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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn
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MessageSujet: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Sam 15 Juil 2017 - 16:26

L'homme est un loup pour l'homme. Quelqu'un t'a dit ça il y a bien longtemps, à l'époque où tu étais encore un petit garçon à la chevelure étincelant sous le soleil. A l'époque, tu as eu peur, tu t'en souviens. Un loup... Est-ce que l'homme avait de grandes dents ? Mangeait-il les enfants au petit déjeuner, après avoir toqué trois fois contre la porte de leur maison de paille puis soufflé puis tonné jusqu'à ce que les murs soient écroulés ? Tu te souviens de ça, et de ton reflet dans cette flaque d'eau, petit garçon noyé-reflété, montrant les dents à son lui-même de chair. Roar. Etais-tu un loup ? Certainement pas - et ta langue filait sur la surface plane de tes incisives, s'écorchait au relief de tes canines ébréchées par une chute, explorait les vastes plaines de tes molaires de lait. Tout ça c'était des bêtises, t'étais-tu dit avant de te relever, et de décocher un dernier regard à l'enfant dans la flaque, auréolé de la lumière du soleil levant. Juste des bêtises.

L'homme est un loup pour l'homme, tu te le répétes encore maintenant mais ton avis a changé. Ce ne sont plus des bêtises, ce sont des conneries. Le loup est autrement plus respectable que l'homme. Le loup vit et meurt, se bat et survit pour gagner sa place ; le béta reconnait l'alpha et l'alpha n'achète pas son congénère en magasin, entre un foulard de soie et un paquet de slips propres. Tu préférerais de loin que l'homme soit un loup pour l'homme - et non pas un homme pour l'homme. Ca ferait moins peur.

Une revue médicale à la main, affalé sur ta couchette, tu laisses la boutique tourner autour de toi. Tu n'attends ni n'espères rien, mais au moins tu t'intéresses à quelque chose : la chirurgie. La moitié des termes te passent au dessus de la tête - on t'a formé comme praticien-technicien, pas comme théoricien - mais l'autre moitié te passionne. Intervention, mesure d'aseptie, check-list... tout ça, ça revient à avoir les mains dans le cambouis et ça, tu sais faire. Tu aimes faire même - quand le cambouis n'est pas humain. Sauver, réparer, ça te parle - alors tu lis, heureux pour une fois d'avoir écouté le propriétaire de la boutique parler l'autre soir. Sans cela, tu n'aurais jamais su qu'il avait un chien, tu n'aurais jamais appris qu'il souffrait, tu ne lui aurais jamais dit comment le soigner - et il n'aurait pas la délicatesse de t'apporter de temps à autres de quoi réviser un peu tes connaissances.

Tu lis donc, indifférent au brouhaha alentours jusqu'à ce qu'un appel te fasse relever le nez en pleine ligature d'artère. Un vendeur se tient à la porte de la cage et claque la langue, agacé à l'idée que tu ne sois pas déjà debout sur tes pieds, heureux et fringant à l'idée qu'un vampire daigne s'intéresser à ta personne. Tu soupires à peine et cornes discrétement ta page avant d'obéir à l'ordre implicite. Debout, trois pas te suffisent à rejoindre la porte et avoir un aperçu du nouveau venu.

Tu l'as déjà aperçu, plusieurs fois même. Peut-être quatre ou cinq fois. Il passe comme une ombre, sans un mot, fait son choix et part avec un esclave qu'il ramène quelques jours plus tard et abandonne entre les mains des vendeurs sans un mot d'explication. Tu te rappelles de ça - mais ce n'est pas ce que tu remarques. Ce que tu remarques, c'est la fluidité de ce mouvement de tête à ton approche, ce léger étrécissement des yeux alors qu'il t'observe. Il ne te toise pas, il t'observe - et rien que cette nuance te semble étrange à toi, la marchandise qu'on pèse et soupèse du regard sans cesse sans jamais se demander ce qui peut se trouver sous l'apparence. Ca te rappelle quelque chose - quelque chose qui te fait te redresser un peu plus droit que de coutume et l'observer en retour.

