faire ça. TU peux ramener toutes ces étincelles dans l’onctuosité sombre de Son regard.

Et lentement, il bouge la tête pour venir enfouir le nez dans ses cheveux, les humant lentement avant de chuchoter. Parce parler plus fort serait un affront. On chuchote les secrets. Ceux qui sont plus importants que tout.

Quelques mots volés au paradis avant qu’il ne se dérobe, empreint des ailes qui vous y ont guidés.

Trop important pour que quiconque d’autre les entende.

Lukas se recule légèrement, offre un sourire, toujours avec cette quenotte qui refuse de se conformer aux autres. Il attrape le premier bout de couette à portée pour les enrouler dans un cocon moins solide que le dernier, mais où il prend un plaisir infini à se lover contre Varuna et son odeur de sable chaud mêlé au sien et au plaisir commun.
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MessageSujet: Re: Coeur à corps (Lukas/Varuna) - +18   Mar 10 Oct 2017 - 20:13

Les mots volent, leur secret tient plus à celui qui les prononce qu'à leur contenu. Toi-même tu ignores leur sens évident, trop perdu dans les sentiments qu'ils évoquent. Joie. Passion. Plénitude. Un instant, tout ce qui était brisé a été réparé et soigné - et la tristesse que tu ressens alors que ce monde parfait mais onirique s'éloigne n'est pas dénuée de beauté mélancolique. Vous avez frôlé le nous - et la caresse de son contact a teint un instant vos âmes de sa douloureuse perfection.

Les mots volent, s'évanouissent au creux d'un tympan de chair - et d'une âme d'air prisonnière d'un corps épuisé. Verba volant, scripta manent. Sur vos corps où rien ne peut plus être écrit, la sueur séche, souligne de son absence froide le retour d'un maintenant, d'un bientôt, d'un à jamais qui ignore tout du nous. C'est pas grave - parce que les mots en retombant sont cendres, ultimes traces de leur éphèmere splendeur. Elles ne noircissent pas vos souvenirs, ces cendres, non, elles les murissent et les figent, fantômes de possibles jamais nés - et donc jamais morts, à jamais immortelles. Ne meurt pas ce qui dort à jamais...

L'un contre l'autre, à défaut d'être l'un dans l'autre. Peau contre peau, lutte contre la fraicheur de la réalité - ultime rempart avant de devoir rendre céder. Quelques secondes peut-être que vous bercez de vos souffles entremêlées comme pour mieux les endormir, les allonger, les étirer. Quelques secondes aux relents d'éternité - saveur de sueur salée par le plaisir, parfum de musc abandonné et contact du frisson de l'orgasme. Mains sur tes hanches, doigts dans son dos et entre ses jambes alanguis, un genou qui reste - entre-deux qui n'a pas encore à fuir.

Couette. Abri - une seconde de répit. Deux peut-être. Suffisant pour saisir sa main, la faire remonter le long de ton ventre, de ta poitrine, la poser à plat contre ton plexus solaire. Offrande - de lui à toi, de toi à lui, de ce qui a vécu un jour à ce qui ne mourra jamais. Juste sa main - et au creux de sa paume, l'ultime chaleur qui se tapit. S'évanouit. Paradis enfui.

Les mots se sont envolés. Ne restent plus que les gestes, lents, presques mécaniques après cet envol à tire d'ailes. Deux corps l'un contre l'autre prenant place, s'autorisant le repos de l'amant - pas du guerrier, pas entre vous deux, à jamais. Taisez-vous les anges et dormez. Lorsque la lune reposera ses yeux sur vous, vous vous envolerez d'une toute autre manière.

Mais avant, savourez le souvenir de cette chaleur dont le soleil-même dans toute sa splendeur ne pourra jamais être d'un piètre ersatz.

Dormez.
Et rêvez.
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