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Je vais prendre ta douleur |Apolyon >CLOS<

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MessageSujet: Je vais prendre ta douleur |Apolyon >CLOS<   Jeu 3 Aoû 2017 - 0:28


Apolyon et Marin


Lève toi, c'est décidé laisse moi te remplacer je vais prendre ta douleur.
Doucement sans faire de bruit comme on réveille la pluie je vais prendre ta douleur, prendre ta douleur, je vais prendre ta douleur.



Le japonais avait visé juste dans ses mots envers l'inconnu, celui-ci, se dérobant à son toucher amical, lui faisant penser à un animal sauvage. Mais plus l'homme refusait de bouger, plus il perdait son temps de s'en sortir. Et ça ne plaisait pas au crabe.

Rapidement, il avait attrapé le poignet du jeune homme, le tirant, parmi ses illuminations, les ignorants désormais, focalisé sur un seul but, sauver la vie de ce jeune homme, lui donner de l'espoir et peut être la chance de s'en sortir. Peut-être, aurait-il un jour, une semaine, un mois de plus pour profiter de sa liberté et s'en sortir.

Au fond, Marin n'était pas à ça près et il savait qu'un jour, il finirait aussi par quitter ce monde, alors maintenant ou plus tard, c'était pareil. Peut-être que sa mort serait plus brutale sur le coup. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas la voix du vampire qui s'adressait à lui. Les mots ne venaient que se perdrent dans sa chevelure flamboyante.

Ils marchaient vite, mais Marin gardait un air serein, pour ne pas élever les soupçons sur eux, après tout le crabe des cocotiers était un géant de taille. Il était difficile de passer à côté de lui sans le voir. Qu'il soit dans la foule ou au loin, il était visible. Sauf, peut-être, quand il montait aux arbres ou restait en hauteur.

Quoi qu'il en soit, le japonais venait de tirer le jeune homme hors de la ville, suivant les ruelles et rapidement, ils étaient arrivés au lac. Marin s'était arrêté un instant, pour reprendre sa respiration, ses poumons asséchés, il avait attrapé une des bouteilles d'eau de mer à sa ceinture, avant d'en prendre une petite gorgée, gardant l'eau en bouche et respirant mieux.

Il avait regardé un moment le vampire, avant de reprendre sa route et de finalement s'arrêter sur une petite plage. Marin, c'était laissé tomber sur le sable. Avant de se tourner et d'inspecter un peu plus le vampire.

« Tout à l'heure, j'ai senti une vibration, qu'est ce que vous avez dit ? »

Rapidement, Marin avait ouvert son sac, pour sortir une petite lampe torche, qu'il avait accrochée au creux de sa grande paume. Observant les dégâts autour de la puce. Ne laissant pas le temps au vampire de se rebeller. Il avait tiré sur son pull pour dégager un peu plus le passage, et l'endroit ou se trouvait cet objet électronique.

« Je sais que je vais vite, mais c'est le moment, il faut le faire maintenant. »

Marin était toujours calme, mais ses sourcils étaient froncés et sa mâchoire contractée. Il allait bientôt devoir, faire un acte, qui traumatiserait sûrement Apolyon. Bien qu'il ne soit pas habitué au contact si proche. Il avait pris Apolyon contre lui, le forçant à s'asseoir, le tenant fermement pour qu'il ne puisse pas se dégager. C'était comme une étreinte, le visage d'Apolyon arrivait directement vers ses épaules et sa gorge. Ses jambes passant au dessus de celle du vampire, les talons contre le bassin du jeune. Oui il était bien bloqué contre lui, c'est ce que Marin voulait. Qu'il ne puisse pas s'enfuir.

« Vous allez avoir besoin de mordre, faites vous plaisir, vos dents, ni vos crocs ne me transperceront. »

Sa voix reste sereine et rassurante, tout en lui parlant, il fait dériver ses doigts tièdes sur la puce, puis vers la peau, ses ongles frôlant les contours de celle-ci. Une main dans le dos du jeune homme, agrippant le pull et ses vêtements.

« A trois, je la retire. »

Bien sûr, il n'allait pas lui laisser monter le stress, de compter jusqu'à trois. Ses doigts venaient d'agripper la puce fortement, le sang mouillant le bout des doigts du crabe. Et en même temps qu'il murmura le chiffre « 3 » à l'oreille du vampire, la poigne du crabe se fit plus possessive et il le libéra de ce poison ! La puce était venue toute seule dans son poing fermé, le sang continuant de suinter, partout autour du trou de l'objet manquant.

Rapidement, Marin, avait allongé Apolyon, la tête sur le sac et c'était levé pour lancer extrêmement loin, la puce dans la mer. Sans doute, un poisson la goberait t'elle après tout, il y avait tout pleins de sang et de chaires autour. De quoi faire un bon repas et d'éloigner ses assaillants pour un moment.

Bien conscient que le jeune homme n'irait pas bien. Marin vint s'ouvrir le poignet volontairement, laissant le sang couler dans la bouche du vampire, avant de finalement plaquer celui ci-contre ses lèvres et répondant d'une voix autoritaire.

« Je ne tolérerai pas que vous refusiez mon sang ! »

Sans qu'il ne puisse se défaire, Marin avait gardé plaquer la plaie béante de son poignet sur la bouche du vampire. Jusqu'à ce que les plaies soient toutes refermées du moins les plus graves. Sans attendre plus longtemps, il avait attrapé sa chemise et l'avait déchiré pour s'en faire un bandage de fortune, bien serré et en plusieurs couches.

« Dès que vous vous sentez un peu mieux, nous bougerons, maintenant que vous êtes avec moi, il est hors de question que vous repartiez ailleurs, du moins pour ce soir. Vous êtes mon invité et vous êtes blessé. Vous avez besoin de repos. Alors s'il vous plaît, ne faites pas l'égoïste, n'allez pas au-delà de vos forces. Et écoutez moi, pour ce soir au moins. S'il vous plaît. »

Un faible sourire inquiet et les sourcils baissés, terminant le bandage de sa plaie. Pour vu qu'il reste.

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Dernière édition par Marin le Sam 5 Aoû 2017 - 5:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Je vais prendre ta douleur |Apolyon >CLOS<   Jeu 3 Aoû 2017 - 13:41



Mes ongles cherchent à s’enfoncer dans sa chair mais en vain quand il arrache d’un trait la puce de ma nuque comme on ôte une tique à un chien récalcitrant. Mais on ne peut plus docile que moi. Il me tient fermement, je me cramponne, mes crocs jaillissent de haine envers lui mais je la ravale aussitôt car elle est juste une émanation de mon instinct et de la douleur. Je gronde, étouffe une plainte en me mordant la langue. Je comprends rapidement qu’il ne craint pas grande attaque venant de moi, sa peau est dure et épaisse comme une carapace. Tant mieux, je n’ai pas de peine de m’arrimer à lui comme une moule à son rocher. Tout pulse, tout est déformation circulaire autour de moi, je crois que je suis à bout de fatigue, à bout de nerf. Mon sang me coule dans la nuque, sur les épaules, vient souiller le pull quand je ploie la tête contre le torse du colosse. Il jette le minuscule GPS intégré au loin et j’entends vaguement le son qu’il produit en heurtant la surface de l’eau, disparaissant et fournissant à tout jamais un mauvais signal. A tout jamais…ou provisoirement.
Le souffle me manque bien que je n’ai pas besoin de respirer mais c’est sans compter les grands moyens de mon sauveur qui m’allonge sur le dos. Là mes muscles se tendent dans un soubresaut d’indignation et je lui bloque les poignets avant que son regard ne se fasse trop autoritaire pour mon obéissance innée. Ce qu’il s’apprête à faire…Heureusement que je sais me retenir malgré ma jeunesse. Ce sang épais au fort fumet qui coule et ondoie le long de son bras me répugne autant qu’il m’attire. Je ne peux pas accepter cet autre présent, cette marque de civilité, pire ! Cette marque d’attention…
« Je ne tolèrerai pas que vous refusiez mon sang ! » La voix tonne, les yeux étincèlent comme des étoiles filantes, et quand le sang et la chair pressent contre mes lèvres closes je ne peux que fondre dans un geignement de soulagement. Salé, sucré, je ne saurais pas vraiment dire tant mon corps ne se préoccupe que de se régénérer ; ce n’est pas le moment de déguster. Je garde les yeux fermés pour ne pas voir l’expression de l’homme, je me sens suffisamment honteux et dégoûté de lui prendre autant. Sa force liquide répare mes blessures, consolide mes défenses, souffle sur mes braises. Au moment où il décide que c’est assez et cherche à se faire un bandage, je me redresse pour l’en empêcher, défaisant le pansement de fortune.
Mon regard argent et bleu dit : « Je peux au moins faire cela. » Les deux petits trous suintant sont vite refermés par l’effet de ma salive cicatrisante lorsque je lèche la peau si solide soit-elle. C'est la première fois que je fais cela. C'est la première fois que je "mords", que je "bois" et que je "ferme les plaies". Il a un goût de sel marin…qui me transporte sur les plages de galets d’Ullapool que je n’ai vues que par les hublots du bateau qui m’emmenait à Dornia.

