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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Lâcher prise [PV Lawrence ♥]
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MessageSujet: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Lun 10 Juil 2017 - 22:56

Lâcher Prise
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C’est une nuit sans lune, noire et désespérante. Une pluie torrentielle se déverse sur les rues de Dornia, et me trempe jusqu’à l’os. Mon sweat à capuche me colle à la peau, à l’instar de mon jean qui n’est plus de première fraicheur. Mains dans les poches je progresse pourtant avec lenteur, plongé dans des pensées qui ne regardent que moi et que je me refuse de partager.

Il doit être trois ou quatre heures du matin, la météo exécrable explique sans aucun doute l’absence de passants ainsi que ma propre présence dans la rue. Les humains ne se promenent que rarement de cette façon, livrés à eux-mêmes. Toutefois le temps était si mauvais qu’Alexander avait préféré me laisser le soin de sortir à sa place. Alexander, c’est le boutiquier qui m’a récemment acheté à un autre magasin. Pour un vampire il n’est pas tant désagréable. Je mange deux fois par jour et ma cellule est même pourvue d’un petit lit de camp, un luxe dont j’ai rarement joui. Et l’immortel me fait plus ou moins confiance depuis que j’ai débloqué son serveur intranet. Une tâche remarquablement aisée dont il n’a pourtant pas su se débrouiller seul...

Il m’envoyait quelques fois dehors pour travailler à sa place. Je suppose que j’étais le « candidat » idéal, je n’étais pas très difficile et me moquais bien de la pluie ou de la neige. Et puis j’étais bien trop faignant pour chercher à m’enfuir. Enfin c’est ce qu’il croyait. Et comme ses semblables il se trompait lourdement. Si je ne fuyais pas ce n’était pas une question de fainéantise ou même de courage, je suis juste suffisamment intelligent pour évaluer mes chances de réussite et voir qu’elles sont ridiculement faibles. On me retrouverait trop facilement et au final je me serais donné de la peine pour rien. À quoi bon ?

Alexander m’avait promis un de ces gros bouquins qu’il considérait comme imbuvables, et qui m’occuperait quelques temps, en échange de ma coopération. Ce n’était pas un travail difficile. Il suffisait de glisser dans les boîtes aux lettres les tracts de la boutique. En revanche, à l’image du reste, c’était ennuyeux à mourir et je m’en acquittais avec une lenteur affligeante. Il m’avait simplement dit de rentrer avant le levé du soleil. Cela me laissait donc du temps. Et traîner dehors, même sous la pluie, c’était toujours mieux que d’attendre, enfermé entre quatre murs.

J’ai les yeux rivés par terre quand deux pieds s’imposent dans mon champ de vision. Deux chaussures italiennes blanches et noires, rutilantes, ridicules. Le genre de truc clinquant que seul un vampire riche et imbu de sa petite personne peut porter. Je lève lentement le gris de mes yeux sur lui. Je sens qu’il va m’emmerder et au cas ou j’aurais encore un doute sa tronche me confirme que c’est bel et bien son intention. C’est un grand brun aux cheveux mi-longs et au sourire mauvais. Dans ses yeux je vois combien il me méprise. Je ne peux pas m’empêcher de froncer les sourcils. Sans mon sang d’humain il ne serait rien d’autre qu’un petit tas de peau morte, visiblement cela ne lui a jamais traversé l’esprit.

Il ouvre la bouche et susurre sans même prendre la peine de masquer ses crocs :

- Eh bien ? Qu’est-ce que ça fait dehors ?

Il est tout excité à l’idée d’avoir attrapé un humain en fuite. Dracula est à la recherche d’un peu d’aventure, malheureusement ce n’est surement pas avec moi qu’il va en avoir. Je ne cille pas, en fait, c’est à peine si je cligne des yeux. Machinalement je lui montre mon sac et l’ouvre sous ses yeux, il est encore plein de tracts soigneusement emballés. J’ai l’air d’un robot et ça ne lui plait pas, sa joue tique, s’agite. Ma main gauche extirpe un papier et le lui tend. Il y a un type dessus, pas très habillé dans une position lascive et je sais que c’est un des esclaves à vendre là où « j’habite ».

- Je rentre juste.

Il fixe le papier, alterne entre la feuille et moi, puis le jette tranquillement dans le caniveau avant de déclarer, tout sourire :

- Comme si ça prouvait quoi que ce soit ~

Les vampires ne respectent rien, c’est affligeant. Je soupire, blasé. J’ai vraiment l’air d’un esclave en fuite ?

- Si tu ne me crois pas la bout-.