Ce petit temps de silence n'a pas l'heur de plaire au vendeur qui tend la main à travers les barreaux et t'attrape par l'épaule pour te faire venir plus près - et réagir surtout. Léger déséquilibre, un pas en avant - et une main sur les barreaux, tu te redresses. De près, c'est encore plus frappant. Tu ne saurais pas d'où ça vient, si c'est de ses yeux noirs rivés sur toi, de la très légére crispation de ses épaules sous ton regard ou de cette chevelure longue et soyeuse qui tombe en ruisselets jusque sous sa taille mais...

- Bonjour maitre. Je m'appelle Septimus, que puis-je pour vous ?

La politesse est de rigueur, même de façade et elle empreint ta voix machinalement alors que la vieille pensée refait surface : L'homme est un loup pour l'homme - et face à ce vampire-ci, cela te semble un peu plus possible.
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Jeu 20 Juil 2017 - 21:48


At the end of the hurt, all ...

Tu avais cherché.

Parce que c’est dans ta nature de ne pas sauter aux conclusions quand ça concerne l’une des rares choses qui te sont précieuses. Elle était callée sur tes cuisses, velue et douce, paisiblement endormie contre toi et tu perdais tes doigts dans son pelage gris et épais. C’était l’été et tu aurais dû la faire tondre pour son bien, mais tu ne lui en as pas parlé. Ça aurait pu froisser sa douceur, seule source de réconfort qui te faisait appeler cet appartement minuscule ta maison, ton chez toi. Tu es chez toi parce qu’elle est là, pour peu de temps, pour juste assez longtemps. Aimer, avec un grand A. Cette féline si gracieuse et aimante est l’amour de ta vie et elle ne décollait plus de toi pendant que tu te concentrais. Tu l’avais abandonnée une bonne semaine après tout. Toi aussi elle t’avait manqué, quoi que pas l’odeur de sa litière une fois que tu avais ouvert la porte de ton appartement avec donc sac bourré de vêtements à laver.

Les fiches internet s’empilaient sous ton regard, tu appuyais sur la flèche du bas de ton clavier pour faire lentement défiler chaque profil sur le site qui dévoilait un pédigrée différent pour chaque sujet et à peu près tout ce que tu voulais savoir sur l’esclave que tu magasinais pour ton chat. Parce que c’était ce que tu faisais, lisant et relisant parfois ces fiches signalétiques, cherchant impunément celui pour lequel tu appellerais une boutique, ferais une épicerie, achèterais une garde-robe… Il ne serait pas le premier à fouler le sol de ton appartement, probablement pas le dernier, comme tu ne supporteras pas la négligence. Enfin,  tu t’arrêtais sur le profil le plus intéressant d’entre tous.  Un geste et tu sortais ton portable d’un mouvement paresseux sans cesser de flatter ton chat avant de réaliser qu’il y avait même un bouton pour réserver les esclaves sur le site web, voir les louer pour un temps bref.

Ce jour-là, tu as appelé.

Parce que tu voulais entendre parler de lui, même si on ne t’a pas laissé lui parler à lui, une conversation au téléphone t’aurait plus en guise d’entrevue, mais même le digne milicien que tu es s’est fait refuser cette courtoisie.  Tu ne t’es pas fâché, tu n’as pas exigé, tu t’es plutôt levé après l’avoir réservé d’un clic sur ton écran tactile. Le paresseux en toi allait donc se forcer à bouger.

Peut-être que lui serait le bon.

Tu ne le jauges pas lorsque tu le croises en personne, ça aurait pu t’étonner si le monde dans lequel vous vivez avait été plus équitable, moins cruel envers les vivants. Du potentiel comme toi tu en as déjà eu, tu en as encore à ta manière. L’air semble en suspens autour de vous et tu n’ouvres pas la bouche, pas obligé ni forcé à faire semblant face à qui que ce soit dans cette boutique, tu portes encore ton uniforme, ayant profité de la fin de ton quart pour te déplacer dans cette modeste boutique au site web aguicheur où les esclaves étaient posés à moitiés nus pour une vente bien particulière. Tu aurais pu te passer de photo, mais celles-ci t’avaient permis de savoir d’avance qu’il serait plaisant à regarder. Mais ce n’est pas ce qui t’intéresse, rien ne t’intéresse vraiment d’autre que ce qu’il pourra apporter à ton chez toi.

