AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

Partagez | 
Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 12:58

Les histoires d’amour qui finissent mal, c’est pas qu’une connerie d’Hollywood. J’ai envie de jeter mon existence sentimentale à la poubelle après l’avoir très largement – vraiment très largement – étripée et réduite en bouillie. C’est pas possible. C’est la première fois qu’un coup pareil m’arrive. Mon égo s’est fait percuter par un panzer et ça fait mal. J’ai pas l’habitude faut dire, c’est moi qui ai planté mon sadique de taré de maître au Portugal, c’est moi qui ai envoyé Sisco sur les roses, mais là, c’est Owen qui s’est désisté au moment même ou…merde, je commençais à lâcher prise ? A me dire que j’avais trouvé le bon gars, le bon foyer ? Non pas que j’aime pas vivre avec Charlize, mais c’est pas pareil. C’est mon boss, je suis pas vraiment son esclave, il est ni mon père, ni mon frère, ni ma mère, ni mon mec.

Je me laisse pas bouffer mais la dépression c’est pas quelque chose que je sais identifier alors quand elle a commencé à me ronger les sabots, j’ai été au lit pendant trois jours avant de me remettre au boulot. Les jours sont courts, je dors peu, j’essaie de relativiser. Faut rebondir. Mon credo n’a pourtant plus la même saveur, ni le même entrain. Et moi non plus. On ne tourne pas du coup, on prend un peu de retard mais je les emmerde, sans moi ils croupiraient tous dans une sous-gamme de production avec des mannequins sans âme, ou bien ils vendraient des jus de fruits au coin de la rue. Mais Charles est dans le mal, il craint que cela ne m’affecte plus que je n’ai l’air de le dire, plus que je ne l’affiche. De toute façon y a qu’à voir les cernes que j’ai sous les yeux pour comprendre. Je ne dois pas m’apitoyer, j’ai connu pire, mes jeunes années ont été un chaos fabuleux, semé d’embuches et de mains baladeuses. Aujourd’hui je suis mon propre maître et au lieu de pleurer comme une madeleine je ferais mieux d’être satisfait de mon sort, envié par 60% des esclaves de la planète.

Alors je me défonce aux entraînements pour le Pi Qa Quan. J’ai rechaussé mes griffes, et si j’ai un peu perdu en concentration, les appuis sont intacts, et la volonté de fer. Je sue, je râle, je suis naze quand je vais me coucher, mais au moins je sais pourquoi je me lève le matin, même si ce rythme est abrutissant, je m’investis dans quelque chose.

Ahh les belles illusions de merde.

Il me manque, ça m’arrache la langue et les tripes de le dire, de l’avouer, mais qu’est-ce qu’il me manque ce crétin de scientifique coincé du cul avec sa belle barbe rousse… Il répond à mes sms mais évite mes appels, et je sais que je dois arrêter de m’accrocher. Alors j’appelle Amon. Curieusement notre relation a survécu au sexe, et nous sommes en excellents termes. Je peux au moins me targuer d’avoir un ami dans cette panade. Je n’appelle pas pour m’épancher, plutôt pour l’écouter me raconter sa vie, apparemment il a trouvé un maître dans des circonstances assez bizarres mais il a l’air aux anges. J’ai hâte de rencontrer ledit bourru ! Et ses anecdotes me sortent de mon marasme et me font sourire, rire. Il habite loin de Dornia maintenant, et puis l’Alaska c’est un peu trop caille-cul pour ma croupe dorée.

Je suis pas du genre à me mettre des cuites en cas de force majeure…mais je suis un homme, et les hommes ont des faiblesses. Les bars sont un bon refuge, surtout un bar où je peux espérer passer presque incognito, ou du moins les habitués ont une certaine classe pudique et ne me sautent pas dessus toutes les deux secondes. La célébrité est une ennemie fidèle. Ça pourrait être pire, ça pourrait être pire, ça pourrait être pire. Cheveux lâchés en cascade blonde dans le dos, je ne suis lumineux que parce que cette aura me colle à la peau. Je me donne un peu de contenance en accostant le barman qui me sourit et échange quelques banalités avec moi. C’est un vampire sympa, et quand on côtoie les hautes sphères on peut espérer en fréquenter. Loin de moi les cinglés, les bourreaux et les éjaculateurs précoces. Et je vous emmerde. Pas de cravate, elle pend de ma poche, elle me serrait trop la gorge que j’ai déjà nouée. Je me sens vidé de toute substance, alors quand il me sert une tequila, je bois. Je bois, les oreilles basses, quand le jukebox ronronne des sons collector. Encore une soirée qui va finir à rouler dans les poubelles.

_________________


Rp en #6633ff


Dernière édition par Cristovão le Jeu 29 Juin 2017 - 11:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 17:30



Il m'arrive de temps en temps d'aller prendre quelques heures pour boire un verre et lire quelques pages d'un livre dans le calme très relatif d'un bar. Bien sûr, je ne fréquente pas les bouges où l'on braille, ni les boîtes de nuit où il fait trop sombre, je ne me rends que dans des établissements ayant un minimum de raffinement. La clientèle y est très aisée, le personnel discret et compétent, je peux ainsi profiter d'une compagnie anonyme et tranquille tout en savourant un cocktail, livre à la main. Bien sûr, ma demeure est un endroit paisible, cependant elle me semble parfois bien vide et bien silencieuse... Gayle se couche très tôt, ce qui me laisse seul dans mon salon lorsque la nuit touche à sa fin et que le soleil commence à pointer. J'apprécie la solitude, cependant il y a des nuits où je préfère être entouré par des congénères.
Me voilà donc à garer ma Austin Healey 3000 MKI dans le petit parking derrière ce bar huppé à l'ambiance rétro chic. La musique y est toujours assez basse pour me permettre de lire sans avoir à forcer ma concentration. Un tour de clé pour verrouiller cette voiture de collection qui ne fait pas tache parmi les autres et je me dirige vers l'entrée de l'établissement. Ma nuit de travail est terminée, cependant je ne défais qu'un bouton de ma chemise et ne desserre ma cravate que de quelques centimètres. C'est l'inconvénient des lieux publics, la contrepartie pour avoir de la compagnie. Il m'est impensable d'être volontairement négligé.


Je pousse la porte et me fait accueillir par Elvis Presley et son "Can't Help Falling In Love". Les chansons d'amour ne sont pas toujours une réussite, cependant celle-ci m'est assez chère, car elle m'évoque de nombreux bons souvenirs. Je m'apaise instantanément et sent comme une ombre de sourire se glisser sur mon visage. Mon regard balaye la pièce sans s'attarder, il me semble reconnaître deux personnes habituées à fréquenter l'endroit, mais le reste des clients m'est inconnu. Un homme aux épaules larges est assis au bar. Il attire irrémédiablement l'œil, avec ses longs cheveux doré laissés libre sur ses épaules, mais surtout à cause de cette queue au crin fourni, toute aussi dorée. Il semble seul et ce n'est pas courant qu'un hybride se promène seul. Je note la cravate qui est tombée au sol, près de son tabouret. D'un mouvement fluide, je penche ma haute silhouette pour ramasser le morceau de tissu satiné et me met à la hauteur de l'inconnu en lui présentant l'accessoire.

— Monsieur ? Il me semble que ceci s'est échappé de votre poche.