J’ai l’impression d’être passé dans un éboulement rocheux, à tous les niveaux. Mes certitudes sont en miettes, mon corps est en miette, quoique superficiellement je donne le change. L’homme parle à nouveau et je remarque qu’il nous a conduits sur les berges d’un étang dans lequel la lune verse des rayons pâles au travers d’énormes nuages de pluie. « Vous êtes mon invité et vous êtes blessé. Vous avez besoin de repos. » Est-ce que tous les humains sont comme lui ? Je veux dire, aussi engagés dans une cause ? Celle de secourir un meurtrier rencontré dans une rue ? Je ne parviens pas à me libérer de ma culpabilité, de toutes mes culpabilités qui remontent brutalement… « S’il-vous-plaît. » Alastor n'a jamais dit..."s'il-te-plaît"...

- Je reste avec vous.

Ma main blanche et tremblante s’est posée sur son bras musclé et mon sourire hésitant répond au sien inquiet.

- Vous m’avez sauvé la vie en acceptant de vous compromettre, je ne peux rester indifférent à votre secours. Sachez que désormais je n’aurais de cesse de m’acquitter de ma dette…


C’est chevaleresque, ancien et pathétique, mais mon sens de l'équité ne tolèrera jamais l’omission d’une dette à rendre. Mais c’est autre chose qui parle en moi cette nuit, une chose qui vibre dans mes paumes, un sentiment neuf, jeune et indescriptible. Je suis lié à cet homme.

- On me nomme Apolyon. Je ne sais pas si c’est ainsi que ma mère m’avait appelé…mais c’est mon nom. Tout à l’heure dans la ville, je vous demandais…comment vous vous appeliez ? Est-ce que tous les humains sont aussi forts et téméraires que vous ?


Il n’y a nulle ironie dans ma voix, c’est une nuance que je connais car elle était omniprésente dans les discours d’Alastor mais je ne la pratique pas, elle me rebute. Non, je suis un enfant-tornade sincère.

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MessageSujet: Re: Je vais prendre ta douleur |Apolyon >CLOS<   Jeu 3 Aoû 2017 - 15:42


Apolyon et Marin



Douleur, Contracture, Force, Morsure...


Marin tenait le jeune homme contre lui, l'empêchant de se défaire de sa prise, comme précédemment, ces évitements avait rapidement fait comprendre au Japonais comment il fonctionnait. Focalisé sur le cou du vampire, l'animal ressent simplement les vibrations de son corps, ses respirations et ses réactions sur son corps. Il les a senti ses crocs, quand l'environnement s'alourdit avant de s'alléger à nouveau, ça lui a tiré un rapide regard en arrière, pour revenir finalement sur la puce qu'il lui retiré rapidement en essayant que ce soit le moins douloureux possible. Mais le fait de retirer de force une chose fait toujours mal. Éclats de graviers dans une plaie ou dard d'un insecte, la douleur est toujours présente, c'est ce qui rends les gens « vivant » après tout.

En l'allongeant, le colosse à bien remarqué les soubresauts du blessé. Arf ! Il aurait dû réfléchir avant de le mettre directement sur le dos mais dans l'action, il n'y a pas pensé, il se doutait que l'homme refuserait sans doute son poignet. Bien que le crabe ne force pas les choses en général, son ton et la force qu'il y mit fit ployer le jeune homme. À la bonne heure.

Il lèche, aspire et c'est toute une sensation à laquelle, il ne s'habituera jamais, même après diverses années de vie avec les vampires. Mais après tout, il est esclave, c'est bien normal non ?

Les yeux fixés sur le vampire, vérifiant qu'il boit bien, avaient apaisé son visage, la mâchoire toujours un peu contractée après tout. Finalement « c'est bon », c'est assez, l'Asiatique retire son poignet assez rapidement pour que le jeune ne s'y accroche pas, il déchire sa chemise, finissant torse nu, après tout, la chemise était foutu de toute façon.

Mais le jeune l'arrête, les sourcils du crabe se fronçant sérieux autant qu'intriguer, il le regarde enlever le bandage, il est curieux, se laisse faire et grimace immédiatement en sentant qu'il vient lécher sa plaie, au moment où il va pour ouvrir la bouche pour lui lancer un « hé, tu n'en as pas eu assez ?! » , il se ravise et sent sa peau qui tire et se rebouche comme s'il ne s'était jamais rien passé.

Un frisson parcourt son échine lui donne la chair de poule.

Peu après que Marin est repris ses conseils légèrement autoritaire pour l'obliger à rester, la réponse du plus jeune, décocha le premier sourire au crabe.

- Je reste avec vous.

Sa main fraîche sur le bras bronzé du crabe faisait totalement contraste entre les deux espèces ici présente.

- Vous m’avez sauvé la vie en acceptant de vous compromettre, je ne peux rester indifférent à votre secours. Sachez que désormais je n’aurais de cesse de m’acquitter de ma dette…

Marin avait simplement hoché la tête en guise de compréhension et d'écoute, comme tout bon japonais reprenant doucement son air sérieux.

- On me nomme Apolyon. Je ne sais pas si c’est ainsi que ma mère m’avait appelé…Mais c’est mon nom. Tout à l’heure dans la ville, je vous demandais…Comment vous vous appeliez ? Est-ce que tous les humains sont aussi forts et téméraires que vous ?

Un sourire doux se fit voir sur le visage du crabe, Apolyon, voilà donc son prénom, il n'était pas indifférent à son apparence et ce qu'il dégageait, même s'il semblait avoir un passé noir, c'était un ressenti qu'il ne pouvait pas expliquer présentement.

Marin venait de glisser le bout des doigts dans les cheveux noirs du vampire, glissant sur ses tympans ramenant sa main vers lui, il avait été bien plus doux que précédemment encore.

Le crabe n'avait pas l'habitude de mentir et à sa question, il n'allait pas inventer de belles histoires à Apolyon pour qu'il puisse mieux dormir ce soir. C'était là bien souvent un défaut qu'on lui avait reconnu.

«Mon ancien prénom est d'une connotation japonaise, Banjaku..»

Il venait de murmurer « Banjaku » son regard se perdant sur l'eau et le bruit des vagues, essayant de se remémorer un passé oublié. En vain, il était resté silencieux quelques minutes avant de reprendre.

«Je m'appelle Marin, on m'appelle Marin. Et non Apolyon, tous les humains ne sont pas comme ça, beaucoup ont perdu leurs humanités. Beaucoup on peur d'aider les inconnus, et d'aller vers des endroits qu'ils ne connaissent pas. Essayer est synonyme de risque, et risque est synonyme de danger peu de gens, ose. »

Le japonais avait tourné la tête avant de reprendre plus sérieusement.

«Étant donné que tu...Vous êtes resté ici avec la puce, nous ne sommes pas non plus en sécurité ici. Les miliciens finiront sans doute par arriver par ici. Il faut bouger et je connais un endroit si vous acceptez de me suivre. Un endroit ou, il ne pourrait pas vous trouver du moins pour cette nuit. »

Son visage était à nouveau inquiet, mais il semblait sûr de ce qu'il allait lui dire.

«J'aimerais vous emmener chez mon maître, cette semaine, il n'est pas là.»

