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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]
Âme sauvage
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MessageSujet: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/! +18 Sang/Violence] [Terminé]   Jeu 13 Juil - 21:00




Rappelé à l'ordre par son nouveau maton, Tasunka cesse bien vite ses chamailleries. D'une obéissance réactive, il se retourne vers Adamson, qui ne daigne pas lever les yeux de son papier. Un  fin sourire lui tire les lèvres, et c'est presque en gambadant que le loup délaisse son match de boxe verbal pour emboîter le pas du vampire. Lorsqu'il passe devant le petit comptoir d'Edward, il voit du coin de l’œil que celui-ci lève la main et ouvre la bouche, comme pour le retenir un instant et lui glisser un mot.

« Salut Edward, à la prochaine ! »


Lance l'Amérindien sans ralentir. Il ne compte pas s'éterniser en adieux, mais, sait-on jamais, s'il doit revenir dans ce trou poisseux, autant garder ce crétin dans sa poche. Adamson est déjà près de passer la porte, et l'aura de colère froide mêlée d'agacement qui émane de lui indique clairement à Tasunka de ne pas faire d'histoires, de ne pas être trop gourmand de libertés s'il ne veut pas s'en voir bêtement privé. Alors il laisse Edward à sa déception, se contentant de lui décocher un dernier sourire ravageur avant de passer la porte de l'échoppe. Un bref instant, le loup imagine le geôlier fondre en larmes sur son bureau, tocard, et il en éclaterai presque de rire si l'air du soir ne s'était pas violemment imposé à ses poumons, chassant ses dernières pensées pour le laideron. Son torse se gonfle, et il s'arrête un instant, laissant tout le loisir à ses organes goulus de se remplir de vent et de fraîcheur. Tasunka pousse un long soupir satisfait, puis rattrape Adamson qui, il le sent, est en train de se consumer d'agacement.

« Monsieur Adamson ? Voulez-vous que je marche derrière vous, ou à vos cotés ? »

Demande-t-il sur son éternel ton faussement sympathique, avant de prendre la position que lui indique le petit prince péteux.

¤

Le long du chemin, Tasunka à pris soin de bien observer les alentour, faisant mine de lorgner sur les jeunes gens qu'il croise. Là, une ruelle alambiquée, ici, une bouche d’égout. Ce marchand là ne semble pas insensible à son pagne, ce type là traite son hybride comme un essuie-botte. Tranquille, le loup juge bon de ne pas s'adonner à la causette, préférant laisser le vampire seul à ses humeurs et voir s'il sait les modérer par lui-même, moyennant un peu de calme. Là-bas, dans la « cours de récréation » de ce qui semble être l'un des bâtiments « d' élevage » dont on lui a déjà parlé, quelques gosses jouent sagement, avec tant de calme et de discipline que ce qui vient à l'esprit de Tasunka en les voyant, ce n'est pas de l'admiration....

Mais de la désolation.

L'un d'entre eux joue « s'amuse » seul, en envoyant un ballon contre un mur. Le rythme est réglé comme du papier à musique, et, à voir les bouilles sages des gosses, il n'est pas étonnant qu'aucun de leurs surveillants ne puisse imaginer le moindre événement perturbateur. Et pourtant, sans crier gare, l'ado au ballon lâche un cri sauvage dans lequel Tasunka perçoit toute une vie de frustration, et balance violemment son pied dans son jouet, qui rebondit avec bien plus de force dans le mur.

Direction la tête d'Adamson.

SBAM

Fait la balle, qui s'écrase à toute vitesse dans la grande paume que le loup à levée, entre le visage du vampire et l'objet volant. Tasunka la récupère, grimaçant légèrement, et la prend contre son torse. Vu la force de projection, le gosse doit être un hybride, et un costaud. Son regard de cuivre se pose sur le visage du vampire, qui à stoppé sa marche, et, avant que la foudre ne déferle sur un pauvre gosse dont la vie semble déjà bien assez pourrie, Tasunka ouvre la bouche, espérant que les tonalités graves de sa voix aient un miraculeux effet apaisant sur son proprio.

« Puis-je lui ramener son ballon, Monsieur Adamson ? Je n'en aurais que pour un instant... »




_________________

“Tout homme abrite en lui une bête sauvage.”


Dernière édition par Tasunka le Jeu 31 Aoû - 16:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Dim 16 Juil - 18:44


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


L'air frais n'était décidément pas de trop. Je commençais vraiment à me sentir à l'étroit dans cette horrible petite boutique aux airs lugubres. Un peu hypocrite de penser ainsi alors qu'à mes côtés trottine un hybride qui ne connaîtra jamais que des cages minuscules tout au long de sa vie? Oui. Et regardez tout le regret que ce genre de pensées m'amènent! Zéro.

Enfin, toujours est-il que je suis satisfait que cette histoire soit réglée. Et j'ai bon espoir pour la suite. Tasunka (décidément ce nom..!) semble être l'homme idéal pour le job que j'ai à lui confier. Et quel job! Ah bon sang... s'occuper de Selachi, mon ami, ce n'est pas de tout repos! Je suis d'ailleurs curieux de voir combien de temps il tiendra face à l'horripilant requin. J'ai personnellement tenu bon 2 semaines. Seul (ou presque car Finn n'est vraiment pas une valeur sûre question aide). Nous verrons bien combien de temps il faudra au loup pour abdiquer face au poisson. En toute honnêteté (et par envie de me distraire) je parie sur 10 jours. Je lui donne un peu plus d'une semaine avant de craquer une première fois. Mais dans cette horrible réalité où Selachi-la-poiscaille vit, 10 jours revient à un équivalent d'un demi siècle en temps humain. C'est à la limite d'une infinité épuisante. On en voit pas le bout. Le temps s'arrête en sa présence et sa connerie prend le relais, dicte nos humeurs et manipulent nos actions.

Ce con a des super-pouvoirs insurmontables. Et nous ne serons pas trop de deux pour le gérer. Enfin deux... tout est relatif. Car l'idée maintenant, c'est de refiler le bébé à l'hybride canin et de me décharger de toute crise liée à cet énergumène poisseux. Bye bye responsabilités. Bonjour silence, calme et sérénité. Merci Tasunka. Bon courage Tasunka.

Enfin bref! C'est beau toutes ces pensées positives sur mon futur proche (d'ici 20 minutes de marche pour être exact). Je cogite, je cogite, je cogite et du coup, je ne fais plus attention à mon environnement (pas désolé pour Tasunka pour qui je ne prête pas d'attention... pauvre petit nouveau dont je n'écoute même pas les questions et que je snob déjà.). Autour de nous, ça ricane, ça vit, ça rigole et ça s'amuse. ET BIM. Ca me va dans la gueule!

Gagné. Ca, ça me tire de mes pensées. Je me fige, prend le temps de réaliser qu'on vient de littéralement m'agresser (oui j'utilise les bons termes! On m'agresse! Je souffre horriblement, au secours!). Je déteste être coupé dans le cours de mes réflexions comme ça. C'est hyper frustrant putain! J'étais bien moi là. De bon humeur et tout, je me demandais déjà quel bouquin j'allais bien pouvoir lire ce soir, AU CALME. Et là on m'assomme, on cherche à me tuer! Et ciel! C'est du modèle XS qui m'attaque! Les gamins j'vous jure! Pas capable de viser!

Je jette sur l'assemblée des minimoys un regard outrageusement frustré lorsque Tasunka m'interrompt ('prend déjà ses libertés c'lui là?! Et en plus il cherche à me charmer avec sa voix suave -ou c'est moi?-), prenant les devant sur ma colère sous-jacente et me demande naïvement s'il peut aller faire je ne sais quoi pour le modèle réduit du centre d'élevage qui semble être le fautif de l'histoire. Si ça m'était arrivé lorsque j'avais 5 ans, j'aurais très certainement crevé son maudit ballon de mes deux couilles! Mais puisqu'il paraît qu'un adulte ne doit pas agir ainsi, je préfère fermer les yeux avec mépris, détourner mon regard de cette scène grotesque et répondre à mon hybride sur un soupire agacé:

« Contente-toi de lui renvoyer et dépêche-toi. »

Je le laisse s'exécuter (faut quand même pas pousser mémé dans les orties mon pote!) et reprends chemin sans l'attendre. Il sait très bien qu'il vaudra mieux pour lui qu'il soit sur mes talons dans la seconde.

Bon... où en étais-je? Ah oui: je vais pouvoir lire en silence.

~ ~ ~


« 6ème étage. »

Argh. Que quelqu'un me rappelle d'exiger qu'on retire ce foutu message automatique dans ce foutu ascenseur! Pourquoi une voix de femme en plus?! La “grognasse” (c'est ainsi que je l'appelle) me tape perpétuellement sur le système avec son ton aigüe et enfantin! Insupportable ce truc! Ca m'en fait frissonner de dégoût alors que nous pénétrons dans mon cher et précieux nid douillet.

Depuis l'incident du centre d'élevage, je n'ai pas échangé un traitre mot avec Tasunka-le-colosse-naïf et lui n'a pas cherché à me poser mille et une question (merci mon dieu!). Jusqu'ici cet hybride marque des points. Silencieux, sait se tenir à sa place et droit dans ses pompes. Pour un mec en pagne (il va impérativement falloir que je remédie à ce problème!), il sait se tenir. J'oserais presque dire qu'il semble avoir des manières. Ca me changera tiens!

Je ne l'invite pas à découvrir son nouvel espace comme un enfant, je lui indique seulement de s'essuyer les pieds dans mon entrée tandis que j'ôte mes propres chaussures (ici c'est comme au Japon, on se déchausse avant de fouler mon sol!). Je le vois du coin de l'oeil zieuter à droite à gauche “son” nouveau domicile et le laisse s'imprégner un peu des lieux. Avant qu'il ne fasse un pas en avant, je lui sors des chaussons blancs (style hôtel) pour préserver mon parquet de toute trace étrange.

« Mets-ça. Tu pourras te mettre pieds-nus quand tu auras pris une douche. » Ou cinq au vu de cette odeur de noix de coco toujours bien trop présente à mon goût.

Allez hop, c'est tout bon! Je suis débarrassé de mon manteau, de mes chaussures, j'ai défait les deux premiers boutons de ma chemise. C'est parfait! Je suis chez moi et ça fait un bien de dingue! Bon faut pas croire, je n'en viens pas à gambader dans mon appart comme un cabri et à péter des paillettes. Je suis juste très nettement plus décontracté chez moi. Et putain d'merde, j'ai le droit! Chez moi c'est le pied. Quoi que puisse en dire l'autre décérébré sans goût! Tiens d'ailleurs il est où ce con? Si je me souviens bien, j'avais exigé de lui et de Finn qu'il s'occupe de nettoyer l'espace réservé aux esclaves ce matin. Ca à intérêt à être fait au carré, je n'en peux plus de la crasse (faite exprès) de Selachi!

Ce petit con peut me détester tout ce qu'il veut, apprécie-t-il réellement vivre dans le bordel et la saleté? Même lui doit vouloir vivre dans un endroit qui sent le frais. Pas forcément le propre, au moins le frais! Et puis j'avais bien précisé qu'il était possible qu'une troisième personne nous rejoigne aujourd'hui alors, par simple politesse, il est de bon ton de faire un peu de ménage. Même pour un esclave. Le ménage ça se respecte. MERDE!

Je suis déjà en train de ruminer sur ce détail quand Finn émerge de l'aile réservée aux esclaves et s'avance poliment vers Tasunka. Je le laisse se présenter à lui et lui indique d'un regard à l'inviter à aller s'assoir à la table du séjour principal le temps que je trouve Selachi.

« Attends-ici. Finn te fera visiter les pièces qui te sont autorisées d'accès une fois que nous aurons terminé ton... emménagement. Si tu as soif, dis-le lui. »

Je le laisse aux bonnes mains de mon frêle esclave et pars illico dans ma cuisine, ouverte sur le séjour. Finalement, ce premier salon, c'est une seule pièce, même avec ma cuisine. C'est ce que j'aime chez moi, tout cet espace ouvert, cette luminosité omniprésente et ce vide apaisant. Je guette l'arrivée de mon squale de mes couilles tout en me faisant un petit thé, parce que putain de merde ça ne sera pas de trop pour me remettre les idées en place. Pas que je sois fatigué mais toutes ces "emmerdes” pour obtenir Tasunka m'ont agacé. Rien qu'un bon Earl Grey ne pourra chasser ceci-dit.