Son visage ne m'est pas tout à fait inconnu, mais je suis bien en peine de dire où j'aurais pu déjà le voir. Il est beau, certes, telle une statue d'un demi-dieu grec, cependant il semble terriblement soucier et de lourds cernes marquent ses yeux. Cela sans compter le verre qu'il tient à la main avec la même crispation qu'un homme à la mer tenant une bouée. Ce n'est pas mon travail de me mêler des affaires des autres et ce n'est pas non plus mon passe-temps favori, aussi je ne me permets pas de lui faire de remarque et prend le siège d'à côté.
Le barman s'approche pour prendre ma commande, je demande un whisky avec de la glace. De la petite sacoche à mes pieds, je sors un ouvrage à la reliure fatiguée et à la couverture ancienne, écornée par le temps et les trajets. Cette nuit, ce sera les Contes de la Bécasse, de Maupassant. Mon petit séjour en France m'a appris à aimer les auteurs de ce pays autant que ceux du mien. Cette vieille édition m'a été offerte par Sigvald, au tout début de notre vie commune, alors que nous retournions dans son pays natal. Une escale à Paris et un profond ennui de ma part alors que le train se faisait attendre lui suffirent pour aller jusqu'à une librairie et me prendre l'auteur le plus classique qui lui tombe sous le nez. Ces pages, je les ai déjà tournées trop de fois, dans trop de pays différents. Cependant, elles me procurent le même sentiment familier et rassurant que le salon d'une maison d'enfance, éclairé par une cheminée pendant une soirée hivernale.



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 18:47

- Corso…tu devrais pas…

- Tais-toi et sers-moi. C’est ton boulot non. Alors merde si j’ai envie de rouler par terre comme une vieille merde ça m’regarde. Sers-moi Sergy.


- Je vais me faire tuer par ton boss…tu fais chier.

- Mmmmmmouais.

Et comme Elvis ne semble pas vouloir se taire et arrêter de relayer parfaitement ces pensées que j’essaie de chasser à coups de ruades, je bois cul sec la nouvelle tournée. « Always on my mind », c’est pas possible je vais m’éclater le front sur le comptoir. Je masse mes tempes non sans lâcher un profond soupir de lassitude blessée.
Une voix, une douce odeur me sortent une seconde de mon ivrognerie et je tourne la tête et rencontre un regard d’un bleu qui n’existe probablement que dans les yeux de cet homme. Il a ramassé ma cravate et me la tend, et rien que dans ce geste si maîtrisé je sens toute la classe qui émane de lui. Propret, sûr de lui, beau gosse, qu’a-t-il à envier à quiconque avec une gueule et une assurance pareilles ? Un peu déboussolé qu’on soit si gentil avec moi quand j’en veux presque à la Terre entière, j’ouvre la bouche pour dire merci mais rien ne sort et je crois qu’il a quand même compris s’il n’a pas déjà lu sur mon visage que je suis le type le plus heureux de la soirée. Il s’installe tout près, sur le tabouret haut d’à côté, et sort un bouquin. Je jette un œil sur la couverture ; du français, tout ce que je peux déterminer. Et voilà je me retrouve à picoler sur le même banc qu’un intellectuel venu sans doute recueillir son brillant cerveau autour d’un peu d’alcool de luxe. Je ricane et ma queue balance mollement dans le vide.

- Vous faites tellement cliché avec votre bouquin et vos grands yeux bleus. Est-ce que vous venez me sermonner parce que j’ai l’air d’un type qui va se foutre en l’air ? Je vais pas me foutre en l'air, je suis une star, rassurez-vous. ‘Connaissez sûrement pas grand-chose à l’amour pas vrai ? Z’êtes plutôt du genre à tout contrôler, ça se voit. Et j’ai pas demandé à ce que vous ayez pitié de moi ok.


Le jukebox laisse flotter les premières notes de « Are you lonesome tonight ».

- C’est la soirée Presley on dirait…comme si on allait me faire gober que c’est le putain de hasard qui veut ça. Connard. Je suis un connard.

Je claque de la langue et pousse mon verre. J’en ai assez pour aller vomir.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 20:39



Je n'ai pas encore terminé la première page que la pauvre âme en peine à mes côtés commence à déverser sa rancœur sur moi. Sans doute est-ce ma faute, je n'aurais tout simplement pas dû m'installer à côté de lui étant donné l'état de plus en plus misérable dans lequel il cherche à s'enfoncer. Mes yeux se lèvent du papier et tournent vers lui, jetant un regard en coin inexpressif avant que je ne revienne aux mots dans mon livre. Il va me falloir jouer les psy de comptoir, visiblement. Il ne me revient aucun souvenir où j'aurais pu endosser un tel rôle... Ce sera donc ma grande première.

— Et vous, n'avez-vous pas l'air d'un cliché, ainsi avachis sur le zinc d'un bar, à ruminer dans votre verre d'alcool et à vous en prendre au premier inconnu venu ?

Il n'y a aucune rancœur ou agressivité dans mes propos, plutôt une pointe d'amusement et surtout d'empathie. Il ne lui a fallu que deux phrases pour me faire comprendre quel mal le ronge et s'il y a une douleur à laquelle je suis plus sensible que les autres, c'est bien celle de l'amour. Je ne lui tiens pas rigueur d'être aussi morose, le souvenir de ma propre peine est encore gravé au fer rouge dans ma mémoire et je ne cicatrice de ce dernier siècle de deuil amoureux que grâce à la rencontre miraculeuse avec Sigvald, le mois dernier. La peine de cet homme ne durera pas aussi longtemps, j'en suis certain, mais cela ne signifie pas qu'elle est moins profonde que la mienne a pu l'être. Il ne m'est pas permit de le juger trop durement. Cependant, je ne compte pas me laisser être jugé de cette façon.

— Ne le prenez pas mal, mais étant donné notre écart d'âge, il est plus probable que ce soit vous qui ne connaissiez rien à l'amour. Et il est inutile d'en vouloir à Elvis, quelle que soit la musique, la conversation ou le film, vous vous sentirez toujours poursuivi par des rappels à votre situation et votre infortune. C'est même une bonne façon d'évaluer votre deuil, en réalité. Les premiers signes de la guérison sont souvent un apaisement ou une indifférence à tous ces messages discrets qui vous taraudent.

C'est à mon tour de soulever mon verre pour le porter à mes lèvres. Ai-je parlé comme un médecin ? Sans doute. D'après mon fils adoré, je suis aussi doué pour réconforté les gens que pour jongler avec des torches enflammées. Pourtant, je ne me voyais pas ignorer ce pauvre erre. Sans compter que je voilà en train de s'insulter lui-même. Je connais. Il en est à ce moment où il se déteste lui-même autant qu'il déteste les autres. La prochaine étape sera sans doute de détester la personne qui l'a mis dans cet état. Son maître ? Un autre hybride ? Un humain ?
Personne ne nous approche, il semble qu'aucun vampire ne l'accompagne, ce qui est assez peu courant pour être noté.

À cet instant, trois nouveaux clients entrent et je tourne mon regard vers eux car je les trouve déjà trop bruyant. Ils sont jeunes, habillés de costumes modernes et très cher, mais pas sur-mesure et je repère immédiatement, dans les détails insignifiants de leur tenue, qu'il s'agit de quelques jeunes loups nouvellement fortunés et qui finiront sans doute ruinés tout aussi vite. Je les soupçonne d'être dans la finance et de venir fêter un gros gain, étant donné leur enthousiasme tapageur. Malgré moi, je me referme et me retire derrière une expression froide, peut-être un peu méprisante. J'ai en horreur les arrivistes de ce genre.
Les voilà qui prennent une table, un peu plus loin, avant que l'un d'eux ne s'approche du bar pour passer commande. Et de remarquer l'harmonie des traits de l'étalon à côté de moi. Son regard s'illumine d'une façon bien vulgaire, mais je ne me permets aucune remarque cette fois encore, car je ne suis pas concerné par l'affaire. Répondre lorsqu'on s'adresse à moi me semble de bon aloi, me mêler des pathétiques tentatives de séduction des autres est une toute autre histoire. Je ferme donc mes oreilles et retourne à la lecture de mon livre.