Tu nourris tes poumons d’air, respire pour pouvoir parler, mais tu te tais, presque fasciné par son geste qui te rappelle cette pile de livres que tu as et qu’il pourrait apprécier en santé animale concentrée principalement sur les chats, bouquin que tu as parfois récité à voix haute pour combler de ta voix le silence qui oppressait ta féline. Enfin tu t’entends parler, les mots glissent à tes lèvres :

« Je n’aime pas me faire appeler ‘’maître’’. Je suis Ennea, tu peux me tutoyer, me vouvoyer, comme bon te semble.

Direct, sans détours aucun, tu t’affirmes face à l’esclave qui finira de faire de ton appartement un chez-soi parfait pour ton chat. Les questions pullulent à ton esprit qui n’est pas d’un naturel curieux, mais ce brun, aux airs dociles cache une personnalité comme tu n’en as plus. Pend à ton bras un sac avec une veste à sa taille, il y avait ses mesures sur le site web et sans un mot, tu lui présentes le vêtement, lui faisant signe de se laisser aider à l’enfiler.

« La nuit est fraîche et nous allons nous promener et converser avant que je t’achètes. Je t’ai loué pour les deux prochaines heures. »

Le vendeur t’agaces de la lourdeur de son regard, mais ce choix-là est à toi et ça ne te regarde que toi, tu dois connaître cet humain, celui qui meublera le silence d’un minuscule appartement.

« Viens. »


Dernière édition par Ennea Ahles le Jeu 27 Juil 2017 - 3:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Ven 21 Juil 2017 - 19:36

Il n'aime pas se faire appeler "maitre" et ça tombe bien car tu n'aimes pas non plus le faire. Quelle désagréable manie humaine, cette façon de se prétendre supérieur à d'autre ! Si seulement tu n'étais pas humain - mais voilà, tu es humain, et esclave, et pour le bien de ton intégrité physique tu dois d'ordinaire faire mine de te plier à ce simulacre de soumission. Pas de maitre, et tu acquiesces. Ennea suffira amplement. C'est à peine un nom, Ennea, juste un son sans signification - un peu comme ton nom, Septimus. Ca te plait bien. Pas de sens, pas d'attente, pas de déception ; oui, ça te plait.

Libéré de ta cellule, tu t'approches de lui sans mauvaise volonté et enfile la veste. Il tire sur ton col d'un geste réflexe et ses doigts froids frôlent ton cou ce faisant. Sans le faire exprès, te dirait-il sans doute. Ils ne le font jamais exprès et peut-être que c'est vrai, penses-tu parfois, peut-être n'est ce qu'une sorte de rituel de séduction inscrit au coeur de l'autre, un rituel humain et instinctif, aussi pur et involontaire que le croassement d'une grenouille à la saison des amours. C'est une idée que tu aimerais vraie parce que ça, tu pourrais comprendre.

Vous sortez, sous le regard vigilant du vendeur. Son regard pèse sur ta nuque alors que tu expires longuement, yeux levés vers la lune gibbeuse qui éclaire la rue animée - lune vite floutée par le mince nuage de vapeur qui s'élève de tes narines. Oui, il fait frais et cette veste est bienvenue, elle et ses poches amples dans lesquelles tu enfouis tes mains. La doublure, douce sous tes cals, est un délice.

Vous marchez, l'un à coté de l'autre. Pas un mot ne vous échappe de prime abord, drapés dans votre silence que vous êtes. Il n'y a que vous, le bruit de vos pas, ton souffle et de moins en moins de bruits alentours alors que vous vous éloignez des rues passantes. Le vampire est curieux, tant dans sa façon d'être que de se mouvoir et tu observes ses gestes fluides, contenus. Il marche comme s'il se préparait à bondir au moindre bruit, au moindre geste, une marche nonchalante et pourtant contenue comme si on la lui fait emprunter de force mais qu'il ne savait plus s'en détacher désormais. Il marche à pas de loups pour ainsi dire - et de nouveau, le souvenir revient : l'homme est un loup pour l'homme. Et le vampire alors ? Qu'est-il pour l'humain ?