La gifle qu’il m’assène me coupe la parole et me jette par terre. Je suis surpris et avec l’eau la brûlure est cuisante. Une claque, c’est humiliant. C’est le coup que tu donnes à quelqu’un qui ne peut pas répondre, que tu trouves trop faible pour mériter de goûter aux phalanges. Et c’est encore plus humiliant quand elle est donné par une créature capable de te claquer la figure avec suffisamment de force pour que ça t’envoie dans les flaques, sur le bitume. Quelque chose de tiède me coule sur les lèvres, je saigne du nez. Génial.

- On devrait couper la langue des cafards comme toi, qui ne savent pas s’adresser poliment à leurs supérieurs.

Quand il me saisit par le col pour me lever au dessus de son visage, je comprends que rien ne sert de discuter. Il me regarde avec un mélange de pitié et de plaisir. Ce type avait juste besoin d’un prétexte pour se défouler et je viens de lui en donner un excellent. Je n’appartiens à personne, qui viendra se plaindre s’il me refait le portrait ?

Je me contente de le fixer, une main agrippée à son poignet. Son étreinte est de fer, s’il ne lâche pas de lui-même... ce n’est pas moi qui vais l’y obliger. Le vent froid caresse mon ventre dénudé à cause de mon sweat qu’il tient au niveau de ma gorge. Le tissu me mord la peau mais je ne m’affole pas, je sais que ça ne ferait que l’exciter davantage, c’est ce qu’il veut. Pourtant, dans mon cerveau c’est la panique, tout mon corps est en alerte, veut lutter pour sa survie. Ses pupilles brunes se dilatent, il sent ma peur ... et il est déçu de ne pas la voir écrite directement sur mon visage.

- Personne t’a appris qu’on vouvoyait ses maîtres, mh ?

Il me secoue à bout de bras, j’ai l’impression de n’être qu’un jouet entre ses mains. Cela me dégoute. Je devrais me taire, peut-être que si je le fais il va juste me lâcher et me foutre la paix mais ça me brûle la bouche.

- Je...vouvoie que ceux qui méritent mon respect.

Je lui crache ça au visage. Sa tête vaut son pesant de cacahuètes et je vais jusqu’à lui faire mon demi-sourire, effrontément.

J’ai une bonne répartie mais sa main me rappelle, qu’ici, c’est lui qui commande et j’ai soudainement du mal à respirer. En fait je crois que j’étouffe. Mon sourire s’efface et je ne peux pas m’empêcher de me débattre, c’est un réflexe mécanique que je ne maîtrise pas. Mon esprit est ailleurs, triste témoin de mon agression. J’ai lâché prise et me demande si je vais mourir ici, si ma misérable existence va prendre fin ce soir.


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Blue rhapsody
MessageSujet: Re: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Mar 11 Juil 2017 - 9:25

Cette nuit je ne devrais pas rester seul, et pourtant. Je traîne ma silhouette trempée et douloureuse à travers des rues qui me sont inconnues par leur odeur et le maigre instinct géographique que je suis capable de déployer. Non, je ne suis jamais venu ici, mon cerveau me l’assure et me demande de faire demi-tour. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y au-dessus de moi dans la chaîne alimentaire ? Hormis un vampire plus âgé je ne vois pas ce que je pourrais redouter, mise à part ma propre peine…

Cette nuit c'est l’anniversaire de la mort de Laty, et je souffre le martyr. Kagame et moi nous sommes disputés à ce sujet, enfin au sujet du médaillon que je garde auprès de moi et qui contient une photo de ma sœur bien-aimée, qu’évidemment je ne peux plus que deviner. Mais le grain de papier des années 50 est bien là, et je réinvente les couleurs de ce moment figé dans ma mémoire...

Un matin de printemps dans la petite cuisine de notre appartement américain…Le soleil avait laissé filtrer ses rayons tièdes par la fenêtre ouverte, et ses beaux cheveux blonds resplendissaient...

Certains se demanderont pourquoi je pleure plus la mort de ma sœur que celle de mon épouse, et je ne saurais leur raconter tout ce qui nous lia depuis la mort de notre père jusqu’à l’arrachement de notre mère, la vie au foyer où chaque jour risquait de ne pas voir poindre de salaire, l’exil…Nous étions faux-jumeaux, alors il est logique que notre lien ait été fusionnel, essentiel...

Je trébuche.
J’ai beaucoup bu.

