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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]
Le Geôlier
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Le Geôlier
MessageSujet: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mer 9 Aoû 2017 - 22:27



« Meeting with an other world »

Pv Yi-Jun Tao Kang

Les soirées mondaines, qui est le con qui a inventé ça ? Bordel, c'est vieux comme ma grand mère et pourtant, ils en font encore et encore ces riches. Fichus riches et nous, on se tape le sale boulot. Bah, on est payés pour, je n'allais pas m'en plaindre. Le seul hic, c'est le costard. Sérieux, comment ils espèrent qu'on puisse être opérationnel dans un truc aussi serré avec un vieux nœud papillon ? Bien un truc d'aristocrate, de penser qu'à la beauté des choses sans confort. Je suis adossé dans un coin de la pièce, presque invisible dans un coin d'ombre. Mon chapeau noir visé sur la tête, cachant presque mon regard, j'observe soigneusement la nuée d'hommes bien habillés et dansant. On est dans une luxueuse salle des fêtes, y a du monde en pagaille. Certains touchent à des humains ou des hybrides dans un coin. D'autres se bécotent plus ou moins élégamment. Ça va finir dans les chiottes ça. Pour le meilleur et pour le pires. Ça reste important ce genre de soirée à la con, y a souvent des gros accords commerciaux qui s'y font. Et aujourd'hui, y a des membres du conseil et c'est pour ça que la milice a bougé son cul. Y a le débile là, celui du journal qui a raconté n'importe quoi. Enfin moi, je me demande si c'est vrai tout ça ou si il a juste dit de la merde pour emmerder les autres. Avec sa tête de con, j'ai clairement pas envie de le sauver si il lui arrivait quelque chose. Peu importe. Y a aussi le président de la banque du sang. Un asiatique, merde, comment c'est déjà ? Ah ouais, Yi-Jun. Monsieur Kang devrais-je dire. Il est plutôt pas mal, mais si il est coincé comme le dit l'autre ahuri...

Tant pis, je suis pas là pour pécher un mec pour foutre dans mon lit. Toute façon, les bourges comme eux, ça copule pas avec des miliciens. Avec des esclaves à la limite ou des gens comme eux, mais pas avec la basse-société. Qu'est-ce que ça peut me foutre ? J'suis pas là pour prendre des culs. Je sors un cigare de ma poche, mon briquet et l'allume, prenant une grande bouffée et laissant fuir l'intense fumée pour brouiller un moment mon regard. Mais je reste vigilant. La vraie raison de la présence de la milice n'est pas la protection des privilégiés. Enfin, si, mais parce qu'un meurtre se préparerait. Une rumeur rapportait que quelqu'un comptait faire un coup. N'importe qui est une cible potentielle. Mais mon attention était tourné vers les membres du conseil, c'était les numéros un à viser. Du moins si j'étais un terroriste, j'agirais ainsi. Et aucun n'as leur garde du corps. Je tapote sur le cigare pour faire tomber la cendre et observe un individu approcher de l'asiatique. Je l'observe  en silence, prêt à foncer. Je le vois fouiller dans sa poche.

J’emboîte le pas, décollant mon dos du mur et m’avançant dans la foule, posant sans gêne mes mains sur les richous pour me frayer un chemin. Plus rapidement, mais pas trop, juste assez pour voir émerger le bout de l'arme à feu de la poche du suspect. Vite cours ! Je sentirais presque mon cœur reprendre à vive allure. Juste le temps de me placer entre la proie et le prédateur, sortir mon arme de fonction et la pointer vers celui dont les bas réflexes lui ont juste permis de pointer aussi. Je souris, il croit me faire peur ? Dos face au membre du conseil, je remet bien mon chapeau de ma main libre en gardant le sourire :

« Donne ça, tu vas te faire mal. »

Il tremblait de tout son long. Clairement, le plan B avait pas été prévu, quel dommage. En voilà un tout à ma merci alors que je m'avance. Il tremble davantage, m'intimant de reculer. Qu'il est mignon. Je pris son arme de mon bras métallique soigneusement couvert d'un gant blanc et lui colle la crosse de mon propre revolver dans le menton. En v'là un qui fera pas long feu. Je lui pique son joujou et l'ajoute à ma collection. Mon collègue chope l'intrus pour l'immobiliser et le traîne dehors pour l'enfermer dans le fourgon dehors. Mais rien que ça, ça a foutu un froid glacial. Je vois tout les regards sur moi alors que je tire sur mon cigare et laisse fuir la fumée. J'hausse les épaules :

« De rien. »

Le brouhaha reprend doucement, les regards changent de direction. Et je me suis tourné vers la cible, le membre du conseil. Il semblait ne rien avoir et c'est pas un petit incident de ce genre qui va le traumatiser. Je pris mon chapeau pour le retirer et m'incliner légèrement, respectueusement. Ça reste un des mecs les plus importants de cette ville et j'ai pas envie qu'il ordonne qu'on me coupe la tête pour une incivilité. Je remet correctement mon chapeau, tourne la tête pour laisser fuir la fumée sans lui cracher à la tronche. Puis dans un élan de politesse, je lui demandais :

« Ça va monsieur ? »

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MOMENTO MORI
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MOMENTO MORI
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Jeu 10 Aoû 2017 - 22:38

rencontre du troisième type.
FT. jonathan myers
Non, je n'ai jamais aimé les soirées mondaines et tous les coincés friqués qui y étaient. Non, je n'ai jamais aimé fréquenté les autres abrutis de première qui se croient bien plus méritant d'entrer au conseil. Pour les éviter, eux et leurs remarques désobligeantes qui me donner envie de gerber, je me contente de coller Elijah ou Vincenzo. Presque tous les membres du conseil étaient conviés à cette soirée stupide et je faisais bien attention à m'éloigner de Jack Alice Spaltter, surtout depuis le moment où nous avions couché ensemble. Je l'avais voulu, certes, je l'ai même fait en pleine connaissance de cause. Sauf que cet imbécile s'est aussi amusé à raconter des conneries diffamatoires dans le journal de Dornia. Si je peux, un jour, le tuer sans laisser la moindre trace, je le fais sans presque aucune hésitation. Même si c'est un génie de la génétique et qu'il est à l'origine de la création du premier hybride, je ne peux que détester cet être exécrable qui me pourrit la vie chaque jour. À ce compte-là, j'ai bien envie de retourner en Asie, même si c'est pour servir de petite pute de service à Seung. Je sais ce qu'il fait, je sais même ce qu'il m'a fait. Mais je n'ai pas le temps de penser à ça, ce soir.

Soirée mondaine ou gala de charité, dans tous les cas, c'était suffisamment important pour que des membres du conseil y soient conviés. Je n'ai pas vraiment fait attention à pourquoi je devais venir. À vrai dire, je m'intéresse surtout aux vins, champagnes ou autres nectars précieux qu'ils ont à nous proposer. Je n'ai pas loupé une seule occasion et je leur ai demandé s'il avait une excellente bouteille de vodka en stock. Négatif – alors j'enchaîne les flûtes de champagne. Parfois des verres de sang qui ont un excellent goût, d'autres fois des vins millésimes qui sont inestimables. Je n'aime pas le vin, je m'en fiche, même. Mais tant que ça peut me faire tourner un tant soit peu la tête en plus de régaler mon palais, j'en contente un minimum. Mais ces horreurs à bulles ou bouteilles qui coûtent quat'yeux et six bras ne valent pas une seule goutte de vodka ; heureusement que j'ai emmené ma flasque. J'en bois des petites gorgées, j'ai envie qu'elle dure la soirée alors je me retiens.

Alors qu'Elijah m'abandonne et que Vincenzo est occupé à parler à des riches bourgeois bouchés du trou de balle, je me retrouve seul, dans mon coin, à faire la fête de façon discrète au buffet qui proposaient mille et une façons d'essayer de remplir notre estomac pourtant bien mort. Je passe un peu de temps au téléphone, observant les miliciens habillés de beaux costumes pour passer inaperçus parmi toute cette masse noire de richesse et d'élégance surfaite. Je discute avec So, qui me dit qu'il est actuellement à Los Angeles pour régler des comptes avec des gangs, avec Galileo – qui m'assure que tout se passe bien au travail, ainsi qu'avec Jakob. Je ne fais pas attention autour de moi bien que j'entende du grabuge autant devant que derrière. Je suis plus occupé à parler paperasse et potins avec mon assistant administratif plutôt qu'écouter une seule bribe de ce que les autres disent. Sauf que – surprise, je sens quelqu'un derrière mon dos. Je range mon téléphone lentement et je tourne le regard pour voir un milicien pointer son arme vers quelqu'un. Ils font encore leurs intéressants. J'agis avec nonchalance, ignorant presque la situation alors que tous les regards sont tirés vers lui et moi. « Virez votre sale dos crasseux de mon costume blanc. Votre salaire ne suffirait même pas à en payer un autre. » Silence le plus total. Ce quelqu'un se fait emmener et le milicien ne reçoit même pas un merci, encore moins de ma part. J'ai de quoi retourner à mes occupations. Je me retourne légèrement pour croiser mon regard dans le sien.

Il a l'air bien stupide, peu éduqué, peu cultivé. Un homme qui n'en valait pas la peine, bien sûr. J'avais d'autres chats à fouetter plutôt que de lui parler, d'engager la discussion et de vouloir trouver à tout prix une solution pour m'échapper de cette ribambelle de phrases ignobles et mal tournées. Il me demande si ça va. Une belle blague ; vraiment. « Si ça n'allait pas, cela ferait déjà quelques minutes que vous en auriez pris pour votre grade. Et je vous prie de m'appeler Monsieur Kang. Non pas monsieur tout court. Votre intervention inutile n'avait pas lieu d'être. » Insolent que j'étais, je n'avais pas remarqué qu'il s'était en fait incliné pour me poser cette question quand bien même était-elle stupide. Je hausse un sourcil. Puis je le regarde à nouveau. « Puis-je au moins savoir le nom de ce sauveur qui a eu moins eu le réflexe de se plier un tant soit peu devant moi ? Je pense que vous le savez déjà pour ma part. Remettez votre chapeau – je m'appelle Yi-Jun Tao Kang. Directeur de la banque de sang et membre du conseil de la ville. » Je tends la main pour que je puisse serrer la sienne – c'était la moindre des choses. Ça montrera, au moins, que je n'étais pas aussi froid que les gens pouvaient le penser.
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Le Geôlier
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Le Geôlier
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Ven 11 Aoû 2017 - 22:05



« Meeting with a other world »

Pv Yi-Jun Tao Kang

Ouais. Bah une chose est sûre, il est coincé du cul. Il dit peut-être pas que des conneries l'autre con là. D'ailleurs il tire une sacrée tête là, c'est assez marrant. Mais comme tout les autres, il a repris ses discussions comme si rien ne s'était passé, me laissant dans un face à face empli de glace. Non clairement, ce type me déteste déjà. Je me retenais de lui dire que je le laisserais volontiers crever la prochaine fois qu'une balle tirée par un abruti. Mais ferme ta gueule John', si tu tiens à ta tête. Finalement, lui aussi fit une intervention inutile. Mec, t'es genre le type le plus connu et respecté de cette foutue ville avec Sir Ulysse Kingslay et tu te présentes ? J'ai l'air si con que ça ? Je pense que je devrais mal le prendre. Mais je remet correctement mon chapeau, me redresse et sert sa main avec celle de chair que j'avais. Non pas que je risquais de lui broyer la main avec celle en acier, mais bon, y en a qui aime pas le contact de l'acier, même avec un gant. Je souris grandement et répond :

« Jonathan Myers, pour vous servir. Et sérieusement Monsieur Kang, tout le monde sait qui vous êtes. Et je vous prie de m'excuser, je suis très propre. »

Puis je m'approche de lui. Il sent... l'alcool fort. Attend attends, c'est de la vodka ? Je suis sûr de ne pas en avoir vu un seul verre sur toutes ces tables. Tiens donc, on se fait chier ? On a pris sa propre boisson pour passer le temps ? Je ricane en coin. On peut donc parler de ma flaque de whisky. On était au moins deux cons dans cette foutue soirée à espérer pouvoir se tirer rapidos. Non clairement, rien que l'expression d'emmerdement total que je vois sur sa tronche est la preuve qu'il serait mieux chez lui. Visiblement il est attendu, son téléphone dans sa main n'arrête pas de vibrer. Soit on le harcèle, soit il a un admirateur. Ou plusieurs. Et ouais, c'est presque la même chose. J'avais presque pitié de lui, a devoir supporter ça. Les gens ont finis par tous retourner à leurs occupations, enfin presque, je sens bien quelques regards méfiant sur ma personne fumeuse de cigares. Come on, j'ai tellement l'air d'un monstre que ça ?

« Dites moi Monsieur Kang, vous partagez un peu ? Je mérite bien ça non pour vous avoir éviter le désagrément d'une balle ? Ça aurait tâché votre superbe costume blanc. »

Je ricane, convaincu qu'il allait m'envoyer chier et admirant son magnifique costume de pingouin albinos. Je tire un coup sur mon cigare presque fini et tapote les cendre dans un cendrier prévu à cet effet sur une table juste à coté. Finalement, prenant pour acquis son imminent refus, je sortit de mon costume mon flasque à whisky et parla doucement pour ne pas être entendu par les oreilles les plus proches :

« On crève d'ennui ici. Ça grouille de sombres abrutis. Vous avez pas vu celui qui vous mate depuis tout à l'heure ? Il a l'air intéressé... par votre porte-monnaie. »

J'suis pas con quand même. La plupart ici espère gratter un peu de tunes chez ceux encore plus riches qu'eux. Bon, certains sont là pour bouffer du cul, mais il y a les esclaves pour ça. Puis sérieux quoi, t'as le tout le gratin de Dornia là, et même d'ailleurs, pourquoi te rabaisser avec un.. mortel. Ça me dépasse clairement là. Je reste à proximité du membre du conseil, lui montrant ma flasque :

« On trinque ? »

Allez gars, tu sais bien que je t'ai chopé. Toute façon, il devait pas le cacher plus que ça. Pour lui c'est pas un mal, mais si moi on me voyait picoler sec, on me remontrait bien les bretelles. Osef, c'est ma récompense pour avoir sauver les miches d'un mec important et c'est tout. Alors je bois un coup et écrase mon cigare dans le cendrier avant de jeter un œil sur l'assemblée. Une belle bande de nazes. J'ai presque envie de rallumer un cigare pour l'occasion. Mais bon, on va pas abuser, il en reste pas des masses dans mes réserves.

« Dites moi Messire Kang, y a un endroit au calme à deux portes de là. Pas comme si quelqu'un allait faire un scandale de votre absence. Puis avouez le, vous voulez vous tirez de là. On est deux. »

Je veux me faire la malle et autant me trouver une bonne raison de le faire. Alors accompagnez un mec comme lui quelque part, c'est le parfait alibi pour justifier ma soudaine disparition. Encore faudrait-il qu'il accepte. Je me prépare prêt à m'en prendre une, un sourire satisfait au visage. Aucun sous-entendu, j'allais rien lui faire. Pour une fois que je propose quelque chose de ce style sans idées derrière la tête.
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MOMENTO MORI
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MOMENTO MORI
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Ven 11 Aoû 2017 - 22:51

rencontre du troisième type.
FT. jonathan myers
Il me serre la main grossièrement, il ne prend pas le temps de faire ça proprement, comme s'il était très fortement mal éduqué. Il dresse un grand sourire et se présente ; Jonathan Myers. Il y avait de quoi être fier d'un tel nom, cela pouvait refléter une certaine élégance, mais si la personne en face n'avait pas la courtoisie ou la délicatesse qui allait avec, ça pouvait se retourner contre soi. Je suis sûr qu'il peut faire quelque chose à ce propos, ou s'il me montre qu'il a de quoi m'intéresser. Mon téléphone continue de vibrer sans arrêt, comme si So avait envie de se lâcher et d'écrire toutes les insultes qu'il connaît sur plusieurs messages. Lui, par contre, la finesse n'est pas vraiment son truc, comparé à Galileo. Je soupire et je déverrouille mon téléphone pour que je le passe en sourdine. Ce n'est pas ça qui allait m'emmerder pour le reste de la soirée. Abruti de petit frère. Je fais tout de même attention à ce que mon assistant ne m'aie pas posé de question avant de l'éteindre et de le ranger dans la poche intérieure de mon costume blanc.

Le milicien me surprend soudainement, me demandant si je voulais partager. Je sentais autant l'alcool que ça ? J'avais pourtant fait attention à ne pas trop laisser ma flasque ouverte, afin que l'odeur ne s'échappe pas plus que ça. Je hausse les épaules, je fais mine de ne rien avoir entendu et je me tourne légèrement pour reprendre une gorgée de vodka sans qu'il ne me regarde. Lui, par contre, il sort sa propre flasque – je renifle le whisky d'ici –, en boit un coup, et il se rapproche de moi pour me parler à voix basse. « J'admets que cette soirée est ennuyeuse à mourir. En tant que membre du conseil, je me devais surtout d'être présent, mais, au fond, je n'en avais presque rien à faire. Ils n'ont même pas de vodka. Un véritable scandale. Et pour l'autre, il peut rêver autant qu'il veut, je n'emmène jamais mon portefeuille entier sur moi. Juste mes cartes dans la poche interne de ma veste. » Rire. Il lève sa flasque, puis je sors la mienne avant de légèrement l'entrechoquer avec la sienne, buvant à nouveau un peu de ce nectar. Je ne m'en lasserais jamais. Avant, j'étais plus adepte du saké japonais ou des boissons impures que l'on peut trouver – et le jour où So m'a annoncé que la Russie était entre nos mains, il a sorti des bouteilles de vodka inestimables. C'est de là que vient mon bon goût pour ce liquide transparent et délicatement relevé. Il y avait aussi de bons whisky, de bons bourbons, mais mon cœur se dirigera toujours vers une bouteille de vodka. Je ne jurais à présent que par ça.

« Deal. Ça me fera une bonne raison de me faire la malle. Je connais des rues sympathiques autour de la salle. On pourra y aller et – ne jamais revenir ici. Je déteste les soirées mondaines. Venez. » Je lui fais un léger signe de tête, et j'emboîte le pas, direction l'une des sorties les plus discrètes de cette salle, en passant par l'arrière cuisine qui était totalement vide et la salle de chauffage. Une ultime porte, jamais fermée, et nous voilà à respirer l'air de la nuit. Je lâche un gros soupir, et je me permet de me sortir une cigarette. Bien évidemment, je lui en propose une en lui tendant le paquet. « Benson & Hedges. Pas des mentholées. Donc aucun risque d'indigestion des petits fours et autres champagnes dégueulasses qu'ils nous ont proposé. » Je me permet de lâcher un rire dans un souffle, puis j'allume ma cigarette une fois qu'il a prit sa décision de prendre ou non une cigarette. Si c'est un amateur de cigare et qu'il ne fume que ça, je le vois difficilement fumer ce genre de choses. Mais je ne dis rien.

« Vous êtes spécialisé dans quelle branche de la milice ? Chasse des instables, capture des libres ou la section police s'occupant des infractions vampiriques ? Parce que j'en connais bien un qui mériterait d'aller derrière les barreaux ou d'être réduit à l'esclavage. Si vous voyez de qui je veux parler, bien sûr. Sinon je ne vais pas continuer à aller plus loin. » Je tire sur ma cigarette, et je commence à marcher pour m'éloigner de la salle, accompagné de Jonathan. Ce milicien avait tout de même une certaine fougue et un côté sauvage qui avait bien des avantages – mais mon côté cœur était fermé et je ne laissais plus quiconque me voir nu pour le prochain siècle. Coincé peut-être, mais propre sur soi. C'est deux choses différentes. « J'ai cru remarquer que votre bras gauche était plus gros que l'autre, monsieur Myers. Ou alors est-ce synonyme de plaisir personnel ? » Comme l'autre crétin prépubère, en effet.
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Le Geôlier
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Le Geôlier
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Ven 11 Aoû 2017 - 23:35



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Pv Yi-Jun Tao Kang

Bah finalement, il était moins coincé du cul qu'il n'en as l'air le père Kang. C'est pas plus mal, passer le rester de la nuit avec une armoire à glace, ça a rien d'intéressant. Je peux rester avec mon chef pour ça, ce serait le même résultat. Après avoir trinquer un coup, on a finit par prendre le chemin de la porte de sortie. Une issue discrète, loin des regards. J'ai bien vu un con nous regarder, mais vu le sourire qu'il a fait, je pense pas qu'il va en parler. Vaux mieux pour ses fesses à ce mec... A ce Spaltter. Enfin dehors, il fait pas mauvais, on est même plutôt bien là. L'homme sortit une cigarette et me la proposa. Pas de la merde dis moi donc. Mais clairement pas mon style, je me permis de refuser poliment et pris un cigare de ma réserve. Y a que ça de vrai ! Une fois ceci allumé, on pouvait reprendre notre route. Il fait un silence de mort, c'est pas dommage. Puis le voilà à m'interroger, les questions basiques, puis une qui me fit rire tellement que j'ai faillit en perdre mon cigare. Elle est bien bonne celle-là tiens ! Je finis par m’arrêter pour tirer un coup sur mon cigare et lui répondre :

« Je vous ais déjà emmené quelques prisonniers à juger, des prisonniers vampires. Et ouais, je pense savoir de qui vous parlez. Et pour mon bras, vous avez l’œil, mais non, je suis pas un branleur, dans tout les sens du terme. »

J'ai tout simplement retiré mon gant avant de relever ma manche jusqu'au coude pour qu'il puisse constater de lui même la présence du tas de ferraille. Du bon boulot bien entretenu, mais ça reste un tas d'acier. Bah, c'est qu'un petit prix à payer, pas comme si il m'avait crever un œil ce vieux fou. D'un large sourire satisfait, je poursuit :

« Un petit souvenir de mon passé de faible humain, rien de bien grave ou d'important. »

Je rangeais mon gant dans la poche de mon costume, décidant de laisser l'acier prendre un peu l'air. C'est pas une honte ou un truc que je chercher à cacher de toute façon. On peut reprendre notre route vers on ne sait trop où. Je fume sur mon cigare, main en acier dans la poche, démarche tranquille. Je me contentais de le suivre comme le ferait un garde du corps et pour le coup, c'est sûrement ce que j'étais. Chargé de surveiller le riche las de cette soirée. Pas que ça me dérange, bien au contraire. Ce type semble quand même très intéressant. Et c'est à moi d'entretenir cette petite lueur d'attention qu'il me porte.

« J'ose espérer que ça vous dérange pas de vous trimballer avec un estropié. Même si je me considère pas comme tel. Enfin bon, c'est sympa de vouloir traîner avec moi, faut dire, vous êtes quelqu'un d'important, de puissant, y en a des tas qui voudraient prendre ma place pour vous faire du charme. J'vais être honnête Monsieur Kang, je m'en bas les couilles de votre fric, de votre statut de presque dieu ou de tout le reste. Si je suis là, maintenant, à marchez avec vous, c'est parce que je vous trouve intéressant. Froid peut-être, mais intéressant. Avouez, Monsieur, au fond, votre froideur, c'est fait pour repousser ceux qui vous intéresse pas. »

Je me suis doucement approché de lui, sans crainte. Maintenant qu'on est que deux, on est juste des hommes en costard. Je garde le sourire, confiant en mes paroles et tirant encore sur mon cigare. Je l'observe, remettant bien mon chapeau, suivant sa route. Doucement, je laisse ma main mécanique se rapprocher de lui et se poser sur son épaule la plus lointaine pour le rapprocher de moi, tout en délicatesse je vous prie.

« T'en fait pas, si y a un truand qui nous attaque, je m'assurais qu'il n'y ait pas une seule tâche sur ton costard. »

Sans réellement réaliser, j'étais devenu familier. Bah, qu'est-ce que ça peut me faire ? Je pense pas que ce type va vouloir ma mort pour un truc du genre. Puis merde c'est bon, on est juste les deux, c'est pas comme si tout le monde allait le savoir que j'ai oser tutoyer Monsieur Kang. Je crains pas grand chose de toute manière. Qu'est-ce que j'ai à perdre ce soir ? Pas grand chose. En tout cas, je lui ais fait indirectement une promesse et je comptais bien m'y tenir. Son costard sera aussi blanc au retour qu'à l'aller. En continuant la marche, je brise de nouveau le silence :

« Sinon, on va où comme ça ? Fait beau mais bon, t'as une idée derrière la tête non ? »
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MOMENTO MORI
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MOMENTO MORI
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Lun 14 Aoû 2017 - 2:58

rencontre du troisième type.
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S'il avait le don de me rendre aussi curieux, je ne me serais certainement pas montré aussi sec dès le début. J'ai été stupide, je l'assume. Je me contenterais d'être moins passif agressif tant que je suis avec lui. Cet événement soudain et la rencontre avec ce milicien me sortait d'une bien délicate situation qu'était l'ennui. Un membre du conseil qui s'ennuie n'est que synonyme du peu de contact qu'il a en ville. Mais la différence avec Jack, Vincenzo, Ulysse, c'est que j'ai une masse de travail tellement énorme que j'ai rarement du temps pour sortir ou me faire plaisir. La seule fois où j'ai pu, c'était il y a quelques semaines, lors de ce speed-dating stupide où je suis sorti à moitié torché – et je ne me souviens presque plus de rien, d'ailleurs –, alors que je rencontrais tant vampires qu'esclaves. Cette sortie avait été la seule depuis quelques années, si on exclut les moments où je suis parti acheter, recueillir des esclaves pour qu'ils me servent moi. Ils ne durent jamais longtemps. Incultes, idiots. Trop obéissants, chiens. Sous-êtres, saloperies, insectes. Tout était bon à penser, rien n'était bon à dire.

« Pardonnez donc mon impolitesse. Et je me souviens, oui. Peut-être ai-je déjà vu votre tête ? Avec l'un des plus gros aimants à problèmes de la ville. Julius Ashleigh Miller. Est-ce que vous étiez l'un des miliciens chargés de l'escorter ? » Silence. Je ne dis plus rien ; cet enfoiré m'a valu de coucher avec ce stupide Jack. Je me devais d'assurer une protection pour mon frère et il en a profité. J'entends Jonathan reprendre la parole mais je n'y fais pas attention puisque je laisse ma rage me consumer pour quelques secondes. Mais puisqu'il semble que c'était court, ça devait être sans importance, alors je laisse tomber, et je continue de tirer sur ma cigarette comme si ne rien n'était. Je regarde d'un œil la bête de ferraille qu'est son bras gauche, montrant toute l'horreur que l'humanité peut dégager. Putrides êtres. « Vous avez touché dans le mille, monsieur Myers. La froideur n'est là que pour éloigner la stupidité et le manque de culture, cette douce culture je chéris maintenant depuis des siècles entiers. Aujourd'hui, les vampires ont des envies idiotes. Des caprices sans intérêts. Ils créent des modes qui n'ont pas lieu d'être, ils jettent de l'argent par les fenêtres alors que toutes ces dépenses inutiles pourraient servir à payer nos miliciens, entretenir nos villes, nos esclaves. Empêcher les esclaves de s'échapper. Et puis – vous avez dit quelque chose au début de votre phrase. Votre présence ne me dérange nullement. Au contraire. Vous commencez à attiser suffisamment ma curiosité pour que je parle à quelqu'un de votre statut. »

Je déglutis discrètement quand cette distance pourtant si importante est rompue. Au travers du blanc, je sens l'alliage froid qui ne reflète pas l'âme de l'homme ; elle était chaude et n'attendait qu'un bon moment. Je grimace légèrement quand il me tutoie ; encore un pas de trop. Mais était-ce le moment de s'en soucier ? Je finis par desserrer ma cravate afin de pouvoir l'enlever d'une main et de la ranger dans l'une des poches de mon costume. Je finis ma cigarette, je m'arrête et je l'écrase. « J'avais pour idée d'aller dans l'un des bars de la ville, mais on peut se contenter de nos flasques et d'un endroit calme pour briser le temps. Ne penses-tu pas qu'il est temps d'aller envoyer paître le travail ? Prenons un peu de temps pour nous, nom de dieu. Jamais un seul jour de repos, il faut toujours enchaîner parce que nous sommes l'essence même de cette ville. Pourquoi avoir choisi de devenir milicien, Myers ? Convictions personnelles ou bon vouloir ? » Léger rire. Non, je n'étais pas cet homme froid. Jonathan avait raison ; je l'étais parce que je voulais voir si certains étaient capables de briser cette couche de glace qui m'enveloppe et qui me fait rejeter tout le monde.

J'essaye de me souvenir du chemin pour qu'on arrive dans un endroit calme, où personne ne passe à cette heure-là. Il fait presque noir, aux alentours, il y a juste une lampe au sol qui éclaire nos pieds, légèrement nos têtes et nos costumes. Je lâche un soupir et je viens engloutir une grosse gorgée de vodka, quand j'ai sorti ma flasque. Je lui tends celle-ci, et je viens me poser sur un petit muret au sol, évitant de tâcher la blancheur de ce costume au prix de plusieurs salaires. « Myers, si ma froideur repousse les autres, comment es-tu arrivé jusqu'à moi ? Je me pose la question ; qu'ai-je d'intéressant à montrer ? Réponds, franchement ou non. » Je me ressors une cigarette et je l'allume ; encore.
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Le Geôlier
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Le Geôlier
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Lun 14 Aoû 2017 - 20:36



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Pv Yi-Jun Tao Kang

On traîne. Calmement, on se parle paisiblement. On pourrait nous prendre pour deux amis, on y est encore loin. Ou pas ? Aucune idée et je ne cherche pas à savoir. Je l'écoute se souvenir de moi en s'excusant. Eh bah, un mec du conseil s'excuse auprès de moi ? Je me sentirais presque important. Julius ? Ça me dit quelque chose. Ah ouais, le vampire avec des prothèses partout. Maintenant c'est qu'un humain et pour un bon paquet d'années. Il n'a eu que ce qu'il méritait pour avoir gâcher sa chance. Il était au sommet, maintenant il a rejoint ceux qu'il aidait dans la soumission aux forts. Et moi j'ai eu le plaisir de lui coller mon poing dans la gueule. C'était un bon défouloir. Quand il en a parler, j'ai sentit une légère crispation de sa part. Ce cas devait vraiment lui courir sur les nerfs ou autre chose lié à ça, j'en sais rien. Bien sûr Émile, je touche toujours dans le mille. D'un certain point de vue, nous étions en accord sur la façon de voir les vampires. De voir ce que nous sommes. Quelqu'un de mon statut, ouais, normalement, ça serait un coup de pied au cul et au revoir. Je me sentais chanceux. Il ne ronchonne pas quand je l'attire vers moi avec mon bras de ferraille, clairement, il est loin d'être un mec complètement associable. Juste qu'il choisit. Il continue de parler et moi je l'écoute. Le voir sourire, l’entendre rire, je sais pas pourquoi, ça me fait plaisir. Je me fais peut-être des idées, mais je me sens un privilégié pour arriver à lui arracher ses expressions là. Lui qu'on surnomme l'homme de glace. On finit par se poser et j'ai des réponses à lui fournir. Restant à ses cotés, je tire sur mon cigare et répond :

« J'suis pas un intellectuel, si y a une chose que je sais faire, c'est faire du mal et tuer. Pour ça que je suis devenu milicien, c'est un bon boulot pour moi. Pour punir les idiots qui gâchent leurs chances. On est des vampires, on a le monde à nos pieds, mais y en a qui brisent les limites et ça se laisse pas impuni. Je comprend pas qu'on puisse jeter sa chance et son honneur pour aider des faibles ou s'en prendre à ses camarades. C'est pour ça que j'ai rejoint la brigade des infractions vampiriques, pour punir ces gars là. »

J'accepte de prendre sa flasque et boit un petit coup avant de lui rendre, sortant ensuite la mienne pour lui proposer si jamais ça lui tente. Dans l'obscurité presque totale, je distinguais à peine son visage, juste la lumière de sa cigarette en train de brûler. Encore une tiens ? Puis je me demande, est-il seulement avertit des rumeurs ? Bah non, il s'en souviendrais. Et les rumeurs sont ce qu'elles sont, des on-dit sans fondements. Je suis un interrogateur oui, un bourreau oui, mais je suis loin d'être un lâche, un traître ou un connard. Sont juste jaloux, ou ils ont la trouille de moi. Va savoir. Et une autre question bien plus intéressante qui m'arracha un sourire. Tu veux vraiment savoir ?

« Ce que tu as d'intéressant à montrer, franchement ? Ce que tu caches sous la glace. Tout le monde te voit comme Monsieur Kang, le puissant, l'intouchable, le glacial membre du conseil de Dornia, tout puissant PDG de la banque du sang. Je m'en bat les steaks de ça. Moi je suis sûr que le vrai toi, ce que tu montres à personne, est intéressant. Et va pas penser que je te veux dans mon plumard ce soir, je suis pas un crevard en manque qui saute sur tout ce qui bouge sans raison. »

Je m'approche de nouveau, me mettant en face de lui et prenant mon cigare dans ma main de chair pour le retirer ma bouche, soufflant la fumée hors de portée. Je souris encore et regarde mon bras de fer en reprenant la parole :

« Rien que le fait que tu acceptes de perdre du temps avec un milicien fumeur estropié est une preuve qu'il y a une autre facette de ta personnalité, celle qui accepte le contact, qui sourit. J'vais te dire, je me sens veinard là maintenant. »

Je redresse le regard, haussant les épaules avant de reprendre la parole, remettant mon chapeau en place :

« T'sais, moi je suis qu'un cow-boy avec un bras qui résonne quand tu tapes dessus, mais pour casser des mâchoires, ça passe bien ! Ah, et appelle moi John' va, on peut se tutoyer quand même. Comme tu dit, on est pas au boulot.  »

Je retire encore un peu de distance entre nous deux, approche mon visage du sien et murmure :

« Smile for me. »
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MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mar 15 Aoû 2017 - 3:33

rencontre du troisième type.
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L'amour de la violence me répugnait. S'il y avait bien une chose que je laisse volontiers à tous les autres, c'était frapper, tuer, arracher, torturer. Tout ça n'était pas ma tasse de thé puisque j'ai toujours été fait pour le travail de bureau, celui qui mérite réflexion et intelligence. Je ne pouvais pas lui reprocher d'aimer ça, c'était son propre choix et je n'avais pas mon mot à dire sur le mode de vie de quelqu'un. Quand je lui tends ma flasque, il la prend volontiers et en boit un peu. Je la range, et il me tend la sienne – contenant du whisky. Bien que ce ne soit pas réellement ce que je préfère en matière de boisson, j'accepte volontiers un peu d'alcool pour taire cette envie de sang qui commençait à se faire ressentir. Ma bouche mélange cigarette, alcool fort, et j'ai encore l'atroce goût de la salive et de la langue de Jack Alice Spaltter. Dieu seul sait que j'ai envie de m'en débarrasser, mais je n'ai pas envie de faire ça avec le premier idiot du quartier.

Je n'ose pas lui répondre quand je lui ai demandé de me parler franchement. Je devais me douter que cette face que ne montre que devant ceux qui me connaissent est intéressante. Je sais qu'elle a des choses à prouver, à démontrer ainsi qu'à faire découvrir. Mais je ne la montre jamais, parce que c'est ma seule barrière de protection face à tous ces avares abrutis. Je le vois qui s'approche, distinguant les mèches de ses cheveux dépassant de son chapeau. Il retire son cigare et libère la fumée qu'il avait aspirée quelques secondes plus tôt, et il lâche un sourire. Agaçant. Je me permet de tirer une rapide taffe sur ma cigarette avant qu'il ne reprenne son beau discours, certainement pour me flatter, que ce soit involontaire ou non. Le dernier contact du genre était il y a bien des années ; avec un ivrogne qui n'avait rien d'autre à faire que titiller l'un des hommes les plus importants de cette ville. Il s'en est sorti avec des griffures sur le visage et un œil crevé, qui a certainement dû régénérer. Mais là, c'est pas un ivrogne, c'est pas non plus quelqu'un de stupide ni même de repoussant, loin de là. S'il y avait du monde aux alentours, je l'aurais certainement déjà envoyé bouler tout en l'humiliant, mais je suis seul, avec lui, alors que la nuit est à son summum et que le soleil ne se lèvera pas avant plusieurs heures encore. Un peu de joie, et moi je continue de rester sur le cul tandis qu'il s'approche toujours un peu plus.

Et quand il me demande, je souris. Sauf que je ne souris pas pour lui faire plaisir, je souris pour moi, et je m'en fais presque mal aux joues tant je ne suis pas habitué. Et je comble juste rapidement la distance, allant chercher le goût de son cigare qui restait allumé à côté de ma cigarette. Ma bouche contre la sienne, je peux enfin avoir un sentiment de satisfaction au lieu du mépris et du dégoût. « Ce baiser ne nous engage à rien. La bouche de Jack Alice Spaltter contre la mienne restait omniprésent dans mon esprit. À présent, ce sera la tienne, un inconnu que je viens à peine de rencontrer. Que le destin est mal foutu. Je ne m'avance à rien. Toi peut-être. Je suis désolé du fait que ce soit si inopiné. » Mais au fond, ce baiser a pu me rappeler des souvenirs. Des souvenirs lointains, qui datent d'il y a un peu moins de quatre cent ans. Le goût sec, noir des lèvres rugueuses de Seung contre les miennes. Il m'embrassait ardûment, férocement, sauvagement en me lacérant le dos alors que je n'étais même pas encore vampire. Ces marques sont restées, c'était son fétiche. Il s'amusait à les retracer alors que j'étais nu devant lui, parfois les refaisant saigner pour son propre plaisir. Elles sont devenues plus profondes, avec le temps. Mais un jour, il était plus doux, et ce contact âpre avait maintenant disparu pour laisser une pulpe câliner une chair meurtrie par des moments de folie. Le jour où j'ai décidé de partir en Amérique suite à son conseil, j'ai presque ressenti à nouveau mon cœur battre, pour la première fois depuis des décennies. Mais jamais, jamais il n'a voulu me faire découvrir ce sentiment que je considère comme inutile ; l'Amour. Je ne sais pas si c'est ce que je pense aujourd'hui. Peut-être ai-je changé d'avis au fil des siècles avec toute cette vie qui se consume et cette éternité qui me rappelle que la seule façon de ne plus s'ennuyer, c'est de se faire souffrir. Et si le moment était venu ? – Il n'avait peut-être pas envie.

« Myers, si vous n'êtes pas là pour moi, alors pourquoi m'avez-vous suivi ? Vous avez clairement dit ne pas être intéressé par tout ça. C'est ce que la plupart des vampires cherchent. Alors quelles sont vos raisons ? Je n'ai rien d'intéressant à raconter. Ma vie n'est pas passionnante, entre les nuits entières passées au travail, les réunions avec le conseil, et ces... stupides soirées mondaines où nos présences sont exigées. Je suis le greffier du conseil, celui qui fait les comptes-rendus et qui a son mot à dire. Le directeur de la banque de sang, qui n'existe que pour apercevoir des vies qui partent, et qui ne retrouveront jamais ceux qu'ils ont vu, ou qu'ils ont aimés. » Pause. Dernière taffe, et j'arrête là pour ce soir. Je prends une respiration avant de me rapprocher légèrement de Jonathan. « Alors c'est une routine. Et cette routine n'a rien à envier. Celle des miliciens est constamment changée. Vous bougez tout le temps, chaque personne que vous voyez est différente, et ils vous font tous voir des choses de manière... différente. La seule chose que je peux faire pour essayer de passer le temps d'une autre manière, c'est aller au hangar d'arrivée des esclaves pour être l'une des dernières têtes qu'ils verront de toute leur vie. » Soupir ; je parlais d'une voix calme, presque faible depuis tout à l'heure. Elle prouve bien que tout ce que vis n'est pas la meilleure des vies pour un éternel. J'aurais pu parcourir le monde et apprendre à le connaître. Découvrir des civilisations et les aider. Je suis coincé entre quatre murs parce que je l'ai voulu et que je n'ai pas su dire non au moment voulu. « Alors, Myers, est-ce la face que tu as voulu voir ? »
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MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mar 15 Aoû 2017 - 5:25



« Meeting with a other world »

Pv Yi-Jun Tao Kang

Seigneur, qu'est-ce qu'il vient de faire là ? J'avais demandé qu'un simple sourire, il m'a donné bien plus que ça. Quelque chose d'inattendue, donné comme ça, de plein gré. Y avait rien derrière tout ça, aucun sentiments, aucune envie. Si, une seule. Faire taire le passé. Qu'est-ce que ce con de Jack a bien pu lui faire pour qu'il en arrive à embrasser un trou du cul de milicien ? Je préfère pas savoir, ça pourrait me donner envie de lui casser la gueule et m'en prendre à ce mec... Mauvais plan, clairement. Aucun engagement hein ? Ouais, je me doute bien de ça mon cher. Pas comme si t'allait passer ta vie avec moi. Qui le pourrait ? Qui aurait ce privilège ? Ce qu'il ignore, c'est que ça ne se fait pas sans conséquences ce genre de choses. Du moins avec moi. J'avais envie de plus, envie de l'embrasser de nouveau. Je laisse tomber mon cigare, l'écrase du bout du pied avant de l'envoyer plus loin. Il s'excuse, puis tente de me démotiver. N'as t-il donc rien compris ? Au fond, j'ai un peu pitié de lui, de ce mec qui pourrait être le plus heureux du monde mais qui au final, est sûrement tout l'inverse. Sa vie est des plus chiantes, sorte d'esclave du destin. Et allez savoir pourquoi, j'ai envie de changer ça. Sa voix me parvient à peine, pourtant je comprend bien tout ce qu'il a à me dire. Et malgré tout ça, je souris. Mon bras d'acier passe derrière sa taille et l'attire contre moi, brisant le peu de distance qu'il restait entre nous. Plus rien à foutre, au pire je m'en prend une. Je ne peux m’empêcher. Sans même lui répondre, je reviens prendre ses lèvres. Je les veux encore, ça tourne dans ma tête. Est-ce le manque ? Juste l'envie ? J'en sais rien et je m'en tape. Ce contact, je le voulais intense. Je veux briser son ennui. Je veux je veux, qu'est-ce que je deviens...

Un seul baiser avait renversé le cours de choses et changer toutes mes intentions. Fini le garde du corps qui se contente de faire la causette. J'allais être plus, ne serait-ce que cette nuit. Tu trouves que le destin est mal foutu ? Je vais te prouver qu'au contraire, le destin est généreux en cette nuit. Je sentirais presque mon cœur battre, une sensation fantôme... Comme la douleur qui me pique le bout des doigts parfois. Ce n'est plus là, et pourtant, ma tête y croit encore un peu. Esprit idiot. Mon autre bras vient aussi le saisir, le retenir sans violence alors que je prend enfin la parole, la voix aussi calme que la sienne pouvait l'être :

« Détrompe-toi. La vie d'un milicien, c'est toujours la même. Traquer, choper, tabasser, appliquer une sentence ou foutre en cage. C'est pas la même tête, mais c'est la même histoire à chaque fois. J'vois les choses pareilles tu sais, ce sont tous des idiots. Ce soir aurait pu être comme tout les autres où je fais du gardiennage de riches. Ça aurait pu être une soirée mondaine emmerdante comme d'hab' pour toi. Mais le destin est de bonne humeur, il a fait croiser nos routes. »

Tout ça à cause d'un attardé qui croyait pouvoir s'en approcher impunément. J'irais le remercier quand je... prendrais soin de lui avec le fer de mon poing. Ce costume te va bien tu sais. Je retiens ces paroles, inutiles. Je commence à avoir des idées, à avoir l'envie de lui retirer ce costard blanc. Damnit, plus rien ne va. Je tente de me changer les idées, je me souviens, il m'avait encore interrogé avant. Mes raison hein... En voilà une autre bonne question. Mais j'y réponds :

« Je veux te sortir de ton ennui. Non, je vais te sortir de ton ennui. »

C'est la seule réponse qui me vient en réalité. J'y avais pas réfléchi et sûrement je n'avais aucune raison de le suivre avant ça. Maintenant, c'est tout trouvé. Même si c'est qu'un soir, même si après je serais relayé au rang de sombre connard, j'en ai rien à foutre. Au moins je pourrais me dire que je fais partis des rares à l'avoir vu sourire vraiment. Il continue de me vouvoyer, de gardez la distance. Aurait-il une appréhension ? Ou n'est-ce juste pas dans ses plans de se rapprocher de moi. Je réfléchit trop, ça ne me va pas clairement pas. Alors cesse de réfléchir cow-boy, agis. Fais lui comprendre. Ces lèvres si proches, je reviens les prendre, langoureusement, en le retenant contre moi. Noir contre blanc, à peine éclairé. Qu'est-ce que ça peut faire, personne n'est là pour nous voir et juger nos actes. Je finis par me dire que ça doit être de trop, que je vais pas tarder à m'en prendre une dans la face. Alors je recule mon visage, dessert l'emprise de mes bras sans pour autant le lâcher.

« Désolé. »

Que je formule juste pour la forme, mais je n'en pense rien. Non je suis pas désolé d’avoir fait ça, j'en suis même fier. Alcool et tabac, c'est un drôle de mélange qui s'est formé dans nos bouches, mais j'aime ça. J'en voulais encore, toujours. Je ne voulais plus me retenir, mais il le faut bien. Je finis par fermer les yeux et souffler un coup pour tenter de m'apaiser, de calmer ses envies trop brutales. Je le laissais cogiter sur ce qu'il venait de se passer et décider. Était-ce trop, pas assez. Encore ?

« Oublie un peu tout tes statuts qui t'encombre et dis moi Yi-Jun. Qu'est-ce que tu veux vraiment ? »

Veux-tu simplement de moi jusqu'au lever du soleil ou même après ? Je ne veux pas lâcher prise, mais je n'aurais pas le choix si c'est ce qu'il souhaite. Je le ferais alors, à contre-cœur. Je retiens ma main d'aller dans ses cheveux, d'aller défaire l'attache. Mes mains restant à leurs places, dans son dos. Je vais attention de ne pas serrer trop fort avec mon bras mécanique, ça a de la force cette saloperie. Désormais, plus que le silence, et l'attente insoutenable de la réponse du décisionnaire. Come on Yi, don't make me wait too much.
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MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mar 15 Aoû 2017 - 16:55

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Si j'ai fait une erreur, c'est bien celle de l'embrasser. Il s'emballera tout seul, et il se changera les idées en moins de deux. Tous les hommes sont comme ça. Quand ils voient une brèche, ils s'incrustent toujours, parce que leur curiosité les consume comme de pitoyables êtres. Il a bien raison, le destin nous a fait ce rencontrer grâce à un homme étourdi dont la seule intention était de m'occire. Il n'a pas résisté au fait de m'embrasser à nouveaux quelques instants plus tôt. Moi, je n'ai pas réagi. Je me suis contenté de fermer les yeux et de penser au autre chose. À tout, sauf à ça. Je n'avais simplement pas envie de le voir dans son extase, et j'ai attendu, jusqu'à ce qu'il rompe le contact. Pourquoi est-ce aussi difficile d'accepter la réalité alors que j'ai déjà tout vu et tout vécu ? Parce qu'il me reste des choses à découvrir, et la seule manière de les dévoiler est d'avoir quelqu'un à mes côtés. Homme facile, cuisse légère. Je suis le genre d'homme exécrable à l'extérieur mais fragile comme une feuille à l'intérieur. Je suis considéré par les esclaves comme un « mauvais », quelqu'un d'horrible qui ne mérite que de crever. C'est ce que je montre, pas ce que je suis réellement. J'ai simplement vécu trop longtemps dans l'ombre sans avoir peur de l'extérieur. C'est Seung qui m'a forgé et implanté des idéaux trop arrêtés et trop extrêmes. Je suis beaucoup trop doux pour être mauvais.

« Alors qu'attends-tu pour me sortir de là ? » Toujours sur ce ton faible et pourtant si révélateur. Je ne voulais pas que quelqu'un nous entende, que ça reste entre nous. Néanmoins, je ne voulais pas aller plus loin, je voulais l'aguicher pour savoir jusqu'où il pouvait aller. Si ce que je pense est bien vrai, alors il ira dans des extrêmes que je n'ai pas volontairement brisé depuis des siècles. Il revient m'embrasser, mais cette fois je réponds. Je viens mêler ma langue à la sienne comme si c'était un simple divertissement. Je ne sais pas s'il l'a remarqué, mais il se recule, et je le fais aussi, avant de revenir piocher dans ma flasque de vodka. « Il n'y a pas de désolé qui tienne. Tu m'as sauvé la vie. Je t'en devais une. Et je t'en dois toujours une, d'ailleurs. » Et le silence revient. Il n'y a pas un bruit, juste une légère brise qui agite les arbres de ce parc habituellement vide. Il y a un terrible silence qui en devient presque gênant. Je dois parler, lui dire ce qu'il y a. Que j'attendais ça, mais que je ne veux pas faire l'homme facile qui montre tout dès les premières minutes. Il a encore tant à découvrir, mais mon corps attendra, mes secrets et mes hontes aussi. Si lui souhaite m'en dire plus, il le fera, mais je passe mon tour à coup sûr.

Cette dernière question me trouble plus que je ne l'aurais imaginé. Si j'oubliais tout et que je me plaçais en simple citoyen, qu'est-ce que je voudrais ? Si ma vie était aussi ennuyante, voilà fort longtemps que je je me serais suicidé. Cependant, je peux aussi avoir le choix de voyager à travers le monde, à pied ou dans une Jeep. Mais il me parle de lui, je le sais. Et qu'est-ce que je veux vraiment ? Arrêter de m'ennuyer et ne plus être seul. Je ne vois presque jamais ce petit frère que je défends pour n'importe quel prix. Je n'ai plus ni parent, ni créateur sur qui compter. « Ne plus traverser toute cette merde seul. Il est encore trop tôt pour que je décide quoi faire réellement. Mais ce soir, c'est niet. Le loup qui attend finira par dévorer sa proie à point. » Je n'allais certainement pas me laisser faire ce soir. C'était comme rencontrer un inconnu en boîte de nuit avant de faire ses petites affaires dans les latrines avant de ne plus jamais le revoir ; chose que je ne veux pas. Je suis sûr qu'il a des tas de choses à me dire.

« Si l'Amour, ce sentiment inconnu peut un jour germer et prendre possession de ce cœur qui semble pourtant si mort, finit par me consumer, j'espère que ce sera avec la bonne personne. En l'espace de quatre siècles, je n'ai jamais pu rien découvrir à cause de cette froideur et de cette possessivité maladive de mon créateur. Lui, ce n'était pas de l'amour. C'était de la jalousie et du désir. Rien de plus qu'une satisfaction personnelle qui ne lui a strictement rien apportée, si ce n'est qu'il dirige actuellement l'Asie. J'aurais dû être à sa place et avoir tout le monde à mes pieds. Et je me retrouve là, en Amérique, à croupir dans un conseil stupide et à faire la petite pute de service qui prend des notes pour tout le monde. Sauf que je ne peux désormais plus rien y changer, quand bien même j'essaie. Alors j'espère ne plus être seul un jour, afin d'oublier qui est-ce que je suis et pourquoi je suis encore en vie. Peut-être te crois-tu assez doué pour ça, John ? » Je n'ai pas envie d'en douter une seule seconde, mais lui seul pourra me le prouver.
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MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mar 15 Aoû 2017 - 20:07



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Pv Yi-Jun Tao Kang

Non tu ne me dois rien. C'est que je voulais lui répondre. Au fond, je lui ais pas sauvé la vie, j'ai juste fait le boulot pour lequel on me paye. Enfin, une partie de mon boulot. Celle que je manie le mieux est tout l'inverse. Je blesse bien plus facilement que je ne protège. Ne plus être seul... Il était donc si isolé que ça ? Surprenant, ce genre de personnes est d'ordinaire si bien entouré, mais il est vrai que lui, il repousse les idiots. Et ce monde en est rempli. Je l'écoute en silence, sans prononcer un mot, sans émettre un son, une expression neutre d'abord, puis un léger sourire compatissant. Il n'était pas un homme facile et d'une part, c'est tant mieux. Les autres sont si ennuyants, bien vite, ils n'ont plus rien à offrir. J'avais la certitude qu'avec lui, ce serait différent. D'ailleurs, il l'exprime clairement. Un loup hein ? Un loup voudrait manger un coyote ? Mais avec plaisir voyons, qu'il tente. Son choix ne me décevait pas, je m'y attendais même. Puis il me parle de son créateur, de ce monde qu'on lui a promis puis arracher pour le laisser là, à Dornia, dans une puissante lassitude. Je prend une petit dose de whisky et prend parole, légèrement amusé :

« Je vais te raconter une histoire si tu veux bien. C'est celle d'un homme qu'avait une vie ordinaire, bien cliché. Puis un jour, il découvre les vampires, à vrai dire, c'est eux qui le découvre, tuent toute sa famille et l'embarque. Et cet homme-là s'est mis à les envier, ces être puissants. Alors il est resté sage. Docile, un bon petit chien collé aux jambes de son maître, un vieux timbré. Le petit chien tu vois, il bronchait jamais, il se laissait tabasser sans couiner. Il obéissait, il a à peine hurlé quand son maître lui a arraché un bout de bras. Il restait patient, persuadé qu'on allait lui offrir le monde en même temps que l'immortalité. Il a eu la deuxième chose, brutalement. Et la première action qu'il a accomplie, c'est tuer son maître dans un élan de vengeance. Et quand il a retrouvé la raison, il a réalisé... Que le monde promis n'était qu'une illusion, qu'il n'avait aucun but ou raison de vivre. Et que même maintenant, il sait que quelque chose manque dans son existence. Il est seul. Pour seule amie la violence. Est-ce seulement une vie ? Et ouais, je te parle bien de ma vie. »

Je regardais mon bras en acier, qui me rappelle sans cesse ces moments sombres, ces périodes où je n'avais plus toute ma tête et chacune des fois où j'ai tué. En lui parlant, j'ai réalisé. Je suis dans la même situation que lui. Je suis seul, sans attache, sans personne à qui m'accrocher. Lui et moi, on se ressemblait un peu. Retournant mon regard vers lui, je poursuit :

« Actuellement, j'ai que la violence qui me donne l'impression d'être vivant. Mais je suis las, je ne veux pas mener éternellement une existence dirigée uniquement par de la haine. L'amour ? J'ai pas connu ça, je sais pas ce que ça fait. Mais si ça peut donner un sens à mon existence, alors je vais volontiers courir après. Tu me demandes si je suis doué, si je peux te faire oublier le coté sombre de ton existence. Je vais être honnête, j'en sais rien. J'sais pas si je suis un bon amant, je suis un bon pote, ça c'est certain. Je laisse pas tomber ceux qui ont de l'importance pour moi, ceux qui tiennent à moi. Dieu sait qu'ils sont pas nombreux. Peut-être même qu'il y en a aucun. Bah, qui n'essaye pas ne saura pas. Mais comme tu dit, pas ce soir. »

Je fouillais dans la poche intérieure de mon costume pour sortir une petite carte avec mon numéro de téléphone portable dessus. Toujours avoir ça sur soi, on sait jamais. Léger sourire aux lèvres, je lui tend le bout de carton :

« Tiens, ce serait dommage que j'oublie et que je doive te chercher dans toute la ville pour te retrouver. Si tu as des nuits à perdre ou une envie d'être kidnappé par un cow-boy, envoie moi un message et je serais là. Je connais quelques coins sympas loin de l'idiotie, ça devrait te plaire. »

On avait encore largement le temps, mais on est jamais trop prudent. Tout peut vite basculer, on en as déjà eu la preuve ce soir. Je remet bien mon costard par pure habitude et retire mon chapeau pour glisser une main dans ma chevelure avant de le remettre bien soigneusement. Je dresse le regard et sourit, admirant un peu la lune. Loin d'être pleine, loin de nous éclairer cette nuit. J'enfouis les mains dans les poches, pour me retenir. Ça ne tiendrais qu'à moi, je serais de nouveau en train de l'embrasser, mais c'est trop et trop vite. Même moi je le savais que ce n'était pas sage. Je pourrais rester là des heures durant, dans le silence, avec simplement sa compagnie, sa présence à mes cotés. C'était déjà quelque chose de nouveau, partager un moment. Je tourne le regard vers lui et sourit.

« Tu ne me dois rien, j'ai fait que mon devoir tu sais. Et pour le reste de cette nuit, je suis ton obligé. »

Et je sais que même quand le soleil se sera levé pour nous séparer, nos chemins se recroiseront. Il y a quelque chose qui me donne cette conviction. Qu'est-ce que c'est ?
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MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mer 16 Aoû 2017 - 2:54

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FT. jonathan myers
Je ne pensais pas qu'il allait me parler de sa vie et de comment est-ce qu'il a tout vécu entre le moment où il s'est fait capturer et où il est devenu vampire. C'est donc de son ancien maître fou qu'il tient cette prothèse et ce bras en moins – malheureux. Nous avons tous les deux été marqués par nos créateurs d'une façon ou d'une autre. Ça nous fait un beau point commun ; la souffrance passée qu'on oubliera jamais à cause de ces marques éternelles. La solitude. Le fait qu'on soit sans rien ni personne autour de nous pour larguer les amarres et retrouver la terre ferme. Perdus dans un nuage d'imbécillité et d'ignorance. Malheureusement, il n'y a nul point où se larguer pour mieux se retrouver soi-même et trouver un sens à toute cette boucle infernale où nous sommes enfermés. Je continue de ne pas prononcer un seul mot, me contentant d'écouter ce qu'il à me dire et à me conter. Il finit par me donner son numéro de téléphone sur un petit carton – que je range presque immédiatement pour éviter de le perdre –, et puis je me retourne vers lui. « Peut-être aurais-je envie, en effet. Si j'ai trouvé un compagnon de boisson, j'en trouverais forcément un de sortie. Peut-être pourrions-nous devenir bons amis, pour commencer. Le temps forgera le reste. »

C'est son devoir, oui. Mais ce devoir m'a certainement sauvé d'une fin succincte et rapide. Alors je dois le remercier, d'une façon ou d'une autre. Je le ferais un jour et je n'oublierais pas. « Alors buvons, pourrissons-nous les poumons et profitons de ce calme tant qu'il est encore là ! Au diable les bourges et les coincés ! Et si jamais nous manquons d'alcool ou que la faim commence à consumer nos esprits, rendons-nous dans un bar, et qu'on finisse la nuit là-bas, avant de rentrer chez soi. Demain la nuit sera longue entre le travail et l'ennui, agrémentée de gosiers secs qui n'attendent qu'un nectar divin pour les attendrir ! » Je ressors ma flasque joyeusement, lui offrant un sourire avant de la lever et de boire dedans. Cette fois, je ne me gênais pas et je la finissais même. Je la remplirais en rentrant, avant que j'oublie.

« Je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes ici mais... merci, John, tu as sauvé ma soirée. Je ne vais pas la passer seul dans mon coin à espérer une occasion idéale pour me faire la malle, et toi à fumer cigare sur cigare en attendant que le service se termine. Est-ce que tu fumes de vrais cigares cubains, ou ceux qu'on peut habituellement trouver en bar tabac ? Mon frère pourrait t'en ramener un bon paquet, si tu le souhaites. À l'inverse de moi, il travaille dans l'illégal. Contrebandier, marchand suspect et livreur-grossiste de tout un tas de saloperie qu'on ne trouve pas dans les rues de nos villes. Je compte sur toi pour ne rien dire, bien sûr. Je suis membre du conseil et je ne dis rien à propos de lui, étant donné qu'il est la seule famille qu'il me reste. Je suppose que tu ferais la même chose. » Toute personne ayant du pouvoir ferait tout pour protéger les derniers qui possèdent le même sang. C'est le cas pour moi et So. Et si John réussit à me montrer qu'il est digne de ma confiance, alors je le protégerais aussi. En l'espace d'une soirée, il a déjà réussi à réveiller mon côté curieux et envoyé paître mon côté froid. C'est un bel exploit, vraiment. Mais maintenant, l'heure était au profit et à la détente, la mauvaise mine devait être enterrée.
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Le Geôlier
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Le Geôlier
MessageSujet: Re: Meet an other world [Pv : Yi-Jun ]   Mer 16 Aoû 2017 - 4:02



« Meeting with a other world »

Pv Yi-Jun Tao Kang

De rien mon ami. Toi aussi, tu as sauvé ma soirée en quelque sorte. T'en fait pas, je me tait toujours quand il faut. Ton frère, je n'en dirais pas un mot. Même si il a l'air d'être le genre de personne que j'aurais dans mon sous-sol pour le tabasser, je voulais bien faire une exception et oublier pour cette nuit. Puis si ça peut me permettre d'avoir accès à un vrai cigare de temps en temps... Ça peut valoir le coup oui. La seule famille qu'il lui reste, sûrement pour ça qu'il lui pardonne. Moi je n'ai plus rien, mais qu'est-ce que ça peut faire ? On vide nos flasques. Bientôt, ce sera fini. J'allais devoir le reconduire au moins jusqu'à son véhicule. Depuis le temps, quelqu'un a dû remarquer son absence et doit s'amuser à le chercher ou à appeler en boucle un téléphone qui ne sonne plus. Bah, au moins la nuit était bonne, ça valait le coup. Sûrement que moi aussi, je vais m'en prendre une d'avoir déserter mon poste, mais alors ? J'ai fait ma part du boulot en arrêtant l'autre débile. Demain sera une journée longue, après-demain aussi sans doute et ainsi de suite jusqu'à ce que le téléphone sonne sur un numéro que je ne connais pas encore. Mais quand je le verrais, je saurais que c'est lui. Qui d'autre m'appellerait hm ? Faudra que je pense à prendre une bonne bouteille ce jour là. Le soucis des bars, c'est qu'il y aura forcément quelqu'un pour aller emmerder monsieur le membre du conseil.

« T'en fait pas, tout ce qu'on a pu se dire cette nuit, j'en dirais pas un mot à qui que ce soit. Je suis pas une balance, tes confidences sont à l'abri avec moi. »

On finit nos flasques. On aura bien bu aussi. C'est pas de l'alcool de tafiole qu'on boit nous et déjà une simple flasque peut te mettre bien. Mon téléphone vibre. Je m'excuse auprès de Yi-Jun et regarde le message. Et merde, le chef d'équipe qui m'engueule. Où t'es passé connard de cow-boy, ramène ton cul ici avant que je ne te colle un rapport. Je ricane légèrement amusé, il croit pouvoir me virer ce con là ? Je lui renvoie un message. En train de protéger un mec important chef. Et je range mon appareil dans une poche. Je ne voulais pas y retourner, lui non plus. On avait encore du temps à perdre, mais autant le perdre ailleurs avant qu'on ne nous tombe dessus. Je lui adresse mon plus beau sourire

« Allons-y mon ami, reprenons notre route, peu importe où elle nous mène. Et quand le soleil nous menaceras, je te protégerais jusqu'au moment où tu seras dans ton véhicule, ou même jusqu'au pas de ta porte. »

Veillant à ne rien oublier, j'attendais qu'il se décide à quitter les lieux pour le suivre, restant à ses cotés bien sagement. Je l'accompagne où le mène son bon vouloir, buvant encore, souriant toujours. J'ignore les messages qui arrivent encore sur mon téléphone, rien ne me fera partir, si ce n'est son ordre. Mais le temps passe si vite quand on aimerais qu'il soit lent et vient le moment où nous devions séparer nos routes. Et au fond, je le fais à contre-cœur. J'ai encore tant à dire, tant à montrer. Ce sera pour un autre jour, je le sais. Alors je garde le sourire. Je salue cet homme de la même courbette que lui avais adressée en début de soirée, chapeau en main. Il était assez tard pour que la plupart des invités de la soirée soit déjà sur le chemin du retour. Au final, personne ne semblait avoir pris note de son absence à lui. Sûrement que les gens se doutaient qu'il ne voulait pas être là. Et finalement, je conclus notre rencontre sur ces mots :

 »Sleep well my friend. Tomorrow may be a bad day, but now, I'm here for when you need me. »

Ne m'oublie pas, je ne t'oublierais pas. Pense à moi comme moi je vais penser à toi, à cette soirée que nous venons de partager. Je remet mon chapeau, lui sourit et attends qu'il parte pour en faire de même. Le monde semble soudain redevenu monotone, vide. Est-ce donc cela l'amitié ? Ou est-ce plus encore ?
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