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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Premiers transports [PV Niels] [CLOS]

Smooth bucking

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MessageSujet: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 18:06

Je stress rarement, sauf comme démontré quand je me retrouve tout seul au plumard le matin…mais ça c’est de l’histoire ancienne pour le moment, grâce au meilleur deal du monde qui m’octroie le privilège de dormir dans le lit de Niels et de lire par-dessus son épaule quand il n’a pas envie de parler, ou bien juste le regarder lire un vieux bouquin. Je me lasse vite, mais pas de ça. Et je ne pensais pas pouvoir inscrire de nouveaux petits plaisirs dans mon existence après tout ce que j’ai déjà consommé. Frustré comme pas permis malgré le flottant souvenir d’un baiser dont la signification m’échappe, je me suis envoyé en l’air avec Tom toute la semaine, et si c’était bien ça n’était pas comme d’habitude. Je ne pensais pas vraiment à lui, j’étais concentré sur d’autres trucs, des trucs que j’aurais préféré ne pas laisser affleurer à la surface de ma conscience trèèèèèèès irritable. Mauvaises baises cumulées au final, j’ai été de mauvais poil jusqu’à ce soir compris, le grand soir.

Ma valise est pleine et je la descends sans effort malgré son poids conséquent à en juger parce que tout ce que je suis capable de fourrer là-dedans ! J’en profite pour me recoiffer, veillant à ce que ma natte soit parfaite et qu’aucune mèche n’en dépasse sur toute la longueur, je resserre ma cravate et vérifie que mon costard ne boudine pas trop mes muscles, et me lave vite fait les dents avant de débouler dans le salon. Gayle me fait les gros yeux et je lui rends la pareille. Non mais oh ! Niels a eu la gentillesse d’accepter de me conduire à l’aéroport et apparemment je suis en retard ? Pas à mon horloge interne, mais j’ai appris que dans cette maison tout était vraiment méga bizarre niveau espace-temps, parfois je me demande si un lapin blanc avec une montre de gousset ne va pas sortir d’un putain de placard…
Mais c’était un coup de pression du petit frac jaloux et Niels fait son entrée sans avoir l’air contrarié le moins du monde. Je soupire, bats de la queue nerveusement avant de croiser les bras et de formuler une insulte du bout des lèvres sans regarder celui à qui cela s’adresse. Mais quelle guigne celui-là c’est pas possible !

- Tu vas avoir ton précieux maître riiiiiiien que pour toi durant toute une semaine, espérons que tu me lâches la grappe quand je rentrerai tête de pioche.


Les petites guerres de terrain ont la vie dure.
Je suis pas d’humeur. Charlize m’a mis énormément la pression pour ce voyage, c’est un tournant décisif de ma carrière qui verra si je peux continuer à me produire dans des films érotico-pornographiques, étant donné que l’audition a clairement baissé. Je suis même pas sûr que je veuille encore me foutre à poil et faire semblant de jouir avec des gros baras…j’ai un peu mûri et renforcer l’idée que mon corps est un objet commence à me faire aller à ce genre de taf à reculons. Mais pour l’instant j’ai signé, et ce n'est pas de l'avis de mon cher manager italien ; je dois donc m’y rendre, et continuer de prendre ça comme une expérience enrichissante. Pourtant quand je vois Niels me fixer dans l'entrée, toutes mes certitudes tombent en lambeaux. Si je n’étais pas si large d’épaules je me liquéfierai sur place, aucun doute là-dessus.

- J’suis prêt, on s’casse ?

Mauvaise baise, mauvais timing, mauvais caractère. Je suis irrécupérable bordel, et je m’en veux rapidement d’avoir parlé comme ça à mon protecteur, plus qu’à mon maître. D’ailleurs dans la voiture, je m’enfonce dans le siège et souffle, nuque en arrière contre le repose-tête dont je comprends enfin l’utilité.

- Désolé…de mal te parler. J’ai pas envie d’y aller, c’est tout.

Regard en coin, je jauge la réception de mes excuses, après tout il peut tout aussi bien m’envoyer sur les roses avec son flegme si séduisant, je suis capable d’aimer ça. Gros bêta que je suis. Avant j'y serais allé queue en panache, fier comme un jeune poulain en carrière, ravi de me montrer un peu plus, aujourd'hui je me pose plus de questions ce qui pourrait presque freiner mon ascension. Il y a désormais un Avant Niels, et un Après Niels. Que je le veuille ou non.

- Je me demande si j'ai encore ma place dans les films de cul. Je crois que c'est un autre "moi", un "moi" jeune, désireux de provoquer, d'attirer l'attention sur tout ce qui était digne d'attention.


Mon monologue lancé, je regarde les lampadaires projeter leurs lumières sur la carrosserie étincelante, sourcils froncés.

- J'y trouve plus autant de plaisir depuis que je suis fait plaquer.

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Dernière édition par Cristovão le Sam 22 Juil 2017 - 16:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 20:10



Depuis quelques temps, mon étalon s'est changé en ours mal léché. Une métamorphose tout à fait remarquable si on met de côté les aspects les plus désagréables de la chose. Son caractère déjà bien trempé est devenu une épreuve de patience pour moi, car il semble que Gayle lui fasse écho avec autant de force, ce qui donne lieu à des duels parfaitement ridicule dans mon salon, ma cuisine ou le couloir pour aller à la salle de bain. Je pensais que cette attitude provenait du fait qu'ils se détestaient de plus en plus, mais il est apparu que plus la date du départ approchait et plus l'humeur de Corso devenait execrable. Les seuls moments où il semblait paisible étaient ceux passés dans le lit, lorsqu'il décidait qu'il avait dépensé assez de secondes seul dans sa chambre après s'être déshabillé et qu'il venait toquer à la mienne. Mais en dehors de ma chambre, point de salut !

Je consulte ma montre après avoir serré correctement ma cravate. Il va être l'heure de partir. J'inspire profondément et enfile mon masque imperméable et neutre. Sinon il se pourrait bien que l'on devine à quel point cette idée me répugne. Je ne veux pas que Corso y aille. Je ne veux plus qu'il tourne dans ce genre de production, car après en avoir visionné trois ou quatre afin de me faire une idée précise, je peux affirmer avec certitude que je n'aime pas l'image que lui donne les producteurs dans ce genre de film. Cependant, le contrat est signé depuis longtemps, nous ne pouvons pas revenir sur ces engagements et j'ai promis de lui laisser faire le métier qu'il souhaitait faire. Voilà comment nous nous retrouvons lui et moi dans la voiture, en route pour l'aéroport.
Malgré la pique de l'hybride, Gayle doit effectivement être heureux de se retrouver de nouveau seul au manoir, malgré toutes mes remarques sur le fait qu'il n'était pas remplacé. Et malgré mon silence face à la grossièreté de l'étalon, je n'en pense pas moins. Il commence d'ailleurs par s'excuser alors que je met le contact.

— Je pensais que tu aimais faire ce travail.

Ma voix est parfaitement égale, je ne reviens pas sur son excuse. Elle était méritée, je ne puis tout de même pas lui dire que "ce n'est rien" alors qu'il sait que je n'aime pas lorsque son vocabulaire devient trop ordurier en ma présence. En revanche, je cache à la perfection mon étonnement face à cette révélation sur le manque totale de motivation qui l'anime.
Ses explications me font doucement froncer les sourcils, mais elles me rassurent aussi beaucoup. Il est à la fois lucide sur sa situation et sur ce qu'il souhaite faire, il a conscience d'avoir passé un cap et qu'en conséquence, des choses peuvent peut-être changer dans sa vie ou ses aspirations. Je passe une vitesse et m'engage sur un boulevard.

— Certains événements impactent plus notre vie et notre façon de penser qu'on ne l'aurait soupçonné. Mais il ne faut pas se laisser détruire pour autant. Ta rupture avec ton ancien maître signifie peut-être la fin d'une période pour toi, mais ce n'est pas une fin tout court.

Ralentissement à cause de la circulation. Il y a plus de monde que je ne le pensais, mais nous sommes en avance, cela ne posera aucun problème.

— Te rappelles-tu du soir de notre rencontre ? Je t'ai dis que je comprenais ta situation.

Je tourne dans une nouvelle rue pour éviter le bouchon et pouvoir rejoindre une artère principale nous menant à la voie rapide.

— J'ai perdu l'homme que j'aimais éperdument il y a un peu plus de cent ans. Je t'épargnerais les circonstances de notre séparation, mais ce fut brutal. Et dévastateur. J'ai perdu plusieurs années à errer comme une âme en peine, à boire beaucoup, à l'isoler dans une vieille demeure familiale loin de tout et de tout le monde. Je n'avais plus goût à rien et j'ai songé à me laisser mourir plus d'une fois.

Son regard pèse sur moi beaucoup plus lourd que je ne l'aurais imaginé. Suis-je vraiment obligé de lui raconter toute cette histoire ? Elle est personnelle, encore un peu sensible, il m'a fallu bien plus longtemps pour la confier à Gayle. Pourtant elle me semble formatrice en cet instant. Et je partage si peu de mon passé avec Corso, cela me semble injuste pour lui. Je garde les yeux fixés sur la route.

— Il était tout pour moi. Mon monde entier s'est écroulé en un claquement de doigts et je n'étais plus sûr de rien : étais-je encore capable de faire quelque chose de bien ? D'être médecin sans trembler ? D'être botaniste sans me laisser distraire par mes pensées ? Était-il possible que l'on puisse m'aimer à nouveau ? Méritais-je seulement que l'on m'aime à nouveau ?

Ma voix s'éteint malgré moi. Cette question, en particulier, je ne l'ai pas encore réglée. C'est un des doutes qui me hante, qui me poursuit depuis ma séparation avec Sigvald. Bien sûr, j'ai envie de passer à autre chose, de vivre une autre histoire, une vraie, mais en suis-je vraiment digne ? Qui pourrait avoir envie de s'enchaîner à un vieux docteur exigeant et froid ?
Je serre un instant les dents en regardant les rétroviseurs, le temps de m'engager sur la voie rapide. Le moteur gronde sous nous et nous propulse sans effort.

— Mais je ne me suis pas laissé détruire. J'ai repris mes études, mis à jour mes connaissances et lancé de nouveaux projets. Je n'aimais plus le travail en solitaire cependant, aussi ai-je réorienté mes aspirations pour qu'elle me correspondent mieux. Entrer dans une entreprise, gravir les échelons, travailler en équipe puis superviser ces mêmes équipes... C'était un nouveau choix de vie. Et ça n'a pas été un mauvaise chose pour moi, alors pourquoi serait-ce une mauvaise chose pour toi ?

Cette fois, un sourire étire mes lèvres, rassurant. Je sais comme il déteste lorsque je me comporte en père avec lui, il n'a d'ailleurs pas l'âge pour cela, mais je crois que j'ai cette attitude paternaliste depuis toujours. Depuis mon vivant, même ! Il faudra faire avec.