La fièvre me gagne et je sens les morceaux de mon âme se mettre à brûler comme de la lave, puis geler aussitôt. Kagame voudrait m’arracher ce talisman qui contient aussi une mèche de cheveux dorés, il voudrait tant que je passe à autre chose, que je cesse de succomber à de vieilles visions. Mais les cauchemars ne sont pas liés à des objets, les peurs non plus. Ce ne serait que me déposséder de la seule chose censée et viable qui me relit encore à elle, bien que je sois incapable de déchiffrer l’image qui la représente à 17 ans.

Je me suis arrêté pour chercher de l’air mais je suis mort. Réflexe stupide qui perdurera encore, qui sait combien de temps. Paupières fermées je lève le visage vers le ciel qui me noie de reproches et m’appuie à une façade, le temps d’épancher mes larmes. En 440 ans j’aurais pu, j’aurais dû apprendre mais ma vie humaine n’a jamais fait que me rattraper et je l’ai laissé faire avec l'impression que cela me soulagerait, et si mes pouvoirs sont puissants j’évite d’en faire usage consciemment. Je suis une sorte de vampire de la régression et du déni. Cette image me va bien et je souris au milieu des veinules de sang qui coulent jusqu’à mes lèvres ouvertes. Mon propre goût ne me dérange pas, il est le mélange de ceux que j’ai consommés, quoique buvant fort peu.

Soudain je ne suis plus seul. A quelques rues de là s’élève l’odeur de la peur masquée et celle d’une agressivité inassouvie. Humain. Vampire. Je discerne deux auras très différentes et c’est peut-être mon état d’ébriété et de loque psychologique qui me poussent à sortir de mon trou, à croire que je veux toujours me mêler de ce qui ne me regarde pas et sauver la veuve et l’orphelin…
Le spectacle d’ailleurs, s’il en est un, achève de faire monter en moi les prémices de l’injustice et de la colère. Je devrais ne pas intervenir, mais le conditionnel et moi ne sommes pas en excellents termes. Je me manifeste, déploie mon aura pour me signaler à l’agresseur. Son parfum lourd d’eau de Cologne me répugne et j’ai certainement l’air de quelqu’un qui vient de cacher un cadavre ; la partie s’annonce mouvementée.

- Vous devriez laisser ce jeune homme.

Au lieu de lâcher sa prise – au cou comme je l’entends manquer d’air – le vampire a un hoquet et se tourne dans ma direction. Sa voix me parvient, grinçante et pleine de vulnérabilité d'avoir été ainsi surpris malgré ce qu’il montre.

- T’es qui toi ? Sa nounou ? Va jouer ailleurs je suis occupé au cas où ça t’aurait échappé.

- Ça ne m’échappe pas et à vrai dire je suis là pour…

La vague mentale m’effleure et j’ai juste le temps de dresser mes murailles pour l’éviter. Il n’est pas vraiment doué, elle est bancale et trop violente pour franchir une barrière psychique, mais il ne prend pas de pincette. Pour ma part je n’ai pas besoin de ça, je préfère mes bons vieux poings. Balançant ma veste de costume, je remonte les manches de ma chemise et joue des poignets. Il ricane et lâche sa victime qui tombe dans une flaque dans un bruit sourd et une respiration tronquée.

- Bien, ça fait longtemps que j’ai pas collé une raclée à un copain, mais t’as l’air sacrément con toi !

Ce genre d’insultes ne me touche pas, je me concentre plutôt sur mes prochains mouvements, et quand il charge vulgairement en frontal, j’esquive sur la droite et lui assène un puissant coup dans la mâchoire. Mon poing craque, se reconstitue, il grogne et rue à nouveau. Je n’ai jamais perdu la main, j’étais un des meilleurs de ma brigade et sur le terrain je finissais souvent par sauver un camarade avec ces deux mêmes poings quand on avait tous plus de cartouches dans nos chargeurs.
Le corps à corps monte en intensité jusqu’à ce qu’il ne se rende compte qu’il ne prendra pas l’avantage, même sur un aveugle. Sa fierté est jetée à terre, il s’ébroue, dépenaillé autant que je le suis, et lâche une flopée de jurons avant de décamper. Il n’appellera pas la police, c’est sans doute un petit mafieux.

L’adrénaline retombe peu à peu et l’orage se met à tonner au loin dans le ciel de Dornia. Je rejoins aussitôt le jeune homme après avoir ramassé le paquet sale et mouillé qui me sert de veste.

- Eh…vous allez bien ? Est-ce que vous pouvez parler ?

Je tâtonne le long de son bras, cherche son visage, non sa gorge, elle est enflée. Il tousse et ne parvient pas à me répondre.

- Tenez, prenez ça.

Généreux ou audacieux, je ne sais pas ce qu’est ce geste, mais je m’entaille le pouce sur un croc et le tend vers lui. C’est le moins que je puisse faire, pour être arrivé en retard.


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MessageSujet: Re: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Mer 12 Juil 2017 - 4:47

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Des points blancs se mettent à danser devant mon visage à mesure que sa main compresse ma gorge. Je sais qu’il joue avec moi parce qu’il pourrait facilement plonger ses doigts dans ma trachée et me tuer sur le coup. Les vampires ont ce genre de force surhumaine dont ils aiment abuser lorsqu’ils sont confrontés à des créatures plus faibles qu'eux. À l’image de ses pairs, il trouve sans doute bien plus drôle de me sentir lentement étouffer, à sa merci.

Une partie de moi lutte. Désespéré, je tente de griffer son poignet avec autant d’efficacité que si j’attaquais une porte blindée. D’un autre côté, je ne peux m’empêcher de penser, non sans une certaine indifférente, qu’il me fait un cadeau. En me tuant ne m’épargne-t-il pas une longue vie de souffrances ? Alors pourquoi j’ai si peur ? Je suis comme les autres mortels : faible et paniqué à l’idée de mourir.

J’ai vingt ans et ma vie s’essouffle. Je vais disparaître avant même d’avoir su donner un sens à mon existence. La seule personne qui me regrettera sera Alexander et uniquement parce qu’il aura perdu une poignée de billets et ses précieuses affiches dans l’affaire. Je suis pathétique.

L’écœurement me gagne quand dans ma vision périphérique j’aperçois, quelque chose... non, quelqu’un. La forme s’avance et la poigne du vampire se resserre, je pousse un glapissement pitoyable. Je ne vois pas grand chose et n’ai pas vraiment le loisir de bouger pour regarder plus en détail. Ils discutent, je crois, c’est sans doute un deuxième vampire. Mon bourreau s’est détourné de moi pour ouvrir la bouche et, à sa tête, je distingue qu’il n’est pas ravi d’avoir été interrompu. Mes pensées deviennent confuses, je n’entends rien d’autre que mon propre sang qui pulse avec frénésie dans mes tympans.

Et soudain, c’est la libération. Mon estomac se retourne quand je me sens dégringoler. Mes talons entrent en contact avec le sol mais je n’ai pas la force de me tenir debout. Mon corps, semblable à celui d’un pantin désarticulé, s’écroule sur le bitume où l’eau ruisselle. Je tousse, et cherche ma respiration dans un hoquet, ma gorge brûle. Je ne comprends pas du tout ce qu’il se passe. À ce moment là, mon cerveau sur-développé ne me sert qu’à ordonner à mon torse de se redresser, ce que je fais difficilement.

Il me faut plusieurs secondes pour qu’un filet d’air filtre à travers mon larynx écrasé. Je me calme et un bruit terrible m’arrache un sursaut. Les vampires... se battent. J’ai déjà eu l’occasion de voir ce genre de combats, ils sont légions sur l’écran plat qu’Alexander allume de temps à autre. D’ordinaire les vampires s'affrontent à coup de vagues psychiques cauchemardesques et s’envoient des morceaux de leur environnement à la figure avant de se jeter l’un sur l’autre, toutes griffes dehors. Pourtant l’échange n’a rien à voir avec ce que j’ai déjà pu observer.

Le nouvel arrivant est un vampire blond, tout aussi trempé que moi et à l’allure moins clinquante que son adversaire. Ils sont suffisamment proches pour que j’entende le craquement écœurant de ses phalanges dans les maxillaires du brun. Je devrais en profiter pour m’enfuir mais en réalité je suis pétrifié. Le bruit des coups qu’il donne me terrifie, résonne en moi comme le claquement du tonnerre. Quelque part je crois aussi... qu’il me fascine. Ses mains à elles seules sont des armes, des armes qu’il maîtrise à la perfection.

Je n’y connais pas grand chose en boxe, ou peu importe ce que le blond pratique comme sport de combat, mais pas besoin d’être un expert pour réaliser qu’il domine complètement l'échange. Je m’en aperçois visiblement plus vite que mon agresseur qui encaisse dans un feulement outré. Il ne s’y attendait pas et ça en dit long sur son intelligence. Non sans lâcher quelques insultes il ramasse sa dignité en miettes et s’enfuit, sans doute pour aller lécher ses plaies.

Je suis soulagé et la tension dans mes épaules s’atténue, je ne mourrais pas ce soir. L’adrénaline retombe et je tremble, des spasmes incontrôlés que je sais être provoqués par le stress, cela va passer. Mon réconfort est cependant de courte durée : l’immortel restant s’approche de moi et je ne peux m’empêcher de reculer, traînant mes fesses dans la flotte. Je n’ai toujours pas eu la présence d’esprit de me relever.

- Eh…vous allez bien ? Est-ce que vous pouvez parler ?

Je ne peux pas, mes cordes vocales n’émettent qu’un gargouillis étouffé et je préfère refermer la bouche même si je voudrais protester. Sa main est partout, elle remonte le long de mon avant-bras, ses doigts passent sur ma joue trempée, descendent sur ma gorge. J’amorce un mouvement de recul, autant parce que c’est douloureux que parce que je veux qu’il cesse de me toucher comme si j'étais un animal. Dans ma panique, j’attrape son bras. Et soudain je me fige. Mes yeux gris s’écarquillent de surprise alors que je le dévisage.

Il...ne me voit pas. Je me perds dans le bleu passé, opaque, de son regard qui fixe un point incertain quelque part sur mon front. Il ne me tripote pas par plaisir ou par manque de délicatesse. C’est le seul moyen à sa disposition pour me voir et se représenter l’étendu de mes blessures. Je m’apaise et cesse de lutter.

- Tenez, prenez ça.

Le blond me tend son pouce où perle une goutte vermeille et je reste un moment interdit, j’ai la gorge nouée mais l’étranglement que j’ai subi n’y est pour rien. Il s’est déjà battu pour m’aider et à présent...il me propose spontanément son sang pour me guérir. Je veux refuser parce que ça fait beaucoup de générosité pour une seule personne... mais si je le fais, je serais incapable de le remercier correctement.

Au bout de quelques secondes je fais mon choix. Ma main, toujours posée sur son avant-bras, remonte doucement et je pose mes doigts sur le dos de la sienne. Sa peau est fraîche... Il ne doit pas boire énormément. Mes lèvres le frôlent et je passe ma langue sur la fine coupure. Je n’ai pas besoin de plus, son sang, à peine avalé me donne un coup de fouet. En quelques secondes mon nez cesse de saigner et je sens ma gorge se désengorger. Je retrouve aussi toute ma lucidité et mes tremblements s’interrompent.

Ce doit être un vampire puissant et âgé en dépit de son visage, très doux, qui semble bloqué dans la trentaine. Je respire plus librement et le lâche pour passer ma manche sur mon visage et chasser les traces de sang que la pluie n’a pas encore effacé.

- Je... Merci. Ma voix est un peu étrange, sans doute encore un peu enrouée. Et surtout je ne sais pas quoi lui dire d’autre, « Merci » est vraiment très en deça de ce qu’il vient de faire pour moi. Je ne pense pas me tromper en disant qu’en vingt ans d’existence c’est la première fois que quelqu’un, vampires et humains confondus, me défend de cette façon.

Je me sens mieux et recule un peu pour me relever sans lui rentrer dedans. Nous sommes tous les deux dans un bien piètre état. Quoique, mon sauveur est même encore plus loqueteux que je ne le suis. Sa chemise est, à l’instar de tous nos vêtements, trempée mais aussi déchirée par endroit et tâchée de sang. Il a à la main ce que je devine être la veste de son costume, il a surement du la retirer pour se battre et je ne suis pas certain qu’il pourra la rattraper.

- Je ne... sais pas quoi faire pour vous remercier. Et vous êtes dans un état... Je passe une main dans mes cheveux pour écarter mes boucles dégoulinantes de mon front puis échappe un rire un peu nerveux. Je suis désolé, on dirait qu’un tigre vous a attaqué. Est-ce que...ça va ?

Je n’ai pas eu l’impression qu’il ait pris un mauvais coup, je ne suis même pas sûr que l'autre l'ai touché, pendant la bagarre mais lui retourner la question est vraiment la moindre des choses que je puisse faire.


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Blue rhapsody
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MessageSujet: Re: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Mer 12 Juil 2017 - 10:26

Son bras vient interrompre la trajectoire du mien et je me stoppe, n’ayant pas pour habitude de forcer quiconque, d’autant que les premiers contacts avec moi sont toujours…bizarres. Je sais combien se faire examiner de la sorte peut être dérangeant et perturbant, mais je n’ai d’autre choix. Je me focalise simplement sur sa gorge, n’essayant pas de monter jusqu’à son visage pour dresser son portrait ; pour l’instant il est trop choqué pour supporter plus. Finalement il se laisse faire et je souris, lui intimant à nouveau de boire, ce qu’il fait après une longue hésitation. Je n’ai pas fait ça si souvent, offrir mon sang pour sauver une vie humaine ou du moins aider à guérir, et j’aurais aimé le faire pendant la Guerre…j’aurais été plus utile qu’avec un fusil et une guirlande de grenades autour des hanches.