Une étincelle de lumière dans l'obscurité t'attire l'oeil au détour d'une allée. C'est la pupille d'un chat, tu en es presque sûr et ça t'arrache un sourire alors que le matou, vexé d'être détecté aussi facilement, sort en dandinant de l'ombre. Puisque ces étrangers ont troublé son impériale repos ils lui doivent bien une gratouille, semble dire son déhanché de minet - et sa queue fiérement dressée, pacha de fourrure rousse et noire, porte haut le message.

Tu t'accroupis sans même penser à demander l'autorisation à Ennea et tend la main. Le félin s'approche, fait mine de reculer puis, devant ton calme accueillant, s'autorise à venir renifler le bout de tes doigts. Les animaux t'aiment bien et celui-ci ne semble pas faire exception : c'est un coup de langue qui te caresse l'index, une machoire qui vient se blottir dans le creux de tes doigts et un ronron de bonheur chatouille ta peau. Le contact est initié, tu t'assois carrément sur le béton - et le matou te monte sur les genoux pour venir patouner ton torse, ta veste. Qu'il est mignon !

Ce n'est qu'à ce moment-ci que tu te rappelles que tu n'es pas seul. Tu relèves la tête, arrachant au chat un miaulement de protestation maintenant qu'il ne peut plus venir se frotter à ton menton. Ennea attend, à coté et si son attitude ne semble pas montrer de colère, son visage en contrejour t'es invisible.

- Pourquoi moi ?


La question t'échappe, autant par curiosité que pour détourner son attention de l'erreur que tu as peut-être commise en l'ignorant aussi longtemps. En attendant sa réponse, tes doigts continuent à passer encore et encore le long de l'échine du félin, faisant se dresser encore un peu plus son panache de poils.
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Jeu 27 Juil 2017 - 3:40


At the end of the hurt, all ...

Ton regard est restreint à la contemplation des mouvements du jeune humain. Il ne te captive pas, mais il n’est pas loin de réussir. Tu aurais aimé le voir décamper, là et maintenant pour ressentir un pique d’adrénaline comme tu n’en as pas eu depuis ton arrivée à Dornia. Ton uniforme de milicien ne ressemble pas aux autres comme ils semblent souffrir d’un manque de ressources dans cette grande ville à la fois belle et sans cachet : assez pour être incapable de fournir à leur nouvelle recrue de quoi s’habiller convenablement. Pour braver le manque, tu as enfilé l’uniforme de ton ancienne milice de Frankfort, il est usé, léger, adapté à la largesse de tes mouvements. Tu es prêt, toujours prêt à partir en chasse, à ressentir tout court quoi que ce soit qui s’approche du plaisir.

Mais il ne fuit pas, reste plutôt sagement sur place.

Tu n’es pas déçu.

Ni heureux.

Tu effleures sa nuque et ton derme nerveux te transmet une douceur agréable. Septimus est gracieux, fragile comme le commun des mortels, facile à briser si tu refermes un peu trop tes mains sur sa gorge. Tu te questionne, curieux de savoir ce que tu ressentirais si tu l’étranglais, si tu captais la perfection de ses traits se tordre. Sa blancheur est celle d’un éphèbe, contrairement à la tienne qui s’apparente à la mort qui te définit et accompagne tes mouvements, les change, les guide. Il est rare que tu aies envie de toucher, de découvrir et d’habitude, c’est dans les bordels que tu t’abandonnes à ces pulsions bien particulière. Tu ne l’achètes pourtant pas dans cet intérêt.

Tes prunelles sombres se détachent de lui, balaient ce qui aurait pu être un paysage plaisant. Les lumières flottent sur les terrasses bondées en cette soirée parfaite pour faire semblant d’être humain. Les odeurs frôlent tes narines, celles d’épices, de sueur, de musc parfois, de sang, le tout se mêle à la lavande qui t’accompagne et qui définit l’eau de linge avec laquelle tu repasses ton uniforme. Tu identifies la propreté à ce parfum délicat qui se diffuse puis disparais au fil de la journée. Vous vous éloignez du centre de la ville et l’éclairage, les parfums et le bruit se font moins oppressant pour le noctambule que tu es.

Tu marches lentement, adapte ta vitesse à celle de l’être vivant qui t’accompagne.

Tu as remarqué le chat avant lui, en fait Tu l’a senti, tu apprécies voir la silhouette gracile et bien emmitouflée de l’esclave que tu songes t’approprier se pencher sur la bête presque sauvage. Wilder.  Toi tu ne bouges pas, tu le regardes plutôt faire, suivant la courbe de son corps menu. Si tu aimes ton chat, c’est une capacité bien limitée que tu as et elle ne s’étends pas à tous les animaux que tu croises. Tu n’as pas de pitié ou d’empathie pour la créature touffue mais maigre, toute offerte et avide de caresses, d’amour, d’une famille.

Ton félin a besoin de quelqu’un qui aime les animaux comme lui.

« Parce que tu es du genre à pencher pour caresser un animal dont tu ignores tout. »

En répondant, tu secoues tes mèches sombres, ta queue de cheval est lousse, tu en défais le lacet pour mieux la refaire sans un regard pour l’animal chétif, même si ses prunelles sombres finissent par accrocher une corde sensible chez toi. Tu t’approches, devine le félin se raidir comme ses sens sentent le danger que tu représentes, ça et l’odeur d’un autre chat. La bête se retourne, se redresse et hisse avant de prendre la fuite. C’est particulier, mais sa réaction te fait penser au genre humain en général. Puis tu retournes à Septimus : Septimus dont tout ce que tu sais vient d’une fiche signalétique, un profil presque osé sur un site web qui n’est pas des plus attrayants. Pourtant en voyant son profil, tu as cru un instant avoir trouvé le bon.

« Je n’ai pas de promesses à faire, rares sont les esclaves qui conviennent et nous verrons assez vite si tu fais la partie. Je n’en ai pas trouvé un seul à date. Je n’achète pas un objet sexuel à moins que le cas contraire ne te tente et je n’ai pas assez de place pour avoir besoin d’un serviteur. »

Ton attention est toute à lui sans que tu ne te force à sourire, à faire semblant, tu es pareil à toi-même et froid. Tu sors ton cellulaire de ta poche, déverrouille l’écran du portable pour commencer à naviguer les photos, ressortir le fichier qui contient la multitude d’image de la féline bleue russe… et là tu hésites, referme ton portable après que ton regard ait été accroché par un texto. Tu feras comme avec les autres, tu lui apprendras sur le coup, quand il sera chez toi.

« Alors, dis-moi, pourquoi toi? Je ne te demande pas de te vendre à moi, j’aimerais juste que tu me dises pourquoi tu penses, à part ton amour des animaux, je te choisirais.»


Dernière édition par Ennea Ahles le Ven 28 Juil 2017 - 3:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Jeu 27 Juil 2017 - 20:10

Un animal dont tu ignores tout ? Ses mots coulent sur toi alors que tu laisses ton regard retourner à l'animal qui patoune ton torse, ravi. Tu ne sais donc rien de lui - rien d'autre que ce kyste dur sous tes doigts, que ce poil épais qui accroche ta peau, que ce ronronnement sourd qui caresse ta joue d'une vibrisse vagabonde. Rien à part des dizaines de petites choses que tu notes sans remarquer vraiment et qui rendent le félin vagabond identifiable, identifié, aimable et aimé. Des petites choses que tu notes chez tous les animaux - hominidé excepté.

Sa voix rauque ne fait que lever une oreille au chat, mais son mouvement de tête attire plus l'attention. L'animal étrécit ses yeux, un peu méfiant face à ce geste si brusque dans un corps si souple - et c'est ta caresse qui l'apaise. Il n'est qu'homme, minet, juste homme et tu ne le laisseras pas te faire du mal, rassure-toi. Mais d'ailleurs est-il homme ? La lumière du lampadaire le découpe en clair-obscur sur le reste de la rue, silhouette de carton-pâte sur décor de théâtre - mais silhouette d'un animal magique et inconnu, être qui attend et traque et guette jusque dans l'immobilité.

