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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)
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MessageSujet: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Sam 1 Juil 2017 - 5:33

Vert, vert et vert : l'Irlande s'étend sous tes yeux comme une couverture infinie. Quelques arbres en émergent de ci de là, peluches cotonneuses déparant l'étendue herbeuse. Peu t'importe : tu avances dans l'herbe haute encore humide de la dernière averse. Jambes trempées tu fends la prairie, laissant un mince sillage noir derrière toi, vite transformée en grosse piste après le passage d'Odessa. L'herbe est à ce point vivace qu'il ne faut pas plus de quelques mètres pour qu'elle se redresse et efface la trace de ton passage, te rends-tu compte en te retournant en haut d'un petit tertre - et l'idée te fait ressentir autant de détresse que de joie soulagée, petit naufragé perdu au sein de cet océan terreux. Perdu sans laisser de traces, perdu sans être retrouvé, perdu corps et bien... Tu regardes devant maintenant et les minces collines sont comme autant de vagues qui pourraient te porter loin, si loin, jusqu'à un autre rivage bien plus vert car poussant sous le soleil, lui.

Odessa s'arrête à coté de toi. Son museau te pousse à l'épaule et elle hennit très doucement, son esprit envahi par une illusion de liberté - à moins que ce ne soit plutôt la voix de son sang qui s'exprime et par elle,celle de ses ancêtres Nokota. Peut-être est-elle comme toi, taraudée au flanc par le taon du souvenir - mais si tu te languis des hautes herbes de la vallée du Po, elle au moins n'a pas eu la malchance de courir libre à la lumière du jour. Little Missouri n'est une suite de sons dépourvue de signification pour elle, et le soleil n'est qu'une lueur entraperçue parfois dans le ciel, ni plus ni moins attirante que les spots lumineux devant lesquels elle défile au pas dans les salons. Odessa est née en captivité, vit en captivité et mourra en captivité, ne soupçonnant qu'à de vagues occasions qu'il existe tout un monde non loin, hors de portée de la main des hommes.

Quelle chance a Odessa.

L'illusion est rompue. La route est reprise et tu avances, yeux rivés au sol désormais à l'affut d'ornières traitresse. Regarder l'horizon ne ferait qu'accentuer le goût de la bile sur ta langue. Vous avancez ainsi jusqu'à arriver au champ d'entrainement où l'herbe est plus basse, coupée il y a peu. Sous l'obscure clarté déversée par les étoiles, tu allonges la longe et claques de la langue. Odessa, habituée à ce type d'entrainement, se positionne aussitôt et là voilà lancée. Elle tourne, elle tourne et à la moindre pression, au moindre bruit, modifie son allure. Sensible, obéissante et force : c'est la meilleure des quatre juments que ton maitre a emmenée pour cette compétition à ton humble avis. Pas la plus belle, certes, mais la beauté n'a jamais aidé quiconque à survivre dans la nature.

Elle ralentit, un peu trop, t'obligeant à tirer un petit coup pour la remettre au pas. Une fois, deux fois puis tourne franchement la tête, oreilles dressées. N'importe qui aurait claqué de la langue pour la remettre en train mais tu connais mieux l'animal que n'importe qui. Tu la rejoins donc, le lien de cuir au creux de la paume et flattes son encolure de la main. Avec elle tu écoutes - et une fois que tu as repéré le son, tu ne peux plus l'ignorer. Que ton oreille humaine est faible...

Côte à côte, vous attendez que le cheval s'approche. Avant même de le voir, vous savez. Vif et docile, il est blessé : son pas régulier est marqué d'un clop plus sourd lorsqu'un des sabots heurte le sol. Peut-être n'est-ce qu'un fer déchaussé, peut-être est-ce plus que ça : tu n'es qu'humain, pas extralucide. Son cavalier a au moins eu l'intelligence de faire ralentir sa monture pour éviter d'accentuer sa possible blessure. A coté de toi, Odessa fait mine d'avancer avant que tu ne la calmes d'un son doux. Un étalon, probablement. Non, un hongre plutôt, la bête qui s'approche te semble trop calme pour être entière.

Les rayons de la lune gibbeuse te laissent voir la monture désormais, et l'homme qui la chevauche. Son assiette est parfaite mais sa tête basse. Tu fais bien plus attention au cheval qu'à l'homme, ses traits ne sont pas ta priorité. Patte antérieure droite, c'est là qu'il est blessé. Ca n'a pas l'air d'être une affaire de fer...

"Votre cheval est blessé ?"

Après une bonne heure uniquement rythmée par les hennissements, bruits de sabots et souffle du vent dans la végétation, ta voix te fait grimacer, bien trop rauque et humaine à ton goût. Odessa réagit elle aussi, ses oreilles dressées. Elle te connait bien plus par le geste et la langue que par la voix. Tu la calmes d'un geste réflexe avant de reprendre.

"Vous feriez mieux de le mener pied à terre, ça m'a l'air d'une entorse. Mieux vaut ne pas l'aggraver."
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Blue rhapsody
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Blue rhapsody
MessageSujet: Re: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Sam 1 Juil 2017 - 6:05

La terre est grasse, le printemps ne veut pas en finir, et je viens de faire une terrible erreur. Souhaitant délasser Yama, je l'ai faite sortir un peu en forêt, Shadow sur les talons. Mais peut-être ai-je été trop confiant, omettant ainsi les conditions exceptionnelles autour du concours, et l'humidité des sols...Un daim a déboulé par la droite du sentier alors que je lançais un galop et la pauvre a eu si peur que son écart l'a faite glisser sur une souche, s'ouvrant ainsi le canon jusqu'au boulet. Pour ma part j'ai été catapulté par-dessus bord et me suit fracturé l'épaule contre une pierre, mais ce n'est rien, je serai guéri dans quelques minutes, même si ma veste elle m'en voudra jusqu'à ce que Sam ne la recouse.
C'est un peu secoué et nerveux que je retourne sur l'esplanade de laquelle me parviennent les commentaires dans le micro et le galop des participants à toute allure. En arrivant sur le paddock je mets pied à terre et défais la bride de ma pauvre jument, quand une voix s'adresse à moi, venant du manège ouvert. Shadow surgit des ombres entre mes jambes et se met à aboyer avant que je ne calme ses ardeurs. Il n'y a pas lieu de s'inquiéter.
"Votre cheval est blessé ?"
C'est un jeune humain à l'odeur, sans doute est-il en train d'échauffer le cheval de son maître, alors je garde les paupières closes. De toute façon avec cette pénombre il ne risque pas de remarquer quoi que ce soit. Ma pudeur me fait honte, et je tourne un peu le dos, ôtant le harnachement de ma monture après l'avoir attachée à l'anneau du van.

- C'est ma faute, je l'ai conduite sur un terrain trop glissant...elle n'est plus toute jeune.

Je grimace, quand Tenmaru se met à appeler sa mère dans le paddock.

- J'arrive Ten', calme-toi, c'est bon, je m'en veux assez comme ça...

C'est idiot. Je n'avais pas prévu une complication de ce genre, mais je dois rebondir, soigner rapidement la plaie de Yama. Une fois la trousse de secours déballée, je tâte sa jambe pour trouver à nouveau la blessure et nettoie avec une éponge molle pour enlever les résidus de terre et de feuilles.

- Désolé, je dois passer pour un maître vraiment indigne...mais c'est tout le contraire. Est-ce que je peux vous demander de m'aider à poser la bande...? Je ne suis pas sûr de m'en sortir tout seul.


Aveu de faiblesse, mais je ne suis pas à ça près, d'autant que Yama commence à trembler. J'appelle aussitôt Sam via Talos sur mon portable et il me rassure en me disant qu'il a prévu des injections d'antibiotique AU CAS OU dans la boîte à gants. Je fonce et pique l'encolure de la jument en lui parlant tout bas. Le jeune homme s'est approché, dégageant une belle assurance, même à proximité d'un vampire. J'essuie le sang que je sens perler du minuscule trou de l'injection et me mets en quête de la bande blanche et de la bétadine.

