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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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It's where my demons hide I Varuna
Le Bon Gros Géant
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Le Bon Gros Géant
MessageSujet: It's where my demons hide I Varuna   Sam 24 Juin 2017 - 23:51


Varuna et Jack



Dornia se réveille lentement, les premières lumières de la ville se font voir, j'observe le monde reprendre son cours comme chaque soir. Et moi, je suis là penché à la rambarde de ma terrasse, le vent venant taquiner mes cheveux et refroidir encore un peu plus le sommet de mes oreilles. 

Et pourtant, je n'ai pas de café en main ni d'écharpe pour voiler mon cou, je suis là silencieux fasse à la nuit et mes yeux se relèvent vers la pleine lune, elle m'observe et éclaire mes yeux tantôt bleus, tantôt rouges. La raison de mon éveil, je la reconnais et cette douleur aussi. Je passe la main sur mon visage, mon index caressant ces cicatrices qui me font mal, encore ce cauchemar qui revient, comme si je n'avais pas achevé quelque chose ce soir-là et ça me hante. 

Je regarde le cadran accroché à mon poignet et fais demi-tour, j'enfile une veste un peu plus chaude et cette éternelle cagoule qui cache jusqu'à mon nez, presque toutes mes imperfections. Les gens se méfient de moi, dévient leur pas ou change de trottoir, mes lunettes cachant aussi mon regard n'aident pas, je suppose. 

Je sors de chez-moi et me dirige vers cet établissement, pourquoi est-ce que j'y vais ? Ce n'est pas la maison des fous ? Non, je ne suis pas idiot, j'y vais pour être aidé et pour peut être réussir à me débarrasser de cette bête. De ce poison, il est là, je le ressens, il bute et se débat d'entre mes entrailles. Finalement, le prêtre Austin avait sans doute raison sur moi, peut être que j'étais un démon. Mais pourtant, je suis persuadé que non, si je n'avais pas gardé cette grande sensation d'humanité à ma mort et ma transformation, je serais sans doute devenu fou et meurtrier.

Quelques minutes à peine sont passées et je suis là devant ce bâtiment, je ne relève pas la tête et je m'engouffre dans la bâtisse, j'épelle mon prénom et mon nom avant de venir m'asseoir dans la salle d'attente. Je fais tâche dans le décor tout est si bien ranger tout semble si normal et je suis pourtant là, j'ai l'impression d'être un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je suis très grand et fort et pourtant, je suis là les mains jointes à attendre mon tour, à attendre que la bête se calme, parce que le moindre calme lui donne plus de force et je la sens gravir les marches, qui séparent ma folie et mon humanité. L'humanité se trouve au sommet, mais la bête est rapide. 

Tic – tac – tic - tac 

Pourvu, qu'il arrive bientôt...


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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mar 27 Juin 2017 - 0:32

Tic tac tic tac...

L'horloge au mur de ton bureau poursuit sa course folle. L'aiguille cavale et tressaute, le temps lui échappe. Elle s'acharne. Elle court. Et tic et tac et toc et flic et flac et floc les mots s'entrechoquent, ils s'évacuent avant que leurs temps soient fini, la bouche chassant ces vilaines mouches aux lettres de fiel et miel. Ils se déversent dans ton oreille, filent jusqu'au cerveau où ils se plantent, se gravent, se libèrent. Je l'aime devient je le veux et il me manque, je ne me retrouve plus. Tout se mélange et c'est à toi, messager venu du ciel, de ranger toutes ces émotions pleines de barbes aiguisées selon un ordre nouveau, plus confortable - plus sécure.

Tic tac tic tac.

Chez toi, l'heure finit comme elle commence : par une poignée de main. Bonjour et au revoir sont les bornes de ta séance - et tes repères. Poignée doublée, ferme ou molle, discrète ou invasive,adroite ou gauche, la poisse le long du poignet et les trémolos dans les doigts... Ces petits détails, tu les notes. Parce qu'ils dénotent et détonnent, te disent d'où vient Untel et où il est arrivé après t'avoir vu. Quelque part, tu savoures autant que tu détestes ces contacts. Ils contiennent tes victoires. Et tes échecs aussi.

Frederick sort et jusque sur le palier, tente de t'alpaguer de ses mots. Ses phrases commencent toutes par "et", chacune étant la suite de l'autre et pourtant le sujet vague divague et vogue d'un bord à l'autre sans qu'il s'en rende compte. Tu le remets sur le bon chemin d'une ultime poignée de main et d'une salutation un rien plus brusque que d'ordinaire avant de te rendre dans la salle d'attente. Nouveau patient aujourd'hui - et tes yeux vont une fois, deux fois du coté gauche alors que tu te rappelles les informations lapidaires que ton secrétaire t'a transmis à son sujet. Jack Hunt, milicien, trouble de l'endormissement et angoisse il te semble bien...

- Jack ?

Ta voix douce résonne dans la salle d'attente jusqu'à attirer l'attention de ton visiteur. Il est surpris de te voir toi, adolescent grimpé en branche, tout autant que de l'accueil. Main tendue, main serrée et déjà tu l'observes de ton regard vaporeux, tu le disséques, tu deviens un peu lui. Tu ne te donnes pas la peine de t'excuser de l'usage de son prénom, d'invoquer la confidentialité. Pas besoin. Tu préféres te focaliser sur l'important : lui.

De retour dans ton cabinet, tu t'installes derrière ton bureau. Marque le moment, Varuna. Marque ta place. Libre à lui de s'installer sur une des chaises en face de toi ou dans le confortable fauteuil non loin. Ca aussi, tu le notes. C'est un test, une épreuve - parce que dans la vie, tout est épreuve.

"Que dois-je savoir sur vous, Jack ?"

Il parle, tu l'observes. Tes doigts en chapiteau effleurent ton menton et tes yeux décortiquent son âme, chose émanescente affleurant sa peau. Tu notes les mensonges, les élisions, les vérités qui font mal. Tu notes - et tu retiens surtout alors que Jack Hunt s'épanche dans ton bureau et se révéle, te modèle à son image pour mieux l'aider.

T'écoutes. T'entends. Tu deviens.

Et l'horloge continue sa course folle, éclipsée un instant par le rythme effréné de ses paroles.
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mar 27 Juin 2017 - 3:03


Varuna et Jack



Tic – Tac - Tic - Tac…

La bête gravit les marches de plus en plus haut et quand je crois basculer dans mes mauvais penchants, une porte s'ouvre et sous mes lunettes mes yeux se sont ouverts. J'ai entendu la plainte frustrée de la bête qui tombe de son étage pour retourner à la case départ. Il s'en sera fallu de peu. Je n'ai pourtant pas tourné la tête pour voir qui en était sorti, je ressens un frisson, une perle de sueur coulant sur mon échine. Ma respiration se calme et je reprends doucement le contrôle de mon corps. Je me redresse et délie mes doigts gantés et glisse ma main dans la sienne, c'est une poigne franche et je le précède dans son entrée.

La salle donne plusieurs opportunités, plusieurs types d'endroit pour s'asseoir, laissant peut-être supposé au jeune psy que j'avais en face de moi, un penchant de notre personnalité. Après tout, je suis flic, les stratégies et les points logiques ça me connaît. Mais voilà, je reste un instant sur le pas de la porte est-ce que je veux la jouer stratégique ou est-ce que je veux laisser parler mon envie. Allons Jack, tu n'es pas là pour jouer l'hypocrite, laisse toi aller.

Je m'écoute et j'avance donc doucement, détaillant chaque élément de la pièce, je repère chaque détail, marquant des temps pour observer rapidement leur emplacement puis je me dirige vers la bibliothèque, je repère rapidement quelle sorte de livres, il y a puis je prends place sur une chaise devant lui, après tout, c'est comme un interrogatoire non ? Sauf que lui as des outils plus doux pour faire parler et peut être que c'est moins tendu ? Enfin, je n'en sais rien, c'est ma première fois chez un psy, enfin la première fois en tant que vampire, si on oublie le médecin du travail. 

Je me sens protégé sous ma cagoule qui dissimule tout le bas de mon visage et mes lunettes d'un orange criard aux verres miroirs, qui dissimule mon regard. Seulement le haut de mon crâne et mes sourcils sont visibles. Sous mes lunettes, je te fixe, toi le psy, l'homme qui se tient assis derrière son bureau, mes yeux bleus te transperce, je suppose que tu dois le ressentir ce regard sur toi, tu as du en voir d'autres des énergumènes dans mon genre. 

Je lève la tête vers le tic-tac de l'horloge, qui me nargue. La bête hérisse le poil et je passe immédiatement mes bras sur le haut de mes bras pour dissiper ma chair de poule sous mes manches. Qu'est-ce que c'est ton problème avec cette horloge la bête ?! Elle me nargue, je sais que je n'ai pas fini quelque chose dans mon passé. J'aurais dû laisser sortir ma haine et mourir comme un insouciant là-bas. C'est ce que tu essaies de me dire sous tes tic-tacs à répétitions. Mes sourcils sont complètement froncés et c'est la question du psy qui me sort de mes idées noires. 

"Que dois-je savoir sur vous, Jack ?" 

Entendre sa voix, détend automatiquement mon visage et je reporte mon attention sur lui. C'est à mon tour de prendre la parole, j'ouvre la bouche et j'entends la bête qui rumine, gronde comme si elle ne désirait pas que notre secret soit étendu. Comme si elle voulait me garder pour elle dans une sorte de jalousie possessive. Mais les premiers mots franchissent ma bouche puis passent au travers de la cagoule sans filtre.

«Je fais toujours le même cauchemar, chaque élément se suivent et se synchronisent comme le tic tac d'une horloge. Et toujours la même fin. Ceci me provoquant des douleurs dans des marques que la vie m'a faite, des plaies pourtant complètement cicatrisées à l'heure d'aujourd'hui. Réveillant en moi ce poison vampirique. Qui vocifère et s'insinue avec une telle langueur, qu'elle marque son passage avec insistance entre mes entrailles.» 

Je ne m'étends pas trop à parler de moi et sur le sujet, si bien que lorsque j'ai terminé de m'expliquer, mes lèvres se ferment et je recommence à le fixer attendant que ce soit lui qui pose les bonnes questions. Tout en essayant d'ignorer ce son incessant des tic tac de l'horloge. Ça m'irrite, m'affecte et la bête en moi se remue et se régale, elle grossit chaque fois que je prête attention à ce son et que le silence règne en maître.

Tic – Tac – Tic – Tac

Il faut que le psy rompe le silence…

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Visual de Jack Grosso merdo:
 

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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mar 27 Juin 2017 - 20:08

Tu l'observes. Tu déduis. Il ne le sait sans doute pas mais la séance a déjà commencé.

Un jour, t'as discuté avec un de tes collègues et il t'a dit que le principal travail d'un psy, c'était d'orienter. Tu as hésité avant d'acquiescer - parce que ce n'est pas ce que toi tu fais. Toi, t'analyses. Tu regardes où ils sont, où ils veulent aller et après seulement tu leur montres le chemin. Mais peut-être que c'est que toi qui marches comme ça. Peut-être que les autres savent tout de suite où aller et comment faire. Mais alors, pourquoi tant de gens ont-ils besoin de ton aide ?

En tout cas, ça y est, t'es parti. Yeux ouverts, oreilles béantes - mais ce n'est pas le principal. Ca passe par la peau plus que les yeux, par l'âme plus que l'ouie. Toi, tu sens avant de comprendre. Si Jack est là aujourd'hui, il y a une raison. Tu vas savoir laquelle - mais pour ça, il va falloir le dépouiller de son habillage, métaphoriquement parlant comme réellement. Voir son visage sous le masque, attraper ses émotions sous les mots et définir ses peurs, bien campées derrière l'illusion de la logique - et enfin devenir ce qu'il est pour mieux l'aider à lutter.

Tu l'as écouté - mais ce n'est pas ce qu'il a dit qui compte. C'est ce qu'il n'a pas dit. Ce que tu dois savoir ? Qu'il a un problème - mais pas lequel, mais pas pourquoi, mais pas par qui, débrouillez-vous avec ça m'sieur, quelques pilules magiques que je retourne à ma petite vie ! C'est un mélange bizarre, quand même, cette idée d'aller voir un psy mais de ne rien vouloir dire spontanément. Te voit-il comme un bourreau ? Un inquisiteur, prêt à arracher la vérité au pénitent à coups de termes acérés ? L'idée te fait frémir - mais ça n'empêche pas que c'est ce que t'es, sale bête. Tu creuses en eux pour choper ton Os, tu le ronges, et tu leur rends, bien lisse, bien machouillé, toute vie otée - et tout douleur aussi. Brave clebs, va.

Quelques secondes de silence. Dans ton fauteuil, dos caléau fond, t'attends, calme - et lui aussi, il attend, moins calme, il tique, et tac, et toc, sous les coups de ton horloge. Tu le vois bien - mais tu dis rien. Après tout, il ne t'en a pas parlé, montrer que tu sais pourrait le mettre mal à l'aise. Et puis, avoue le : tu ne le veux pas trop à l'aise non ? Pas tant que tu ne l'as pas entiérement cerné.

Un peu penché en avant, tu reprends la main. Voix douce, timbre clair - et yeux dans les yeux, brouillard contre écarlate.

- Enlevez vos lunettes, Jack.


Tu ne passeras pas outre. Les yeux sont le miroir de l'âme, parait-il. Possible. Tout ce que toi tu sais, c'est qu'ils sont le reflet des cauchemars - et certains d'entre eux hantent encore tes nuits, sclère noire dévorant un iris couleur d'humanité. Il doit se dévoiler, l'homme, et pour ça il doit baisser les masques.

Tu le regardes faire. Hochement de tête, satisfait. C'est bien. Il a des yeux de tireur d'élite, directs et perçants - exactement ce que tu attendais d'un milicien. Pourtant derrière la glace brillent les paillettes des émotions et autre chose qui s'approche puis s'éloigne, quelque chose qui te met toi mal à l'aise sans savoir pourquoi.

- Vos cauchemars... Est-ce que c'est exactement ce que vous avez vécu par le passé, où y a-t-il des différences ?

Légére honte, agacement, malaise, tristesse, agressivité, fuite... tu entraperçois tout ça, à des niveaux plus ou moins variables. C'est normal. C'est humain. Sans doute ne s'attendait-il pas à ce que ce soit si direct - ou douloureux. C'est que tu n'es pas idiot sous ta dégaine d'adolescent : la majorité des vampires présentant ces symptomes souffrent de stress post-traumatique et ces "marques", ces "plaies complétement cicatrisées"... Elles sautent aux yeux et ce d'autant plus qu'il tente de les dissimuler à sa vue.

-Racontez-moi.

Tu l'apaises, tu recules légérement. Tes mains sont sur ton bureau, petites et blanches, grandes ouvertes. Pas de danger, non non non, Jack peut parler.
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mar 27 Juin 2017 - 21:04


Varuna et Jack



- Enlevez vos lunettes, Jack. 