Le butor s'accoude juste à côté du cœur brisé et se permet même de prendre une de ses mèches de cheveux entre ses doigts avant de lui lancer un "hey, salut... T'as l'air un peu seul, je me trompe ?" tout à fait déplacé. Misère, ce que mes congénères peuvent être ridicule parfois.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 22:03

Il vise juste ce type. J’esquisse un sourire en titubant quand je tente de me lever. Je tiens pas l’alcool, mon corps est habitué à l’effort physique et à un régime alimentaire qui tolère peu d’excès, alors mon foie me dit actuellement d’aller me faire foutre. Malgré son sens de la répartie, je ne le sens pas agressif ou rancunier, et c’est même étonnant que je ressente encore quoi que ce soit pété comme je suis. La tête me tourne, je me masse l’arête du nez en m’appuyant au comptoir.

- J’en veux à Elvis, laissez-moi en vouloir à quelqu’un d’autre qu’à moi. Et vous êtes une sorte de psy du dimanche ou quoi ? Donc quand j’arrêterai d’écouter ces maudites paroles et d’y prêter attention je serai sorti d’affaire ? Hm, un peu tiré par les chevaux…cheveux. Pardon.  Je vous parle comme à un chien alors que vous essayez d’avoir un mot sympa. Je suis moins indélicat d’habitude. Enfin non, mais c’est pas votre faute si j’me suis fait larguer avant même d’avoir commencé quoi que ce soit.


« Je vous laisse » aurait été pas mal pour conclure cet échange social désastreux mais une bande de loufiats propres et peignés comme des chiens de concours fait son apparition et je sens instinctivement le vent changer de cap dans ma crinière. Évidemment je fais partie du lot de la soirée qui vaut le détour et je finis rapidement abordé. Je pouffe, passe une main sensuelle dans ma tignasse qui me tombe au cul.

- Désolé j’allais gerber. Seul. Et tu te trompes chéri, je suis venu avec mon papa. Et toi avec tes sœurs ?

Le mec est tout juste plus grand que moi, mais j’ai jamais craint personne, surtout pas des dragueurs aussi pitoyables, parce que s’il y a bien un boss dans cette discipline, il est devant vous messieurs et messieurs. En plus il vient de me toucher…les cheveux ? C’est une blague ou je rêve ? Je lui bloque immédiatement le bras en l’air et si vite qu’il n’a pas le temps de réagir malgré le fait que ce soit un vampire. Il m’a sous-estimé, ça ne fait aucun doute vu sa gueule. Sa clique rapplique et Sergy commence à hausser le ton.

- T’en fais pas, ces messieurs allaient partir. Ils ont pas envie d’avoir un procès au million de dollars collé aux couilles.

Ça se pose des questions et je relâche le type qui a sorti les crocs.

- Dis donc t’es plutôt hargneux pour une pouliche…

- Eh…c’est l’étalon de la pub !

- Quelle pub ?

- Pour le dernier parfum là ! Tu sais !

- Ah ouais…Maintenant que tu le dis…

Ils se sourient mutuellement. Je commence à devenir vraiment nerveux et le moindre truc pourrait me faire ruer dans le tas. J’ai envie de dire au gars du comptoir d’arrêter de lire son bouquin si tranquillement avec ce qui se passe. C’est quoi ce stoïcisme religieux là ?! Bordel !

- Wahou…eh t’es vraiment canon en vrai.

- Et si t’allais chercher un dîner à ta taille ? La prochaine fois que tu l’ouvres je t’en colle une.

- Non mais regardez-moi cette starlette ! Depuis quand les humains s…

PAF ! Et voilà dans ta gueule je t’ai prévenu !

- Je t’avais dit de fermer ta bouche. T’as du cérumen dans les oreilles ?

Mon poing est endolori. Je frappe rarement des vampires en championnat…et je suis rarement bourré quand je joute. Mes jointures sont rouges. Je lui ai cassé le nez et il a pas l’air ravi. Ses acolytes le soutiennent quand il enlève sa veste. Pour une fois qu’on veut me taper dessus et pas me violer. Je me mets à rire en remontant mes manches sur mes bracelets de force en or massif. L’autre se demande s’il a bien fait de se mouiller, et moi je me dis que la soirée n’est pas si mal. Au pire je finirai à l’hosto avec mon psy perso’ comme ambulancier et Charlize comme harpie branché sur ma perf’ parce que j’aurais ENCORE fait une connerie. L’ambiance a volé en éclats dans le bar lisse et calme, Elvis joue toujours, « Heartbreak hotel » et j’esquive la première salve, assénant un coup de pied au ras du sol dans les chevilles du dandy dégénéré. C’est parti pour le premier round.

- Sergy ! Mets-moi une autre tequila je vais en avoir besoin ! et t’inquiète je paierai les dégats.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Ven 23 Juin 2017 - 23:31



Le ton monte rapidement et je fais la sourde oreille. Il y en aura bien un des deux qui finira par se lasser, n'est-ce pas ? Le vampire sans doute. Les relents d'alcool dans l'haleine et le regard un peu vitreux ne sont pas des critères pour séduire, cela devrait lui suffire pour décider d'abandonner la partie.
Pourtant il s'obstine et l'étalon saoul lui décoche un coup. Je tique, malgré moi, et tourne mon regard vers eux. Les deux vampires assit arrivent pour relever leur camarade et semblent découvrir l'identité de l'hybride. La publicité en question me revient. Il semblerait donc que ce mortel ait une certaine valeur, mauvaise idée de le frapper à moins, effectivement, de se retrouver avec de grosses indemnités à payer. Le risque semble en valoir la chandelle car l'un et l'autre se mettent en position pour se battre.

Est-ce que c'est une mauvaise plaisanterie ? Ou peut-être avons-nous remonté le temps, à l'époque des saloons ? Que les gens choisissent de se frapper plutôt que d'être raisonnable ne me concerne pas, en revanche je suis venu dans cet établissement pour être au calme et apprécier l'atmosphère paisible et élégante de l'endroit, ce qui vient d'être ruiné par cette confrontation ridicule.
J'assiste au premier échange de coup qui ruine définitivement ma soirée. Les pages de mon livre claquent en se refermant d'un coup sec et ma voix tonne avec force, comme à l'époque où il me fallait couvrir le bruit des bombardements pour diriger mon équipe médicale. Pour être certain de mettre un terme à cette joute puérile, je déploie toute mon aura sur l'assemblée.

— ASSEZ !

Même les trois jeunots avides d'action se tassent un peu sur eux-mêmes lorsque je me retourne en quittant mon siège. Cette fois je n'ai pas l'air simplement froid, je suis réellement mécontent et un simple froncement de sourcil suffit à me changer en géant de glace. Mon livre rejoint ma mallette, ma mallette rejoint ma main. Puis je détaille un a un chacun des participants de cette mascarade, sans les avoir pour autant autorisé à bouger. Mon aura doit peser telle une chape de plomb sur leurs épaules. Tant mieux, ils en ont tous bien besoin.

— Je ne pensais pas avoir à faire à une population de primates en venant ici, mais il semble que l'alcool et la malchance en aient décidé autrement. Messieurs, il serait judicieux que vous mettiez le nez dans un manuel de bonne conduite, une fois de temps en temps. On vous y apprendra notamment que lorsqu'une personne saoule rejette vos avances, c'est sans aucun doute possible parce qu'elle ne souhaite pas de vous et il est alors de bon ton de la laisser en paix. Je prierais donc de retourner à votre table avant de vous ridiculiser plus que vous ne venez déjà de le faire.

Mon attention se pose sur l'étalon blond, qui semble mécontent de devoir interrompre sa petite prise de bec. Avant qu'il n'ait l'impudence d'ajouter quoi que ce soit, je plisse très légèrement les sourcils et le soumet à une hypnose sans concession. Je n'ai pas la patience d'argumenter avec ce spécimen. Ce soit, puisque l'on m'oblige à assister à des disputes d'enfants et qu'il me faut jouer les pères de famille, j'entends que l'on se soumette et que l'on obéisse aussi promptement que si j'étais effectivement leur père.

— Quant à vous, bien que je partage sincèrement la peine qui vous afflige et que je conçoive que l'alcool puisse altérer votre jugement, je vous demanderais de bien vouloir cesser vos enfantillages sur le champ. Vous êtes peut-être une célébrité dans votre milieu, mais cela ne vous autorise en rien à frapper un vampire. Tempérez vos ardeurs, avant que je ne m'en charge. Allons, dehors. Vous avez parlé de vomir, je crois.

Je le pousse mentalement à aller jusqu'à la sortie sans ouvrir la bouche, adresse un regard d'excuse au barman pour cette esclandre parfaitement honteuse et m'engage à la suite de l'étalon. Il m'attend sagement à l'entrée et je ne le libère de l'hypnose qu'au moment où la porte se referme derrière moi. Puisqu'il n'y a plus qu'une seule personne à tempérer, je rétracte également mon aura menaçante et soupire. Cette soirée s'annonçait pourtant si prometteuse...

— Épargnez-moi votre indignation, vous savez que j’ai eu raison d’intervenir, et videz votre estomac dans le bac à fleur qui se trouve là-bas. Je vous ramène chez vous.

Je ne sais pas qui est le maître inconséquent qui a laissé son hybride, le cœur brisé, se perdre dans les bars, mais il m'a obligé à payer plus que ma consommation, ce soir. Et j'espère très sincèrement que cette super star de la télévision se souviendra de son adresse, sinon je suis déjà tout désigné pour lui passer le bras autour de mes épaules afin de l'aider à monter dans une des chambres de mon manoir, afin de cuver son alcool. Cela semble plus judicieux pour lui comme pour moi qu'il ne termine pas en cellule de dégrisement.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Sam 24 Juin 2017 - 9:54

Et bien on dirait que je peux m’assoir sur ma tequila et ma petite guerre d’ivrogne. Dommage, j’aime les attractions et rabattre le caquet aux vampires qui ont toujours dans la tête l’idée que les humains sont faciles à maîtriser. Bon, c’est sans compter l’influence mentale de l’autre poète en frac qui m’empêche de bouger tant qu’il ne l’a pas décidé. Je ne connaissais pas cette sensation de possession et je me rétracte un peu dans ma coquille, les oreilles plaquées en arrière et la queue basse entre mes cuisses. Même Sisco et le taré adepte des jeux du Cirque n’ont pas eu recours à ce genre de domination…Il faut dire que mon dossier stipule clairement que je suis dans la case « obéissant », mais faut pas trop me chercher. A vrai dire le véritable problème c’est que mon statut me permet de me passer le plus souvent de l’autorité des maîtres, et j’en oublie parfois que mon destin est entre leurs mains, plus qu’entre les miennes. Je me contente de l’illusion du contraire.

- Allez fouiller une autre cervelle…ou je vous dégobille sur les pompes. Vu la qualité du cuir elles doivent avoir de la valeur ce serait dommage.


Il me pousse au cul avec sa mainmise sur mon cortex et je me retrouve dehors avec lui, sous la pluie sur le petit parking. Pourquoi est-ce qu’il pleut toujours dans ce genre de moments ? C’est…débile. Je ne suis pas sûr de ce qui monte en moi, épuisement, lâcher-prise, dégoût de moi-même, mais ma gorge se serre et si dans un premier temps je crois que je vais m’effondrer en larmes dans le bac à fleurs, j’ai juste le temps d’attraper mes cheveux sur le côté pour me pencher en avant et rendre la tequila de Sergy – que dis-je LES tequilas de Sergy ! – sur les roses trémières. Pitoyable. A quand remontait la dernière fois que j’avais poignardé ma dignité de la sorte ?

- Épargnez-moi votre indignation.

Je dis, sur le même ton que lui en crachant ce qu’il me reste au bord des lèvres, brûlant de fièvre dans le cou et sur le torse.

- J’ai pas de chez-moi. Je viens de me faire larguer. Mais vous préférez sans doute m’engueuler parce que j’ai dérangé votre précieuse lecture plutôt que d’essayer de comprendre que j’ai pas envie de rentrer nulle part, et que l’or à mes poignets ne fait pas de moi la propriété d’un super beau gars raide dingue amoureux qui serait en train de faire biper mon téléphone parce que…je rentre pas …


C'est sans doute le plus drôle dans cette histoire. Le seul endroit où je pouvais espérer me sentir chez moi m'a été ôté. On ne m'y prendra pas deux fois.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Sam 24 Juin 2017 - 20:57



Resté relativement à l'abris sous le petit auvent à l'entrée du bar, j'ouvre ma mallette pour y prendre un parapluie pliable. De quoi de pas être trempé en allant jusqu'à ma voiture. L'étalon vide son estomac, principalement rempli par du liquide, au pied de pauvres fleurs qui n'apprécieront sans doute pas toute cette acidité autour de leur racine. Heureusement que la pluie se chargera de laver ça. Je ne peux m'empêcher de le regarder avec une certaine compassion un peu triste. Il s'agissait donc de son maître ? Il ne veut pas rentrer, je peux le comprendre, cependant il va bien falloir qu'un jour ou l'autre il retourne à ses côtés. De préférence avant que ledit maître ne lance un appel à la milice pour fuite d'esclave. Cependant, j'entends bien que pour ce soir, il ne faut pas compter sur sa coopération pour rentrer chez lui.
Mon serment d’Hippocrate ne me permet pas de laisser une personne en détresse livrée à elle-même, qu'il s'agisse d'un vampire ou d'un être vivant. Après tout, j'ai soigné bien plus de vivants que de non-morts au cours de ma vie, ce n'est pas cette nuit que je ferais une exception. J'approche, parapluie déployé au-dessus de ma tête, et me penche pour lui prendre le bras et l'aider à se relever ainsi qu'à marcher.

— Si vous vouliez bien arrêter de vous prendre pour la victime du monde entier, vous noteriez que je ne vous ai, à aucun moment, ni jugé ni condamné pour quoi que ce soit. Les choses sont comme elles sont, ma soirée aurait sans doute été de toute façon gâchée par les beuveries de vos nouveaux amis, que vous ayez été là ou non.

Je fouille un instant dans ma poche et en sort un mouchoir pour le lui tendre, qu'il puisse s'essuyer un peu les coins de la bouche. Il doit avoir ce goût amer et âcre de bile dans le fond de la gorge, sans doute la meilleure transposition physique de ce qu'il peut ressentir à propos de cet amour déçu.

— Je ne peux pas vous laisser errer toute la matinée de bar en bar jusqu'à ce que vous causiez un accident. Si vous ne voulez pas rentrer chez vous, je vous prête donc une chambre d'hôte. Cependant, demain il faudra bien que la situation ne soit éclaircie auprès de votre maître. Je ne tiens pas à être accusé de vol.

