AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

Partagez | 
What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]
Invité
Invité
MessageSujet: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Mar 11 Juil 2017 - 20:02


What a mistake indeed
PV — Selachi


J'ai toujours aimé mon appartement. Dornia n'est pas ma ville préférée, il y a peu de beauté naturelle ici, mais mon domicile, je m'y suis toujours bien sentis. Il est spacieux, propre (oui je suis maniaque et alors?!), lumineux et sa décoration simple et épurée m'a toujours apaisé. Je me sens bien ici. Je n'ai pas de soucis pour m'endormir et je ne rechigne pas à rentrer chez moi le soir. J'aime travailler ici. Me balader tranquillement dans mon salon, sans penser à rien. M'étirer loin des yeux de mon secrétaire qui me ferait sûrement des remarques désobligeantes s'il savait que j'aime m'adonner à la méditation.

Bref. Chez moi, c'est sympas.

C'est silencieux. Et j'ai comme l'impression que ça ne va pas tarder à changer. Dans exactement 20 minutes pour être exact, il est très probable que l'ambiance de mon loft si plaisant ne change radicalement. Pourquoi? Parce que j'ai fait une connerie.

Pas une petite facilement réparable. Pas une petite erreur passagère qu'un sourire peu effacer. Non non. J'ai fait une connerie magistrale. Gigantesque. Monumentale. Utilisez l'adjectif que vous voulez! Je suis dans une merde sans nom. Enfin si. Elle en a un.

Selachi.

C'est le nom de mon nouvel esclave. Cet hybride brûlant d'une rage intarissable qui m'a tapé dans l'oeil (et sur les nerfs) hier. Pourquoi ai-je donc exigé de l'avoir dès aujourd'hui avec moi? Qu'est-ce qui m'a pris, putain? Je ne suis pourtant pas débile en règle général. J'ai de la jugeote et de la réflexion. Apparemment, que dans 90% des cas. Quand ma fierté est touchée, il semblerait que ma matière grise se mette en grève et que ma susceptibilité prenne le relais. La chienne.

C'est finalement à cause d'elle que je me retrouve à poireauté ce matin (19h). Encore ensommeillé (j'ai étrangement passé une mauvaise nuit. Je me pensais plus sûr de moi que ça), simplement habillé d'un caleçon et d'une robe de chambre pourpre (je ne vais pas me presser pour m'habiller juste parce que l'autre pimbêche débarque dans pas longtemps!) J'ai toujours besoin d'une heure pour complètement me réveiller le matin et je ne vais pas changer mes habitudes pour monsieur le poisson-chat.

Une tasse de thé fumante dans les mains, gracieusement échoué sur mon sofa principal, j'attends donc nerveusement le début de la fin. Et mon secrétaire qui n'est toujours pas là. C'était bien le jour pour être en retard tiens! S'il était arrivé à l'heure (il y a 30 minutes de ça déjà), j'aurais déjà pus lui coller sur le dos la tâche d'accueillir l'autre morue chez moi et de lui préparer sa couche ou qu'importe. Je me serais mit à mon bureau, j'aurais commencé à gérer ma paperasse et ne me serais pas préoccupé un seul instant de l'arrivée de l'autre furie.

Mais non. Je vais devoir gérer.

Bordel mais vraiment... quelle connerie! Qu'est-ce qui m'est passé par la tête? Rien apparemment! Je regrette déjà. J'ai encore les mots de ce rustre en travers de la bouche depuis hier et je sens que ça n'était qu'un très petit preview pour tout ce qui va m'arriver dans la tronche durant son temps chez moi. Mais peut être est-ce une bonne chose. Peut être que cette angoisse que je ressens est exactement ce que je cherchais.

Je voulais de la colère. Je voulais de la rage. Elle arrive. Elle sera bientôt là, chez moi, sous mon toit, à mes côtés. Elle se frottera à la mienne et bousculera ce qui me ronge. Je pourrais lâcher prise, ne pas me retenir. Crier sans m'entendre dire que ce n'est pas bien. Ecouter mes pulsions. Comprendre ma fureur. La laisser s'exprimer. Merde... j'en frissonne presque d'excitation.

Voilà. C'est une bonne chose finalement que l'autre vienne. Ca va être dur mais c'est ce qu'il me faut.

Et c'est pour ça que lorsque l'on sonne à mon interphone, je ne suis plus nerveux. Je suis apaisé. Excité de recevoir ce détraqué chez moi. Je n'accueille pas un esclave, j'accueille mon remède. Je suis prêt. Alors j'appuie sur ce bouton pour répondre, je laisse l'homme chargé d'accompagner la bête se présenter et j'attends, impatient:

«  C'est au 6ème. Vous arriverez chez moi. J'espère que vous l'avez muselé. » Pas qu'il le sera longtemps mais j'ai encore droit à 10minutes pour me réveiller.

Je suis prêt mais quand même, le matin, c'est sacré.





Dernière édition par Elliot Adamson le Mar 1 Aoû 2017 - 12:05, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Mer 12 Juil 2017 - 14:35

Sedaté, et ils ont mis la dose ces enculés. Je tiens plus trop droit et un cahot m'envoie m'affaler sur la banquette. Putain de merde...

A travers les vitres blindées du fourgon de livraison, les lumières dégueulent. Mes yeux les suivent automatiquement. Mouvement, ça attire le regard. Noir blanc noir blanc, et tac tac tac tac jusqu'à presque me donner envie de gerber. Ca me fait pas ça d'habitude mais faut dire que là, les connards de la boutique ont sorti l'artillerie lourde. Chaine ET muselière ET sédatifs ? M'ont pris pour un éléphant ? Ou c'est que Princesse chie dans son froc à l'idée de s'approcher de moi sans que je sois inoffensif. Rêve pas crevure, me reste ma langue même si elle est pâteuse et rapeuse là tout de suite. Je vais te faire chialer tu vas voir et - et dos d'âne, merde, ça y est, j'ai été malade putain ! que je me dis alors que je retapisse le sol.

Lorsque la bagnole s'arrête et qu'on me descend, mes guibolles vont pas trop droit. N'a fout', ça pue le bitume et les ordures dehors mais c'est toujours moins horrible que la flaque que j'ai laissée derrière moi. Le conducteur lâche un juron totalement dépourvu d'imagination et ça me fait marrer, malgré mon état. Bien fait pour ton cul pauvre con, t'auras qu'à nettoyer !

L'interphone grésille, on rentre et ascenseur. Ca grimpe, je retiens de peu un renvoi - et puis non, merde, je le retiens plus alors que le maton du jour, visiblement emmerdé par mon recrépissage de fourgon, me file un coup de coude dans le bide pour que je reste calme. Burp, dring : les portes de l'ascenseur se rouvrent alors qu'il réalise avec horreur qu'il vient de gagner de quoi garder son épaule au chaud. Oh putain sa gueule !

Lorsque la porte s'ouvre, la lumière tombe sur ma tronche hilare, un filet de bave rosâtre encore sur le menton, puis sur celle du vampirillon de bas état, aussi furax que dégouté. La gueule de Couilles-Molles vaut sérieusement le détour ! Je crois qu'il hésite à me renvoyer en boutique. Oh oui, vas y connard ! Fais moi ce plaisir !