En revanche il est où l'autre con?! Merde à la fin! J'avais pourtant prévenu Finn par sms qu'ils avaient intérêt à se tenir prêt pour ne pas que nous perdions notre temps.

« Selachi!! »

Il a intérêt à ramener son cul ce con.



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mar 18 Juil - 15:41

Porte d'entrée qui claque et voilà l'avorton qui se carapate aussitôt pour aller accueillir son cher maitre. J't'en foutrai du Maitre, moi ! Qu'est ce que le microbe trouve à cette raclure de bidet ? je comprends pas mais c'est suffisant pour le faire détaler à toutes pattes au moindre ordre en remuant de la queue façon caniche à la con. Pas mon truc à moi, et tous les "s'il te plait" du monde me feront pas faire le beau pour son retour. A la limite pour son enterrement, je veux bien faire un effort par contre.

Je reste affalé sur le matelas, étalé comme une grosse larve. Bien obligé de toute façon, ce con d'humain a oublié de décrocher la menotte qui m'attache à la tête de lit. Comme le dit la sangsue, il s'en cogne de ses esclaves mais beaucoup moins de ses petites affaires. Question de priorité, tout ça. C'est que ça coute cher ses merdes, et c'est fragile en plus... Du coup, depuis que comme par accident certains de ses bibelots ont fait connaissance avec le parquet, le mur, le dessous de ma godasse et mon cul, il m'attache avant de se casser. La chaine me laisse assez d'amplitude pour aller et venir dans la chambre, pas assez pour aller jusqu'aux appartements de Princesse Riquiqui. Comme si ça me gênait ! Une chance de moins de voir sa gueule de con, je vais pas cracher dessus !

Et ça cause par là bas. Je lève les yeux au ciel, croise les bras derrière ma nuque, seul dans la piaule mal rangée - comme si j'allais nettoyer, sérieux, file moi un couteau pas une serpillère si tu veux que je fasse quelque chose de bien ducon ! Probab que la sangsue reproche au microbe de pas avoir parfaitement léché le parquet ciré. Cherche pas tocard, si tu peux voir ton reflet là dedans, c'est juste que t'es si moche qu'il a préféré s'enfuir plutôt que de voir ta gueule !

Avec un grognement, j'envoie mollement un oreiller voler à travers la pièce - et cling, voilà qu'il heurte un cadre qui se casse la gueule. J'm'en cogne, c'était moche de toute façon et j'ai autre chose à penser. Rien que d'imaginer sa face d'huitre, j'ai envie de dégueuler. Qui aurait pas envie en présence d'une telle ordure ? Depuis mon arrivée, ça tabasse et ça insulte dans les deux sens, mais ça saigne que dans l'un : le mien. Et ça, j'aime pas. Pas du tout. Alors je me fais de pire en pire dans l'ordure dans l'espoir qu'il pète un cable et vienne à portée. Ca a pas encore marché pour le moment, mais ça viendra.

Bientôt. Très bientôt. Dans quelques minutes probablement, quand il beuglera plus fort et que la demi-portion lui expliquera qu'au lieu de gentiment nettoyer la piaule avec lui, j'ai pissé dans un coin de la pièce. Histoire de recouvrir l'odeur de mort - la sienne, hein, pas la mienne. Du coup maintenant ça pue l'asperge - parce qu'un requin, ça se nourrit à la verdure, bien sûr. Pauvre con.

Ah, du bruit dans le couloir. Je souris vaguement, me redresse. Reste assis. Ca le fait chier ça, de voir qu'assis je suis presque aussi grand que lui. Barbie a un truc à compenser, moi j'le dis. Allez, viens connard, viens faire mumuse - et gueule, et tape, et approche et CREVE. Le sourire s'élargit - il a un sang de merde, mais je m'en abreuverai comme de l'eau la plus pure. Allez viens et -

Et la porte s'ouvre, laissant un cornichon rentrer suivi par une armoire à glace.

- Putain, mais tu viens d'où toi ? que je lui lance en me relevant spontanément - sa mère, il est graaaand, presque autant que moi ! - avant de grimacer sous l'odeur de noix de dodo. Et merde. Entre ça et l'asperge... Mais ils bouffent tous de la verdure dans le coin ?!
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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Jeu 20 Juil - 13:49




La corne de ses pieds frottée contre le paillasson puis glissée dans les chaussons moelleux, Tasunka fait preuve d'une bonne volonté exemplaire en suivant le microbe qui l'invite à aller s'assoir. Sans s'offusquer de l'ignoble faute de goût que présente sa tenue pagne + pantoufles, il observe brièvement les lieux du coin de l’œil, ne pouvant qu'en apprécier la grande luminosité, avant de ramener son regard sur le jeune homme dénommé Finn. Il aura tout le temps de cartographier son habitacle plus tard. En revanche, la première impression est, chez les humains, assez tenace, et il lui apparaît que l'éphèbe fluet serait des plus utiles à avoir dans sa poche.

« Salut Finn, je m'appelle Tasunka. Est-ce que c'est toi que je dois... »

Commence le loup en arrosant Finn de son éternel sourire jovial et charmeur. Mais sa phrase reste toutefois inachevée, et le léger sourire de l'humain s’évanouit lorsqu'un fracas de verre brisé se fait entendre. Le dénommé Finn se retourne vivement, le teint gâché par l'angoisse, et Tasunka hausse un sourcil dubitatif. Combien d'habitants compte cet appartement ? Non content d'être brisé par le verre fracassé, le calme du loft se voit cette fois-ci ponctué de grognements sauvages qui interrompent le rituel du thé d'Adamson. L'ordre ne tarde pas, et Tasunka se voit donc privé du confort de la chaise sur laquelle il venait de s'asseoir, et emboite le pas à Finn qui semble près de se liquéfier.

La neutralité qu'il s'efforce de conserver sur son visage s'efface lorsque l'humain ouvre la porte d'une chambre qui sent le...

« Ouah, c'est toi qui pue comme ça ?! »

S'exclame le loup aux narines attaquées par le cocktail Molotov d'odeurs, illustrant son dégoût en se couvrant le nez de sa grande paume bronzée. Un simple regard sur le bestiau lui indique que, définitivement, sa corvée de Baby-sitting ne visera pas le jeune Finn. L'échange de regards effarés se poursuit un instant dans le silence. Le regard cuivré de Tasunka cherche à jauger l'hybride, récoltant les informations visuelles qu'il possède pour comprendre... Les bleus, l’agressivité, l'odeur de pisse et la l'accent hargneux ne tardent pas à le renseigner, et il devine.

Punching-ball.

Merde.

Finn : « Ah, Selachi, il faut qu'on se dépêche... »

Suivant des yeux le garçon, Tasunka fait quelques pas en avant, sa démarche rendue silencieuse par ses pantoufles blanches. Un bref regard circulaire dans la pièce lui fait hausser un sourcil et, alors que l'humain fait trembloter la clé des menottes dans la serrure, l'Amérindien se rapproche encore un peu de l'hybride.

« Hé... Selachi ? Moi c'est Tasunka. Si on doit partager cette chambre, tu voudrais pas modérer tes instincts ? Qu'est-ce que t'es, comme bestiau... Depuis quand ça pisse pour marquer son territoire, les poissons ? »

Lance-t-il en rigolant de sa voix grave en baissant les yeux sur l'esclave toujours assit sur le lit.

CLIC

Fait la menotte en se détachant du poignet de l'hybride.

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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Jeu 20 Juil - 22:50


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


C'est quoi encore ce bordel? Putain de merde je peux vraiment pas avoir 5 minutes de paix, dans mon propre appartement depuis que j'ai eu cette putain de brillante idée (de mes couilles) d'adopter l'poisson d'à côté. Et en plus c'est du verre brisé que nous venons d'entendre. Ca a fait sursauter tout le monde, génial. A tous les coups, Finn s'est même fait dessus.

Les deux jeunots ont réagi plus vite que moi. Je crois que je suis trop habitué maintenant aux conneries de l'autre pour m'énerver tout de suite. Ou alors je suis tellement dépité de devoir encore gérer une nouvelle merde que j'ai besoin d'une minute ou deux pour me motiver à aller casser des doigts. Et dieu seul sait à quel point j'ai besoin d'un peu de calme avant d'aller faire ramasser ses dents au squale.

Ca bouge dans mon appartement, j'entends Finn paniquer, embarrassé. J'entends des râles. Des incompréhensions. Je sens de la colère. De l'amertume. Du danger. De la détresse. Tout pleins d'émotions qui s'évaporent d'entre mes murs pour me faire comprendre que mes imbéciles d'esclaves ont besoin que leur maître reprenne les choses en main. Et j'en ai putain de marre avant d'avoir commencer à faire manger des murs.

Allez. Encore un soupire, encore une gorgée de thé et c'est parti. J'inspire un grand coup (oui c'est inutile mais ça me fait du bien de penser le contraire. Ta gueule!) et je rejoins colosse-en-pagne, lâche-inutile et danger-de-mes-couilles. Je passe la tête par la porte, m'attendant au pire et-oh. Il va bouger ce con?! V'là que le colosse me bloque le passage. Bordel toute cette peau nue c'est vraiment pas possible! Je vais finir par m'éborgner sur lui!

Allez vire merde! Voilà, il se décale de deux pas lorsqu'il me sent crispé dans son dos (oups, je pensais être zen). Bingo. Y a des dégâts partout. Il y a tout ce que je redoutais. Le bordel. La crasse. L'odeur questionnable. Le carnage à l'état-pur. Si avec ça le message ne passe pas, je ne sais pas ce qui le fera.

« Bien. Vous avez fait connaissance. Tasunka, voilà la raison de ta présence chez moi. »

Il a sans doute dû le comprendre tout seul. Et le pauvre, j'ai presque de la peine de le laisser découvrir son lit, en face du lit de la morue, parsemé de tâches très franchement puantes. Bon. Et bien bon courage mon petit. Je fais deux ou trois pas dans la chambre, Finn s'écarte, mort de trouille, vers le fond de la pièce et Tasunka me laisse l'espace que je désire. C'est bien, il a compris tout seul qu'il valait mieux ne pas me coller. En plus il est gigantesque et pour l'instant Selachi est assis mais si tôt levé, je sais que je n'apprécierai pas d'être ainsi prit en sandwich entre deux hommes ridiculement grand. Sérieusement, c'est quoi ce délire d'être gargantuesque en tout point?! Pour ce que je sais.

Un cling à ma droite me fait tourner de la tête. Ah. C'était donc ça. J'avise les brisures de verre aux pieds du mur. Merde. J'l'aimais pas mal ce cadre. Assez pour décider de l'accrocher à un mur. Le p'tit con. Et en plus, quand je tourne la tête vers lui, ce bougre a l'air plus que ravis de lui! Oh putain. Mon ventre se tord en voyant son sourire sardonique. Merde. Merde merde merde, j'ai envie de lui refaire la gueule. Moi qui m'étais juré de faire un effort le premier jour de l'arrivée d'un nouvel esclave sous mon toit. Putain, autant pour mes efforts!

Allez, on reste calme. Tu es un roc. Un bloc de glace face à un feu brûlant. Je respire. Je me redresse. Je me tiens droit dans mes pompes et tout dans ma démarche respire la grace. Et pourtant Finn commence à trembler. Il sait, lui. Il sait que ça va partir. Que j'essaye de me redresser pour me contenir et me donner bonne figure mais que la colère est inévitable.

C'est le pouvoir qu'à Selachi sur moi. Il m'amène au bord du gouffre à chaque querelle et à chaque fois, il gagne et me faire mourir de rage. Je me fais bouffer par ma fureur, elle m'éventre et s'empare de mes boyaux, elle m'anime, prend le contrôle, m'envahit, me guide et me fait abdiquer. Je la laisse faire, je m'abandonne à elle sans aucun regret, sans aucune envie de me battre contre elle. Qu'importe que Tasunka soit là. Qu'importe qu'il n'ait été prévenu à l'avance de ce que Selachi déclenche ici.

Ca lui fera les pieds. Quel meilleur moyen de faire passer mes règles que de lui en montrer les punitions? Il saura tout de suite chez qui il est. Alors c'est calmement et presque trop lentement que je tends une main vers Finn et le foudroie du regard, reprenant sur un ton bien trop contrôlé pour qu'il ne berne quelqu'un:

« Finn, passe-moi les clé- »

Oh le con.

Il a déjà ouvert les menottes. Putain de Finn. Putain de Selachi. Putain tout court.


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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Ven 21 Juil - 11:37

Depuis quand les poissons marquent leur territoire ? Je grogne, vaguement agacé. Ils le font pas - en tout cas pas les requins, parce que l'océan tout entier est leur domaine mais faut dire qu'eux, ils ont pas une sangsue qui leur casse les nageoires et tente de leur grignoter l'aileron. Face à une telle limace, obligés de ramper au fond, j'suis sûr qu'eux aussi feraient chier le monde pour qu'on leur foute la paix - parce que quand on est un superprédateur enchainé à un plumard, on assure sa place comme on peut.

Mais pas le temps de lui répondre une grossiéreté, à Monsieur Muscle, que tout s'enchaine façon chorégraphie. Le cornichon s'avance et d'un clic, me voilà libre. Enfin ! Ma main se pose sur le poignet bleui et le recouvre, frotte. C'est con mais j'ai comme un cal qui commence à se former là et c'est chiant. Et puis l'armoire à glace se décale et voilà que Princesse rentre dans la pièce, toujours la tête d'une duchesse qui cherche à trouver qui a bouffé ces putains de flageolets.

Ah Princesse, Princesse... Rien que la vue de sa gueule de con me donne envie d'hurler - et surtout, ranime la boule de rage qui enfle et enfle et enfle encore depuis qu'elle m'a clouée ici. C'est de la haine que je mache et remache, au sale de gout de merde de son sang et à l'amertume de terre cuite. Elle m'étouffe des fois, cette rage, et je la crache contre les murs et à sa sale gueule pour essayer de respirer de nouveau. Un jour elle va péter je le sais - et j'attends avec hâte que ça arrive, parce que je l'ai promis : quand elle pétera, elle pourra se baigner dans son sang. Elle et moi, on attend que ça.

Et aujourd'hui, je suis libre. Il est distrait, perturbé par l'arrivée d'un nouveau public. L'a pas vu que j'étais libre ce con ! Alors je me marre, je reste assis - et ça rend un son creux dans ma gorge encore serrée par notre dernier affrontement, ça se gargarise. Et ça pulse, pulse de rage quand je croise ses yeux - glace méprisante contre flambée de colère rigolarde. Allez viens connard, approche toi. Viens voir le requin, le gentil requin qui peut plus nager, viens lui péter encore un croc ou deux, lui savater le bide de tes petits pieds mignons. Allez, encore un peu. T'as peur ? Rire, il se rapproche. Je veux voir le moment exact où il comprendra. Quoi ? Tout. Que fallait pas me faire chier. Que fallait pas me dompter. Que fallait pas être une merde. Encore un peu, viens vivre, viens crever. Encore.

Et il ouvre sa sale gueule, tend la main et alors qu'il pige - enfin ! Rien que pour ça ça valait le coup, pour cette face de cake retournée ! - je bondis. Plus d'un quintal de muscle en pleine face : bien sûr qu'il se casse la gueule, moi au dessus et sa tête pleine de merde heurte le plancher avec un bruit mou. Le même bruit mou que lorsqu'il m'a balancé contre un mur, j'me rappelle. Ca fait quoi d'être tout cassé à l'intérieur ? Je sais pas pour toi, mais moi j'adore. Encore !

L'est coincé, mes mains le plaquant au sol, un de mes genoux appuie sur son bas-ventre - et il appuie fort, j'y mets tout mon poids comme si je pouvais toucher le plancher à travers sa chair, tiens couilles-molles ! Pas de réflexion, pas de paroles, pas de moqueries. Pas le temps de réfléchir - parce que dès qu'il pourra, il en profitera pour reprendre le dessus et j'ai une promesse à tenir. Gueule grande ouverte, je me penche, vif, et me rue sur son cou. Plante les crocs. Tiens, ça, c'est pour t'être nourri sur moi ! Mais moi, je les enfonce mais je les ressors pas : je tire, j'arrache et tiens, mais alors que je recule, sourire sanglant et de la chair entre les crocs, ça pulse, ça coule - et au milieu ,un truc rigolard s'agite. Oh, une pomme d'Adam. Mais c'est que t'es vraiment un homme Princesse ? On m'aurait menti. Rire, je lui recrache à la gueule ce que je lui ai pris. J'en veux pas, t'es tout pourri de l'intérieur, plus mauvais que les asperges. Ca empêche pas le sang de couler dans ma gorge - et la boule de rage, toute trempée, gigote, papillons dans l'estomac, paradis en vue malgré le gout atroce, malgré l'odeur de merde, malgré la certitude tout au fond que j'vais m'en prendre plein la gueule dans quelques secondes.

Je t'ai fait payer et ç a vaut tous les os cassés du monde. Le requin est au dessus de toi, crevure - au dessus et il oubliera pas ce qu'il voit dans tes yeux en cet instant où t'as aucun pouvoir. Ca me réchauffera lors des longues nuits passées à attendre que mes plaies se résorbent, bien mieux que le meilleur des rumsteak. Tu me hais ? Pareil - mais c'est moi qui gagne, c'est moi qui gagne toujours quand tu peux pas tricher et ça, je te laisserais pas l'oublier !

Encore un peu.


Postillons rouges, une main quitte ton épaule et écrase brutalement ta joue. Ta face dans le sang, t'aimes ça la sangsue ? - et surtout, ça me montre encore un pan de chair à arracher. Tu vas hurler, hurler sous moi - masque de mort sur la tronche et haine dans mes veines, je reviens encore. Gueule ouverte, prêt à croquer de la merde.

Encore un peu.
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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Ven 21 Juil - 13:47




Mais il est malade !

S'exclame mentalement Tasunka, tout en restant bloqué sur la scène qui se déroule devant ses yeux. Il n'a que le temps de cligner des yeux une fois avant que l'hybride n'arrache la moitié de la gorge du vampire cloué au sol. Si le loup se contente d'une grimace en voyant la giclée sanglante et la chair gargouillante, Finn, en revanche, libère un cri strident avant de se jeter contre le flanc de Tasunka pour préserver sa vue.

C'est un instant étrange, où un silence oppressant s'impose, uniquement décoré du rire gutural du poisson qui recrache sa prise à la figure de sa victime. Et puis, lorsqu'à nouveau il ouvre la bouche pour réitérer l'attaque et achever d'arracher la tête d'Adamson, l'organisme de l'Amérindien sort de sa torpeur. Un coup de fouet général fait pulser l'adrénaline dans ses veines et, alors que la double rangée de dents s'apprête à se refermer sur ce qu'il reste de la trachée du vampire, Tasunka pousse le jeune humain pour se projeter en avant. Jambe tendue devant lui, il envoie son pied en pleine figure de l'hybride, dans une imitation parfaite de kick spartiate.

La semelle de sa pantoufle amorti le choc, épargnant au poisson de se retrouver avec un nez encastré dans le crâne, mais le coup en demeure puissant, et la tête de l'hybride est envoyée en arrière dans un mouvement sec.

Avant même d'avoir pu analyser le pourquoi de ses actions, Tasunka assène un énorme coup de poing sur le haut du crâne du poisson, et profite de l'étourdissement passager du bestiau pour l'attraper entre ses bras et l'éloigner de deux pas du vampire. Là, le dos de Selachi comprimé contre son torse, les bras du poisson plaqués entre les siens, il le serre assez fort pour le priver du moindre petit millimètre de souplesse et, sentant un courant d'air lui passer sur les fesses, il ordonne, de sa voix de tonnerre :

« Finn ! FINN ! Mon pagne ! »

Ayant fait grande démonstration des dégâts qu'elle pouvait provoquer, la mâchoire du poisson lui apparaît comme le danger numéro un. Aussi, lorsque la main tremblante de Finn dépose son pagne dans la sienne, Tasunka se hâte de le rouler en boule de chiffon et de l'enfoncer dans la gueule mortifère de l'hybride à branchies, pour se préserver de sa morsure.

Prison organique, le loup conserve sa prise sur l'hybride, tourne son regard cuivré sur le vampire à terre, et, voyant la marre de sang au sol, son cerveau sort de son état d'alerte. Il n'a pas besoin de réfléchir plus d'un instant pour comprendre que, si Adamson était mort, Selachi et lui auraient très certainement gagné un ticket pour la banque de sang. Ses muscles se contractent davantage autour du corps du sauvage dont les cotes sont certainement très éprouvées, et il ne peut retenir quelques mots grognés, dans un dialecte incompréhensibles, avant de s'adresser à Finn :

« Bouge toi, va chercher du sang ! »

Gronde-t-il sans relâcher l'étau de ses bras autour de Selachi. Vêtu en tout et pour tout d'une pantoufle, un sauvage sanguinaire dans les bras et un vampire en sang à terre, Tasunka regrette. Il regrette de ne pas être tombé chez un autre vampire, moins cintré.

C'est quoi cette maison de fous ?!

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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Sam 22 Juil - 14:29


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


La pomme d'Adam. Vraiment? Putain je l'ai pas vu venir celle-là. Mesdames (non) et messieurs, un lundi normal dans ma vie. Bienvenue. Ah bah oui, ça cri, ça s'enrage, ça se met dessus et ça pisse le sang, c'est le minimum. Oui oui oui. Pas d'inquiétudes, on s'y fait vite. Bon courage Tasunka.

Bon courage moi, aussi. Ah parce que putain, je déguste. Il n'y est pas allé de main morte le con. Pour peu j'en tournais de l'oeil car bordel, la douleur là? Elle est présente. Plus que ça même, elle irradie dans tout mon corps. Ca part de la gorge et ça paralyse tout le putain de reste. C'est moche d'être faible putain.. Ah bah tiens, j'ai un trou noir. Bim. Et bah comme quoi, j'suis pas infaillible (j'ai jamais dit le contraire, non non non!).

Autour de moi ça cri, ça se cogne, ça s'agite. Putain mais fermez-là! Laissez-moi le temps de me remettre là! Oh la vache je pisse le sang... je suis conscient? Non attendez je rêve? Ca fait putain de mal pour un rêve. Mais c'est vraiment chez moi ici? Oh merde j'ai un cadre brisé au sol.. eh mais c'est une information que j'avais déjà ça. Ouh la. On est quel jour? J'étais pas sensé avoir rendez-vous avec un fournisseur aujourd'hui? Tiens et si je prenais un chien aussi, ça aime les fraises un chien non? Ou ça préfère les poires..? Je sais jamais. Bordel faudra que je vérifie sur internet. C'est super important! Oh et que quelqu'un fasse cesser ce bourdonnement strident qui me vrille les tympans! Merde! Y en a qui essaye de réfléchir ici!

Oh. J'émerge. Ah mais donc j'étais out? C'est quoi cette main qui me touche sans ma permission. Et en plus elle tremble. Urk. Ca me tient, ça me tourne-AH PUTAIN. Ca fait mal. Ca fait putain de mal. Ah oui, le poisson. Oh j'vais le dérouiller. Laissez-moi m'relever je vais l'défoncer.

J'en grogne (enfin ça ressemble à un grognement) et rebelote, je mange. Putain le con m'a arraché la gorge. Je ne peux plus déglutir, plus parler, plus crier, plus insulter. Je ne peux même pas dire à Finn de décarrer sa main de mon front s'il veut survivre à tout ça. D'où il me touche comme ça. Oh et puis putain tout le monde s'agite dans cette chambre c'est insupportable. Selachi beugle des trucs que je ne comprends pas, Tasunka... gère, je crois. Et Finn ne sert à rien. Quel empoté bon sang..!

Il babille des trucs, des mots indéchiffrables. “Bouare” il veut que je fasse quelque chose. Ah, boire. Il m'a amené du sang. Parfait, super. Je ne peux pas l'avaler. Niquel. Bon. On se calme. On respire (merci de rire). On prend sur ça. On se détend. J'ai mal. Ah putain oui ça j'ai mal. Mais ça ne fait rien. La douleur, je peux l'oublier (ou essayer). Elle ne va pas me contrôler cette salope, je ne me laisse pas faire comme ça moi.

Je prends mon temps. Je me calme. J'attends. Ca me demande des forces mais voilà, je me concentre tranquillement et ma gorge se reforme. Un peu. Juste assez pour que je puisse ingurgiter un peu de sang. Finn a compris (hallelujah). Il attend, paniqué, que je sois prêt à boire. Je grogne (tiens j'y arrive de nouveau). Bon sang c'est douloureux... Allez. C'est bon. J'arrive à avaler alors d'un coup d'un seul, j'attrape le poignet sanguinolent de mon esclave et m'en nourrit.

Argh... rien qu'ouvrir la bouche pour planter mes crocs me demande une force que je n'ai pas! Pourquoi il ne m'a pas apporté une poche ce con?! Ah oui... je les ai changé de place depuis que Selachi est arrivé. Manquerait plus que ce con s'amuse à empoisonner, on ne sait comment, ma seule source de nourriture fiable. Ah purée... c'était bien le moment de les cacher tiens. Finn n'a pas dû les trouver. Rappelez-moi de lui dire où elles sont désormais, parce que putain, me nourrir à la source dans mon état? C'est déjà pas facile mais en plus je douille. Je déguste... de douleur.

Et il m'en faut beaucoup pour reprendre pieds dans la réalité. Un litre? Pas loin en tout cas. Et encore... c'est à peine suffisant pour que je puisse reformer un minimum ma gorge. Mais ça continue de pisser le sang et ma pomme d'adam ne s'est toujours pas reformée. Putain... je dois refaire pousser des bouts là! C'est pas en deux minutes que ça va se faire. Et ça brûle... c'est jamais une partie de plaisir de se fabriquer de nouveaux morceaux de corps.

Je vais le tuer. Lui arracher les tripes et les lui faire manger par le nez. Je vais lui vider l'estomac, l'obligé à tenir ses intestins et à jouer avec. Il n'y a que ça qui me fait tenir, qui m'aide à traverser la douleur. Et miracle, me revoilà.

« Bureau... armoire de gauche... mini-frigo... » J'arrive à cracher mollement à Finn, qui lessivé, se lève pour aller récupérer mes poches de sang. Il a dû comprendre. Y a intérêt.

Moi ça ne va pas. Je suis effondré de douleur. Ma mâchoire va finir par péter sous la force dont je la ferme. Et non, on ne va pas parler de ma fierté. Elle s'échappe avec mon sang depuis ma plaie encore béante. Putain je suis pas passé loin de perdre la tête là.

Je me redresse, difficilement et ça me tue, imbibé de mon sang, puant, visqueux. Je voudrais pouvoir me relever. Je voudrais avoir assez de force pour me jeter sur la poiscaille que je vois se débattre dans les bras de Tasunka pour l'éventrer. Mais putain j'arrive à peine à aller m'adosser un à mur, les yeux brouillés par la faim. Je tremble même, purée, c'est honteux! J'ai faim. J'ai envie de tuer. Moi aussi je veux mordre.

J'ai les yeux rivés sur lui. Le requin. La furie. Je la vois. Sa colère, sa rage. Elle m'atteint encore. Lui est entravé mais sa fureur elle vole encore dans ma direction et me murmure à l'oreille que si tôt qu'il sera libre, il viendra finir le travail. Il va me décapiter et adorer le faire. Je savais dans quoi je mettais les pieds en le prenant chez moi mais bon sang, c'est la première fois que je baigne réellement dans son hystérie.

Attends... attends que je retrouve mes forces. Quelle humiliation. Il m'a eu si facilement. Et sa force... le bas de mon corps me lance encore terriblement. Il était au dessus de moi. Au dessus de moi! Ce sale rat, cette sous-merde dentelée. Il m'a dominé! Moi! J'enrage. Mes crocs me tirent, sortent, suintent de sang encore frais. Il m'a eu! Il m'a eu putain!

Finn. Ramène-toi vite avec le sang putain! Ramène-toi! Ne me laisse-pas lui montrer ma faiblesse. A moitié crevé, la gorge nue, éventrée, ne le laisse pas se régaler de cette vision lamentable! Laisse-moi lui arracher ses horribles yeux pleins de plaisir! Laisse-moi lui fracasser ce sourire sardonique qui me nargue et me crache au visage. Dépêche-toi bon sang! Ramène-toi! Vite!

J'ai besoin de plus. Argh putain... la terre tourne de nouveau. Je ne tiens plus seul contre le mur, j'ai besoin de me rallonger. Non. Non! Résiste. Pas de ça! J'ai survécu à pire (ou presque). Je ne vais pas lui faire ce plaisir. Il gagne cette bataille mais je gagnerai la guerre. Attends que je me remette toi, tu vas voir. Bon sang... il a toujours fait aussi froid dans cette baraque? Et c'est quoi ce truc qui m'emmerde sous mon cul-là! C'est bien l'moment put-oh. La clé! La clé des menottes? Oui tu me diras, de quoi d'autre pourrait-elle être la clé... oh ça va! J'suis pas en forme là!

Où est Finn? Allez bon sang... et cette douleur qui ne s'arrête plus, cette gorge qui ne se referme pas. Je déguste... Dans ma fatigue si honteuse (si honteuse putain!), j'envoie la clé à Tasunka. Qu'il l'attrape au vol ou non, je m'en carre. Tout ce que je veux, c'est qu'il continue sur sa si bonne lancée et qu'il m'aide (ah putain ça m'arrache le cul de devoir en arriver là...) à gérer la situation. Allez. C'est son boulot après-tout!

« Attache-le. Fort. Je veux entendre l'os craquer. » Je veux plus que ça même... « Va me chercher Finn. Maintenant! »

Et écrase donc ma fierté sur ton passage. Elle gît encore dans la marre de sang devant la porte. Fais toi plaisir.



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Sam 22 Juil - 22:31

On m'arrache à mon casse-dalle avant que j'ai refermé les crocs. Surprise ! J'avais totalement oublié les deux corniauds. J'aurai pas dû. Mandale dans la bouche, tac ! suffisamment fort pour envoyer ma tête valser en arrière. Flash sous mes paupières, je resserre les mains par réfléxe et broie les épaules et boum, un truc me tombe sur le crâne. Pour le coup, je vacille, je lâche tout un instant - et ça suffit pour que l'armoire à glace me chope et me fasse reculer.

- Mais putain, laisse moi connard !

Je rue. Trop tard, il me tient bien, fort comme je l'ai rarement été. Je tente bien d'envoyer ma tête en arrière histoire de me dégager, réflexe d'arénard - et je l'ai ! Crac. Pas assez d'élan. J'ai la tête dure, mais lui aussi parce que malgré le craquement audible il fait que me tenir plus fort encore. Pire encore, il m'enfonce un bout de tissu dans la bouche, m'empêche de mordre même s'il se trouve à portée Okay okay okay, j'arriverai pas à me dégager, j'ai pigé ! Le coeur qui pulse à cent à l'heure mais je diminue la tension. Prêt à me casser au moindre signe de faiblesse c'est sûr mais en attendant j'économise mes forces et je retrouve un peu mon souffle.

C'est pas grave.

J'ai encore l'adrénaline qui parcourt mes veines et enfin, enfin la boule de rage dans ma poitrine qui s'est atténuée. Je peux respirer malgré mes bras rejetés en arrière et putain, ça m'avait tellement manqué ! C'est comme dans l'arène, tout au début, lorsqu'enfin j'arrivais à jeter au sol un de ces grands cons qui me prenaient de haut. Plus c'était long plus c'était bon - et ça n'a jamais été aussi long qu'avec Princesse. Jamais - mais putain quelle victoire ! Le sang dégouline de mes lèvres tordues en gouttes rubis et le bruit, ce tap tap tap, ça me rappelle mon arrivée. Comment l'autre con m'avait fait saigner de l'intérieur pour me punir. Ah, me punir ! Alors, elle te plait la punition façon Sélachi, enculé ?

Je le regarde. Je souris encore plus, sourire dément, de requin satisfait. J'aime ce que je vois. J'adore ce que je vois ! Ses pitoyables tentatives de se redresser, de se débrouiller seul - et l'expression de son visage, cette terreur résiduelle - oh putain de merde, l'éclat de ses yeux quand j'ai mordu ! -mêlée à cette douleur, à cette honte d'être faible, si faible ! Je devrais lui balancer des saloperies. Je devrais - mais je savoure trop. Et puis je crois que c'est pire pour lui si je ne dis rien. Si je me contente de le regarder. Tu vaux même pas une de mes insultes, connard. T'es trop bas pour ça - ou pire encore tu mérites presque ma pitié. La pitié de l'hybride sur lequel tu te défoules, que tu fais saigner et rugir pour le simple plaisir de te sentir un instant supérieur. Te voilà à la place que tu m'as attribué. Alors, ça fait quoi de ne rien pouvoir faire ? D'être faible ? De revenir à la place qui t'es due : sous terre, comme la sombre merde que tu es ?

Non, je dis rien. Y'a pas besoin. Dans ses yeux, y'a des trucs qui m'excitent tout au fond, des trucs qui m'apaisent aussi. Tout ça il le sait - et à l'éclat de son regard je vois qu'il a mal, putain de mal qu'on le voie comme ça. Pas que moi : tout le monde. Moi et le public, en train de regarder cet avorton incapable de se défendre, de se soigner, de parler même sans qu'on l'assiste. Parasite, c'est tout ce qu'il est derrière ses grands pouvoirs et sa gueule enfarinée et il peut plus le planquer, fini de tricher.

On va le payer. Tous, moi en premier - et des autres, je m'en cogne éperdument de toute façon. Je m'en contrebalance comme de ma première branlette. De toute façon, t'aurais trouvé une excuse pour m'en mettre plein la gueule tocard, je suis là pour ça rappelle-toi ! Mais vas y, cogne, je me marrerai juste un peu plus. A chaque coup, je me rappelerai la douceur de ta peau sous mes lèvres, à chaque injure les borborygmes pitoyables que tu lâches, à chaque blessure la saveur à la fois si horrible et délicieuse de son sang putride. Vas y, fais le moi payer - et rappelle moi comme au fond, tu ne pourras jamais te rembourser.

Et voilà qu'il balbutie quelques mots. Ordonne. Nouvel éclat de rire étouffé par le tissu, de ma part. Il croit vraiment être en état de commander qui que ce soit ? Les faibles comme ça n'ont rien à dire, ils devraient juste crever dans leur merde et libérer le monde de leur présence. Je tourne la tête jusqu'à entrapercevoir du coin de l'oeil la tronche de monsieur muscle et lui sourit. J'ai l'air plus calme non ? C'est normal, j'économise. Je tousse et arrive à recracher le lambeau de tissu qu'il m'a enfoncé dans le bec - pof, il s'envole, s'étale sur le sol, méchamment sali par le sang que j'avais encore en gueule. Rien à foutre. Jle nargue, méchamment, lui rappelant qu'il obéit à une vermine même pas foutue de se lever toute seule.

- Vas-y connard, attache-moi pour voir ? Vaudrait mieux que t'y arrives sinon Princesse va faire encore un gros caprice.
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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mar 25 Juil - 13:01




CRAC

Fait le nez de Tasunka contre l'arrière du crâne de l'hybride. Le sang lui suinte immédiatement des narines, dans une réplique grotesque de chute d'eau qui lui coule lui les lèvres et le menton, avant de continuer sa trajectoire sur son torse imberbe. Pour ne pas avaler son propre sang, le loup garde hermétiquement la bouche fermée, le visage grave et les sourcils froncés. Adamson n'est pas crevé, il évitera la banque de sang. Le poisson, en revanche, lui semble avoir fort peu de chances de survies, après une attaque pareille, aussi, ne souhaitant pas sa mort, il le serre plus fort encore dans ses bras pour rendre sa respiration difficile et l'épuiser. Ses chances de survie sont faibles, mais s'il se jette à nouveau sur le vampire, nul doute qu'il sera envoyé derechef à la banque de sang... S'il ne se fait pas écarteler avant.

Trainant le poisson vers le lit, il crache une fois, pour pouvoir parler sans gober l'hémoglobine qui lui dégouline sur les lèvres.

« Vaudrait sans doute mieux pour toi que tu te laisses faire si tu veux pas crever, à mon avis. »

Dit-il de sa voix la plus calme possible, sans insulter le rebelle pour ne pas l'exciter davantage. Arrivé devant le lit tant bien que mal, devant se mouvoir dans une démarche de canard à cause de son fardeau bien épais, Tasunka coince les tibias de l'hybride contre le bord du lit, et bascule en avant pour le forcer à chuter, sans le lâcher. La couchette sommaire couine, grince, craque, mais tient bon malgré le choc des deux colosses qui s'écrasent sur elle, et l'Amérindien s'essuie le pif dans les cheveux courts du poisson.

« Vraiment, je ne te connais pas et je ne te veux pas de mal, mais là... Crois-moi... c'est pour ton bien ! »

Murmure-t-il en grimaçant sous l'effort qu'il doit fournir pour maintenir le gaillard sous lui. Il se tord, dans des mouvements sans grâce, jusqu'à pouvoir enserrer l'autre entre ses jambes, lui plaquer les bras lel long du corps entre ses cuisses, et il glisse rapidement l'un de ses bras sous sa gorge en priant pour que le poisson ne lui arrache un morceau au passage. Puis il serre, oppresse la trachée de l'hybride dans le creux de son bras en lui relevant légèrement la tête, et il attends.

Usant d'une technique tenant davantage du Boa constrictor que du loup, il attends que Selachi manque suffisamment d'air pour tomber dans les pommes.

Ce qui tarde à venir, mais finit par arriver, au grand soulagement de Tasunka, qui attrape vivement les menottes et attache les DEUX poignets du poisson aux barreaux du lit, le laissant allongé sur le ventre. Puis, avant de se relever, le loup cherche des yeux quelque chose pour lui attacher les pieds, et son regard tombe sur une ribambelle de cravates et de rubans posés sur la table de chevet d'à coté, sans doute celle de Finn.

Une minute plus tard, Selachi est donc pied et poings liés au lit, les chevilles entravés par des cravates bon marché. Plusieurs, car Tasunka ne doute pas un instant que l'hybride ferait facilement craquer le tissu s'il n'était attaché que par une seule cravate. Juste au cas où, il a également pris le temps de lui en nouer une autour du cou, laissant un long morceau pendre le long de son dos pour pouvoir l'attraper rapidement en cas de nouvel accident ou rebiffade.

Son foutu labeur accompli, Tasunka se tourne vers le vampire. Il le détaille pour estimer la vitesse de sa régénération, et se passe une main sur la bouche pour tenter de s'essuyer, mais ne parvient qu'à se tartiner de rouge. Son nez n'est pas douloureux, c'est une partie qui saigne facilement sans qu'il n'y ai de blessure conséquente, mais le sang l'empêche d'utiliser ses narines. Alors, c'est en respirant lentement par la bouche pour rester calme, il désigne Selachi d'un geste désinvolte de la main.

« Voilà. Finn, je peux avoir de l'eau ? »

Dit-il sans décrocher son regard d'Adamson, absolument pas dérangé par la nudité. Si le vampire est suffisamment cinglé pour maltraiter un hybride au point de le rendre aussi barge que Selachi, la prudence est de mise. Aussi Tasunka ne se relâche-t-il pas, nerfs en alerte, près à coller une torgnole monumentale au vampire s'il décide de se jeter sur lui pour le vider de son sang.



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mar 25 Juil - 16:13


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


Que tout le monde arrête de bouger, bordel de merde, je n'arrive pas à suivre! La terre me tourne encore, bon sang que c'est chiant! La douleur me paralyse encore et j'ai cette horrible humiliation qui me reste en travers de la... well, du reste de ma gorge. Putain j'en mène pas large! C'est ridicule! Et pitoyable. Et frustrant. Et bordel de merde utilise tous les autres adjectifs que tu veux!

Dans la pièce tout continu d'être chaotique. Je vois vaguement Tasunka réussir à dominer Selachi (putain je savais que j'avais bien choisi!) et d'un coup d'un seul, ma réalité jusqu'ici baignée de grognements et d'insulte s'éteint sur un silence pesant. Plus de râles rauques. Plus de grossièreté. Juste le silence. Et c'est sans aucun doute ce changement si soudain qui m'assomme le plus. J'ai l'impression de me manger un poids d'une tonne et demie en pleine face avec ce calme retrouvé. Vlan. En plein dans ma poire. Ca m'en fait dodeliner de la tête tiens, c'est glorieux hein..?

Finn est revenu dans la chambre, il n'a pas trouvé mes poches de sang, l'incapable. Heureusement pour lui, je suis trop sonné pour lui grogner dessus et lui faire part, avec sympathique bien-sûr, de tout ce que je pense de lui. Rappelez-moi de le faire une fois que ma vision sera débarrassée de toutes ces salopes d'étoiles. Et bon sang, Finn, ferme-la donc! Qu'est-ce que tu as à babiller comme ça! Arrête de pleurnicher! Arrête de me toucher! Arrête de zieuter Tasunka comme s'il allait pouvoir te trouver une solution tombée du ciel. Et toi le colosse-en-pagne-sans-le-pagne (joli matos), arrête de me regarder comme ça. Tu n'as pas l'autorisation de me craindre. De me faire croire que tu pourras me maîtriser si je décide de t'attaquer.

Cesse donc de me prendre de haut! Ca me donne envie de t'arracher la tête. La douleur me fait perdre la mienne. Tout s'agite. Tout me brûle. Tout me lance. Partez. Dégagez! Laissez-moi reprendre mes esprits! Laissez-moi le temps de récupérer ma pomme d'Adam! Ou au moins la parole! Non ça j'y arrive... péniblement mais j'ai encore assez de force pour les envoyer se faire:

« Dégagez... Sortez! Dehors! » Peut-être que crier était une mauvaise idée au vu de l'énorme caton de sang qui explose de ma gorge encore ouverte.

Putain de merde encore du sang sur mon parquet. Le mien, surtout. Celui de Selachi, séché depuis plusieurs jours. Celui de Tasunka, aussi, qui dégouline encore en abondance. Tellement de sang. Et cette odeur qui s'élève toujours plus... Ce fumet alléchant. Cette faim qui m'amène à grogner, à perdre la couleur de mes yeux, à suinter des crocs. Finn sent venir une crise, une catastrophe. Il bondit sur ses pieds et attrape Tasunka par la main, le forçant bon gré mal gré à sortir de la pièce. Ils me passent devant, malgré les réticences du loup gris, et je me retiens à la dernière minute de les retenir pour me nourrir sur eux.

J'ai soudainement si faim... c'est désastreux. D'ordinaire, je gère très bien ma douleur mais là... tous mes sens sont en alerte, j'ai envie de mordre, de boire, de me nourrir. J'ai faim. Si faim putain. Guh. Mon ventre se tort, pour ajouter encore plus de fun à tout le reste. J'ai besoin d'un moment, d'une seconde pour fermer la bouche et me forcer à garder les mâchoires fermées. Une minute. Deux minutes. J'entends encore la respiration erratique de Finn dans le couloir et le clapotis des gouttes de sang qui doivent encore couler le long du corps de Tasunka.

J'avale ma salive.

J'ai chaud. Et froid. Je tremble aussi, un peu. De douleur? De faim? Des deux je pense. Ca me lance terriblement, plus je me concentre pour me reconstruire une gueule potable, plus je perds patience. Et mes forces, évidemment. Et ce sang qui m'attend dans le couloir. Cette odeur qui vient me trouver pour mieux me leurrer. Elle m'enserre délicatement dans son fumet délicieux et me tire vers elle, glissant dans mes pores comme pour m'animer malgré mes efforts.

Je grogne.

Tasunka. Finn. Revenez. Entaillez-vous le poignet. Présentez-moi votre cou. Qu'importe. Revenez. Saignez-pour moi. Ravissez-moi! Merde. Merde, merde, merde!

Je me relève.

Ca tangue. Putain. Et la douleur, quelle chienne! Selachi ronfle à mes côtés, forcé de se laisser bercer par Morphée. Je pourrais le tuer. Maintenant. Etancher ma rage, apaiser mes nerfs, faire taire ma colère. Il est si proche et pourtant si loin. La pièce nous sépare et bordel de merde, c'est pitoyable, mais je sais qu'au moindre pas sans un appui, je vais me vautrer. Et c'est assez d'humiliation pour la journée-putain! Ce sang! Ca sent délicieusement bon! Merde! Mes crocs ressortent et suintent de salive.

Et soudain un hoquet, une nausée, un reniflement de trop.

Je bondis à l'extérieur de la chambre, en malencontreusement fracassant sa porte. Finn est toujours là, à moitié mort de trouille par cette soudaine apparition. A ses côtés, Tasunka se tient sur le qui-vive. Il a été surprit par mon éclat de violence lui aussi, sans doute ne s'attendait-il pas à me voir sortir ainsi, vif, pleins de vie, encore dégoulinant d'hémoglobine.

Elle est là. Mon odeur. Ma délicieuse fragrance. Elle se tient devant moi et me regard, déboussolée, prête à se battre. A me battre. Quelle arrogance. Quelle folie.

Je regroupe mes forces.

Dents serrées, je l'attrape par l'épaule, je le pousse à l'autre bout du couloir, l'attire à ma suite, le cogne contre mes murs, incapable de me contrôler. Son sang éclabousse un peu tout ce qu'il touche, je n'aurais pas le droit de m'en plaindre plus tard, c'est moi qui ne fais pas les choses avec délicatesse. Il se mange une porte, nous tournons à droite, je racle un mur, grogne de douleur. Boom. Crac. Clic. Clac.

Et voilà, je le plaque aux carreaux de ma salle de bain.

Incontrôlable, à bout de force. Je suis mal s'il décide de se dégager. Je l'ai pris par surprise pour l'emmener dans cette pièce mais maintenant que nous ne bougeons plus à ma vitesse surnaturelle de noctambule, il peut se libérer. Il peut partir. Il n'aura pas de mal à me maîtriser. Que cette vérité est horrible.. A moi d'être rapide. A moi d'être vif. Il est si grand... je peux le faire. Allez. Une main contre sa gorge que je tiens fermement plaquée contre la paroi de douche, je vais fondre dans son cou, je vais me remplir la panse, le dévorer, ne pas me retenir. Trop tard pour ça. Désolé mon tout beau. C'est la fin pour toi et la faim pour moi.

Mais mes forces me trahissent.

Saloperies de mes couilles. Mes genoux flanchent, me lâchent, ces sales traitres. J'ai à peine le temps de me retenir d'une main à un bras musclé, je suis écroulé. Mais pas question de le lâcher. Je grogne. Je rugis contre ma faiblesse. Quelle vision pathétique je dois lui donner, quelle horreur! Mais je ne peux plus me battre, c'est beaucoup trop éprouvant avec cette plaie béante. Alors je plante mes griffes dans son bras, je l'attire lentement vers moi, faisant abstraction de son appareil génital ma foi... à son image de colosse, se balançant juste sous mon nez.

« Penche-toi... Dépêche-toi! » J'arrive à lui ordonner entre deux grognements affamés, sans réfléchir à la logistique de cette douche qui ne lui permettra pas de s'exécuter.

Mais dans ma tête, il ferait mieux de ne pas discuter s'il ne souhaite pas que je finisse par lui foutre un coup de dents mal placé. Et avec ce que j'ai sous les yeux, sûr que ça ne lui plaira pas.



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mar 25 Juil - 21:56




Le cœur battant un rythme effréné de tambour de guerre, Tasunka ose à peine respirer. Secoué par l'énergie inattendue dont vient de faire preuve Adamson, il ne peut empêcher son instinct animal de faire courir sous sa peau un frisson d'effroi. Là, alors que le vampire l'épingle contre le mur glacé de la cabine de douche, la terrible image qui lui danse devant les yeux le porte aux bords de la terreur. Dans les pupilles sombres du vampire, dans la salive qui dégouline de ses crocs, dans les ongles qui se plantent dans sa chair, c'est la mort qu'il voit. La sienne, là, elle arrive...

Mais s'écroule avant d'avoir pu atteindre son cou.

Les griffes plantées dans sa chair lui arrachent un un râle étouffé, celui d'une bête en danger qui tait sa peine pour ne pas attiser la soif de sang du prédateur qui la traque. Adamson glisse au sol, et, pour éviter de finir avec un bras en charpie, Tasunka passe son bras libre sous les aisselles du vampires pour l'empêcher de s'étaler par terre. Le regard du loup est fixe, son âme hésite entre prendre ses jambes à son cou et fuir vers la forêt, ou donner au vampire le sang qu'il réclame.

Vacillant un instant, son esprit finit par trancher, et il se baisse juste assez pour attraper Adamson sous les jambes pour le sortir de la minuscule cabine de douche en se tortillant comme il peut, la difficulté majeure étant de rester hors de portée des crocs du demi-mort. Suintant de sueur, dégoulinant de son sang et de celui du vampire, le loup éprouve de grandes difficultés à conserver une attitude et une voix calme. Ce sont pourtant des mots apaisants, qu'il se force à dicter d'un ton respectueux, qui sortent de sa bouche tartinée de rouge, alors qu'il s'avance vers la baignoire.

« Juste un instant, et je serais tout à vous, Monsieur Adamson. Je vous en supplie, reprenez vos esprits : vous m'avez payé cher, ne gâchez pas votre investissement en me tuant maintenant. »


Vermine.

Levant une jambe après l'autre pour entrer dans la baignoire, Tasunka tâche d'ignorer les ignobles gargouillis de la chose blessée qui lui plante encore les griffes dans la peau, et il s'assoit enfin au fond de la cuve, lâchant un grognement d'inconfort. La main qui tenait le dos d'Adamson glisse pour se positionner dans son cou, lui offrir ainsi un répit musculaire, et il le fait glisser entre ses jambes. Le regard sombre, les sourcils froncés, Tasunka lui colle les veines de son poignet juste sous les crocs, à portée de morsure assistée. L'autre n'a plus qu'à fermer la bouche pour sucer.

Et ça fait mal, évidemment.

C'est ignoble, c'est écœurant. C'est avec toutes les peines du monde que Tasunka se retient de hurler son dégoût avec la puissance d'un orage, et c'est au prix d'une lutte acharnée avec lui-même qu'il conserve un certain stoïcisme sur son visage. La faïence bon marché s'est déjà tartinée de rouge, faisant ressembler les bords de la baignoire à une arrière-boutique de boucher.

¤

De bien trop longues secondes, de bien trop longues minutes ont passé. Les yeux vitreux, Tasunka à  reposé tout son dos contre le dossier de la cuve, et sa tête repose en arrière. La bouche entrouverte sur un souffle lent, ses cheveux noirs éparpillés en vrac sur ses épaules, il écoute les horribles bruits de succion que produisent les lèvres de la chose gluée à ses veines. L'effroi à déserté son corps au profit d'une nausée diluée, et, sentant qu'il pourrait tourner de l’œil d'un instant à l'autre, il referme lentement ses doigts sur la tignasse d'Adamson. D'un geste mou, il tire un peu en arrière pour tenter d'éloigner le parasite.

Éloigner cette horreur qui tire sa vie hors de lui.


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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Jeu 27 Juil - 19:22


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


Lorsque je reprends mes esprits, j'ai déjà les crocs plantés dans sa chair. Et mon dieu, c'est délicieux.

Atrocement délicieux.

A chaque gorgée mes forces reviennent, lentement, sûres d'elles, féroces et chaudes. Mon corps tout entier se ranime de vie. De chaleur. Sa chaleur. C'est sa vie que j'aspire. Que je vole sans scrupule, goulument. Je ne suis plus qu'un affamé qui se régale de son corps comme la misère se régale du monde. J'avale goulument, je serre les dents, comme apeuré qu'on ne m'arrache trop tôt ce repas succulent qu'il m'apparaît impossible de relâcher. Pas tout de suite. Peut être jamais.

Son goût est si merveilleusement incroyable. Rien à voir avec Finn. Rien à voir avec mes foutus bouteilles insipides. Ce loup, c'est un repas de choix. Un met plus que satisfaisant. Et tandis que lui se vide de ses forces et repose désormais mollement dans le fond de ma baignoire, moi, je ressuscite. Je me redresse et reprends le contrôle.

Mon corps m'appartient de nouveau, grâce à celui d'un autre. Je suis bien. Je suis calme. Je suis chaud. Et je suis rassasié.

Tout va mieux. Ou presque. La douleur disparaît, enfin. Saloperie. Tu ne seras pas manqué, sale garce! Toi qui m'a rendu esclave. Toi qui m'a fait plier. Qui m'a fait grogner. Qui m'a fait m'oublier. Si tu savais comme je te déteste. Voilà longtemps que nous ne nous étions pas retrouvés si frénétiquement. Si brusquement. Et voilà que tu en as profité pour annihiler mes sens et ma retenue. Tu m'as rendu misérable. Je suis bien content que tu te casses.

Et tout le monde y trouve son compte. Ma faim se tarit. Ma blessure se referme. Mon esprit s'éclair et mes grognements s'estompent. Je suis de nouveau conscient de mon environnement, du bruit, des odeurs, de la grande main qui se glisse dans mes cheveux pour me tirer en arrière. Dans d'autres cas, j'aurais mordu cette main jusqu'à lui en briser l'os. Mais c'est finalement lentement, presque gentiment, que je desserre mes mâchoires jusqu'ici bloquées et retirent mes crocs de cette chair tendre et masculine. Tant bien que mal, je me redresse, rouvre les yeux et contemple le résultat de tout ce chaos.

Il y a du sang. Partout. Et parfois déjà séché. Super. Voilà qui sera difficile à nettoyer. Il y a Finn, terrorisé, planté dans le chambranle de la porte, son regard vissé sur ce spectacle chaotique que nous peignons devant lui. Et il y a Tasunka, débraillé, nu, ensanglanté, qui peine à respirer. Son regard, voilé d'un brouillard d'inconscience, me semble loin.

Il n'est pas mort. J'entends encore son souffle rauque mais il est faible. Merde. J'ai peut être, un peu, merdé pour le coup.

J'ai besoin d'un instant pour me remettre en état. Ma gorge ne me lance plus mais je me sens encore fébrile. Certes, la douleur a disparu mais la blessure n'est pas parfaitement refermée. Il me faudra une bonne soirée pour que je sois pleinement remis. Quel coup dur...

Un regard à gauche et j'admire le sang s'écoulant encore à travers le siphon de la baignoire. Un coup d'oeil à droite et je capte le regard en peine du loup gris. Un coup d'oeil derrière moi et Finn n'a toujours pas bougé. Finn. Tasunka. Selachi. Tout s'embrouille de nouveau. Il faut que je m'active, que je reprenne la situation en main et que tout rentre en ordre. Je prends le temps de soupirer, de me redresser entre les jambes musclées de l'hybride toujours nu comme un verre et enfin, je peux parler.

« Finn, va me chercher deux serviettes dans la buanderie. S'il te plait. » Après tout le bordel que j'ai foutu (entre autre), un minimum de politesse me semble de bon augure. Même pour un esclave.

Mon ton semble l'avoir quelque peu rassuré quant à la survie de Tasunka (avait-il peur que je ne le tue s'il ne m'avait pas à l'oeil?) et il finit finalement par partir. Je l'entends tout de même se hâter dans le couloir, il ne doit pas être si rassuré que ça. Enfin. Je me relève lentement, testant avant coup mes appuis (manquerait plus que je me pète quelque chose en me vautrant dans ma baignoire) et puisque j'ai l'air de pouvoir tenir tout seul, je quitte la baignoire et admire mon travail.

Et bah. Je l'ai pas loupé. Il m'a l'air lessivé le nouveau. Quelle entrée en matière hein? Pour le coup, Selachi s'est surpassé. Enfin, on ne peut pas faire meilleure description du comportement de mon squale que part une démonstration en live. Tasunka est fixé au moins. Enfin, quand on voit le résultat du petit tour du requin. Génial. J'en fais quoi moi de cet énorme bout de viande qui ne pourra jamais se redresser tout seul vu tout ce que je lui ai sifflé? Bras croisés, encore dégoulinant de sang, je réfléchis. Et réfléchis.

Et réfléchis encore.

Finn a le temps de revenir me déposer mes serviettes sur le rebord de l'évier que je suis encore planté devant ma baignoire! Pour vous dire! Mais lorsqu'il me demande si je souhaite m'assoir, tout s'anime de nouveau et j'ai comme l'impression de me réveiller. Enfin. Je me tourne vers lui, l'attrape par le menton et l'oblige à me regarder droit dans les yeux:

« Je suis fatigué Finn. Alors tu vas me faire le plaisir de ne surtout pas commencer à me demander si j'ai besoin de ci ou de ça toutes les trois secondes. » Il avale difficilement sa salive, soudainement peu assuré d'être le seul à se tirer de toute cette histoire sans une égratignure. Je soupire et le relâche aussi soudainement que je ne l'ai attrapé. « Va me préparer une bouteille de sang s'il te plait. Je dois en avoir laissé dans le réfrigérateur de Louis (mon secrétaire). Prépare également la serpillère pour la chambre de Selachi et le couloir. Je me charge de la salle de bain. Quand Tasunka sera en état, vous vous occuperez de sa chambre. Je ne veux pas que tu rentres voir Selachi sans lui. Qui sait ce que cet abruti pourrait te faire dans son état. » Je marque une pause pour me retenir de grogner. Du nerf... je règlerai son compte à ce poisson plus tard. « Je m'occupe de Tasunka. Laisse-nous maintenant. »

Il s'exécute, comme rassuré que je l'ordonne à droite à gauche (s'il ne faut que ça pour le rassurer ma foi), et me voilà de nouveau seul avec mon colosse dénudé et à moitié dans les vapes. Génial. Ceci dit, au fil des minutes, j'ai l'impression qu'il est de plus en plus avec nous (moi). Il a encore les yeux ouverts en tout cas et parfois je le vois regarder à droite à gauche, comme s'il cherchait à comprendre où il se trouve. Mouais. Avec tout ce que j'ai bu, pas étonnant qu'il soit un peu déboussolé.

« J'ai besoin que tu te douches avant que mon sol ne soit encore plus sali, Tasunka. » Pas de “merci pour ton sang mon biquet” c'est pas mon genre. Et puis c'est aussi le boulot de l'hybride donc, qu'il n'espère pas trop obtenir un peu de gratitude de ma part, « Si tu n'as pas la force de te lever, douche-toi directement dans la baignoire. »

Et en plus, comme je suis généreux et que je ne tiens pas à perdre de temps ni à l'entendre rechigner, je lui attrape le pommeau de douche pour lui, lance le jet de la baignoire sur une température tiède, et lui dépose sur le torse. Il va bien pouvoir s'en sortir pour le reste. De plus, je dois m'occuper de mes propres miches car bordel, moi aussi je dégouline encore de sang. Mes vêtements sont visqueux, collants, puants.. yeurk. J'ai horreur de cette sensation tout simplement horrible.

Ca fait sale. Je suis sale. Quelle horreur.

Avec un reniflement de dégoût et un claquement de langue, je me retourne et me presse de me déshabiller pour retourner dans la cabine de douche de cette salle de bain. Bon gré mal gré, j'arrive à me débarrasser de mon pantalon tout collant (dire qu'il était fait sur mesure... merde!) mais conserve mon boxer car putain de merde, il est pas nez l'esclave qui aura la chance de me voir à poil. Je ne suis pas spécialement pudique (quoique... un peu) mais c'est surtout que mon junior mérite de meilleurs yeux pour l'admirer (et mon derrière ferme à souhait mes amis) que ceux vitreux d'un hybride épuisé. Une ou deux secondes plus tard, ma chemise rejoint à son tour le sol et me voilà à me rincer sous un jet glacé (j'ai toujours préféré me laver à l'eau froide).

Dieu que ça fait du bien. J'ai l'impression de revivre.

Je laisse l'eau me couler dessus de la tête aux pieds jusqu'à ce qu'aucune trace de sang ne survive. Même ma blessure ne saigne plus, bien que je doute que l'eau y soit pour quelque chose. Merci plutôt l'efficacité du sang de l'hybride encore allongé qui-merde. Il s'est évanouit?! Shit. Merde. Putain. Bordel. Crotte. Zut. Bref.

« Ho. Ne t'endors pas sous l'eau! Redresse-toi, allez! » Je lui ordonne en passant ma tête par la cabine.

Allez. Un peu de nerf que diable!



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mar 1 Aoû - 22:34




Un souffle entre les lèvres humides du loup, c'est tout ce qu'obtient le vampire refait à neuf. Lorsqu'Adamson s'éloigne de lui, Tasunka lâche la faible prise qu'il avait encore sur les cheveux soyeux de la sangsue, et sa main glisse mollement au fond de la cuve souillée. Le poignet en sang et une plaie dans la paume à peine coagulée, l'Amérindien s'effondre lentement sur lui-même, défait de la vitalité qui habite d'ordinaire son grand corps. Pour se maintenir un peu en place, il passe son bras non charcuté par dessus l'un des rebords de la cuve, et referme docilement sa main autour du pommeau de douche qu'il sent sur sa poitrine.

Son esprit à cessé de produire de l'amertume, trop fatigué, et ses pensées ne s'attardent donc pas sur sa médiocre situation. Il ne subsiste que l'instinct de la bête, qui lui assure que sa vie n'est plus en danger pour le moment. Il ne craint plus la mort : elle a finalement décidé de lui lâcher le poignet pour partir se nettoyer. Un faible sourire tire le coin des lèvres du loup lorsqu'il voit, du coin de l’œil, le blafard ôter ses vêtements avec un certain écœurement sur le visage. N'est-ce pas ce qu'il aime, se vautrer dans le sang ?

L'eau est tiède, bien trop chaude sur la peau du loup ayant souffert des griffes du vampire. Pour lui qui a grandit en se baignant dans les rivières froides, les douches domestiques n'ont pas de saveur. Le souffle et le corps faibles comme après une partie de galipettes particulièrement sportive, Tasunka ne trouve d'abord pas la force de se redresser, et, sentant qu'il tourne de l’œil, il laisse rouler sa tête vers son épaule.

C'est une voix qu'il hait déjà qui le tire de sa torpeur humide, et il garde les yeux fermés un instant pour ne pas jeter un regard sombre vers l'infâme être semi-vivant. Intérieurement, Tasunka s'étonne de sa surprise, se demandant ce qu'il s'imaginait de la part de ce type à qui il vient certainement de sauver la vie. C'est un vampire après tout, un être dégénéré, atteint comme tous ses pairs d'un complexe de supériorité.

Tous semblent oublier avoir été vivants un jour.

« Pardonnez ma mollesse. »

Murmure-t-il juste assez fort pour que sa voix se fraie un chemin jusqu'aux oreilles d'Adamson, avant de crisper sa main sur le rebord de faïence pour se redresser. Doté d'une santé de fer et d'un corps robuste, le loup ne s'est jamais senti aussi faible, semblable à un vieillard. L'image le fait sourire, et il se ramasse en avant dans un grave éclat de gorge qui lui secoue le torse.

« J'ai l'impression d'avoir 80 ans. »

Sous le coup du rire, ses cheveux lui coulent sur les épaules, et il attrape la petite savonnette qu'il voit posée devant lui. Le loup grimace lorsque le savon passe sur ses plaies et il lui faut toute la volonté du monde pour ne pas s'avachir à nouveau dans la baignoire, n'aspirant qu'à une énorme nuit de sommeil. Malgré l'inconfort, c'est vers l'hybride aquatique que ses pensées se dirigent, et il cligne des yeux une fois.

Il détesterait assister à un carnage.

Alors, pour tenter de calmer le courroux du vampire, il se frotte, usant de toute la molle bonne volonté qu'il peut, jusqu'à ce que son corps ne porte plus de trace de sang. Au fond de la baignoire, l'eau est redevenue claire, aussi Tasunka coupe-t-il le jet avant de se tourner vers le vampire. Un visage d'ange abritant l'âme d'un démon. Le loup lui adresse un sourire qui se veut sincère, mais qui peine à s'étirer sur ses lèvres.

« Je vous remercie de ne pas m'avoir tué. »

Ses mots se teintent d'une reconnaissance à l'hypocrisie indétectable, et il va pour se relever, s'extirper de la baignoire. Ses yeux partent à la recherche d'une serviette, et, en voyant une posée sur un petit meuble, il sort une jambe de la cuve, qui tremble mais tiens bon. Puis l'autre. Puis effectue un pas.

Et bascule en avant.

Un bref juron en dialecte Lakota lui échappe, et ses mains s'agitent pour trouver quelque chose à quoi se raccrocher.


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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Lun 7 Aoû - 17:09


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


« Pardonnez ma mollesse »

C'est ce qu'il a dit. J'ai bien entendu. Je ne suis pas fou. Il se foutait de moi, on est d'accord? C'était de l'ironie, j'écoutais bien? Ou alors je suis foutrement fatigué et je risque, à présent, de m'énerver pour tout et n'importe quoi mais j'ai quand même bien l'impression qu'il était insolent là. Il a de la chance que je sois plus intéressé par ma tâche de me faire propre plutôt que de l'éduquer car il évite ainsi une beigne.

Ce n'est pas dit qu'il ne s'en prenne pas une plus tard. J'suis à fleur de peau, vous m'excuserez (ou pas, j'm'en fous comme de l'an quarante).

Comment ça je suis irascible? Oui? Et alors? Y a un problème? Je n'ai pas le droit, après m'être fait bouffer la gorge par l'un de mes esclaves pour ensuite être très indiscrètement jugé par un second? Sans parler du troisième qui n'a même pas été foutu d'exécuter mes ordres? Est-ce que mon état de nerf n'est pas un minimum justifié lorsque l'on voit dans quel genre d'environnement submergé de connerie et d'insubordination je vis?! Je suis la victime ici.

Moi. La victime!

Est-ce que c'est pas foutrement ironique? Et honteux? Ne voudriez-vous pas vous aussi, si vous aviez plus de 350 ans d'existence et que vous veniez de vous faire mettre au tapis par un décérébré poissonneux, arracher la première tête qui vous tomberait sous la main? Suis-je donc le seul? Et bien merde. Merde merde merde et re-merde!

Pour un peu j'en taperais du pied sous l'eau bouillante qui me fouette les épaules. Mais je n'ai pas besoin de me péter une jambe en me cassant la gueule dans ma douche, ça serait vraiment plus que con, alors je me retiens et je fulmine dans mon coin. Ah bah putain, ça va mieux. Si j'ai la force de bouillir de rage, je vais avoir la force d'agir avec raison. Enfin, avec toute la raison que je peux avoir quand je suis énervé. Et franchement, je n'ai pas honte de l'avouer, c'est vrai, ça en fait peu!

Dieu si je n'avais pas de fierté j'irai arracher la tête de mon squale sur le champ... mais ce con a trop bien joué sa bataille aujourd'hui, le tuer ainsi serait trop facile et humiliant. Putain de merde il m'a bien eu cette enflure! Quelle saloperie! Régime verre pilé pendant un mois, j'vous préviens! Quel con. Quel con, quel con, quel con-!

Ca s'agite.

Derrière moi, Tasunka grogne et se redresse avec difficulté. Je l'avais oublié celui-là. Merde. J'y suis pas allé de main morte. Tout juste sortis de la douche, ma taille emmitouflé dans la serviette déposée par Finn, je le vois trembler et serrer les dents. Oh. Il se retient visiblement de me balancer mes quatre vérités en pleins dans la poire lui. Ou serait-ce juste de la fatigue?

« ... »

Je ne l'ai pas tué, il en est reconnaissant. Bordel. Tu aurais dû la fermer, Tasunka. Ta reconnaissance m'énerve, ton regard me fait l'effet d'une gifle et ce ton que tu utilises est insupportable. Tout en toi me rappelle que j'aurais pu, encore une fois, perdre les pédales et tuer sans m'en rendre compte. Pas que j'ai beaucoup d'intérêt pour sa vie, soyons honnête, mais je l'ai a peine acheté que le voilà déjà confronté à mon courroux. Et celui-ci est sensé être réservé à Selachi.

Et il n'y a pas que ça. Je suis désagréablement remué par cette sensation d'avoir été humilié face à un être que je ne devrais pas avoir besoin d'écraser par ma supériorité. Par définition, je suis supérieur. L'évolution de la race humaine. Et pourtant, aujourd'hui, j'ai été le plus faible. A cause d'un poisson. Quelle humiliation... et quelle horreur de m'être donné en spectacle devant un nouvel esclave. Je me fiche bien de ce qu'il peut penser de moi, ce qui importe, c'est ce que moi, je pense. Et bon sang, jusqu'ici, je ne suis pas friand de ce que j'ai accompli aujourd'hui.

J'ai été battu.

Dieu que la pilule est difficile à avaler. C'est encore plus insupportable à digérer lorsque je vois le résultat de ce chaos, sortir en tanguant de la baignoire, incertains de ses pas, faible, vidé, le regard imperturbable comme s'il essayait malgré tout de me plaire. De ne pas faire de vagues. Et je m'apprête à lui beugler dessus lorsqu'il tombe en avant, battant des bras pour se retenir au moindre objet.

Efforts veins, ça se voit.

Alors évidemment, comme j'ai visiblement décidé de ne pas réfléchir aujourd'hui, je fais trois pas dans sa direction, sur un réflexe, et l'attrape par le bras pour guider sa chute vers moi. Moui. En temps normal, je l'aurais réceptionné sans aucun putain d'efforts. Là, j'ai juste oublié qu'un putain de morceau de ma putain de gorge m'avait été arraché aujourd'hui, et que par conséquent, je ne suis plus aussi fort que d'ordinaire.

Donc ça ne rate pas. Il me tombe dessus, nu (pour plus de fun bien sûr! Quelle horreur!), et me force à mettre les genoux à terre pour le retenir tant bien que mal. En somme, il termine sa chute sur mon dos et moi à quatre pattes. Comme c'est glamour.

« Putain de bordel de merde! »

Oui, ça méritait bien quelques jurons.

Je me redresse et vire le colosse de mon dos, l'envoyant valdinguer au sol sans trop de délicatesse (mais au moins, il se fera toujours moins mal qu'en tombant de tout son haut hein! Merci bibi!) et me redresse à genoux, la serviette à moitié défaite. Je lui aboie littéralement dessus en me retournant furibond vers lui:

« Mais...putain d'merde je t'ai dit de te redresser, pas de te lever! Je suis pas con au point de ne pas savoir que je t'ai pompé plus d'un litre de sang espèce de retardé! » C'était gratuit.

En même temps ça va bien deux minutes les crises à droite à gauche! Faudrait voir à arrêter de me casser les couilles aujourd'hui (et de m'arracher des morceaux, merci!). Le pauvre... dire que, honnêtement, il récolte pour Selachi là. Je devrais être capable de me contrôler bon sang. Ma colère n'est pas pour lui, c'est pour le poisson endormit à côté! Lui vient juste d'arriver. Il n'a rien déclenché, n'a rien eu le temps d'accomplir que je l'accable déjà de ma défaite. Au contraire, si j'étais un tantinet rationnel, je me rendrais compte qu'il m'a tiré d'une sale situation un peu plus tôt. Deux fois! Car mine de rien, il m'a vautré Selachi sur son lit en deux temps trois mouvements et s'est laissé agresser tandis que je le vidais impunément de son hémoglobine.

En d'autres termes, il m'a sauvé les miches. Mais putain c'est pas facile à admettre ça. C'est beaucoup plus simple de tomber dans la colère gratuite que de reconnaître ses exploits. Et puis c't'un petit nouveau! Il faut bien que je lui fasse les pieds non?!

« Si je te croyais capable de te lever, je t'aurais dit de te lever! » Mauvaise foi vous dites? Putain oui... « Je croyais que j'avais acheté un être intelligent, je me suis trompé?! » Ok, ça aussi c'était gratuit.

Il peut m'entendre dire un autre « Putain » avant que je ne me relève, furax, et que je ne l'attrape par un bras pour le forcer à se relever. Et je suis partis pour grommeler encore et encore pendant 10 minutes. C'est en ronchonnant que je renoue correctement ma serviette autour de mes hanches, que j'attrape celle de plus et que je la balance à Tasunka, l'invitant donc implicitement à se sécher. J'ai un air grincheux quand je l'attrape par le coude et que je le trimballe à ma suite, prenant discrètement garde à ce qu'il ne me tombe plus dessus. Je l'entraine dans le couloir, puis dans mon salon et le jette (après m'être assuré qu'il est sec) sur le sofa gris de la pièce (celui réservé aux esclaves).

« Dépêche-toi de te couvrir. Allez! » Que je lui beugle dessus en le laissant s'affaler dans leur canapé, lui jetant sa serviette sur le torse.

Je continue de ruminer dans mon coin, m'active sans un mots de plus à son égard et lui peut m'écouter grommeler des « Pas fichu d'être habillé correctement... toujours à me casser les pieds... incapable de se gérer... foutu poisson de mes couilles... il va déguster... je fais toujours tout dans cette baraque... même pas foutu de me trouver du sang... » à tout bout de champ tandis que je m'agite dans mon appartement.

Finn revient au salon à ce moment, jaugeant mon état de nerf. Pas bien rassuré, il se contente de suivre mes ordres lorsque je lui demande d'aller s'occuper de la salle de bain et de mes vêtements. Moi j'abandonne Tasunka pendant 10 minutes, prenant le temps de monter dans ma chambre me chercher un peignoir de bain (sentant bon le jasmin! Ca fait du bien après tout ça!) et une poche de sang-frais. Je redescends en trombe dans la cuisine, passant devant le colosse qui n'a définitivement pas l'air bien, sans pour autant lui prêter attention, et je me prépare deux tasses. Une de sang et une de thé.

Un coup d'oeil au géant encore dodelinant de la tête me fait réfléchir. Alors plutôt que de jouer au con indéfiniment par fierté (ahem), je serre les dents et lui prépare, à lui aussi, une tasse. Je la pause sans un mots face à lui sur la petite table basse de ce côté du séjour que je contourne pour aller m'assoir, non sans satisfaction, dans le sofa en face du leur. Chacun à sa place.

Et il me faut bien deux minutes de calme à siroter mon thé avant qu'enfin, je ne m'adresse à lui de nouveau:

« On ne t'a vraiment jamais prélevé de sang avant? Pas même au centre de dressage? » Pas très sympathique mais bon, on va dire que j'essaye de relancer la conversation. Et s'il ne répond pas bêtement, nous pourrons éventuellement voir ensemble pour le remettre sur pied... rapidement.



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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Mer 16 Aoû - 14:17




Être traité de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables, se faire balancer sa serviette à la tronche et se faire trainer dans tous les sens comme un vulgaire sac de sable, c'est bien évidemment un traitement dont personne ne peut tirer la moindre satisfaction. Le loup ne fait pas exception à la règle et, s'il ne bronche pas, son âme gronde : une étincelle de colère lui crépite dans le cœur, condamnée à ne pas pouvoir s'embraser ouvertement. L'envie de se dégager de l'emprise d'Adamson et de lui coller son poing dans la figure le démange, mais de telles actions ne lui apporteraient qu'un apaisement très et trop temporaire.

Se faire marcher dessus lui est particulièrement désagréable, mais Tasunka se contente pourtant de garder le silence et de s'installer dans le canapé gris en enroulant sa serviette autour de ses hanches. Du coin de l’œil, il observe le vampire s'affairer dans la cuisine encombrée de mille et uns ustensiles aux utilités qui lui sont obscures, à lui, le sauvage qui n'a jamais manié plus qu'une louche dans un chaudron posé sur un feu de camp. Au bout de quelques secondes, pour ne pas se montrer trop insistant, l'amérindien reporte son regard ailleurs, s'arrêtant sur les quelques éléments de mobiliers qui garnissent le salon.

Lorsqu'Adamson s'approche de lui à nouveau, Tasunka à reprit un petit peu d’aplomb, à défaut d'avoir récupéré la teinte de peau qui lui est propre. Délavé comme un vieux linge, son épiderme marron a viré au beige sablonneux. Son regard se pose successivement sur la tasse, puis sur le vampire qui semble changer d'humeur comme de slip, et il tend la main vers le breuvage qui semble être une sorte de décoction aux herbes odorantes, pour la porter à ses lèvres. L'odeur ne ressemble à rien de ce qu'il connait, et ses narines sont bien en mal de lui donner la moindre indication sur le contenu de sa tasse. Après un « merci » un peu rauque, le loup prend tout de même une gorgée de l'infusion, avant de garder le pot brûlant entre ses mains, posé entre ses jambes qu'il a ramenées en tailleur sur le canapé, par automatisme.

« Le premier à avoir goûté mon sang est le vendeur de la boutique où vous m'avez acheté, lorsque vous lui avez demandé. Mon séjour au centre à été très bref, et je n'ai eu qu'une prise de sang. Ceux qui m'ont attrapés n'étaient pas certains que je sois un hybride, malgré ceci. »

Dit-il en offrant un sourire dévoilant ses dents et en pointant un index vers ses canines. Désireux de ne pas relancer la machine infernale de la colère du vampire, Tasunka se contenta de boire son infusion verte, en silence, tout en jetant un petit coup d’œil à Fynn lorsque celui-ci passa avec des bouteilles multicolores plein les bras et des gants roses lui couvrant les mains.

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MessageSujet: Re: La tanière de l'enfer [Elliot/Selachi] [/!\ +18 Sang/Violence] [Terminé]   Jeu 31 Aoû - 13:39


La tanière de l'enfer
PV — Tasunka & Selachi


Le calme finalement revenu et la tension redescendue, nous étions capable de nous entendre respirer de nouveau. Enfin façon de parler. L'ambiance était en tout cas bien plus probante pour que nous reprenions chacun nos esprits, le thé aidant beaucoup (pour ma part). Au vu du petit rictus méfiant du colosse assit je ne sais comment sur mon canapé, il ne devait pas être un très grand adepte de cette boisson. Et bah c'est bien dommage!

Bon. Au moins il buvait, c'est donc que je n'avais pas déconné outre mesure. Enfin à revoir sa tronche à moitié inconsciente et le bordel dans mon couloir (je ne veux même pas penser à ma salle de bain), on a pas fait dans la dentelle non-plus. Et y a qu'une seule morue à remercier pour tout ça hein! J'en ai des pulsions de rage de repenser à ce maudit poisson! Pour un peu plus j'en aurais pété ma tasse tiens, mais il ne mérite pas que je me venge sur ma porcelaine. Elle vaut plus que ça, non mais.

Tiens d'ailleurs je pose des questions mais je n'en écoute pas les réponses. Oui car me perdre dans mes pensées c'est bien, mais assimiler ce que l'autre bougre me dit ça serait mieux! J'ai l'impression d'avoir louper une info importante en plus... il me montre ses crocs, oui. Il a l'air fier de lui, très bien. Il a eu une prise de sang, il a des crocs... bon sang qu'est-ce qu'il disait juste avant?! Ah putain, il a été-

« Attrapé? » BOUM. C'est sortit tout seul.

C'était un libre? Attendez. Pause. J'ai pas vu ça moi sur son dossier de vente! Il est où le bordel? Ah oui, bien aligné sur ma table basse, je comptais finir de le lire tout à l'heure. Et bah il serait peut être temps que je m'y mette de suite car quelque chose cloche. Je n'ai véritablement pas souvenir avoir lu mention de sa précédente liberté dans son dossier un peu plus tôt dans la soirée. Ce n'est pas obligatoire de marquer ce genre d'info en gros?

J'ai déjà posé ma tasse à la hâte avant de me mettre à feuilleter son contrat de vente. Ce n'est qu'à la page 3 que je repère l'information. Et bah putain! Ils se sont bien foutu de ma poire ces cons! Je dois avoir l'air remonté en réalisant cette vérité car le coup d'oeil que j'adresse finalement au colosse lorsque je m'extirpe de ma lecture n'est pas le plus chaleureux du monde.

« Tu t'es bien gardé de me le di- » Oh.

Stop.

Que tout le monde s'arrête. J'ai soudainement un flash qui m'arrive. Je me revois demander à un ours colossal à moitié nu d'aller chercher ses affaires. Et merde... maintenant que j'y réfléchis, je l'entends bien me répondre que des miliciens ont brûlé ses affaires lorsqu'il s'est fait prendre.

Putain de merde c'était bien le moment de ne pas écouter! Bon et bien la faute est mienne. Il me l'avait bien dit. Merde de merde, et moi qui l'ouvre sans réfléchir en plus... A ma mine grincheuse, il doit comprendre que j'ai réalisé tout seul comme un grand qu'il m'avait déjà mit au courant. Et que je n'ai pas écouté dans son magasin.

« Bon passons. » Il comprendra part mon ton vexé qu'il est invité à ne faire AUCUN commentaire « Ancien libre ou pas, que tu ne sois pas habitué aux crocs n'est pas normal. »

Renfrogné, je me renfonce dans mon fauteuil, les bras croisés. En me perdant de nouveau dans mes pensées, je laisse courir mon regard le long de son corps et contemple silencieusement la marque de ma morsure, encore ouverte à son poignet. Après un certain silence, j'ai de nouveau les yeux vissés dans les siens.

« Tu n'es pas idiot et je n'aime pas tergiverser. Tu dois comprendre que désormais, tu es l'une de mes sources d'alimentation. Et au vu de la situation, tu seras la plus sollicité. » Pas besoin de gants blancs pour lui expliquer tout ça hein « L'hybride que tu as maîtrisé tout à l'heure est, entre autre, la raison de ta présence ici. Si je ne veux pas m'en séparer, pour des raisons qui me regardent, je ne peux pas m'en occuper à tout bout de champ. Et comme tu as pu le constater... il a son caractère. »

Un putain de connard de caractère de merde même! Ah putain j'ai presque du mal à ne pas cracher mes mots tant ma colère est encore fumante. Mais a bien regarder la situation, je dois à ce géant quelques explications. En tout cas je veux qu'il soit conscient que j'attends beaucoup de lui. Et ce, dès aujourd'hui.

« Je t'avais dit que j'avais besoin d'un baby-sitter, tu sais désormais pourquoi. Sans que tu ne sois responsable de ses actes, je veux que tu t'occupes de Selachi lorsque je n'ai pas le temps de lui faire ramasser ses dents. Tu es plus costaud que Finn, tu t'en sortiras mieux que lui. »

A la simple mention de son nom, voilà que Finn accoure dans le salon, comme affolé d'avoir manqué mon appel. Des gants en caoutchouc aux mains, il trottine presque jusqu'à moi, accordant un pauvre petit regard inquisiteur à Tasunka avant de me demander si j'ai besoin de quoi que ce soit. Et bon sang que ce ton craintif peut me courir sur les nerfs en ce moment. J'en serre les dents pour me retenir de lui aboyer dessus. Finn n'a jamais fait preuve d'une once d'insolence à mon égard et je n'ai jamais levé la main sur lui mais mon dernier éclat de colère la dernière fois c'est soldé par la mort de ses deux compagnons donc forcément... désormais, il fait gaffe.

Alors quand il se met à trembler face à moi tout en essayant de se montrer prévenant, je me retiens tant bien que mal de lui faire une remarque et me contente de lui ordonner de retourner nettoyer la salle de bain. Je lui indique avant qu'il ne parte qu'une fois sa tâche accomplie, j'attends de lui qu'il s'occupe de Tasunka et qu'il le guide dans l'appartement. L'affaire éclaircie, mon attention est de nouveau dédiée au colosse dénudé.

« Tu dormiras dans la même chambre que Selachi, je ne veux prendre aucun risque. Quand Finn aura terminé dans la salle de bain, tu iras avec lui. Il te fera visiter vos lieux. Seul Finn a le droit de monter à l'étage. Tant que je ne t'en donne pas l'autorisation, cette partie du loft t'es interdite. Il t'expliquera aussi le fonctionnement de votre cuisine. Pour ce qui est de mes repas... nous verrons demain. » Je marque une pause dans mes explications en récupérant délicatement ma tasse de sang encore pleine. J'en déguste une gorgée avant de reprendre, « Je ne peux pas boire le sang de Selachi et Finn devient de plus en plus fragile. Sois donc conscient que je me nourrirai exclusivement sur toi plutôt que sur Finn. Inutile de le préciser mais les choses ne se passeront pas comme aujourd'hui. C'était... un cas à part. Je ne te laisse pas le choix mais tu seras toujours prévenu lorsqu'il sera temps que je me nourrisse. »

Les choses étaient dites. Et je ne pouvais pas être plus honnête. Non, il n'a aucun choix quant à son envie de ne pas se faire mordre ou non. Mais oui, je le préviendrai toujours à l'avance et m'assurerai toujours qu'il soit assez "fort" pour le supporter. J'ai beau l'avoir accueillit dans un chaos des plus complet et m'être laissé allé en sa présence, je reste civilisé. Et rien n'est plus désagréable que de se nourrir sur un être crispé ou effrayé.

Alors j'imagine bien qu'il se rend compte petit à petit du genre de gus que je peux être. Je reconnais avoir un fort tempérament et m'emporter facilement mais s'il ne me donne aucune raison de m'énerver, il ne subira jamais ma colère. A Finn de bien lui expliquer les règles de mon appartement et tout ira bien. Nous verrons ensemble plus tard pour ses permissions à l'extérieur. Ne soyez pas surpris! Je suis peut être caractériel mais je ne suis pas un sadique dégénéré! Mes anciens esclaves avaient le droit de sortir de l'appartement quand ils le désiraient signalerais-je volontiers!

« Finn t'expliquera le reste. »

Pour l'heure, c'est assez d'informations comme ça. Je comprends qu'il assimile doucement ce que je viens de lui dire et c'est très bien. Après tant de bruit, nous méritons tous les deux un peu de repos. Ainsi, je m'extirpe enfin du canapé, tasse à la main, et le quitte silencieusement, sans un regard de plus.

Il sait quoi faire.



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