Dans un geste quelque peu emprunté, je lui offre mon bras pour qu'il puisse s'y tenir. Il n'est certes pas si petit, mais je le dépasse tout de même de plusieurs centimètres. Inutile de perdre plus de temps à parlementer, je ne compte pas l'abandonner là. Et s'il ne veut pas céder sur cette histoire d'adresse, alors il est évident que c'est à moi de lui offrir un toit pour la journée. Mon sens du devoir est sans doute démodé, mais ce n'est pas à mon âge que l'on se refait ! De plus, cet homme m'évoque mes propres déboires et je ne sais que trop bien comme une main amicale, même indésirable, peut être salutaire. Peut-être s'en rendra-t-il compte un jour ou l'autre.
Nous nous avançons sur le parking, moi tenant d'une main le parapluie, de l'autre mon poulain alcoolisé en veillant à ne pas le faire trébucher. Pourvu qu'il ne vomisse pas dans ma voiture... Je lui ouvre la portière et lui fait signe de s'installer avant de prendre place devant le volant.

L'intérieur de ma voiture est tout en cuir rouge sombre, le chrome reluis et les cadrans n'ont aucun grain de poussière entravant la vision des jauges. Ma voiture est à l'image de ma demeure, de mon bureau, de mon travail : impeccable. J'aime que les choses soient propres et bien rangées. Maniaque, dis Sigvald.
Le moteur ronronne sous nos pieds lorsque je mets le contact et c'est au tour de The Ink Spots de nous tenir compagnie avec leur titre "I Don't Want To Set The World On Fire". La douceur de cette chanson me tire un léger sourire tandis que je manœuvre. Malgré moi je me mets à fredonner les paroles du refrain :

— I don't want to set the world on fire
I just want to start a flame in your heart ♪



La pluie redouble tout à coup alors que nous nous engageons dans la rue. Un feu rouge nous arrête presque aussitôt et je profite de cette pause pour prendre mon téléphone et le déverrouiller avant de le tendre à mon invité.

— Auriez-vous l'amabilité de chercher le nom de "Gayle" dans mes contacts ? Et de lui envoyer un message rapide. Dites simplement que nous serons deux à rentrer que s'il est toujours debout, il faudrait préparer la chambre au bout du couloir.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Dim 25 Juin 2017 - 10:18

C’est vrai qu’il ne m’a pas jugé, et je ne parviens pas à déchiffrer son regard. Depuis quand un vampire non autorisé prend en charge l’esclave d’un autre ? Mais ça il ne le sait pas, il ne sait probablement pas qui je suis, que j’ai un statut spécial, sans maître, vivant chez mon boss…D’habitude ça ne me fait ni chaud ni froid de me faire ramener, parce que je le veux bien, parce que j’ai causé le désir et l’envie chez mon interlocuteur. Là c’est différent, c’est une sorte de compassion paternelle qui le lie à mon sort, et si j’ai envie de me débattre quand il me conduit à sa voiture, je suis déjà tout trempé et le fait d’avoir vomi m’a un peu calmé les sangs. Je suis fatigué tout à coup, j’ai envie de disparaître, d’appeler Owen et de l’insulter, de hurler, de fracasser ses maudites inventions pour qu’il s’occupe de moi, ne pose ne serait-ce qu’une seconde son regard sur moi ! Je claque un peu fort la portière et couche les oreilles en voyant l’expression de l’homme à la natte. Désolé…Le mouchoir est bienvenu, je m’essuie les commissures et tire la ceinture de sécurité.
La musique est passée et sort d’un autoradio relativement moderne pourtant. La capote au-dessus de nos têtes tinte doucement du bruit de la pluie qui coule sur mes blessures. Je ne dis rien, je sors mon portable et appelle Charlize. Il est tard, il doit être rentré et en train de se préparer à dormir.

- Charles…C’est moi. Non je rentre pas, je suis complètement bourré et une âme charitable me ramène, tu peux prendre toute la place dans le lit.


Malgré mon ton dramatique j’esquisse un sourire en appuyant ma tempe au bout de mes doigts griffus.

- Eh demain c’est dimanche alors j’ai le droit de me mettre sens dessus dessous, c’est dans le contrat fais pas chier…. Sim, sim, eu também te amo. [Ouais, ouais, je t’aime aussi]

Ce crétin m’aurait au moins rendu un semblant de gaieté. Je raccroche et range le petit objet dans ma poche intérieure, me calant dans le siège extra confortable. Et bien y en a qui se mettent bien dis donc. Au feu rouge je me prends à écouter sa voix chantante et réceptionne son téléphone quand il me le tend, déverrouillant l’écran tactile d’un trait et m’exécutant sans chercher à creuser sur cet impressionnant personnage.

- Vous êtes charismatique vous savez. Ça doit grouiller de mignons chez vous !

Je ricane, collant le combiné contre ma joue, c’est mal me connaître j’envoie rarement des sms, je préfère appeler, et je suis curieux de savoir qui est ce Gayle. On décroche. Je fais « Ahhh », l’interlocuteur a l’air surpris de ne pas entendre la voix du conducteur.

- Salut joli cœur ! Ton amant ou bien ton maître ou bien…eh mais… - je réfléchis au rang potentiel de l’homme au bout du fil et tombe sur une conclusion qui ne me semble pas dénuée de logique vu le patrimoine du gars – oui ton maître-là, a eu la noblesse de cœur de ramasser un chien écrasé alors …c’est quoi que je dois dire déjà ? – il lève les yeux au ciel et je souris largement, amusé de mon manège même si je commence à ne plus être tout à fait conscient de tout ce que je dis et de tout ce que je fais – Il faut péparer la chamb…chambre ! Préparer la chambre au bout du couy…couloir, tu seras un amour. Ohhh putain mon crâne… Bon, bisous !

Cette fois c’est plus violent que je ne l’imaginais. Voyant l’inquiétude de mon chauffeur, je lève la main, l’autre sur le cœur.

- Je jure solennellement de ne pas dégobiller dans votre voiture, Votre Majesté. Mais pitié roulez plus vite…

Mon cœur accélère, je transpire et dois ouvrir ma chemise jusqu’au nombril pour faire redescendre ma température. Et voilà les conneries d’orgueilleux…

- Au fait, c’est quoi votre nom ?

Oui c’est vrai ça, ça pourrait être pas mal de connaître le nom de mon ravisseur qui clairement, a des airs de prince de contes de fées. Je tends mon poignet gauche ; mon tatouage est sous mon bracelet de force en or, mais ça ne me gêne pas apparemment que mon hôte ne puisse pas le voir.

- Je suis en règle, Oh, même très en règle. Moi c’est Corso. Enfin ma mère m’avait appelé Cristovão, mais Corso c’est moins long. Et moins pompeux.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Mar 27 Juin 2017 - 0:47



Je note mentalement que malgré le manque de maître et malgré le chagrin d'amour, mon protégé rond comme une barrique n'est pas tout à fait seul au monde. Il a la présence d'esprit d'appeler un certain Charles. Je note également qu'il lui dit qu'il ne rentre pas, ce qui signifie qu'il aurait très bien pu se rendre chez cet homme au lieu de rentrer chez son maître ! Mais l'option ne lui a sans doute pas traversé l'esprit et je me suis engagé à l'héberger, je ne peux reprendre ma parole. Voilà qui m'apprendra.
Il se saisit de mon téléphone et plutôt que d'envoyer un message, le voilà en train d'appeler ! Je commence à regretter très sérieusement d'avoir donné l'asile à un électron libre pareil, mais tant qu'il délivre le bon message... Ses remarques sur mon potentiel de séduction me laissent parfaitement de marbre et j'essaye d'imaginer la réaction de Gayle à l'autre bout du fil. Il sera sans doute horrifié par le comportement de notre invité, lui qui peut se montrer si prude lorsqu'il pense que l'on m'offense. Ce sera au moins une bonne distraction dans tout ce désordre que je sens poindre.

Dans le combiné, j'entends la voix de mon esclave qui demande qui est à l'appareil et qui espère pouvoir me parler. Mais l'étalon lui raccroche au nez. Il va me falloir une bonne dose de patience supplémentaire pour que Gayle ne joue pas les grandes dames effarouchées. Ce garçon est parfois plus maniéré que ma propre mère.
Lorsque mon passager semble pris de malaise, je ne peux m'empêcher d'avoir l'air inquiet. Ce n'est pas très empathique de ma part, cependant je ne souhaite pas voir mes sièges en cuir recouvert de vomissures. Il lit dans mes pensées et me rassure. Pourtant je n'arrive pas à être totalement détendu car du coin de l’œil, je note une foule de détails qu'un médecin avisé ne peut ignorer. Son rythme cardiaque est un peu trop élevé, il transpire, a les pupilles dilatées et ouvre plus souvent la bouche pour inspirer que ne le fait une personne dans un état de santé normal. Cet idiot a tellement bu qu'il s'en est réellement rendu malade. Sans doute un autre que moi aurait-il bavé sur la plastique de rêve qui est ainsi exposée. Je ne nie pas que le spécimen à mes côtés est tout à fait séduisant, malheureusement l'alcool, l'impertinence pétillante et le malaise dont il fait preuve me détourne beaucoup trop des considérations telles que l'attraction physique.

— Docteur Niels James Oberyn.

Je me fends d'un léger sourire en coin. Ai-je entendu "pompeux" dans sa précédente phrase ?

— Mais avant que vous ne me trouviez un surnom ridicule, je vais vous autoriser très exceptionnellement à m'appeler Niels.

Que les gens se permettent de m'appeler par mon prénom me dérange beaucoup. Seuls mes proches peuvent se permettre des familiarités et seuls quelques très exceptionnelles personnes peuvent me donner des surnoms. Cristovão n'est ni l'un ni l'autre, aussi devra-t-il se contenter de mon prénom. Mon pied appuis que la pédale de l'accélérateur.

— Je veux bien croire que vous êtes en règle, oui. Il me semble difficile d'imaginer qu'une personne aussi connue puisse avoir une situation douteuse.

Nous tournons sur une avenue avant de nous engager sur une voie de périphérique qui nous conduira dans les quartiers les plus éloignés de la ville. Là où tout est paisible et où le niveau de vie assure un confort très agréable pour tous. Je n'ai pas honte d'afficher mon statut social, contrairement à beaucoup de parvenu ayant atteint la richesse récemment et qui tendent à trop la montrer ou trop la cacher, je sais vivre avec exactement ce qu'il faut de retenu et ce qu'il fait d'étalage.
Mon invité se tient la tête et ferme les yeux, comme si une terrible douleur lui perçait le crâne. Ce qui est sans doute le cas. Voilà qui devrait le dissuader de boire de l'alcool avant un long moment, du moins je l'espère pour son foie. Nous arrivons dans le bon quartier en moins de vingt minutes et je me vois obligé de ralentir l'allure en passant entre les résidences.

— Vous allez manger quelque chose puis prendre une douche. Il me semble qu'il reste de l'aspirine également. La chambre où vous serez logé dispose d'une petite salle de bain privative, pensez à aller vomir dans les toilettes plutôt que dans vos draps.

Le moteur de la voiture se tait après que nous ayons remonté une allée parfaitement entretenue et que nous soyons passé sous un vénérable chêne en bordure du chemin gravillonné. La pluie semble s'être arrêté un instant, mais ne devrais pas tarder à reprendre... Il ne faut pas lambiner. Je sors le premier après avoir coupé le contact et bloqué le frein à main, puis viens ouvrir la portière de mon hôte. Je suis certes galant, cependant j'ai plus dans l'idée de l'aider à se lever et à marcher droit que de faire preuve de savoir-vivre. Il serait très regrettable qu'il se vautre au sol et s'écorche le visage.

— Allons Corso, essayez de mettre un pied devant l’autre. Avec quelque chose dans le ventre, votre mal de tête devrait passer plus vite. Vous me raconterez demain pourquoi vous vous êtes mis dans un tel état, ce qui me conduit à devoir endurer votre ébriété.

Je lui tapote l’épaule dans un geste compatissant. Pauvre bougre.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Mar 27 Juin 2017 - 12:12

Docteur, je suis tombé sur un Docteur. En même temps il y avait des indices. Cette espèce de classe aseptisée, ce charisme tout propre, sans effusion ni débordement, sans étiquette de slip qui dépasse, sans un regard mal dosé. Je lui souris malgré ma détresse et mon corps qui commence à flancher. Oh mais loin de moi l’idée de lui trouver un surnom débile, j’ai un peu de respect pour mon sauveur du soir, il ne sait pas à quel point.

- Je préfère pas manger si ça ne vous dérange pas. Quand j’ai bu la seule chose à faire est assez simple : évacuer. Alors si je me remplis vous allez vraiment regretter votre geste.


Je m’appuie sur son soutien, mes cheveux retombant de chaque côté de mon visage en lambeaux d’or. La nausée monte, je hoquette et vomis en tournant violemment la tête pour éviter ses chaussures et les miennes mais le gravier subit un triste sort. Liquide et rose. Un peu vert aussi.

- Je…dors pas tout seul. Surtout pas dans cet état. Me laissez pas dormir tout seul…je sais qu’on se connaît pas, je sais que pour l’instant je vous dégoûte mais même si vous m’enfermez dans une chambre d’amis je ne tiendrai pas.

Depuis tout petit. Je dormais avec mes semblables, mes compagnons d’armes dans l’arène, mon maître, Sisco, Owen, je n’ai jamais réussi à dormir tout seul sans angoisser. Comme quoi même les choses les plus brillantes ont un revers un peu terne. Je ne m’en cache pas, je m’évite des souffrances inutiles et connues.
Il me conduit à l’intérieur et au travers du rideau de ma crinière j’aperçois le minois brun de l’homme que j’ai eu au téléphone. « Salut », je fais avec un sourire dragueur. Une autre salve de mon estomac me remet dans le droit chemin et je plaque une main sur ma bouche avant d’être quasi téléporté au-dessus des toilettes par le séduisant Docteur Oberyn qui me tient les cheveux. Mes oreilles tremblent sous la violence du renvoi et je retiens un bruit immonde. Bon sang je montre pas le meilleur de moi-même là…

- Owen Brooks. Si ça vous parle. Mon dernier maître qui a dû se séparer de moi parce que son travail est plus important. Des prétextes comme ça ça me donne de l’urticaire, mais je subis encore mon statut. Normalement c’est moi qui mène la danse, vous comprendrez que la transition se fasse dans l’ivresse. On peut pas dire que j’étais amoureux, mais je tenais à cette vie un peu fleur bleue, j’aspire à quelque chose de simple question sentiments, je suis moins exigent dans ce domaine. Et je me suis pris une claque. Une bonne grosse claque.


Je vomis, et je sens les mains fraîches du vampire qui me tiennent la tignasse dans le cou.

- Votre valet de pied a pas l’air de me porter dans son cœur, dites-lui que je saurai me faire pardonner très prochainement, quand j’en aurai fini avec le contenu de mon estomac.