- Normalement je n'ai pas besoin de recoudre...

Nos mains se frôlent quand je lui tends le bandage et je m'excuse vaguement, trop préoccupé par le sort d'une de mes meilleures juments, pendant que Shadow renifle l'inconnu, à l'affut - certainement - de quelque nourriture dissimulée dans une poche.

- Merci...

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Sam 1 Juil 2017 - 7:18

L'homme, une fois descendu de son cheval, se tient droit et souple, attentif au bien-être de son cheval. Sa posture attentive et lente calme un peu l'animal et quelque part une partie de toi. Odessa tente de s'en approcher mais tu la retiens, soupirant devant cette docilité quelque peu exagérée selon toi. Tu fais bien car si la jument donne l'impression d'apprécier l'homme, elle manque ruer lorsque un bouvier bien agité surgit et aboie de toutes ses forces. Le chien est protecteur mais tu l'es aussi avec ceux qui sont à ta charge aussi tu ne recules pas, te contentant de calmer la nokota de la main.

Tu hoches la tête à ses paroles, soulagé de percevoir la culpabilité mêlée de responsabilité dans sa voix. C'est un maitre imprudent, mais pas un mauvais maitre. L'animal évitera sans doute l'abattoir en cas de boiterie résiduelle et c'est plus que ce que beaucoup de chevaux peuvent espérer. Un dernier regard vers ce couple et tu recules, essayant d'entrainer Odessa avec toi - mais si elle te suit, tu sens bien que c'est contre son gré. Voilà qui t'étonne : l'animal deviendrait-il rétif ? En tout cas, cela suffit pour que tu gardes un oeil sur les nouveaux arrivants tandis que tu la refais marcher - ou plutôt que tu tentes de la refaire marcher car elle ne tire sur sa longe, préférant aller tenir compagnie à la nouvelle arrivante. Tu soupires et laisses faire. T'obstiner ne servirait à rien. Plus tôt l'animal sera soignée et partie, plus vite Odessa retournera à son entrainement.

La Nokota attachée à un anneau, tu viens à l'aide de l'homme. La bander est dans tes cordes mais tu trouves assez surprenant qu'il te demande de l'aide. C'est un vampire après tout - de ça tu n'en doutes pas à force de les cotoyer - et un maitre capable au vu des soins qu'il a déjà prodigués.

"Vous avez vraiment besoin de mon aide ?"

Avant même sa réponse, tu t'approches. L'animal est toujours prioritaire et que ce soit un besoin ou un caprice, tu ne t'imagines pas laisser une bête souffrir si tu peux faire autrement. La bander serait facile mais elle commence à trembler. Mauvais signe, ça. Il s'en est rendu compte en même temps que toi et saisit son téléphone, demandant de l'aide ; tu te contentes de rester avec l'animal flattant son encolure et lui chuchotant à l'oreille des mots sans réelle signification afin de l'apaiser. Les chevaux réagissent au ton à et l'humeur plus qu'au contenu des paroles, bêtes à la fois plus intelligentes et stupides que l'homme. C'est une des raisons pour lesquelles tu les aimes tant : cette évidence dépourvue de toute duplicité.

"Là ma belle... tout va bien."

Sous ta main, elle sursaute, plus surprise qu'endolorie par l'injection et tu la tiens. Comme son maitre, tu restes droit et assuré jusqu'à ce qu'elle s'incline et t'imite dans le comportement. Elle mérite bien la flatterie que tu lui accordes avant d'enfin t'accroupir pour la bander. A vous deux, c'est une affaire rapidement menée bien qu'il se tienne un peu trop proche de toi à ton goût. Tu n'en dis rien cependant, trop absorbé par le soin. Tu n'as rien vraiment à lui dire de toute façon. Le bandage s'enroule autour du membre, ni trop serré ni trop lâche. Avec un peu de chance, elle n'en gardera pas de séquelles.

Une ultime vérification et tu te redresses, de la boue plein le pantalon. Te voici désormais l'équivalent humain d'Odessa, la jument blanche aux tachetures marron et même encore plus sale après t'être essuyé tes mains rouges sur ta chemise. L'odeur de l'herbe coupée et du crottin a laissé la place à la senteur de la bétadine, toute aussi familière mais moins agréable.

Son remerciement ne t'arrache qu'un haussement d'épaule. Tu n'en mérites pas, surtout venant de lui. Si tu l'as fait, c'est pour la jument - et pour toi bien sûr. Son flanc, tu le tapotes comme pour dire à l'animal que ce n'est rien.

"Si vous voulez vraiment me remercier, prenez mieux soin d'elle. Et ne la faites pas abattre si elle se rétablit mal, elle n'y peut rien."

Odessa hennit derrière toi comme pour te soutenir. Elle aurait toutes les raisons de le faire ; elle n'est plus toute jeune et ton maitre n'a pas de chevaux âgés dans son écurie. Sans doute, comment beaucoup d'autres propriétaires, se débarasse-t-il de ses bêtes sitôt qu'elles ne sont plus en âge de courir ou de procréer. Triste vie que d'être esclave d'un mauvais maître, décidément.

"Comment s'appelle-t-elle ? Et quelle est sa race ? Je n'avais encore jamais vu de telle bête."
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Lun 3 Juil 2017 - 15:27

- Abattre ?!

Il est assez rare que je hausse le ton mais cette perspective sortie de la bouche d'un étranger et illustre inconnu me vexe énormément. Je secoue la tête en essuyant mes mains pleines de bétadine dans un chiffon.

- Et bien je ne sais pas de quel monde vous venez pour vous adresser ainsi à quelqu'un que vous ne connaissez pas...mais je ne vais pas faire abattre Yama. C'est une jument incroyable qui est à l'origine de la dernière génération de chevaux que je possède, elle est ma plus fidèle compagne...


"Je ne suis pas un idiot néophyte !" Ai-je envie de crier. Je n'ai jamais envoyé de bêtes à l'abattoir. Quand l'une d'elles devient trop malade ou incapable de se lever, je m'en charge moi-même, dans l'intimité d'un box, je lui rends son dernier soupir. Mes bêtes naissent de mes mains, elles meurent par mes mains. C'est un cycle de respect auquel je me tiens depuis des siècles maintenant. Certes Yama n'a pas été ma première jument, elle ne sera pas non plus la dernière, et je remercie ma faculté d'adaptation de me permettre de nouer des liens forts avec mes bêtes, malgré leur existence passagère relativement à la mienne.
Je souris quand la jument accompagnant le jeune homme ne met à hennir, et Tenmaru ne tarde pas à lui répondre. Je viens le chercher au paddock et sans licol lui ouvre. Il est encore étalon, je ne sais pas encore si je vais le castrer ou non, mais pour l'instant c'est une bête formidable. Ma paume frotte et flatte son encolure solide.

- Yama est la mère de Tenmaru. Ce sont des Irish Hobby, et vous n'en avez jamais vu car c'est une race jusque là éteinte depuis les temps précédant la Grande Guerre. Ce sont des chevaux plus petits à l'origine, mais pour mes besoins j'ai choisi un premier géniteur assez grand pour trouver un bon compromis. Et sans le savoir j'ai recréé de merveilleux chevaux d'aveugles ! Oh au fait, je m'appelle Lawrence. Et vous ?


Ma vexation passée, je retrouve le sourire qui me caractérise. Sincère et avenant malgré ces paupières closes. Je ne fais pas l'erreur de tendre la main à mon interlocuteur, qui dégage suffisamment de réticence pour que le message soit clair.

- Vous aimez les animaux.

Je me suis approché, suivi par un Shadow plus enclin à discutailler avec le nouveau venu, et de Tenmaru qui tend le museau le long de mon bras pour chercher la main du jeune homme.

- Vous montez pour le concours ?

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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Mar 4 Juil 2017 - 9:18

Le vampire élève le ton mais ça ne te fait ni chaud ni froid. Qu'il s'insurge s'il veut, tu en as trop vu pour te laisser abuser par une simple négation, fusse-t-elle prononcée de tout son souffle. Les humains sont maitres en matière d'égoisme, et les vampires le doublent d'une dose d'indifférence. Qu'est ce que que la vie d'un animal, d'un humain, d'un inférieur par rapport aux siècles et siècles qui les attendent encore ? Aussitôt né, aussitôt mort ; à leur échelle, quelques mois ou années de vie arrachée ne sont pas plus importants que le cri d'agonie d'un moucheron.

Alors tu ne dis rien. Le souffle d'Odessa chaud dans ton cou, tu opines - non pas en signe de soutien, mais juste pour signifier que tu as entendu le message. S'il le dit. De toute façon, tu ne peux qu'espérer qu'il dise vrai - et lancer un maigre sourire, un peu triste et fataliste à Yama puisque c'est ainsi qu'elle s'appelle. Ta jument vous épargne un moment de défiance gênante en se rappelant à ton bon souvenir. Yeux levés au cil, tu reviens t'occuper d'elle, cabocharde qui réclame ta compagnie et non pas tes soins vu son hennissement. Ta compagnie ? Penses-tu, ce n'est pas toi qu'elle appelle. Tête tournée, tu observes le nouveau venu. Voici dont l'animal dont l'odeur attirait la Nokota... Tu souffles, un brin moqueur, alors qu'elle tire sur sa longe pour rejoindre l'étalon de ses rêves mais la laisse avancer. Elle n'est pas en chaleur, lui non plus alors si cela lui fait plaisir...

Bien dressée, elle dépasse le cavalier sans le heurter et vient faire connaissance avec le petit dernier. Tu les observes, malgré toi attentif à ce qu'ils ne se blessent pas l'un l'autre même par erreur. S'il lui arrivait quoi que ce soit, ton maitre te le ferait payer cher... Une bonne jument a bien plus de valeur qu'un esclave de nos jours mais bien vite, elle se détourne et revient à coté de toi. Cabocharde de jument.

- Septimus.

Poli mais pas plus que ça. En fait, tu réfléchis à ce qu'il vient de te dire et l'idée te laisse un arrière-goût désagréable dans la bouche. Cheval d'aveugle... Oh, tu as bien compris qu'il l'était mais ce n'est pas ça qui te gêne. C'est de faire de ces animaux, libres et fiers, des acolytes. Des... des parasites ? Ce n'est pas le terme exact, tu l'ignores mais réduire ces bêtes à de simples aides pour handicapés te semble mal. Non, pas mal : monstrueux. Ce serait comme les amputer de leurs quatre membres et ne les leur rendre que par caprice, pour une corvée. Comme clouer au sol un oiseau et ne jamais lui permettre de prendre son envol que par le caprice versatile d'un humain désoeuvré.

Tenmaru s'approche et tu laisses ta main s'égarer le long de son cou. Il t'attriste, mais tu le caches. Les chevaux sentent la tristesse et s'en imprégnent, tu n'es pas cruel au point de lui infliger ça. C'est pour le mieux, sans doute. Comme Odessa qui ignore ce que cela fait de galoper librement sous le soleil de minuit, Tenmaru ignorera toujours le goût de la liberté. Il n'en sera que plus heureux.

-Non, je ne monte pas. Je prends juste soin d'Odessa pour mon maitre.


Tu ne montes jamais, par ton statut - un humain regardant de haut un vampire ? Quelle insulte - autant que par goût. Tu aimes cotoyer, pas dominer - mais ça, tu doutes que Lawrence puisse le comprendre même si tu le lui expliquais. Si aimer c'est regarder dans la même direction, il faut aussi rester à la même hauteur...

- Ils sont magnifiques. Japonais ?


Tu supposes à priori d'après leur nom - et pourtant, le doute reste, fort présent. La croupe tout en finesse t'évoque plutôt des origines européennes et la petite taille t'indiquerait plutôt ces chevaux du nord ouest, ceux des iles, loin des alezans, purs sang et percherons de ton enfance. Peu farouche aussi, songes-tu, alors que Yama vient elle aussi réclamer ton contact mais sans doute est-ce dû à l'éducation. Nature ou culture ? Fait un souvenir et tu te rembrunis un briin, rapproche Odessa de toi comme pour te cacher derrière elle.

- Odessa est une Nokota de presque pure race. Américaine du nord, little Missisipi, recréée par croisements. Elle est apte à la course comme à la monte - et avec un peu de chance, elle sera sur le podium d'ici la fin du festival.


Il est amical, tu restes réservé. Ne pas trop en dire, ne pas trop en montrer car si tu peux faire confiance aux animaux, aux hommes par contre...
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MessageSujet: Re: Rencontre au clair de l'allume - FB (Septimus - Lawrence Grisandøle)   Dim 9 Juil 2017 - 17:07

Il a de toute l’évidence l’oreille. Je souris en soufflant par le nez et rapatrie Yama dans le van, au chaud avec une couverture avant qu’elle puisse se reposer et se remettre de la chute comme de la piqure d’antibiotique. Tenmaru pour sa part ne semble pas vouloir quitter la scène et son caractère démonstratif m’amuse. Je lui gratte les oreilles et rappelle Shadow qui s’agite autour des jambes de la jument Nokota.

- En fait, ce sont de purs européens…mais mon meilleur ami est japonais. C’est pour le remercier que je nomme systématiquement mes chevaux par des noms nippons. « Yama » veut dire « montagne » en japonais…J’essaie…de leur donner tout ce que je suis capable de leur donner, à commencer par un nom à la hauteur.


Septimus. Un nom latin. Nous sommes donc dans l’exotisme ce soir. C’est un prénom que je n’ai encore jamais entendu, et je n’ai que rarement ressenti une telle animosité à mon égard. Je ne lui inspire rien qui vaille, rien que de la haine, de la rancune gratuite, et un mépris étonnant. Mais ça ne fait rien, je m’efforce de me montrer avenant, de lui prouver que je ne souhaite pas le mettre mal à l’aise ou l’importuner. Seulement c’est ma présence toute entière et mon existence qui le gênent. Et je ne peux toucher son visage ou ses mains pour comprendre réellement la raison de cette farouche défense.

- Sans nul doute. Les Nokota ont un excellent tempérament et un capital agilité redoutable. Mon petit Tenmaru est trop inexpérimenté des concours, et comme Yama est invalidée maintenant, je n’ai plus qu’à rentrer chez moi.


J’incline la tête doucement, et glisse ma main gauche dans les crins foncés de l’étalon dont la morphologie évoque encore le poulain fraîchement débourré. D’une impulsion, mon pied décolle et le corps à corps s’engage tandis que je me propulse en toute légèreté sur son dos, épousant la jambe, l’épaule, le garrot puis laissant mes mains reposer sur l’encolure, sans bride ni selle.

- Souhaitez bonne chance à votre maître ! Et prenez bien soin d’Odessa, Septimus. Les animaux vous apprécient, ne perdez pas ce don précieux. Sur ce, je dois aller déclarer forfait. Bonne nuit ! Tout doux, Ten’, ikemasho. [Allons-y.]

Sans pression de hanche ni claquement de langue, juste par la voix, le fabuleux animal se met en branle et engage un trot content d’être enfin lancé.

Drôle de rencontre. J’espère ne pas avoir été impoli. Dans un autre monde, Septimus aurait sans doute été moins méfiant et défiant à mon égard. Mais je ne suis personne pour juger un inconnu. Un inconnu qui sait parler aux chevaux.



HRP:
 

RP CLOS

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