Tes yeux sont accrochés - et c'est le chat qui te ramène à la réalité et te fait détourner le regard, vaguement honteux de t'être laissé même un court instant subjugué par un homme - car Ennea en est un et sa voix, son accent rocailleux, et la fuite du chat alors qu'il s'approche te le rappellent. Ca aussi, ce sont des petites choses qui pourraient le rendre identifiable, identifié, aimé peut-être un jour mais jamais aimable. Homme, triste Homme - et quel malheur que tu en sois un toi-même.

Il parle - hélas, il parle, l'humain - et déjà un mot te fait grimacer. Promesse, ce terme qui tonne en explosion et s'effondre en sifflements traitres, ce terme que tu détestes. Ton regard file, mais le chat est reparti au loin et tu le comprends bien. Tu n'as rien à lui offrir après tout et l'animal est juste dans sa cruauté prosaique : tu es inutile = il te laisse. Toujours assis, tu relèves la tête vers le vampire au dessus de toi. De coté désormais, et un rayon jaunâtre éclaircit son visage de poupée de porcelaine, délicat dans son tracé et inhumain dans sa rigidité. Malgré toi, tes lèvres remontent un peu : la situation est amusante, vraiment amusant, dans ce contraste entre toi, l'humain au visage si lisible mais qui refuse de croire en l'autre et le vampire qui promet, jure et espère mais ne montre rien. Tu es peut-être au sol et lui en surplomb mais tu souris sans vraiment de crainte. Pour craindre il faudrait espérer et tu n'espère plus depuis longtemps.

- Je sais ça. Je vous ai vu venir et revenir à la boutique.

Le sourire s'entend un peu dans ta voix alors que tu signales juste. Est-ce que tu aurais dû être blessé d'apprendre qu'il ne croyait pas plus que ça en toi ? Qu'il ne te voyait que comme un esclave parmi tant d'autres, aussitôt défaillant aussitôt remplacé ? Sans doute - mais au contraire, tu apprécies d'une façon presque perverse. Tu le déçois = il te ramène et ça, tu peux le comprendre. Tandis qu'il cherche quelque chose sur son téléphone, tu te redresses. Quelques tapes et ton pantalon est comme neuf, exception faite des poils de chat encore collés à tes cuisses. Ce n'est pas le genre de saleté qui te dérange.

Question en retour, et c'est quelque chose de typiquement humain encore. Question, question, question - et jamais une seule réponse fiable, une seule réponse vraie. Tu t'y es fait avec le temps - mais ça ne te plait pas pour autant.

- Dans un monde juste, vous seriez venu me chercher pour que je m'occupe d'animaux. Que je les soigne, que je les aide, que je les aime. Mais ce n'est pas un monde juste, pas vrai ?


Tu réponds, et ce n'est pas l'amertume qui se lit dans ta voix. Ca ressemble plutôt à de la fatigue amusée, comme si tu savais que tu n'aurais jamais la réponse à cette question mais que tout au fond tu savais déjà. Oui, le monde n'est pas juste. Il n'a jamais été juste. Il ne sera jamais été juste. Soit on en rit, soit on en meurt mais se plaindre ne sert à rien. De nouveau tes yeux accrochent les siens et tu soulignes l'idiotie de la question d'un geste lent de la main, doigts en flexion qui se referment en poing-réalité.

- Qu'est-ce qui vous a fait me choisir, moi ? Mon groupe sanguin, votre préféré ? Mes photos dénudées sur le site ? Mes yeux de biche, si beaux lorsqu'ils sont ravagés par la terreur ou l'orgasme ? Mon nom, parce qu'il évoque des rêves de grandeur à l'opposé de ma condition ?

L'amusement est parti. On peut rire du monde, mais il rit de vous en retour - et ces dernières années, il s'est beaucoup moqué de toi. Tu les entends encore au centre : "tu trouveras un maitre qui saura t'utiliser" - et comme un outil malformé abandonné au milieu de la décharge d'ordures qu'est Dornia, tu trouves toujours un maitre mais jamais pour ce que tu étais destiné à faire. Alors, pour quoi te veut-il celui-ci ?
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Ven 1 Sep 2017 - 23:34


At the end of the hurt, all ...

Tu fais un geste presque las de la main, ne désignant rien, parce que tu n’as rien à donner à cet esclave qui n’ait de valeur, simplement parce que tu ne ressens pas le besoin de donner ou d’expliquer. Tu n’as pas de substance, rien pour lui offrir le pétillement d’une personnalité, une raison pour diverger, être une once hétéroclite. Alors tu ne dis rien, tu l’écoutes déblatérer. Il lui est juste arrivé de tomber sur une bonne situation de laquelle ses « yeux de biches » et son esprit visiblement vif n’ont pas encore conscience, comme il ne semble visiblement pas y croire. Sa situation juste, tu la détiens à la manière d’un verbe du bout des lèvres. Ça ne te déplait pas, ça ne te plait pas non plus. Il a visé droit dans le mille. Grand gagnant d’un tirage au sort du destin qui a décidé de faire de lui un humain éduqué – chose rare – et apte à s’occuper de ton chat. Aussi bien noter que tu n’as pas de préférence sur le sang, donc que tu as déjà oublié son groupe sanguin et le stupide descriptif de sa saveur.

Te revient le mot « fruité ».

Tu ne bois pas du jus ou du vin, mais du sang. Où est l’intérêt?

Les ombres se découpent avec un tant soit peu plus de précision. Dans un moment, le sombre manteau de la nuit coulera du ciel pour dévoiler un soleil que tes yeux gris n’ont plus su contempler depuis longtemps. Plutôt que de regarder la frontière du danger à venir, les affiches périmées et mutilées, tatouées sur des murs à la brique décolorée qui promettent une pièce de théâtre s’appelant « Homme de foy », c’est lui que tu détailles comme si tu cherchais à lire au travers ses expressions. Tu n’y es pas bon.  Tu lèves enfin les yeux sur une pancarte, milicien occupé et nouveau en ville, tu n’as pas eu la chance d’essayer de te distraire dans les théâtres américains, ils ne font pas renommée, quoi que l’analyse de ces œuvres scéniques pourrait servir à ton curriculum et peut-être, tu en finirais peut-être ému. Tu goûtes l’air, Septimus a ce parfum légèrement musqué et sucré de tous les êtres humains, moins marqué que chez les hybrides. Ils sont tous différents, à priori, même si certains vampires les trouvent identiques autrement que pour la qualité de leur sang. C’est l’habitude d’un chasseur, du traqueur en toi qui te pousse à t’imprégner de cette odeur qui va t’appartenir, nimber ton lit, tes vêtements, ton appartement.

Pour un temps.

Ils ne durent pas d’habitude. Finissent par fuir comme tu les néglige et te montre trop permissif.

« Je ne pardonne pas les incartades. »

Ennea, le crétin. La phrase est sortie comme ça, du bout de tes lèvres, ne réponds en rien à la pluie de questions qu’a ton futur esclave. Il ne te craint pas et ça ne te déplait pas, tu ne cherches pas à le faire te craindre, quoi que ça ne changerait pas grand-chose à ta vie commune avec lui de le terrifier. Noctambule cruel, s’il fuit, te le ramèneras comme les autres, après avoir joué avec lui et lui avoir permis de se rendre compte que pour toi, il n’est que la souris entre les pattes de quelque chose de pire qu’un félin carnassier. Tu en fais le tour, curieux de savoir s’il te servira. Tu ne notes que là la tendresse de ses traits, la douceur de son visage, l’angle léger à ses yeux, plus accentué chez toi. Fragile. Ce jeune humain est délicat, friable, fragile, magnifique malgré la débauche qu’il a dû vivre. Comme la majorité des esclaves jolis à souhait comme lui. Vous êtes fondamentalement différents, pas seulement dans vos races, mais dans les castes qui vous auraient divisés il y a deux-cent ans en Allemagne. Tes mains sont gantées, mais usées sous les coutures soignées et blanches du tissus qui les orne. Tu n’as pas été comme lui, mais en même temps oui, dépendant des vampires que tu servais et qui décidaient de ton avenir, de ton devenir.