Ma queue frissonne et mon diaphragme se contracte sans résultat.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Mar 27 Juin 2017 - 14:02



Dieu bénisse l'architecte qui a conçu mon manoir, il a pensé à mettre des sanitaires au rez-de-chaussée ! Je n'utilise pas très souvent les dons de vampire qui m'ont été conférés, en revanche ils sont parfois salvateurs, comme ce soir. Penché au-dessus du corps parcouru de spasme de mon invité, je retiens ses cheveux à deux mains pour lui éviter le désagréable étalage de son contenu gastrique sur sa crinière brillante. Il m'explique rapidement la cause de tout ce remue-ménage et je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Il ne s'agit que d'un ego malmené alors ? Il faut vraiment que cet hybride ait été chouchouté toute sa vie pour qu'il réagisse de la sorte.
Gayle arrive en pyjama, un peu inquiet. Le pauvre ne comprend pas grand-chose à la situation et me regarde dans l'espoir que je lui fournisse un début d'explication.

— Excuse-moi de t'avoir fait réveiller, Gayle. Notre ami ici présent traverse une passe difficile et je l'ai trouvé plus rond qu'une queue de casserole au comptoir du bar. Étant donné qu'il ne veut pas retourner chez lui, j'ai offert de l'héberger plutôt que de le laisser errer dans son état. Je te présente Cristovão. Cristo, je vous présente Gayle, que vous avez réveillé avec fort peu de délicatesse. Je compte sur vous pour tenir parole et vous excuser demain matin.

Un nouveau spasme l'agite, je passe une main sur son front pour ramener d'éventuels cheveux en arrière et estimer sa température. Pas de fièvre, en revanche c'est une belle intoxication qu'il nous fait là. Mon jeune protégé a les bras croisés, l'air boudeur et un peu dégoûté. Je le réprime d'un regard sévère : certes les conditions ne sont pas optimales, mais il n'est pas en droit de se montrer capricieux avec un homme en souffrance que je considère comme mon patient. En douceur, j'instille dans sa petite tête brune l'idée d'aller chercher du sopalin et de préparer une aspirine pour lorsque la crise serait passée.
Après plusieurs minutes, le corps de l'étalon semble avoir compris qu'il ne lui restait plus rien à vomir et les haut-le-cœur cessent, le laissant pantelant et étourdit. Je l'aide à s'asseoir contre le mur dans un premier temps, pour qu'il puisse se remettre de ses émotions, et lui tend de quoi s'essuyer la bouche. Avec toute la bile qu'il a recrachée, il doit lui rester un sale goût dans la bouche ! À nouveau je pose ma main sur son front pour en estimer la température, en espérant que ses gènes hybrides ne le rendent pas trop sensible à la fièvre. Sigvald en saurait sans doute plus que moi à ce sujet, mais je n'envisage pas de lui passer un coup de fil pour lui poser la question.

— Votre estomac devrait se calmer à présent. Vous avez rejeté une grande partie de l'alcool, mais il en reste assez dans vos veines pour que j'ai l'impression de boire une sangria en vous mordant. Pour ça, je n'ai à vous proposer qu'une aspirine et une journée de sommeil. Je vous fais grâce de la nourriture pour l'instant.

Évidemment, je n'ai pas oublié cette histoire de dormir en sa compagnie et pour le moment, c'est tout à fait volontaire si je ne l'aborde pas. Peut-être que je parviendrais à le convaincre de se mettre au lit tout seul comme un grand ou peut-être sera-t-il assommé par la fatigue avant que ça ne soit moi qui cède à son caprice.
Dans un effort de volonté important, il parvient à se remettre debout et je l'escorte jusqu'à l'étage où Gayle a effectivement préparé la chambre ainsi que l'aspirine. Il a également pensé à sortir un jeu de serviettes de bain, une brosse à dent neuve et un petit tube de dentifrice afin que notre hôte ne manque de rien. Je tire d'ailleurs ce dernier vers la petite salle de bain qui comporte une douche, un lavabo et un sanitaire.

— Vous avez de quoi vous laver, je vous conseille très vivement de prendre une douche bien chaude avant d'envisager de vous mettre au lit. J'ai à m'occuper de quelques affaires, je remonterai vous voir dans un quart d'heure.

Sans attendre d'avoir l'autorisation - je suis tout de même dans ma propre maison ! - je le laisse à ses ablutions et retourne dans le couloir. Gayle passe la tête par la porte de sa chambre, toujours un peu boudeur.

— Est-ce qu'il va rester longtemps ?

— Non, je ne pense pas. Demain, lorsqu'il ira mieux, j'appellerai son manager et j'espère que ce dernier viendra le chercher. Ou alors je le reconduirai chez lui.

— C'est une personne plutôt grossière...

— Il a bu beaucoup d'alcool, a l'habitude d'obtenir tout ce qu'il veut et se sens actuellement rejeté par son maître. Nous devons nous montrer patient et compréhensif.

— J'espère qu'il ne restera pas ! Je n'aime pas être réveillé par un inconnu pour m'entendre dire que... Et bien que je dois faire des tâches ménagères.

— Calme toi, jeune homme. C'est à ma demande qu'il t’a fait passer ce message, bien qu'il ait choisi de le mettre en forme comme il l'entendait. Et je te le répète, cela ne sert à rien de se montrer teigneux avec lui, il n'est pas dans son état normal. Je vais m'occuper du reste, tu peux retourner dormir. Nous nous verrons demain matin.

Le petit brun prend un air un peu contrit bien qu'il soit toujours contrarié et je le remercie de ne pas me compliquer plus la tâche en déposant un baiser sur son front. Il est jeune et a parfois du mal à dominer son caractère, je ne lui en tiens pas rigueur. D'autant qu'il me semble déceler plus d'inquiétude que de réelle colère dans ses paroles. Visiblement rassuré par mon geste, il me souhaite de bien dormir et referme la porte derrière lui tandis que je regagne la cuisine. À présent que mon invité est occupé avec sa douche, je prends le temps de refermer toutes les portes, de brancher les alarmes et de ranger ma veste ainsi que ma mallette. Le ciel est toujours aussi noir de nuages et la pluie s'est remise à tomber avec rage sur Dornia. Il n'aurait pas fait bon vivre être dans la rue et saoule !
En remontant l'escalier, je défais ma cravate, ouvre ma chemise retire la ceinture qui me tient les hanches depuis de trop longues heures déjà. Ma montre m'indique qu'il me reste quelques minutes avant d'aller vérifier que Corso ne s'est pas noyé dans sa douche, aussi je profite de cela pour aller ranger ces accessoires dans ma chambre et retirer par la même occasion mes chaussures et mes chaussettes. Me voilà bien moins habillé, cependant je suis chez moi et il est tard, mon hôte pardonnera donc ce manquement à la bienséance.

Mes pas reviennent vers la chambre d'hôte et je toque trois fois à la porte de la salle de bain derrière laquelle j'entends toujours l'eau couler.

— Corso ? Vous allez bien ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Smooth bucking
Messages : 82
Métier : Mannequin, égérie, champion du Portugal de Pi Qa Quan
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Jeu 29 Juin 2017 - 9:34

- Vous n’oseriez pas.