Mais non, la stupidité ça joue et je rentre. Appart gigantesque, classieux, clean jusqu'à l'obsession - et j'y pose déjà ma marque alors que la semelle de ma godasse droite laisse à chaque pas une empreinte poisseuse de terre, salive et de trucs bien plus dégueulasses. Ploc ploc ploc : un petit pas pour le requin, un grand coup de pied dans les couilles de la vampirité. Tout fiérot, je continue ma route et mon sillage de vomissures tandis que Princesse finit de taper la causette avec Vomito. De toute façon, je peux pas enlever mes godasses, je suis attaché. La faute à qui, Ducon ?

J'espère que c'est un appart avec parquet et moquette, tiens !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Mer 12 Juil 2017 - 20:03


What a mistake indeed
PV — Selachi


« Je n'en veux plus. Reprenez-le et tirez-vous. »

Est exactement ce que j'aurais dû dire. Au diable ma fierté, au diable son (probable) sourire satisfait. Si j'avais été intelligent et mature, j'aurais dû dire ça. J'aurais fait nettoyer cette désormais gerbe qui dégueulasse présentement mon parquet, j'aurais exigé des dédommagements pour le purificateur d'air dans lequel je vais devoir investir aujourd'hui pour me départir de cette abominable odeur de dégueulis et j'aurai fait manger sa gerbe au squale avant de le renvoyer dans sa pitoyable boutique, un grand coup de pied au derch.

Au lieu de ça, je freeze. Je reste là, statique, impassible. Non que je n'ai envie de réagir mais je suis en pause. Il me faut des secondes à moi pour réfléchir à la meilleure réaction. Car si je m'octroie le droit de bouger maintenant, il est sûr à 90% que le requin se mangera un genou dans la seconde. Et ça me démange. Oh putain oui ça me démange. Mais si je fais ça, il est plus que probable que je me fasse gerber dessus à mon tour.

Alors je prends sur moi, je serre les dents, je laisse l'accompagnateur de la poiscaille se tendre de peur face à moi (le pauvre ne semble même pas savoir quoi faire!) et je prends une respiration. Deux respirations. Ca ne sert à rien mais il faut ce qu'il faut. Je ferme les yeux, calmement. Inspiration. Demi-tour et demie et me voilà derrière le requin. Expiration. Je prends le temps de le regarder. Un quart de seconde. Hop. Inspiration. Je l'attrape par le bras. Expiration.

Et je lui fous mon genou dans les côtes.

«  Fais un pas de plus et je te fait bouffer ton vomi par intraveineuse. »

Autant pour ma volonté d'épargner une nouvelle vague de régurgitation à mon sol. Mais là... non. Non non non. NON! Putain de bordel de merde fait chier sa race. MON SOL. MON APPARTEMENT. MON CHEZ MOI.

5 secondes. 5 putain de secondes!! Il lui aura fallu seulement 5 secondes de mes couilles pour me rendre fou de rage! Le con! Le con le con le con! Putain! Ah je fulmine! J'ai envie de l'étriper. Je vais lui faire bouffer ses dents jusqu'à ce qu'elles lui percent l'anus comme une bonne sodomie au verre pilé l'aurait fait!

Bien sûr extérieurement je me contiens. Mon ton est maîtrisé, l'homme qui s'excuse déjà à mes côtés ne décèle en aucun cas mon niveau d'énervement et j'arrive même à garder la tête haute et les bras croisés. Bref. Je peux gérer. Ca va le faire. Pas de meurtre tout de suite, allez allez.

Un tantinet plus calme, j'attrape la première épaule de l'hybride qui me tombe sous la main et l'envoie valdinguer contre le mur de mon entrée, usant d'assez de ma force “améliorée” pour qu'il se réceptionne brutalement. J'espère que mon coup aux côtes se fera ressentir! Dans la manoeuvre, j'esquive de justesse le filet de bave (et plus mais je ne veux pas savoir... eurk) qui suit l'animal comme son ombre, tapissant mon parquet d'une horrible traînée nauséabonde. Je vais finir par tourner de l'oeil!

« Ne pense même pas à bouger de cette entrée. Et vous, rendez-vous donc utile et retirez-lui ses chaussures! » J'ordonne à son accompagnateur décidément inutile jusqu'au bout!

Il hésite mais s'exécute finalement lorsque me regard, plus furieux que je ne le pensais, l'invite très poliment à se magner le cul ou il sera le prochain à se manger un genou. Putain. Il me faut encore deux ou trois fausses respirations pour trouver assez de force pour hurler à travers mon appartement et appeler Finn, l'esclave incompétent encore fourré je ne sais où.

Il arrive dans la seconde, ne prend même pas la peine d'analyser la scène qui se déroule sous ses yeux et comprend sans que je lui demande qu'il a plutôt intérêt à récurer mon sol dans la minute s'il ne veut pas que j'ajoute ses dents aux régurgitations refaisant actuellement mon entrée. Je lui donne dix minutes. Une de plus et il finira le travail à la langue.

Quoi?! Il n'a rien fait? Je m'en contre care le gosier! Lui il lave et l'autre vendeur de mes couilles s'occupe de limiter les dégâts. Ce n'est quand même pas compliqué. Et putain pourquoi tant de galère à peine arrivé? Pourquoi putain?! Et merde! Un coup d'oeil vers le requin et je sens qu'il est prêt à me repeindre mes murs. J'interviens avant qu'il ne se vide une nouvelle fois.

« Oh! Réveillez-vous un peu bon sang et resserrez-lui sa muselière au maximum. S'il vomit, il ravalera. »

C'est assez de dégueulis comme ça pour aujourd'hui! Il se débrouillera bien pour éviter de s'étouffer avec sa gerbe. S'il a assez de force pour me défier du regard et se montrer satisfait de lui même pour ce petit cinéma, il aura assez de force pour respirer et vomir en même temps. Et à tenir debout! Ce n'est pas parce qu'il tremble comme une feuille à cause de je ne sais quelle substance qu'il peut ne serait-ce que penser avoir le droit de s'assoir. Je me fais même une joie de lui rappeler fermement:


« Ose seulement t'assoir. Vas-y, fais moi ce plaisir. »

Ca ne doit pas forcément lui faire peur mais qu'importe. Qu'il me donne donc une raison de faire de sa vie un enfer dès le début. Je pensais le ménager pendant 5 minutes, histoire de me débarrasser de son accompagnateur. Maintenant, qu'il soit là ou non, je m'en torche le cul. S'il pose son cul par terre, c'est le début de la fin. Pour lui.



Revenir en haut Aller en bas
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Mer 12 Juil 2017 - 21:55

Coup dans les côtes ? Avant même d'avoir mal, mon corps réagit et je regerbe. Plus grand chose dans l'estomac, c'est de la bile jaunâtre qui gicle sur le parquet impeccablement ciré. Goutelettes en tout sens, sur mon pantalon - et, ça ça m'arrache un vague rictus même en plein renvoi- sur les mules impeccables de Barbie. Dommage que je l'ai pas eu direct mais c'est toujours ça !

