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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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« Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]

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MessageSujet: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 23:58



Daryl & Iskandore


Le roulement des dunes

Dire qu’il y a quelques semaines, Iskandore valsait dans une galerie d’art en compagnie de Mesa Castell. On aurait pu imaginer bien pire châtiment pour sa peine d’esclave. Et bien pire Maître. Quel coup de chance, avait pensé le Bleu qui voyait sa condamnation prendre des allures plus douces, inattendues, surprenantes, ah… pour les surprises, il n’en n’avait pas fini. Son passage chez le célèbre musicien n’avait été qu’un petit interlude ne servant qu’à mieux le foutre à genoux. Parce que ça n’avait pas duré, parce que ça n’avait pas marché, parce qu’il avait été accusé de plusieurs crimes qu’on allait lui faire proprement payer – une retraite paisible dans une maison de luxe, avec un Maître d’une capricieuse bienveillance, n’était plus du tout au planning du jour.

Cette nuit, Iskandore se sent amer, et con aussi. D’y avoir cru, ne serait-ce qu’une seconde. Blottit au fond de sa cellule, ayant préféré le sol dur au lit moelleux à sa disposition, il ne peut tout de même pas s’empêcher d’en rire un peu, caustique. La boutique d’esclaves est calme – on n’entend que les chuchotis des marchandises à l’étage qui discutent à voix basse -, et ça va très bien à notre vampire qui n’a pas envie de se faire chier. Il aimerait fermer les yeux et dormir, dormir pendant cent ans. Il est coincé ici et il n’arrive même pas à détester sa situation ; à défaut de l’aimer (soyez rassurez, il n’éprouve absolument aucun plaisir à attendre une deuxième déception ou un goêlier un peu trop enthousiaste à l’idée de lui faire subir sa condamnation selon sa philosophie), Iskandore la trouve complètement emmerdante.

Pour l’instant, ça lui comprime juste le cœur et lui alourdit les bras.

Il croit avoir fait un genre de crise de panique en retournant à la boutique. Veines glacées, moiteur des tempes, mains tremblantes, confusion. On lui a dit que ce pouvait être les effets secondaires du sérum inhibiteur. Un vampire malade. Iskandore est malade de tout. Et bien qu’il attende ici son sort (on dirait qu’il a toujours attendu, toute sa vie) dans un calme troublant, il se sent particulièrement fragilisé dans son intérieur.

Même s’il est théoriquement mort, ses réserves de sang-froid commencent à manquer.

« He, mec. » qu’une voix siffle de la cellule voisine.

Iskandore ferme doucement les yeux pour l’ignorer. À son arrivée, il a tenté d’engager la conversation avec l’hybride d’à côté : il s’est mangé un royal « Va te faire foutre, saleté de vampire ». Tous les esclaves d’ici ne sont pas empathiques à sa cause. Plus de la moitié semblent même se réjouir de son sort, et ce n’est pas surprenant.

« J’te parle.
- Intéressant. »

Bleu sent l’autre esclave tiquer à son ton hautain, mais ça ne le décourage pas. Il s’excuse pour tout à l’heure, et tente de socialiser, un peu maladroitement. L’impression de solitude a raison des plus bornés. Sans être totalement sympathique, l’hybride est plus engageant – sa voix sifflante s’est radoucie pour prouver à Iskandore ses bonnes intentions.

« C’est quoi, ton nom ? J’ai oublié.
- Iskandore.
- Moi c’est Bali. »

Meredith ouvre les yeux et lui jette un regard neutre. L’ombre mince d’un sourire afflue à la commissure de sa bouche. Bali lui décoche un sourire beaucoup plus affirmé, lui dévoilant deux rangées de petites dents serrées. Il est jeune et complètement rachitique ; c’est une caractéristique que doivent rechercher quelques Maîtres excentriques, car sa maigreur effrayante est exposée aux visiteurs comme un atout. L’hybride ne porte aucun haut sur son torse glabre, et sa chevelure pâle est attaché en un chignon serré pour laisser libre son long cou frêle.

« T’es mélangé avec quoi ?
- Ssssserpent, que le jeune siffle pour appuyer ses origines. T’as fait quoi pour te retrouver ici ?
- Tu craches du venin ? »

Le jeune grimace devant ce refus apparent de subir un interrogatoire et Iskandore lui offre des yeux de chat, la narquoiserie se logeant jusque dans les plis au coin de ses yeux bruns. Refusant de capituler, Bali s’approche, furtif comme l’animal qui le compose, et darde ses billes grises sur le vampire avec une curiosité mal placée. Iskandore se laisse dévisager sans bouger, calme.

« Tu n’as plus tes pouvoirs, c’est ça ?
- C’est ça.
- Et… tu dois encore boire du sang ? »

Méfiance, amusement. La poitrine de Bleu se lève et s’affaisse en un petit coup sec, acte silencieux qui témoigne d’un rire qu’il vient de réprimer.

« Oui, mais beaucoup moins souvent. Une fois tous les trois ou quatre jours me suffit.
- Et tu vas te faire mordre ? »

Iskandore se tend imperceptiblement. Le serpent semble le sentir, car son dos paraît onduler pendant un instant, et ses yeux se rétrécissent sous l’excitation.

« Les inhibiteurs m’enlèvent mes pouvoirs, mais ils ne font pas battre mon pouls, avance prudemment Bleu – il n’a pas très envie de s’aventurer sur ce terrain-là. Lui-même, il évite d’y penser -. Par contre ils… réchauffent mon sang.
- Alors ton Maître pourra boire sur toi.
- Je ne vois pas pourquoi il le ferait. – sècheresse sur la langue, irritation. Ce ne sont pas tes affaires… - S’il veut d’un garde-manger sur pattes, il n’a qu’à s’acheter un humain. Je connais peu de vampires qui aiment s’abreuver sur leurs congénères… »

Le ton est devenu plus froid, les consonnes plus tendues. Bali sourit à nouveau de ce rictus béant, les iris brillants comme de petites coupes de verres polies. Son mélange génétique lui donne un air plus cauchemardesque que reptilien.

« Moi, je connais beaucoup de vampires qui se foutent du goût que ça a, tant que ça se débat dans leur gueule et que ça cri quand la peau perce… » qu’il siffle, mielleux à souhait.

Iskandore esquisse un geste brusque comme s’il s’apprêtait à l’empoigner par la gorge, mais son bras n’a pas le temps de passer les barreaux de la cellule. Le propriétaire de la boutique leur gueule de la fermer – il a un appel important, comme toujours - et l’hybride s’éloigne dans un sursaut vers le fond de sa cage.

Bleu marmonne « p’tit con… » entre ses crocs et le propriétaire aboie un charmant « JE T’AI DIT DE FERMER TA GUEULE » en venant vers eux, un téléphone sur l’oreille et une main plaquée sur le micro du combiné. Iskandore frémit et lui offre une lippe sardonique à laquelle le vieux vampire ne peut s’empêcher d’accrocher.

« Tu veux me faire chier, le malin … ? ». Le propriétaire gronde et s’apprête à ouvrir la cellule, tenant visiblement très à cœur l’éducation des bonnes manières chez sa marchandise, quand la clochette d’entrée raisonne gaiement.

Le jeune serpent glousse dans le fond de sa cage, Iskandore se fige dans son expression moqueuse et le propriétaire se crispe de façon grotesque. Après avoir balayé son captif d’un regard incendiaire, il marmonne des excuses au combiné – pardon, oui, pardon, je vous rappelle dans quelques minutes, un client vient d’entrer, pardon… - et préfère accueillir le nouveau venu plutôt que de lui offrir en spectacle une raclée qui pourra attendre.

Iskandore ne s’inquiète pas trop.

Il n’est pas ici depuis très longtemps, mais il a déjà compris que le propriétaire était assez soupe-au-lait sans pour autant être un grand tortionnaire. Quand même, il ne va pas le chercher davantage. Avec un soupir las, il se masse le front et se somme au calme. Enfin, merde, il faut qu’il se ressaisisse. Jusqu’à maintenant, il a réussi à s’en tirer sans trop de remous ; faudrait pas qu’il balance tout ce self-control par la fenêtre juste pour une frustration latente qui lui donne envie (vraiment très envie) de taper sur les nerfs du premier venu, question de sentir qu’il a un minimum de contrôle sur quelque chose.

« Grand ssssadique en approche. » roucoule à voix basse son voisin de cellule avec un amusement évident.

Je m’en branle, qu’Iskandore se tient comme discours intérieur. Il n’a qu’un souhait immédiat, et c’est celui de sortir de cette boutique au plus tôt. Par la suite, tout se… discute. Il est loin de se sentir démuni de ressources diplomatiques, disons. Peut-être qu’il est trop inconscient. Peut-être qu’il ne s’en fait pas assez. Mais s’il reste ici, il ne saura jamais. Et Iskandore est rendu au point où il préfère les surprises que cette interminable attente en compagnie d’un serpent à l’attitude venimeuse.




Dernière édition par Iskandore Meredith le Jeu 20 Juil 2017 - 16:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Mer 12 Juil 2017 - 1:14

ft. Iskandore & Daryl
Votre résumé.

Le roulement des dunes.
Nouvelle "journée" qui commence. Tu attends comme un con un coup de fil de ton manager pour du boulot, boulot qui tarde un peu ces derniers jours et cela t'énerve. Cet incapable traîne encore les pieds et te fait rater du boulot. Ici, dans une autre ville ou un autre pays mais tu veux quelque chose. Rapidement. Aider ton Père est une chose mais ce boulot t'ennuis relativement. Tu le fais pour lui faire plaisir, lui faire les yeux doux et lui apporter un caprice sur un joli plateau. Il sait comment tu es, il a l'habitude. Il est même venu habiter dans cette ville avec toi pour ne pas rester tout seul. Pauvre chéri. Il a beau être ton géniteur, tu ne t’entends pas à la perfection avec lui. Bien sûr, ya ce lien indéfectible entre vous, tu étais le premier à vouloir devenir immortel et il a accepté ton petit caprice. Tu ne pensais juste pas que tu allais l'avoir sur le dos pour le reste de ton éternité. Il n'est pas méchant, ce n'est pas un mauvais bougre parce qu'il te donne tout loisir de te défouler avec quelques spécimens de sa boutique, les faire tourner en bourrique, boire à volonté. Il te pardonne même les quelques incidents que tu provoques. Quel gentil Papa...
Aujourd'hui c'est ton anniversaire. A force, tu en oublierais presque la date sans parler du nombre d'années auquel tu es arrivé à présent. Vu que tu à l'éternité comme compagne, tu ne te soucie plus vraiment du temps qui file, qui fait sa vie et qui ne te fait pas prendre une ride. L'avantage c'est que tu vas pouvoir continuer à montrer ton petit minois encore longtemps et ça... Tu laisses échapper un léger rire à cette pensé alors que tu as pris la voiture avec Papa. Vu que tu prends un an de plus, il s'est dit qu'il pouvait te faire un cadeau. Cadeau que tu n'as pas le droit de choisir ni même de refuser parait-il. L'idée émise lorsqu'il est venu te sortir du lit ne t'as pas vraiment fait sauter de joie. En même temps, tu n'apprécies guère ne pas avoir le choix et tu n'as eu de cesse que de te demander ce qu'il avait bien pu te préparer cette année... D'habitude il invite du monde, loue un énorme truc et fais venir toute une bande de faux-cul utiles qui viennent te lécher les pieds pour avoir ton attention, quelques contactes ou juste toi pour poser chez eux. Tu trouves ce genre de soirée assez amusante, elles te garantissent également du goûter quelques mets intéressants sans parler de ce que tu peux ramener chez toi.
Visiblement, tu n'y auras pas droit aujourd'hui, Papa étant décidé à faire comme bon lui semble cette année alors que c'est ta fête et pas la sienne.

Bras croisés, tu t'es affalé dans le siège passager de son auto. Il parle encore et encore. Il aime bien parlé pour ne rien dire, il a toujours eu cette habitude et parfois tu te demandes comment tu as fait pour le supporter lorsque tu étais à son service. Le vieux te brosse dans le sens du poil, t'annonce qu'il a eu du mal à trouver ton cadeau, qu'il a dû s'arranger avec une vielle connaissance et blablabla. Tu as clairement arrêté d'écouter, le décor qui défile par la vitre t'intéressant davantage. Dormia hein. Cela fait quelques temps que tu es ici, pas assez pour bien connaître la ville bien entendu mais que tu sois ici ou ailleurs peu importe. C'est toujours la même chose. Tu peux te porter d'un point à un autre sans te soucier de ce que tu laisses ou non derrière. Là tu es venu pour le boulot, c'était plus simple. Dans quelques temps tu partiras sûrement ailleurs. Ce n'est pas grave. Tu réfléchis, imagine ta prochaine destination jusqu'au moment où la voiture freine, se gare et finalement s'arrête. Le moteur se coupe et Papa t'annonce que tu es arrivé à destination. Tu relèves le nez, observe la devanture avant de tourner la tête vers ton vieux.

"Tu te fiches de moi ? Une boutique d'esclaves ? Yen a pas assez chez toi sérieusement ?"
"Ne commences pas avant de savoir pourquoi je t'ai amené ici. Il n'y a pas tout dans ma boutique et tu le sais Daryl."

Tu soupires.

"Si c'était pour me filer une poche sur pattes, je te jure que celles de la boutique sont largement suffisante. D'ailleurs, je dois avouer que le dernier petit lot que tu as récupéré me plaît bien. Je pourrais le récupérer ?"

Le silence. Ce con ne te répond même pas et te fais signe de descendre. Tu râles, soupire, joues comme à ton habitude l'enfant gâté. Le vieux ouvre la marche et tu le suis de loin l'air totalement renfermé. Cette boutique pue. Tu ne comprends même pas comment ton Père peut mettre les pieds dans ce genre d'endroit alors que la boutique qu'il tient est tellement... A tellement plus de standing. Non mais sérieux.
Ya le vendeur qui finit par ramener sa fraise, discute avec ton géniteur avec un air tout mielleux qui te donne envie de lui vomir dessus. Ici c'est moche. Vraiment. Tu veux juste qu'il retire son paquet pour toi et te casser mais visiblement c'est pas aussi facile. Ils blablatent un temps tous les deux avant que tu ne doives les suivre, observant vaguement ce que tu peux apercevoir dans les cages avant que le gérant ne vous fasse arrêter devant l'une d'elles.
Tes yeux se posent à peine dessus, la cage d'à côté finissant par attirer ton attention. C'est blanc, ça à l'air de se dandiner tout seul au fond de sa cellule et tu laisses échapper un léger rire en voyant faire. Mais voilà, tu n'as pas le droit de trop rire que déjà on te met un bout de papier sous le nez pour que ton attention revienne sur la cage que l'on veut te montrer.
Tu lis en diagonale cette fiche, tique un instant avant que la voix du marchand ne se fasse entendre.

"Alors ? Il vous plait ?"

Pas de réponse. Tu te contentes de regarder ce pauvre mec un instant avant de complètement l'ignorer, vérifiant que tu as bien lu ce que tu viens de lire pour finalement regarder ton Père.

"Tu te moques de moi ? Tu veux que j'en fasse quoi ? Je bouffe comment avec ça ? J'en veux pas."
"C'est déjà payé. Je me suis dit que cela pourrait être amusant pour toi que de récupérer un des nôtre et de le voir à ton service."

Ta langue claque. Tu jettes un coup d'œil à la présence au fond de la cage pour tenter de mieux la voir. Un vampire. Nan mais sérieusement. Il pouvait pas se contenter de t'acheter un humain ou un hybride quelconque non ? Tu vas en faire quoi de celui-là...?

"La prochaine fois, demande moi avant d'acheter n'importe quoi."

Le vendeur t'observe, te souris faussement parce qu'il fait son boulot de commerçant et qu'il est certainement bien content de se débarrasser d'un esclave pareil.
Tu réfléchis pendant que ton Père appelle ce qui va visiblement être ton nouvel esclave pour que tu puisses le voir de plus près. Paraît que c'est important. Tes yeux dorés, se posent finalement sur le bleu qui a fini par s'approcher. Tu détailles, jauge l'énergumène. Tu te demandes à quoi il est bon, ce que tu vas pouvoir lui faire faire parce que visiblement tu es obligé de te le coltiner. Tu te demandes comment tu vas te nourrir. Tu sais que les vampires qui purgent une peine porte des inhibiteurs mais ce nez pas du sang frais. Tu fini également par te laisser piquer par la curiosité, te demandant ce qu'il a bien pu faire pour être ici. Il n'a pas l'air d'être du genre à faire du mal à une mouche.
Tu t'approches de la cage, penche un peu la tête sur le côté.

"Hey trésor~ J'espère que tu sais être utile un minimum."

Au pire des cas tu le laisseras de côté comme le font les enfants avec les jouets qu'ils ne veulent plus. Toi de base, tu n'as rien demandé.


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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 0:06



Daryl & Iskandore


Le roulement des dunes

Iskandore entend son nom dans un échange (très enthousiaste) entre le vendeur et les nouveaux venus qui suffisent à lui redonner la pêche. Bonne nouvelle : aucune correction pour notre Égyptien. Mauvaise nouvelle : Il va rencontrer son nouvel acheteur. Une intuition toute animale – quelque chose d’encré dans le cœur depuis la nuit des temps et qu’aucun inhibiteur ne peut taire, chez les vampires comme chez les humains – lui dit que cette compagnie sera beaucoup moins plaisante que celle de Castell. Bleu n’est pas un idiot. Il s’était préparé à cette éventualité ; statistiquement, même si on repousse la possibilité d’un mauvais karma, les chances étaient grandes. Mais maintenant qu’il entend les pas se diriger vers sa cellule, une appréhension le prend aux tripes comme des ronces noueuses.

Bali se tortille. Qui sait ce qui lui passe par le crâne – peut-être ce même sentiment partagé. Dans tous les cas, son petit manège attire immanquablement l’œil du vampire qui vient de s’immobiliser devant la cage d’Iskandore. Meredith a comme cette envie, dirait-on, de… feuler. C’est l’espace exiguë, les barreaux, l’impossibilité de tout et de rien... et les yeux dorés de l’autre qui finissent par revenir sur lui, indifférent, par se baisser sur le contrat, qui finissent par lire et s’en foutre.

« Alors ? Il vous plait ? » Soupe-au-lait y met un peu trop du sien. Clairement, l’idée d’empocher un peu de pognon le réjouit (soit il a eu une fin de mois difficile, soit il est radin, parce que le prix d’Iskandore est loin d’être exorbitant). Bleu se dit qu’il y a aussi, dans cette vente, la joie dissimulée de se débarrasser de lui. Bref, le propriétaire bat des cils comme une pucelle devant la Vierge et Fils à Papa exprime à tout le monde, par son glorieux silence, qu’il se logerait bien une balle dans la tête si cela ne perturberait pas les règles de bien séance.

En d’autres circonstances, Iskandore aurait souri. Car le portrait est tout de même assez amusant, il faut l’admettre. Pour l’instant, il a envie de se fondre dans les rayures du plancher – c’est cette idée d’être un cadeau d’anniversaire (il a bien entendu, oui). Donnez-lui un seau, le dégoût fait vomir. Dans son regard tiède, son futur Maître prend des allures de sale gosse ingrat à souhait.

Si ce n’est que ça… je sais faire.

Fils grogne sur Père qui conclue d’un efficace « c’est déjà payé ». La détention sur le long terme fait de drôles de choses : on devient capable de se satisfaire (et de façon complètement démesurée) du plus petit stimulus extérieur possible. Aussi, quand Iskandore entend son nouveau propriétaire claquer de la langue de dépit, un pincement satisfait vient lui serrer le ventre. C’est ça, t’arrêtes surtout pas de râler. Comme ça je pourrai être le plus ravi de nous deux.

Le géniteur appel (ordonne, plutôt) et Meredith hausse un sourcil. Là, c’est plus fort que lui. Un rictus vient lui barrer un côté de la bouche. S’ils veulent un chien, ils doivent savoir que ça mord. D’un geste leste, l’Égyptien se redresse et franchit la distance le séparant d’eux. Il arbore une posture qui pourrait faire penser qu’ils sont dans une cage et lui, à l’extérieur. Prestance naturelle. Un siècle de vécu ne sera pas effacé par quelques années de servitude, et Iskandore compte bien le faire rentrer dans la petite cervelle du fêté.

Ils s’observent. Yeux Dorés penche la tête – ça lui donne des ressemblances avec un oiseau de proie. Décidément, l’or, sous toutes ses formes, fait partie intégrante de la vie de Meredith ces temps-ci.

« Hey trésor… J'espère que tu sais être utile un minimum. »

Iskandore ne cache pas son manque d’amour (non vraiment, c’est pas de la poésie qu’on peut lui lire dans les fond des mirettes) mais il n’affiche pas spécialement d’animosité, ni avant le commentaire, ni après. De son côté, Bali est sorti de sa contemplation muette et pousse un sifflement reptilien en dardant ses billes pâles sur le tatouage du vampire.

« Un… sssserpent. »

Le deuxième coin de bouche d’Iskandore débloque ; là, il sourit pleinement, léger, narquois. Sans détourner les yeux de l’immortel, il répond à sa question avec une nonchalance désintéressée : « Je sais faire faire la différence entre un serpent et un dragon, ça te convient ? »

Bien sûr, la pique vise plus l’Hybride que son nouveau Maître. Il y a une latence de 2 longues secondes dans l’air, puis Bali comprend son erreur. Piqué, il siffle à nouveau – un son qui vient de loin et qui râpe sa gorge de façon on ne peut plus désagréable. Alors Bleu est on ne peut plus satisfait.

« Ça suffit, vous deux ! » Soupe-au-lait perd son super sourire de vendeur (dommage, ça lui déridait un peu le front) et débarre la porte pour faire sortir Iskandore et l’éloigner de l'autre esclave au plus vite. L’Égyptien passe devant et marche dans la boutique comme s’il en était lui aussi un client. Ça irrite le propriétaire mais il ne passe aucun commentaire ; après tout, ce n’est plus de son ressort.

Bali, parce qu’il est un chieur (mais aussi naturellement vicieux, dirait-on), s’approche de Yeux Dorés avec une grimace maligne et des pensées mauvaises. Il chuinte – c’est un rire, particulièrement agaçant, comme une petite crécelle qu’on tourne au ralenti.

« Occupe-toi bien de ton trésor… Je lui sssssouhaite tes attentions les plus particulières. »

Iskandore inspecte les écriteaux renversés dans les vitrines de la boutique avec une patience feinte. Il a très bien attendu. Il a très bien ignoré, aussi. Il n’a pas envie d’inspecter les réactions de son nouvel acheteur, ou de son géniteur, ou du propriétaire, ou de n’importe qui d’autre. Ce qu’il veut, c’est qu’on achève, pour se soustraire à l’ambiance étouffante de ce commerce miteux.

Derrière, Soupe-au-lait se confond en excuses à Papa pour l'attitude de sa marchandise, en plus de lui déballer une longue diatribe sur le oh combien il faut faire attention avec ces « vampires condamnés à l'esclavage » car s'ils le sont, ah !, ce n'est pas pour un rien, pensez-vous bien ? Et comment il faut agir avec eux, et comment il faut les mater, s'ils n'écoutent pas bien, et la garantie de la boutique couvre tel ou tel comportement oui oui remboursement paperasse facturation contrat merci bien bonsoir.

Tu es au-dessus de tout ça, Meredith.

Tout va bien.




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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 11:18

ft. Iskandore & Daryl
Votre résumé.

Le roulement des dunes.
A bien y regarder, tu n'as pas l'air d'être le seul que la situation n'enchante pas vraiment. L'esclave face à toi exprime quelques trucs lorsque vos regards se croisent. La situation ne doit lui plaire qu'à moitié. Après tout un vampire qui se retrouve au service d'un vampire.... Sans parler du fait que tu n'es pas forcément le plus adorable des maîtres qu'il aurait pu avoir. La contemplation finie par être interrompue par la voix du voisin du bleu. De quel droit déjà vient-il vous interrompre sans qu'on ne lui ait rien demandé ? Certes, tu t'es penché sur sa cage mais ce n'est pas une raison. Personne ne lui a rien demandé.

Tu soupires. Fronce légèrement les sourcils en l'entendant. En plus de ramener sa fraise il a besoin de s'acheter des yeux. C'est ridicule. Vraiment. Un serpent... Il ne sait même pas reconnaître un simple dessin. Pitoyable. Finalement, tu as bien fait de ne pas t'intéresser davantage à lui, cela aurait été une perte de temps. Si ton père l'avait pris lui plus qu'un autre...
Tu frissonnes d'horreur. C'est court mais tu fini par reporter ton attention sur le bleu qui finit par ouvrir la bouche. Il a l'air content. Tellement content. Là de suite, tu crèves d'envie de lui effacer ce petit sourire narquois du visage, de le remettre à sa place actuelle. Celle d'être de rien du tout.
Tes doigts se crispent sous sa réponse avant que le serpent ne finisse par prendre la mouche. Caractère de merde celui-là. Tu as bien fait de ne pas lui accorder davantage d'attention. Finalement, certains hybrides prennent plus de caractéristiques que de simples transformations physiques.
Tu fini par laisser un léger rire t'échapper, le gérant des lieux finissant par ouvrir sa grande gueule pour tenter de faire la loi ici. Incapable. La seule chose utile qu'il fait à présent c'est ouvrir la cage pour faire sortir ton cadeau. Et quel cadeau... Tu observes, jauge un peu mieux. Ce n'est pas le genre d'esclave que tu apprécies, pas une jolie chose que tu espérais sortir et montrer à tout bout de champs.
Après il a l'avantage d'avoir visiblement un peu de répondant, cela rend les choses un peu plus intéressantes. Pour ce qui est du reste et bien tu feras avec. Il a d'ailleurs l'air d'avoir un peu plus en commun avec toi que tu ne le penses. Lui aussi à visiblement un peu trop cramé au soleil. Cette pensé te fait rire, l'esclave se trimbalant dans la boutique comme si de rien n'était, le gérant fronçant les sourcils et restant comme un con bouche ouverte.

Voilà que le serpent refait des siennes, il ne désespère pas celui-ci et tes yeux dorés se posent alors de nouveau sur lui. Qu'est-ce qu'il veut encore ? Sa démonstration d'imbécilité de tout à l'heure ne lui a pas suffi ? Il est plutôt tenace dans son genre et cela t'amuse inexorablement. Voir une si faible créature tenter d'attirer ton attention pour sortir de sa cage... Son rire te casse les oreilles. Vraiment, mais tu l'écoutes, lui laisse sa dernière chance d'ouvrir sa bouche pour cracher un peu de son venin parce que c'est clairement ce qu'il vient de faire là de suite. Tu ris et fini par venir contre les barreaux, observant l'hybride.

"Ne t'en fais pas pour lui... Si j'étais toi, je m'en ferai un peu plus pour ma petite personne. Tu as la langue bien pendue. C'est tout à ton avantage mais prend garde... Quelqu'un pourrait bien finir par te la couper~."

Petit signe de la main que tu lui accordes avant de lui tourner le dos. Tu l’entends dans son dos mais ne lui porte plus aucune attention. Tu as autre chose pour t'occuper. Ton petit cadeau de la part de ton cher Papa. Tu entends les excuses du vendeur auprès de ton père avant qu'il ne s'adresse à toi également mais tu ne lui accorde que peu d'attention, lui faisant signe de se taire avant de lui tourner le dos. Tu entends de loin les conseils du marchand adressé à ton Père. Il ne sait clairement pas faire son boulot, il n'a pas compris que c'était toi qui allais te coltiner le vampire en tant que bonne à tout faire. Décidément. Comme si tu avais besoin de ça. Ton cher Papa en a maté. Toi aussi.
Tu fini par t'approcher du bleu qui désormais t'appartient et fait semblant d'être indifférent à ce qu'il se dit dans son dos. Comme il est mignon.

"Alors ? Content de prendre l'air ? Iskandore c'est ça ?"

Le nom à des consonances que tu connais vaguement mais est-ce bien important ?

"J'espère que tu ne penses pas à avoir des faveurs sous prétexte que tu es un vampire."

Autant mettre les choses au clair et prévenir ton nouvel esclave. Il y a des questions que tu finiras par lui poser parce que tu as tout de même un peu de curiosité en toi.

"Tout est réglé, on va rentrer."

Rentrer ? Tu regardes Papa de haut en bas, fronçant les sourcils. Il t’a tellement soulé aujourd'hui que tu n'as même pas envie de faire plus d'efforts que cela. Tu soupires finalement.

"Tu nous ramène et je ne veux plus te voir. Oublies ta petite fête de ce soir."

Pas d'attente de réponse, tu te moque bien qu'il ait organisé un truc ou non en ton honneur. Tu aimes la fête, qu'on te fête mais franchement, tu n'es plus d'humeur. Il a réussi à gâcher ta journée.
Tu fais signe au bleu de te suivre avant de monter dans la voiture, laissant l'esclave se débrouiller pour faire de même. Ambiance mais que voulez-vous.
Tout le monde dans le véhicule, il est maintenant temps de prendre la route pour rentrer chez toi. Tu réfléchis, te demandes ce que tu vas faire de ton cadeau.

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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Jeu 13 Juil 2017 - 16:03



Daryl & Iskandore


Le roulement des dunes

De ce que Meredith peut entendre, son nouveau Maître a du mordant. Il lui lance un regard de biais, à moitié bercé dans ses réflexions. L’autre moitié, elle, l’oblige à rester sur un qui-vive qui finira par l’éreinter d’ici le levé du jour… Par instants, Iskandore se sent en pleine possession de ses moyens. Puis il se souvient qu’il n’a plus la force, la rapidité, et toutes ces autres choses que son vieux corps d’immortel lui offrait jadis. Il n’a que les crocs, une langue bien pendue et un peu d’imagination pour éviter de ne pas s’enfoncer davantage dans son merdier. C’est l’impuissance…

Il inspire – ce geste inutile reste d’une efficacité irréprochable pour calmer l’esprit qui s’emballe – et observe Yeux Dorés s’approcher ; sa démarche, sa posture, les fluctuations de tempérament sur son visage – cette peau basanée qui a connu des rayons plus chauds que ceux des États-Unis. Lesquels, alors ?

« Alors ? Content de prendre l'air ? Iskandore c'est ça ? »

Bleu hoche du menton, une fois, pour répondre à ces deux questions par l’affirmative. Il se détend légèrement. Finalement, ça ne sera peut-être p-… « J'espère que tu ne penses pas à avoir des faveurs sous prétexte que tu es un vampire. » Abord the mission.

Le visage expressif de l’Égyptien se fripe l’espace d’une seconde, contrit. S’il y a un élément positif à trouver entre lui et cet autre vampire, c’est qu’il n’y a, à priori, aucune ambivalence. Ça a le mérite d’être clair. Et expéditif. Quelque part, cela sied bien à Iskandore qui hoche de nouveau la tête, plus lentement, en dévisageant le visage racé de son propriétaire d’un œil plus froid.

Vas-y, on va se montrer patte blanche pour l’instant.

Meredith est interrompu dans ses spéculations par l’annonce du départ. Chose loin d’être surprenante, Fils décide d’envoyer valdinguer son Père sur ses bonnes intentions en lui grognant qu’il ne veut plus le voir et qu’il peut oublier sa petite fête. Tellement charmant. Bleu a beau n’avoir aucun lien avec ce géniteur trop magnanime, il se prend tout de même un coup de pitié au cœur. Quand même, putain… D’un autre côté, si son nouveau Maître est si déçu de son cadeau, il lui foutra probablement la paix (c'est ça, souhaite-le très fort, comme si ça allait fonctionner).

Ce n’est pas plus mal. Iskandore n’avait pas spécialement envie de se faire balader dans une réception où il aurait fort probablement attiré la curiosité de quelques convives. Oh c’est nouveau, on peut toucher ? L’humeur acerbe de Yeux Dorés déteint tranquillement sur Meredith. Il le suit dans la voiture, et claque la portière avec un peu plus de force que nécessaire. Il a hâte d’avoir un petit instant de solitude… en attendant, il laisse aller sa nuque sur le haut du dossier et ferme les paupières. La nuit est humide – le tissu des sièges porte cette odeur froide des crépuscules qui s’éternisent.

Le moteur ronronne mais Iskandore ne regarde pas la boutique s’éloigner dans leur sillage. En fait, il ne veut pas bouger la tête. Il a eu le tournis en s’assoyant de nouveau. Alors il n’est peut-être pas aussi maître de ses émotions qu’il ne laisse le prétendre. L’habitacle est emplit d’un lourd silence (activement nourrit par Père, blessé et en rogne). Meredith passe le bout de sa langue sur sa lèvre inférieure et demande à Fils : « Après combien d’années est-ce qu’on ne désire plus se faire fêter… ? »

Bref, tu as quel âge ?, demandé avec un trait d’esprit que son géniteur ne semble pas trouver particulièrement drôle. Il lui lance un regard d’avertissement par le rétroviseur central. Iskandore garde les yeux fermés, mais il le sent. Clairement, on attend de lui qu’il ferme sa gueule.

Meredith attend la réponse verbale quand un coup de volant brusque le fait se redresser en un éclair. Là, il a les yeux grands ouverts. Il s’est raidit comme sous l’effet d’une douche froide, et sa main crispée serre le renflement près de la fenêtre. Ses jointures saillent.

« Pardon. » que marmonne simplement le Père, concentré sur la route

Mais pendant quelques longues secondes, Iskandore est ailleurs. Il est dans de la vitre brisée, dans des morceaux de métal tordus. Il trempe dans le sang et l’essence, il nage dans son propre râle et le silence d’un enfant qui ne criera plus jamais. Puis le voile sur ses billes marrons s’envole progressivement ; il revient dans l’habitacle de la voiture, intact, les muscles un peu moins tendus. Si son cœur avait pu battre, il en aurait eu la poitrine sur le bord de l'éclatement.

Hagard, il jette un regard à Yeux Dorés. C’est hostile sans vouloir l’être. Comme un vieux loup blessé qui vient de se libérer la patte d’un piège, qui ne comprend pas trop, comment… et qui balance entre une colère qui n'a pas lieu d'être et sa désorientation.



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Vampire odieux

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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Sam 15 Juil 2017 - 12:02

ft. Iskandore & Daryl
Votre résumé.

Le roulement des dunes.
Rentrer. Tu n'attends que ça depuis que ton Père t’a amené ici pour t'offrir un esclave que tu n'as même pas pu choisir. Quitte à t'offrir un cadeau, autant te laisser choisir non ? Depuis le temps qu'il t'a avec lui il devrait le savoir mais visiblement cette année il a décidé de faire les choses à sa sauce et tant pis si cela ne te plait pas. Il a un peu changé ton vieux ces derniers temps. C'est l'impression que tu as au vu des disputes plus courantes qu'à l'ordinaire. Lui qui d'habitude cède à tous tes caprices... Peut-être qu'il a trouvé chaussure à son pied ou bien qu'il s'est tout simplement fait jeter ? La question te traverse l'esprit. Papa n'est pas aussi pénible d'habitude... Peut-être qu'il s'inquiète pour ta petite personne, qu'il se dit qu'il te faudrait une relation un peu plus saine avec tes esclaves d'où le fait de te caser un vampire en pleine punition dans les pattes. Cette possibilité te paraît la plus logique mais tu n'en dis rien, tu veux juste te casser d'ici et rentrer parce que tu n'es pas d'humeur, encore moins à te battre avec le vieux.
Tu soupire, t'installe dans le véhicule qui finit par se mettre en route. Le bleu vous accompagne sans dire un mot. Normal, que pourrait-il dire ? Personne ne lui demande rien alors il fait bien de ne pas ouvrir la bouche.

Le paysage commence à défiler sous tes yeux. Le silence ambiant commence à te détendre, un peu. Il ne faut pas croire que cette histoire passera comme ça et que tu ne toucheras pas un mot à Père. Pour le moment tu veux juste faire retomber un peu la tension qui t'as envahie.
Le silence finit par être brisé par une voix que tu n'as pas encore eut l'occasion de beaucoup entendre à présent. Il s'agit du bleu qui s'est visiblement pris d'un coup de curiosité, te demandant en gros ton âge. Question détournée. Il n'est pas bête et ton cher Papa l'a visiblement compris, lui jetant un regard lui demandant de se taire. Oublie-t-il à qui appartient Iskandore ou bien ? Pas le temps d'ouvrir la bouche, le vieux ne sait pas conduire et tu laisses ta langue claquer alors que l'esclave lui à une réaction toute particulière pour le coup. Il a bloqué comme s'il avait un bug. Tu le vois bien, il faudrait ne pas avoir d'yeux pour ne pas le voir. Il est là raide comme un piquet.
L'excuse de ton Père tu l'oubli. Le bleu est déjà cassé ? On t’a acheté un produit défectueux ? Tu rage un peu. Intérieurement pour le coup mais depuis que tu as mis le nez dehors, tu vas de déceptions en déceptions. Le bug de l'esclave se termine alors qu'il pose son regard sur toi. Tu ne sais pas pourquoi mais tu ne l'aimes pas vraiment. Il n'ouvre pas la bouche mais il y a quelque chose qui est passé dans son regard au moment où il l'a posé sur toi.
Tu soupires, pose ta main contre son torse pour le faire reculer et reposer son dos contre le dossier.  Il t’a stressé l'espace d'un instant.

"Ne joues pas le piquet dans la voiture c'est désagréable et tu me gâche le paysage."

Agréable comme à ton habitude mais tu ne veux pas montrer le malaise qu'il a provoqué l'espace d'un instant. C'est aussi une façon d'assoir ton autorité avec lui. Tu ne supportes déjà pas les petits humains qui passent leur temps à chouiner mais alors un vampire comme Iskandore qui finit plus bas que terre... T'as juste envie de lui foutre des claques en permanence.
Tu te laisses mieux glisser contre le dossier, prend tes aises sans plus vraiment accorder d'attention au bleu. Il n'en mérite pas tant que cela et tu sais que Père écoute. Jauge tes réactions avec ce nouveau venu dans ta vie.
Tu fini tout de même pas ouvrir la bouche de nouveau.

"Cent quatre-vingt-cinq ans. Mais disons que cela fait moins longtemps."

Et bien oui, lorsque tu étais gamin et que tes parents faisaient leur possible pour fêter ton anniversaire, cela ne te dérangeait pas. C'est ton Père ces derniers temps qui gâche la fête.
La voiture ralentie finalement, le pied de l'immeuble dans lequel tu habites se dessinant. Enfin. Tu attends que le véhicule s'arrête pour te détacher et finalement sortir. Tu fais signe au bleu de faire de même avant de finalement te diriger du côté de la vitre de ton Papa, ce dernier la faisant descendre.

"On discutera de tout ça plus tard. A plus."

Pas de mots tendres, pas de fioritures. Tu n'es pas d'humeur et tu juges que le vieux ne les mérite pas. Il fait la gueule, tu le vois mais tant pis. Il saura se faire pardonner, c'est ainsi que ça marche.
Tu fais signe à l'autre vampire de te suivre, te mettant en route pour rejoindre tes appartements. L'ascenseur fini par vous emmener à ton étage. Tu vas devoir te taper la visite des lieux avec Iskandore...


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MessageSujet: Re: « Le roulement des dunes » [Iskandore & Daryl] [Terminé]   Jeu 20 Juil 2017 - 16:44

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