La pluie a achevé de laver les rigoles rouges sous mes yeux et la minuscule plaie au bout de mon pouce se rétracte tandis que mes crocs regagnent leur taille normale. « Je…Merci » Je lui prends le bras, l’aide à se lever en veillant moi-même à ne pas perdre l’équilibre. Mon corps répare les griffures encaissées, mais je suis soulagé de ne pas avoir subi plus de dégâts que ça. Le colosse était grand par sa taille, pas par sa finesse d’esprit.

- Les tigres crachent beaucoup mais ne font pas grand mal. Ils intimident, mais si l’on se montre plus impressionnant, ils renoncent rapidement. Je vous en prie, ce n’est vraiment rien. J’errais par ici et c’est l’odeur de votre détresse qui m’a conduit dans cette rue. Vous avez eu de la chance que votre agresseur soit bête comme ses pieds…


Je soupèse ma veste et celle-ci parfaitement gorgée d’eau ne me sera plus d’aucune utilité. Je tourne la tête, hume l’air mouillé, passant au-dessus des barrières sensorielles que la pluie est capable de créer et déniche une poubelle non loin. Je me dirige vers elle et abandonne mon vêtement sur le couvercle à un sort peut-être meilleur que se trouver sur les épaules d’un détenteur si peu soucieux.
Et quel crétin je ne me suis même pas présenté ! Je retourne auprès du jeune homme et lui présente mon bras en m’inclinant légèrement, renouant en cet instant avec mon éducation de noble que j’ai tendance à délaisser.

- Je m’appelle Lawrence. Il vaut mieux que je vous raccompagne, j’aimerai vous éviter d’autres mauvaises rencontres, et mon grand âge me prémunit contre les petites frappes. Si vous refusiez je comprendrais bien évidemment. Comment…comment vous appelez-vous ?


Je ne devine rien de lui, si ce n’est l’étonnement que produit notre rencontre dans son attitude, sa voix. Il me frôle, hésite encore, mes doigts s’ouvrent et se font doux lorsqu’il daigne prendre mon bras. Je veux lui dire qu’il est en sécurité, que je ne lui ferais aucun mal, mais ça tombe sous le sens, sinon pourquoi l’aurais-je sorti d’une impasse ?

- Quinn ? - j’exerce ma langue à dire ce nom nouveau avec mon accent irlandais et le trouve très bien équilibré et agréable à prononcer – Que faisiez-vous si tard et seul ? Vous n’avez pas de maître, vous ne portez aucun marquage…

Oh je ne me ferais pas milicien, ni maintenant ni jamais, j’irais d’ailleurs en sens inverse, et s’il m’avoue s’être échappé, je serais bien capable de l’aider à aller plus loin…Mais il est dangereux pour un esclave sans maître ou pire encore sans marquage de déambuler à ces heures...Le gérant de sa boutique doit être soit inconscient, soit totalement abruti.

C’est bon, je me rappelle de ces lieux ! Il y a un antiquaire à droite, puis le carrefour qui nous ramènera sur la grande avenue où le tramway passe. Sortis des routes ténébreuses, mon cerveau ressort les plans ; je n’ai pas envie de passer encore pour un demi homme à devoir demander ma route...

- Où puis-je vous ramener, Quinn ?

Soudain mon portable se met à sonner et vibrer dans ma poche. Tiens il a tenu le choc celui-là ? J'oubliais que Cidhe avait constitué une coque spéciale pour Talos. Je bafouille un "Excusez-moi..." et sors le petit objet.

- Talos prends l'appel, merci. Oui ?

- Lawrence ?! Où est-ce que tu es, je suis au bord de l'apoplexie, fils !

- Je me suis battu. Ça fait du bien. - dis-je, extrêmement calme.

- QUOI ???!!!!

- Ne t'inquiète pas, je vais bien et je vais rentrer, mais je dois...raccompagner quelqu'un avant.

Mon attention aveugle se focalise sur Quinn, et une idée me vient.

- Je te rappelle, je serais là d'ici une heure. Talos, fin de conversation.

Un léger déclic et je remets l'appareil dans ma poche.

- Votre boutique est encore loin ? Il se fait assez tard... Sinon, je sais que ce n'est pas très conventionnel mais je peux vous inviter à dormir chez mon Créateur ? Et je vous ramènerai demain dès que le soleil sera couché. S'il faut je paierai même une compensation à votre gérant, qu'en dites-vous ?


Lawrence tu as toujours des idées sur le fil du rasoir question légalité, mais c'est pour cela qu'on t'aime n'est-ce pas ? Je ne sais pas ce que j'attends réellement, est-ce que j'attends encore quelque chose ? Après une dernière romance ratée, je ne suis plus sûr de rien. Mais j'ai envie de faire de mon mieux, quitte à passer en dernier.

La pluie se rappelle à nous et nous chasse de notre immobilisme. Nous sommes à deux doigts d'un arrêt de bus aussi j'y entraîne Quinn pour nous abriter. Il est désert, normal à cette heure. Normalement Kagame m'emmène en voiture en ville, et dans le pire des cas je suis accompagné de Shadow...mais là je suis vraiment incapable de me repérer correctement. La lande irlandaise est moins labyrinthique et pourtant il faut la connaître pour ne pas tomber dans ses pièges !


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MessageSujet: Re: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Jeu 13 Juil 2017 - 0:46

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Nous sommes tous les deux debout, moi encore étonné d’être en vie et lui... je ne sais pas. Je sens qu’il me perçoit plus qu’il ne me voit en raison de sa cécité. C’est la première fois que je rencontre un vampire handicapé et je suppose que ses autres sens doivent être encore plus fins que ne le sont ceux d’un vampire classique. En réalité, s’il n’avait pas ce regard si particulier rien pour le moment n’aurait trahi sa condition. Ni le précédent combat ni sa façon de se déplacer. Sous le tissu lacéré de sa chemise je vois ses blessures, heureusement bénignes, se refermer. Je me demande quel âge il peut bien avoir. Il a l’air d’être, au minium, un vampire intermédiaire, peut-être même supérieur. L’aura qu’il dégage est celle d’un autre temps.

Sa façon de s’exprimer aussi est particulière. Il parle un anglais bien plus soigné que nous ne le faisons à Dornia et à son accent je reconnais qu’il n’est pas d’ici. Ses voyelles sont plus douces, ses phrases chantent presque. Je n’ai pas une assez bonne oreille pour déterminer de quel pays il peut être originaire, je pense à l’Irlande mais n’en mettrais pas ma main à couper. En tout cas, il magne les mots avec la même virtuosité que ses poings. Son discours me fait sourire, être plus impressionnant qu’un tigre n’est pas donné à tout le monde. Je suis bien placé pour le savoir, la bête m’étranglait à peine quelques minutes avant son intervention.

- J’ai surtout eu de la chance que vous vous déplaciez pour voir ce qu’il en était.

Il confirme ce que je présumais : ses sens sont bien plus aiguisés que la moyenne s’il a pu me sentir malgré toute cette pluie. D’un pas tranquille il abandonne sa veste dégoulinante sur le couvercle d’une poubelle et revient vers moi pour se présenter. Lawrence. Il s’incline dans une révérence qui me donne vaguement l’impression d’être dans un film. Je ne sais pas vraiment ce qu’il attend de moi, par rapport à lui, je me trouve grossier et impoli. J’espère qu’il ne s’offusquera pas de mes réactions. Après tout, je n’ai que l’éducation que ses pairs ont bien voulu me donner. Encore que, pour un humain, je me trouve plutôt cultivé, et le serais sans doute davantage si on me laissait lire à ma guise.

Après une nouvelle hésitation je le frôle pour la seconde fois et accepte qu’il m’accompagne. Ensemble, nous remontons la rue. Je parle si peu et mets tant de temps à me décider, j'ai peur qu'il finisse par croire que je suis attardé. Cela me déplaît et je fronce les sourcils. D’habitude je me fiche bien de savoir ce que les vampires pensent de moi. Les trois quarts du temps ils ne font que se fourrer le doigt dans l’œil. Mais Lawrence est différent. Il m’intrigue et me fait l’effet d’une bouffée d’oxygène au milieu de la poussière grise et étouffante que je respire depuis des années.

Je lui donne mon prénom qu’il prend le temps de répéter. Une fois de plus je ne peux que remarquer son accent. Je voudrais savoir d’où il vient, quelle est son histoire mais je ne sais plus comment sociabiliser avec qui que ce soit. Je me demande même si j’ai jamais su. Lawrence se charge de la conversation avec plus d’habilité que moi et remarque très justement qu’aucune marque ne m’enveloppe. Je n’en ai jamais eu et ne m’en porte pas plus mal, quoique, ce soir cela m’aurait évité bien des ennuis.

