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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos
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MessageSujet: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Dim 30 Juil 2017 - 18:02



Un bien étrange vendeur

L'été est sans aucun doute ma saison préférée pour diverses raisons compréhensibles : les jours sont plus longs donc les vampires ont de très courtes nuits, il fait beau donc je peux sortir sans lourd manteau de fourrure et me dorer la couenne au soleil sans avoir besoin de ma lampe UV et quitter mon vivarium en toute indépendance dans le magasin, il fait chaud et je ne transpire même pas. Bref, que des avantages non négligeables. Il y a aussi quelque chose de formidable dans l'été c'est cette envie de courtiser. Humains comme hybrides, c'est la saison propice aux amours, à la séduction, je m'amuse souvent à apprendre aux petits jeunes à user allègrement de ce "petit pouvoir" que chacun possède et il faut dire que je suis certainement le meilleur professeur qu'ils puissent avoir en ces temps. Et c'est ainsi que je vois partir mes petits élèves, les uns après les autres, relativement heureux qu'ils trouvent un maître. Pour ma part, je préfère rester ici, comme un de ces vieux modèles qui ne sont plus de mode, une antiquité poussiéreuse, apportant ma petite touche à l'édifice pour aider les miens du mieux que je le puisse. Je ne dis pas tout le temps réussir. Certains sont sauvages, récalcitrant, ils écoutent mais n'apprennent rien et finissent bien souvent avec des maîtres mauvais ou des maîtres qui les ramènent au bout de quelques semaines. Ceux là ne vieillissent jamais, ils finissent dans les cuves de sang quand leur caractère ne permet plus l'adoption. Quelle perte. Je ne vais pas les plaindre non plus bien que cela me chagrine légèrement. Que peut-on y faire de plus ? Le monde idéal n'existe pas et plus vite les jeunes sont informés de ce qui les attend, mieux ils sont préparés à l'affronter. Et moi dans tout cela, je n'aspire qu'à finir mes vieux jours de crocodile usé au fond d'un magasin sans faire trop de vagues.

Il fait déjà nuit, la chaleur est toujours présente, le vendeur s'est absenté en me laissant libre d'agir à ma guise et en totale liberté dans le magasin, comme le serait un chien de garde. Il est allé préparer les maigres repas que l'on a droit mais il n'y a plus beaucoup d'esclaves en stock en cette période. C'est presque un magasin vide que je garde, sans rechigner. Les seules choses que je n'ai pas droit c'est de franchir cette porte ouverte, de me mettre sous le climatiseur et de ne pas approcher le canari. Il faut dire que ce pioupiou jaune me craint tout comme la faim me pousserait facilement à le mettre dans ma gueule. Et il n'est pas rare que je le fixe avec la salive en bouche. Je crois que l'on est dangereux autant l'un pour l'autre. Il cesse de chanter dès que mon ombre est trop proche de sa cage ce qui donne tout de suite l'alerte au vendeur qui travaille en bas.

- Esteban !!!! Pas le canari !!!

Pouvait-on entendre hurler depuis la cave au moindre silence suspect du pioupiou jaune. Quelle idée aussi d'appeler un oiseau "Canari" surtout avec un crocodile amateur fanatique de canard. Et bien entendu, je m'exécutais en m'éloignant de la cage en grognant comme un beau diable, maudissant l'animal plumé.

Il n'y avait pas non plus foule aujourd'hui, la chaleur écrasante de cette dernière semaine avait jeté une sorte de léthargie sur les pauvres humains et hybrides à sang chaud, ils sortaient moins, attendaient plus tardivement encore dans la nuit que la fraîcheur veuille bien leur donner un petit temps de répit. Pour moi, elle m'était salutaire, elle me met dans une sorte d'hyperactivité qui sied à mon organisme de reptilien. Je crains les longs hivers, devant me couvrir et dormant la majeur partie de la journée. Là au moins, je pouvais me vêtir de manière plus légère : une chemise, un beau foulard autour du cou, un veston, un pantalon repassé et mon crochet brillant comme un sou neuf. Mon apparence était plus soignée qu'à l'ordinaire, sans doute parce que le manque d'esclaves dans le magasin permettait ce genre d'exception, je ne saurais le dire. Il arrivait même que j'ai l'autorisation de fumer un bon cigare sans que mes pieds ne dépassent la ligne que forme la porte et d'observer la rue dans tous ses angles. J'essayais de m'occuper ce soir, en donnant un peu d'aide au vendeur, nettoyant les cages vides et dépoussiérant le comptoir, arrosant les rares plantes et changeant les fleurs des vases. Je crois qu'il apprécie cette aide pour peu qu'il me donne parfois du poulet à la place de cette pâtée grossière habituelle. J'en aurais sans doute ce soir en humant les effluvent qui remontent depuis la cave. Je tournais le dos à la porte quelques instant, rangeant les divers papiers de vente de la semaine précédente, les classais par ordre alphabétique avec une grande minutie. J'étais calme, posé, serein, pas d'alerte à signaler et le pioupiou jaune s'en donnait à cœur joie dans sa douce mélodie. Mon large dos n'avait rien à craindre pour le moment, tout du moins c'est ce que je pensais jusqu'à ce qu'une odeur de mort remplace la délectation du fumet du poulet rôti que le vrai vendeur me préparait en bas. J'en tournais à peine la tête pour être certain que mes sens ne me trompent pas ...

- Bonsoir

Dis-je avec une politesse et un aplomb sans faille.

- En quoi puis-je vous être utile en cette douce soirée ?

Mon ton était mielleux, sans agressivité et pour sûr qu'en prime la petite cloche ne résonnerait pas à son entrée car déjà précisé que la porte était bien grande ouverte et que de ce fait il se retrouverait nez à nez avec moi et moi seul, le vendeur bien trop occupé à surveiller mon futur repas dans son four. Je finissais ma simple œuvre avant de me tourner et de fixer cette individu diurne de mes iris dorés de reptile, dans ma galante attitude, avec cette assurance peu banal dans un tel milieu. J'enfonçais ma seule main valide dans ma poche, je ne la présenterais pas, comme pour formaliser un peu plus la distance entre son statut vampirique et le mien. Il est sur mon territoire ... Je vais le lui faire comprendre. Un petit jeu allait s'établir entre lui et moi et ce jeu démarrait ... Maintenant!

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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Mer 2 Aoû 2017 - 12:07

Probablement dû à cette journée particulièrement ensoleillée, ses heures d’inactivité lui avaient semblé interminables, malgré plus de 8 heures d’un sommeil de plomb à rêver d’une vie passé, celle d’un humain vivant encore avec ses deux parents, comme si la réalité n’était qu’une farce. Comme si sa longue vie en solitaire était fictive, réalisée de toutes pièces pour un livre fantastique. Mais au réveil, le sourire qui avait gagné ses lèvres en revoyant son père et sa mère dans son imaginaire, s’effaçait et il devait refaire face à sa monotonie. La faiblesse lié à la faim, le rendait lent et l’épuisait chaque jour un peu plus et malgré cela il continuait à se nourrir comme l’aurait fait un humain, se créant ainsi une vie de vivant, s’imaginant chaque jour durant que son cœur palpitait encore dans sa poitrine, en imaginant ce son merveilleux.

A la tombée de la nuit, il laissa Georges et Jilan vaquer à leur occupation. Le jeune renard arrivé depuis peu prenait à peine ses marques et mettait sans conteste de l’animation lorsqu’il était auprès du vampire. Pour avoir du caractère il en avait. D’ailleurs, Paris s’était juré d’avoir un second esclave, bien que ce mot était selon lui une grossièreté préférant employer le terme de nouvel arrivant ou compagnon. Pourtant il avait attendu, pas longtemps mais plus qu’il ne l’avait souhaité, repoussant toujours à un autre jour cet achat. Car il craignait sa sortie, ou plutôt être vu en compagnie d’un esclave et ainsi être à son tour catalogué de vampire qui martyrisait de pauvres humains et voyait en eux de simples jouets.

Oh pourtant il ne s’agissait pas de cela, bien au contraire, il appréciait fortement la compagnie des plus faibles, qui le reliait un peu à sa vie d’avant. Et discuter avec Juste, son ami, lui avait réellement donné envie d’être entouré, d’avoir une présence qui animerait et égaillerait ses journées qui étaient justes insupportables. Il aurait pu à nouveau donner cette mission à Georges, mais parfois il se demandait si le vieux vampire, enfin ce vieil humain devenu vampire depuis peu ne devenait pas aveugle tellement il s’était planté la dernière fois en allant chercher un esclave qui devait être docile et humain. Le choc avait été énorme, mais après coup, la présence du jeune renard était un plaisir, hormis son langage un peu trop vulgaire.

Cette fois donc, il lui fallait prendre son courage à deux mains. Vêtu d’un pantalon en cuir, d’une chemise et d’une veste cintrée, pouvant se le permettre puisqu’en tant que vampire, il n’était pas du tout incommodé par la chaleur, il quitta le manoir avec réticence. Laissant les deux autres habitants seuls, il arpenta les ruelles tout en faisant le guet. Étrangement il n’y avait pas encore trop de monde dans les rues, une aubaine pour lui qui avait horreur de se mêler à la foule. Alors nerveusement il s’arrêta net devant une devanture. Ça y est il y était, une des boutiques d’esclaves, la plus proche de chez lui, ce qui avait été savamment calculé pour parcourir le moins de temps possible le bitume. Il hésita, tout en observant la vitrine, devait-il y aller ou pas et finalement il pénétra les lieux, se sentant bien mieux comme si on lui avait ôté une épine du pied. Le vendeur était là debout et semblait concentré dans sa tâche bien qu’en n’en oubliât pas la politesse.

« Bonsoir. Je…souhaite acheter un esclave »

Voilà qui était dit. Il se maudissait pour avoir parlé de ces malheureux comme d’une marchandise. Alors sans attendre l’aide du vendeur, il commença à regarder la boutique, tout en lissant de ses mains nerveusement sa longue chevelure blonde qu’il avait ramenée vers l’avant. Et lorsque enfin le vendeur prit la peine de le regarder, Paris sembla interpellé. Il resta silencieux un temps tout en scrutant l’apparence de l’homme face à lui. Des cicatrices, des yeux reptiliens qui semblaient vous sonder et ce crochet. Forcément il s’était attendu à tout sauf à ça. Un vampire sans conteste ne l’aurait pas jugé et aurait compris son souhait le mettant même probablement à l’aise. Mais là comment pouvait-il parler d’esclave à acheter comme si c’était tout à fait naturel.

Bien qu’ennuyé, il ne le montra pas, il tourna un peu puis s’arrêta devant la cage de l’oiseau, passant son doigt entre les grilles.

« Comme tu es beau toi »

Jouant un peu avec, il finit par oser simplement annoncer la raison de sa présence. Et dire que ses congénères trouvait cela amusant et distrayant de se rendre en boutique faire ces « achats ». Là c’était tout bonnement un véritable calvaire dont la seule pensée qui le traversait était de fuir et se cacher à jamais.

« Je souhaiterais savoir si vous aviez des humains à me proposer ? »

Question stupide, mais étant plus là pour instaurer une politesse.
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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Mer 2 Aoû 2017 - 12:56

On entre forcément ici pour acheter un esclave et ces propos ne m'offusquaient nullement. Je n'avais pas réagi, pas une once de colère, pas un seul cliquetis, rien. Je me contentais de sourire légèrement, le fixant. C'est sa gêne qui me fit pencher légèrement la tête sur le côté. Voilà qui était intéressant. Non seulement il m'avait ouvertement mater de la tête aux pieds pour mieux aller embêter le pauvre canari qui battait des ailes avec frénésie dans sa cage.

- Ne faîtes pas cela, je vous prie ...

Indiquais-je simplement, quelque peu rude, en voyant l'oiseau paniquer légèrement. Je ne tenais pas à ce que le vendeur, le vrai vendeur, soit interpelé. Pas encore en tout cas. Puis je haussais un sourcil à sa demande, commençant à le suivre dans le magasin en gardant une certaine distance de sécurité.

- Des humains ? Cela fait un moment que je n'en ai plus vu ici. Vous aurez sans doute plus de chance à la prochaine saison de chasse mais j'ai bien peur qu'actuellement, aucune boutique ne puisse vous en proposer. Et puis les humains sauvages sont incontrôlables ... Ce ne serait assurément pas un bon investissement si vous voulez mon humble avis.

J'étais devenu plus que curieux, sans doute à cause de ses manies, de cette attitude, de ce malaise qu'il arrivait à faire transmettre, peut-être sans le vouloir. J' m'approchais donc un peu plus, tâchant de faire un ôte acceptable en le guidant dans le magasin, passant même devant mon propre vivarium grand ouvert.

- Un humain d'élevage par contre est beaucoup plus docile, en théorie. C'est une garantie d'une certaine éducation fournie par le centre de Dornia. Bien entendu, il existe quelques exceptions mais n'est-ce pas là la nature humaine que d'être riche en caractères de toute sorte ?

Et l'on arrivait peu à peu devant les fameuses cages aux barreaux d'acier noir, réservées à ces fameux humains, heureusement toutes vides.