Je le gratifie d’un sourire ironique et apprécie toutefois la fraîcheur de sa main sur mon front brûlant, même si c’est juste un geste médical. J’ai beau être tout en muscles et en traits séduisants, j’ai terriblement besoin que l’on s’occupe de moi, tout le temps…je ne sais pas trop d’où ça me vient, mais c’est là.
Si Niels me mordait effectivement comme il le sous-entend, il lui arriverait de sacrées bricoles, et je crois que Charlize en aurait rien à foutre qu’il soit riche comme Crésus, le procès serait immédiat, et les charges extrêmement lourdes. D’où l’avantage d’avoir mon nom et ma réputation ; quelques fois ça sert dans le bon sens.

Il me hisse jusqu’à la chambre toute désignée pour moi et pour l’instant je ne lui rappelle pas ma supplique. Il se démène pour moi, je ne dois pas me montrer trop impoli, surtout qu’il y a une espèce d’autorité très sourde mais très puissante au fond de ses yeux et dans son attitude. Tiens donc voilà que je soumets mes miches de luxe au premier venu maintenant ? En l’observant bien quand il me pose sur le coin du lit, je le trouve vraiment magnifique maintenant que j’ai arrêté de vomir à proximité de ses pompes. Conseil pris, je bois l’aspirine avec une grimace amère et me déshabille péniblement. Raaah cette douleur au bras droit ne cessera donc jamais de revenir ? Je titube jusqu’à la grande douche et laisse l’eau faire son travail, c’est-à-dire me donner l’impression d’être propre alors que la fièvre et le stress m’ont fait suer, que l’alcool m’a fait puer et que mes cheveux sont totalement en vrac. J’examine le contenu des produits de soin et tombe sur la conclusion que le maître des lieux tient à son image si les flacons de ma salle de bain sont les mêmes que les siens. Tant mieux, je déteste les trucs bas de gamme bon marché.

J’entends vaguement toquer après avoir perdu la notion du temps qui passe et éteins l’eau en répondant avec empressement que j’arrive et c’est avec une serviette blanche aux hanches  comme seule barrière à l’extrême nudité que j’ouvre la porte, les cheveux en arrière et les oreilles toutes droites. Je sens bon, ma peau est saturée de savon au lait d’ânesse, un pur bonheur après ce que je viens d’endurer.

- Ahhh vous n’avez pas oublié ! Le p'tit larbin est couché ? Bon elle est où votre chambre ? Je vous ai dit je reste pas ici tout seul c’est mort. Je prends pas de place vous verrez ! Et je me contraindrai à pas vous coller…


Mensonges, mensonges mensonges !! Mais il ne peut pas deviner que je suis une glue au lit, même si dans mon état actuel je risque d’être aussi inoffensif qu’un caillou jeté dans une rivière. Ma queue se dandine et c’est décidé, j’ouvre la marche, cherchant au flair la chambre de Niels. J’ai beau être un bourrin j’ai le museau qui se démerde encore pas trop mal.

- C'est grand chez vous, Niels !

Je braille au bout du couloir.

_________________


Rp en #6633ff
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sa Majesté Obéron
Messages : 70
Métier : Médecin - Chercheur en botanique et pharmacologie – PDG de Night Genetics
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Sa Majesté Obéron
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   Jeu 29 Juin 2017 - 11:04



— Corso.

Ma voix se fait une octave plus grave et roule sans difficulté de la chambre, où je suis resté, jusqu'au bout du couloir où se pavane mon invité. Je n'ai pas oublié les conditions qu'il m'a imposé, mais lui semble avoir oublié qu'il est ici chez moi, et non dans un hôtel avec du personnel à son service.

— Revenez ici immédiatement. Je vous rappelle que vous êtes ici en qualité d'invité et non de maître des lieux. C'est à moi que reviens le choix de déterminer où vous passerez la nuit et où vous ne la passerez pas.

J'allonge mes pas pour rejoindre l'hybride, le regard froid et l'expression fermée. Je n'aime pas les caprices et je n'aime pas que l'on force mon intimité. S'inviter de cette manière dans ma chambre est une effronterie qu'en temps normal je punirais sans sourciller. Pour ce soir, je me contenterais d'un rappel à l'ordre. Un seul. Je toise l'étalon en baissant les yeux sur lui.

— Il me semble avoir fait preuve de bonté et de compréhension jusqu'à présent. J'attends de votre part le respect et la politesse qui sont dut à la personne qui vous offre l'hospitalité. Votre attitude actuelle vous paraît-elle respectueuse de mon intimité et de mon autorité dans ma propre demeure ? Vos propos à l'encontre de Gayle, qui a eu l'amabilité de préparer votre chambre après avoir été réveillé brutalement, vous semblent-ils polis ?

J'attends de voir ses oreilles se coucher un peu et ses lèvres se pincer un peu, sans doute sous le coup de l'orgueil. Il a l'habitude que l'on tolère toutes ses demandes excentriques et que l'on plie devant sa renommée, sans doute. Malheureusement, j'ai l'habitude de recevoir les mêmes égards, à la différence que cela fait bien plus longtemps et que j'entends bien que les choses restent ainsi. S'il n'a pas le respect de son hôte ni des vampires, il pourrait au moins avoir celui que méritent les anciens.
Une fois que mon message a fait son chemin dans la petite tête blonde que je surplombe, je m'écarte du chemin et lui désigne la chambre qu'il a quitté.

— À présent, veuillez baisser d'un ton pour épargner le sommeil de Gayle de même que celui de mes voisins et retourner à la chambre qui vous a été allouée. Il y a dans la commode de quoi vous couvrir. J'ai pris note de votre incapacité à dormir seul, mais il n'est pas question que je partage votre couche si vous restez nu.

Mon regard ne laisse aucune place à la rébellion ou à la contestation et je ne me détourne qu'une fois certain que l'étalon a pris la direction de la chambre à coucher. Pour ma part, je rejoins ma propre chambre afin d'y faire quelques ablutions et changer enfin de vêtements. La nuit a été longue, je me sens fourbu et le temps est parfaitement exécrable dehors. Je ne m'accorde que quelques minutes, le temps de retirer chemise et pantalon, d'enfiler le bas de pyjama que je porte pour dormir, une robe de chambre en coton vierge et de défaire ma natte pour brosser mes cheveux.
Je préfère ne pas imaginer ce qui se produirait si je mettais plus de temps à revenir. Un livre à la main, j'arpente de nouveau le couloir et retourne dans la chambre d'hôte que j'ai quitté et où m'attend mon invité. La situation est ridicule, mais je chasse de mon esprit toute tentative de la rétablir et m'installe dans le lit sans sourciller, les épaules calées dans un des gros oreillers à disposition.

Non, je ne regarde pas Corso et non je ne lui adresse pas la parole. Il est saoul, sans doute contrarié de ne pas pouvoir faire les choses comme il l'entend et moi je commence à être las. Je fais preuve avec lui d'une extraordinaire souplesse et bienveillance, un comportement que je ne m'explique pas vraiment et qui provoquerait à n'en point douter la surprise et peut-être même l'hilarité chez mon Fils s'il me voyait ainsi. Mais ce n'est pas en quelques heures que l'on transforme un vampire de plus de quatre siècles et je pense avoir atteint ma limite de tolérance pour l'instant.
J'ouvre mon livre, un recueil de contes celtiques sur les fées, et tente de me plonger dans la lecture sans être tenté de regarder mon étrange compagnon de chambrée.

La suite ~>


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Please be my Alexander ; I'm gonna be your Bucephalus ! [Niels J. Oberyn] [CLOS]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Validée]Godwrath D. Alexander [Fini]
» Signature de contrat - Alexander Frolov
» It's gonna be legen... wait for it [qui veut :3] dary.
» F.T. d'Alexander Blake
» Alexander Caldin.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Hors Rp :: Archives :: RPs Terminés-
Sauter vers: