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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Last hope |Apolyon
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MessageSujet: Last hope |Apolyon   Sam 5 Aoû 2017 - 5:57


Apolyon et Marin




Finalement, Apolyon a laissé le crabe, frôler ses cheveux et un peu sa peau, c'est déjà un bon début de confiance. Il n'en abusera pas.

Le vampire se redresse et tend l'oreille, on dirait qu'il scrute l'horizon, comme s'il était capable de déceler la plus petite lumière derrière une forêt entière. En est-il capable ? Marin le fixe, pensif à son tour, puis il hausse les épaules, après tout, il n'en sait rien, lui n'est qu'un animal.

Le bruit des vagues sur le rebord de terre humide, c'est pratiquement inaudible, c'est trop calme et le silence qui s'est installé entre les deux être, commence à être pesant et désagréable. Leur respiration est la seule chose que le crabe entend.

- Les miliciens finiront par arriver chez votre maître aussi, je ne resterai pas, Marin…je vous causerai trop d’ennuis, vous n’imaginez pas…ce que j’ai fait.

Il rompt le silence et semble porter une certaine culpabilité, est ce qu'il s'en veut pour quelque chose qu'il a commis ? Est ce que le japonais, sera assez partial pour lui pardonner ? Après tout, tout le monde à droit à une seconde chance non ? Est-ce que ce criminel l'a trahit ? Hm pourrait-il être un yakuza ?

- Marin j’ai…j’ai tué mon maître, et je me suis échappé du Centre de Redressement où on me confinait parce que je suis considéré comme fou dangereux…je crois que les médecins ont raison, et je ne voudrais pas vous faire de mal…

Le visage du crabe est resté inexpressif, jusqu'à la fin de son aveu, prenant finalement une grande inspiration avant de l'expirer tout aussi lentement. Ses sourcils se haussent doucement et il semble relativement détendu. Marin se redresse à son tour, s'époussetant le pantalon, il remet le sac sur son dos, dissimulant ainsi quelques cicatrices du passé.

Le colosse s'avance doucement vers lui et se saisit de sa main, la refermant sur celle du vampire, le tirant dans sa direction, vers leur refuge. Pour cette nuit au moins. Ses pas sont rapides et il agrippe sa ceinture, vérifiant que ses bouteilles ne se décrochent pas. Après tout, elles lui garantissent la vie, sans elles, il serait sûrement déjà mort pour perte d'oxygène ! C'est une mauvaise habitude qu'il a pris de marcher vite, mais bien souvent sa vie à été sauvé grâce à cette habitude.

Il faut qu'ils marchent encore un moment. Marin se tourne un instant vers le jeune et lui implore de monter sur son dos, pour brouiller les pistes. Ce ne sera peut-être pas efficace, mais si les pas d'Apolyon disparaissent soudainement du sol, ce sera bien plus compliqué de le retrouver.

Marin est resté un moment avant d'expliquer les raisons au vampire, c'est une idée comme une autre et peut-être qu'elle est mauvaise, mais qui ne tente rien n'a rien. Finalement, après un plus grand détour, ils arrivèrent au manoir.

Le japonais avait poussé doucement la porte, s'infiltrant avec le jeune dans le manoir, montant les escaliers et laissant Apolyon seul dans sa chambre quelques minutes avec ses poupées de bois.

Le crabe était allé vérifier que son maître était bien absent, descendant rapidement à la cuisine, récupérant quelques restes du frigo et en laissant suffisamment à Sasha pour que celui-ci, ne vienne pas lui chercher des noises.

Marin était retourné dans sa chambre, posant les restes sur son bureau, faisant basculer quelques poupées sur le côté, les rattrapant de justesse, baissant finalement les volets et se laissant aller fesses contre le sol, buvant une grande gorgée de ses bouteilles la gorge desséchée. Reprenant malgré tout entre quelques raclements de gorge.

« Comment était ton maître ? Est ce qu'il t'a violé ? Est ce qu'il t'a fait souffrir ? Comment était-il ? Je veux le savoir.

Il se massait la gorge douloureuse, attendant que le sel marin et son oxygène face effet sur lui. Ne s'étant pas rendu compte qu'avec la précipitation, il était passé au tutoiement.

poupées de bois:
 

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Sam 5 Aoû 2017 - 17:43

Du temps où j’étais petit, je me souviens parfaitement qu’Alastor me laissait dormir avec une peluche, une sorte d’ours noir, doux et gentil dont les yeux étaient de jolies pierres bleues en résine, avec lequel j’ai dormi jusqu’à mes 5 ans. Après cela, il a jugé que l’innocence avait assez duré, et je n’ai jamais revu mon ours. Ce n’est qu’un souvenir, mais il est étonnamment douloureux pour moi qui n’ai rien reçu hormis la folie frustrée et perverse d’un seul homme tout au long de mon existence. Il m’a tout arraché, petit à petit, morceau par morceau. Heureusement qu’il laissait toujours les marques de tisonnier guérir avant de recommencer, sinon mon corps parfait serait un parchemin froissé et criblé de brûlures. Assis sur le lit simple de Marin, je me dis qu’il ressemble à mon ours, il me procure la même sensation d’être, en toute utopie, en sécurité. Comme tout cela est lointain…pourtant je n’ai rien pu oublier.

Ce nouvel environnement est plein d’odeurs apaisantes, j’aime particulièrement la lessive que l’on sent émaner des draps. De toute évidence le propriétaire des lieux est assez aisé, et j’ai cru percevoir la présence ou du moins la marque olfactive d’un autre humain dans le manoir. Je ne touche à rien mais laisse mon regard dériver sur la penderie ouverte et un nombre impressionnant de bouteilles vides dans un coin, desquelles monte un fort parfum iodé que je reconnais bien : de l’eau de mer. Le puzzle commence à prendre forme et quand je vois mon hôte et sauveur revenir et prendre de longues rasades d’eau à sa ceinture, je ne peux que supposer son hybridation. Il n’en porte pas vraiment de traces extérieures, si ce n’est sa peau extrêmement dure, mais je n’ose pas l’importuner avec ça. Est-ce qu’il est vexant de demander la nature de son croisement à un hybride ?
Il a ramené quelques fruits que je ne connais pas mais qui sentent bon et des restes de poisson cuisiné au four, le tout déposé sur son bureau. Ayant eu le luxe de pouvoir consommer son sang, je n’ai pas besoin de tromper mon estomac avec de la nourriture humaine, bien que je l’apprécie énormément. Mais pour l’heure il n’est pas temps de demander la permission pour déballer le fruit jaune très long légèrement courbé posé dans la coupole.
Les questions de Banjaku me font baisser les yeux et mes mains attrapent mes genoux, enfonçant mes ongles trop longs dans le pantalon. Il veut savoir comment il était ? S’il m’a fait souffrir ? Qui voudrait savoir de telles choses, qui voudrait ne serait-ce que connaître son nom…

Soudain je me rends compte que le chien est revenu, qu’il est couché à mes pieds, fixant ses multiples yeux rouges sur le faciès de mon interlocuteur. Quels sont ses desseins ? Il semble si calme…ce n’est pas normal. Aurais-je pris un tant soit peu le dessus sur lui ?

- Il ne m’a pas violé.

Dis-je d’une voix d’enfant cassé. Mais pas cassé comme ces poupées en bois qu’il suffit de jeter par la fenêtre pour en faire du petit bois, cassé comme une branche jeune qu’on aurait lentement poncée avec les pires outils jusqu’à offrir sa plus tendre chair, son cœur à un Dieu cruel comme le Soleil.

- Cela ne l’intéressait pas. Ce n’était pas assez…humiliant.

J’ai scandé ce mot de si nombreuses fois que sa saveur n’est plus une surprise dans ma bouche. Je ne veux pas que Marin sache, personne, je n’ai pas la force d’évoquer tout ça, pas encore…Pitié. Je lève le menton, supplie le géant de m’épargner et je trouve tant de réconfort dans ses yeux que je pourrais défaillir.

- Vous…Tu…tu ne survis pas sans ces bouteilles, n’est-ce pas ? C’est de l’eau de mer, tu es…un poisson ? ou bien…


Je réfléchis à toute vitesse, cherchant quel type d’animal marin serait le plus proche de son apparence physique, mais mes connaissances s’arrêtent au saumon fumé et aux araignées de mer…
Depuis notre rencontre, Marin s’incarne comme un égal, et si cette idée est simplement inconcevable pour moi dans l’immédiat, je ne veux pas le vexer en continuant de le vouvoyer, aussi je me plie au tutoiement qui me donne la tiède impression d’être plus proche de lui, tout à coup beaucoup plus proche. Le chien baisse sa garde et niche sa tête entre ses pattes avant, tandis que je sens mon corps se détendre. Ma nuque est douloureuse et mon apparence est très peu convenable. Mes cheveux sont sales, souillés de sang et me tombent dans les yeux quand mes vêtements y compris le pull prêté par Marin sont eux aussi ensanglantés et terreux, à demi déchiré, et moi qui me suis assis sur son lit ! Je manque terriblement de savoir-vivre ! Je bondis sur mes jambes et me cogne dans la chaise de bureau qui se brise, faisant un écart monumental qui m’amène contre la porte de la chambre, hagard.

- Je…ne maîtrise pas bien mes pouvoirs, excuse-moi…Est-ce que…je peux faire quelque chose pour toi ?

L’obsédante volonté de servir, toujours servir, tant celui qui m’en donne l’ordre que celui qui s’abstient.

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Sam 5 Aoû 2017 - 18:55


Apolyon et Marin



Sa voix est meurtrie, ses doigts s'enfoncent dans sa peau et il est poisseux de culpabilité et de sang, il semble avoir souffert et les mots de Marin sont arrivés comme des lames éclatante, prête à percer sa carapace, le faire avouer. Mais ça n'a pas marché, en soit ses propos étaient peut-être un peu trop « brute ». Un faux pas, mais pourtant le voilà qui répond par bribes.

- Il ne m’a pas violé. - Cela ne l’intéressait pas. Ce n’était pas assez… Humiliant.

Niveau embarra, certains vampires ne se gênaient pas pour mettre leurs esclaves dans l'embarras ou leur faire frôler la mort. Le japonais se souvient des mains sur sa gorge et de l'eau qui remplit ses poumons d'enfant, de l'intrusion violente du corps étranger du vampire sans préparations. Il ne fixe pas Apolyon, il n'a pas envie qu'il ressente ces mauvais souvenirs, alors il ferme les yeux et continue de l'écouter. Ouvrant à nouveau les yeux à la fin de ses dires, leurs regards se croisant et il comprend, qu'il ne doit pas insister et surtout ne pas le pousser dans ses retranchements. Le roux hoche la tête en guise d'approbations, il n'ira pas plus loin.

Le jeune homme ne s'arrête pourtant pas là et il en vient à être curieux sur son hybridation, après tout Apolyon s'est bien dévoilé, il peut lui offrir des réponses à sa curiosité et si ça lui permet de se reposer l'esprit au final, est ce que ce ne serait pas gagnant-gagnant ?

Clignement des yeux à sa première question, un poisson ? Haussement de sourcils et rictus au coin droit de ses lèvres, les yeux grands ouverts. Est ce qu'il a la tête d'un amphibien ? Sa peau n'est pas douce du tout, voir assez rugueuse, elle est surtout épaisse. Un poisson est bien trop facile à planter alors qu'un crabe peut se défendre. Et puis qu'elle idée de vivre dans le fond des océans, là ou la lumière se perd dans le froid de l'eau, se reflétant simplement en miroir. Ou le silence est à la fois synonyme de calme et de danger. Marin secoue frénétiquement la tête de gauche à droite, il en a la chair de poule. Quelle horreur.

Le crustacé va pour ouvrir la bouche, mais tout va trop vite et le jeune bondit sur ses jambes mal assuré et se cogne contre la chaise, la faisant voler en éclats, la montagne sursaute, mais n'a pas le temps de bouger, c'est aller trop vite. Le jeune se tient contre la porte, pas mal déboussolé.

Plus de peur que de mal, Marin se redresse, balayant les quelques éclats de bois de son pantalon et se met à rire, oui, il est amusé de la situation et cherche surtout à faire comprendre à Apolyon, qu'il ne lui en veut pas qu'il est le bienvenu. Son rire n'est pas mauvais, quelque chose de joyeux, d'amuser et de léger se teint dans ce nouveau son.

« Je suis un crabe des cocotiers. Hybridation avec le plus grand crabe du monde. »

Marin fait gonfler doucement ses muscles, toujours ce même rictus aux lèvres et les yeux rieurs, sa pupille disparaissant presque sous ses paupières bridées.
« Que dirais tu, d'un bon bain ? Laisse moi t'aider à te rincer, ce sang ne sera pas facile à faire partir. »

C'est toujours bien veillant, qu'il se retourne vers son armoire, s'excusant doucement à la grosse araignée qui vit toujours dans son armoire, quand il choisit un autre pull et jogging avec lacets. Il referme l'armoire et prend deux serviettes de bain, un boxer également. Et du savon que son maître lui avait offert, pensant qu'il aimait les bains et l'eau. Il en prend deux et une grosse bouteille de shampooing, le tout sentant la coco et la mangue. Au final, ce ne sera pas vraiment gaspillé, s'il s'en sert sur un autre.

Une fois les bras chargés, il s'avança vers la porte demandant au jeune vampire s'il voulait bien lui ouvrir, avant de le mener vers la salle de bain, une grande baignoire et une douche, des instruments de torture pour le phobique de l'eau qu'était Marin.

Il c'était penché, bouchant le bain et commençant à faire couler l'eau. Préparant également une bassine avec du détachant et de l'eau tiède pour y faire tremper les vêtements que le jeune lui donnerait.

« Tu peux garder le bas, si ça te met mal à l'aise »

Ils étaient entre hommes, Marin n'avait pas de gêne à voir un homme nu, après tout, c'était normal, lui aussi en était un.

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Mar 8 Aoû 2017 - 20:40


Crabe des cocotiers ? Je savais qu’il n’avait pas une hybridation commune mais je n’ai jamais entendu parler d’un croisement aussi surprenant. Voilà pourquoi Marin est…immense et a la peau aussi solide que le roc. De la carapace…j’aimerai le toucher à nouveau pour en être sûr, d’autant que l’aspect a l’air tout à fait humain ; la science s’est appliquée avec lui. J’aurais pu tomber sur un homme beaucoup moins impressionnant physiquement mais sûrement pas aussi altruiste que lui. J’en doute sincèrement.
Je me suis un peu stabilisé, bien que l’usage de mon corps soit une complexité en elle-même. Je sens ma force mais elle m’effraie. Je sais.  J’ai entrevu ce dont j’étais capable, ce que je pouvais faire en la laissant s’écouler du maigre réservoir que je suis. Je suis troué de partout, et je répands mon huile hautement inflammable autour de moi…
« Que dirais-tu d’un bon bain ? »
Impossible de réprimer un frisson d’horreur à cette question, mentionnant à elle seule tant de moments gravés.
« Déshabille-toi, Monts et Merveilles. Je veux être sûr que tu ne te sois pas mutilé inutilement. » Les voix se mélangent en moi - qui parle… ? J’entrevois derrière une sombre porte Alastor m’observant dans un effeuillage orchestré par lui-même, et si par malheur je m’étais fait du mal…
« …te rincer…laisse-moi t’aider à te rincer… »
Marin ne ferait pas…ça ? N’est-ce pas… ? Je suis son large dos jusqu’à la salle de bain, car malgré moi mon odeur m’insupporte et je crois avoir distingué des gels douche parfumés dans ses grands bras. L’eau se met à remplir la baignoire et je reste à bonne distance en observant mon hôte préparer une bassine qu’il me désigne comme devant servir à mes vêtements plus qu’en état déplorable. Je reste à bonne distance, saisis la poche kangourou au niveau de mon ventre…Impossible d’imaginer ce qui pourrait advenir, malgré moi, malgré la confiance que je parviens à placer en Marin. Garder le bas ? Si ce n’était que ça. Le simple fait d’envisager qu’il puisse me regarder comme une proie potentielle me fige sur place, même quand il ôte son haut pour me montrer l’exemple. Il a transpiré. La course a gavé ses muscles d’oxygène et ses tempes sont encore humides.
L’effort est surhumain pour moi quand je passe le hoodie par-dessus ma tête et le roule en boule dans mes bras, ne sachant qu’en faire dans un premier temps avant de me rappeler : la bassine. Je l’y plonge et me mets à frotter ; j’ai déjà fait ça pour les aubes et la chape d’Alastor, quand elles étaient…couvertes de sang. Le mien, celui d’un fidèle. Peu importait.

- P…préviens-moi quand tu dois me toucher.

Mon ton pourrait être sec mais il est en réalité implorant. S’il ne respectait pas cette requête les conséquences pourraient à nouveau être terribles, même si je saurais endurer l’effroi que produiraient ses mains désireuses sur mon corps.
Marin n’a pas l’air de comprendre, je le fixe, soutenant son regard une poignée de secondes avant de céder à mon éducation, étudiant ses grands pieds.

- Le Maître que j’ai tué a fait de mon propre corps un étranger…je risquerai d’avoir des réactions qui seraient déplacées…

Tout type de réactions à vrai dire…et « blesser » Marin serait la pire chose qui puisse m’arriver dans l’immédiat. Son dos est la seule chose sous mes yeux, et quand il me fait signe d’entrer dans le bain je me décide. Au moins il ne le prendra pas avec moi… Mon pantalon – ce qu’il en reste – finit dans la bassine avec mon boxer, quant à moi je prends rapidement la température et pénètre l’eau, faisant face à Marin, les mains autour de mon sexe. Je ne pensais pas que mon absence de pilosité pourrait un jour me complexer plus qu’en présence d’Alastor….
On se jauge, lui plus ouvertement mais toujours sans chercher à me mettre mal à l’aise, moi pudiquement, surtout quand il se place dans mon dos. Le chien se relève, il retrousse ses babines, gencives rouges dehors, crocs blancs dévoilés. S’il n’était pas qu’une hallucination il se jetterait sur le géant pour lui ouvrir le ventre.

Il est le premier homme que je côtoie, je veux dire…vivant, alors chaque contact s’inscrit dans ma mémoire. De sous mes longs cils je jauge la dose de savon parfumé qu’il fait mousser dans ses paumes par-dessus mon épaule, et tends une des miennes, encore ensanglantée, pour espérer récolter un peu de savon.

- Cette odeur est partout dans ta chambre, qu’est-ce que c’est ?
J’inspire profondément, mon dos se durcit, le haut de mon corps se rétracte et je rentre la tête comme si j’allais recevoir un coup. J’ai beaucoup maigri, je ne suis pas désirable, et je vais être entre les mains d’un homme. Trois vérités qui pourraient me faire déguerpir de terreur si je ne me maîtrisais pas en jouant avec la mousse comme un enfant gêné.


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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Mer 9 Aoû 2017 - 3:21


Apolyon et Marin



Une proposition faite par le crabe, arrivant dans la salle de bain, Marin posa les affaires sur un coin sec, il posa les bouteilles par terre et se saisit d'une bassine assez grande pour nettoyer le linge sale, l'eau y coulait et du détachant aussi. Marin s'était saisi rapidement d'un petit tabouret, ne cessant de parler doucement, il ne croisait pas son regard, une simple question de politesse.

Le japonais retira d'abord son débardeur, le jetant dans une autre corbeille au loin puis son pantalon qui subit le même sort. Il vient poser les serviettes sur un chauffage adapté pour ça. Il le regarda à son tour retirer son haut, se précipitant vers la bassine et le frottant avec du détachant.

« Laisse le détachant faire son travail maintenant.»

Sa voix était douce et semblable à un conseil chaleureux. Cependant la jeune gazelle qui se trouvait en face de lui, tremblait sur ses jambes, semblant un peu courbée et incertaine, peu rassurée, inquiet. Marin ne s'en formalisait pas et ses yeux se plissèrent et il sourit doucement.

- P…préviens-moi quand tu dois me toucher.

Hochement de tête et échange de regard intense.

- Le Maître que j’ai tué a fait de mon propre corps un étranger…je risquerai d’avoir des réactions qui seraient déplacées…

Est ce que tous les maîtres étaient ainsi ? Non ce n'était pas possible, ils n'avaient juste pas eu de chance tout les deux. Mais la chance tourne, la montagne y croyait, le drame finit toujours par se dissiper et avec le temps on panser les blessures et les souvenirs effacés refont sans doute surface un jour, peut-être que la montagne pourrait se souvenir un jour d'avoir eu une famille et un petit frère.
Il le laissa venir à lui doucement et prendre place dans la baignoire. L'eau se tintant rapidement du sang qui se trouvait sur le corps d'Apolyon.

Les derniers vêtements retirés et plongé dans l'eau avec le détachant.

Apolyon était nu, il lui faisait face, enfin Marin était sur les côtés de la baignoire et il ouvrit également doucement l'eau du pommeau de douche, pour le laisser tomber en fines gouttelettes sur les cheveux du jeune homme, l'eau était tiède.

Le crabe n'en attendait pas tant, le vampire venait de se dévoiler entièrement sous ses yeux, du moins physiquement.

Ses yeux n'avaient pas pour habitude de voyager sur le corps de ses interlocuteurs surtout pas dans ce genre de situation, le japonais gardait une concentration impressionnante dans la tâche qu'il s'était confiée, laver Apolyon et nettoyer ce sang.

Marin croisa le regard d'Apolyon et rapidement, il détourna le regard, le crustacé d'origine japonaise ne possédait pas une grande pilosité, il était imberbe et ses gènes de crabe ne facilitait pas vraiment la chose. Mais il n'en avait cure.

La montagne se déplaça vers la gauche, pour mieux voir son dos, il ajouta.

« Je vais te toucher la nuque, les épaules, les omoplates et descendre plus bas dans ton dos, pour nettoyer le sang. »

Les instructions furent énoncées et il se saisit du savon dur, le plongeant dans l'eau pour le faire mousser avant de le ressortir, il y frotta ses mains.

Le cœur de la montagne battait la chamade, se doutant parfaitement que le vampire risquait de réagir de diverses façon possible.

Au moment où il posa sa paume sur sa nuque, il dit au même instant : « je te touche », le trentenaire attendit un petit moment avant de faire mousser le savon contre sa nuque, puis sur ses épaules et toutes les étapes qu'il avait précédemment annoncé au vampire. La coco couvrit rapidement les odeurs métalliques du sang, celui ci se mélangea à la mousse et à l'eau, coulant rapidement vers le bas de son dos.

Marin se pencha légèrement pour vérifié que la partie de la nuque, ou se trouvait la puce s'était bien refermé et il ne pu empêcher un haussement de sourcil surpris et satisfait. C'est la paume rouge du vampire qui le fit tourner les yeux dans sa direction, avant qu'il ne donne le second savon dur au vampire, gardant le sien en main.

«Le savon est à la noix de coco.»

Avant que le crabe ne se relève, il ajouta à l'égard d'Apolyon.

« Ne sursaute pas, je vais me relever, pour mieux humidifié ta tête avec le jet. »

Après ses mots, le crabe s'était relevé doucement, attrapant le jet et le dirigeant vers le sommet de son crâne humidifiant bien ses cheveux et remit le jet en place. Celui ci recommençant à pleuvoir doucement vers le haut du dos d'Apolyon.

Se penchant sur le côté pour attraper le shampooing à la mangue, il ouvrit le couvercle dans un « plop ».

« Je vais faire couler le shampooing dans tes cheveux puis je vais toucher tes cheveux. »

L'eau du bain était déjà rouge, combien de sang avait il perdu ? Le japonais avait plissé le nez avant d'ajouter.

« Pendant que je te shampouine, peut tu vider l'eau du bain et boucher à nouveau quand l'eau sera partie ? S'il te plaît ? »

Il était hors de question, qu'il aille dé-bouchonner le bain, alors que le bouchon se trouvait entre les jambes du vampire.

Marin avait prévenu le vampire dès que le liquide avait commencé à couler sur sa chevelure brune et poisseuse de sang. La montagne avait posé le shampooing ouvert sur le rebord de la baignoire, commençant à faire mousser ses cheveux , les ramenant gentiment et tendrement vers le sommet de son crâne et vers l'arrière. Au début ses mains étaient ressorties rouge, puis il fit à nouveau couler du shampooing, répétant l'action 4 fois au moins, avant de laisser reposer les cheveux moussant et parfumé à la mangue sur le sommet du crâne du vampire, ajoutant.

« Maintenant, détends toi dans le bain d'accord ?! Ne rinces pas encore ta tête. »

Grâce à ce shampooing nourrissant la chevelure d'Apolyon allait être doux comme le duvet d'un oisillon. Pendant ce temps Marin ramena la lessive prés de lui et de la baignoire, commençant à frotter les vêtements. Murmurant une chanson japonaise typique.

«senbonzakura yoru ni magire kimi no koe mo todokanai yo ♫ »
(Des milliers de cerisiers se dissolvent dans la nuit, pas même ta voix ne les atteindra)


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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Jeu 10 Aoû 2017 - 13:03


Durant un instant, dans un regard éclair, je vois distinctement les zébrures profondes du dos de Marin, dos qu’il me présente en se tournant pour achever de déposer mes vêtements dans la bassine. Qui a bien pu lui faire ça ? Est-ce que c’était son maître ? Un accident ? Une mutilation ? L’espace entre nous croît brutalement ; je ne connais rien de lui, et lui de moi. Il a partagé sa générosité avec moi, me donnant plus que je ne mérite sans doute, m’offre l’hospitalité et un bain, mais nous n’avons échangé qu’une poignée de mots, des mots d’inconnus. Je me garde bien de le questionner sur ces blessures encore bien apparentes et pourtant qui semblent si vieilles, comme faisant partie de lui. Est-ce que nous avons tous un fardeau à porter… ?

Le ruissellement du pommeau de douche sur ma tête m’arrache de mes pensées et me fait sursauter. J’attrape le poignet de Marin violemment, sur le point de briser l’os malgré la rigidité de sa peau-carapace, avant de me ressaisir dans la demi-seconde qui suit, fatalement désolé. J’ai été surpris, j’étais trop songeur… Le chien n’aime pas cet échange, il surveille les faits et gestes de Marin comme un Cerbère sanguinaire, me poussant à me méfier plus que nécessaire.
Mais finalement il n’y a pas d’autre esclandre. Les mains du géant accomplissent leur œuvre avec patience et délicatesse, et je n’ai pas l’impression d’être autre chose qu’un enfant choyé par sa mère. Mon corps est d’abord couvert de frissons avant de s’habituer au contact chaud, au savon à la noix de coco, au roulis de mes muscles qui se détendent, à la voix de Marin contre mon oreille.
Je crois que le plus agréable est le shampoing, si agréable que j’en oublie tout le sang qui coule dans l’eau et que je vide une fois pour éviter de baigner dans une flaque rouge. J’en oublie l’écœurante vérité, la traque suspendue, l’avenir incertain. Je reste quelques minutes avec une épaisseur mousseuse et blanche subtilement odorante et fruitée dans mes cheveux noirs aux reflets bleus, cachant tout de même mon torse et écoutant l’homme aux cheveux de feu fredonner un air dans une langue que je n’ai pas apprise, et que je n’ai jamais entendue. Il fait la lessive, légèrement tourné sur le côté, sa voix est grave mais sûre et veloutée, les syllabes roulent entre ses dents. Mon attention est entièrement rivée sur lui, comme s’il allait me révéler un immense secret sous peu, et c’est sans doute le cas. Son humanité. Je veux son humanité, il n’est pas encore trop tard pour moi n’est-ce pas ?...Dites-moi que non…je peux encore m’en sortir, il suffit que je… ? Que je tombe sur la bonne personne, une personne comme Marin !

Il continue sa chanson et toutes mes lacunes en la matière remonte, la seule chanson que je connaisse est une comptine qu’un jour Douglas m’avait lue, dans un vieux livre de la bibliothèque d’Alastor. Je devais avoir 5 ans, tout au plus, mais je m’en rappelle comme si c’était hier, et cette persistance mémorielle est sans doute à l’origine de l’existence du chien noir...


« Montant du marais, sous sa main il gravite
Bête de somme, servile, errant, ce chien
Porte entre ses crocs le voile vierge de la morte

Gallytrot – Gallytrot !
Foule le pays avec la peste en collier
Foule la ville dans le glas martelé
D’un homme, d’un maître,
Capé d’éternité »



Cette chanson ne plairait pas à Marin. Elle plairait à peu de personnes en vérité. Pourtant elle a exercé dès la première seconde une fascination pour le petit être naïf que j’étais, au sens primitif. Fascination pour une allégorie de la mort, bête visqueuse, noire, tapie comme nos peurs tout au fond de nous, se répandant sans qu’on la distingue… Je frissonne. Plus de sang dans le bain, plus de sang sur moi. Marin est en train de me rincer les cheveux, le jet chaud coule sur mes épaules en petites cascades séparées. Je renverse la nuque quand il a terminé pour le regarder, à l’envers, de sous mes longs cils d’ébène courbés. Non, vraiment, mon saveur ne mérite pas que je l’effraie avec cette vilaine et vieille comptine écossaise.

Une fois propre, je récupère une serviette moelleuse de couleur mauve et me sèche les jambes puis les hanches, remontant jusqu’à ma tignasse légèrement ondulée par l’humidité, plus soyeuse et brillante que jamais. Mes affaires finissant d’être essorées par le géant tandis que je m’enroule le bassin dans ladite serviette. Je m’approche de la bassine et m’accroupis, posant une main sur l’avant-bras du colosse.

- Laisse-moi faire, je vais prendre le relai. Va manger en attendant, tu as fait beaucoup pour moi…

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Ven 11 Aoû 2017 - 6:34


Apolyon et Marin



La montagne avait sursauté à la prise d'Apolyon, son cœur avait battu la chamade, avant de se calmer presque aussitôt et se mettant à sourire. Après tout s'il montrait qu'il avait peur, Apolyon serait bien capable de lui briser l'os, alors autant sourire et voir la suite. Heureusement il fut libéré rapidement de la prise, continuant de le laver, comme s'il ne c'était rien passé à l'instant même.

Avec un certain étonnement et puis de la joie, il avait observé le jeune homme se détendre doucement dans l'eau tiède et claire désormais. Marin avait réussi à effacé les traces physiques de ses peurs et de sa fuite, de la nuit tourmentée qu'il avait commencé à vivre. Au moins Apolyon ne garderait pas de cicatrice du retrait de sa puce. Le bien-être de son hôte était tout ce qui importait au crabe.

Essorant les vêtements, il vida l'eau dans l'évier , se repositionnant sur le tabouret. Face à la baignoire, le crabe s'était relevé, pour attraper le pommeau de douche et rincer ses cheveux, un air sérieux mais avec un sourire tendre sur les lèvres. La tête basculée et ses longs cheveux noirs vers l'arrière, firent naître un sourire ensoleillé sur le visage du crabe. Il était resté un moment à le fixer, se remémorant un semblant de visage, un jeune garçon sans doute aux mêmes traits que ceux de Marin.

La montagne avait tourné le regard, continuant de sourire, bien qu'il est senti au fond de lui comme un pincement, qu'est ce que sa mémoire s'amusait à afficher ?

Il ne l'entendit pas sortir du bain, bien trop absorbé par ce pincement que son cœur lui avait fait, ce n'était pas une douleur musculaire, c'était bien plus profond et au niveau des émotions. Marin fut sorti de ses pensées, quand il sentit la main tiède sur son avant-bras, relevant ses yeux cuivrés sur ceux, si beaux d'Apolyon.

Aussitôt Marin se remit à sourire, se redressant à son tour et indiquant la machine pour faire sécher les vêtements.

« Merci, Apolyon, tu as juste à appuyé sur le bouton vert, pour lancé la machine, puis rejoint moi à la chambre d'accord ? Et enfile tes vêtements chauds ok ? »

Il sourit toujours et viens poser sa grande main sur sa tête frictionnant chaleureusement ses cheveux encore humides. Et la retire doucement, avec la même douceur avec laquelle il a pris soin de lui depuis le début.

Le crabe s'étire dos à Apolyon, il observe la marque de la mâchoire de son rival le requin, qui avait bien failli le manger ce jour là, sa peau étant légèrement enfoncé au niveau de la marque en formes de dents de requin, sur son flanc droit. Il fit craquer ses vertèbres, se dirigeant vers la chambre et attrapant rapidement une banane entre ses dents, la mangeant rapidement.
Tout en préparant le lit, il continuait d'engloutir les fruits, laissant malgré tout deux pommes et un bon bol de riz pour Apolyon.

Le lit fut préparé et déplacé vers le coin le plus sombre de la pièce, là ou le soleil ne pouvait pas rentrer. Il déposa en même temps, un sac de couchage et un matelas gonflable, qu'il ne prit pas longtemps à faire gonfler.

Il entrouvrit le store pour regarder à l'extérieur, les sourcils un peu froncés mais personne n'étaient là pour cette nuit. Attendant le retour d'Apolyon, il se mit sur le matelas gonflable, enfilant un débardeur et un jogging, changeant également de sous-vêtements rapidement.

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Dim 13 Aoû 2017 - 11:09


J’acquiesce, le modèle est un peu différent de celui que possédait Alastor, mais Marin l’a déjà programmé. J’essore un peu mes vêtements avant de les y glisser, envoyant la machine et pendant ce temps-là enfilant les habits trop grands, beaucoup trop amples prêtés par mon hôte. Je me regarde avec l’immense t-shirt et le boxer qui me tombe sur les hanches, que j’ai maigres, dans le miroir de la salle de bain. C’est assez minable, mais ils sentent bons et ils tiennent chauds, et une fois de plus c’est un présent de cet homme aux cheveux de feu qui a arraché à mains nues la puce implantée dans ma nuque, qui m’a porté, lavé… Personne n’avait jamais autant fait pour moi, on ne m’avait jamais rien donné, et je n’ai pas l’impression de mériter ce qui m’arrive. Je me peigne, autant que possible pour éviter de ressembler à un chien efflanqué et finis par abandonner l’idée d’être « beau ». Sans doute ne le serais-je plus jamais, maintenant que j’ai tué celui qui…Pourquoi est-ce que je rapporte tout à lui… ? ça n’en finit pas…

Je repasse dans la chambre où le crabe géant a déjà tout organisé : lit, matelas gonflable, tout cela dans le plus grand calme. Comprenant qu’il me cède son lit pour le jour, je m’approche doucement et m’assois après avoir pris le bol de riz qu’il me désigne. Ma peau est assez chaude quand je me frotte les bras, grâce au don précieux de son sang ; manger sera donc juste un plaisir et un luxe. Il y a des baguettes clipsées dans le bol de porcelaine et si je fais tomber les premiers grains maladroitement j’apprends très vite à adopter le bon geste, sur le conseil avisé de Marin. Son sourire confiant est une source incommensurable de chaleur. Je ne suis pas sûr de retrouver un tel sentiment de sécurité auprès de quelqu’un d’autre. Même le chien a renoncé à aboyer et montrer les crocs. Il s’est couché au bout du lit et s’est endormi, tout comme ma crainte. Pour le moment. Pour un petit moment seulement.

- Je m’en veux de te prendre ton lit. Tu es sûr que ça va aller par terre ? C'est chez toi après tout...