- Un nouvel arrivage ne devrait plus tarder ... Courant de la semaine prochaine, si toutefois vous aviez la patience d'attendre jusque là. Comme vous pouvez le voir, le magasin est ... malheureusement dépourvu d'âmes vivantes hormis moi et Mr Canari que vous avez effrayé tout à l'heure.

Et je m'arrêtais enfin, droit comme un i, le torse légèrement bombé, toujours le regard ancré sur cette tignasse blonde qui n'avait visiblement pas lâcher un seul instant ma considération.

- Vous m'en voyez profondément n'avré de ne pas pouvoir répondre à vos exigences.

Dis-je en posant la main sur mon torse et en m'inclinant légèrement avant de me redresser de plus belle.

- Avez-vous songé à investir dans un hybride ? Ces créatures sont tout aussi acceptables que le sont les humains.

Voilà que j'allais en savoir un peu plus. Je lançais toutefois un regard derrière moi d'un coup de tête qui n'était pas fait pour être discret, juste pour veiller que je ne serais pas dérangé dans les minutes qui viennent. Parfait ! Le champ était libre, je pouvais alors me concentrer sur le vampire sans craindre une interruption.

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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Jeu 3 Aoû 2017 - 23:49

Paris fronça les sourcils devant la sommation d’arrêter de s’amuser avec l’oiseau. Arrêter quoi ! Avait-il l’air de le bouffer ? Non certainement pas puisqu’il appréciait les animaux. Bon d’accord, lors de ses faims il vidait quelques rats et autres rongeurs passant par là. Mais là il se contrôlait parfaitement. Alors sans un mot bien que n’en pensant pas moins qu’on puisse lui donner un ordre, il retira son doigt de la cage tout en prenant une mine plus fermée devant ce malotru. Et pour couronner le tout, il n’y avait plus d’humains de disponible dans les boutiques de la ville. De toute façon il n’aurait certainement pas parcouru chaque magasin à cette recherche, lui qui avait déjà bien eu bien du mal à se décider de venir en cette nuit subtilement étoilée.

« La prochaine saison de chasse ! Et quand a-t-elle lieu ? »

De chasse ? Réellement prendre les humains pour du gibier était plus que déplaisant à entendre.

« Et bien, éducation ou pas voilà qui est bien fâcheux. Je me fiche de savoir qu’il provient d’un centre de dressage et encore moins celui de Dornia, je souhaite uniquement faire l’acquisition d’un humain et voilà qu’il est impossible de trouver. C’est embêtant »

D’autant que le prix n’était pas un problème pour lui, tout comme l’éducation puisqu’il aurait laissé vivre l’humain comme il le souhaitait mais sous sa protection. Les débuts auraient été difficiles, mais sans conteste, une relation de confiance se serait alors installée. Alors c’est une mine déçue qu’il afficha devant les cages vides. A croire que tout était fait pour l’ennuyer. Il pouvait attendre la semaine suivante, mais plus il attendait, plus Jilan éprouverait de la jalousie ou de la rancœur. Là maintenant c’était le moment ou jamais !

« Pour votre canari, je ne l’effrayais pas ! Je souhaitais juste le distraire un peu mais il ne semble pas très joueur ! »

Il haussa négligemment les épaules.

« Et bien je suppose que je dois me résoudre à ne plus avoir d’esclave alors »

Clairement il était embêté et affichait une moue prouvant tout son désarroi. Paris n’avait pas réellement le choix, il le savait et du coup comprenait mieux le choix qu’avait fait Georges. Celui-ci était revenu avec Jilan afin de ne pas revenir les mains vides, afin de lui faire réellement plaisir. Finalement le vampire, avait fait preuve d’une grande loyauté et d’une délicate attention. Oui l’hybridation, jouer avec la génétique afin de créer des êtres de toutes pièces, destinées à assouvir les envies des autres sans pouvoir rechigner.

« J’ai acheté il y a très peu de temps un renard. Mon valet qui avait la lourde tâche de me trouver un humain, est revenu avec un hybride. Même si j’ai été choqué au début, j’en suis à présent très satisfait. Il a du caractère, plus qu’il n’en aurait fallu, mais je me suis attaché à lui »

En ayant parlé du plus jeune il avait sourit le trouvant tout à fait adorable et au oreilles d’une si grande douceur. Non pas qu’il était fétichiste des oreilles, mais il appréciait les caresser dans un geste amical, rassurant voulant montrer à quel point il serait protecteur envers toute menace. Jetant un regard dans la même direction que le vendeur ne comprenant pas bien ce qu’il guettait, il s’en éloigna un peu afin de revenir sur ses pas, se postant alors devant le vivarium. Voilà qui était intéressant, intriguant même, ce que demandant ce qui avait bien pu s’y trouver il y a peu encore, puisque la propreté prouvait que le départ de l’hybride qui s’y trouvait était récent. Quelques heures ou quelques jours, sans plus. Il plia ses bras pour caler ses mains sur ses hanches, puis se tourna vers le vendeur.

« Vos cages sont désespérément vides. Imaginons que je sois intéressé par un hybride… »

*Encore un*

« Qu’auriez-vous à me proposer ? Et surtout quand est-ce qu’ils arriveraient ?»

Un renard était à exclure puisqu’il en avait à présent un et ne souhaitait pas lui faire de l’ombre. De même qu’il ne souhaitait pas reprendre une race similaire. Il lui fallait donc tout autre chose et si possible de bon caractère.

« Bien que j’hésite encore pour un autre hybride…Je souhaite avoir un esclave qui accepterait mon premier et qui ne me mordrait pas à la première occasion… Assez facile à vivre. Peut-être qu’il me faudrait visiter d’autres boutiques, mais je n’en ai pas envie »

Bien que pas la force serait plus juste, puisqu’il se sentait déjà assez honteux d’être là à parler esclaves comme on parlait de viandes.
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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Ven 4 Aoû 2017 - 14:02

Il voulait vraiment un humain à ce point ? Au risque de devoir le ramener dans la seconde en pleurnichant que celui-ci soit trop sauvage ? J'avais à faire à un gros idiot, un enfant qui faisait un caprice parce qu'il n'avait pas le jouet qu'il voulait, qui n'avait aucune conscience ni aucune considération pour la vie. Oh, je ne m'attendais à pas grand chose venant de son espèce mais lui battait tous les records. J'en serrais de plus en plus le poing dans ma poche, sévèrement agacé par cette attitude enfantine.

- Sombre crétin ...

Avais-je sifflé entre mes dents, les cliquetis de ma cage thoracique se faisant entendre maintenant : un son régulier de crocodile finissait lentement à faire place. J'en avais plissé le front sous la colère grandissante qui m'envahissait et je le fixais à présent avec une froideur qu'un seul être avant lui avait eu l'occasion de me croire capable. Oui, il aurait droit à une leçon toute particulière, une leçon magistrale qu'il n'oubliera pas de sitôt. Je n'allais pas garder ma langue dans ma bouche et bien que je me la mordais pour essayer de me retenir, c'était peine perdue. Il était bien trop tard pour que je recule et ma foi, je prendrais un malin plaisir à lui ôter toutes ses illusions.

- Vous savez ce que vous méritez ? Qu'on vous y mette, vous, dans ce centre d'éducation. cela vous apprendrait un minimum la politesse et la décence par dessus le marché. Pendant que j'y pense, cela vous apprendrait également comment choisir un esclave avec plus de minutie !

Et bien que j'avais attendu tout ce temps, jusqu'à sa dernière phrase avant d'exploser, l'on pouvait sentir cette rage grincer dans ma voix.

- Oui c'est cela ... Abandonnez donc l'idée même d'en posséder un autre, cela évitera bien des soucis, autant pour vous que pour nous ...

Je n'avais pas encore vu le vrai vendeur et son assiette alléchante derrière mon dos. Il clignait des cils, tremblait presque et nous regardait tour à tour sans oser intervenir de suite ...

- Comme vous l'avez si bien remarqué par votre ô combien estimable intelligence, nous n'avons rien à vous proposer et si vous voulez un conseil : Ne revenez pas ...

- Esteban ??? Que ce passe-t-il ?

J'en ai légèrement tiqué mais mes grognements ne se calmaient pas. Pire, ils prenaient de l'ampleur alors que ma tête se tournait puis tout mon corps. C'est avec dépit et assurément une bonne dose d’aigreur que j'en sortais la main de cette foutue poche, j'en pris mon assiette d'un geste vif, choppant à la volée la fourchette et la serviette qu'il avait pris soin de m'autoriser.

- Mets lui un humain de côté pour la semaine prochaine ... Le pire que tu auras en réserve ...

Dis-je d'un ton amer avant de rejoindre mon vivarium en poussant cet ignoble individu de mon chemin d'un large coup d'épaule. Je m'installais, leur faisant dos, fixant cette rue à travers la vitre, en bouddha sur le sable, la serviette dépliée sur l'un de mes genoux. J'avais tenté d'être le plus aimable du monde, j'avais tenté d'être assez courtois. Quelle perte de temps inutile. Les vampires n'apprendront jamais. Ils ont beau avoir passé plusieurs centaines d'années à vivre et à commettre les même erreurs encore et encore, ils restaient des gamins ignorants et débiles. J'essayais d'éteindre tant bien que mal ce feu qui brulait dans mon ventre. avalant quelques bouchées de poulet avec la plus grande des difficultés. Il était rare que je boude ainsi l'un de mes repas. J'essayais de rassurer le vrai vendeur dans un ton plus neutre qui cachait bien mal mon état d'agacement.

- Il est très bon ... La prochaine fois, achète les vitamines en liquide... Elles sont moins chères et un peu plus digeste ...

On m'entendait croquer le comprimé que le pauvre vendeur avait eu tant de peine à cacher dans la chair du poulet. Puis je le sentais bouger dans mon dos et enfin l'entendre prendre la parole avec une sorte de complaisance, limite excusé, faisant ses ronds de jambes habituels avec des excuses aussi pitoyables que l'était ce monstre.

- ... Bon ... Bon ... Bonsoir ... Excusez le ... il n'est pas vraiment ... des plus sociables ... Un crocodile du Nil ... C'est très instinctif comme animal ... Il se fait vieux ... Cela le rend irritable ...

Et blabla et blabla. Je n'écoutais même plus, le regard fixe sur l'extérieur, je ne me préoccupais même plus d'eux. Plus envie, plus d'intérêt. Ils ne méritaient plus ma considération, ni même que je m'attarde à répondre ou même à m'excuser. Mes cliquetis avaient diminué en puissance mais restaient irrémédiablement là, comme pour indiquer à cet être d'une cruauté sans nom qu'il n'était plus le bienvenu en ces lieux.

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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Mer 9 Aoû 2017 - 1:27

L’insulte semblait avoir été sifflée tant elle était véhémente à l’égard de Paris, qui stupéfait écouta le vendeur lui déblatérer maintes horreurs. Le blond en était choqué et outré ! Écoutant alors qu’aucun son ne parvenait à franchir ses lèvres, sous le choc de ses révélations totalement fausses ! Il n’était pas comme cela il avait juste fait semblant d’être détaché face au cas des esclaves afin de faire comme ses congénères qui eux, étaient parfois bien plus crus ou cruels !  Alors ou les autres vampires se faisaient également insultés et sermonnés à chaque achat ou sa tête ne revenait pas au vendeur. Et alors qu’une énième insulte l’assomma un peu plus, une autre silhouette vint se poster derrière…le vendeur.

Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre qu’il s’était fait lamentablement manipulé par cet hybride qui finalement n’avait d’âme de vendeur que dans ses fictions qu’il devait regarder pour tromper son ennui. Avalant péniblement, il fixa alors le véritable maître des lieux puis le manège qui s’ensuivit. Tel un sale gosse prit en flagrant délit après un gros caprice, l’homme au crochet prit son poulet pour le manger dans un coin de son vivarium, celui là même que le vampire aux longs cheveux regardait un peu plus tôt.

Fou de rage non seulement d’avoir été traité de la sorte et qu’en plus d’hybride se soit permis de se moquer de lui, il s’approcha davantage de l’autre vampire, le regard plein de mépris. Lui qui était venu avec une bonne attention afin de faire un compagnon à Jilan, mais en plus d’aider un autre esclave s’était vu refuser l’accès de ce doux plaisir par cet imposteur. D’ailleurs l’homme semblait étrangement inverser les rôles car non jamais Paris n’avait été grossier bien au contraire, quel mal y avait-il à vouloir un humain !

« L’excuser ! Non, il n’avait pas à me parler de la sorte »

Il désigna le crocodile de la main tout en sentant la colère monter en lui.

« Si c’est ainsi que vous traités les clients, je comprends à présent pourquoi il n’y a personne d’autres que moi »

Il tourna les talons et fit quelques pas en direction de la porte, puis il s’arrêta net et se tourna afin de refaire face au véritable vendeur.