Tu as déjà fait ton choix, et tu te demandes pourquoi tu t’es donné la peine de le rencontrer avant. Tu as su en le voyant, comme pour tous les autres, ce que tu ignores, c’est s’il fera l’affaire.

« Mais pour une fois, le monde sera presque juste pour toi. Un vétérinaire aurait logiquement dû t’adopter, mais je ne suis rien de ça. Rentrons à la boutique, je vais confirmer ton achat et tu comprendras quand je te présenterai à ta protégée.»
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MessageSujet: Re: At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn   Sam 2 Sep 2017 - 16:44

Le temps s'allonge entre lui et toi, captif de l'échange de vos regards. Il se détourne en premier, ses pupilles dérivant lentement comme si ta substance disparaissait, incapable désormais d'attirer son attention. Ne reste que le silence, trouble et pesant, qui règne - un silence que tu apprécies à sa juste mesure après toutes ses questions. Tu as toujours pensé que l'important était dans les actes, pas dans les mots mais rares sont les gens à être d'accord avec toi. Lui au moins a fini par se taire, après toutes ces questions humaines, ô combien inutiles.

Le temps a recommencé à déployer ses ailes de calme et à ton tour, tu laisses tes yeux s'égarer à la recherche de l'animal qui, durant quelques minutes, t'a reconnu comme l'un des siens. Tes doigts rebougent à peine et caresse le vide alors que tu te remémores la chaleur de ce quadrupède inconnu que tu pourrais pourtant reconnaitre d'une simple caresse, tu en es certain. Mais l'animal s'est sauvé et tu penses savoir où alors que les ombres jetées par l'aurore toute proche, tapie derrière l'épaisse nuée de nimbus qui tapisse le ciel dornien, s'agitent. Oiseaux et croassements là bas, bataille d'ombres déformée dans un rayon de lumière : ordures ou mort, c'est ce que cela t'évoque. Nul doute que le félin s'est empressé de partager le festin et, peut-être, de rajouter un cadavre à la curée s'il en a eu l'occasion.

Incartade, terme sonnant que tu mets une seconde à resituer et comprendre dans cette langue qui n'est pas la tienne. Incartade... Tu relèves la tête, une très légére lueur d'amusement au coin de l'oeil pour observer son visage. D'où est venu ce mot vieillot, et pourquoi ? La réponse ne se niche ni au creux de ses yeux mats, ni au détour de ses pommettes tranchantes mais tu regardes juste au cas où elle t'aurait échappé plus tôt. Curieux homme, tantôt vivant tantôt mort qui ne te fournit aucune façon de le décoder.

-Personne ne pardonne les incartades.

Tu le dis doucement, pour le simple plaisir de sentir ce mot à ton tour rouler sous ta langue, plus que parce que tu ne le penses vraiment. De l'entendre sortir de ta bouche, tu ne perçois que le son et pas le sens - comme pour Ennea, comme pour Septimus, comme pour tous ces jolis mots que tu collectes dans un recoin de ton esprit pour le simple plaisir de les répéter parfois.

Mais les mots ont du sens hélas, les siens surtout - et il t'arrache le semblant d'amusement qui réhaussait la commissure de tes lèvres. Juste ? Rien n'est juste ici, tu refuses d'y croire. De son simple futur, il te rappelle qu'il est humain, faillible et toi à sa merci. Sans répondre, tu hoches la tête, accusant réception de ses paroles. Comme si souvent, tu te rabats sur les faits pour ne pas être déçu : il te prend, il t'achète, il se servira de toi. Très bien. Tu n'as rien à redire là dessus - et durant tout le trajet du retour, tu ne prononceras pas une seule parole supplémentaire d'ailleurs.

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At the end of the hurt, all the pain ain't the same when it's your turn to burn
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