Ta voix rompt à nouveau le silence, comme si j'attendais ça à chaque fois pour pouvoir me remettre sans cesse à jour au vu de tes réactions. Je te fixe toujours derrière cet écran orange vif, qui cache mes yeux et qui me dissimule. J'ai senti la bête montrée les crocs et gonflé le poil face à ton ordre caché sous ta voix douce. Comme seule réponse, mes sourcils s'arquent et j'hésite un instant campant sur ma position, je fronce les sourcils et relève ma main gantée saisissant la branche de mes lunettes sans pour autant les enlever tout de suite. Cette bête tente de garder le contrôle et c'est dans un geste rapide, basculant ma tête en arrière que je déshabille mon regard. Il te transperce, cette fois réellement. 

La bête s'est caché quand mes yeux ont croisé les tiens, ne te quittant pas du regard. Je t'ai ciblé et grâce à ça, j'en ai complètement oublié le tic-tac de l'horloge, mais la bête rumine, je la sens dans le fond de ma gorge, nouant mes mots et scellant ma bouche, je me contente de t'écouter. 

Le poison a aussitôt repris de l'ampleur, quand j'ai réalisé en baissant le regard une fraction de seconde sur mes lunettes, qu'elles laissaient mieux voir ma cicatrice, un tic rapide du sourcil, l'œil qui palpite. Merde, je l'avais presque oublié pour une fraction de seconde cette foutue cicatrice. La bête passe derrière le bleu de mes yeux. C'est aussi à ce moment-là que j'ai planté à nouveau mon regard dans le tien et la bête à ressenti ce malaise, je l'ai senti sourire et montré les crocs, contente de reprendre du pouvoir. Au final, ce n'est peut-être pas toi, qui « nous » nuirais. 

Toujours pas plus de paroles et je sens ce frisson, comme si tu cherchais à me déshabiller du regard, je n'aime pas ça, alors je ferme les yeux pendant un moment, pour laisser fuir mes émotions pour les dissimuler sous mes multiples rôles, mes multiples facettes, ce métier m'a apporté bien des avantages. J'ouvre à nouveau les yeux et c'est un air plus déterminé qui s'affiche. Mais est-ce que je veux mentir ? Est-ce que je veux jouer la comédie ? Non, je n'en ai pas envie. Mais je ne te connais pas et je ne donne pas ma confiance aussi facilement. Ma pupille est légèrement dilatée et au fond de ses ténèbres, la bête semble laisser entre apercevoir, son poil et le bout de ses crocs, son œil rouge puis disparaît dans le néant. C'est une lutte intérieure, je perds ma concentration et me focalise sur tes iris, toi le jeune homme qui se tient en face de moi.

- Vos cauchemars... Est-ce que c'est exactement ce que vous avez vécu par le passé, où y a-t-il des différences ? 

Mes pupilles se rétractent et je reprends contenance, à chaque fois que tu parles, sortant de mes pensées, je me redresse un peu dans mon siège bougeant mes épaules et faisant craquer ma nuque. 

Je marque un temps me répétant ta question, réfléchis et plisse doucement le nez. 

-Racontez-moi.  

La bête se délecte de te sentir reculé et je me mords l'intérieur des joues jusqu'à ce que ça fasse mal pour focaliser la bête sur autre chose temporairement le temps que je prenne la parole. Cependant, je ne quitte pas ton regard peut être que sous tes airs inoffensifs toi aussi, tu allais finir par me la faire à l'envers.

Après tout, je suis un démon.

« Je me réveille dans la chambre de mon ancienne maison, j'entends ce cri qui transperce la nuit et je revis exactement la même scène dans chaque détail, je descends les marches et...» 

Je ne donne pas de détails sur ce souvenir houleux, j'entends la bête qui hurle, son cri résonne dans ma tête. Mon corps se contracte et mes doigts se dissimulent sous le bureau, se cachant sous mes jambes et se plantant profondément dans le fauteuil. Mes sourcils se froncent et je reprends la parole, la bête laissant entre apercevoir en une fraction de secondes le rouge de mes iris, qui s 'évapore aussi vite qu'il est venu. 

« La fin est exactement la même à chaque fois, rien ne change.»

Ma voix est dénuée d'émotions, monotone. Je ne te laisse pas voir que ça m'affecte et je te raconte ça d'un air détaché comme si je te disais que je venais d'acheter du pain à la boulangerie du coin. Mais au fond de moi, ça brûle et je crois que c'était une erreur de venir chez toi. La bête n'aime pas ça et la seule personne devant qui elle baisse le ton n'est que mon créateur. Autrement dit, si tu continues de t'insinuer comme tu le fais, tu risques d'en payer les conséquences, elle ne te fera pas de cadeaux et la contenir me noue l'estomac et brûle mes cicatrices. Elles sont devenues rouges, sous ton regard probablement étonné. 

Si tu ne dis pas quelque chose rapidement, je risque de partir, non pas par lâcheté, mais par sécurité pour nous tous. 


