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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Sausage party [Drake] [Terminé]
Âme sauvage
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MessageSujet: Sausage party [Drake] [Terminé]   Lun 10 Juil 2017 - 15:59




Tasunka aime les balades nocturnes. Il aime la consistance un peu humide de l'air dans ses narines, le duvet d'herbe tendre qui ploie sous la corne de ses pieds. La nuit possède une pureté calme et sacrée que rien d'autre que le bruit du vent n'ose venir briser. Si Tasunka aime sentir la chaleur du soleil sur sa peau, rien ne lui est plus délicieux qu'une course solitaire, plongé dans les ombres silencieuses et tranquilles.
 
Pour toutes ces qualités, Tasunka aime la nuit.
 
Mais ici, à Dornia, la nuit s'est vue dépouillée de ses atours, souillée par les sangsues et leur rythme inversé. Ici, la nuit pue, la nuit fait du bruit, la nuit grouille, la nuit vomie des vampires. Cette nuit-là, la nuit de Dornia, Tasunka ne l'aime pas.
Mais c'est le seul moment qui lui est accordé par son maître pour aller prendre l'air et se dégourdir.
 
Fermant le groupe, le loup fixe le dos de Selachi, qui se tient lui-même derrière leur maître, Elliot. Ah, leur maître... Un sacré paquet de merde, sous ses jolis traits de poupée. Cela ne fait pas longtemps que Tasunka habite sous son toit, mais il a bien vite compris de quelle tempe était fait le vampire. Et, malgré la légère compassion qu'il éprouve pour le requin qui en voit de toutes les couleurs, l'amérindien ne peut s'empêcher de se dire, qu'à quinze jours près, c'était lui qui aurait fait office de sac de sable pour évacuer les pulsions d'Elliot.
 
Mais, grâce à l'hybride rebelle, il se voit doté du bon rôle, présenté sur un plateau d'argent. Muscles, langage maîtrisé et obéissance bien dosée sont les clés d'un comportement exemplaire et, pour le moment, la recette semble fonctionner sur le vampire pâtissier. Cette nuit, son humeur est d'ailleurs plutôt bonne, et il a décidé de sortir promener ses deux colosses. Au parc, comme des chiens.
 
Bah, c'est mieux que rien.
 
Elliot part s'asseoir sur un banc et, d'un moulinet de poignet aussi méprisant qu'élégant, il répudie ses deux bestiaux, les fouettant d'un bref « Allez, occupez-vous ! » avant d'ouvrir un livre. Sans doute son carnet de recettes secrètes. Déjà, Tasunka voit les lèvres de Selachi s'ouvrir sur un juron, et il lui attrape le biceps assez fort pour que le requin ne puisse pas s'en défaire d'un mouvement réflexe. Dix minutes de calme, c'est sans doute beaucoup trop pour le gros poisson mais le loup, lui, ne pense qu'à une chose :
 
Si Selachi fous le bordel, s'en est fini des petites balades nocturnes.
 
Alors, tout sourire, il tire le requin vers lui, en arrière, avant qu'il ne laisse échapper une flopée d'injures d'entre ses rangées de dents.
 
« Allez ramène toi, terreur de flaque d'eau, on va lutter un peu. Fais voir ce que t'as dans le bide ! Mais range tes dents. Sérieusement, range-les. »

 
Lutte Greco-Romaine, il a trouvé ça dans un livre. Mieux que la boxe ou le freefight, surtout avec Selachi, car ce sport-là ne trouve pas ses bases dans la distribution de coups, l'idée étant de plaquer son adversaire au sol et de l'y maintenir le plus longtemps possible.
 
¤
 
L'aube arrivera bientôt, Tasunka et le requin sont dégoûtants, roulés dans la poussière et l'herbe humide. Les cheveux pleins de saloperie, le loup coule un regard vers Elliot, qui n'a qu'à agiter un doigt pour le faire se relever et le faire rappliquer tranquillement en s'époussetant. Parfait animal de compagnie qui accourt aux pieds de son maître lorsque celui-ci siffle. Berk.
 
Avec le soleil qui menace de poindre vient l'heure de rentrer au bercail, et Tasunka présente une main au vampire pour l'inviter à s'appuyer sur lui pour se relever. Le souffle un peu court, un sourire de sauvage sur la figure, le loup se mets à parler.
 
« Ah, comme c'est bon ! Merci, Elliot. »
 
Puis il se penche un peu, plus près de l'oreille du vampire. Il pourrait l'attraper entre ses dents, la mordre et l'arracher, mais il n'en fait rien. Sa voix est suave, et il murmure.
 
« Je pense que Selachi est épuisé. Il est tout calme, vous pourriez presque vous en servir comme canapé si l'envie vous en prenait. »

 
Un frisson lui court le long de l'échine. La sueur, couplée à la fraicheur du matin, lui glace le dos.
 
« Elliot... Pourriez-vous m'accorder un peu plus de temps ? Il est bien loin, le dernier rayon de soleil qui a frappé ma peau... Je vais manquer de vitamine D. »
 
Petit sourire en coin, malicieux. Elliot n'a pas la faiblesse d'Edward... est-ce que sa demande sera acceptée ?
 
¤
 
Il en hurlerait presque de joie, pour crier au monde entier qu'il peut faire ce qu'il veut avec les petites cervelles des vampires ! Un joli billet en main, le loup n'attends pas de voir disparaître Elliot et Selachi pour se diriger vers le stand de hot-dog dont les effluves lui chatouillent le nez depuis un moment. De la viande.
 
Le pantalon tâché de terre et de verdure, le torse découvert, les cheveux piqués de brins d'herbe, Tasunka a tout de l'épouvantail ayant pris vie. Lorsqu'il arrive devant le stand qui commence à remballer, il se calle dans le dos du petit gars posté devant lui pour regarder par-dessus sa tête. Du coin de l'œil, il voit que le type à une queue touffue, mais n'y prête pas vraiment attention. Davantage aspiré par les gros pots de sauce jaune et rouge, il demande à la volée, les sourcils froncés :
 
« Hé, y'a quoi dans ces pots ? De la moelle de cerf ? C'est dégueu, y'a vraiment des gens qui mangent ça ? »
 
Le vendeur sort la tête de dessous son étalage, avec des gros yeux qui en disent long sur la sympathie qu'il ressent pour le grand Amérindien. C'est un humain, un type tout chétif, sûrement envoyé là par son maître. D'une voix couinarde, il répond.
 
Vendeur : « C'est fermé ! »
 
Fronçant un peu plus les sourcils, Tasunka dévie le regard sur les morceaux de viande en forme de bite qui chauffent encore, juste sous son nez. Dévoilant les crocs dans un abominable sourire, il ouvre la bouche pour répondre...

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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Lun 10 Juil 2017 - 17:06




Je me trimballe, les mains dans les poches, avec assez peu d’enthousiasme. Le voyage au Japon a pas vraiment donné ce que je voulais, j’ai l’impression de m’être fait passer la corde ou cou et maintenant Charles à juste à donner un petit coup de poignet pour que je me tienne bien au pied. Salopard de crevure d’enfoiré de merde ! Je peux même plus répondre, sinon il me roule dessus et me tord tellement la cervelle que je suis mis KO en 2-2. Du coup je garde ma merde pour son Larbin, qui finit toujours par me le rendre, mais manque de bol pour moi, y a jamais de baston digne de ce nom. Du coup je ronge mon frein, j’enrage et je sens que je vais finir par exploser à la gueule de quelqu’un. Je m’en bats les couilles si c’est injuste, j’en peux plus de cette situation de merde.

Le nouveau deal, depuis qu’on est rentré, chez que je peux aller me promener en ville si ça me chante, du moment que je rentre au coup de sifflet. Comme ça, je reste pas à l’intérieur à péter un câble et m’acharner sur le mobilier pendant que l’enculé qui me sert de proprio part au boulot. Il a choisi un chien, ce con, fallait bien s’y attendre ! Moi je glande pas sur un coussin toute la journée à me la couler douce, merde !
Du coup, avec un putain d’effort, j’ai écrit un mot en recopiant des mots d’un livre que j’ai réussi à déchiffrer et j’ai prévenu Charles que je rentrais tard parce que j’avais besoin, genre vraiment, de voir le soleil. J’compte pas sur le larbin pour transmettre, il est capable de me foutre dans la merde en racontant des mythos, alors je me suis appliqué de ouf avec le stylo pour laisser le papier griffonné sur le bureau de Blondie. Dans un sens, c’est un peu de la confiance qu’on commence à faire, là. Il me laisse sortir pour que je devienne pas fou, je me limite moi-même et je respecte les horaires comme ça il me voit rentrer quand j’ai dit que je rentrerais. J’aime pas trop, mais c’est mieux que rien vu le bonhomme.

Du coup aujourd’hui je vais faire un tour côté parc, parce que je suis un bon chien et que cavaler sur la pelouse ou aboyer sur les pigeons va me détendre un peu. Vu que c’est déjà presque le matin, y a pas grand monde mais c’est pas plus mal. Je me pose dans un coin de pelouse, profite de l’herbe fraîche, zieute les trois ou quatre clampins qui se promènent. J’en vois deux, là-bas, qui se bastonnent dans l’herbe. Deux gros tas de muscles à l’air pas finaud qui roulent par terre en essayant de se faire des prises de catch ou je ne sais quoi. Y ont l’air cons, mais ça m’ferait pas de mal de pouvoir me bastonner un peu moi aussi. C’est chelou, je sais, mais en fait la douleur physique me manque.
Me prenez pas pour un taré qui prend son pied en douillant, c’est pas ça ! Juste que la douleur physique, l’effort, la sueur, tout ça je connais et je maîtrise bien. Charles il me touche jamais, il préfère me faire mal à l’intérieur, dans ma tête et mes souvenirs. Je maîtrise pas ce genre de douleur, je dois toujours m’écraser et abandonner, c’est fatiguant. J’voudrais bien retrouver un peu de prise sur ma vie, sur ce que je subis.

Ah beurk ! V’la l’un des gros tas qui revient tout sourire vers le bellâtre qui doit lui servir de maître. Je pourrais presque l’entendre d’ici : oui maîîîître ! À vos ordres maîîîître ! S’il vous plaît, essuyez donc vos pompes sur mon visage maîîîître ! Ça me débecte de voir ça, je préfère me casser.
J’vais me payer un peu de barbaque, tiens. J’ai piqué de la thune à Larbin, il l’avait laissé traîner dans la cuisine, j’ai chouravé un ou deux billets. Vu que c’est déjà arrivé trois fois, j’ai de quoi me faire un peu plaiz. Charles doit savoir, il vient trop souvent fouiller dans ma caboche, mais il a rien dit du coup je fais profile bas mais je recommencerais. Je sors mon pactole de ma poche en approchant de la chariote à hot-dog qui est en train de plier boutique.

— ‘Soir. J’vais vous en prendre trois.

— On ferme, là.

— Fais pas l’con sinon c’est ton cul que j’fais griller. T’as de la viande à vendre, oui ou non ? Tu préfères jeter ou vendre ? Ben alors tu fermes ta gueule et tu me donnes ma bouffe au lieu de te la jouer.

J’ai pas le temps et pas envie de débattre avec cette pauv’ merde qui veut vite rentrer chez son petit maître. J’ai la dalle, j’ai de quoi payer alors je veux être servit. C’pas comme s’il avait peur de la lumière du soleil en plus.
Je le laisse préparer ses trucs quand tout à coup je sens une présence dans mon dos. Genre presque collée à moi. Je tourne un peu la tête et me heurte presque à des pectoraux tellement musclés que ça devrait être illégal. Nan mais il est sérieux lui ? Qu’est-ce qu’il fout là ? Par réflexe, je retrousse un peu la lèvre sur un croc, agacé.

En plus, voilà pas qu’il commence à faire chier le monde à faire des commentaires sur les sauces ! Mais casse-toi si t’es pas content, espèce de lavette ! Le vendeur lui balance la même réplique qu’à moi, sans doute qu’il a encore assez de couilles pour essayer de pas s’écraser a deux reprises. C’est con de dire ça parce qu’il est en train de me préparer ma barbaque dans un sac en papier. Je vois l’autre ouvrir sa gueule et là, c’est plus fort que moi :

— Oh pauv’con, t’as de la vase à la place de la cervelle ou t’es juste bouché ? On t’a dit qu’y avait rien pour toi. Dégage, tu pollue mon air.

Comme si ça suffisait pas, je lui balance un coup de coude dans les côtes pour le faire reculer et lui jette un regard mauvais. J’aime pas trop qu’on me colle comme ça, pour mater par-dessus mon épaule. La crevette qui me sert à manger a ouvert de grands yeux et commence à flipper de se retrouver au milieu d’une bagarre alors elle me file mes trois hot-dogs dans un sac en papier.
J’me retourne et percute presque l’autre naze qui a pas bougé. Il sent l’animal… Mais pas comme s’il s’était frotté à un chien, plutôt comme si c’était lui le chien. Je me fie pas trop à mes yeux, ils me trahissent déjà pas mal, du coup je fais confiance à mon nez et s’il me dit que le gars à un peu de sang canin, je le crois. Le mauvais côté, c’est que ça réveille mes instincts et je me mets à gronder, la queue haute et les crocs à l’air libre.
Vas-y mec, écrase-toi comme tu le fais devant ton maître parce que là je suis pas d’humeur.

— Dégage de là. Tu m’bouche le passage.

Aller Dieu, sois cool et fait qu’il cherche la merde, j’ai trop envie de taper sur quelque chose et sa jolie gueule bronzée à l’air parfaite pour ça.


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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 12:47




Le coup à eu le même effet sur Tasunka que si un enfant avait jeté une balle en mousse sur un rocher. Bon sang, qu'est-ce que les habitants de Dornia peuvent être cons. Un sourcil haussé devant l'air revêche du cabot, Tasunka marque une pause. Il demande si, entre les vampires atteint d'un complexe de supériorité, les humains qui se pissent dessus et les hybrides en mal d'exercice, il y a quelque chose à repêcher. L'échange de regards se prolonge un peu, baigné dans l'ambiance sonore des grondements du... C'est quoi cette queue, un caniche ?

Tasunka renifle un grand coup, avant qu'un méchant rictus ne lui tire le coin des lèvres, et il se baisse d'un coup sec sur le microbe à poils, crocs découverts sur un énorme grognement de caverne. Le loup n'a pas de queue, pas de griffes ni d'oreilles, mais, pour ce qui est de l'intimidation, la taille de ses canines compense son absence d'appendices. Dents à découvert et haleine jetée en pleine poire du morpion, Tasunka le pique de son regard de cuivre.

« Faufile-toi entre mes jambes si tu veux passer, microbe. »

Lui gronde-t-il à la figure avant de le pousser, l'envoyant balader du plat d'une main appuyée contre son épaule. Le cabot éjecté sur le côté, l'Amérindien n'a besoin de faire qu'un demi pas pour se retrouver collé au comptoir de la petite échoppe à roulette. Son coude s'abat brusquement sur la plaque de bois, faisant trembler l'ensemble de la structure, cuistot compris. Retour de l'immense sourire, plein de dents et teinté d'une menace polie, et le loup assène quelques paroles.

« Écoute moi bien toi. Tu me fais chier, mais comme ça m'embêterais que tu te fasses réduire en pâtée pour chien, je vais te donner une info. Parce que je suis sympa. C'est qui ton maître ? Un p'tit commerçant qui vivote ? Un vampire de bac à sable qui suce encore le pouce de son père ?... Ouais ok, c'est bien ce que je me disais en te voyant... Alors voilà ce qu'on va faire. Tu vas me sortir une double dose de viande, et moi je vais partir tranquillement. Et comme je vais partir tranquillement, mon maître viendra pas te faire chier, et il t'emmènera pas au centre de dressage. Ah ouais, mon maître c'est le chef de la milice. »


Mâchoire humaine qui s'étale jusqu'au sol, sourire goguenard du loup. « Non, vous dites ça pour me faire peur... » Balbutie la brindille, prête à gober n'importe quoi. « Si si, je t'assure, il l'a déjà fait deux fois. » Assure Tasunka en hochant la tête d'un air désolé. Il n'a plus qu'à tendre la main pour qu'une barquette de viande-bite y trouve sa place. Échange de pognon, une tape sur l'épaule de l'humain, et Tasunka se retourne, l'air très, vraiment très satisfait.

Satisfaction qui se mets en pause lorsqu'il voit la gueule pleine de cicatrices du clébard. Haussement de sourcils, et Tasunka porte une viande à ses lèvres, y plantant ses dents comme un gros sale.

« Hm ? Qu'esh t'as toi encore ? Tu cherches un endroit où pisser ? »


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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 15:54



Voyez-vous ça ? La carpette se la joue devant les autres après s’être bien écrasé devant son maître ? Je vais te réduire les burnes en bouillie espèce de… Hé ! Putain, je me suis fait dégager sur le côté comme un merdeux avant d’avoir pu ouvrir ma gueule. Il a de la force dans les bras, c’est pas dit qu’il lui reste beaucoup de points à dépenser pour augmenter son QI du coup.
Je l’écoute baratiner le vendeur en levant les yeux au ciel. Sérieux ? Le chef de la milice ? Si depuis tout ce temps c’est le même connard que j’ai rencontré, alors aucune chance qu’il s’encombre d’un larbin pareil. Mais son mytho passe crème avec l’abrutit derrière le comptoir. Faut quand même être bien con parfois…

Mister Univers se tourne vers moi et a l’air étonné de me voir. Ben ouais connard, tu pensais que j’allais dégager ? Dommage pour toi, j’ai une vengeance à accomplir et tu viens de me donner exactement l’outil dont j’ai besoin. Du coup je lui balance un sourire torve en lui répondant :

— T’as une bonne gueule de lampadaire, j’pourrais bien lever la patte sur tes pompes, tiens.

Et comme pour joindre la parole à l’action, j’exécute le plus beau coup de pied sauté que j’ai jamais réalisé. Le mec est grand, mais il tient sa bouffe à hauteur de torse et moi ch’uis monté sur ressorts. Du coup mon pied cueille sa barbaque au passage pour l’expédier plus loin et moi je retombe sur mes pattes après ma vrille.
Il a l’air de pas comprendre tout de suite et de pas trop apprécier. Je m’en tamponne. Tiens, tu le vois mon fuck ou t’as besoin que je te cure le nez avec, fils de pute ?

— Hésites surtout pas à appeler ton « maître », ça m’ferais vraiment trop plaisir de revoir Jakob. Bouffon.

Maintenant je peux tourner les talons et aller me trouver un coin pour becter tranquillement. Mais comme je suis pas devenu complètement con, je garde toute mon attention focalisée dans mon dos, des fois que la fiotte qui se la joue rebelle ait des envies de baston.
Faut dire qu’il m’a foutu les nerfs, ce connard. C’est toujours la même chose avec les enculés qui dépassent le mètre quatre-vingt, y se croient tout permis par ce qu’ils peuvent baisser les yeux en me voyant. J’en ai tabassé des bien plus gros que lui pour moins que ce qu’il a dit alors c’est pas ce matin que je vais repartir la queue entre les jambes.

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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Mer 12 Juil 2017 - 14:07




Le nabot à la vivacité d'un diablotin en carton, et, si Tasunka voit venir le coup au ralenti, il n'a toutefois pas le temps de dégager sa main avant que la semelle du cabot ne vienne lui chauffer les doigts. Véritable caricature de détresse, l'Amérindien suit des yeux l'envolée sauvage de sa barquette de viande, qui, n'ayant évidemment pas développé de capacité de vol, finit immanquablement par retomber dans la poussière. Une flopée de jurons incendiaires passe en coup de vent dans la tête du loup, et lorsqu'il ramène son regard cuivré sur le clebs enragé, c'est avec un air particulièrement mauvais.

Son cerveau attrape automatiquement le nom du chef de la milice -Jacob, hein?- et le stocke vite fait bien fait dans un coin sûr de son esprit. Véritable raclure de fond de caniveau, le nain aux balafres s'en retourne, exposant son dos aux yeux de Tasunka, dont la bonne humeur n'est plus d'actualité. Être un hybride n’excuse pas tout, et, malgré l'estime et l'affection que le loup porte à ceux de son espèce, il ne peut répondre que d'une seule façon à un tel excès de rage.

Tu vas mordre la poussière, putain de clébard !

Ses pieds s'ancrent dans le sol pour y prendre appui, et Tasunka se propulse sur le chien, envoyant une gerbe de graviers dans l'échoppe de viande dont le vendeur se mets à couiner. Peu importe, ce qui intéresse le loup est en train de se balader tranquillement devant lui, et c'est là, juste entre les deux épaules du cabot que se concentre toute son attention.

« Hé connard ! »

Gronde-t-il sauvagement en guise de sommation. Lorsqu'il voit le visage barré de cicatrices blanches se retourner vers lui, un sourire carnassier et plein de dents lui barre le visage. BAM, fait le torse du loup lorsqu'il percute le dos du chien, et il l'enserre dans ses bras, planquant les membres du plus petit contre ses flancs. L'ensemble des deux corps chute inévitablement au sol, dans une gerbe d'insultes et de cailloux. La barquette de saucisses vole au loin, sans doute pour rejoindre ses comparses, et le cabot se retrouve écrasé sous les 100kg du loup.

« Mais c'est quoi ton problème à toi ? T'es mal baisé ? T'as des vers au cul ? Je te connais pas, pourquoi tu viens me chercher des puces alors que tout ce que je veux c'est goûter à ces putains de bouts de viande ! Merde, garde ta hargne pour les vampires, putain ! »

Lui crache-t-il à la figure tout en écrasant l'une de ses mains dans les cheveux du canidé dont les hanches sont comprimées entre ses cuisses épaisses. Tasunka lui referait bien le portrait, une bonne bagarre étant toujours un exutoire efficace aux frustrations, mais le regard du chien fait remuer quelque chose d'autre dans sa caboche. Un énorme soupir passe ses lèvres, et ses doigts se dénouent lentement des cheveux noirs de la victime de son plaquage.

« Mais qu'est-ce que vous avez tous, les hybrides de Dornia, à péter une pile entre vous ? Vous pouvez pas vous tenir à carreau et faire cause commune, bande d'abrutis ? »

Râle-t-il en repensant aux esclaves de la boutique et à Selachi.


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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Ven 14 Juil 2017 - 16:49




Ce type est un vrai bulldozer, putain ! J'ai l'impression de me faire percuter par une voiture et en moins de deux, je bouffe du gravier. Je l'ai entendu venir, je m'y attendais un peu faut dire, mais je pensais que j'avais assez d'avance pour l'esquiver. Faut croire qu'il a vraiment des grandes jambes celui-là.
Une fois au sol, et privé de la bénédiction de la viande chèrement acquise - nan parce que je rappelle que cet argent je l'ai volé difficilement - j'enrage, je fulmine et me contorsionne comme un dément. J'ai l'impression d'être de retour au centre de dressage, à me faire maîtriser comme ça sans pouvoir bouger. Il est lourds, ça m'étouffe putain.

— CASSE-TOI D'MON DOS FILS DE PUTE ! J'VAIS TE DEFONCER LA GUEULE !

Il a peur de se battre proprement ou quoi ? Tout ce qu'il fait c'est rester là, assit comme le gros tas de muscles qu'il est à me débiter des conneries dans les oreilles. Mais ta gueule putain, avec ta morale à la con ! Je m'en tamponne, moi ! Si j'ai envie de te frapper, je te frappe et je m'en cogne que tu sois pas un vampire !

— T'es vraiment trop con toi, pas vrai ?

J'arrive à libérer un bras juste assez pour lui balancer un taquet dans les burnes. Je le sens se raidir tout entier sous la douleur et resserrer les jambes, par réflexe. Ça m'écrase un peu mais ça me laisse aussi plus de place pour me retourner. Cool, maintenant j'ai les deux bras libre et je suis sur le dos, sous l'enfoiré qui m'a mit en rogne avec son sourire de débile mental. Comme il est encore occupé avec son paquet douloureux, je peux lui décrocher un coup de poing dans la mâchoire. Ah, ce que c'est bon de frapper un truc ! Ça au moins c'est tangible, c'est compréhensible, c'est possible à combattre. C'est pas juste des images dans ma tête et la douleur à l'intérieur qui te donne envie de t'arracher la peau pour la faire sortir.
Je vais pour lui en coller un autre, vu que le premier lui a pas fait grand mal malgré la force que j'y ai mit, mais il a reprit un peu le contrôle et bloque mon coup. Il bloque aussi le suivant et je me retrouve avec les poings dans ses mains, à appuyer comme un boeuf pendant qu'il en fait tout autant, pour me retenir. Je gronde, je montre les dents, je lui en veux à mort d'être sur mon chemin.

