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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]
Âme sauvage
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MessageSujet: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Ven 7 Juil 2017 - 13:10




A travers les vitres teintées, le soleil décline, plongeant la salle dans une lumière orangée. Allongé en plein milieu de sa cage, sur la fine paillasse qui lui gratte la peau, Tasunka étire ses membres. Tout en se redressant, il agite ses orteils et enfonce ses doigts dans ses épaules pour en dénouer les muscles. Quatre jours dans une cage, c'est déjà bien trop pour une créature sauvage. Le loup se trouve encrassé, et, lorsqu'il s'approche de la porte de sa cellule, c'est avec la ferme intention de se faire acheter cette nuit. Alors, il pose flegmatiquement ses avant-bras sur les barreaux horizontaux de sa cage, et attends le gardien.

C'est Edward qui s'occupe d'eux aujourd'hui. Sans doute un jeune vampire, vu son manque d'aplomb, fin comme une brindille, que la nature n'a pas daigné doter de la moindre once de charisme. Pauvre type, condamné à vivre éternellement avec une trogne pareille... Tasunka lui décroche un sourire ravageur et le salue de la main, comme si nul barreau ne les séparaient. PIM, en pleine cible, le gardien ne peut retenir un sourire de pucelle et il s'approche de lui en se passant une main sur les yeux dans une vaine tentative de se défaire des poches monstrueuses qui lui colleront à la peau jusqu'à la fin des temps.

« Salut Edward, ta nuit à été agitée ? Bourreau des cœurs, haha ! »

Lâche le loup de sa voix grave. Son rire est puissant, sans voile, il porte tant qu'on pourrait croire que le monde entier l'entends. Un clin d'oeil complice et le geôlier se gratte l'arrière de la tête. « Puceau jusqu'à la fin de sa vie celui-là », pense Tasunka avant de continuer. Il a planté ses yeux cuivrés dans ceux d'Edward comme s'il voulait lui transpercer le cerveau. Une idée littéralement séduisante...

« Hé, Edward, ton collègue à oublié de me donner à boire hier, tu voudrais pas m'emmener aux douches en premier ? J'en ai marre de cette cage, je voudrais me faire acheter cette nuit... Mais je suis crade et je pue. Et qui voudra de moi si je suis sec comme une vieille prune ? »

Deuxième sourire ravageur, et cette fois Tasunka montre les crocs. Approchant son visage du gardien aussi près qu'il le peut -beurk-, il lui chuchote à voix basse « Je serais super sage, comme toujours », puis il s'éloigne pour s'étirer un peu. Muscles, peau, viande ferme, le loup mets la gomme, et lorsqu'il entends les clés d'Edward tinter à sa ceinture, il sait que c'est gagné.

Edward : « D'accord, c'est bien parce que tu es exemplaire, Tasunka. »

Tocard.

¤

Et c'est ainsi, qu'au beau milieu d'une salle remplie d'esclaves plus ou moins miteux, plus ou moins rebelles, plus ou moins en bon état, Tasunka ré-apparaît, propre et brillant comme un sou neuf. Un peu trop à son goût, puisqu'il ne sent même plus sa propre odeur, complètement recouverte par la couche d'huile de coco qu'Edward s'est fait un plaisir de lui tartiner partout. Partout, vraiment partout, quel vicelard.

L'endroit est sale, il s'agit sans doute de l'une des boutiques les moins chic de la ville, et Tasunka se demande pourquoi les sangsues l'ont foutu là. Parce qu'il vient de dehors et qu'ils ont peur qu'il se rebiffe ? Ou peut-être qu'ils veulent le vendre comme coq de combat.

Il marche tranquillement derrière Edward qui le raccompagne à sa cellule, le surplombant d'une bonne trentaine de centimètres. En plus d'être moche et maigrichon, il est petit... Pauvre gars, il lui ferait presque pitié... La porte de sa cage s'ouvre, et Tasunka renifle en soupirant. Aucune envie de retourner là dedans, alors, il tente. Il faut toujours tenter, surtout avec des types comme Edward.

« Hé, Edward... Je peux pas rester dehors cette nuit ? Elle pue, cette cage, et puis regarde, elle est trop petite pour moi... »

Dit-il en montrant du doigt que, oui, s'il reste debout et qu'il se tient droit, sa tête cognera contre le plafond métallique. Edward hésite, triture ses clés, jette un regard en coin aux autres esclaves qui, évidemment, ne ratent pas une miette de la scène. Tasunka insiste, juste un petit peu pour ne pas le braquer.

« Allez... Je me mets sur le canapé là bas et je ne bouge pas. Si un maître voit ma bonne conduite, il m'adoptera, c'est sûr ! »

Re-clin d'oeil. Pourquoi s'en priver lorsque c'est si simple de faire fondre la cervelle de ce type ? Il aurait dû le faire avant. Ah. Edward fait la moue. Ah, oui, c'est vrai, il n'a certainement pas envie que ce beau et grand mâle se fasse emmener avant qu'il n'aie pu en profiter.

Dommage pour toi, t'es sans doute trop pauvre pour m'acheter. Tant mieux pour moi.

Mais finalement, Edward accepte .

Edward : « D'accord, c'est vrai qu'on ne te voit pas bien là-dedans, en plus. »

Tocard.



Dernière édition par Tasunka le Jeu 13 Juil 2017 - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Ven 7 Juil 2017 - 17:04



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PV — Tasunka




J'ai donc tenu deux semaines.

Deux semaines avec un emmerdeur de première dans ma baraque, avec un esclave grossier, un caractériel encore pire que moi, un être violent et de surcroît, parfaitement immonde (quelle déception...). Je ne vais pas pouvoir tenir une minute de plus. Mon secrétaire est déjà au bord de la démission. Ah. Lui qui voulait que je me trouve un hobby, il n'a pas été déçu du voyage lorsque je lui ai ramené cette espèce de bestiole puante.

J'avais demandé du costaud. Il l'était. J'avais demandé de l'endurance. Il en avait et encaissait plutôt bien mes coups. En revanche pour le côté “pas con” oh bon sang. Je pouvais me brosser sur ce trait là! Même la tique d'un chien galeux aurait eu plus de jugeote que ce squale décérébré!

Rah bon sang ça me fout en vrille! Dire que je me suis pris un esclave pour étancher ma colère et me calmer. Autant pour le résultat hein! Et bah le yoga, ça ne sera pas pour tout de suite!

Toujours est-il que deux semaines après avoir acquis Selachi, je me retrouve de nouveau à déambuler comme un pervers de boutiques d'esclaves en boutiques d'esclaves, pour me dénicher un nouveau "costaud" qui saura éventuellement contenir la rage de mon insupportable requin tigre. Et cette fois-ci, le casting se fera particulièrement sévère sur l'intelligence parce que putain, pas deux comme l'autre! Je n'y survivrai pas! Et eux non plus. Car en toute honnêteté, si je ne trouve pas chaussure à mon pied aujourd'hui, parole de princesse susceptible, ce soir, mon requin? J'en fais du ceviche.

Sûr de moi quant au destin de Selachi (que je trouve encore trop gentil vu tout ce que ce con me fait subir), je reprends très légèrement mon calme lorsque je pousse la porte du 4ème commerce d'esclaves que je visite aujourd'hui. Mais qu'est-ce qui m'a prit de prendre un géant la dernière fois?! Ah maintenant je peine sévère à en trouver un autre de son gabarit.

Droit des mes pompes, chemise rentrée et pantalon tiré au carré, je fais quelque pas dans cette nouvelle boutique aux airs lugubres (sérieux c'est quoi cet éclairage?) et respire difficilement l'air ambiant. Putain ça daube. Donc la douche c'est une option pour leurs bêtes?! Je suis véritablement dérangé par cette odeur rance et suante, omniprésente dans le magasin. En voyant une tête morne et fade passer entre les cages, je m'approche nonchalamment du commerçant du jour (pas plus haut que trois pommes et pas plus épais qu'une paille) et ne peux m'empêcher de râler immédiatement:

« La vache. Vous ne les lavez jamais vos bestiaux? »

Bonjour à vous aussi.

Sur ces paroles ma foi fort polies, mon vis à vis s'excuse discrètement, rougissant jusqu'aux oreilles (façon de parler) et commence à se tortiller de droite à gauche, visiblement embarrassé. Oh putain. Une choupette. Génial.

« Vous auriez un truc qui dépasse le mètre quatre-vingt? Dégourdit si possible? »

L'homme, qui se présente comme Edward, m'invite à le rejoindre au comptoir du commerce, me faisant passer à travers les cages où malheureusement, je ne discerne que du gringalet, du frêle et du peureux. De l'amuse gueule pour requin mal-élevé. En somme.

Bon gré mal gré, nous arrivons à son comptoir où il me sort une pile de fiches techniques sur tous les esclaves qu'ils ont en boutique et qui ne sont pas réservé. Je feuillette rapidement les données, déçu de ne rien trouver, lorsqu'un papier attire mon attention. Encore sous les mains dudit Edward, j'arrive à lire très difficilement la taille du spécimen qui ne semble pas disponible. Plus d'un mètre quatre-vingt! Hallelujah!

« Et lui? Est-il en boutique? »

Il semble incommodé par ma question et fronce légèrement le nez, comme déçu que j'eu remarqué son papier. Pas le moins du monde intrigué par sa réaction, je m'empresse d'aller faire un tour en boutique à la recherche dudit géant (je n'ai pas pus le louper enfin! Ces cages sont minuscules) et, miracle, je le trouve, élégamment vautré sur un canapé vieillot, enveloppé d'une horrible odeur de noix de coco (décidément c'est soit rien soit tout ici!) et arborant pour seul vêtement, un pagne.

« Un pagne? C'est une blague? »

Ciel. C'est si peu distingué.


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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Ven 7 Juil 2017 - 17:42




Imperméable aux insultes que l'un des esclaves en cage lui persifle à la figure -lèche cul, traître, pute- Tasunka s’installe plus confortablement dans le vieux canapé recouvert d'un tissu qui, comme tout ce qui se trouve ici, lui pique les fesses. La nuit à beau être tombée, la chaleur du jour est encore écrasante, et il se sent tout poisseux. Sur sa peau, l'huile le dérange, alors il attrape le chiffon posé sur la table, et entreprends de se le passer sur le corps pour s'éponger.

« Ça va, tais-toi, j'ai compris. En attendant, moi je suis tranquillement dehors et toi, toujours dans ta cage. T'es pas si moche, alors un conseil, si tu ne veux pas croupir dans ta pisse : quand je serais parti, tends tes fesses molles à Edward, peut-être que si tu le laisse les mordre il te fera des faveurs. »


Dit-il tranquillement en se passant le vieux bout de laine sur une épaule. Il ne regarde même pas celui qui continue à le couvrir d'injures, qu'il se fatigue si il veut, l'idiot. Et puis, alors qu'il termine son ménage, il entends des pas qu'il ne connait pas. Ce ne sont pas les vieilles semelles élimées d'Edward qui claquent sur le sol en béton. Rien qu'au son de ses chaussures, le loup devine que ce type là est du genre sûr de lui. Puis il le voit débarquer au bout de l'allée, et il se dépêche alors de se débarrasser de la vieille guenille enduite d'huile. Pof, sur la tête du connard trop bavard.
Beau visage, beaux vêtements et... Ah, la beauté du langage, en revanche, est passée à la trappe.

Un bras passé par dessus le dossier du canapé, les jambes écartées pour être à l'aise et ne pas se tenir chaud à lui-même, Tasunka décroche un sourire à l'inconnu. Juste un petit rictus en coin, discret. Puis il hausse un sourcil, l'air faussement étonné, et descend sa main vers le-dit pagne si offensant.

« Si il vous déplait, je peux l'enlever. »

Quand on a été élevé les fesses à l'air, à gambader des les champs, la pudeur peine à s'installer. Au campement des Lakota, Tasunka n'était d'ailleurs pas reconnu pour être le plus vêtu. Alors il attrape entre ces doigts le morceau de tissu, et commence à le tirer un peu... Mais s'interrompt avant d'avoir dévoilé quoi que ce soit, et remets tout en place. Petit air désolé, et Tasunka secoue la tête.

« Ah, pardonnez-moi, j'avais oublié qu'il fallait payer pour ça. »

Il n'a pas l'air trop bête, ce vampire là. Peut-être est-il vieux, peut-être est-il important... Mais l'instinct du loup se méfie, quelque chose chez ce type fait lentement clignoter son voyant d'alerte. Avant de passer à la phase de conquête, Tasunka décide de tâter le terrain, d'essayer de voir à qui il à affaire.

« Vous avez perdu Edward ? Ou peut-être vous êtes-vous perdu tout court ?... Je veux dire, lorsque l'on vous regarde... »

Un mouvement de tête se joint à son propos, dévisageant sans gêne le vampire, des pieds à la tête. Il fait tâche dans le décor. Pas seulement parce qu'il est un vampire et que les vampires devraient tous périr, non. Il fait tâche parce qu'il est propre, bien apprêté, et... Cette odeur, c'est... ? C'est sucré, mais Tasunka ne sait pas ce que c'est. Certainement quelque chose d'absolument pas naturel. Avenant, sourire poli aux lèvres, l'amérindien relève ses yeux perçants sur l'inconnu.

« ...On ne comprend pas bien ce que vous faites ici. »



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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Ven 7 Juil 2017 - 21:24


Pêche à la Sangsue
PV — Tasunka


Et bien et bien, ça n'est décidément pas trop dégueu tout ça. En revanche cette odeur de noix de coco, non vraiment, ce n'est pas possible. Ca me vrille les narines, eurk. Mais pour le reste, ma foi... J'apprécie. Quoi? Oh je vois! Parce que je suis un petit richou tout frais tout propre, il est mal-convenu que je lorgne ainsi sur de la marchandise sauvage? Alors de une: je ne lorgne pas. De deux: je ne suis certainement pas le premier à lui admirer les pectoraux et sans doute pas le dernier. Et de trois: merde.

« Nul doute que le spectacle doit être magnifique, mais épargne-le nous donc et garde tes miches au chaud veux-tu. »

Je ne peux pas m'empêcher de sourire discrètement, parce que quand même, il est splendide (ce genre de beautés exotiques contre lesquelles ont a envie de se frotter) et en plus je sens que derrière moi, son commerçant en grince des dents.

Oh oh. On a donc un petit faible pour son bel animal? Voilà donc la raison pour laquelle il ne souhaitait pas me faire part de sa présence et surtout pas de sa disponibilité. Je pouvais en comprendre la raison. Il est vrai que la bête était splendide. Grand, musclé à souhait, une peau dans laquelle on croquerait volontiers et malgré cette insupportable effluve de coco, un fin nez pouvait discerner son très léger arôme naturel, aux tons de musc et de chaleur. Une friandise somme-toute très appétissante.

Merveilleux.

Cependant je ne suis pas là pour trouver une belle plante à Selachi mais bien pour lui dénicher un adversaire de taille, ou en tout cas physiquement capable de le calmer, pour reposer un peu mes nerfs. Et dieu seul sait à quel point ils sont à rude épreuve en ce moment. Ainsi que le gaillard soit splendide ou non, finalement, je m'en care un peu. En revanche, je suis bien forcé de reconnaître qu'il fait preuve d'une belle éloquence et que au moins, lui, semble avoir de la matière grise.

« Tu es bien curieux dis moi. On serait méfiant? »

Et il aurait raison. Car crois-moi mon biquet, si tu savais ce que rentrer chez moi voulait dire (et ça voulait dire aller en enfer, le "Selachi Hell" même), tu aurais vraiment de quoi te méfier mon beau. Et tiens, tu ne sembles pas être le seul. Ton vendeur n'a pas l'air ravis ravis que je m'intéresse à toi et c'est finalement vers lui que je dois reporter mon attention.

« Vous me donnez sa fiche? J'ai beau avoir l'éternité devant moi, j'aimerais bien me faire une idée dans la minute. Merci. »

Il hésite et semble vouloir dire quelque chose. Ca me fout les nerfs. Allez là! On ne va pas y passer la journée (nuit) putain! Rah et puis tant pis. Je perds patience, lui arrache le fameux papier de notes des mains et l'accuse sévèrement:

« Bon eh. Il est disponible non? Il est à vendre? Vous n'avez pas les ronds pour vous l'offrir? Alors laissez-moi la voire et allez vous astiquer la tige ailleurs. »

Je l'invite sèchement à déguerpir et à mon ton sans appel (et mon attitude franchement désagréable) il sent bien que la bataille est veine et le voilà qui retourne à son comptoir, non sans un regard méprisant à mon égard. J'hausse des épaules et ne lui prête déjà plus attention. Dans un soupir las, je viens rejoindre le splendide hybride sur son canapé. Je me laisse choir souplement, jambes croisées, redressé dans l'inconfort de ce siège (on ne va pas s'éterniser, c'est sûr!) et finit par prendre le temps de lire un peu son "dossier" de vente. Dans un râle excédé et les sourcils haussés, je rajoute tout de même à son égard:

« Et bien. Je ne sais pas ce que tu as sous ce pagne mais j'ai l'impression qu'il ne veut pas s'en séparer. »

Je n'ai pas besoin de préciser de qui je parle, je sais pertinemment que l'hybride voit de quoi je veux parler.


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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Sam 8 Juil 2017 - 11:45




Sans commettre l'erreur de laisser un sourire moqueur se glisser sur ses lèvres, Tasunka laisse tranquillement les deux horreurs de la nature se livrer à une bien ridicule bataille de pouvoir. Tranquille, toujours assit dans le canapé, légèrement penché en avant pour poser ses avant-bras sur ses cuisses écartées, le loup observe les deux créatures. Pauvre Edward, dont la fierté se laisse piétiner par l'impatiente sécheresse de son client. A observer les interractions qu'ils ont entre eux, il est difficile d'imaginer de quelle façon ils ont pu réussir à s'unir pour envahir le monde...

Le gardien est renvoyé dans un froissement de papier, et le potentiel acheteur vient poser ses fesses à coté de lui. Ah ah, son précieux petit popotin daigne venir se frotter contre le vieux tissu miteux ? A la brève tirade qu'il lui envoie, Tasunka juge bon de répondre sur le ton de l'humour. Il n'est pas certain de vouloir partir avec ce type là. Quelque chose dans son ton lui hérisse les poils, et il n'aimerait pas, vraiment pas, finir attaché dans une cave, à servir de défouloir à une princesse frustrée. Le loup lâche un rire bref, un court souffle nasal, avant de se pencher légèrement vers celui qu'il surplombe.

« Vous savez, je peux le comprendre. Moi non plus je n'aimerais pas devoir m'en séparer, la vie d'eunuque, ce n'est pas pour moi. »

Sourire entendu. Il est temps à présent, de tâter le terrain plus fermement.

« Dites moi, Monsieur, ce que vous attendez de votre nouvelle acquisition. Je ne voudrais ni vous contrarier ni vous faire perdre votre temps en partant avec vous si je ne vous convient pas... »


Ce qu'il veut, surtout, c'est avoir le temps de se montrer très déplaisant si il détecte quelque chose de vraiment dangereux chez ce type. Hors de question qu'il parte avec un fou furieux, un sadique ou un malade. Il trouvera bien quelque chose pour le dissuader de l'emmener.
Du coin de l'oeil, il jette un coup d'oeil à ce qui est écrit sur la fiche, et doit se retenir de rire en lisant les annotations, sans doute écrites parEdward.


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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Dim 9 Juil 2017 - 16:44


Pêche à la Sangsue
PV — Tasunka


Décidément, tout le monde à le mot “eunuque” à la bouche en ce moment! Entre cet esclave qui sait manipuler son monde pour se faire apprécier et Selachi qui n'arrête pas de me sortir des “sale eunuque” par-ci ou encore “couilles-molles” par là, ça n'en finit jamais.

Je gomme sa remarque de mon esprit, ce n'est franchement pas le moment de repenser à tout ce que le requin-tigre me fait vivre chez moi, et termine de m'intéresser au papier entre mes mains, m'interrogeant très fortement sur le professionnalisme de la personne l'ayant annoté. C'est bourré de remarques à la limite de l'obsession et certaines notes sont pour le moins... grivoises. Je suis tombé dans un repère à pervers ou quoi?! Le pagne de l'autre colosse prend désormais tout son sens.

Je suis dérangé dans ma lecture lorsque le géant à mes côtés, un peu trop proche à mon goût, me demande plus de détails encore. J'hausse un sourcil, contrarié d'être ainsi questionné et l'invite, une main sur son épaule, à se reculer illico s'il ne veut pas finir avec mes dents dans sa gueule. Je suis petit et n'apprécie pas être surplombé comme ça. En tout cas, pas dans ces conditions, et pas par n'importe qui.

Fier vous dites? Ah oui, totalement.

« Encore des questions hm? Que t'apporteraient les réponses? Ce n'est pas comme si tu avais le choix de m'accompagner ou non si je décide de t'acheter. »

Comment se torcher le cul avec la déclaration des droits de l'Homme en une leçon par Elliot Adamson, vampire fier et outrageusement susceptible. Il n'empêche que je n'ai pas tout à fait tort. Que je lui fasse part de mes raisons de m'intéresser à lui ou non, si je décide de le prendre, il n'aura pas le choix et viendra avec moi. Les joies d'être vampire.

Bon. Etant donné qu'il s'est tout de même montré jusqu'ici fortement agréable (je crois que je n'ai plus l'habitude avec l'autre morue), je lui octroie le droit d'en savoir un peu plus sur son éventuellement future position chez moi, sur un ton plus sec que je ne le voulais:

« J'ai besoin d'un baby-sitter. Et maintenant, arrêtes donc tes questions et lève-toi. Allez! »

Je saute sur mes pieds (avec grace et souplesse, merci!), le laisse se débrouiller pour sortir de ce canapé oh combien désagréable et cherche du regard le dénommé Edward pour éclaircir un point jusqu'ici non-précisé:

« Quel goût à son sang? »

Le pauvre homme qui jusqu'ici boudait dans son coin en ruminant sa jalousie semble désarçonné par ma question et me bégaie pauvrement:

« Euh... Je ne sais pas. »

Rah décidément il n'est utile en aucun point celui-là! Ca m'en fait claquer de la langue tiens! Bras croisés, je fais volte-face et reprends durement à l'encontre de l'hybride à moitié-nu (purée c'est dérangeant toute cette peau exposée! En plus ça pue la coco!):

« Un vampire s'est-il déjà nourrit de ton sang? »

Et j'entends bien "nourris" et non juste "bu". On peut boire un sang et ne pas réussir à se nourrir de ce dernier. Et j'en suis putain de bien placé pour en savoir quelque chose! Avec ce con de Selachi et son sang imbuvable! Pas question de me faire avoir une seconde fois.

Aujourd'hui est peut-être mon jour de chance! L'esclave croisé loup (d'après son dossier mais je peine à en voir des preuves sur son corps) a le physique qu'il faut pour tenir tête à Selachi, a obtenu de très bonnes notes aux tests de Q.I présentés dans son dossier et est assez calme et docile pour pouvoir se tenir librement hors de sa cage, sans chercher à jouer au plus fort.

Tout se jouera donc à la fiabilité de son sang car bordel de merde, le régime bouteille, j'en ai pleins le cul!



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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 13:32




Un mince sourire au coin des lèvres, Tasunka s'éloigne du vampire, juste ce qu'il faut pour que la grimace offusquée de celui-ci ne s'imprime pas davantage sur ses traits. La proximité n'est pas une carte qui semble fonctionner avec celui-là. Le vampire est sans doute trop attaché à conserver son balais dans le... Tant mieux, le loup à assez donné de sa personne avec ce laideron puant d'Edward. Malgré l'agacement persistant sur le visage de la poupée de porcelaine, c'est avec une certaine surprise que le loup entends la réponse à sa question. Comme quoi, tout est une question d'approche...

Répondant à l'ordre de la pile électrique vampirique, l'amérindien s'arrache au canapé. Le vieux tissu à imprimé son motif sur sa peau, et Tasunka se passe les mains sur l'arrière des cuisses, les hanches et le creux du dos. Une terrible envie d'aller se rouler dans l'herbe ou dans une rivière lui envahi un instant le cerveau, avant qu'il ne la balaye pour se reconcentrer sur le type blafard. Incontestablement irritable, grincheux comme un vieil ermite et capricieux comme une jeune donzelle...

Il n'a pas l'air si terrible.

Le regard brillant du loup jauge l'échange entre les deux vermines. L'un se tord les doigts de frustration, l'autre l'écrase verbalement. Ah, la question du sang... Tasunka, découvrant ses crocs, ne peut retenir un sourire carnassier au souvenir du dernier vampire à avoir essayé de le mordre. C'était pendant sa capture, et le pauvre type n'avait ouvert sa gueule que pour s'y prendre le gros poing du loup. Il y avait perdu quelques dents, et n'avait pas gagné le moindre petit échantillon de globules rouges en échange.

Lorsque le vampire se retourne vers lui avec la vivacité d'une grenouille dont on aurait piqué les fesses, Tasunka se tient déjà là, redressé bien droit. Pour regarder dans les yeux son peut-être futur couillon maître, il n'a d'autre choix que de baisser le menton. Son sourire s'est refait plus poli, ne laissant aucune trace de l’écœurement que fait naître en lui la question.

« Je ne peux vous dire, Monsieur, personne n'a jamais réussi à me croquer. Je n'ai sans doute pas le goût de petite sucrerie qu'ont vos esclaves élevés en cage... »


Tasunka se retient d'éclater d'un rire méprisant en regardant le vampire. Il le voit presque sautiller sur place, certainement irrité de ne pas avoir les réponses à ses questions d'un claquement de doigt. Petit sourire désolé, hochement de tête, et Tasunka porte l'une de ses mains à ses lèvres...

« Une seule façon de le savoir. »

… Et plante l'un de ses crocs à la base de son pouce, là où passe une grosse veine. Corc. Bordel, qu'est-ce que ça fait mal. Le petit excès de zèle le fait ciller, mais le trou est fait, et, après un rapide coup de langue, Tasunka propose sa main au vampire. Sa lèvre est légèrement tachée d'un rouge foncé, et le loup s'occupe de se nettoyer brièvement, dans un petit bruit humide.

« J'ai le goût d'un animal sauvage, Monsieur. »

Un filet carmin lui coule le long de la main, menaçant de tomber du bout de son index.



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Dernière édition par Tasunka le Mar 11 Juil 2017 - 16:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 16:03


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Et merde, il sent super bon! Enfin son sang hein. Lui cocotte toujours la noix de coco, ça n'a pas changé, c'est toujours extrêmement désagréable. En revanche son hémoglobine. Mama Mia! Faites qu'il ne met pas vu ravaler ma salive si peu discrètement. Eh, c'est que j'ai faim moi! Avec l'autre raclure imbuvable chez moi et la crevette rachitique, je n'ai jamais assez à manger. Et puis ce n'est pas dans une bouteille de mes couilles que je pourrais trouver autant d'énergie que dans une carotide bien fraiche.

Nique. J'ai super faim.

Mais contenance est mère de patience. Alors plutôt que de donner satisfaction à ce colosse décidément bien trop manipulateur pour ma sécurité, je lui réponds d'un claquement de langue (frustré de devoir me retenir pour mon propre bien) et lui attrape férocement le poignet, le contraignant à s'avancer d'un pas. Putain il est grand le con! Enfin. Ca m'agace de devoir me méfier, et ça me fout surtout les nerfs en vrac de reconnaître que je suis putain d'excité par cette odeur foutrement délicieuse. Mais purée je dois faire gaffe. Selachi n'avait pas une trop mauvaise odeur non plus (si l'on omet son haleine de morue putride) mais bordel je me souviens encore de mon horrible indigestion à cause de son sang. Pas question de refaire la même bourde mon pote!

« Désolé mon beau mais j'ai pour principe de faire goûter mes repas désormais. Je ne bois pas n'importe quoi. » S'il fallait une nouvelle preuve que je suis suffisant, c'est fait.

Le message étant passé, j'en appelle à son patron qui alléché par l'arôme fort, nous a déjà rejoint, la bave aux lèvres. Mieux vaut se montrer prudent avec l'autre titan à mes côtés ainsi je resserre très lentement ma prise sur son membre sanguinolent. Manquerait plus que je me prenne une torgnole dans la foulée tiens! Je reprends à l'encontre du patron des lieux sur un ton mielleux:

« Vous ne voudriez pas m'assurer personnellement de la qualité de son sang s'il vous plait? Vous comprendrez qu'il n'est pas concevable pour un client de tester lui même de la fiabilité de vos marchandises. »

Ah bah tu parles qu'il est heureux le gus! Je pourrais lui sucer les couilles dans la seconde qu'il n'en n'aurait rien à péter. J'ai tout juste le temps de m'entendre répondre un pauvre “Avec joie! Laissez-moi faire.” que le bougre s'est déjà jeté disgracieusement contre l'esclave, léchant, bavant et grignotant avec un peu trop d'entrain, la main offerte.

Eurk. Il ne sait pas manger proprement en plus le con! Ca m'en fait tiquer de rage tiens. C'est si peu délicat! Si le sang de la bête est aussi bon que son odeur n'est alléchante, un tel cru ça se déguste putain! Ca ne s'avale pas comme de la pisse-mémé!

En plus il s'attarde un peu trop à mon goût. Autant, je suis satisfait de mon idée de faire goûter le loup par quelqu'un d'autre (pour la sûreté de mon estomac bien trop mit à mal ces derniers temps), autant je n'apprécie pas de voir ce commerçant se régaler de ce qui pourrait être mon futur repas quotidien. Alors guettant qu'il ne s'octroie le droit de mordre l'hybride pour en avoir plus, je coupe court à sa dégustation et rabaisse le membre malmené de musclor si présent et le repousse férocement contre son canapé miteux.

S'il n'est pas trop con, il restera assis le temps que j'obtienne réponses à mes questions.

« Alors? Buvable? »

La sangsue sans manières s'en lèchent encore les babines lorsqu'elle me répond sur un ton bien trop excité pour si peu de sang:

« Incroyable! »

Et bien voilà, mystère résolu et estomac épargné. Ca a de quoi me ravir dis donc! J'en oublierais même d'être jaloux que le commerçant ait goûté l'hybride et pas moi. Oui je sais! C'était à ma demande. Il n'empêche. Maintenant que je le sais délicieux, moi aussi j'ai envie d'y goûter. Mais moi je le savourerai. J'ai des manières s'il vous plait! Je ne suis pas un pauvre goinfre excité au moindre carré de peau halée découvert. Alors c'est satisfait mais tout de même méprisant que je congédie le commerçant d'un geste de la main:

« Bon et bien allez me chercher son contrat de vente. Je voudrais rentrer. »

Il s'exécute, comme déçu de ne pas avoir de rab et moi je me redresse sur mes pieds, désireux d'en finir. Je reste tout de même chatouillé par cette délicieuse odeur et comme je n'aime pas être frustré mais qu'il est tout bonnement hors de question que je me nourrisse au même endroit après l'autre machine à bave, je lance un mouchoir en tissu avec nonchalance sur l'hybride et l'invite à s'activer sur le champs:

« Tu me pardonneras pour ce petit-tour. Et fais quelque chose pour ta main, ton odeur est dérangeante. » Faut dire ce qu'il y est,
« As-tu des effets personnels? Va les chercher si tu veux les emmener. »

Le ton sévère était peut être un petit peu de trop. Mais étrangement je commence à perdre patience. Tout va pourtant dans mon sens et les choses se déroulent comme je le désire mais l'odeur du sang, de la noix de coco, de la moisissure et de la sueur des autres esclaves des lieux commencent à me monter à la tête. J'ai besoin d'air frais et il n'est pas question que ce soit dans 30 minutes. Donc l'autre à intérêt de se magner le train et le magnifique hybride, à ne pas faire de vagues.


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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 17:28




Si Tasunka s'était attendu à ce que le prince soupe au lait vienne lui manger dans la main avec une moue méprisante, il n'avait en revanche pas imaginé un instant être jeté en pâture au marchand baveux. Immobilisé par la poigne du vampire, son bras se contracta instinctivement, et le mouvement fut suivi par tous les muscles de son visage lorsque l'immonde langue d'Edward se mit à le lécher comme la plus délicieuse des sucettes.

Abject.

La sensation, pas plus agréable que s'il baignait dans une cuve remplie de limaces, lui arrache une déglutition bruyante, alors qu'il peine à maintenir un fasciés neutre. Au fond de son estomac, il reconnait la naissance d'une nausée, et l'idée de vomir sur la tête de ce type lui apporte un léger réconfort. Son regard se détourne, et le loup choisi plutôt de se concentrer sur la puissance dont fait preuve la poupée de porcelaine pour le maintenir en place. La force se trouve même dans les corps les plus délicats. Il saura s'en souvenir.

Alors qu'il s'apprête à baisser les yeux pour observer la réaction de son quasi futur proprio, Tasunka se fait envoyer en arrière. Surpris et mécontent, son atterrissage se fait sans grâce aucune, et s'accompagne d'un craquement sonore. L'Amérindien ravale un grognement, et s'enfonce dans le canapé. Un pic de haine lui traverse la poitrine, et il souffle profondément pour l’évacuer avant que l'attention du vampire ne revienne sur lui. Ce qui arrive bien vite, d'un mouchoir qu'il lui jette à la figure, d'un geste qui résume parfaitement l'exécrable raclure qu'il incarne.

Qu'il est difficile de garder l'échine courbée lorsque l'instinct vous dicte de sortir les crocs.

Tant bien que mal, hochant sobrement la tête, Tasunka tente d'enrouler le mouchoir en tissu délicat autour de sa main. Le croc qu'il a planté dans son pouce est bien plus épais que celui d'un vampire, et la petite plaie laisse échapper son sang, qui ne tarde pas à imbiber l'étoffe. Le loup échoue d'ailleurs à bander sa main, trop large pour que le tissu ne puisse en faire le tour, et il se contente donc de serrer le mouchoir dans son poing qu'il tient fermé, avant de se relever.

CRAC

Fait la banquette, qui rend alors son dernier soupir, n'ayant visiblement pas supporté les 100kg de muscles de Tasunka. Ce dernier se relève juste assez vite pour éviter de se retrouver les fesses au milieu des débris, et il passe sa main indemne dans ses cheveux noirs. Son regard fait un aller retour canapé brisé – vampire cocotte minute, et il sourit, l'air du gros balèze gêné d'avoir tout pété.

« Hé bien... Les Miliciens ont brûlé mes vêtements quand ils m'ont capturé. On ne m'a donné que ça, pour me vêtir. »

Dit-il en pointant un index vers son pagne, son air faussement navré se muant en moue goguenarde en voyant l'expression horrifiée du vampire. Oh, non, Tasunka n'a pas de possessions précieuses. Il savait très bien qu'il allait se faire attraper, alors, tous ses bien sont restés au campement Lakota.
Fort heureusement pour son intégrité physique, ce n'est pas vers lui que se tourne la mauvaise humeur plus que palpable du vampire. Edward vient de réapparaître, avec cet air dégoûtant typique de ceux qui viennent de tirer un bon coup.

Tasunka fronce le nez, et il est presque certain de voir quelque chose de similaire se produire sur le visage de son acheteur, avant qu'il ne se dirige vers le petit comptoir pour signer les papiers. Jouant le gentil toutou, le loup lui emboîte le pas. Sur le chemin, quelques insultes lui tombent dans les oreilles, lancées vivement par les esclaves encore en cage, sans qu'il ne se retourne pour répliquer.

Légèrement à l'écart du comptoir où le vampire signe les paperasses avec assez d’agressivité pour exploser son stylo, Tasunka lorgne discrètement sur le contrat. A....dam...son ? C'est le nom de ce type ? Et... Bon sang !...

Y'a combien de zéros là ? Mais il est plein aux as ce type !

Observe-t-il, les bras croisés, adossé contre les barreaux d'une cage dont l'habitant lui persifle dans les oreilles. Tasunka ricane, et, voyant que les impératifs administratifs touchent à leur fins, il se retourne vers l'occupant insultant. D'un mouvement de l'index, il lui fait signe de s'approcher des barreaux, et lui chuchote :

« Hé, tu sais quoi ? Tu devrais utiliser ta langue à autre chose qu'à m'injurier, Tibbs. Parce que moi, là, je m'en vais, avec un maître chic et plutôt agréable à regarder en plus. Toi, avec ta vieille carcasse, t'as plutôt intérer à bosser ta prose si tu veux pas finir avec un vieux dégoûtant qui t'achètera pour voir ce que ça fait de te découper en petits morceaux. »


_________________

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MessageSujet: Re: Pêche à la sangsue [Elliot][Terminé]   Mar 11 Juil 2017 - 22:14


Pêche à la Sangsue
PV — Tasunka


Il fallait qu'il pète ce fauteuil. Se retenir de tomber lourdement dessus n'était-il donc pas possible? Je convenais que je lui avais joué un petit tour un peu mesquin (il n'y avait qu'à voir la manière dont ses dents s'étaient instantanément contractées si tôt la bave de l'autre étalée sur sa main) mais tout de même. A tous les coups, j'allais devoir payer pour ce vieux meuble décrépit. Tch. Et bien il venait de perdre des points dans mon estime celui-là. Doué en parlote, un corps appréciable mais niveau réflexe, ça se posait là.

Heureusement il n'en remettait pas une couche en emmenant trente-six mille trucs chez moi. Bon, je suis quand même un tantinet emmerdé qu'il n'est vraiment pas autre chose à se mettre sur le cul car moi, des fringues à sa taille, comme vous pouvez vous en douter, je n'en ai pas! J'allais donc devoir faire les boutiques avec lui, à tous les coups. Il n'était pas envisageable que je passe commande au hasard pour prendre le risque de me retrouver avec des habits trop petits pour lui au final.

Bref. Il serait temps de se poser des questions sur sa futur garde-robe plus tard.

Pour l'heure je m'occupais déjà à régler toute la question "administrative" de son achat. Face à un Edward vert d'amertume, je remplissais le contrat de vente du dénommé "Tasunka" (va falloir que je m'en souvienne de ça) et signais son chèque de paiement. Et bah putain. Il coûtait cher le salaud. Pas que l'argent fusse un problème mais putain, à ce prix là, je pouvais me torcher le cul avec ses cheveux hein, ça aurait été comme utiliser des feuilles d'or.

Bon. Au moins la question était réglée, il était payé et Edward n'allait visiblement pas s'en remettre. Il m'expliqua ceci dit quels “précautions” il serait bon que j'adopte pour le régime alimentaire de l'hybride ou dans quel genre d'environnement il pourrait être le plus susceptible de s'épanouir. Je n'écoutais que d'une oreille distraite le vendeur tandis que mon nouvel achat semblait lancé dans une querelle insensé avec un autre esclave en cage.

J'admirais la hargne du prisonnier qui ne tentait même pas de dissimuler sa jalousie de ne pas avoir été l'heureux élu du jour. Ceci dit, ce qui me fascinait le plus était la réaction pleine de vie de mon hybride en pagne. Celui qui jusqu'ici avait modéré son ton en s'adressant à moi et m'avait offert les réponses que je désirais, s'affirmait vigoureusement contre son enquiquineur. C'était prometteur. S'il savait si bien remettre les autres esclaves à leur place, nul doute qu'il saurait aussi se défendre verbalement contre mon squale sans manières.

Prometteur. Vraiment.

Vint en revanche l'instant où il se permit de m'utiliser dans sa répartie et je vis rouge. Edward soupirait nerveusement, énervé de devoir me faire conclure la vente de son précieux hybride, l'odeur de la boutique ne diminuait pas, les esclaves encore en cage semblaient commencer à s'énerver les uns les autres et mon pagne sur pattes ne finissait d'en démorde avec son “agresseur”. Il était clairement temps de rentrer.

Ma patience avait définitivement foutue le camp.

« La récréation est terminée. Cesse donc de brasser de l'air et allons-y. » Je coupais son petit interlude avec son camarade et prenais enfin le chemin du retour. Mieux valait-il qu'il soit sur mes talons.

Sans un regard aux autres esclaves, sans une forme de politesse à l'encontre de notre cher Edward, nous passions finalement la porte de la misérable boutique et pouvions enfin respirer un peu d'air frais. Nous entamions à peine notre marche que je lui assénais sèchement:

« A l'avenir, ne m'utilise plus comme excuse pour te tirer d'un différent. Je ne t'ai pas donné la permission d'exprimer ton avis quant à ma personne. »

Le ton était donné. Il quittait sa piteuse boutique mais ne partait pas en colonie de vacances. Chez moi, il y avait des règles, et il allait devoir s'y plier. Tout de suite.

– FIN –




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