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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mar 27 Juin 2017 - 23:04

Dicchotomie.

Sa face tressaute et réagit, reflet tremblant et chancelant, tandis que sa voix roule et avance, égale, chaque voyelle bien séparée de sa voisine. Lutte, ça se voit. Et c'est fascinant. Malgré toi, tu t'avances un peu, ton poids sur tes avants bras plaqués sur le bois ciré de ton bureau. Là, une fossette se creuse puis aussitôt s'efface sous l'inflexion d'un sourcil froncé ; ici, joue mordue mais mains ouvertes en signe de vérité ; plus loin, deux pupilles qui s'ouvrent, gouffre béant menant aux souvenirs dont Jack tente de se débattre.

Et soudain, un éclat écarlate - et tes mains se serrent en poings. Tu recules - un peu trop vite. Défense. Ca, tu ne veux pas ressenti - ou plutôt, tu ne veux pas devenir. Tes yeux coulent, descendent et notent. Des gestes réprimés et insensés - car la logique n'est pas Chien, n'est pas Instable. Le corps se débat contre lui-même à l'image de son propriétaire.

Tu sais ce que c'est intellectuellement. Les vampires ont une nette tendance à se dissocier, bien plus que les humains. La sauvagerie, la Soif, le besoin de détruire... Tout ça, ça fait partie du lot avec les dents crochus et la force accrue - mais c'est loin d'être facilement acceptable pour une psyché humaine de base. Alors on vit comme un humain, on feint d'être un vampire, on enfouit ces choses qui offensent l'esprit et déchirent l'âme et un jour, un jour lorsque la douleur devient trop forte et que l'humanité ne suffit plus à contenir la bête en soi... Elle remonte. Elle émerge. Elle anéantit - et tout ce qui reste après son départ, c'est la saveur âcre de la bile et le souvenir de ces cris que l'on poussait en massacrant, ces cris qui contenaient à la fois la joie triomphale du Vampire et le désespoir de l'Humain.

Tu sais ce que c'est intellectuellement - mais pas que. Tu ne veux plus jamais revivre ça.

Alors respiration - et tu souffles. L'air s'échappe et avec lui la Brûlure de l'Argent, l'Obscurité de désespoir et ses Yeux qui t'empêchaient d'être Homme mais te punissait d'être Chien. Ils s'envolent un instant et palissent dans ta mémoire, flottent autour de toi mollement. Ils reviendront, tu le sais - mais pas ici, pas dans ce cabinet, et c'est le principal. Ici, tu ne dois pas être Toi : tu dois être Eux - et les sauver d'eux-même afin de justifier ton existence.

Tu relèves les yeux, attrapent les siens - et ne cillent même pas à la vue de l'écarlate.

- Vous n'êtes pas venus pour vos cauchemars.


Dicchotomie, encore mais de ton coté du bureau. C'est normal. Diapason. Ton corps lutte pour s'ébattre et se débattre hors de la poigne de ce que tu - de ce qu'il - de ce que vous réfrénez mais tu le retiens. Tu refuses de laisser gagner ça, encore une fois. Pas ici. Pas maintenant. Alors ta voix reste calme, posée, avec un rien de désinvolture. T'es vraiment là, mais on ne le croirait pas - et peut-être que c'est vrai, que t'es pas vraiment là, que t'es jamais arrivé jusqu'ici, que t'es toujours emprisonné...

Les mots suivants sont égrenés, légers et égaux. Sans signification peut-être, quelques cailloux qu'un galopin aurait semés au détour d'un buisson juste pour la beauté de la chose.

- Sang. Destruction. Ecraser. Terreur. Boire. Massacre. Vengeance. Arracher.


Quelques mots - et une réaction qui veut tout dire. Un frisson te remonte le long du dos. Tu l'as vu. Tu l'as vue. Bien vue. Et c'est pour ça qu'il vient te voir, tu en as l'intime conviction.

- C'est comme ça depuis combien de temps ?
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mer 28 Juin 2017 - 0:22


Varuna et Jack



Tu t'avances t'es fasciné par ce qu'il se passe au fond de mes yeux, au fond de mon âme, c'est ça que tu veux voir non ? Tu veux voir cette âme qui ne s'est pas consumée lors de sa transformation, une sphère qui a résisté aux attaques de la bête et qui subsiste face à la folie, c'est ça que tu veux voir non ? Mais à quel prix vas-tu le payer ?! Déjà, l'éclat rouge qui transperce mon iris bleu, pour disparaître aussi vite qu'il est venu et tu fléchis, tu recules. Tu n'as peut-être pas les épaules, pour devenir qui je suis ? Même pas une pâle copie. 

Tu crois que je n'ai pas vu tes poings serrés et la réaction de ton visage, un bref regard qui capte toute tes actions et tes moindres petites hésitations, c'est là toute ta faiblesse. Et pourtant, tu ignores que je lutte contre la bête qui se débat et grossis face à toutes ses réactions qui tombent comme un liquide chaud au fond de son gosier. Je continue de brièvement penser que c'était une mauvaise idée de venir, du moins de retirer mes lunettes, qu'est-ce que ce sera la prochaine fois ? Tu vas me demander de retirer ma cagoule ? Parce que t'as soif n'est pas satisfaite ?