« Ce crocodile est sous votre responsabilité. Et apparemment il n’est pas si instinctif que cela puisque si cela avait été le cas, il saurait que je suis ici afin d’avoir de la compagnie afin d’échanger des conversations et apprendre de mon esclave et réciproquement. Mais non je suis apparemment détestable uniquement car je ne suis peut-être pas le vampire violent auquel tout le monde s’attend. Oui je suis un idiot, un idiot pour avoir espéré une vie un peu plus à la norme et d’avoir des compagnons car j’ai passé plus de 300 ans complètement seul !  »

Tout en fixant l’homme il soupira. Ce qu’il avait pu dire afin d’avoir une telle animosité était encore un mystère et probablement qu’il ne saurait jamais la raison de la situation actuelle. En quoi souhaiter un humain pouvait être une insulte ? Ce n’était pas un crime de préférer la race inférieure plutôt qu’à une création en laboratoire. De plus, Jilan en était une également et il l’avait finalement accepté et gardé, en comprenant ce que cela impliquait. Et à présent il pouvait arriver n’importe quoi, jamais il ne ferait de peine ou ne ramenait son compagnon et cela pour n’importe quelle raison. Au lieu de cela, il s’était juré de veiller sur lui afin que rien de lui arrive et de lui offrir un peu de joie, celle qu’il n’avait jamais connue avec ses autres maîtres, qui eux avaient préférés le maltraiter et l’insulter. Et ça par contre s’était insupportable à savoir.

« Bien qu’il soit vieux cela n’explique pas un tel comportement envers un client ni même sur ce que j’ai pu dire. Je préfère un humain car j’ai déjà en ma possession un hybride et alors ? A traiter tous ceux qui franchissent cette porte avec un tel mépris, il n’est pas étonnant qu’il soit encore là et je pense qu’il y restera encore longtemps car personne ne voudra d’un vieux ronchon qui insulte les gens sans réfléchir ! D’ailleurs en y regardant de plus près…»

Il se tourna alors vers le vivarium tout en croisant les bras sur la poitrine.

« C’est assez amusant car je me demande bien qui ici agit comme un enfant immature et capricieux !? »

Levant les yeux au ciel, le vampire haussa les épaules puis se tourna prêt à se diriger vers la porte.
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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Jeu 10 Aoû 2017 - 14:04

Il voulait des excuses en plus ? Vu la façon dont il traitait les gens ce n'était guère étonnant qu'il finisse tout seul. J'écoutais cette bride de conversation sans grand intérêt à vrai dire. Pour moi, l'affaire était close depuis longtemps : même si il ne restait plus que lui comme maître, je n'irais jamais avec lui. Point final.

- Je comprends bien mais ... comme vous le voyez, nous n'avons plus rien en magasin et les clients ne manquent pas, contrairement à ce que vous pouvez penser ...

- Il fait encore trop chaud pour qu'ils sortent ...

- Esteban ! N’aggrave pas ton cas !

Et voilà que je me faisais engueuler à cause de ce vampire ! Sans déconner ? J'en roulais les yeux et en poussais un très long soupire d'exaspération. Pourquoi était-il encore là ? Ha oui, Monsieur voulait se plaindre, raconter sa vie dont tout le monde se fiche, pleurer sur son malheureux petit sort de vampire solitaire. La bonne blague ! Et il fallait avoir pitié de lui ?

- Ce n'est pas de la compagnie qu'il vous faut mais un professeur ...

- ... Je tâcherais de vous trouver l'humain que vous cherchez. Entre magasins, il nous arrive de nous échanger quelques spécimens et ...

- Oui, de beaux spécimens ça c'est sûr ...

- Esteban !!! Bon sang ! Il a raison ! Tu vas crever ici comme un vieux lézard grincheux si tu continues !

- Hahahahaha ! Je préfère ça que de finir en nounou pour bébé vampire incapable de s'occuper d'un simple renard.

J'en ai rit, avec franchise, tournant la tête pour observer ce manège ridicule, un sourire pendu au coin de mes lèvres. Enfin il quittait cette boutique... Mais ? qu'est-ce qu'il fait ? Il ne part pas ??? J'en hausse un sourcil, le regarde faire, Assez stupéfait avant de lever les yeux sur sa frimousse. Il revenait ? Il osait revenir après cela ? Sérieusement ? Alors j'allais mettre les choses au clair une bonne fois pour toute, tout en me curant l'oreille du bout de mon crochet pour être certain de bien tout avoir entendu.

- J'ai tout connu en terme de vampire mais toi tu es vraiment un cas à part ... Et pour l'instant, c'est toi qui joue à l'enfant capricieux ... Venir ici, oser parler à un hybride de l'achat d'un singe en rabaissant son éducation et ensuite faire tout ce petit numéro de pleurnicherie ... Franchement ... C'est décevant ...

- ... Esteban ...

Je lançais un regard dur au vendeur puis profitais que le vampire s'écarte à nouveau de mon vivarium pour sortir lentement, l'assiette à la main, la tendre au vendeur, vide.

- Laisse moi gérer ça, s'il te plait.

- Humf ...

Il eut une once d'hésitation, me fixa et approuva d'un simple hochement de tête au bout de quelques secondes en retournant vers son comptoir avec mon assiette. Pour ma part, j'avais déjà la main dans la poche, à contempler ce dos froid qui semblait vouloir s'éloigner sans y arriver.

- Tu n'as jamais eu à faire à un vrai rebelle ? Je me trompe ? Tu serais bien incapable de le gérer. Tu as bien de la chance que ton renard ne t'en fasse pas voir des vertes et des pas mûres. Tu aurais pu vraiment avoir de sérieux ennuis, surtout avec un hybride de ce type. Maintenant si tu estimes que les conseils d'un vieux croco comme moi sont insultants, je n'y peux rien et tu n'apprendras rien. Mais ... Veux-tu seulement faire l'effort d'apprendre au moins ? Hum ?

Je restais serein, le plus possible, toujours aussi fier, toujours aussi animal que je pouvais l'être mais ma voix s'était faite beaucoup plus douce. Je faisais ça pour lui. Mais pourquoi ? Pourquoi perdais-je mon temps ainsi avec ce vampire qui visiblement ne réfléchirait pas 4 secondes à ses nombreuses erreurs depuis qu'il a mis le pied dans ce magasin ? C'était sa dernière chance. La toute dernière. Après cela, il partirait, achèterait son humain là où bon lui semble et je pourrais sans doute retourner observer la ruelle en paix.

- Tu ne te demandes même pas pourquoi ce vendeur me laisse libre d'agir dans son magasin ? Cela ne t'intrigue pas une seule fraction de seconde ?  Et à ton avis ? Pourquoi est-il en rupture de stock si les clients sont si mal accueillis ? Tu as déjà été dans les autres magasins pour faire un tel comparatif ?