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MessageSujet: Re: Je vais prendre ta douleur |Apolyon >CLOS<   Ven 4 Aoû 2017 - 18:05

Les grandes mains viennent vers mon visage, mes cheveux, je veux les arrêter mais je ne peux oublier qu’elles viennent de m’arracher à un destin sinistre et tragique. Alors je les laisse s’emparer de moi non sans un frémissement intérieur ignoble. Pourtant les mains de « Banjaku », aussi rugueuses soient-elles, ne témoignent d’aucun vice, d’aucune mauvaise attention. Que puis-je y faire, à force de tortures et d’actes irréparables, la confiance et la tolérance que je peux avoir envers le toucher d’autrui sont totalement consumées. Il est japonais, mon saveur, et je comprends mieux la finesse de ses paupières et son incroyable politesse. « Banjaku », « Banjaku », les consonnes sont dures à prononcer sur ma langue d’écossais mais j’y parviens avec un peu d’entraînement, avant qu’il n’ajoute une précision qui a son importance. Il ne se fait pas appeler « Banjaku », mais « Marin ». Je n’ai jamais entendu ou lu un tel nom, mais il faut avouer que le peu de livres à ma disposition au château et le nombre restrictif de sorties ne m’ont pas permis d’élargir mes horizons de connaissances. « Le simple fait qu’ils puissent poser leurs yeux sur toi te rendra sale, et je ne supporterai pas de te voir te réjouir de leur présence et de leurs paroles. » Pour Alastor, le monde était un nid purulent qui risquait à tout instant d’étendre sa moisissure sur moi, son bijou, sa précieuse création ; il ne s’est jamais dit que c’était lui, la pourriture de mon existence qui m’a toujours rongé.

Marin, puisque semble-t-il il préfère qu’on le nomme ainsi, semble appliquer des préceptes qu’il a lui-même construit avec son expérience, et ses mots sont d’autant plus vifs de sens à mes oreilles. Essayer est risqué, mais il vaut mieux essayer et choisir que subir et souffrir, même si c’est dangereux. Je commence à comprendre. Dans ma débâcle je suis tombé sur l’homme de la situation, avec un besoin vigoureux de défendre l’étranger et l’inconnu quand il estime que ses semblables ont renoncé à se battre.
Soudain la présence de mes poursuivants se rappelle brusquement à nous. La puce désamorcée ce n’est en effet pas pour autant que je suis libre. Un endroit où… ? Je me suis levé pour observer les environs, laissant mon pouvoir vagabonder, flairer un millier d’odeurs, un millier de bruits et le réseau complexe des êtres vivants entre eux, à commencer par les battements sourds du cœur du géant. « J’aimerai vous emmener chez mon maître, cette semaine, il n’est pas là. »

Le danger.

Celui dont parle Marin lui-même. Est-ce qu’il se rend compte que son maître pourrait avoir de graves ennuis pour complicité de fuite même involontaire ? Par le biais de son esclave ? Et Marin subirait lui aussi les terribles conséquences de son amitié envers moi… Je me recule, niant l’évidente nécessité qui est la mienne de me reposer, de trouver un lieu où je n’aurais plus à me débattre, tout ce que Marin souhaite m’offrir. Alors que nous ne nous connaissons pas. Je ne connais que peu de choses aux liens qui unissent les hommes entre eux, mais je sais d’essence et d’instinct qu’il n’est pas commun d’être aussi généreux au premier abord.

- Les miliciens finiront par arriver chez votre maître aussi, je ne resterai pas, Marin…je vous causerai trop d’ennuis, vous n’imaginez pas…ce que j’ai fait.


Le dire. L’avouer. Confesser. Je ne peux lui mentir davantage quand il m’a donné son « véritable » nom, alors que moi je dois me contenter de l’affreux pseudonyme démoniaque choisi par Alastor.

- Marin j’ai…j’ai tué mon maître, et je me suis échappé du Centre de Redressement où on me confinait parce que je suis considéré comme fou dangereux…je crois que les médecins ont raison, et je ne voudrais pas vous faire de mal…


S’il pouvait voir le chien, s’il pouvait entendre tous les gémissements de fantômes dans ma tête, et la pulsation meurtrière qui gît au creux de mes paumes, il fuirait, et sa carapace ne le protègerait de rien. « Je ne peux le protéger de moi. » Fléau de Dieu abandonné sur Terre à peine sorti du berceau, je fais mes premiers pas tremblants, mais une main m’empêche de m’apitoyer et me tire du marais. La course folle reprend, je me demande comment il fait pour courir si vite alors qu’il m’a donné son sang.


HRP:
 

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