Voilà, tu calmes ta respiration, tu essaies de reprendre ta contenance, mais tu ne fais qu'exciter la bête qui jubile en moi. Dit quelque chose avant que ce ne soit trop tard, dit quelque chose pour rompre ce silence qui s'installe à nouveau en maître dans la pièce, dit quelque chose pour t'en sortir. . . Te sauver. Mais tu ne parles pas, du moins pas encore et tu te contentes simplement de mieux t'installer dans ta chaise. Tu sembles perdu dans tes souvenirs le psy et ben qu'est-ce qu'il t'arrive ? Un moment de faiblesse ? D'égarement ? Je sais, tu n'es pas le premier à qui je fais cet effet. Adora aussi à sursauter en voyant le monstre qu'il venait de réveiller.

 - Vous n'êtes pas venus pour vos cauchemars. 

T'as finalement rompu le silence et tu dis des choses qui ne me plaisent pas, ce n'est pas ce que je voulais entendre. Qu'est-ce qu'il te prend ? Ça ne me plaît pas. . . pas du tout.

-Sang. Destruction. Ecraser. Terreur.
 Boire. Massacre. Vengeance. Arracher.


Je ne sais pas si tu es conscient de ce que tu vas développer en moi, en disant ces mots ? Mais je fronce les sourcils et ma bouche se serre, ma mâchoire se contracte et mes pupilles se dilatent du moins dans un seul de mes yeux. Mes cicatrices me brûlent et c'est bien la première fois que je ressens cette sensation. Qui es-tu ? Pourquoi cherches-tu à me faire souffrir de la sorte ? Dire que j'étais venu pour éliminer la bête et j'ai juste l'impression que tu veux essayer de devenir son ami. Pourtant, mon âme d'humain refuse de laisser cette chose prendre le dessus et c'est bien pour ça que la moitié de mon corps reste intacte, du moins toute ce passe dans mes yeux maintenant. Mais je les ferme, mes yeux s'agitant sous mes paupières qui tremblent. 

- C'est comme ça depuis combien de temps ? 

Ta voix semble lointaine et pourtant proche, je ne me sens pas bien et j'ai rouvert mes yeux, mon œil gauche est devenu totalement rouge et dans le fond de mon crâne, je crois même que c'est plus profond, j'entends une voix, la voix d'un enfant, elle n'est pas distincte, mais elle semble crier, dire quelque chose que je n'entends pas. Mon œil encore bleu s'humidifie et du coin se crée un liquide rouge, qui ne sort pourtant pas.

L'oeil gauche écarlate de la bête est dilatée et te détailles comme une proie cette fois, c'est moi qui recule bruyamment sur ma chaise, marquant l'espace entre toi et moi. En oubliant mes lunettes posées sur le bureau. Et c'est d'un coup de main gauche que la bête les envois valsés hors du bureau, ne supportant pas de se voir ne serait-ce que dans un reflet. 

«C'est comme ça depuis ma mort.» 

Je réponds malgré tout encore avec ma voix calme et posée. Peut-être que la bête était née bien avant ma mort et la transformation lui avait donné plus de pouvoirs qu'un simple vampire transformé. 

Pourquoi est-ce que je reste dans le cabinet de ce mec, il a quand même réussi à dire des mots qui m'ont presque fait sortir de mes gonds. Je devrais partir et je suis une fois, de plus, tiraillé par ce simple choix, entre ma raison et ma folie. 

« Vous ne pouvez rien faire donc ? À part me piquer avec vos mots ? Je pensais que je venais voir un psy, par un humoriste de mauvais goût. » 

Bien sûr que je fais référence à ses mots et le rouge de mon œil s'intensifie, ma pupille gauche continuant de se dilater comme pour laisser les ténèbres prendre possession de ma partie gauche, à quel prix, à quelle marque serais-je encore confronté ?

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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mer 28 Juin 2017 - 22:39

Rouge et bleu se confrontent. Jack lutte, Jack bouge, Jack vit - et quelque part, par delà la crainte instinctive d'éveiller ce qui dort en lui, un sentiment de satisfaction se fait jour en toi. Tu l'as percé à jour. Oté les masques, arraché l'indifférence, mis à nu la méfiance, la peur, l'espoir : de l'autre coté de ton bureau vibre quelqu'un et pas quelque chose.

Lève, recule, envoie voler - Tes yeux filent, suivent l'objet et ton reflet miroitant te fixe un instant à sa surface. Familiarité. Toi non plus tu n'aimes pas les miroirs parce qu'ils mentent et disent la vérité tout en même temps, et tu ne sais pas ce qui est le pire. Tchac, sur le sol - et tes vertèbres craquent, tête revenue à niveau. Tu le vois, figé au centre de ton bureau. La bataille entre la fuite et le combat, défaite et agression fait rage. Les deux sont MêLéS. T'attaquer pour ton sang ou se venger de l'avoir percé à jour ? Fuir loin de ton regard ou pour vous protéger ? Jack est proie et chasseur, tout comme toi même tu l'es à ce bureau.

Oui, tu vois. Tu savoures presque l'instant, d'une façon perverse. Et tu renverses les roles.

- Rasseyez-vous.

Ta voix ClaquE comme un fouet, totalement neutre. Tu l'utilises rarement mais il le faut maintenant, il faut parler à ses muscles avant sa tête, son corps avant son cerveau. Assis le chien - et le Milicien doit obéir car un bon Milicien est un Milicien qui écoute et obéit. Face à face, tu deviens un instant Maitre - et ça te brule dans ta tête, te brule d'Argent car la place que tu prends, tu sais très bien de qui tu la tiens, qui tu imites et tu infliges ça à d'autres. Pour leur bien ? C'est encore pire.

Tu ne montres rien. Rien de rien. Sans âge et sans âme, tu le contemples et laisse la pression retomber. Sans peur aussi. Quand tu es comme ça - pour leur bien - tu ne peux pas te laisser habiter par la peur. Jamais. Ils n'ont pas besoin de ça.

- Vous pleurez.


Assouplissement de ton visage, et ta voix se reteinte de la chaleur de la sympathie. Boite de mouchoir tendue, tu montres sur ton propre visage l'oeil humide, miroir-guide. La larme de sang s'est arrêtée au coin mais menace de déborder au moindre clignement de ses cils. Drôle de visage, rouge sang d'un coté et sang rouge de l'autre.

- Je peux vous aider mais pour cela il va falloir du temps Jack. Du temps, de l'énergie, et surtout de l'honnêteté.

De nouveau penché sur la table légérement, tes yeux moins perdus que d'ordinaire, tu parles. Tu ne récites pas, tu n'imposes pas : tu parles. Il ne t'interrompt pas mais pourrait le faire. Ton débit est lent et fluide, petite discussion banale à la machine à café - et pourtant si importante pour lui, si vitale. Dédramatiser :c'est ce que tu fais. Tu l'as effrayé et confronté, désormais tu peux lui offrir de quoi panser un peu ses plaies. T'es là pour ça après tout, non ?

- Ce que vous vivez est difficile mais pas insurmontable. Cependant, vous devez réaliser que vous ne vous débarasserez jamais totalement de cette partie de vous. Jamais. Vous ne pourrez que mieux la comprendre et apprendre à la contrôler. La Soif, la Violence... Ca fait partie de vous, Jack. Totalement de vous. Et c'est votre refus de l'accepter qui lui donne tant d'emprise maintenant.

Les mots passent sans hésitation - mais sous ton crâne, un rire de dément résonne. Menteur, Varuna, vilain menteur. Ce n'est pas difficile ? C'est surmontable ? La controler ? A qui essaies-tu de faire croire ça, toi qui ne supportes ni le noir ni les gémissements, toi qui te terres dans ton bureau à cause d'un regard saisi au détour d'une rue ? Toi qui enfonces tes doigts dans ta chair si souvent dans l'espoir de les y enfermer, de te débarasser de la peur irrépréssible de succomber à cette partie Bestiale en toi ? Non non ne pense pas - et tu déglutis très légérement tandis que tu réorganises ton esprit. Crois-y un instant. Trompe-le. Mens. Peut-être que lui y arrivera. Tu dois lui laisser une chance - pour son bien.

- Alors si vous voulez vraiment que je vous aide, Jack, répondez sincérement à ma question. Que dois-je savoir sur vous ?

Tu attends, bienveillant et le regard totalement rivé sur lui pour un court instant. Qu'il parle, autant qu'il veut, comme il veut. Sa carapace est formée, il ne tient qu'à lui de se décharger sur toi et te laisser aider Jack, le vrai Jack, celui que tes dossiers ne sauront jamais ni dépeindre ni attraper.
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Le Bon Gros Géant
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide I Varuna   Mer 28 Juin 2017 - 23:35


Varuna et Jack



Je suis debout dans la pièce et je ne te quitte pas des yeux, tu as joué et pourtant, tu n'as pas gagné ce round. Tu me l'as fait à l'envers finalement, « Nous » avons eu raison de ne pas te faire confiance, sous tes airs angéliques, je me rend compte que tu es comme les autres, comme nos semblables. Mes poings sont serrés et je te dévisage, j'ai le regard mauvais, autant l'œil de la bête qui a un œil rieur et celui de l'humain qui te transperce en plein cœur, comme un coup de sabre, coupant l'air.

 - Rasseyez-vous. 

Tu reprends tes airs de dominant, tu crois être en position pour m'ordonner quoi que ce soit ? Et bien non, tu te fourres le doigt dans l'œil jusqu'au coude, tes ordres déguisés arrivent à mes oreilles comme des ordres secs et violents et la bête gonfle son poil et montre les crocs. « Nous » détestons ça et ce ressentit, si bien que mes genoux ne fléchissent pas et je reste droit devant toi. Certes désemparé, mais plus du tout coopératif, la bête n'est pas un animal domestique et je ne suis pas de cette trempe non plus. Utilise tes ordres sur des animaux plus sympathiques, car ici, tu fais désormais face à un mur. 

Je ne bouge pas, ni mes yeux, ni la tête et j'en oublie de respirer après tout, je suis déjà mort ce n'était pas comme si j'allais en mourir. Le silence se réinstalle doucement, mais tu fais vibrer ta voix et tu sembles prendre un malin plaisir à me torturer ainsi. Je ne suis pas ton pantin, tu ne me manipuleras pas avec tes mensonges de psy. 

- Vous pleurez.  

Pour une fois, j'aimerais simplement que tu te taises et que tu me laisses reprendre mes esprits, mais ça, tu ne le comprends pas et tu continues de trancher le silence, par les bribes de ta voix. Tu m'horripiles, j'en ai la chair de poule ! Pourquoi dis-tu, des faits que je sais déjà, tu ne m'apprends rien, tu n'inventes rien de nouveau.

Et je me mure dans ce silence, aucun son n'est encore sorti du fond de ma gorge, qui pourtant n'est pas nouée. Mon œil rouge continue de t'analyser, de t'éplucher couches par couches. Relevant tous les petits détails, toutes tes réactions. La bête jubile. 

De ma main droite, j'envoie valser ta fausse sympathie et cette boîte de mouchoirs d'un mouvement de mains. Mon côté humain te repousses aussi, je n'ai pas confiance en toi. 

- Je peux vous aider mais pour cela il va falloir du temps Jack. Du temps, de l'énergie, et surtout de l'honnêteté. 
Tu me demandes du temps et de l'honnêteté, je ne te la donnerais pas, vu ce que tu es capable de me faire. 

- Ce que vous vivez est difficile mais pas insurmontable. Cependant, vous devez réaliser que vous ne vous débarrasserez jamais totalement de cette partie de vous. Jamais. Vous ne pourrez que mieux la comprendre et apprendre à la contrôler. La Soif, la Violence... Ça fait partie de vous, Jack. Totalement de vous. Et c'est votre refus de l'accepter qui lui donne tant d'emprise maintenant. 

À tes mots, j'entends la bête qui hurle et jubile, ma pupille gauche s'affinant brusquement, je souris en coin sous ma cagoule, moqueur, ce n'est pas moi qui souris, mais bien le vampire. Des petites veines noires s'immiscent dans mon œil gauche et ça s'arrête là. Toujours aucun clignement d'yeux et « Nous » continuons de te fixer. Ce que tu dis me passe pourtant bien au-dessus de la tête, jamais je n'accepterais cette partie noire, qui fait partie de moi, qu'elle brûle au soleil, comme les autres de mauvais de ma race.

Une voix nouvelle résonne dans ma tête et j'ignorais que le vampire pouvait aussi parler, toi le psy, qu'est-ce que tu m'as fait ?! J'arque sans m'en rendre compte le sourcil droit, mes yeux se figeant bien au-dessus de ta tête, fixant l'horloge et j'écoute.

*« Ne croît pas ce qu'il dit, personne ne guérit de ce poison, après tout tu en vois tous les jours à ton travail. Et puis pense à Roxanne, tu n'as pas eu de mal à le tuer non ? Pourquoi ne te laisses-tu pas aller contre moi ? Viens m'enlacer Jack Hunt... » *

J'ai entendu le rire du prêtre Austin, derrière « nous », j'en ai eu un frisson violent et mes yeux se sont baissés brusquement sur toi à nouveau, toi planqué derrière ton bureau, toi qui t'es mis à déglutir. Ouais, c'est ça déglutit, je sais que je te fais peur, au final, tu ne dois pas avoir les épaules pour m'aider. Même si tu sembles te persuader du contrairement. Je finis par cligner des yeux et mon sourire en coin, s'efface de sous ma cagoule. 

- Alors si vous voulez vraiment que je vous aide, Jack, répondez sincèrement à ma question. Que dois-je savoir sur vous ? 

J'aurais pu te répondre, te donner la réponse que tu attendais, mais à la place de ça, je cherche quelque chose dans la partie intérieure de ma veste. Qui ne te dis pas que je vais te tuer sur place tout de suite ? Vu comme je cherche énergiquement dans ma veste en ne te quittant pas du regard, c'est une atmosphère électrique. Je sors finalement quelques billets de ma bourse. J'ignore combien tu prends, mais il faudra se contenter de ça. 

J'avance d'un pas rapide, venant taper de la paume sur son bureau en y plaquant les billets, j'ignore ton regard, venant récupéré mes lunettes. Alors que la bête crie et se débat, me sommant de rester et de t'éventrer là sur ton bureau. 

Je te jette un dernier regard de mon œil bleu, je te transperce à nouveau et mes sourcils sont baissés en guise d'incompréhension. J'ouvre ta porte et c'est en remettant mes lunettes que je quitte la pièce d'un pas tout aussi calme, arrivant jusqu'à la porte extérieure et de là, je m'enfuis en courant presque à la vitesse de la lumière. Je disparais dans la nuit noire, là ou mes démons se cachent.


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