— Je m'en tape des autres débiles ! Et les putain de raclures comme toi, qui lèchent le cul des vampires, ça me donne envie de gerber ! C'est clair que toi au moins t'as le cul bien rempli, hein ? À force d'y enfoncer ta fierté, on doit même plus en toucher les bords !

Il se prend pour qui, à me faire la leçon sur la connerie habituelle de s'écraser pour que la pilule passe mieux et que les esclaves devaient s'unir et blablabla ? Il est courant, ce grand con, qu'il y a des esclaves pires que les vampires ? Des vrais cancers ! Et il en fait partie !
J'essaye de le faire basculer, je me tords et essaye de soulever mes hanches pour le faire basculer, mais tout ce que j'arrive à faire c'est m'énerver encore plus sans arriver à le cogner. Super, voilà que ça me frustre encore plus que de me faire maltraiter par Charles !

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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Mar 18 Juil 2017 - 15:08




Le coup dans les parties fait virevolter quelques papillons pailletés devant les yeux du loup, et son absence est punie d'une bonne tarte aux phalanges qui lui arrive en plein de la mâchoire. Une vraie saloperie celui-là, petit mais nerveux, vif comme l'éclair. Trop sûr de lui et de la suprématie qu'était censée lui accorder sa carrure, Tasunka s'est fait avoir comme un bleu par le chien qu'il a sous-estimé.

Une fois.

Pas deux.

Ce type semble être atteint d'une rage profondément ancrée, comme cette maladie qui fait baver les renards sauvages, et Tasunka s'apprête à se relever pour s'en écarter, lorsque les poings secs du clebs se ruent à nouveau sur lui. Une fois, pas deux : l'Amérindien attrape le premier au vol, avant de faire de même avec l'autre, et d'englober les deux masses de chair et de sang dans ses poings. Il serre fort, comme pour les broyer, et souffle bruyamment pour faire passer les résidus de douleurs, entre ses jambes et dans sa mâchoire. Son sourire mauvais s'étire sur des dents tachées de sang : l'autre lui a sans doute fendu une gencive.

« Ola, ola, c'est quoi ça ? On dirait un chiot qui chiale à force de se prendre des tartes parce qu'il mord les mollets de son proprio. Tu peux rien faire, ça te rends dingue ? T'es incapable de courber l'échine et tu te retrouve écrasé sous la botte d'un vampire ? Hé, tu sais quoi ? Tu veux qu'on en parle, de tes histoires de fierté ? »

L'agacement enveloppe sa voix d'une octave polaire et grinçante : quelque chose chez cet enragé le fait tiquer, il se sent piqué sans identifier la source de son irritation, et l’incompréhension le plonge dans une profonde mauvaise humeur. Être perçu de la sorte, il y est pourtant habitué, il a reçu plus d'injures que de beaux mots depuis son débarquement à Dornia. Et c'est ce qu'il souhaite, d'ailleurs. Alors pourquoi, lui là, le nabot inconnu... ?

Bah.

Les yeux plantés dans les prunelles en colère de l'autre, Tasunka grimace. Son propre sang lui coule dans la bouche, et il la referme pour ne pas baver sur celui qu'il surplombe. A peu près remis de ses douloureuses émotions d'entre-jambes, il pèse à nouveau de tout son poids sur le chieur. Ses doigts s'enfoncent dans les poings de l'autre, et il appuie, compresse, force sur ses muscles pour faire ployer les muscles du chien jusqu'à enfoncer ses mains dans les graviers. Il se penche sur le balafré, très proche, bien assez proche pour pouvoir lui mordre le nez ou les lèvres... Bien assez proche pour se prendre un coup de boule, aussi, il le sait...

« A quoi bon la liberté, s'il faut mourir pour elle ? Désolé, vraiment, navré de froisser ton code de l'honneur de petite frappe, mais j'ai aucune envie de finir à la banque de sang. »


Déclare-t-il, acide, avant d'illustrer son propos en crachant un peu de sang par dessus son épaule. Et puis, avant que l'autre diable ne décide de lui remettre un coup de genoux dans les parties, il lui colle un coup de tête dans le crâne. Tête de bois contre tête de bois, il entends presque résonner leurs deux cervelles rebelles. Deux sons de cloche semblables, deux attitudes différentes.

Tasunka racle les mains de l'autre dans la poussière, sans doute lui érafle-t-il un peu la peau, jusqu'à lui relever les bras au-dessus de la tête, et il se relève prestement. Il se passe une main dans les cheveux pour se dégager le visage, rabattant ses mèches noires en arrière, avant de jeter un regard au balafré.

« Allez, retourne donc pisser sur les godasses de ton maître si ça te fait plaisir. »


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MessageSujet: Re: Sausage party [Drake] [Terminé]   Lun 24 Juil 2017 - 16:33




Ah le sale fils de ... ! J'ai beau appuyer comme un bœuf, vu que je suis en dessous et qu'il a des biceps comme des troncs d'arbre, je suis pas prêt de gagner. Blablabla, il la ferme jamais lui non plus, à me faire la morale comme si c'était mon daron et en plus avec un petit air supérieur qui me met la rage. J'essaye de le mordre, mais il est trop loin et il me rape les mains dans le gravier avant que BOUM !
La douleur m'explose dans la tête et je vois tout noir, avant de voir tout blanc et finalement d'avoir l'impression que les étoiles autour de moi se mettent à danser. Je pense plus à mes mains, y a plus que mon front qui me fait mal. Je râle comme une bête, une paume plaquée sur la tête pour essayer de repousser la sensation au fond de mon crâne, là où j'aurais moins l'impression que ça risque d'exploser.

C'est quoi le problème avec ma tête ? Pourquoi tout à coup tout le monde veut me faire mal au cerveau alors que jusque là, on se contentait très bien de me pourrir le corps ? Je sais bien que je suis pas un génie, mais c'est pas une raison pour me démolir la cervelle, merde ! Je roule sur le côté pour me redresser, je titube un peu et je sens la nausée monter. Putain, dégueule pas maintenant mec...
L'autre est en train de se tirer tranquillement, une couille en moins sans doute mais avec l'assurance d'avoir gagné le match. Ça me frustre encore plus d'avoir terminé sur une victoire par coup de boule, moi qui voulait éviter d'avoir mal à la tête.

— Reviens ici, salopard, j'ai pas terminé de te...

Un haut-le-cœur me coupe la parole et je me tourne vers le carré d'herbe à côté de moi, une main plaquée sur la bouche. Vas-y, dégobille pas maintenant, c'est nul ! Mais j'crois qu'il a tapé fort le con. Y s'est retourné et il attend la suite, je lève une main pour faire signe que j'arrive. Ouais ben ça va, merde ! C'est sa faute si je suis comme ça ! Deuxième tentative.

— J'te jure que t'as pas intérêt à BLEUAAARGH !

Super ! Bravo champion ! Me v'la à gerber tripes et boyaux sur la pauv' pelouse qu'à rien demandé à personne. J'me sens vaseux, ça tourne autour de moi et j'ai mal aux neurones. Un truc me démange dans le cou... Merde alors, mon collier ! Charles aurait quand même pas osé me foutre un truc dans ce collier quand même ? Raaah, ça me démange ! Il va me buter si je le retire, mais je peux pas le garder, j'suis certain que ça me rend malade ! Je me suis déjà prit des coups dans la tronche alors on va pas me dire que c'est un de plus qui me fait vider mes tripes comme ça. Ou alors l'ancêtre à tellement mit le bordel dans ma tête que maintenant je me prends une baffe et ça suffit à me retourner complètement ?

Je termine de vider mes boyaux avant de me laisser tomber sur le cul, étourdis et essoufflé. Chienne de vie, comme dirait l'autre. Le géant aux gros muscles me lorgne toujours, alors je lui aboie dessus.

— Quoi ? Tu veux ma photo ? Aller, dégage, sinon c'est sur tes pompes que je dégobille.

Le collier me pique le cou, je passe la main dedans pour gratter et tire, par réflexe. C'est juste un collier de cuir, avec des pointes dorées parce que Charlie est un peu bling-bling dans son genre, mais pour l'ouvrir faut une empreinte digitale. Je vous laisse deviner celle de qui. Je sens pas de trucs qui pourraient faire penser qu'il y a du courant électrique dedans, ça doit être dans ma tête. Quand ça concerne la Blonde, c'est presque toujours dans ma tête que ça se passe de toute façon.
J'ai les mains bien éraflées, ça saigne un peu alors j'essuie sur mon futal. On va me poser des questions, ça va être joyeux d'y répondre tiens.


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