— Si tu ne prends plus de plaisir à faire ce que tu faisais, peut-être est-il temps pour toi de changer ? Honnore ce contrat, reste professionnel, mais n'en accepte plus aucun autre. Je parlerai à Charles également.

En passant la vitesse, ma main effleure la sienne, l'espace d'une seconde.

— Tu n'as pas besoin de te mettre nu pour être désirable et admiré, Corso.

Nous doublons une voiture dans un vrombissement de moteur.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 22:21

- Je l’aime toujours. Seulement y a des trucs que je me vois plus faire. Rien que d’imaginer que tu puisses aller mater les films dans lesquels je joue…

Je me secoue tout entier dans un grand frisson de dégoût, perdant momentanément ma morosité, et mes oreilles s’ébrouent en pensant une seule seconde à Niels cliquant sur un lien internet ou achetant un DVD dans un sexshop pour découvrir les postures et les gémissements que je ne réserve qu’à mes partenaires fictifs. Car il est clair que je suis bien différent au lit sans caméra. Je grimace avec un vieux rire.

- Ce serait vachement flippant…surtout que je dors avec toi alors bon.

Le boulevard défile, et saisi par sa voix si paisible et sérieuse à la fois, je lève le coude sur la portière et appuie ma tempe contre mon poing à demi fermé. « Certains événements impactent plus notre vie et notre façon de penser qu’on ne l’aurait soupçonné. » Le visage de Sisco se dessine dans un coin de ma tête en même temps que j’écoute Niels parler. Sisco m’a sorti de la précarité de l’arène, il m’a appris à aimer et être aimé, il aurait voulu m’épouser si je n’avais pas été si pressé de le fuir pour me complaire dans les bras d’autres hommes qui ne voyaient que mon corps et mon cul, quand je ne me voyais moi-même que par mon corps et mon cul. Avec le recul, j’aurais dû le quitter tout autant, mais pas pour les mêmes raisons, et pas de la même façon. Je me revois sauter du balcon…j’étais vraiment un connard. Et puis il y a eu Owen à cette grande réception, il y a près d’un an et demi. Son côté scientifique sexy m’a rendu dingue, et je me suis fait prendre à mon propre jeu. J’ai souffert, néo-dépressif et puis Niels m’a tenu les cheveux dans les roses trémières pour gerber. Quelle belle vie franchement, les montagnes russes n’ont rien à m’envier.

Si je me rappelle le soir de notre rencontre ? J’étais bourré mais ma mémoire d’éléphant – haha ! – a gravé la belle affaire sur du bronze ; je laisse le marbre à Niels, ça lui va mieux qu’à moi, j’ai des imperfections à masquer. Mon oreille distraite par mes pensées revient brusquement à mon protecteur. Je ne pensais jamais qu’il me ferait des confidences aussi…confidentielles ! et encore moins dans ces conditions… Je ne sais pas si je dois être flatté ou profondément triste de savoir qu’il a connu de tels bouleversements. Cent ans. C’est une durée que j’ai du mal à me figurer, mais ça doit être l’équivalent de mes 6 mois de rupture nan ? Bécasse de bourrin va. Je me suis tourné vers lui, choqué quand j’avais presque fini par le croire asexué. Je serais vraiment curieux de rencontrer le type qui l’a mis dans des états pareils, enfin s’il existe toujours bien sûr. Mon regard finit par se détourner, vagabondant sur les lumières que la vitesse transforme en lignes droites aveuglantes.

- Le changement ne me fait pas peur. Enfin je crois pas. C’est la descente qui me stress.

J’étends mes jambes devant moi, cherchant une position confortable mais j’aime toujours aussi peu les bagnoles même si celle de Niels est carrément chic.

- Ohhhh t’en fais pas pour le contrat !

De toute façon s’ils me font chier ou si le type avec qui je suis sensé tourner me plaît pas je me casse. Charles sait à quoi s’en tenir, c’est pour ça qu’il est chiant. J’ai le droit de profiter de mes dernières années en tête pour faire ma chieuse. Même si j’entends d’ici les reproches à mi-voix de Niels. Je ricane dans mon coin jusqu’à ce que… « Tu n’as pas besoin de te mettre nu pour être désirable et admiré, Corso. » ça tombe là, comme une fleur sur du coton, et ce qui me fait le plus mal c’est que c’est sincère. J’ai entendu ça mille fois, de mille voix, de mille lettres en mille morceaux mais jamais, jamais ça ne m’a cogné comme ça. Est-ce qu’il peut entendre mon cœur mordre la poussière ? Je le dévisage sans sa permission. J’ai envie de l’embrasser, merde…

- Tu peux pas balancer une phrase comme ça avec l’air de quelqu’un qui replante un cactus.

Mon ton sérieux finit en sourire charmé.

- Tu mérites que l’on t’aime, Niels. Tu n’imagines pas à quel point. Et c’est le cas, la petite tête de pioche t’aime, et…


Pourquoi est-ce que j’ai envie de dire un truc débile ? Mais comme par hasard le grand parking de l’aéroport nous glisse sous les pneus. Plus de répit, byebye les petits mots et l’intimité de la voiture. J’ai failli trop en dire mais je me suis fait rattraper par l’extérieur. La portière claque, je descends et vais chercher ma valise, un peu trop pressé, mais au moment où je l’empoigne une énorme main rencontre la mienne. Je couche les oreilles, le poing au flanc sur le point de cogner mais l’intrus n’est autre que Tom en costume avec son oreillette, suivi de près par Leo. A la façon dont Tom m’effleure, je sais qu’il a envie de moi, mais ce qui est plutôt cool avec lui, c’est qu’il garde une espèce de fidélité sans attendre quoi que ce soit que je ne puisse lui donner. Pas de prise de tête, c’est un bon coup, un coup sûr, on se comprend là-dessus. On se salue, ils saluent très courtoisement mon protecteur et flanqué de mes deux gardes du corps et de mon maître, je gagne le grand hall, vissant des lunettes de soleil sur le bout de mon nez. Charles est là, il arrive comme une furie, visiblement soulagé que l’on soit à l’heure. Je lui donne une pichenette dans la joue et il me grogne avant de lever les yeux au ciel.

- Tu serais choqué,  querido, je suis devenu un modèle de vertu !

- Non crederei a una sola parola ! [Je n’en crois pas un mot !]

- Héhéhé.

A ce moment, je chasse la conversation de la voiture ; je dois me concentrer sur la suite des événements, et demande quelques secondes pour dire au revoir à Niels. Quand on se retrouve seul, je lève mes lunettes dans mes cheveux, me masse la nuque et soupire dans un sourire. Nos yeux bleus se rencontrent.

- Tu m’en veux pas, je vais devoir dormir avec Tom, mais je t’ai piqué un slip à renifler en cas de manque.

Mon dieu ce que c'est fin ! pas du tout, c’est parfaitement naze. On annonce le vol direct à destination de Paris dans les hauts-parleurs. Mon vol. Je me détache lentement, fais quelques pas en arrière sans le lâcher des yeux, hésitant, et puis je fais tomber mes lunettes sur mon nez et file en sentant mon coeur reprendre ses conneries.

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 23:23



Je n'ai rien répondu à sa dernière phrase. Nous en reparlerons une autre fois, une fois où il n'y aura pas le bruit du moteur pour nous couvrir ou d'avion à attraper. J'ai salué les deux gardes du corps, reconnu l'odeur de celui qui se frotte souvent à Corso et qui n'est jamais tout à fait masquée lorsque mon étalon rentre à la maison, serré la main de Charlie qui ne sait toujours pas que je comprend l'italien.
Nous traversons les halls, les contrôles et les salles d'attente, je n'ai aucun mal à suivre puisque mes enjambées sont grandes. Parfois je regarde Corso qui s'oriente ici comme s'il était dans sa propre chambre. Les trajets en avion, il doit connaître mieux que personne.

Au moment des au revoir, il me semble que quelque chose m'alourdit la poitrine. Cela fait bien longtemps que je ne respire plus aussi souvent qu'un être vivant, pourtant je ressens une gêne, un étouffement. Peut-être n'ai-je pas assez mangé ce matin, voilà tout. À nouveau je salue toute l'équipe et confie mon hybride à Charles, bien que ce soit lui qui me l'ait confié en premier lieu. Nous avons quelques instants entre maître et esclave pour échanger nos dernières salutations.
Il a endossé le rôle de la star, je sais qu'il fera bien son travail. Moi je reste devant lui, les mains dans le dos, habillé de ce costume gris bien trop strict pour le milieu du show business. À se demander ce que l'on fait ensemble. Il prend la parole le premier et me fait les au revoir les plus étranges de ma vie. Si étranges que j'ouvre la bouche, puis cherche les mots, avant de la refermer et de sourire. Le silence vaut mieux, pour cette fois. Un silence, un hochement de tête et un regard.

— Bon voyage, Corso.

Il ne m'entends pas, déjà passé par le portique de sécurité. Alors je fais volte-face et repars à grandes enjambées vers la sortie et vers ma voiture. Il est tôt, j'ai du travail au cabinet.

La nuit s'écoule avec une certaine lenteur, pourtant elle n'est pas plus pénible qu'une autre et lorsque j'arrive au manoir, il me semble avoir oublié quelque chose. Très rapidement je réalise qu'il s'agit de la présence envahissante mais chaleureuse d'une certaine égérie partie en Europe. Même Gayle semble le remarquer.
Nous passons donc une soirée paisible et très tranquille qui se termine autour d'un film en noir et blanc, dans le salon. Mon jeune protégé monte rapidement se coucher, cependant je demeure un peu plus longtemps au rez-de-chaussée. La cravate défaite et la veste de costume abandonnée sur le dossier du canapé, je reste debout devant les deux portes vitrées de la cuisine pour voir le jour se lever doucement sur le jardin.

Ma main plonge dans la poche de mon pantalon pour en tirer mon téléphone. Déjà si tard ? J'opère un rapide calcul mental pour estimer le temps de trajet en avion, le décalage horaire et me souvenir du planning que j'ai retenu avant ce grand départ, puis j'appuie sur l'option "messagerie" de mon téléphone.


Bonjour Corso,
J'espère que tu as fait bon voyage.
Cette maison semble tout à coup si silencieuse lorsque tu n'y est pas. Tâche de faire du bon travail et de me


J'efface les deux dernières lettres que je viens de taper.


Bonjour Corso,
J'espère que tu as fait bon voyage.
Cette maison semble tout à coup si silencieuse lorsque tu n'y est pas. Tâche de faire du bon travail et de nous revenir vite.
Nous t'attendons.

N.J.O


Et j'envoie.
Je sais très bien que cet impertinent n'a pas encore mon numéro. Il ne me l'a jamais demandé et je ne lui ai jamais donné. Moi en revanche, je suis aller prendre le sien dès le soir de son emménagement. Voyons combien de secondes il mettra a replacer toutes mes initiales. Dort-il déjà à cette heure-ci ? Je n'ai jamais vraiment suivi son programme pour être en forme, c'est la prochaine étape de mon implication dans son travail. Quoi qu'il en soit, il ne pourra pas se plaindre que personne ne pense à lui à la maison.

Satisfait, je remet mon téléphone dans ma poche et monte à mon tour me coucher. Une semaine ce n'est rien. Pourtant, je serai ravi lorsqu'il faudra retrouver à l'aéroport pour récupérer cet indécrottable insolent. D’ici là, j’aurais sans doute trouvé un moment pour appeler Sigvald et lui donner quelques nouvelles, à commencer par mon acquisition d’un hybride sulfureux et indécent dont le charme s’est incrusté si vite dans ma maison qu’il semble y vivre depuis des années déjà.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Mer 19 Juil 2017 - 9:53

Les voyages m’ennuient toujours pas mal, et à part dormir et regarder un film débile la tête sur l’épaule de Tom, je m’emmerde vite. 7h d’avion ça passe pas comme ça pourtant, alors je me rendors, au moins je serai frais et dispo même avec le décalage horaire. Il est 13h quand l’avion se pose à Paris et il fait grand soleil. C’est la merde pour mes accompagnateurs mais de mon côté je ne peux m’empêcher de longer les vitres teintées de tous les espaces dédiés aux vampires avec une fascination débile, oh bien qu’on ne m’ait jamais défendu de sortir en plein jour. Il fait beau, il a l’air de faire chaud, mon moral remonte en flèche. Et quand nous descendons au parking souterrain pour rejoindre notre véhicule, mon portable vibre dans ma poche de veste. Je m’enfonce dans les sièges en cuir à l’arrière, bien calé – pour mon plus grand plaisir – entre mes deux gardes du corps fétiches et sors l’engin. Nooooon…pas celui-là, imbéciles de pervers ! Je sors donc MON TELEPHONE et vois un nouveau numéro s’afficher ainsi qu’un sms. Tiens, peu de personnes ont mon numéro et je ne l’ai pas donné récemment alors …je pense à un nouveau numéro d’Owen, ou de Sisco, ou bien un message de Silvio ?! Non il se serait déplacé en personne ce gros sac. Mais sa menace indirecte n’est jamais à écarter. Le jour où il sera décidé à me reprendre, il pourrait bien gagner le procès…

Je chasse ses pensées et prends la lecture soignée et méticuleuse dudit sms :

« Bonjour Corso,
J'espère que tu as fait bon voyage.
Cette maison semble tout à coup si silencieuse lorsque tu n'y es pas.
Tâche de faire du bon travail et de nous revenir vite.
Nous t'attendons.

N.J.O »


Mon sourire s’élargit. C’est le petit « plus » qui me manquait, l’assurance que je fais partie des murs, que je vais lui manquer, « nous » manquer ?! Il est sérieux ou c’est pour la politesse ? Hmmm, j’éluciderai cette question plus tard, pour l’instant je suis trop content et m’empresse de répondre sur l’écran tactile.

« Tout va bien, j’ai été enlevé par des extra-terrestres mais la bouffe est hyper bonne !
Leur chef est un peu bizarre, je crois qu’il veut me couper les cheveux pour s’approprier ma beauté…
Eh ça ferait un bon scénario !

P.S : l’épaule de Tom est vraiment beaucoup plus dure que la tienne … ♥ »


Comme il est déjà tard, nous nous rendons directement à l’hôtel qui fait aussi restaurant et je me commande une assiette de bœuf bourguignon ! Charlize me fustige parce qu’il imagine que la sauce va m’aller sur le cul, mais j’ai jamais eu un métabolisme chiant, et puis vu le sport que je me tape toute la semaine chez Niels, je peux bien me faire plaisir avec quelques spécialités françaises ! Après avoir passé tout le voyage à pioncer comme une poule, je n’ai pas envie d’aller dormir contrairement à l’équipe, aussi je demande à Tom s’il peut m’accompagner faire quelques boutiques avant de me rappeler qu’à cette heure tout est fermé. Alors pour palier ma mauvaise humeur, je me change et enfile une tenue plus décontractée à base de coton clair et sors au bord de la piscine de l’hôtel. Personne, désert ! Et ce soleil, hmmm...! J’allonge mes jambes dans un transat et ouvre un des bouquins que j’ai emprunté au chevet de Niels ; j’espère qu’il ne me tuera pas pour ça. C’est le volume I de « Mythes et légendes d'Europe ». D’ordinaire je ne suis pas super bon lecteur, mais après le préambule je me sens d’attaque et découvre de magnifiques illustrations de créatures que mes ancêtres et leurs ancêtres avant eux ont inventées pour expliquer des phénomènes étranges. Ce volume comporte un énorme chapitre sur le vampire et le loup-garou ; voilà de quoi rassasier ma curiosité à propos de Niels et de ses goûts en la matière.

-------------------

Je le savais. Charlize me fait la leçon comme jamais et je tape du pied pendant qu’on s’occupe de mes cheveux. Je le savais, je le savais…Y a des contraintes que j’ai pas envie de surmonter, et l’absence de feeling avec mon partenaire en fait partie. J’ai déjà couché avec des moches, des sadiques, des cinglés, mais s’il y a bien quelque chose que je supporte pas c’est les condescendants sans charme qui pètent plus haut que leur cul. Bon okay, j’étais comme ça y a quelques années…mais ce … François, j’ai juste envie de lui ruer dans les couilles. Il me toise comme si j’allais lui tomber dans les bras et n’a pas arrêté de balancer des sous-entendus de merde dès que j’étais à moins d’un mètre de lui, ce qui est arrivé beaucoup trop de fois depuis que le soleil est couché. « Va chasser les mouches, Pedro » disait ma queue énervée. Il sait quel est mon pédigrée au moins lui ou quoi ? Brun, les cheveux courts en broussaille, des yeux pourpres et un physique certes avantageux, Monsieur de la Fontaine se pavane dans tout le studio.

- Je vais l’empaffer, Charles, je te jure que je vais l’empaffer.

- Si tu veux mon avis, il attend que ça. Prends sur toi, Corso, je t’en prie… Essaie de…

- C’est bon ça va j’ai plus 13 ans. Il va voir je vais l’avaler sa grosse queue moi il va rien comprendre…

Ce genre de blagues dites avec un regard aussi sombre ne peuvent que sortir de ma bouche.
Le scénario est pas dingue puisque de toute façon la conclusion c’est qu’il me prenne à la fin. Dans le milieu du porno, faut pas s’attendre à décoller bien haut.

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- François tu es émerveillé par lui ça ne ressort pas du tout dans ton regard ! Quand il se déshabille tu n’en peux plus d’avoir attendu toutes ces années avant qu’il ne s’offre à toi… !


Je soupire intérieurement ; qui est-ce qui m’a foutu un type aussi peu professionnel ?! Embaucher un enfant aurait au moins permis d’avoir un débit de texte correct. Le contraste entre lui et moi est hallucinant, pourtant c’est aussi un humain, une espèce d’hybride okapi sans queue ni rien, un truc du genre.

- Corso rhabille-toi tu veux ? On recommence.

Mon peignoir en a marre je le sens, il gémit sur mes épaules. Mais l’avantage de l’expérience c’est que je garde tout ça sous cloche, il n’y a que Charlize qui sache que je suis sur le point d’éclater la tronche de François contre le chambranle de porte.
On recommence donc. La lumière baisse, nous plongeant dans la reproduction d’un petit studio parisien avec vue sur la Tour Eiffel. Je pousse la fausse porte qui donne sur la chambre et François est sur son grand lit aux draps Vichy en train de se caresser. Il a intérêt à bien jouer ça cet abruti de français où je le jette dans la Seine… Il arrive à rougir en me voyant arriver, bafouille son texte comme prévu et se recule dans les draps. Bon c’est mieux là. Je chasse lentement le peignoir de mon corps musclé et m’avance pour le rejoindre, ma queue équine délicieusement ondulée tandis qu’on a appliqué une huile luisante sur tout mon corps.

- Il est grand temps de rattraper le temps perdu, Francisco

Ça c’était pas dans le texte, mais personne ne dit rien, l’impro’ plus l’accent roulant ont l’air de faire leur effet. François est toujours aussi dédaigneux au fond des yeux mais je compte bien lui faire regretter son audace. C’est MOI qui devrais le regarder comme ça. Doucement je descends prendre son membre en bouche sans autre détour que les ondulations de mes hanches en l’air. Il rejette la tête en arrière en suppliant – toujours dans le texte – mais quand je lui suçote les bourses et mords son gros gland avant de pomper plus fort, je le sens haleter et quand nos regards se croisent, je vois qu’il perd du terrain et renonce peu à peu à son orgueil. Je lèche sa bite de haut en bas puis l’avale entièrement sans le lâcher des yeux. Derrière la cam’ on retient son souffle. Voilà comment dompter un homme réticent et chiant. C’est toute l’histoire de ma vie.
Quand il jouit dans ma bouche en trois secousses il sait qu’il est viré.

---------------------------

« Une bonne journée. J’ai fait virer mon abruti de partenaire alors en attendant qu’on m’en retrouve un c’est quartier libre !
Je vais essayer de te trouver un petit cadeau…et peut-être à la tête de pioche si je trouve une mine.
Tu… »


Me manques ? Non, ça fait vraiment trop larmoyant.

«…P.S : ton livre est super bien !! »

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Jeu 20 Juil 2017 - 20:40



Les jours s'écoulent un à un sans aucun événement particulier pour les différencier. Je me rends à quelques réunions, rentre le matin de bonne heure et repars le lendemain dans les bureaux de Night Genetics. Le manoir est beaucoup plus calme depuis que nous ne sommes plus que deux à y vivre, mais nous nous réadaptons à ce silence, du moins jusqu'à ce que revienne l'étalon envahissant qui rend notre paysage plus dynamique. Gayle profite tout de même de cette accalmie pour refaire son capital sommeil et alléger sa charge de travail. Nous prenons également le temps de sortir  une ou deux fois pour avoir l'occasion de discuter ailleurs que dans le salon, faire le point sur la situation ainsi que les attentes de chacun. J'ai conscience que l'arrivée intempestive de Corso a perturbé l'équilibre auquel le jeune homme tenait, mais il est important qu'il sache s'adapter et accepter les changements, surtout à son âge. Rien ne dit qu’une nouvelle vie ne viendra pas peupler les murs de ma demeure et ajouter à l’effervescence naissante. Je ne m’interdis pas de prendre encore un esclave si l’envie me vient et ce serait dommage que Gayle le prenne encore plus mal simplement parce qu’il s’attend à ce que son existence reste telle qu’elle est actuellement.

Tous les matins, je m'emplois à  envoyer un message à l'hybride en vadrouille. Je suis, malgré mon désir de renouveau, un homme de rituels et celui-ci s'installe avec une évidence déconcertante. Nous échangeons peu, je n'ai pas grand chose à lui raconter sur le travail que nous menons au laboratoire et je préfère ne pas avoir trop de détails sur ses journées ainsi que son tournage. Pourtant mes réponses s'accompagnent parfois d'une photo, généralement de fleur exotique car Corso a l'habitude de me donner de ses nouvelles lorsque je suis en pleine ronde pour prendre soin de mes plantes. Je lui demande s’il se sent bien en France, si le tournage se passe correctement, s’il souhaite faire repeindre sa chambre. Je ne lui dit jamais qu’il me manque, il est préférable de lui faire sentir plus subtilement que son retour est attendu.


Bonjour à l’idole de Dornia,
J’espère que tu te portes bien, que ce tournage n’est pas aussi pénible que tu le pensais.
Il fait beau temps ici et j’ai bon espoir de pouvoir t’emmener au restaurant pour fêter la fin de ton contrat. Peut-être en terrasse ? Gayle a demandé de tes nouvelles, il est de bien meilleure humeur lorsqu’il est reposé.
Bon courage pour la fin de semaine.

N.J.O


¤¤¤

Le soir officiel de la fin du tournage approche lorsque je reçois des nouvelles de Charlie. La veille, mon fougueux étalon m’annonçait avoir fait virer son partenaire et désormais, son manager m’avertissait que le voyage se prolongeait d’une semaine car le réalisateur peinait à trouver un bon acteur. Il souhaitait également refaire les scènes en changeant quelques détails qui semblaient ne pas convenir.
À la fin de l’appel téléphonique, je restais songeur. Était-ce courant de retenir toute une équipe de tournage une semaine de plus, au pied levé ? J’allume rapidement ma tablette pour revoir la version numérisée du contrat de Corso et fais une recherche sur le nom du réalisateur. Les tabloïdes et la presse érotique ne sont pas des lectures très agréable pour moi, cependant elles m’en apprennent beaucoup sur ce Hilton Dozer. Réalisateur connu pour sa grande inégalité dans la qualité de ses productions, il semble être en perte de vitesse depuis quelques temps et accumule les erreurs, les retards et les fautes de bon goût. Il espère sans doute faire remonter sa cote avec la présence d’une star dans son prochain film.

Je repense alors aux réserves de l’étalon vis à vis de ce travail ainsi qu’au prolongement surprise du séjour en France. S’ils ne trouvent pas d’acteur rapidement et si le réalisateur décide de faire de nouveaux changements de dernière minute, Corso sera bon pour passer trois semaines de plus en tournage. Le manque de professionnalisme induit par ce délai supplémentaire m’irrite quelque peu. Gayle arrive alors dans la véranda et, voyant mon air contrarié et songeur, je demande ce qui me tracasse. Je lui explique toute l’affaire.

— Alors il ne rentre pas avant le week-end prochain ? J'avais prévu des endives au jambon pour son retour... Est-ce qu’il peut renoncer à son contrat à cause de ça ?

— Non, les arrangements entre un acteur et une production stipulent que les retards de tournage ne peuvent pas être un motif de démission spontanée.

— Heureusement que ce n’est pas ton équipe ! Les retards dans les délais, ça ne fait pas très pro…

Il me pose une main sur le bras avec un sourire amusé en sachant très bien quel genre de manager d’équipe je peux être. Intransigeant, sévère, je pousse chacun à faire au mieux et respecte toujours les délais imposés. Lorsqu’il arrive qu’un retard vienne perturber le calendrier que j’ai fixé, mes remontrances ne se font pas attendre et chacun redouble d’effort.
Cette remarque anodine me fait hausser les sourcils. Ce n’est pas totalement injustifié comme raisonnement… Je consulte une nouvelle page sur ma tablette avant de vérifier mon agenda. Bien, voilà qui devrait convenir.

— Gayle ? Je pense te confier la maison la semaine prochaine. Tu as raison à propos d’une chose : si ça avait été mon équipe, elle n’aurait pas été prise au dépourvue par un départ et n’aurait accusé aucun retard. Je ne peux pas m’improviser réalisateur, mais je pense pouvoir dire deux mots à propos de la gestion des acteurs, en particulier lorsque l’un d’eux est à ma charge.

Le jeune homme me regarde avec des yeux ronds avant de comprendre et de m’assurer que pour lui, tout ira bien. Je sais que je peux compter sur lui.

¤¤¤

Lundi, début de la deuxième semaine de tournage et je viens d’arriver à Paris.
Habillé d’un costume bleu nuit, une cravate grise, les cheveux impeccablement nattés malgré le long trajet en avion, une petite valise à roulettes à la main, je me dirige à grands pas vers la sortie de Orly et appelle un taxi. Une heure et demie plus tard, me voilà devant l’hôtel où Charles, Corso et les deux garde du corps séjournent. Le réceptionniste me donne une chambre pour une semaine et je lui demande dans quelle suite se trouve mon étalon ainsi que son manager. Une fois dans ma chambre, ma valise défaite, je m’empare d’un papier et de mon stylo plume.

« À Corso,
RDV au bar de l’hôtel à 8h30.

- Sa Majesté
»

La note se retrouve pliée en deux et glissée dans une enveloppe que je scelle rapidement et sur laquelle j’appose le prénom de mon hybride. La petite missive glisse sous la porte de l’intéressé tandis que je me rend en ville prendre un café et profiter de la capitale pour travailler mon français.

À l’heure convenue, je suis assis dans l’un des grands fauteuils en cuir du bar chic de l’hôtel et savoure un whisky tout en feuilletant un rapport emporté avec moi pour pouvoir travailler durant ce séjour en France.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 10:01

Les mains de Tom me pelotent le cul et invitent mon mouvement à se faire plus profond. Je me redresse en rejetant en arrière toute cette crinière encombrante et lève les hanches, en appui sur mes pieds de chaque côté de son corps pour monter et descendre sur son immense verge bénie des dieux. C’est bon, ça fait du bien…

- Si seulement tu pouvais tourner avec moi, je banderais toute la journée … !

Il sourit, flattant du regard mon sexe qui lui fait honneur, dressé comme un étendard lustré.

- Tu te lasserais, ici tu es libre de faire ce que tu veux, je ne suis pas sûr que tu apprécierais de coucher avec moi sous la contrainte.


- Non tu as raison.

Fais-je en ralentissant le mouvement et en contractant les muscles autour de son sexe. Il ferme les yeux et soupire doucement et moi je sens mon impatience de jouir me courir dans les reins en frissons incontrôlables.

- Tu vas te tirer ?

- Ou quoi ? Continuer de me faire traiter comme un vulgaire débutant par un producteur de merde ? Ce type n’a aucune considération pour mon travail et pour nos efforts, j’ai juste envie de lui écraser mon poing sur la gueule.


- Tu es loin d’être un débutant c’est certain…hmmm…Charles ne va pas être content.

- Je me fous de Charles, il pense toujours au profit financier et ma réputation passe au second plan ; je prends les rênes de ce merdier et crois-moi ça va déménager.


Il va jouir, quand il commence à me tripoter sans distinction c’est qu’il va tout lâcher. Je souris, le corps luisant de transpiration du bel effort et libère son sexe, l’empoignant à deux mains tant sa base est ample et longue et l’engloutis énergiquement. Ses doigts fourragent dans mes mèches, tirent mes oreilles pendant que je le suce fort jusqu’à ce qu’il éjacule au fond de ma gorge. Tom a toujours un goût délicieux, il peut se vanter d’être le seul pour lequel j’avale avec autant d’appétit. Mais c’est loin d’être terminé, enfin il reste le clou du spectacle. Il se redresse et me fait ployer en avant, la tête dans le coussin, la croupe à disposition. Il bande déjà de nouveau et chasse ma queue avant de me prendre brutalement en pétrissant mes flans de ses mains puissantes. Je jouis au bout de quelques va et vient dans un gémissement, souillant les draps propres du soir-même, avec la sensation de ne pas avoir totalement perdu ma journée.

------------------------

Le réveil est assez tranquille et j’ai l’impression d’être dans mon lit à Dornia, avant que l’ampleur du canular ne m’assaille. Je tourne vire, m’échoue sur Tom, comate, mais incapable de trouver le sommeil je finis par gagner la salle de bain. Il est 18h. Je me fais couler un bain et me fous que ce ne soit pas écologique, délassant mes muscles encore rutilants des trois ou quatre fois où nous avons baisé. J’en profite pour évacuer tous mes cheveux morts et nettoyer scrupuleusement mes parties qui sont quand même un peu mon outil de travail ici. D’ailleurs j’ai décidé d’aller poser ma démission dès que je serai propre comme un sou neuf.
J’orchestre une modeste et lâche queue de cheval – haha très drôle – enfile une chemise blanche et un petit gilet Ralph Lauren en cuir beige tanné et un pantalon noir droit, le tout accompagné de mes éternels bracelets en or. Je laisse volontairement les trois premiers boutons ouverts jusqu’à mon torse imberbe et tatoué et prends la carte de la chambre pour sortir, mais mon pied glisse sur une enveloppe blanche. Sitôt mon imagination s’empare de la situation. Un admirateur secret ? Une menace de mort ? Un fanatique fétichiste qui veut me lécher les pieds ? J’ouvre sans perdre une seconde et sans méfiance le courrier qui porte mon nom, habitué des mots doux.

« À Corso,
RDV au bar de l’hôtel à 8h30.

- Sa Majesté »


Mon cœur rate un battement avant de cavaler comme un poulain sauvage. La signature est sans équivoque et je me rue dans le couloir quelque fois qu’il soit encore là. Il est ici ! C’est complètement dingue et en même temps ça me met en colère qu’il ait pris l’avion et se rende sur mon lieu de travail sans m’avoir prévenu au préalable…mais je ne vais pas rechigner, le voir me fera du bien, et je vais pouvoir lui annoncer que je rentre à la maison sous très très peu !
Filant comme l’éclair au bar restaurant, je ne mets pas plus de 10 secondes à le trouver du regard, séduisant qu’il est dans son costume bleu. Il me tourne le dos, je peux admirer sa natte, mais je sais qu’il m’a senti. C’est irréel, il n’y avait que Sisco pour s’envoler pour moi comme ça sans prévenir. Je me faufile entre les tables encore bien vides à cette heure et contourne son fauteuil, m’asseyant sur le même en face de lui. Je croise immédiatement les jambes et me vautre.

- Tu es en avance. C’est plutôt flatteur, je te manquais tellement ? Tu as soif ?

Mon sourire est un tantinet provocateur et moqueur. Je sors mon portable, fais mine de consulter mes sms…

- Tiens bizarre, aucun sms de toi depuis hier. Sérieusement, qu’est-ce que tu fais là, Niels … ?

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 15:48



Je le sens facilement arriver. Une odeur familière sous les effluves de shampoing et gel douche dont il s'est frotté récemment. Mais je ne lève pas les yeux de mon rapport, absorbé par la conclusion qui a été rédigée par le responsable de l'équipe laborantine. Corso s'installe face à moi sans que je ne me détourne de ma tablette et me salue de ses habituelles petites pointes d'humour tout en assurance. Je lève un doigt pour lui faire signe d'attendre une seconde de plus, achève de lire le paragraphe et sauvegarde le travail avant de mettre en veille l'appareil. Enfin, mon regard se pose sur l'étalon face à moi.

— Tu m'as l'air d'excellente humeur pour quelqu'un qui s'est vu allonger sa durée de travail. Il est plaisant de te voir en si bonne forme.

Malgré le réel plaisir que j'ai à retrouver Cristovão, je ne m'autorise qu'un ton et un sourire poli, très lisse et très distant. Il me semble bien plus détendu qu'avant son départ et je ne le connais pas encore assez pour savoir ce qui peut le mettre dans de telles disposition. Ma première hypothèse est qu'en se trouvant loin de moi, de mes habitudes guindée et de l'abstinence qu'il s'est imposé lui-même, il se sent plus épanouit. Hypothèse à vérifier.
La tablette rejoint l'intérieur de ma sacoche en cuir, au pied de mon fauteuil et l'espace laissé vacant dans ma main se trouve prit par le verre d'alcool.

— Je suis venu m'assurer que cette semaine, le travail serait fait proprement, efficacement et qu'il n'y aurait aucune prolongation. Je veux également m'entretenir avec Charles de certains détails dans la façon de gérer ta carrière et ton image.

Nous n'avons jamais parler affaire, Corso et moi. Nous ne parlons que de choses triviales et communes, de choses qui ne fâchent pas. Mais cela ne pourra pas durer éternellement. Aujourd'hui, je suis venu parler affaire et lorsque je parle affaires, je me montre moins tendre. Cela va-t-il le choquer d'être accueilli si froidement ? Pour ma part, je m'attends à un revirement d'attitude pour me faire comprendre son mécontentement. Ce qui ne m'empêche en rien de poursuivre sur ma lancée.

— Je me suis renseigné sur ton réalisateur ainsi que sur ses oeuvres. Le contrat était sans doute juteux, mais à la place de Charles je l'aurais refusé. Sa réputation n'est pas des meilleures et il suffit de voir la façon dont il gère son tournage pour se persuader qu'il est désorganisé, laxiste et brouillon. Autant de qualités douteuses qui m'irritent au plus haut point. J'ai donné mon autorisation pour ton départ pendant une semaine et me voilà forcé d'accepter que tu t'absentes sept jours de plus. En imaginant que j'ai pris des engagements nécessitant ta présence pour après ton retour supposé, cela m'aurait mis dans l'embarras le plus total. Or, j'ai horreur d'être dans l'embarras.

Je peux sentir mon visage se fermer au fur et à mesure, mes sourcils se froncer et mon ton se durcir. Bien sûr, ma colère n'est pas vraiment dirigée vers Corso, mais il a droit à une part des reproches que je fais à l'ensemble de cette entreprise bancale car il est responsable de l'absence de son partenaire.

— Puisque tu restes une semaine de plus à Paris, il m'a semblé indispensable de venir donner quelques coups de trique aux mules récalcitrantes afin que tout se passe pour le mieux et que nous puissions rentrer au plus vite. À cet effet, voici ma consigne pour toi : je veux que tu sois éblouissant, que tu voles la vedette à ton partenaire sans en avoir l'air et que tu m'offres la plus belle de tes prestations. Ce sera le dernier éclat de ta carrière d'acteur pornographique, celui qui te permettra d'entrer sur une scène bien plus grande. Je veux que tu sois celui qui a sauvé du naufrage un petit réalisateur bancal et sans vrai talent, que ce tournage soit la dernière preuve que tu es prêt pour des contrats de cinéma.

Mes longues jambes se décroisent, je pose le verre presque vide sur la table à côté de mon fauteuil et me lève en tenant ma cravate contre moi d'une main. Mon regard plonge dans celui de l'étalon à la fois inflexible et satisfait. Un pas, me voilà presque contre ses jambes. Je me penche vers lui et une ombre de sourire passe sur mon visage.

— Quelque chose dans l'esprit de "Wild riding" serait parfait.

Je me redresse avant qu'il ne comprenne que je fais référence à l'un de ses films et que, oui, j'ai regardé ses films. Je sais de quoi il est capable devant une caméra. D'un geste, je récupère ma sacoche et me dirige vers le bar pour payer ma consommation. À présent que j'ai vu Corso, passons à Charles. J'entends bien lui faire comprendre que si les contrats photo pour des magazines érotiques sont toujours d'actualité, il n'est plus question de tournages comme celui en cours et qu'à partir de maintenant, il devra redoubler d'efforts pour chercher du côté des séries télévisées ainsi que des films pour caser mon étalon. Ce bel hybride veut briller ? Je vais le faire étinceler comme un diamant.
En passant derrière le fauteuil de l'étalon, je le préviens que je me rend à la chambre de son manager. Mes doigts se glissent un instant dans sa crinière attachée.

— Je compte sur toi pour faire des étincelles et enflammer le plateau, moi y comprit.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 17:09

HRP:
 

Mon excellente humeur comme il dit se dégrade à mesure qu’il m’expose la raison de sa venue à Paris. Il vient là pour s’assurer que le travail est fait « proprement » et dans les temps, comme si ce n’était pas ce que l’on me répétait depuis notre arrivée… Charlize m’a tué pour avoir fait virer François, mais c’était un simple coup de pouce pour révéler son absolu non talent et sa non motivation qui nous mettait à tous du plomb dans les pompes. Avachi dans le fauteuil je me fais apporter un cappuccino pour apprécier l’amertume du café et le sucré du cacao. Il me faudra bien tout ça pour endurer le monologue de Niels qui endosse tout du long le rôle du gérant de la course.
Je n’aime pas ça, c’est louable et flatteur mais je n’aime pas qu’il s’immisce comme ça dans les affaires de Charles, dans les miennes. Il est mon maître et j’ai tendance à oublier les détails gênants de ce titre : il fait ce qu’il veut de moi et est tout à fait à même de signer comme de déchirer mes contrats. Seulement jusqu’à maintenant il ne s’était pas manifesté et c’était très bien. Hilton est mauvais, il ne m’apprend rien, et je ne comptais pas refoutre les pieds au studio.

- Ta consigne ?

J’hallucine ! En plus il me donne des ordres ? Mon expression de mépris stupéfait se transforme en ironie virulente.

- Le dernier éclat…ouais. En gros t’as décidé tout seul de ce qui était bon pour moi ou pas c’est ça ? Je suis pas le dernier des guignols, je suis pas une marionnette, j’ai assez d’un manager casse-couilles pour passer son temps à me gueuler dessus quoi faire et comment le faire.


Mon ton n’est pas correct, pas correct du tout. Mes oreilles ont viré de bord, plaquées sur mon crâne et je me lève quand il se penche, le forçant à s’écarter.

- J’avais prévu de poser ma démission pour ce tournage de merde, et ç’aurait été une chouette journée le long de la Seine ou dans les boutiques avant de rentrer te voir, mais y a fallu que tu viennes m’exposer ton petit programme bien ficelé. Tu peux pas t’en empêcher hein ? Tu dois pouvoir tout contrôler. Désolé mais t’es plutôt très mal tombé, j’ai appris à obéir pour mieux désobéir, et celui qui me fera m’incliner n’est pas encore né !

Le barman s’est arrêté dans sa besogne et nous regarde avec curiosité. Et bien les hyènes se nourrissent du spectacle on dirait.

- Qual é o seu problema, cabrão ? [C’est quoi ton problème, connard !] Vai te foder... [Va te faire enculer...]

Lui qui voulait des étincelles, on est sur du brasier là. C’est tout ce que je déteste, cette prétention dans le regard, cette prétention dans la voix et dans l’audace. Une consigne, UNE CONSIGNE ! Je fronce les sourcils et balaie l’air d’un coup de queue furieux.

- La mule récalcitrante se tire. Passe le bonjour à tes petits esclaves.

Je tourne les talons, lui exposant mon dos, les nerfs sur le point d’exploser en catastrophe sismique. Pour des retrouvailles ça aurait pu être mieux...d’autant que je ne lui ai pas laissé une seconde pour rétorquer, il a dû adorer ça. Dans la chambre, Tom est réveillé et en train de s’habiller, il ne devrait déjà plus être là et être opérationnel mais pourtant je suis soulagé qu’il n’ait pas quitté les lieux. Nous n’avons qu’à échanger un regard pour qu’il comprenne l’urgence qui émane de moi. Respirer, sortir. Je veux me casser d’ici, et ça n’a rien d’un caprice de gosse. Il enfile son oreillette, préviens Leo et nous sortons après que j’ai enfilé une veste et mes lunettes de soleil. Dans le couloir, Charles sort de sa chambre pour aller déjeuner et vu sa tête il ne s’attendait pas à me voir en mouvement si tôt.

- Où tu vas ? On tourne dans 1h !

La suite a été censurée pour les oreilles sensibles.

- Je prends l’avion demain matin pour Dornia, et n’essaie pas de m’en empêcher ! Vous m'faites tous chiiiieeeer !!

Tom ne cautionne pas forcément mes éruptions solaires, mais il est mon garde du corps, il doit me suivre où que j’aille, et pour l’heure je quitte les lieux. Oh oui je vais prendre l’avion, j’ai la délégation de Niels sur moi, et la délégation de Charlize, je peux aisément me déplacer seul, et je les emmerde. A se faire du fric sur mon dos, ils vont se retrouver comme des cons devant la fontaine asséchée.

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 18:19



Je dois admettre que je m'attendais à quelques répliques bravaches, mais un tel coup d'éclat me laisse sur le carreau. J'assiste avec un étonnement complet à l'explosion en vol de ma pouliche de concours qui me jure à la figure avant de quitter les lieux comme une furie, promettant de ne plus remettre les pieds sur le plateau. Il me faut quelques secondes avant de réaliser et de prendre la décision que ce coup d'éclat est un peu trop bruyant pour que je puisse le tolérer. J'apprécie Corso, je l'apprécie vraiment, cependant il ne sait pas encore que je n'aurais aucun scrupule à le forcer s'il n'honore pas ses engagements professionnels. Que cela détruise ou non le semblant de relation que nous avons est le cadet de mes soucis, je ne tolère pas les caprices lorsqu'ils mettent en jeu des accords professionnels.
De retour sous mon expression froide et neutre, je me dirige à grandes enjambées vers les ascenseurs pour retourner à mon étage. en chemin je compose le numéro de la sécurité de l'aéroport d’Orly et préviens que mon esclave pourrait tenter d'embarquer dans la nuit ou le lendemain. Une rapide description physique, son numéro de code barre et son prénom plus tard, voilà que Cristovão est blacklisté de tous les vols quittant le territoire. L'on me demande s'il faut envoyer la milice pour le récupérer en cas de fugue, mais je refuse.

Mes pas s'arrêtent devant la porte de Charles et je n'ai pas à attendre deux secondes qu'il m'ouvre presque aussitôt, médusé de me voir dans l'hôtel. Je salue poliment avant de lui demander un peu de son temps. Que mon étalon fasse à sa guise pour le moment, il a besoin de tempérer son humeur avant de s'adresser de nouveau à moi et moi il vaut mieux que je ne perde pas mon sang froid pour notre prochaine confrontation. Pour l'instant, j'expose donc à Charles le problème qui est le miens à cause de ce report de délais et ce que je compte faire pour y remédier. Il n'aime pas cela, je le sens, mais je lui rappelle qu'il est celui qui a insisté pour que j'adopte Corso et qu'en conséquence, il faut qu'il s'attende à ce que j'intervienne dans la carrière de l'hybride.

— Je ne compte pas le laisser livré à lui-même ni aux griffes du milieu qu'il aime tant fréquenter. Bien sûr, il est parfaitement capable de se gérer seul, cependant il n'est pas un vampire et il n'a pas les siècles d'expérience que j'ai. Contrairement à ses précédents maîtres, je ne compte pas démissionner et renoncer parce que Mademoiselle est mécontente. Dites à vos hommes que Corso n'a pas le droit de quitter Paris et qu'il doit être impérativement sur le plateau dans deux heures. Qu'il fasse donc une promenade pour l'instant, mais je compte sur vous pour le ramener de gré ou de force.

Mon ton est sans appel, je ne suis plus l'aimable docteur prit de court par une demande d'adoption dans son salon un dimanche matin, je suis à présent le PDG ambitieux et maniaque qui attends des résultats. La conversation se clos sur cet accord que Charles n'est pas en mesure de refuser et je quitte les lieux pour retourner dans ma propre chambre. En chemin, je suis tenté d'envoyer un message à l'étalon, mais je m'abstiens. Il est furieux à cause de moi, inutile de le harceler tout de suite et le mettre plus en colère, j'ai toute la semaine pour ça.
Une fois la porte de ma chambre fermée, je me laisse tomber assis sur le lit et pousse un profond soupir. Quelque chose me tracasse : est-ce le fait que je m'immisce dans ses affaires qui fâche la star à ce point ou l'idée que je ne sois venu que pour remettre le travail sur les rails plutôt que pour le plaisir de le revoir ? Dans les deux cas, j'ai froissé quelque chose chez lui et bien que cela ne m'ait jamais empêché par le passé d'agir, je suis déçu que les choses tournent ainsi. Si nous avions une conversation entre adultes, peut-être pourrions-nous tirer cela au clair ? Je ne dois pas trop compter dessus pour le moment. J'envois donc un message à Gayle pour lui dire que je suis bien arrivé et en lui souhaitant une bonne soirée.

¤¤¤

Deux heures plus tard, je suis dans le studio de tournage. J'ai parlé, longuement, avec le réalisateur pour lui expliquer qui j'étais et ce que j'étais prêt à cautionner ou non. Nous sommes tombés d'accord sur le fait qu'il a besoin du talent de Corso pour remonter la pente et qu'il n'était pas question de faire durer le tournage une semaine de plus. Il était parvenu pendant le week-end à trouver un remplaçant convainquant pour le partenaire manquant de l'étalon, ne manquait que la diva blonde à l'appel. Je m'empare de mon téléphone, conscient que le garde du corps de la vedette a reçu des consignes, mais incapable de m'empêcher de contacter moi-même le principal intéressé.


Je t'attends au studio, il me semble que nous devons parler sérieusement. J'ai traversé l'Atlantique pour te rejoindre, je n'hésiterai pas à sillonner Paris en taxi pour te retrouver.
S'il te plaît.

N.J.O


J'appuis sur l'option Envoyer et prévient le manager que je serais dans la loge de notre super star pour l'attendre.
Pourquoi fallait-il que les choses tournent au drame ? Où est-il allé prendre l'air ? Il n'aurait pas fait de bêtise, tout de même, si ? Il a son garde du corps, il est en sécurité. N'est-ce pas ? Voilà que je m'inquiète et cela ne me ressemble pas. Quoi que, à une certaine époque je pouvais me ronger les sangs si je n'avais pas de Ses nouvelles rapidement. La situation est différente, notre relation est très différente, mais l'inquiétude qui me tourmente quelque peu me rappelle cette période de ma vie.

— Le sang jeune est si bouillonnant... Je crois que je me fais vieux, Owen.

Je marmonne pour moi-même à présent. De mieux en mieux.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 21:34

« Pourquoi perdre de ton précieux temps ? Tu sais déjà parfaitement ce que tu vas me dire. Prends le taxi si ça te chante, je te ferai cavaler comme jamais.
P.S : fous-moi la paix. »


Je montre le sms que je compte envoyer à Tom et il soupire, regardant sa montre. Son bipeur n’arrête pas de sonner, c’est Leo qui commence à s’impatienter car de son côté il gère tout le stress du bloc opératoire. La fourmilière est en panique, ce qui n’est pas pour me déplaire.

- A mon avis ça ne va faire qu’aggraver les choses. Corso je dois te ramener je n’ai pas envie de perdre ma place et tu serais bien embêté avec un garde du corps moins conciliant…


Je hausse les épaules mais je sais qu’il a raison. Depuis mon arrivée en Amérique je l’ai quasiment toujours fréquenté. Il est plus qu’un simple personnel, il me comprend sans me juger ou m’accabler, il m’écoute, me fait l’amour quand j’en ai besoin, et sa présence est importante pour moi, bien plus que celle de son frère qui se montre plus distant. Il plaisait bien plus à Amon d’ailleurs le grand brun.

- Je ne vais pas te mettre dans la merde, t’inquiète. J’attends juste que les carpes aient fini de bouffer leur pain.

Une foule de poissons monte et descend à mes pieds, assis que je suis sur un quai de Seine comme un clochard. J’ai de la chance, le public français ne me connaît pas, pour une fois ça ne me vexe pas. Je balance un quignon de baguette et la poiscaille se jette dessus. Des vrais requins, comme tout ce beau monde qui me tourne autour.

- N’envoie pas ce sms, Corso.

- Ouais…

Alors je supprime le brouillon et range l’appareil dans ma poche. C’est l’heure, j’ai promis à Charles de revenir, et je suis déjà en retard. Apparemment ils ont trouvé un acteur pour relever le niveau, mais il n’a pas voulu me dire qui, ce qui signifie que je le connais. Mais sur tout le paquet il n’y a pas beaucoup de gratin qui viendrait tourner dans une production Dozer. Même s’il paie bien l’enfoiré.
Je lève mes miches, m’époussette, la queue basse, et emboîte le pas à Tom qui me met une main sur l’épaule, geste à la fois compatissant et affectueux. Cet homme est parfait, dommage que notre arrangement ne fasse de nous qu’un parfait couple de sex friends. Ou un truc du genre.

Il est 20h30 quand on arrive au studio et Charles me saute dessus en adressant des prières de remerciement à un dieu auquel plus personne ne croit, lui y compris. Il est content de me voir mais pas moi. Il me dit que Niels m’attend dans ma loge, ce qui me fait encore plus prendre mon temps pour bien le faire poireauter. Hilton s’excuse, me demande de me préparer rapidement avec son accent allemand à couper au couteau, et je lui dis que ça va, je vais le faire mais avant j’aimerai voir mon partenaire. Partenaire qui vraisemblablement attendait que je demande un truc du genre puisqu’un canon de beauté scandinave sort de derrière un paravent en peignoir. Caralho…[putain]
C’est Yaral Glenö…Monument dans le milieu, il ne se contente pas d’une percée comme ça à droite à gauche, il est l’un des plus grands… Il en faut plus pour me faire rougir ou pâlir mais je suis impressionné. Il est plus grand que moi, les cheveux couleur feu, des yeux noirs intenses et intelligents, une barbe tout aussi flamboyante que le reste…mon dieu il doit avoir une de ces toisons pubiennes…Il paraît qu’il n’y a pas que la toison qui…enfin bref ! Il me serre vigoureusement la main et mes oreilles sont droites et attentives. Il n’a quasiment pas d’accent quant à lui, et nous discutons rapidement des scènes à deux, les autres ayant été validées pour ma part. Yaral est un hybride auroch et porte une large et robuste paire de cornes noires ainsi qu’une queue tout à fait excitante. La mienne lui répond joyeusement sans que je ne m’en rende compte. Le courant passe, j’apprécie l’effort colossal déployé par Hilton et me détend.

- J’aii bocou enntendou parlé de toua, Cristovãoo. Je souii ravi de tourney en taa companii.

C’est un enchantement réciproque beau gosse tombé de l’Olympe ! Je lui adresse un sourire ambigu et me dirige vers ma loge, ayant totalement oublié qu’une certaine personne fort désagréable s’y trouvait, alors quand j’y mets les pieds, ma veste sur le bras, je fronce les sourcils et chasse les mouches de la queue.

- Tu veux bien sortir, je dois me changer.

L’hostilité de mon ton ne pourrait pas être plus explicite et je le snobe en passant à côté de lui pour m’asseoir sur la coiffeuse où je commence à démêler mes cheveux en attendant que le maquilleur arrive, rejouant le script dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Ven 21 Juil 2017 - 23:29



J'attends longtemps, Corso arrive en retard et je sais pertinemment qu'il l'a fait exprès aussi ai-je tué le temps en passant quelques coups de fil. Mon travail, personne ne va le faire à ma place et l'on ne m'attendra pas. Impossible d'être en retard, si je m'exile en France c'est à moi de trouver une solution pour assumer ma charge de travail sans ralentir les autres. L'étalon revient sur le tournage alors que j'achève mon troisième appel, ce qui me laisse le temps de prendre deux ou trois notes avant de voir arriver la tête de mule. Passer de la formule médicamenteuse d'un anti-douleur pour hybrides aviaires à la princesse capricieuse qui a failli faire une fugue est une pirouette mentale que je ne pensais pas devoir faire un jour.
En guise de salutation, l'étalon m'envoie paître immédiatement, sans mauvais jeu de mot, et m'ignore avec autant de force qu'il en est capable. Évidemment, il en faudra plus pour me faire obéir. À vrai dire, je ne sais pas vraiment ce qu'il faut pour me faire obéir, cela fait très très longtemps que je n'ai pas suivi de consignes dictées par un autre. Je croise les bras et le regarde dans le reflet du grand miroir.

— Tu te conduis comme un enfant. Mais j'imagine qu'à vingt-six ans, c'est encore ce que l'on est : un enfant.

Ma voix est sans amertume et sans colère. Moi aussi j'ai eu deux heures pour tempérer mes ardeurs et réfléchir à la question, en plus de m'inquiéter pour tout ce que l'hybride aurait pu faire de stupide.

— J'imagine qu'une partie des torts me revient. Je t'ai abordé de façon cavalière et froide, sans même te demander si tu allais bien. Et j'ai omis de te parler de mes projets avant ce soir. En réalité, je comptais t'en parler à ton retour, mais étant donné qu'il a été différé et que l'occasion se présentait...

J'écarte les mains l'air de dire que "c'est ainsi". Malgré nos semaines de cohabitation, nous ne nous connaissons pas. Moi j'ai plus de quatre cent ans de vie que je refuse de dévoiler autrement qu'au compte-goutte et lui se cache sous une bonne couche de prétention, d'insolence et d'assurance bravache, ce qui n'aide pas à le percer à jour. Je n'ai aucune idée de la raison de sa colère, la vraie raison et lui ne comprend pas pourquoi j'agis de la sorte. Comme nous voilà bien assortis.

— Cependant, ta réaction me semble aussi disproportionnée qu'injustifiée. Tu m'as fait comprendre que tu craignais pour ton avenir dans ce milieu et que tu aimais être une icône. Je m'efforce donc d'orienter la carrière que tu as choisi pour que tu puisses en vivre jusqu'à tes vieux jours si tu le souhaites et que le public soit au rendez-vous. Comprends bien une chose, Corso : je me fiche que tu veuilles être une star célèbre ou simple serveur dans un café, tant que ce choix soit celui qui te permettra d'être épanoui. Cependant, je ne tolère et ne tolérerai jamais un comportement désinvolte ou irresponsable vis-à-vis d'un engagement professionnel.

Mon téléphone sonne, j'y jette un regard avant de le mettre en silencieux et de me lever. J'approche de deux pas dans le dos de la star mais reste tout de même à distance et ne cherche pas à le toucher. Je ne quémande pas le pardon, je ne l'achète pas d'une caresse ou d'un compliment. Mon propre reflet me renvois une expression hermétiquement fermée, quoi qu'un peu teintée de déception.

— J'espère que ton nouveau partenaire te plait. On m'a dit que tu étais le meilleur, j'avais espéré que tu te conduise comme tel. Si tes ambitions ne sont pas celles que j'ai cru comprendre, fais moi rapidement savoir en quoi elles sont différentes. Je préviendrais Charles qu'il peut continuer de chercher des contrats pour ce genre de production.

Le maquilleur entre à cet instant, mettant fin à la conversation. Je tourne les talons avant que la vedette ne puisse me rétorquer quoi que ce soit, la laissant en plan comme elle m'avait laissé un peu plus tôt au bar de l'hôtel. Je ne suis pas satisfait de cet échange. Quelque chose me déçoit dans cette situation et la sensation est irritante. De retour sur le plateau, je salue le nouvel acteur et échange quelques mots avec lui jusqu'à ce que l'étalon arrive en peignoir. Je quitte alors l'équipe pour me trouver une place tout au fond du studio, dans une chaise sur laquelle je pourrais continuer de consulter en silence le travail de mes équipes et répondre à quelques mails depuis ma tablette, sans faire de bruit.

Travailler en plein tournage d'un film pornographique... Une nouvelle expérience à ajouter sur mon CV. Je me concentre au maximum, ne lève pas les yeux, ignore les consignes du metteur en scène et les répliques de mauvais goût, je ferme mes oreilles aux soupirs et aux gémissements. Je ne veux pas voir. Et cela n'a rien à voir avec un quelconque embarras ou le fait que cela pourrait déformer l'image que j'ai de mon hybride. Il s'agit plutôt d'un terrible vague à l'âme qui me saisit soudain. Je me met à penser à Paris en guerre, j'entends les tirs et les cris des blessés l'espace d'un instant alors que ce décor représente l'idéal d'un studio d'artiste dans la capitale de l'amour. Je pense à Owen qui m'a rejoint dans cette ville pour ses trente-huit ans, en prétextant un congrès et de notre promenade dans les jardins du Luxembourg. Je pense à Sigvald et notre séjour ici avant de remonter en Suède, nos rires intarissables alors qu'il essayait d'articuler deux mots de français dans cette minuscule chambre d'hôtel prise à la va-vite à cause d'une annulation de notre train. Je pense à Corso et son air ravi qui se changea en moue vexée et furieuse après que je lui ai parlé. Est-ce que ce sera ça, mon dernier souvenir en date de cette belle ville ? Une dispute stupide, des egos froissés et de la rancune, le tout saupoudré par l'expression faussement extatique de mon étalon qui tend la croupe à un inconnu ?

La sonnerie pour la pause entre deux scènes et me fait l'effet d'un seau d'eau glacée. Je me lève immédiatement et profite de l'agitation de toute l'équipe pour me diriger à grands pas vers la sortie. Inutile d'essayer de travailler dans ces conditions. Je suis un indésirable et prendre un peu l'air me sera bénéfique. Au moins Corso semble être très satisfait de travailler avec Monsieur Glenö et a de quoi assouvir ses désirs, ce qui devrait le mettre de meilleure humeur.



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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Sam 22 Juil 2017 - 11:51

Je fais mon taf, en essayant de ne pas me poser cinquante-mille questions, mais c’est là qu’est le vrai défi ! Niels m’a retourné la crinière dans tous les sens et je déteste avoir le poil à l’envers. Heureusement que je sais faire plusieurs trucs en même temps, mais c’est quand même écœurant de se faire baiser par Yaral Glenö sur une banquette de métro reconstituée en se rappelant tous les reproches que Niels et moi avons échangés depuis son arrivée. Il bat des records quand même ! Personne ne m’avait jamais autant cassé la croupe ! A ses yeux je suis un enfant, oui, si ça lui chante, ce genre de critique m’atteint peu, forcément il frôle les 500 balais alors je peux comprendre qu’il me considère comme un môme ; on n’a carrément pas les mêmes attentes ni la même façon de penser. Ma réaction est disproportionnée ? Ça alors ! Est-ce qu’il a seulement conscience qu’il m’impose SA vision des choses et SON programme ?! Je n’ai pas besoin d’un doublon de manager, Charlize se suffit à lui-même, et ce n’est pas ce que j’attends d’un maître. Mais ça il va falloir que je lui dise clairement et quelque chose me dit que son esprit vieillot et buté va galérer à assimiler.

Mais bon, le tournage se passe vraiment bien et le professionnalisme de Yaral me sidère. Ce type est un véritable exemple pour moi, et il est vraiment vraiment très agréable à côtoyer, que ce soit en levrette ou sur une chaise pliable à discuter en peignoir avec un verre de sirop. Il me motive et nous rattrapons presque le retard accumulé, enchaînant les scènes avec un naturel qui va jusqu’à déconcerter toute l’équipe ; je crois que Charles a rarement eu l’occasion de me voir si investi et de bonne humeur malgré les récents événements, et quand il m’arrive de croiser le regard de Tom, je sais qu’il est soulagé et fier de moi. La seule fausse note au tableau des réjouissances face à cette prise en main, c’est la Grande Blonde au fond du studio sur sa petite chaise avec ses attributs de chef d’entreprise qui prend soin de garder les yeux baissés comme s’il y avait une quelconque honte à apprécier l’œuvre. Dans ce cas pourquoi est-il venu ? Il n’avait qu’à rester dans sa chambre ! Un point supplémentaire qui m’agace mais je m’efforce de l’ignorer et de ne pas chasser les mouches avec ma queue.

A la fin de la journée, Hilton fait un topo : il reste la scène d’ouverture et la scène finale à jouer, ce qui devrait être conclu dès demain. Yaral me propose de sortir boire un verre et j’accepte volontiers pendant que nos deux gardes du corps s’organisent sur l’itinéraire à suivre. Je prends une douche et me change puis le rejoins une heure plus tard. Il est toujours aussi séduisant et j’adore cette grosse barbe viking, ça me rend tout électrique !
La fin de nuit est excellente, en plus d’être doué et charmant, Yaral étudie les langues et nous pouvons presque converser entièrement en portugais. Apparemment son maître est plutôt laxiste avec lui et lui laisse bon nombre de libertés, lui accordant une confiance profonde. Il me confie être avec lui depuis ses 16 ans et n’avoir connu que lui, ce qui m’épate. Un parcours sans faute, il en a de la chance. Nous partageons nos expériences très différentes ainsi qu’un carré d’agneau et sa sauce au vin délicieuse, et finissons en boîte de nuit. Il danse comme un dieu mais je reste le maître dans cette discipline et profite pleinement de l’occasion. Nous buvons beaucoup et je ne peux que constater qu’il tient terriblement la vodka aussi bien que ses ancêtres ! Contrairement à moi qui me fait ramener en traînant la patte et la queue, soutenu d’un côté par Tom, de l’autre par le superbe Auroch norvégien.

Pété comme une brouette, je quitte mon partenaire et compagnon de soirée sur une accolade virile et chantonne dans ma langue natale dans l’ascenseur puis dans le couloir, la paluche de Tom sur la nuque pour me faire avancer droit.

- Era so a ti que eu mais QUERIAAAAAA ¡
Ao meu lado no concertó nesse DIAAAAAAAAA ¡


[Il n’y a que toi que je voulais ! / A mes côtés au concert ce jour-là !...]


Mes propres oreilles se désolidarisent de cette symphonie de fausses notes.

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Sam 22 Juil 2017 - 14:17



Je n'assiste pas au reste de la journée de tournage et je ne m'en porte que mieux. Une fois dehors, je me sens libéré d'une contrainte, à défaut d'être libéré de l'impression désagréable d'avoir une ombre rancunière dans le dos. Corso à reprit le travail, le tournage va se faire dans les temps et le contrat sera respecté. Je n'ai donc aucun besoin d'assister à tout cet étalage de mise en scène ridicule pour un acte somme toute banal. Libéré de cette obligation, il ne me reste qu'à chasser la morosité qui m'a gagné et reprendre mon occupation principale, si possible dans un endroit avec du wifi.
Pour remédier au premier problème, je passe deux heures à me promener en ville, flânant dans les parcs ou jetant quelques coup d’œil intéressés aux vitrines, puis je remédie au second en m'installant dans un café disposant du wifi gratuit. J'y passe une bonne partie de la nuit avant de me décider à retourner à l'hôtel. Gayle choisi de m'appeler au moment où je remonte dans ma chambre pour y déposer mes affaires. Nous échangeons longuement, mon protégé ayant tout à coup une opinion très laxiste sur la question. Il suggère que ce soit mon attitude dirigiste qui braque notre ami commun étant donné que ce dernier à toujours fait ce qu'il voulait comme il voulait. J'entends son argumentaire, y répond pas des bribes de phrases à peine convaincues et l'interroge sur ce soudain intérêt pour le bien-être de la carrière de l'étalon. Sa réponse est vague, je le sens tout à coup plus hésitant. Je ne doute pas des bonnes intentions de Gayle, cependant il me semble le connaître assez bien pour savoir qu'il doit trouver son compte d'une façon ou d'une autre en agissant de la sorte. Ne souhaitant pas me disputer avec lui aussi, je laisse passer son explication bancale, le remercie pour son conseil et lui souhaite une bonne nuit avant de raccrocher. Voilà qui me donnera matière à réfléchir pendant mon dîner.

Loin de souhaiter de la compagnie lorsque je descends au restaurant de l'hôtel, je choisis une table à l'écart et profite de la lecture d'un livre acheté plus tôt dans la journée en guise d’exutoire. De la science-fiction, pour changer de mes registres habituels. Owen aurait adoré. Personne ne vient troubler mon moment de paix et je me laisse absorber par l'ouvrage, tant et si bien que lorsque j'en sors enfin, il est tard et presque tous les clients sont passés du restaurant au bar.
Laissant derrière moi un gros pourboire, je retourne aux ascenseurs pour regagner ma chambre. Une odeur âcre d'alcool flotte dans l'air alors que les portes de l'habitacle se referment et je fronce le nez en appuyant sur le numéro de mon étage. En sortant, c'est au tour de mes oreilles de se faire agresser. Je n'ai qu'à passer la tête dans le couloir pour comprendre d'où vient le raffut qui ébranle les murs du bâtiment. Évidemment, il fallait que ce soit mon esclave l'auteur d'un tel remue-ménage, et qu'en plus les vapeurs d'alcool proviennent également de lui.

En quatre enjambées furieuse, je rattrape l'étalon et son gorille, les dépasse et me retourne pour leur couper le passage. Mon regard se pose sur le duo avant que je ne m'adresse au garde du corps dont je reconnais parfaitement l'odeur. Je ne sais pas qui est cet homme pour Corso, mais il me semble que son travail s'étend au-delà des limites conventionnelle d'un contrat de protection.

— J'imagine que vous avez appris à dire oui à tous les caprices de celui que vous êtes supposé protégé ? Est-ce que je dois mettre sur votre compte l'état déplorable de son foie ou simplement vous prescrire un peu d'autorité en poudre ? Vous êtes supposé être son chaperon et son protecteur, pas son dealer.

Le grand blond ouvre la bouche pour répondre, mais je le fusille du regard et il se tait, conscient que mes remontrances n'attendent aucune réplique. Je ne suis ni Charles, ni Corso, ni aucun de ses anciens maîtres et ma loi est différente. Il n'est pas en position de la discuter, quand bien même il en mourrait d'envie.
Je passe à présent à l'étalon, qui ne tient même pas debout. La première fois que nous nous sommes rencontré, il était dans un état semblable à cause d'une rupture amoureuse. Je m'étais laissé attendrir par les circonstances. Ce matin, je m'interroge sur la potentielle dépendance de cet hybride à l'alcool.

— Essaye de ne pas vomir sur la moquette de l'hôtel, s'il te plait. C'est déjà bien assez embarrassant pour moi d'être le supposé maître de la vieille bourrique alcoolisée qui braille dans tout l'établissement. Mais qui suis-je pour te donner des ordres après tout ?

Je hausse les épaules, grandement agacé par cette attitude irresponsable et puérile, et je tourne les talons, prêt à retourner dans ma chambre pour mettre des bouchons d'oreille le temps que la diva se rappelle qu'elle chante comme une casserole.


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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Sam 22 Juil 2017 - 15:01

Ahhhhhh mon cher maître, quelle joie !
Est-ce que je suis le seul à vibrer de ma propre ironie ? De son côté Tom se fait démonter et le poil de mes oreilles se hérisse ; on dirait un ours. Bon sang il est au courant que je suis majeur et vacciné et que Tom fait très bien son boulot contrairement à lui qui me fait chier depuis qu’il est ici ? C’est dingue ça c’est quoi son problème ? Je me redresse quand il passe à côté de moi et m’essuie les lèvres machinalement du revers de la main. Tom ne peut pas répondre, et quelque part tant mieux car vu le phénomène qu’on a en face de nous ça risquerait de finir en empoisonnement verbal. Si ça peut seulement être pire. Je sens le géant se tenir bien droit et baisser les yeux ; son rang d’inférieur le place en position de soumission par rapport à un vampire comme Niels, et ça me fait mal au cœur parce que s’il y a bien une personne qui…

- S’il y a bien une personne qui prend soin de moi depuis presque 10 ans maintenant c’est Tom. Tu peux pas te pointer comme ça et lui balancer des saloperies injustifiées. Et je ne vais pas vomir merci, je vais très bien c’est gentil de demander si j’ai passé une bonne journée, et toi ? Tu t’es encore un peu plus aigri ? Pour info la vieille bourrique alcoolisée a 26 ans, et je ne braille pas : JE CHANTE !
Para todo o ladOOOOOoOoo e até quem sabeeeeeEEEEeeeee ? Talvez casarrrrrrr !
[Partout et peut-être qui sait ? Se marier ¡]

Je lui chante haut et fort sous le museau  et sentant qu’il s’apprête à la ramener encore et que cette fois je vais vraiment exploser, je lui attrape le col et le jette contre le mur, lui roulant la pelle du siècle en pressant tous mes muscles contre son corps. Depuis combien de temps est-ce qu’on ne s’est pas jeté sur lui comme ça ? Il se fige totalement et j’enfonce ma langue dans sa bouche, forçant la sienne en dégageant toutes les phéromones possibles, le tenant fermement.  Certes ma force est largement inférieure à la sienne mais il n’empêche que je suis costaud pour un humain.
Niels, tu es chiant, il faut vraiment que tu te décoinces c’est insupportable. Je peux tenir ce rôle si tu veux, mais pas celui du punchingball vivant.
Il finit par relâcher un peu les épaules et jugeant que c’est suffisant je me recule et me lèche les lèvres. Hmm, pas mal, il a plutôt bon goût, même si visiblement il vient de manger et il n’a pas eu le temps de se laver les dents. Enfin je peux dire, je dois puer de la gueule avec toute la vodka que j’ai ingurgitée. On se regarde, et je peux pas dire s’il va me tuer ou s’il a aimé. Moi en tout cas j’ai aimé, et ça a détendu l’atmosphère. Je lui caresse le joue avec un sourire.

- C’est bon t’es calmé ? Maintenant tu m’excuseras mais je vais aller rouler mes fesses dans mon lit, j’suis crevé.


Et Tom de me rattraper quand je vacille en arrière pour me remettre en route.
Bon sang elle est vachement loin cette piaule !

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Sam 22 Juil 2017 - 15:56



Et voilà qu'il se met à me faire d'autres reproches ! Je serre les mâchoires, prêt à lui répliquer qu'il est exactement la vieille carne bourrée que je viens de décrire et cela malgré ses vingt-six ans ! Oui, je sais que tu as vingt-six ans Corso ! Et si ce type veille sur toi depuis plus de dix ans, explique-moi pourquoi ce n'est pas lui ton maître ? Pourquoi il faut toujours que tu appartiennes à des vieux vampires égoïstes, comme tu le dis si bien ? Il n'est pas assez riche ni assez puissant pour t'offrir un niveau de vie de prince, c'est ça qui te dérange ? Et par tous les dieux, arrête de hurler dans le couloir de cet hôtel !!
J'ouvre la bouche pour lui intimer le silence, un silence auquel je me suis réhabitué durant une semaine et qu'il piétine à chaque fois que l'on se retrouve dans la même pièce, un silence qui me manque, qui me permet de réfléchir et de rester calme alors que lui m'environne d'un tapage qui m'oppresse et me tend. Malheureusement, il me devance et me coupe la parole avec une méthode bien à lui.

Je me change en statue de sel, médusé par ce baiser aux relents de vodka et de bœuf strogonoff. Qu'est-ce qui lui prend, à la fin ? Heureusement, je ne respire plus et mon cœur est mort dans ma poitrine, je n'ai donc pas la sensation de perdre mon souffle ou que quelque chose essaye de sortir de mon torse à coup de sabots furieux. Je ne ferme pas les yeux, mais mes lèvres s'ouvrent pour céder de la place à une langue inconnue alors d'un frisson à peine marqué me descend dans le dos. Suis-je supposé répondre ? L'écarter ? Me fâcher ? Lui pardonner ? Il nous sépare rapidement et me voilà muet comme une carpe. Bien sûr, je ne compte pas m'écrouler au sol, les jambes tremblante ou rougir comme une adolescente, je suis simplement perdu, je ne comprend pas ce qui est supposé se passer à présent, cependant j'ai la sensation très nette d'avoir perdu la guerre.
Corso titube en arrière et je le laisse partir vers sa chambre où il pourra cuver sa soirée festive en espérant qu'il n'ait pas trop mal aux cheveux demain. Pour ma part, j'attends qu'il soit retourné dans son antre pour rejoindre la mienne où je sens qu'un mal de tête m'attends.

Les dents brossées, les cheveux démêlés et mon costume proprement rangé, je me permet de m'étaler sur le grand lit double en soupirant. Orly a été prévenu que l'embargo sur les déplacements de Corso était levé puisqu'à présent je suis certain qu'il terminera son travail. Je suis épuisé. Épuisé de m'être fâché, d'avoir marché dans Paris, d'avoir fait le trajet Dornia-France la journée précédente, d'avoir cherché midi à quatorze heures alors que Gayle a sans doute raison sur toute la ligne.
J'ai envie de changements, mais je redoute ce même changement. Le dernier grand chamboulement dans ma vie m'a réduit en cendre, envoyé dans le fond de l'Angleterre et dans le fond d'une bouteille pendant des mois entier avant de me maintenir à peine vivant pendant des années. Corso est à peine une secousse à coté de ce tremblement de terre, mais une secousse assez importante pour me renvoyer à de vieux démons inconscients.
La lumière s'éteint sur une simple impulsion mentale de ma part et je sombre presque aussitôt dans le sommeil. Mes rêves sont agités, ni mauvais ni bons, simplement agités. Lorsque j'ouvre les yeux il est encore tôt et mon corps me semble lourd. Voilà ma récompense pour avoir traversé l'océan sans fermer l'oeil et avoir enchaîné avec une journée particulièrement pénible. Mes pensées se mettent à s'effilocher et me ramènent au baiser. Un baiser pour me faire taire et me renvoyer dans mes buts. Nouveau soupir de ma part avant de m'emparer du téléphone. Écrire le sms me prend un peu de temps, je me trompe régulièrement de touche.


Bonne journée, travaille bien. On se retrouve à Dornia.

Njo


J'envoie et me rendors en me roulant sur moi-même dans la couverture, éprouvant le besoin de me replier dans un cocon de chaleur, en sécurité et loin de tout ce qui pourrait me tracasser. Je suis fatigué, vraiment très fatigué. Corso me manque. Je voudrais faire la grasse matinée avec lui et oublier le goût de vodka, les gémissements sur commande, les reproches incessants de part et d'autre. Il n'a pas besoin de moi ici. À mon réveil, je ferai mes bagages et rentrerai à la maison, là où je suis utile et attendu. Mon canasson de compétition finira bien par revenir un jour.


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Smooth bucking

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MessageSujet: Re: Premiers transports [PV Niels] [CLOS]   Sam 22 Juil 2017 - 16:59

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