J'avançais d'un pas, un seul, voir si il se retournerait et je me penchais déjà, assez pour frôler de mon nez ses cheveux blonds. Je me mis à murmurer, aussi doux qu'un agneau.

- Il me semble que des excuses s'imposent, c'est vrai ... Mais pas de ma bouche, jeune vampire ...

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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Sam 19 Aoû 2017 - 1:09

Bien que de caractère calme habituellement, là ça commençait sérieusement à l’énerver. Cette situation plus que grotesque effleurait dangereusement son flegme anglais. Ce n’était pas l’attitude du vendeur qui le rendait aussi à fleur de peau, non il s’agissait bien des interventions de l’hybride qui se comportait comme si la boutique lui appartenait. Pour qui se prenait-il, lui et son air hautain comme si tout lui était dû, alors qu’il devait sa vie uniquement aux vampires. Maintenant il était également évident que son caractère irascible était la cause de sa présence en ces lieux. Qui voudrait d’un esclave qui vous ferait la morale uniquement parce que vous n’entrez pas dans ses bonnes grâces. Alors autant dire que la remarque sur un professeur lui fit largement lever les yeux au ciel, se demandant qui entre eux deux en avaient réellement besoin.

« Professeur ? Je me demande qui entre vous et moi en a besoin le plus. Apparemment on a oublié de vous apprendre le respect envers les vampires lors de vos séances de dressage »

Il fixa un instant l’hybride, puis reporta son attention sur le vendeur.

« J’irais ailleurs. Les boutiques d’esclaves ce n’est pas cela qui manque et il ne me sera pas difficile de trouver satisfaction ailleurs avec un vendeur qui aura plus le sens de l’accueil.»

Reportant à nouveau son attention sur l’esclave, il ne put que pouffer devant toutes les insinuations. Voilà qui était lamentable. Un hybride de son âge se permettait de lui donner des leçons, alors que son caractère l’obligeait à rester enfermé dans un vivarium à regarder Dieu sait quoi des journées durant. C’était assez amusant d’ailleurs en y repensant puisque c’est ce même hybride qui par ennui probablement, c’était amusé à jouer au vendeur comme un enfant jouerait à la dînette. Après tout chacun s’amusait comme il pouvait alors recevoir de cette personne ayant des allures de moralisateurs des commentaires, était plutôt ironique en soi.

« Je n’ai pas dit que j’avais du mal avec mon renard, au contraire j’ai avoué être très heureux qu’il soit présent. Pour preuve que sa compagnie me plaît puisque je viens chercher un autre esclave. Maintenant je pense que c’est vous qui vous êtes fait passer pour un vendeur et non l’inverse, donc qui est puéril ? »

Et prêt à partir, déjà positionné vers la porte, Paris comprit en écoutant les deux hommes qui avait réellement l’ascendant. A croire que le vendeur était esclave et l’esclave l’inverse. C’était ridicule à un tel point que le blond en laissa échapper un soupir.

« Je ne vois pas l’intérêt d’écouter les conseils d’un hybride qui n’a aucun respect »

Tout comme il en avait assez de se faire sermonné par une race qui lui était inférieure et avait été créée de toute pièce afin de faire ce qui lui était demandé, obéir aux êtres de la nuit.

« Si vous pouvez agir avec liberté c’est parce que ce vendeur sait très bien que vous ne vous enfuirez pas. Vous êtes accroché à endroit car c’est le seul lieu que vous considérez réellement comme chez vous. Par contre je ne pense pas que jouer avec les clients soit de votre compétence ! Ce que je peux dire c’est que les vampires iraient dans n’importe quelle boutique même dans celle où ils seraient mal accueillis, afin d’obtenir ce qu’il souhaite. Ils se pensent supérieur et que tout leur est dû. C’est un jeu pour eux »

Il désignait les vampires comme s’il n’appartenait pas à cette race, lui qui se sentait plus humain que tout dans l’âme. Et alors qu’il ferma un instant les yeux au souffle qui jouait avec ses cheveux pour arriver jusqu’à son oreille qu’il chatouilla, Paris se laissa le temps d’un court instant décontenancé. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas rencontré une personne avec autant de caractère. S’en était revigorant et à la fois énervant. Hybride ou pas, il y avait encore en ce bas monde des gens intéressants et distrayants.  

« Non vous avez raison ce n’est pas de votre bouche qui me faudrait entendre des excuses,  mais celle de ce vendeur »

Il se retourna finalement et fit face à l’hybride, plantant ses iris bleus dans celles reptiliennes.

« En vous laissant en liberté, il s’engage à prendre ses responsabilités »

Puis lui afficha un doux sourire et marqua ses paroles par un tutoiement répondant ainsi à celui du crocodile et mettant alors plus de proximité en eux.

« Si tu es encore là c’est uniquement parce que ton caractère t’empêche de trouver un maître qui te garderait. Tu crains qu’il te ramène aussi vite qu’il ne t’ais acheté, alors tu préfères jouer au vieux crocodile aigri ce qui te permet de garder une distance et d’éloigner les autres afin de ne pas souffrir ! »

Il s’approcha un peu plus laissant son souffle jouer sur la joue de l’hybride

« Ou alors de la jalousie ? Celle d’être écarté pour un humain que tu ne sembles pas affectionné »

De sa main il frôla les doigts du crocodile.

« Tu aurais aimé que je te choisisse…Esteban? »
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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Sam 19 Aoû 2017 - 12:54

Oh non je n'avais rien oublié de mon éducation, bien au contraire. Cet être par contre avait oublié ce qu'il était avant. Un humain. Ces êtres qui n'ont que la destruction, la violence et la conquête comme seules lignes de conduite. Ils ont tout détruit : la faune et la flore, ils ont tué par milliers, ils ont envahi, piétiné, remis l'esclavage au goût du jour et pour finir, ils se sont transformés en montres assoiffés de sang. Oh ils l'étaient déjà, bien avant cela. Ils ont juste mis fin à la civilisation, à l'humanité, renié tous les principes de lois, de droits, de foi. Et tout ceci pour faire quoi ? Rien de plus que ce qu'ils faisaient déjà avant et tout ceci avec la formidable éternité pour s'exercer. Finalement, rien avait changé avec les siècles, et rien ne changerait ... Jamais. Il avait cependant raison, je me voilais la face, je n'avais de place nul part, personne ne m'achèterait. Ce constat je l'avais fait depuis longtemps, il me rendait triste, amer, aigri et les nombreuses fois où je suis revenu en boutique n'y ont certainement pas aidé.

- Laisse le vendeur en dehors de cela, il s'est déjà excusé de nombreuses fois à ton égard, il fait un travail minutieux et est sans doute le seul de la ville à nous porter un minimum de considération. Tout ceci est de ma seule et unique faute. Il n'a aucune responsabilité à avoir.

J'en poussais un soupire. J'avais eu le pauvre espoir ridicule de tomber pour une fois sur un vampire qui aurait gardé un minimum d'humanité mais cet espoir est vain, mort en cette simple soirée. J'en baissais le regard, l'écoutant, encore et encore. Je m'avouais simplement vaincu. Les années n'y changeraient rien, l'éducation non plus. Je ne fis pas attention à cette distance devenue tellement courte. Il avait entièrement raison ... Sur tous les points qu'il venait d'évoquer.

- C'est vrai ... Ils ont été trop nombreux à m'abandonner, trop nombreux à me blesser, trop nombreux à m’ôter mes espoirs et mes rêves  ...

Et j'ajoutais, à sa deuxième affirmation, encore d'une véracité que je ne peux nier.

- Il est vrai que je ne porte guère les humains dans mon coeur, ma propre mère a refusé de m'élever en voyant son bébé couvert d'écailles avec cette queue de lézard qu'on a finit par m'ôter tout comme on m'a arraché ces écailles qui faisait ma fierté. Elle a fuit, comme les autres ...

J'en fermais mes yeux, le front marqué par les rides, froncé et grave, encore plus pâle que ne serait le mort. Je ne ressentais plus que de la douleur, elle me bouffait littéralement, elle m'avait plongé dans une spirale lente et longue de la douce agonie de l'attente de la mort.

- ... Oui ... Mais ton choix est déjà fait et ce depuis que tu as mis les pieds ici. J'aurais bien pu faire le beau, derrière la vitre de mon vivarium que tu ne m'aurais pas regardé ou tu m'aurais acheté, sur un coup de tête, comme tes prédécesseurs ... Et ça, je ne puis plus l'accepter.

Avouais-je simplement à sa question, serrant peu à peu le poing quand li frôla ma main. Pourtant, j'aurais voulu la lui tenir, l'enlacer dans ce bras mutilé, poser mes lèvres sur son front, humer l'odeur de sa chevelure, glisser mes lèvres sur les siennes, le couvrir de baisers et bien d'autres choses encore. Il m'avait vaincu. Je ne ferais aucun de ces nombreux gestes inavouables. Plus aucun son disgracieux ne voulait sortir de ma cache thoracique. Une larme coulait le long de ma joue. J'avais tellement perdu, tant de fois, trop de fois. Et même si cet aveu sonnait comme une résignation, au fond de moi, j'aurais voulu, pour une fois, être vraiment choisi, pour ce que je suis, et non pas comme un simple objet à la mode ou un simple esclave créé dans le seul but de servir, soit de punching-ball soit de jouet sexuel. Je savais cependant qu'il était bien trop tard pour cela. Je n'en avais plus envie, plus rien aurait pu m'arracher à cette vie là. Et j'avais tout fait pour.

- ... Je m'excuse. Sincèrement. De la façon dont je t'ai traité. Mais ne blâme pas le vendeur, je t'en prie. Il a été le seul à être aimable, le seul à me traiter avec respect, le seul à m'accorder une petite heure en dehors de ce vivarium. Il l'a fait à ses risques mais je suis le seul fautif. Je n'aurais point du tenter de te faire fuir mais quel autre choix avais-je ? Risquer à nouveau un achat en étant certain d'être revendu dans le mois ? Tu as raison ... je ne connais que cette maison ... c'est la seule qui a su me protéger ... Crois bien que le vendeur veillera à me châtier et à me priver de sorties.

Je me reculais d'un pas , la tête basse, voulant retourner dans cette prison de verre, avec comme seul compagnie la vue de cette ruelle. Je savais qu'il ne m'achèterait pas, alors à quoi bon rester là. Comme il l'a si bien dit, c'est ma seul occupation, comme il l'a si bien dit, c'est la seule chose qui me reste. Devrais-je également me résigner à finir dans un bordel ou pire, à la banque de sang ? Disparaître, peut-être, mettre un terme à mes souffrances.

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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Mer 23 Aoû 2017 - 0:53

Paris écouta avec attention l’esclave qui prit enfin la responsabilité de toute cette mascarade, et qui continua sur les explications, qui confirmait un peu les dires du blond. Apparemment celui-ci avait visé juste et c’est davantage la solitude que la colère qui avait poussé le crocodile à se montrer si froid et distant. Une protection contre la vie extérieure et les autres, ce que connaissait que trop bien le garçon à la longue chevelure, puisque lui-même en usait quand il craignait un trop grand rapprochement, un comble, alors que la solitude lui faisait également peur comme si elle le rongeait peu à peu. D’ailleurs plus de 300 ans à voyager seul l’avaient également rendu un peu trop insensible. Il le savait et cela il comptait bien l’enrayer et se radoucir avec de la compagnie. Pour cela il lui fallait trouver avant tout quelqu’un qui le comprendrait et l’accepterait comme il était avec le temps que ça prendrait.

Alors oui il s’abreuva de chaque mot et son empathie le poussa à ressentir sans qu’il ne le montre cette douleur et cette crainte d’être seul qui avait gagné Esteban à chaque changement de maîtres. Enfin ils étaient sur la même longueur d’onde. Pouvant se comprendre sans qu’aucun ne s’en rende encore véritablement compte comme si des œillères leur avaient été posées. Fronçant les sourcils devant toutes ses révélations, Paris ne put qu’imaginer cette douleur ressentie d’avoir été autant rejeté alors que son cœur inerte semblait se serrer dans sa poitrine.

La guerre entre eux deux était à présent finie comme s’il avait fallu en passer par là afin qu’ils puissent mieux se comprendre et s’accepter. Penchant légèrement la tête sur le côté, il apprit en même temps pourquoi Esteban avait voulu entrer en confrontation directement avec lui. Comme Paris s’y était attendu et avait visé juste, il s’agissait d’un mélange de craintes lié à une forme de jalousie. Etrangement il trouvait cela adorable et toute sa colère était retombée d’un coup oubliant leur conflit d’un peu plus tôt.

« Détrompe-toi, certes j’avais une idée bien précise de ce que je souhaitais. Mais je ne suis jamais fermé à toute proposition d’autant plus si j’avais un coup de cœurs. Je me suis arrêté tout à l’heure devant le vivarium sans savoir qu’il s’agissait du tien, car j’étais intrigué et intéressé. De plus je recherche quelqu’un d’humain intérieurement et à présent tu me montres que bien qu’hybride, tu es humain et ce même si ça ne te plaît pas de l’entendre. »

Il soupira un instant. Perdant le faible sourire qui s’était dessiné sur ses lèvres, il n’en perdit pas moins sa douceur dans le regard lorsqu’il détailla chaque trait du crocodile. Il était plus âgé que le vampire en apparence, pourtant il n’agissait pas comme quelqu’un de cet âge. Une vie à être blessé et être esclavagée l’avait rendu amer, mais pourtant d’une si grande fragilité qu’appréciait le blond. Et à la vue de la larme, il en ferma les paupières quelques secondes pour mieux retrouver son regard bleu azur.

« Tu t’es excusé et j’accepte les excuses, donc personne ne sera blâmé je te le promets. D’ailleurs je n’ai rien fait pour calmer la situation non plus»

Il tourna alors la tête vers le vendeur et lui afficha un doux sourire.

« Il n’est pas nécessaire non plus de châtier Esteban ou de le priver de quelques privilèges qu’il possède. Comme je l’ai dit, j’ai également ma part de responsabilité et moi aussi je m’en excuse »

Tout en reprenant tout son attention vers le crocodile, il s’en approcha plus encore, frôlant la joue contre la sienne afin de lui murmurer à l’oreille.

« Tu aurais dû tenter de te vendre au lieu de m’agresser. Mais si ça peut te rassurer je ne fais jamais d’achat sur un coup de tête »

Il s’écarta

« J’ai besoin d’un esclave sur qui compter. Ta réaction de tout à l’heure, est-ce que je redoute le plus. Alors qu’est-ce qui me prouve que tu ne recommencerais pas une fois que tu serais chez moi ? Je n’aime pas les conflits et encore moins me faire insulter. Comprends-tu Esteban ? »

Tout en lui frôlant d’un doigt la trace humide laissée par la larme un peu plus tôt sur la joue d’Esteban il continua.

« Pourrais-tu accepter de m’avoir pour maître, si tu ne m’apprécie pas ? Suis-je ce que tu recherches ? »
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MessageSujet: Re: Un bien étrange vendeur [Pv Esteban - Paris de Césaire] - Clos   Ven 1 Sep 2017 - 0:05


Je fus quelque peu soulagé qu'il accepte enfin ses propres tors. Cela était rare chez les vampires et je ne pouvais que saluer son indulgence à mon égard. Cependant, le vendeur savait que mon acte méritait au moins une privation de sortie et je doute qu'il s'en tienne aux propos du blond. Car après tout, j'étais effectivement sous sa responsabilité et j'avais quelque peu abusé de sa gentillesse. je ne lui en voudrais pas, bien au contraire. J'assumais pleinement mes actes et les conséquences qui en découleraient. J'acceptais cela, comme j'ai toujours tout accepté. Y compris cette joue contre la mienne. J'étais passé en infra-son que seul le vampire entendrait, un doux clapotis ressemblant à un moteur qui hoquète entre deux phases de régime. Et mon crochet l'avait enlacer cette fois ci. Je roulais ma joue sous cette main, bien que froide, fermant les yeux pour apprécier cette rare caresse qu'il m'octroyait. Pensif, j'écoutais chaque mot, je pesais le pour et le contre puis j'émis un léger soupire avant de ré-ouvrir les yeux, plongeant mon regard dans le sien.

- Je n'avais nul envie de me vendre ...

Avouais-je modestement, sans mensonges. Il est vrai que je n'avais pas de maître depuis plusieurs semaines mais je n'étais absolument pas pressé d'en trouver un. Pour peu que le dernier fût un de ces nombreux monstres a adoré la torture, qu'elle soit physique ou psychologique. J'en avais simplement marre de tomber sur des maîtres de cette espèce et je faisais tout pour les faire fuir. Je peux dire que même sans cela, il n'y avait guère monde qui s'intéressait à un vieux crocodile passé de mode. Quand bien même ma culture et mes talents soient assez développés, aucun d'eux n'avaient pris la peine d'exploiter mon potentiel. Ils ne s'y intéressaient pas, ni ne cherchaient autre chose que leur "bien-être". Tous préféraient le petit nouveau, juvénile et malléable. Et même cela, je n'arrivais pas à leur en vouloir. Que l'on ne vienne pas, alors, me reprocher de ne pas me vendre, de ne pas faire le beau, de ne pas me poser comme une sorte de bombe sexuelle prête à se faire défourailler. Je le dis et redis : je préfère encore finir au bordel que de retourner chez un de ces maîtres égoïstes. Et sa question méritait ma réponse ...

- Non, je ne pourrais pas accepter et ... Navré mais non, tu n'es pas celui que je recherche tout comme je ne serais jamais l'humain que tu cherches. Je suis désolé.

Je le lâchais et reculais aussi, cette fois bien déterminé à rejoindre mon vivarium. Je m'installais lentement, dans ma position de bouddha habituel, à regarder cette rue depuis la vitre.

- J'espère que tu ne m'en voudras pas et que tu trouveras ton humain. Je te le souhaite avec sincérité.

Et c'était vrai, j'étais très honnête. Il était évident que nous ne serions jamais compatible. J'étais devenu trop vieux, trop grincheux. Je ne pouvais pas lui promettre aucun conflit, pour peu que mon caractère n'y prête absolument pas. Tout comme je ne pouvais pas déterminer à l'avance si nous arriverions à nous entendre ou non. Oui, c'était un risque. Certains franchissaient le pas, sans crainte, vivant le jour le jour et se réveillait avec leurs déceptions. J'avais déjà vécu cela tellement de fois. je n'en voulais plus. J'attendais autre chose du reste de ma pauvre vie et elle ne serait pas dans les bras de ce vampire. Je le savais, il le savait aussi. Pourquoi insister devant autant d'évidence. Je ne me forcerais pas, je ne cacherais pas ma personnalité, ni pour lui, ni pour un autre. La réalité est parfois difficile mais elle est ce qu'elle est : une pure vérité. J'espérais sincèrement qu'il ne m'en veuille pas pour cette décision mais elle resterait ferme et définitive. Je n'irais pas avec lui. L'acceptera-t-il ? Je ne sais pas. Je le souhaitais ... Pour lui comme pour moi. Il y avait d'autres esclaves qui attendaient un maître, je restais persuadé qu'il trouverait le sien, ici ou dans une autre boutique. J'étais reparti dans ma contemplation et le vendeur venait refermer mon vivarium avec un cadenas, preuve que je serais bel et bien privé de sorti jusqu'à ce qu'il estime ma dette payée. Puis il s'occupera sans doute de donner des dates et des adresses à ce vampire pour qu'il puisse trouver ce qu'il cherche. Courage ... C'est ce qu'il me manque ... Le courage. Je n'en ai malheureusement plus assez, ni même la patience et encore moins la volonté.

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