-  Je distribuais des tracts pour le magasin où... où je suis à vendre. Mais je n’ai pas envie de dire ça. Je tapote machinalement le sac trempé que je porte. Avec la pluie le vendeur a préféré me laisser le faire.

Je devrais dire mon vendeur mais je pense que, contrairement à bien des vampires, le blond est doté d’une intelligence et d’une sensibilité qui lui permettront de saisir ce que je sous-entends mais ne souhaite formuler de vive voix.

- Où puis-je vous ramener, Quinn ?

Je n’ai guère le temps de répondre, quelque chose vibre dans sa poche et il s’excuse, confus. Je le suis aussi. C’est la première fois qu’un vampire me présente des excuses. Il est vraiment très poli. Je lui adresse un sourire qu’il ne peut voir et le lâche pour lui laisser un peu d’espace. En contrepartie je plonge mes mains dans mes poches trempées et joue avec la couture pelucheuse qui s’y trouve.

Pendant qu’il converse avec son interlocuteur je peux l’observer à loisir. Bien qu’aveugle il a donc un téléphone... Il me faut un peu de temps mais je comprends finalement que « Talos » n’est pas la personne à qui il s'adresse mais l’intelligence artificielle de son engin. Ma curiosité est piquée, j’adore ce genre de gadgets et j’essaye de me tenir au courant de ce qui se fait dans le domaine mais je n’ai jamais entendu parler d’une IA de ce nom.

Je n’entends pas ce qu’on lui répond mais il explique tranquillement s’être battu et que cela ne lui a pas déplu. Il me tire encore un sourire. Il n’a pas idée de combien il attise ma curiosité. Il semble calme et doux mais, vraisemblablement, faire mordre la poussière au petit malin de toute à l’heure a apaisé quelque chose en lui. Mais quoi ?

« Talos » raccroche pour lui et son attention se reporte sur moi. Je ne sais pas s’il m’entends ou s’il me sent mais en tout cas il est d’une précision redoutable quant à ma position. Je lève les yeux vers lui.

- Votre boutique est encore loin ? Il se fait assez tard... Sinon, je sais que ce n'est pas très conventionnel mais je peux vous inviter à dormir chez mon Créateur ? Et je vous ramènerai demain dès que le soleil sera couché. S'il faut je paierai même une compensation à votre gérant, qu'en dites-vous ?

Comme je le supposais, il a facilement compris ce que j'étais. Je suis soulagé d’être enfin confronté à quelqu’un qui n’a pas l’intelligence d’une écuelle. En revanche, sa proposition me fait tiquer. Comme à mon habitude, mon silence se prolonge et Lawrence en profite pour m’entraîner de l’autre côté de la rue sous un abribus. Il fait toujours froid mais au moins la pluie ne nous martèle plus le visage.

- Ce n’est pas tout à côté. Mais vous avez déjà fait beaucoup...Je ne sais pas. Je lui avoue très honnêtement.

Je me fiche bien de ce qu’en pensera Alexander... Par contre je serais très gêné de causer davantage d’ennuis à Lawrence par la faute de cet inconscient. Le soleil ne tardera pas à se lever et s’il me raccompagne jusqu’à la boutique j’ai peur qu’il y reste coincé pour la journée entière. Or quelque chose me dit que Lawrence sera aussi à l’aise au milieu de ce genre d’établissement que moi à un gala vampirique - quoique, je l’imagine aussi assez mal dans une de ces manifestations ostentatoires.

- Si... vous êtes certain que ça ne posera pas de problème...Ni à votre ami, ni à vous, c'est d'accord. Autrement je peux terminer le reste du chemin seul.

Ce serait effectivement le plus simple, que chacun reparte de son côté, lui chez son créateur et moi... là-bas. Mais Lawrence est un véritable chevalier et je suppose qu’il ne m’a pas sauvé pour que mon cadavre pourrisse dans un caniveau trois rues plus loin. Et si je suis vraiment honnête avec moi-même je me rends compte que j’ai envie de passer encore un peu de temps avec lui. Même si ce ne sont que quelques instants de liberté arrachés. Il me rappelle d'anciens souvenirs d’enfance, où penché sur mes équations à trois inconnues, un vieil immortel me caresse les cheveux et me félicite pour mes bons résultats. Je me mords la lèvre et me surprend à espérer.

S’il me voyait il assisterait à l’un des rares moments où les émotions filtrent dans le gris de mes yeux. Je ne peux m’empêcher de trouver ironique qu’après tant d’années je me laisse aller devant le seul vampire qui ne peut en être témoin.

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MessageSujet: Re: Lâcher prise [PV Lawrence ♥]   Jeu 13 Juil 2017 - 9:40

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