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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Dim 20 Aoû 2017 - 16:00


Apolyon et Marin




Après être sorti de la salle de bain, Marin avait aménagé sa chambre différemment, laissant son matelas devant les volets qui laisseraient sans doute pénétrer quelques rayons de soleil sur lui, le couvrant en pointillisme de lumière. Allongé sur son matelas gonflable, il continuait de regarder le plafond, un moment encore et Apolyon était revenu dans la pièce principale.

Sous son air sans doute légèrement surpris, Marin n'avait pas bronché et l'avait observé sans bruit tenter d'utiliser les baguettes, en y pensant, il aurait peut-être dû lui apporter une fourchette. Sans doute la fatigue..Hm

Après quelques essais peu fructueux, le crabe avait finalement montré et comment utiliser et l'idée de rapprocher le bol le plus près des lèvres, idéale pour éviter les pertes de grains de riz sur son drap. Il c'était relevé, récupérant les grains rapidement et les mangeant tout aussi rapidement, sans même les mâchés. Il était un peu maniaque et ne voulait pas qu'il dorme dans du riz.

Se doutant qu'Apolyon dût sans doute avoir connu bien pire auparavant et que dormir dans du riz, n'était rien. Mais l'homme était ainsi, sa chambre, n'était pas sale et plutôt bien rangée, même les épluchures du bois de ses sculptures était dans une poubelle à côté de son bureau.

Après avoir récupéré le bol de son hôte et l'avoir posé doucement sur le bureau comme pour ne pas réveiller des petits esprits qui dormiraient dans le bois de son bureau. Il écouta « sa » voix.

- Je m’en veux de te prendre ton lit. Tu es sûr que ça va aller par terre ? C'est chez toi après tout...

Secouant négativement la tête avec le même sourire chaleureux, il avait répondu en se rallongeant sur son matelas gonflable, observant le vampire.

«Ça va aller le plus important, pour toi, c'est de te reposer.»

Apolyon pouvait rester tout le temps qu'il voudrait, mais les vagabonds, se sentaient souvent de trop et préféraient vivre à l'extérieur pour ne pas déranger, du moins. Marin avait été comme ça, quand il avait vécu dans la rue. La peur de déranger, la peur d'être de trop.

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MessageSujet: Re: Last hope |Apolyon   Lun 21 Aoû 2017 - 11:46

Me reposer. Le plus important…Le plus important a toujours été de servir le vice et le moindre désir d’un homme que j’ai longtemps vénéré avant de très récemment constater qu’il était fou à lier. C’est ce que le psychiatre a dit au Centre, le seul vampire à avoir eu un peu de compassion pour moi. Je n’en demandais pas tant…

Je baisse la tête une fois mon bol fini et Marin le récupère. Dormir dans un lit ne m’a pas été permis depuis des mois et des mois, aussi j’ai l’impression de ne plus trop savoir comment faire. S’allonger, tirer la couverture sur soi, modeler l’oreiller. L’odeur du géant est partout quand je me blottis, les yeux posés sur sa silhouette imposante couchée sur le matelas gonflable un peu plus loin, là où des rayons de soleil commencent déjà à glisser. Ils ne viendront pas à moi, il l’a prévu.

Le chien endormi, je ne cherche pas davantage à éprouver la bonté de mon hôte et caressant les draps je sombre rapidement dans un sommeil sans remous et si ma nuit fut dense, ma journée est beaucoup plus calme. Je me réveille pourtant de nombreuses fois, alerté par les cris de mon instinct. Ne pas rester dans le même endroit trop longtemps…ne pas cesser de se retourner… Pour sa part Marin dort profondément, et je m’en voudrais de le réveiller. Quand viennent les heures plus sombres du crépuscule j’ai déjà récupéré mes affaires à pas de loup dans la machine à laver et me suis habillé. Descendu au rez-de-chaussée de la maison, je flaire à nouveau l’odeur d’un autre humain mais ne m’en inquiète pas. Marin a dit que son maître était absent pour la semaine, je ne devrais donc pas avoir si peur d’être surpris à chercher un morceau de papier et un crayon.
Un bruit. Je sursaute mais il n’y a rien d’autre que mon imagination et le chien noir qui attend derrière la porte d’entrée du manoir. Alors à la seule lumière de ma reconnaissance, je griffonne quelques mots de mon écriture fine, italique et tremblante.

Je n’ai pas ton courage Marin, je ne saurais pas te dire au revoir et te remercier de vive voix pour ton honnêteté et la bienveillance dont tu as fait preuve envers le misérable inconnu que je suis.
Tu n’as ni eu peur ni pris la fuite, et c’était tout ce dont je pouvais avoir besoin.

Je ne suis pas très doué pour dire ce que je pense, on m’a appris à me taire.

J’espère qu’on jour…j’espère qu’on se reverra, et que ce jour-là j’aurais moins de peine à te raconter d’où je viens, et toi aussi.



Prends soin de toi,

Je ne t’oublie pas.

A.




Le chien dresse l’oreille. La maison est en train de sortir de ses draps. C’est le moment où je dois disparaître, en emportant dans mon sillage, une douce odeur de noix de coco et de fraternité.

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