Je m'affaisse, penche. Réflexe après la douleur mais Tartifolle n'a toujours pas pigé et me voilà jeté contre le mur de l'entrée. Trop fort. Crac. Dans le glaviot que je crache contre le mur - va te faire enculer connard, c'est ta faute ! - y'a des ridules de sang, j'en ai le gout plein la bouche. Une dent pétée probablement. Regard noir balancé à Princesse tandis que ma langue trouve le croc abimé et le tâte, le pousse, douleur habituelle - et là, c'est une dent que je crache sur le parquet, à ses pieds. Tiens, tu l'as voulue ? Bah mets toi la dans le cul ! Et fais la toupie avec tant qu't'y'es !

Mais Princesse est teeeeeellement au dessus de tout ça. V'là qu'elle gueule et qu'un avorton débarque, bas du front et bas du slip et se fout à genoux. Manquerait plus qu'il lui taille une pipe tiens ! Nouveau crachat, plus jaune que rouge maintenant. Je cicatrise vite heureusement - et c'est le dernier vu qu'on me resserre ma muselière mais pas assez vite pour que j'ai le temps de dire très exactement à l'autre tapette ce que je pense de sa bienvenue. Dedans, y'a les mots "enculade" et "salope". Putain mais faut être sacrément con pour faire dégueuler les gens et après s'en plaindre ! Tu croyais qu'il allait m'apporter quoi, ton coup de genou ? Du bonheur ? Ou roter des papillons peut-être ? Fous toi les paillettes que tu veux dans le trou du cul et laisse moi gerber en paix merde !

Je me venge à ma façon. Je pourrais pas enlever les fers - déjà testé, trop solides - mais avant que Vampirillon arrive à m'enlever mes pompes, je réussis à les racler consciencieusement contre le mur. Chouette papier peint, tiens. De l'art morderne, non ? On dirait de l'émail de chiottes après une soirée fajita ! Quand je me retrouve enfin pieds nus, guibolles flageolantes et tête de même, je m'arrange pour rester debout. Je suis pas con. Si j'avais pas la muselière, je leur dirai que vu le sol dégueulasse, je préfére encore rester debout. D'un autre coté, l'appart est à l'image du proprio comme ça : puant.

Déception : Princesse est parti se repoudrer le nez. Ou se faire un thé, ou s'enfiler un tampon, j'sais plus. J'm'en cogne. Vampirillon me balance un regard aussi dégouté que perplexe, l'air de pas trop savoir si c'est vraiment moi la bête sauvage ici. Bonne question ducon. J'hausse une épaule, méprisant, il a l'air de comprendre. Je me cogne de son avis et il lève le bras pour m'en coller une - et s'arrête aussi net, dégouté par le contact poisseux de sa manche détrempée. T'avais qu'à y penser avant tocard ! Je me marre - mais m'arrête vite, la muselière m'empêchant d'ouvrir la gueule et redéclenchant un nouveau haut-le-corps. Beuh. Saloperie ! Voilà que l'autre con se marre, ça me plait pas. Je me redresse, il me tenait plus, persuadé que j'avais abandonné - et je shoote dans le seau d'eau déguelasse. Bon coup de pied, belle projection - et c'est un concert d'hurlements qui s'ensuit, de la sangsue totalement dégueulasse et de l'esclave qui vient de gagner le droit de tout renettoyer, sol et mur compris. Finalement, c'est moi le plus calme du lot, hein ? Ah ah !

De rien les connards. Va falloir vous y habituer, je compte pas m'arrêter là.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Jeu 13 Juil 2017 - 19:38


What a mistake indeed
PV — Selachi


Je ne sais pas pourquoi, j'ai une soudaine envie de hachi au poisson. Pourtant je ne devrais pas, avec l'odeur qui traine dans mon appartement! C'est tout sauf appétissant! Tout ça à cause d'une poiscaille sans manières... Et aussi à cause de son accompagnateur, si on y réfléchit bien!

Eh! J'avais effectivement demandé à ce qu'il soit muselé mais certainement pas à ce qu'on le shoot de tellement de drogues qu'il en devienne incapable de gérer son estomac! Le con m'a refait toute mon entrée, murs compris! Si ça ne risquait pas de me gicler dessus, je lui refouterai bien un coup de genoux dans le sternum tiens!

Putain. Tellement d'emmerdes en si peu de minutes! Ma vie va définitivement prendre un tournant aux antipodes du relaxant avec cet hybride à la maison. Et heureusement que j'ai Finn sous la main pour nettoyer! Car il n'est tout simplement pas envisageable que je m'approche de ces marres de dégueulis à moins d'un mètre. Non non non. Finn nettoie, le commerçant me prépare les papiers de l'autre attardé et moi je bois un thé.

Il est vraiment trop tôt pour ces conneries.

Tous les acteurs de cette scène pitoyable sont encore en train de s'activer lorsque je reprends mon calme et entreprends de conclure l'adoption du poisson:

« Finn, accorde nous 5 minutes en privé et profites-en pour emmener ton collègue dans sa chambre. Laisse-lui sa muselière et n'oublie pas de l'attacher au lit. »

Hm. Voilà une phrase qui, sortie de son contexte, pourrait être ma foi fortement subjective.

Finn ne semble pas ravis de se voir octroyer un tiers temps avant de devoir remettre les mains dans le vomis et me regarde discrètement, peu rassuré. Mon regard dur suffit à le motiver et le voilà qui détale vers la bête en piètre état, qui ricane encore d'avoir craché une dent sur mon parquet. Je lui mettrai dans sa purée ce soir.

Bien que frêle et franchement peu impressionnant, vu dans l'état dans lequel se trouve le requin tigre, Finn n'aura pas de mal à l'emmener dans sa chambre et à s'executer. Encore branlant et titubant, je dois reconnaître que la force de l'hybride est admirable. Il arrive à ne pas se vautrer tandis que mon esclave le guide (un peu trop gentiment à mon goût) dans le premier couloir visible de mon loft, le couloir réservé aux esclaves. Là-bas, c'est leur espace privé.

Débarrassé des gêneurs, je reprends ma "discussion" avec l'accompagnateur du squale qui ne semble pas très serein quant à mes attentions envers son, dorénavant, ancienne marchandise. Alors que je l'invite à me rejoindre dans mon salon principal où je nous installe à ma table à manger, il se permet de me dire d'un ton lourd de sens:


« Vous savez, pour le plaisir, je ne pense pas que vous soyez bien conscient de ce qu'un être comme Selachi peut vous faire subir. Vous n'irez pas bien loin avec lu-
– Merci mais fermez la. Les papiers? »

Ouh ça ne lui a pas plu que je l'interrompe ainsi! Et ça lui plaît encore moins que je réponde à ses craintes en sirotant mon thé avec encore plus de mépris qu'avant. Il semble ronger son frein, serrer les dents et fini (ENFIN) par me donner les derniers papiers du contrat de vente de l'hybride à signer. En deux minutes supplémentaires, tout est réglé. Et je peux enfin me débarrasser de ce gêneur. Alors sans un regard sympathique, sans une seule poignée de main satisfaite, je le raccompagne à ma porte (ou aussi proche que je le peux avec ce qui traine encore autour... urg) et je ne le remercie pas d'être venu.

Et ainsi, Selachi m'appartient.

Drôle d'effet que de savoir ça. Maintenant que c'est un fait, je suis étrangement nerveux. Pas si sûr de mon coup. Regardez! A peine arrivé je dois déjà me retenir d'aller lui arracher la tête. Autant dire que ça ne va pas être évident à gérer c't'histoire.

Bon. A chaque instant son emmerde. Pour l'heure j'en ai bien assez fait comme ça et il est toujours trop tôt. Donc en attendant que Finn revienne nettoyer l'immondice qui souille mon havre de propreté, je vais m'échouer dans mon canapé et, par souci professionnel, relis scrupuleusement le contrat de vente de mon hybride.

Finn revient alors que je suis concentré dans ma lecture et je ne l'entends même pas se remettre à ses tâches de ménage. Après ce qui m'a semblé n'être que 5minutes de lectures et qui en étaient en fait 50, je décide qu'il est temps de m'activer, d'arrêter le thé et d'aller poker du requin. Ca va me faire du bien tiens.

Alors hop. Direction, la chambre du “fauve”. En tout cas ça sent le fauve! Enfin la gerbe! Merde le con! Il va pas me cradifier tout l'appartement non plus! C'est pas très rassuré sur cette hypothèse que je pousse la porte de sa chambre. Le poisson est là, disgracieusement vautré sur son lit, l'une de ses mains évidemment attachée au barreau de son lit (avec assez de mou pour qu'il se gratte les couilles avec tout de même) et la muselière toujours en place. En revanche pour ce qui est de sa conscience... est-ce qu'il est toujours parmi nous? Merde on dirait un étudiant en médecine qui aurait trop fait la fête la vieille et qui tenterait de décuver dans la plus absurde des positions possibles.

Un véritable déchet. Mais, comme il m'a déjà mit en pétard et que, putain de merde, je n'ai pas le temps de jouer les infirmières, mon premier réflexe et de le réveiller à grand coup de pied dans le lit. Si ça tête tournait jusqu'ici, un petit “tremblement de terre” pourrait éventuellement l'aider à retrouver ses esprits. Et puis j'ai pas signé pour avoir la belle aux bois dormant sous mon toit moi!

« Oh. J't'ai pas donné l'autorisation de claquer tout de suite. Allez, redresse-toi. »

Comme j'ai énormément de patience (oui bien sûr), je le presse un peu et le tire par le col de son... eurk, tee-shirt? Bref, je le force à se redresser, lui donne une légère pression pour qu'il s'aide du mur accolé à son lit s'il en a besoin et lui retire sa muselière. En revanche j'y vais du bout des doigts parce que putain de merde c'est dégueulasse. Yark. Et bah j'vais te dire que je la lâche direct sur sa table de chevet, et Finn se débrouillera pour me nettoyer tout ça.

Bon, je ne suis pas con, même stone l'autre squale peut rester agressif donc dans la manoeuvre, je me tiens toujours prêt à lui péter ses dents si jamais il tente de me mordre (ou à lui donner une tape sur le nez. Paraît que ça fait son effet ce truc!).

« Finn! Amène de l'eau dans sa chambre s'il te plait! » Je beugle (en espérant que ça lui fasse mal aux oreilles tiens) à travers l'appartement, « Tu bois le pichet complet, compris? »

Ca va deux secondes de me gerber partout hein.



Revenir en haut Aller en bas
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Jeu 13 Juil 2017 - 21:12

Y'a tout qui tremble. Quelqu'un balance des coups de pieds dans mon lit.

Non mais va te faire foutre connard !

C'est ce que j'aurais aimé dire, mais même demi-conscient je me rends bien compte que c'est pas ce qui sort de ma bouche. Trop étouffé. Et pour cause, l'acier mord mes lèvres. C'est quoi ça ? Oh, merde. Muselière. Gerbe. Princesse. Putain, fait chier. C'est vrai, j'suis en enfer et c'est moi qui brule les culs. Et je refais la déco aussi, thème vomi. Je rouvre des yeux encroutés de sel, lève un bras pour tenter de les essuyer. Cling. Cling ? L'acier accroché à mon poignet renvoie des accents de lumière, tranchant comme des couteaux. Oh ouais, c'est vrai, l'Avorton m'a ficelé avant de se casser et puis j'ai...

Et puis j'ai rien du tout parce qu'on me tire du lit, par le col. Je gronde, écho dans la muselière tandis que Princesse - what else - me tient à bout de bras comme une demi-souris trouvée dans sa godasse. Dégueulasse ? Un peu oui - et c'est de ta faute enculé, viens pas chialer ! C'est pas mon passe temps dans la vie, de gerber partout. Je préfére faire chier, mieux que le meilleur des débouche-culs. En tout cas, une fois debout, il se rapproche malgré le fumet. Doigts sur ma nuque, cliquetic - à portée de mes crocs son cou remarque le requin par pur instinct - et clac, l'appareil lui tombe entre les mains, acier luisant et bave visqueuse.

Oh putain ça fait du bien !

Premier réflexe : bailler - et mes machoires craquent deux fois, une de chaque coté. Je m'essuie la bouche de l'avant bras, ma langue tatonne entre mes crocs. Réflexe. Ca repousse vite chez moi, mais faut toujours que je sache de quel coté je peux mordre - et de quel coté ma proie risque de se casser. Nan ça va, m'a pas trop amoché. Dans quelques minutes, j'aurai retrouvé toute ma niaque et ce grand con va gueuler bien plus fort - et à raison cette fois.

- Amène. Ca m'en fera plus à t'en cracher à la gueule, que je lui lâche en faisant craquer mon cou.

Quoi, il espérait quoi ? Un remerciement ? Mais qu'il aille se faire foutre, sans lui je serai peinard dans mon coin et pas en train de refaire sa déco ! Loin d'être intimidé ou reconnaissant, je continue à faire craquer mes articulations. La nausée passée, ça va mieux. Ca lui plait pas, j'le vois bien mais je m'en cogne. T'as acheté le bestiau, tu fais avec le bestiau - et crac, crac, crac font les épaules, coudes, phalanges. Je le toise du regard : allez viens, si t'oses. Une main, ça suffira à foutre la patée à une fillette dans ton genre - du moins si t'étais pas lâche au point de te réfugier derrière ta zappette ou tes pouvoirs à la con.

L'autre nain de jardin rentre, les manches encore humides et un pichet d'eau entre les bras, calé contre lui comme un doudou. Je le vois lancer un regard terrifié vers Princesse et c'est un hoquet de rire qui m'échappe, le fait sursauter. T'as peur de ce trou du cul, sérieusement ? Lopette ! Un ordre sec, et il s'approche de moi, me tend la cruche. Vu sa gueule, il s'attend que ce que je le chope et le bouffe tout cru. Naaan. Trop maigre - et puis où serait le challenge d'écraser un cafard comme toi ?

De ses mains tremblantes, j'arrache le récipient. Il recule comme si j'avais essayé de l'attraper, sourire plein de dents en réponse - et tiens, est-ce que Princesse est surprise ? Et oui, tu sais pas tout sur le poiscaille. Viens me voir, je te chuchoterai mes secrets à l'oreille avant de t'étriper pour qu'ils le restent, secrets ! Tête en arrière, et glou et glou et glou... L'eau coule, apaise, lente gorgée discontinue. Je sais pas si c'est le requin en moi mais j'aime l'eau - et juste l'eau, tout autant que le sang. Les deux ensemble, c'est le pied, lorsque les deux se mélangent et luttent comme moi j'le fais avec le reste du monde.

Glou final : Pichet vide. Dos de la main sur mes lèvres, deux fois et sans mot dire, je balance la cruche. Pas solide ce truc : ca péte contre le mur, laisse une nouvelle gerbe d'eau en étoile et les débris retombent. Rire de nouveau, le mien, sous le regard de Princesse et du fayot.

- D'la merde, ton appart, sérieux !

Bien sûr que je vais m'en prendre une. Bien sûr qu'il va me le faire payer. J'attends que ça. Un petit moment d'humeur et qu'il se rapproche. Je lui sauterai pas dessus tout de suite, non, je le laisserai même m'en coller une s'il veut. Parce que quand il sera près, tout près de moi, je pourrais percevoir ses mouvements. Mes ampoules, tout le monde les oublie, mais c'est un avantage au corps à corps même contre un vampire. Sentir le flux électrique, choper ses membres, lui arracher quelques doigts d'un coup de crocs... T'as voulu un tueur, Princesse ? Alors viens l'affronter !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Sam 15 Juil 2017 - 17:35


What a mistake indeed
PV — Selachi


Bordel de merde, même dans les choux, ce con à encore tout son mordant. Hm. A bien y réfléchir, c'est rassurant. Au moins cela veut dire que je vais pouvoir me défouler sans retenue sur lui, qu'il saura toujours trouver quoi me dire pour me booster à continuer à lui en mettre pleins la gueule. A moi de m'habituer à son incessante grossièreté. Je m'y ferai.

En revanche vraiment? La vaisselle? Dès le début? Quel petit con. Bon, ça va que ce pichet est justement réservé à l'utilisation des esclaves de la maison, dont je m'en cogne complètement (ce n'était qu'un pot en terre-cuite après tout) mais tout de même. Merde. Il sait faire son entrée celui-là hein! Et en plus le voilà qui a déjà su terroriser Finn. En même temps, un rien le terrorise lui en ce moment. Je devrais peut être penser à y aller un peu plus mollo avec lui... Meh. Il s'en remettra. Et puis il ne sera pas chargé de s'occuper de Selachi. Je l'ai pris pour moi.

Je n'ai encore rien dit ceci dit que Finn se remet déjà de sa frayeur et commence à ramasser les morceaux de la poterie brisée. Je le laisse faire silencieusement mais le retiens avant qu'il ne parte.

« Attends. Fais-voir. » Je l'interromps dans sa foulée et lui indique ses mains pleines de débris.

Il doute de ma question mais fort-heureusement n'hésite pas au point de me faire répéter mon ordre et me présente les brisures de poteries. Certaines sont assez petites, mais quatre énormes morceaux encombrent le tout. Frappé d'une idée, je récupère les petites brisures de ce qui fût un pichet artisanal et congédie Finn d'un regard. De nouveau seul avec l'hybride qui ne fait que critiquer mon appartement (il n'a aucun goût, pff), je me rapproche lentement de sa couche et m'arrête à quelques pas.

« L'appartement peut bien te déplaire, pour ce que ça importe. Il n'est pas fait pour que tu t'y sentes bien. » C'est une vérité assez cruelle.

Effectivement, que mes esclaves se sentent bien ou pas entre mes murs m'importent peu. J'ai plus d'intérêt pour mes plantes que pour eux. En revanche, ma vaisselle, elle se respecte, même celle que je n'utilise pas. Alors comme le requin a été le premier à lancer les hostilités en s'attaquant pile à ce qu'il ne faut pas, je m'en vais lui apprendre qu'elle punition suivra tout cassage.

« Puisque tu es si pressé, commençons donc tes leçons. »

Première leçon: on ne touche pas à la vaisselle.

Première règle brisée, première punition. Elle ne sera pas de trop tiens! A moi de bien gérer mon recul si jamais il se remet à gerber après que j'en ai terminé avec lui. Tiens c'est marrant, je suis plus calme que ce que je pensais. Alors que je m'approche de lui, je ne trépigne pas de colère. Je suis serein. Apaisé avant d'avoir commencé. Etrange, mais pas désagréable.

Ainsi, j'arrive à rentrer dans sa tête plus facilement que jamais. Sans sa muselière et avant d'avoir pus tester ses capacités de combattants (que je sais excellentes), je préfère m'en remettre à mes petits tours personnels. Surtout quand il faut que je m'approche de sa gueule de con. Alors sans effort, je me mets à tisser une illusion, je l'induis en erreur, le force à rester immobile, le bloque, l'enfonce sous des poids insupportables, lui inflige une gravité jamais connue. Il est bloqué et à ma merci. Juste assez pour que j'arrive à lui pincer le nez et à le forcer à ouvrir la bouche, sans qu'il ne m'arrache mes dix doigts au passage.

Je lui ouvre la gueule en grand et continue de l'immobiliser par la seule force de ma pensée. Télékinésie et hypnose sont des dons parfaits pour appliquer une horrible sensation de lourdeur sur votre corps. Comme si, d'un coup, vous deveniez tétraplégique. Votre corps n'est plus à vous. Il ne répond plus. Même cligner des yeux devient impossible. Vous n'êtes que dedans. Victime de votre bêtise.

Je l'amène où j'ai envie qu'il soit. Complètement amorphe, sa gueule grande ouverte. Il ne semble pas comprendre ce qui lui arrive, c'est souvent comme ça pendant les hypnoses. Le cerveau comprend après-coup qu'il a été victime d'un esprit malin. Pendant la durée de “l'agression”, on croît tout bêtement à la réalité qu'on vous impose. Et c'est finalement lorsque l'attaque s'arrête que l'on se rend compte que tout ceci n'était qu'une farce. En revanche, la douleur elle, traverse toutes les réalités. Les fausses comme les vraies.

Ainsi, lorsque je lui enfourne les brisures de poteries dans le fond de la gorge, je pense qu'il doit le sentir passer. Salement. Et puis je lui ferme le bec, je lui bouche le nez et je l'oblige à déglutir. Je l'attends. Ce mouvement de gorge qui me signalera qu'il les aura avalé. Et je veux voir à ce moment là la lueur qui traversera ses yeux. Que se passera-t-il lorsque ces morceaux tranchants, victimes de sa fureur, se retrouveront à grater sa gorge? A s'attaquer à sa trachée? A ouvrir son oesophage? Comment réagir face à pareil douleur de se faire éventrer la gorge de l'intérieur? Je suis curieux.

Mais avant de le libérer de mon emprise, je le garde encore un peu immobilisé et lui redresse la tête, son menton emprisonné entre mes doigts (bordel elle est bizarre sa peau!):

« Règle numéro une: qui brise ma vaisselle en avalera les morceaux. »

Et le voilà libéré. De ma poigne, de mon hypnose mais pas de mon regard supérieur. Et certainement pas, de sa douleur.



Revenir en haut Aller en bas
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Sam 15 Juil 2017 - 19:07

Ca, c'est clair qu'il est pas à mon goût son appartement. Il pue la mort - enfin le mort, sa putain d'odeur à la con est partout, savon et poudre sur relent de merde. Mais je pourrais m'y faire, j'ai vu bien pire. Le gros problème de cet appart, c'est son proprio, posé comme un bon gros furoncle plein de pus en plein milieu. Vu sa gueule, je suis sur que si on le presse il en sort que du pus. Je verrai bien, très bientôt j'espère.

J'ai pas dû gueuler assez fort cela dit parce qu'il s'approche pas. Il préfére aller voir l'autre microbe. Ca me plait pas, le regard que balance le minus à la sangsue. Y'a de la terreur dedans, autant que dans celui qu'il a eu quand j'ai balancé la cruche contre le mur et si je vois pas bien je sens qu'il veut reculer lorsque Princesse s'approche de lui. Comme avec moi. Je grogne, insulté. Je lui fais que aussi peur que son maitre ? Bordel, je vaux mille fois plus que ça ! Je lance le bras en avant, la chaine cliquète, m'empêche de le choper - bien sûr, je le savais - mais au moins, ça le fait reculer. Crocs sortis en un sourire équivoque, je savoure la trouille que je vois enfler dans ses mouvements. Voilà, là c'est mieux !

Ouais c'est con, mais je suis un peu satisfait quand même lorsque l'avorton se casse et que Princesse se retourne vers moi. Yeux étrécis, rictus aux lèvres, je le nargue. Moi je lui fais peur au point de reculer, t'as vu ? Pas comme toi ! Probab' qu'il l'a vu et un instant, y'a l'espoir qu'il revient parce qu'il s'approche. Ouais, enfin, je l'ai mis assez en rogne pour qu'il vienne ! Viens, viens, approche que je ...

Que je rien du tout. Mon corps bouge plus. Plus du tout. Plus une main, plus un pied, plus rien. Nada. Que pouic. Pendant une seconde, très brève mais longue comme ce moment où on vous arrache le foie à mains nues, ça beugle dans mon corps et dans ma tête. Faut qu'je bouge ! hurle la partie totalement animale en moi. Pas bouger = proie = bouffer ! Et ma tête envoie un signal d'alerte à tout mon corps, bouge connard, bouge, attaque ! Chope ! Tue ! Mais rien répond, rien, a part mon coeur qui tape plus fort jusqu'à me donner envie de m'arracher les tympans. Rien, juste le coeur et les yeux et le pouls s'emballe s'emballe s'emballe.

Faut un énorme effort de volonté pour faire taire ça. Ca équivaut à baillonner mon instinct de survie, mais j'y arrive tant bien que mal. Ca a l'air facile dit comme ça mais c'est une horreur, c'est comme chercher à arrêter de respirer après un sprint. Si j'y arrive, c'est uniquement parce que c'est pas la première fois qu'on me fait ça. Gentil requin, moi ? Jamais. Déjà tout petit ils ont essayé de me dresser et ça, c'était encore la méthode douce. Je peux pas lutter, je le sais pour avoir testé alors je laisse - parce que putain de sa mère la pute j'ai pas le choix et ça me tue de l'intérieur de l'admettre ! J'ai pas le choix - pour le moment. Connard pourra pas toujours maintenir ça et je me sers de la hargne pour tenir, tenir, tenir - la hargne qui grossit mais que je garde au creux de ma poitrine comme du poison. Bientôt, je lui donnerais du sang, je lui promets à ma rage, bientôt elle pourra se baigner dedans alors faut qu'elle m'aide à tenir, putain ! Je te jure, je t'offrirai ses tripes tôt ou tard !

Je tiens, le corps paniqué et l'esprit pas beaucoup plus clair, uniquement tenu par la haine. Je peux plus bouger, mais je lui fais passer le message par le regard. Oh non connard, t'en fais pas, dès que je verrai une ouverture... Et je la guette l'ouverture. Le temps, ça veut plus dire grand chose quand on est coincé comme ça mais il peut pas influer sur mon coeur. Jamais connu de vampire assez calé pour ça. Alors les battements de coeur, ça me montre que le temps s'arrête pas. Pan pas pan, ils s'alignent et se décomptent façon petits batons sur le mur d'un prisonnier. Tôt ou tard, y'aura assez de petits bâtons gravés et le mur, il s'écroulera. Et moi, je passerai à travers. Et je t'aurai, connard.

Mon corps se laisse faire entre ses mains, et ça me retourne l'estomac littéralement, acide comme la boule de haine qui couve. Ca brule dans l'oesophage mais pas assez de muscles disponibles pour remonter, ça reste coincé et putain, c'est dommage parce qu'alors qu'il ouvre ma gueule j'aurais adoré lui cracher tout ça à la tronche ! Mais je l'aurai, je l'aurai, je me repéte comme pour bercer la hargne, je l'aurai que je me dis alors qu'il enfonce son poing entre mes crocs et laisse tomber au creux de ma langue les débris acérés, je l'aurai et il referme ma machoire, je l'aurai et gloups.

Ca saigne dans ma putain de gorge en traits de feu, ça saigne jusqu'à mon estomac en arrachant la chair. J'ai mal comme rarement - parce que putain de bordel de merde, c'est à l'intérieur de moi et je peux rien faire, je peux pas bouger, je peux pas me défendre - ET JE VEUX PAS BOUGER DE TOUTE FACON PUTAIN, pas alors qu'il me regarde et jauge de ma douleur comme un gamin devant une mouche à qui il aurait arraché les ailes ! JE SUIS PAS UNE MOUCHE CONNARD !

Ca saigne et la rage s'en nourrit et enfle. Et c'est ce qui me tient maintenant alors qu'il relache le controle, alors que je vacille et me laisse tomber malgré moi sur le lit souillé, que je me penche en avant, crachant et toussant par pur réflexe des caillots de sang. Putain de douleur, j'en chialerai presque - presque, parce que ça pleure pas les requins. Y'a une petite part de moi totalement humaine, tout l'inverse du requin animal et instinctif qui reste froide et pense : Je vais pas juste lui faire mal, à cet enculé, non. Il va pas me rendre. Il va pas se sauver. Je vais faire de sa vie un enfer, un vrai enfer, jusqu'à ce qu'il craque. Que je le bute - ou qu'il me bute pendant que je tente de l'éviscérer. Et s'il me bute, je créverai avec le rire aux lèvres et les majeurs dressés parce que ce sera quant même qu'un enculé de salopard à la tête pleine de merde même pas capable de dresser un de ces hybrides qu'il méprise tant.

Entre mes genoux, la portion de sol se couvre de grosses tâches écarlates. Encore un peu de déco... Bordel, quels gouts de chiottes elles ont ces sangsues putain ! Apnée une seconde, je rouvre les yeux et tourne la tête, le repère. Blurp. Le crachat est totalement volontaire et dégouline sur sa jambe, glaviot sanguinolent. Tiens, cadeau, t'auras pas tout perdu.

- Promis j'te... casserai... les couilles... avant d'les bouff..er
" j'articule avec peine entre deux déglutitions douloureuses, défiant et hargneux malgré tout. C'est relativement efficace vu sa tronche et mon souffle s'accèlère, me fait d'autant plus mal mais change de rythme. Incroyable mais vrai : je me marre, d'un rire aussi horrible que sanglant, postillonnant des mouchetures rouges à tout va.

Parce que je reste requin et que le requin, il s'en cogne de savoir de qui est le sang dont il s'abreuve.

Tu vas tellement morfler, salopard, t'as même pas idée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 16:26


What a mistake indeed
PV — Selachi


Bon et bien il était satisfaisant d'admirer son regard pleins de rage pendant mon petit tour qui, apparemment, a fait mouche. Allez mon beau, régale-moi de ta colère que je puisse te faire tater de la mienne! Continue donc de me foudroyer du regard, de cracher tes tripes, de te consumer de rage. Je ne prends pas mon pied en te faisant mal, sache-le. Je le prends en admirant ta fureur. Elle ne m'excite pas, comprends-moi. Elle me fait du bien. Peut être qu'inconsciemment, j'aime savoir que quelqu'un est aussi enragé que je ne le suis tout le temps. Quelqu'un partage ce que je ressens. Expérimente cette plaie qui nous draine de toute énergie, qui dicte notre vie, notre conduite, notre avenir.

J'aime ta rage mon poisson. Je l'adore. Je l'ai acheté et je mourrais d'envie de la rencontrer. Elle ne me déçoit pas. Tu es splendide, à ta manière. Oh bien sûr tu me débecte avec ton odeur de vomis et, presque, tout me dégoûte en toi mais ton regard lui sait me charmer. Ne change jamais. Continue de me faire frissonner de plaisir. Pas charnel, ne pousse pas non plus.

Vas-y, crache tes boyaux, recouvre donc mon sol de ton sang. Je ne vais pas me plaindre de ceci, c'est moi qui l'ai cherché cette fois-ci. Lâche-toi. Continue de me regarder comme ça. C'est le début de la fin mon beau. J'ai joué ma première carte, je gagne cette bataille. Mais je sais que tu me le rendras, je le vois. Ces belles prunelles enflammées me promettent bien des tempêtes. Je les attends. Ce n'est pas grave. Ca sera sans doute insupportable de vivre avec toi, je sais! Mais ce n'est pas comme si je l'ignorais lorsque j'ai décidé de te prendre avec moi. Je l'ai tout de suite vu que tu ferais de ma vie un enfer. Tu me l'as joliment dit aussi, à ta façon. Alors vas-y. Game on bitch.

Mais arrête de me cracher dessus en revanche! Putain! Tiens, c'est pas de trop que j'te fasse manger mon tibia, tu apprendras à cracher ailleurs. Se passe se que je pense et voilà que mon squale grognon (j'sais pas pourquoi, il a dû manger un truc qui ne passe pas) se mange mon tibia en pleins dans les dents. Putain! Ces saloperies de canines me raclent la peau au passage. Merde ça déconne pas ses mâchoires. Je retiens. Mais j'ai au moins la satisfaction de le voir faire un demi-tour sur place, la tête la première. S'il ne s'évanouit pas sur le moment, il n'a pas l'air non plus de péter le feu tout de suite après le coup.

« Arrête donc de cracher tes dents je ne comprends pas ce que tu essayes de dire. » C'était nul comme répartie ça. Et bah j'assume.

En fait je suis même assez content de moi. Bon j'ai définitivement un gros problème de "décoration" sanguinolente à résoudre avec cette histoire mais au moins, son emménagement se passe plus sympathiquement que ce que je pensais. J'ai au moins le mérite d'avoir de quoi m'occuper. S'il est encore conscient, je sens qu'une nouvelle salve d'insulte ou autre ne va pas tarder à me tomber dessus alors avant que nous ne relancions dans ce schéma agressif qui selon moi risque d'être extrêmement répétitif, je le laisse à sa misère et lui assène une dernière pique cinglante:

« Je te laisse à ta digestion. » Et je retourne à mon thé.

Je rejoins Finn à mon salon (lui s'occupe avec application à laver les dégâts causés par l'arrivée de Selachi) et retourne me faire un thé, parce qu'on ne boit jamais assez de thé. A travers le couloirs, on peut encore entendre quelques râles de colère (ou de douleur pour ce que j'en sais) mais Finn sait qu'il ne doit pas se montrer curieux sur le sujet, s'il ne veut pas prendre la place du squale. Même si, concrètement, lui ne me donnera jamais aucune raison de le traiter ainsi.

Ah. Et bah je me sens mieux moi dis donc! Une tasse de earl grey à la main, le peignoir à peine noué autour de mes hanches, je profite d'un peu de calme pour me remettre de tout ça. Il va y avoir de l'action dans cet appartement désormais. Etrangement, j'en suis impatient. Mais ça creuse en revanche de s'occuper de l'autre énergumène! J'en pose mon thé et m'affaire une petite seconde dans ma cuisine avant de me retourner vers mon esclave, attelé à sa tâche:

« Finn, viens une seconde s'il te plait. » Oui il n'y a pas de raison que je ne me montre pas un minimum poli avec lui lorsqu'il se comporte bien.

Il sait qu'il ne doit pas me faire attendre et arrête immédiatement d'astiquer mon sol pour me rejoindre. Il n'est pas franchement rassuré, surtout en avisant ma jambe encore tachée de sang et se positionne à une bonne distance. Décidément, je n'avais pas souvenir de l'avoir traumatisé à ce point celui-là! Je roule des yeux en le voyant être si méfiant (j'ai encore rien fait bon sang!) et l'attrape par la taille pour l'éjecter contre mon torse. Au moins avec lui, c'est moi le plus grand. Et bah c'est pas désagréable, croyez-moi!

Le voilà dans mes bras et je vois dans son regard qu'il sait déjà ce que j'attends de lui. Délicatement, il se met sur la pointe des pieds et s'accroche à mes épaules, prêt à me laisser faire (en même temps, il n'a pas trop le choix). Un bras autour de lui, une main tenant fermement son visage, je plonge sans sommation dans son cou et me met à table.

Avec moi, pas de préliminaires. Je ne lèche et ne rassure pas mes proies avant de les mordre, c'est une perte de temps considérable selon-moi. Et en plus, ça ne serre strictement à rien. Alors je mords si tôt mes lèvres posées contre cette peau tiède et je me régale, poliment, du sang chaud. Finn a bon goût, comme d'habitude. C'est vraiment dommage qu'il soit si fin car ça me retire le plaisir de pouvoir me laisser aller avec lui. Quand je me nourris sur lui, c'est plus de la dégustation qu'un bon gros repas. Son sang est nutritif mais je dois constamment me méfier de ne pas en prendre trop.

Alors comme d'habitude, je me délecte de son hémoglobine jusqu'à ce que je le sente faiblir, qu'il cesse de se tenir sur la pointe des pieds et qu'il s'accroche un peu plus à moi. C'est le signal que sa limite est atteinte. Gentiment, je desserre la mâchoire, extraits mes crocs de son corps prit de spasme et le laisse se remettre quelques secondes, lui permettant de rester en appui contre moi. Lorsqu'il se sent prêt, il n'a qu'à se détacher de mes bras pour que je le laisse tranquille. Il s'apprête déjà à retourner s'occuper de mon parquet lorsque je le retiens d'un ordre calme:

« Attends une seconde. »

Je m'affaire un instant, sors une tasse du placard réservé aux esclaves, deux bananes et une pomme. A l'aide d'un petit couteau, je m'entaille le poignet et verse un peu de sang dans la tasse vide. J'en remplis une seconde de thé earl grey et donne le tout à Finn sur un plateau prévu pour eux.

« Tu amèneras ce sang à Selachi dans 1 heure et tu lui poseras sur sa table de nuit. Ne te préoccupe pas de savoir s'il le boit ou pas, ce n'est pas important. » Il opine de la tête mais ne semble pas ravis à l'idée de s'approcher de nouveau du requin, « Tu lui laisseras un fruit. Mange les deux autres mais mange les maintenant, je ne veux pas que tu attendes une demie-heure. Quand tu auras terminé avec l'entrée, tu pourras aller faire un tour. »

Et comme d'habitude, je n'ai le droit qu'à un hochement de tête entendeur avant qu'il n'exécute mes ordres. Finn, ce n'est décidément pas un bavard! Ma foi je ne vais pas m'en plaindre. Alors il retourne s'occuper de ses affaires, un fruit au bec, sa montre sous le nez pour être sûr de ne pas manquer mon ordre d'aller s'occuper de Selachi et moi je saute de nouveau sur mon thé (il a la parfaite température en plus!) et retourne sur mon canapé, un livre aux mains, bercé par les gémissements (de quoi je ne sais pas) encore audibles dans cette pièce.



Revenir en haut Aller en bas
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 20:30

Lorsque le microbe revient à la piaule c'est pour me trouver, gueule renfrognée, au milieu d'un carnage. Pas de sang et de chair - juste de sang. Le mien. Le coup de savate dans la tronche ça a pas fait du bien - mais ça, j'm'en cogne un peu. La douleur, aussi forte qu'elle soit, on s'y fait. Non, ce qui m'a vraiment foutu en rogne au point de déchiqueter la couette à coups de crocs et d'étaler ma morve sanglante sur les oreiller, c'est que j'l'ai pas eu. Putain de merde, il m'a eu par surprise le con et moi, j'lui ai même pas rendu la pareille... Si j'avais réagi une demi-seconde plus tôt au lieu de me marrer... Mais j'ai du pot d'être aussi con parce que je pense pas des masses et qu'au lieu de m'en prendre à moi-même, j'ai trouvé plus simple de démolir ce qui m'entourait, déchiqueter la couette et répandre la merde. Ah, et beugler comme un porc aussi. Ca a servi à rien mais au moins, ça m'a fait du bien. Je suis pas un caniche, je peux casser des trucs - et tôt ou tard, c'est la Gueule d'Ange que j'démolirai.

Bref, lorsque l'avorton revient, je suis affalé sur le matelas, au sol. Faut bien, le sommier je l'ai cassé en deux. Yeux noirs et dégoulinures de sang séché au coin des lèvres, me suffit de juste de grogner - putain, ça fait mal ! - pour qu'il s'arrête là où il est. T'aimerais bien te casser, hein ? On est deux et sur mon visage, ça grimace en un atroce sourire. T'en fais pas ducon, j'vais pas te buter toi. Tu vaux pas l'énergie, ça serait comme écraser une fourmi avec un semi-remorque.

- C'est quoi cette merde ?

Non mais sérieux, j'ai une tête de clébard ? Pourquoi tu me files un plateau en le poussant du bout du pied, hors de portée ? Connard ! Ce qui sort de sa bouche, c'est un flot de merde comme prévu. Du sang, sérieux ? Et un fruit ? Parce que j'ai une gueule de piaf en plus ? Et pourquoi pas des saloperies de graines ? C'est ça, casse toi demi-portion avant que ta cervelle elle explose sous les injures - et la porte claque derrière lui qui se casse, sale fuyard de mes deux !

Un fruit et du sang, putain...

Je regarde. Je cogite. Pas pour le fruit - je mange comme un homme même si je sens pas grand chose niveau goût au final, y'a que le poisson et la viande crue qu'ont pas le goût de merde en carton. C'est plutôt le sang qui m'emmerde. D'habitude, lorsqu'on me file du sang de vampire, je le leur crache à la figure en beuglant que bande d'enculés, soyez des hommes et pas des fiottes et acceptez d'être des faibles putain ! Si t'es blessé, c'est que t'es faible, c'est que tu mérites ta blessure, moi comme les autres. Si un adversaire me tabasse, et bah il me tabasse ; j'ai qu'à chialer ma mère et m'arranger pour qu'il ait plus jamais l'occasion de le faire. Mais là... J'ai encore le gout du sang dans la gorge, et la douleur, même si ça a coagulé depuis un moment. C'est pas une blessure de guerre. C'est pas une blessure de combat. C'est du piège, c'est de la tricherie. Je me rappelle comme mon corps pouvait pas bouger, et ses mains puantes sur ma tronche - et je sais que s'il n'avait pas abusé de ses saloperies de pouvoirs, je l'aurai étripé sur place. Tricherie. C'est pas normal que je sois blessé, c'est pas mérité. Je suis pas faible, c'est juste un salaud qui respecte pas les règles !

Et les salauds, j'ai pas à les respecter. Moi, je les encule, les salauds.

Je bois une gorgée et fronce le nez. Goût de merde comme prévu, et ça gratte au fond de ma gorge. Ca soigne. Ca disparait. Peut-être, mais il reste une trace - dans ma mémoire, tout au fond, là où les connards comme lui pourront jamais accéder malgré tous leurs pouvoirs. Je lui ferai payer, bordel de merde. Je l'ai promis à la hargne et je tiens mes promesses, surtout lorsqu'il est question de sang.

Avec un beuglement de rage, je balance le reste de la tasse à travers la pièce. Le résultat, tout en gerbe de sang, m'arrache un rictus. Un jour, y'aura beaucoup plus de son sang sur le plancher et j'écraserai sa face de pet dedans, que lui aussi voie la vie en rouge. C'est une promesse.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]   

Revenir en haut Aller en bas
 
What a mistake indeed | Selachi [VIOLENCE – CLOS]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le bal du clos aux lys - j'veux pas y aller tout seul
» Partition mythique [Clos]
» Un matin à la volière... [sujet clos]
» look at that face you look like my next mistake (emma)
» Huis Clos : Le contexte

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Hors Rp :: Archives :: RPs Terminés-
Sauter vers: