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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Évasion [PV Paris de Césaire] -End-
Vampire gentil
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Vampire gentil
MessageSujet: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Dim 4 Juin 2017 - 0:21

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Tu en avais assez. Assez de tout ça, de ce stupide quotidien, de tes cauchemars... Tu n'étais jamais tranquille, ni de nuit, ni de jours. Ton passé te hantais et tu refusais encore d'accepter de l'aide... Aide dont tu avais besoin. Tu avais feuilleté rapidement les livres du docteur Williams, mais tu n'avais pas l'impression que de simples ouvrages allaient t'être très utiles... Tu avais encore besoin de plus de temps pour réfléchir à la proposition de cet homme.
Mais, quoi qu'il en soit, tu avais besoin de changer d'air ! Tu n'en pouvait plus de rester dans ta maison. Chaque jour, tu bougeais les objets de place pour qu'il y ai de la nouveauté, mais cela ne suffisait pas à bloquer ta mémoire, vu qu'elle était indépendante de ce que tu voyais. En partie... Il suffisait juste que tu pense un peu trop à un moment pour le revoir ou pire, le revivre. Tu étais sortis. Passant devant les boutiques d'esclaves, tu regardais du coin de l'oeil avec une boule au ventre... Tu maudissais ces endroits... Pourtant, tu songeais toujours à en libérer un. Acheter un esclave à qui tu permettrais de vivre librement, d'avoir un toit et de la nourriture et dont la présence dans ton quotidien te permettrais peut-être de faire moins de crises. Cette pensée te traversais l'esprit dès que tu passais dans ces boutiques. Mais tu n'arrivais pas à te décider, à entrer, croiser les regards de ses esclaves qui allaient te croire comme les autres. Qui allaient te regarder avec mépris ou crainte, voir les deux. Qui allaient penser que tu étais probablement un de ces vampires qui se pensent au dessus d'eux. Sans savoir. Sans savoir que cela était faux, tu savais qu'ils le penseraient. Et tu comprenais. Car à leur place, toi aussi tu aurais pensé pareil. Mais tu n'as pas été à leur place, jamais. Tu as sauté cette étape. On t'as cueillis à la sortie de ton éducation. Tu ne sais pas si cela aurait été mieux que d'être à leur place.

Tes pas te guident vers l'étang. Tu regarde l'étendue d'eau. Il n'y a personne. Tu réalise que tu ne t'es même pas demandé l'heure qu'il était. Tu ne faisais plus très attention au temps. Tu ne mangeais jamais aux heures communes. Tu pouvais déjeuner aussi bien à une heure du matin qu'à midi passé, et tous tes repas s'en trouvaient décalés. Tu mangeais rarement les trois repas conventionnels... Si tu te nourrissais une fois par jour, c'était déjà bien. Tu buvais si peu... Le sang dans tes bouteilles, c'était par toutes petites gorgées que tu les consommais. Parfois plus quand tu avais trop faim, mais tu ne voulais pas ingurgiter ce sang.
Tu étais donc à l'étang et comme tu avais, au cours de ta route, songé à ton adoption, tu réfléchissais à un moyen d'éviter d'autres pensées dangereuses... Ce qui t'empêchais de faire une crise, c'était d'avoir une sensation physique que tu n'avais pas eu par le passé ou du moins qui n'était pas liées à un mauvais souvenir. Une idée traversa alors ton esprit et tu allais t'asseoir près de l'eau, retirant tes chaussures et relevant ton pantalon. Doucement, tu trempais tes pieds dans l'eau. Elle était froide... Tu es déjà entré en contact avec de l'eau. A chaque bain, ou dans des moments moins agréables... Mais jamais tu ne t'étais assit au bord d'un étang, laissant juste tes pieds reposer. Tes mains touchaient l'herbe et tu prenais une grande inspiration. Tu te sentais déjà plus calme... C'était reposant. Tu essayais tant bien que mal de te vider la tête et de ne te concentrer que sur l'instant présent, sur ce qui t'entourait, la nature.

Alors que tu étais là, bien installé, calme. Tu entendais des pas. Quelqu'un approchais... Tu ne savais pas trop que faire, cherchant du regard qui pouvait bien approcher. Tu hésitais à fuir... Un instant, tu songeais que cela pouvait peut-être être ton maître qui avait mystérieusement disparu... L'angoisse montais alors ! Mais le temps que tu te décide, tu voyais déjà qu'il s'agissait d'un jeune homme qui n'avait rien à voir avec ton ancien maître. Tu retenais un soupire de soulagement.
Aborder les gens n'était pas ton fort et tu le faisais encore moins sans raison. Tu regardais à nouveau devant toi et retrouvait progressivement ton calme... Tu avais quand même eu une sacrée frayeur avant de le voir !
 


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Dernière édition par Juste Bernkastel le Jeu 21 Sep 2017 - 21:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Lun 5 Juin 2017 - 14:08

Arrivé depuis peu à Dornia, Paris n’avait cessé de fouler le bitume des rues et ruelles de la ville. Comme pour oublier son passé à présent lointain, les voyages qu’il avait entrepris depuis l’abandon de son ancienne vie, lui avait permis de calmer la douleur qui l’avait rongé depuis lors, le souvenir du cadavre de sa mère gisant dans son sang, le visage pétrifié alors que ses yeux bleus voilés restés ouverts y avaient gardé la douleur de cet abominable crime. La douleur de ses chairs qui avaient été lacérées à coups de griffes jusqu’à l’os la décapitant pratiquement. Paris en avait cru mourir cette nuit-là, du moins c’est probablement ce qui se serait passé s’il ne l’avait pas déjà été, obligé de subir le drame de cette terrible nuit à vie, condamné par sa faiblesse, par un homme qui ne lui avait laissé le choix et l’avait abandonné à son triste sort.

Longtemps il avait cherché à se venger, parcourant sans relâche chaque recoin de cette planète, quittant d’abord l’Angleterre pour visiter le reste de l’Europe, puis l’Asie pour finir par l’Amérique. Plus de 300 années de vengeance qui n’avaient servi à rien, puisqu’il n’avait jamais retrouvé son assassin, celui qui avait fait de lui une bête, violente lorsqu’elle était assoiffée, lui qui finalement n’avait subi qu’une éducation que tardivement. Combien de crimes avait-il commis avant qu’on lui apprenne à se contrôler, combien de vie avait-il arrachée, sans qu’il n’arrive à s’en souvenir, comme possédé par le démon. Une possession à demi éteinte seulement et qu’il tentait tant bien que mal de contenir, de contrôler en dépouillant l’âme de petits animaux afin de ne plus s’en prendre aux humains.

S’arrêtant devant la vitrine d’une boutique du centre, Paris observait son reflet. Un visage à peine sortit de l’adolescence qui subissait pourtant les années dans un regard éteint, semblant lasse et si étrangement inconnu, comme si celui-ci n’était plus sien depuis longtemps. Les nombreux tatouages lui avaient permis de ne jamais oublier sa vie passée, regagnant un peu de cette humanité qu’il s’efforçait de garder en se comportant comme autrefois. Peine perdue bien évidemment, mais après tout prendre son temps était un luxe qu’il pouvait s’offrir à présent.

Alors lentement il se détacha de cette image hideuse pour se laisser à nouveau porter par le hasard, là où ses pas voulaient le mener. Les boutiques d’esclaves étaient nombreuses, mais il ne s’arrêta pas, fuyant leur peine, mais ne la partageant pas, tout comme les commerces de sang ce liquide qui le répugnait bien que nécessaire. Finalement c’est en direction d’un étang qu’il se dirigea, passant quelques arbres semblant l’isoler de tout, l’éloignant ainsi de ses congénères qui le mettaient si mal à l’aise. Alors lorsqu’il vit une forme auprès de l’eau, pieds pataugeant, il s’arrêta brusquement. Tapis dans l’ombre des arbres de cette nuit éclairée d’une lune haute, il ne fit plus le moindre geste, ne sachant s’il devait faire demi-tour ou bien continuer. Pourtant la forme semblait l’observer sans menace, il s’en approcha alors lentement, posant un pied devant l’autre tout en guettant le moindre geste qu’il aurait interprété comme hostile.

Il s’agissait d’un garçon à peine plus âgé que lui en apparence, la peau aussi pâle que la porcelaine semblant lui donner l’allure d’une statue de marbre se confondant avec sa chevelure. Sans un mot, il s’en approcha lentement, le visage impassible, tel un animal observant sa proie ou alors était-ce le contraire. Il ne lâcha pas un instant le regard de l’inconnu qui semblait froid. Pourtant Paris décelait dans ces iris acier, un sentiment que lui-même connaissait, quelque chose de similaire au sien. De la douleur. Alors plus encore il s’aventura jusqu’à se retrouver à deux mètres à peine de lui. Il devait dire quelques mots, mais ne savait pas bien quoi. Il le fallait au risque de paraître pour un danger.

« Puis-je rester ? »

Question stupide. Car en vérité il ne savait pas comment réagir face à un autre vampire, lui qui les fuyait comme il le faisait avec les humains.

« Navré pour le dérangement, je peux partir s’il le faut.»

Il le fixa un instant sans oser le moindre sourire et s’accroupit doucement, posant ses doigts fins dans l’herbe fraîche.

« Je suis arrivé à Dornia depuis peu et je ne savais pas qu’il s’y trouvait une telle beauté »

D’un regard il désigna le lac aux reflets dorés, semblant paisible de toute vie qui sommeillait. Seuls les animaux nocturnes osaient s’y aventurer.
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Lun 5 Juin 2017 - 22:11

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Tu avais recentré ton regard vers l'horizon, vers l'étang et ses reflets, ses petites vagues calmes et paisibles. Mais tu sentais l'inconnu approcher. Tu essayais tant bien que mal de ne pas paraître trop nerveux ! Tu avais une façade à tenir... Tu devais... Avoir l'air calme ! Sûr de toi aussi... Digne. Tu devais dégager quelque chose ... Qui ne laisse pas paraître que tu est vulnérable ! Mais c'était un peu fichu... En tout cas, lui ne craignait pas de t'approcher, alors tu évitais de le regarder tant qu'il ne te parlait pas. Histoire de ne pas risquer de faiblir. Les autres vampires te rendaient nerveux.
Mais comme l'homme parla, tu ne pouvait pas continuer à l'ignorer. Tu tournais ton regard d'argent vers lui. Il demandait s'il pouvait rester. Puis s'excusa du "dérangement" et proposa de partir. Ce fut là que tu pris la parole.

" Vous ne dérangez pas... Et ce n'est pas à moi de décider si vous pouvez rester ici ou non... Cet endroit est publique, il ne m'appartient pas. " disais-tu, parvenant à avoir un ton calme, qui ne te trahissait pas trop.

L'homme s'accroupissait en suite, effleurant l'herbe. Tu l'observais du coin de l’œil. Il ne semblait pas dangereux, pas plus que tu ne l'étais toi-même. Il t'expliquait qu'il était là depuis peu et qu'il ne pensait pas voir une telle beauté. Tu le fixais, surpris, puis regardais l'étang... Bien sûr qu'il parlait du point d'eau ! Comment avais-tu pu croire un seul instant qu'il parlait d'autre chose ! Que tu te sentais stupide désormais... Tu gardais ton regard posé sur l'eau pour que ta gêne ne fusse pas palpable.

" C'est un bel endroit en effet... "

Qu'importe le principe de parole utile, il te fallait combler ce silence ! Il ne devait pas remarqué ton trouble, ta gêne, pas comprendre que tu avais mal entendu ses paroles dans un premier temps. Pour ne pas lui laisser le temps de cela, tu le regardais à nouveau.

" Qui êtes-vous ? Si cela ne vous dérange pas de me le dire... "

C'était plus fort que toi... Tu ne pouvais pas simplement te limiter à cette seule question, il fallait que tu te soucie de si cela l'encombrait ou non... Tu étais définitivement trop gentil. Ta façade, pourtant, n'était pas supposée le laisser percevoir ! Cependant, ta façade pour le moment, avait plus d'effet lorsque l'on ne t'adressais pas la parole. Tu avais toujours du mal à la mettre en pratique... Tu ne voulais pas que l'on te prenne pour un de ces vampires insensibles aux autres ! Tu ne savais pas trop ce que tu voulais... Tu voulais que l'on essaie plus de te faire souffrir, jamais. Tu ne voulais plus souffrir. Plus dans ton présent. Car ton passé s'en chargeait déjà.
 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Jeu 8 Juin 2017 - 19:15

Paris observa longuement l’inconnu, rassuré de n’y voir aucune agressivité, il s’installa après autorisation. Sans un mot, il s’accroupit puis reporta son attention sur l’étang, jouant avec l’herbe laissant les brindilles glisser entre ses doigts comme s’il caressait la fourrure épaisse d’un animal. Une caresse dans la fraîcheur de la nuit qui le rassurait, comme pour oublier la timidité qui l’avait gagné d’être avec un congénère. Et afin de briser ce silence, il fit part de son observation sur cette vue superbe indéniablement. Il était d’ailleurs heureux d’y avoir découvert cet endroit et même si apparemment d’autres le connaissaient, ce n’était pas bien important. Après tout il ne savait pas encore combien de temps il allait rester, mais en attendant, la rareté du lieu, lui faisait mieux accepter son installation.

Un sourire vint fleurir sur ses lèvres à la vue du regard étonné de l’inconnu, il ne comprenait pas pourquoi tel étonnement, mais n’en fit pas part. Avait-il dit une maladresse, il n’en savait rien. Il reporta son attention sur l’eau à laquelle s’opéraient des jeux d’ombres et de lumières lorsqu’une brise à peine perceptible traversait le feuillage dense des centenaires les entourant. Cependant Paris ne laissa pas le silence s’installer trop longtemps, préférant converser plutôt que d’y laisser un malaise. Alors lorsque enfin l’inconnu lui parla, il laissa un soupir intérieur s’échapper, soulagé mais aussi heureux. Qui était-il en effet lui, Paris qui avait osé briser la paix et le silence du lieu, retirant au garçon à la peau de porcelaine, la solitude qu’il était venu chercher, brisant son intimité. Il débuta sur un ton à peine audible.

« Qui suis-je ? Le fils du démon probablement »

Puis réalisant qu’il n’était pas seul il reprit d’un ton calme et chaleureux, à voix plus haute.

« Cela ne me dérange pas. Je m’appelle Paris de Césaire. J’ai vécu à Londres…une bonne partie…de ma vie »

Du moins il y avait vécu jusqu’à sa mort et à l’enterrement de sa mère, préférant par la suite quitter ce lieu à jamais maudit par cet homme, cette chose qui avait fait de lui ce monstre. Encore aujourd’hui ces bois hantaient ses nuits. Le lieu où son enfance fut pourtant si joyeuse, était à présent devenu aussi effrayant que les enfers. S’installant un peu plus confortablement, il pencha légèrement la tête sur le côté pour regarder le plus jeune. La beauté de celui-ci se fondait dans le paysage comme si la nature elle-même l’avait forgé. Bien sûr il savait que ce n’était pas le cas, que comme lui un jour, le jeune homme avait été transformé. Mais dans quelle circonstance probablement il l’ignorerait à jamais. Les vampires, du moins pour le peu qu’il en avait côtoyé, discutaient peu de ce moment avec des inconnus. Lui-même n’avait jamais osé le faire. Par pudeur ou en tant que secret honteux, il l’ignorait encore.

« Je vous retourne la question, quel est votre nom ? »

Il se rapprocha d’une trentaine de centimètres. La distance entre les deux hommes restait conséquence, mais ces quelques centimètres en moins prouvaient que Paris ne souhaitait pas le moindre mal à l’inconnu et s’en trouvait même intéressé. Car même s’il ne l’avouerait jamais et que les autres vampires le mettaient mal à l’aise, entreprendre une conversation et ne pas être seul lui faisait du bien.

« Vivez-vous à Dornia depuis longtemps ? »

Il tenta un sourire amical, puis reprit aussi vite une fois la réponse donnée.

« Peut-être pourrions-nous nous tutoyer ? Après tout, même si on ne se connaît pas, c’est plus simple, n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Ven 9 Juin 2017 - 18:37

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

La façon dont le vampire répondit à ta question su te surprendre. Le fils du démon ? Que voulait-il bien dire par là ? Pas le temps de poser la question qu'il se corrigeait tout seul... Mais ce n'était pas comme si vous comptiez lui poser la question de toute manière. Tu l'observais tout en l'écoutant. Il avait lui aussi de longs cheveux blonds, mais les siens n'étaient pas dépourvus de leur couleur, bien qu'ils étaient clairs. Il avait différents tatouages sur le côté du crâne. C'était plus fort que toi, tu les observaient. Tu n'avais pas eu l'occasion de croiser beaucoup de vampire ainsi tatoués. Cela lui allait bien,  songeais-tu.
Paris de Césaire. Il se nommait ainsi. Il s'était présenter ainsi. Il t'expliquait aussi qu'il avait vécu à Londres, tu ne lui avait pas poser la question mais cela ne te dérangeait pas tant de savoir. Tu étais toujours d'une bonne écoute pour ceux qui voulaient te parler. Ce qui te gênait, c'était dans sa voix. On sentait que cela ne lui évoquait rien de bon. Et tu t'en sentais un peu mal... Tu ne voulais pas que de mauvais souvenir soient évoqués... C'était justement ce que tu étais venu fuir.

" Et bien... Je me nomme Juste, Bernkastel Juste. J'ai ... Grandis et vécu pendant longtemps en Allemagne. Je suis à Dornia depuis presque soixante dix sept ans... "

Lui répondais-tu. Presque soixante dix sept ans... Mais tu n'avais pas exploré toute la ville, tu n'étais passé que par peu d'endroits par rapport à tout ce qu'il y avait à voir. Tu préférais rester dans les zones les moins peuplées...
Tu fus surpris lorsque Paris te demanda si vous pouviez vous tutoyer. Tu n'avais jamais tutoyé personne. Tu n'avais jamais entretenu de relation assez longtemps pour en arrivé là et tu vouvoyais aussi les esclaves. Cela te faisais déjà bizarre rien que de t'imaginer le faire.

" Vous pouvez me tutoyer, mais je m'en tiendrais au vouvoiement pour ma part. " tentais-tu dans l'espoir que cela lui convienne également.

Tu songeais que tu le regardais depuis peut-être un peu trop longtemps, et comme tu craignais que cela ne l'encombre, tu détournais à nouveau le regard vers le lac. Un vent très léger soufflait et tu en profitait, prenant une inspiration pour en profiter pleinement. Tu sentais que ce léger vent suffisait à faire bouger quelques unes de tes mèches de cheveux, fins et légers. Jusque là, on ne t'avais jamais posé de question sur leur couleur blanche. Cela t'arrangeais. Les gens semblaient avoir bien d'autres priorités. Tu restais concentré sur ce que faisait Paris, sans le regarder, juste avec tes autres sens. Tu n'étais pas doué en conversation. Tu aurais voulu trouver quelque chose, pour qu'il n'ai pas à tout faire ou qu'il n'ai pas l'impression de le déranger. Alors tu réfléchissais, tu cherchais... Tu n'avais rien d'assez intelligent ou crédible en tête. Tu ouvrais la bouche pour t'excuser de ton absence de conversation, mais tu n'osais pas, alors tu la refermais. Tu te sentais un peu coupable de garder ainsi le silence et tu espérais que cela ne dérangerais pas trop Paris. Tu étais toujours ouvert à la conversation, il te fallait juste un sujet, quelque chose à dire.
 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Sam 10 Juin 2017 - 17:00

Le regard perdu sur la peau blême de l’inconnu, il attendit que celui-ci se manifeste, qu’il accepte de répondre à sa question. Fort heureusement Paris ne dut pas attendre bien longtemps puisque Juste, c’est ainsi qu’il se nommait, fit entendre sa voix. Au moins ce garçon n’était à présent plus un inconnu, pouvant ainsi donner un prénom à ce visage porcelaine. Alors un sourire un peu plus large mais toujours aussi chaleureux vint se dessiner sur sa bouche, satisfait et heureux de n’être plus totalement deux étrangers s’observant dans la nuit. Dornia à présent lui semblait moins terne, quelqu’un avec qui il pouvait échanger quelques mots, même les plus futiles, un lien dans cette immensité à la démesure suprême. Car bien qu’arrivé depuis peu, ce qu’il avait découvert de cette ville le laissait perplexe. Bien différent des villages dans lesquels il avait longuement erré, différent également de grandes métropoles, Dornia semblait être un lieu entièrement à part. C’est peut-être la curiosité de ce lieu qui l’avait poussé à s’y installer, ou alors l’épuisement de cette ville similaire jour après jour qui l’avait accompagné depuis sa mort. Il n’en savait rien. Pourtant Paris comptait bien découvrir la ville.

Cependant son sourire se fana plus rapidement qu’il n’était apparu. Juste lui annonçait qu’il ne souhaitait pas le tutoyer. Voilà qui était plus embêtant et pas forcément des plus pratiques pour faire plus amples connaissances. Probablement une façon plus polie pour dire qu’il ne souhaitait pas converser davantage. Du moins c’est ainsi que Paris le comprit. Une distance émotionnelle qui brisa son enthousiasme d’un peu plus tôt. Alors plutôt gêner, il haussa légèrement les épaules en signe de capitulation. Après tout il ne pouvait pas forcer le jeune homme à se rapprocher de lui, ni même à lier un quelconque lien s’il n’en avait pas envie.

« Je comprends »

Même si ça le peinait il comprenait. Puisque lui-même avait pourtant tant de mal à communiquer, à se dévoiler, même si ce n’était qu’égratigner la surface de sa longue vie pathétique. Semblant se replonger dans sa solitude, il détourna légèrement le regard, fixant un point invisible dans la nuit. Alors il laissa un silence s’installer, celui qui annonçait qu’il ne savait plus quoi dire après ce revirement, une déception qu’il tentât de contenir en brisant finalement ce silence, avec douceur et plus de retenue.

« Alors je garderais également le vouvoiement par respect. Je ne vais pas vous imposer une chose que vous ne souhaitez pas »

Il s’allongea dans l’herbe, laissant les brindilles titiller la peau claire de sa joue, alors qu’il observait la lune. Une main posée sur son ventre l’autre tendue vers le ciel, il semblait vouloir attraper les étoiles, alors qu’il en admirait simplement la chaude lumière. Aussi longue pouvait être la vie d’un vampire, au moins le ciel serait à quelques emplacements près des étoiles, toujours semblable. Un repère qu’il appréciait de voir afin de se rappeler que son âme entière ne lui avait peut-être pas été finalement complètement retirée. Il reporta son attention sur l’Allemand, le dévisageant un moment, puis décida de rompre le silence une fois encore.

« Qu’est-ce qui vous a poussé à vous rendre à Dornia ? »

Il en détourna le regard pour le reposer sur le ciel, alors qu’il baissa la main pour que celle-ci rejoigne sa jumelle sur le ventre.

« Si vous ne souhaitez pas me répondre, je comprendrais, après tout, nous avons tous une vie que nous souhaitons oublier. »

Ou une mort serait plus appropriée. Mais tous les vampires ne venaient pas dans cette ville pour oublier, d’autres s‘y rendaient certainement pour y trouver un nouveau sens, du plaisir, s’amuser, ou esclavager un humain et l’utiliser comme un vulgaire pantin.
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Sam 10 Juin 2017 - 21:47

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Tu savais que Paris se méprendrait sur le sens de ton refus de le tutoyer. Tu le voyais davantage dans la déception que tu percevais dans sa voix. Tu mordillais ta lèvre, tournant le visage à l'opposé de là où l'homme se trouvait pour qu'il ne le remarque pas. Tu faisais mine de regarder quelque chose au loin, mais comme il ne te regardais plus il ne le voyais probablement pas. Il t'expliquait que lui aussi resterait au vouvoiement, par respect. Tu le regardais à nouveau ... Il fallait que tu lui dise. Tu ne pouvais pas le laisser se méprendre.

" Merci.. Mais, vous savez... Ce n'est pas parce que je ne veut pas converser avec vous... J'ai juste du mal avec la familiarité. Je... N'ai que trop rarement eu l'occasion d'y recourir et je préfère prendre mon temps avant de pouvoir me permettre de l'utiliser avec quelqu'un. "

Que trop rarement était un moyen de camoufler ton jamais. Tu plaçais peut-être une distance avec lui... Mais ce n'était pas contre lui, ni parce que tu ne voulais pas converser avec lui... Au fond, c'était juste un moyen de te protéger des autres. Tu étais cependant tenté de conserver avec lui, tu te disais qu'il avait l'air gentil... Tu avais l'impression que peut-être n'y avait-il pas trop de risque à le laisser te découvrir un peu. Mais la peur prenait le dessus pour le moment et tu gardais cette distance protectrice.
Un silence vint de nouveau jusqu'à ce que le vampire brise le silence en te posant une question sur ce qui t'avais fait venir à Dornia. Tu le regardais à nouveau, hésitant à répondre. Comme tu mettais du temps, il te précisais que rien ne te forçais à répondre contre ton gré. Cela te fis très légèrement sourire.

" Ça ira... A vrai dire, je ne sais pas trop ce qui m'a conduit ici... Je voyageais pour...  Quelques raisons. Et mon voyage m'avait conduit ici, l'endroit semblait calme alors j'ai choisi d'y rester. "

Une réponse simple. Sans détail. Tu n'avais nul besoin de préciser que tu t'étais éloigné le plus possible de l'Allemagne dans l'espoir de ne plus subir tes souvenirs. Mais cela avait été vain et tu t'étais dis que cela resterai vain quelque fut ta destination, alors tu n'avais jamais songé à partir. En te disant que tu n'étais pas obligé de répondre, il avait dit que tout le monde avait une vie qu'il souhaitait oublier. En effet... Tu aurais voulu oublier. Tu le voulais encore, tu le souhaitais plus que tout. Oublier... Une capacité du cerveau que beaucoup jugent comme déficient, mais que tu envie.

" Vous avez raison... On veut tous oublier quelque chose dans notre vie... Et plus on vit longtemps, plus on a de choses à vouloir enterrer... C'est pour ça que je ne vous retournerais pas la question. Je ne veux pas... Prendre le risque d'éveiller de mauvais souvenirs... "

Peut-être comprendrait-il avec cela que c'était ce qu'il avait fait avec toi, éveiller de mauvais souvenirs. Tu avais eu tant de mal à te décider, à partir, prendre ta liberté. Tu ne lui avais pas dit tout ça. Que tu fuyais une maison qui te rappelais sans cesse cet homme, ce qu'il t'avais fais, que tu étais incapable de retourner dans ce qui était ta chambre, car tu y revivais la mort de ton meilleur ami, mort qu'on t'avais forcé à causer... Hors de question que tu lui dise tout cela. Et Paris comprendrait certainement d'après ce que tu percevait de lui. Tu espérais ne pas te tromper dans ta perception par ailleurs. Rencontrer des gens gentils et compréhensif te semblait presque impossible dans un monde pareil, alors c'était pour toi l’équivalent d'un miracle.

" Cependant, si vous voulez me le dire... Je vous écouterais volontiers. "

Ajoutais-tu, osant même un léger sourire. Cela faisait bien longtemps que tu n'avais plus souris. C'était agréable... Enfin, surtout quand ce n'était pas forcé. Et là, ça ne l'étais pas.
 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Jeu 15 Juin 2017 - 19:50

Bien que déçu, Paris respectait la décision de l’autre vampire. Tout le monde ne souhaitait pas abuser des familiarités voyant en cela un trop grand rapprochement. Malgré tout, il souhaitait se faire des connaissances qui lui permettraient de mieux accepter son arrivée dans cette ville inconnue, mais décadente également. On y trouvait de tout et bien que la suprématie vampirique avait sonné et qu’elle était à présent la race dominante, déchaînée de ses craintes, Paris ne pouvait supporter les extrêmes parfois employés sur les humains. L’humain avait joué à Dieu, à présent les vampires en faisaient de même, répétant les mêmes dérives que la race inférieure avait usées et abusées comme si aucune leçon n’avait été retenue.

Fort heureusement l’heure n’était pas aux extrapolations et la présence de Juste lui faisait du bien, celui-ci semblait doux et agréable semblant se terrer dans une bulle de protection qu’avait approchée de trop près le plus vieux. Alors lorsque le garçon aux cheveux d’ange se justifia, Paris lui afficha un sourire timide mais chaleureux brisant ainsi le malaise installé plus tôt, par une nouvelle question qui aurait pu paraître banale, mais pas pour des personnes, choses, comme eux. Finalement, ils semblaient avoir tous deux de nombreux points communs. Des voyageurs qui avaient arrêtés leur course à Dornia, comme si tous les chemins y menaient ou alors qu’un besoin irrésistible ou inconscient les avait attiré. Bien que la vérité avait tout sauf de mystique et résultait juste d’un besoin de fuir et de laisser derrière eux leur douleur.

« Peu d’entre nous apprécie de s’épancher sur son ancienne vie. Cependant elle restera ancrée en nous à jamais, malgré toutes nos tentatives. C’est cela qui est le plus difficile »

Et cela Juste le comprenait apparemment mieux que quiconque puisqu’il décida de ne pas connaître les raisons de Paris. Pourtant celui-ci ne trouvait pas cela équitable. Après tout lui n’avait pas hésité à le faire et d’ailleurs il ne l’aurait pas dû, mais sa trop grande envie de nouer connaissance avec Juste ne l’avait pas fait réfléchir aux conséquences, à la peine qu’il aurait pu faire voir rouvrir une blessure douloureuse. Il s’en voulait mentalement, alors il se redressa sur ses deux pieds puis s’avança vers l’autre vampire pour s’asseoir à ses côtés. Sans un mot, il ôta à son tour ses bottes, puis glissa ses pieds dans l’eau fraîche.

« Je n’aurais pas dû vous poser la question. J’avais envie de faire votre connaissance car vous me semblez bien différent des personnes que j’ai pu rencontrer. »

Il lui rendit alors son sourire. Un sourire qui jusqu’à présent n’était jamais apparu sur le visage de Juste et qui lui allait si bien, rendant cette beauté de marbre bien plus vivante et accessible. Il se sentait plus apaisé et la présence du plus jeune, bien que douce et calme, était agréable. Tous deux semblaient assez similaires, du moins dans les bons jours de Paris puisque lorsqu’il était affamé, il changeait radicalement devenant alors une bête sanguinaire s’attaquant à quiconque se mettait devant sa route. Il attrapa avec délicatesse l’une des longues mèches blanches de la chevelure de Juste qu’il fit glisser entre ses doigts.

« Ils ont une couleur magnifique, un blanc si pur. J’aime les observer »

Il relâcha alors la mèche de cheveux, puis reprit son attention sur l’eau, bougeant légèrement les pieds pour mieux ressentir les effets bénéfiques que lui apportait l’étang.

« Si je suis arrivé à Dornia c’est par simple hasard. Je voyage depuis 300 années et j’avais besoin de me reposer un peu, de me poser dans un lieu que je pourrais appeler chez moi, pour quelques mois, ou quelques années si je m’y plais. Mais je n’essaye pas de fuir ma douleur, elle reste présente quoi que je fasse »

Son sourire joyeux d’un peu plus tôt devint plus mélancolique, triste.

« Mais je compte bien me changer les idées tant que je suis dans cette ville. Y a-t-il d’autres lieux aussi enchanteurs que celui-ci ? »
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Dim 25 Juin 2017 - 13:00

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Tu écoutais Paris en silence, attentif même quand ton regard d'argent se perdait sur l'horizon, sur ce lac où se reflétait le ciel, sa lune et ses milliers d'étoiles... Il était d'accord avec toi, aucun de vous, vous dans le sens général, désignant la race vampirique que l'on vous avait forcé à assumer, n'aimait s'attarder sur l'avant. Et vos peine restait encrée, comme gravée éternellement en vous, comme de vieilles cicatrices invisibles qui chez toi se rouvraient dans des visions terribles. Y songer te fit grimacer et tu regardais ailleurs... Ton attention ne se reportait sur le vampire que lorsque tu le sentis bouger. Tu le vis alors se lever et se rapprocher de toi, sans un mot tandis que tu ne le quittais pas des yeux, surpris. Finalement, il fit comme toi et plongea ses pieds dans l'eau après avoir retiré ses chaussures. Il admettait que sa question était indiscrète et tu lui répondait en reportant ton regard au loin.

" Ce n'est rien... Enfin, disons que je peux comprendre. "

Tu ne comprenais qu'en théorie, à vrai dire, en admettant qu'il existait des gens qui contrairement à toi voulait bien se faire des amis. Tu n'avais rien contre cela, tu avais juste peur. Peur de repenser à lui... Et à ce que tu lui avais fait, malgré toi, mais que tu avais fais quand même. Peur de retrouver en ces personnes qui s'approcheraient un peu trop de toi, un peu de Hansel et d'assister à nouveau à son meurtre dont tu n'auras de cesse de te sentir responsable. Tu grimaçais à nouveau, ayant déjà quelques images rien que d'y repenser... Mais tout cela partit instantanément, te faisant sursauter, et tu compris que Paris tenait une mèche de tes cheveux en main et que cela, ce geste nouveau, avait estompé le souvenir. Tu le regarda faire, écoutant son commentaire. Il les trouvait beau ? Tu avais surtout l'habitude d'y voir la marque de ton passé, si terrible qu'il avait fait perdre à tes cheveux toutes couleurs, et probablement à ton âme aussi. Cependant, tu étais touché que Paris les trouva beau. Il existait donc sur cette maudite terre quelqu'un pour voir un peu de beauté chez toi.
Ce ne fus qu'à la suite de ce geste que Paris répondit à sa propre question, et tu ne put t'empêcher d'avoir l'impression qu'il eut fait ça pour ravoir ton attention, comme s'il avait su que ton esprit allait dériver là où il ne le fallait pas. Mais bien sûr, tu étais assez rationnel pour savoir que cela était dû à un hasard, heureux hasard. Ainsi, tu écoutais sa réponse. Son voyage avait durer bien plus longtemps que le tiens. Et il disait ne pas fuir sa douleur, il semblait l'avoir admise avec une pointe de fatalité comme une part de lui. Toi... Tu ne pouvais pas la fuir, ta douleur. Alors tu profitais juste de ces moments où elle était moins grande.


" Je vois... Espérons que cette ville soit un point de repos qui vous soit agréable. " disait-il pour ne pas que son silence ne finisse par faire croire au vampire qu'il ne l'ennuyait.

Enfin, Paris te demandais si tu connaissais d'autres endroits, aussi enchanteurs qu'ici, ce furent ses termes. Tu dû y réfléchir un peu, remonter ta mémoire... La ville n'avait rien d'enchanteur et seule la bibliothèque trouvait à tes yeux quelque chose d'agréable.


" Pas vraiment, mais je n'ai pas encore vu toute la ville je dois avouer... Cependant, il y a une bibliothèque ancienne où je travail dont l'architecture est vraiment belle. "

Peu de personnes y venaient mais tu t'en contentait. Ce n'était pas de ce genre d'endroit où il était important voir vital de faire entrer beaucoup de monde et ça de convenait très bien, à toi, amateur de calme.
 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Mar 27 Juin 2017 - 0:24

La douceur et le calme de Juste étaient apaisants et Paris appréciait la présence du garçon qui lui ressemblait tellement sur certains points. Certes le garçon à la chevelure d’argent était bien moins bavard que lui, cependant cela n’empêchait pas sa compagnie d’être agréable. Voilà bien longtemps d’ailleurs que le plus âgé n’avait plus profité ainsi de compagnie, se laissant aller même aux confidences. Evidemment il n’évoqua pas les détails, ceux-ci restant à jamais son fardeau, cependant dans les grandes lignes, il évoqua ses voyages et une peine nourrissant ses entrailles dont il ne pourrait pas se débarrasser, obligé de vivre avec, comme résigné et devant l’accepter s’il souhaitait aller de l’avant.

Son arrivée à Dornia était peut-être ce qu’il attendait, un nouveau départ dans un lieu inconnu où lui-même n’était rien et personne, devant faire face à un mode de vie qu’il avait depuis bien longtemps oublié. Acheter un manoir avait été la première chose qu’il avait faite, un comble pour un architecte, bien qu’en réalité il n’ait jamais véritablement exercé sa profession puisque sa seule expérience avait finalement été le début de la fin, la fin de son innocence et de son humanité, le début d’une vie interminable avec le souvenir de sa mère à jamais gravé. Le peu qu’il lui restait de sa vie de mortelle.

« J’aimerais pouvoir recommencer une existence normale ici, j’espère y arriver ou du moins essayer »

Peut-être se reposer, profiter juste un peu d’un lit et de la nuit sans fuir le lendemain matin. Mais pour y arriver, il lui faudrait s’attacher certaines nuits, qu’il s’entrave dans la cave de la vieille bâtisse qu’il avait achetée afin de cacher ses démons aux yeux de tous. Afin qu’il puisse se fondre dans la masse sans devenir comme autrefois une bête traquée pour ses nombreux meurtres commis sous la faim. Alors pouvoir discuter avec Juste, lui faisait du bien et même si celui-ci semblait assez timide et réservé, ce n’était pas bien grave, il pouvait profiter d’une présence, qui n’était pas hostile tout en lui posant quelques questions afin d’animer un peu leur nuit.

Alors quand Juste lui répondit ne pas avoir entièrement visité la ville, un sourire aux lèvres se dessina. Un sourire chaleureux, car cela prouvait que Dornia était aussi surprenante qu’animée. En même temps, Juste venait d’enfin lui donner un indice, un élément sur lui et cela de lui-même sans que Paris n’ait à le lui demander. Juste était donc bibliothécaire. Voilà qui était intéressant et lui allait si bien. Le plus âgé l’imaginait très bien parmi les vieux ouvrages, à caresser le papier et à en dévorer les histoires afin de se plonger dans l’imagination afin d’en oublier tout problème. Il l’imaginait bien faire cela oui, car lui-même appréciait repenser aux histoires que sa mère lui racontait, celles fantastiques de fées et d’ogres. Peut-être pas si imaginaire que cela d’ailleurs.

« Je m’y rendrais. J’apprécie la lecture et cela m’a manqué durant mes voyages. Autrefois ma mère me racontait des histoires qui me faisait rêver et ouvrait mon imagination. C’était un jeu entre nous. Elle commençait la lecture et je devais en imaginer la suite »

Son sourire se fana, repensant au visage porcelaine de sa mère.

« Ce sera aussi une excuse pour vous revoir »

Il regarda l’eau glisser sur sa peau comme pensif. A vrai dire, même si Juste n’était pas aussi bavard que lui, il restait intéressant et mystérieux. Une part qui intriguait Paris, qui souhaitait en découvrir davantage.

« J’apprécie votre compagnie et j’ai envie d’en découvrir plus à votre sujet. Et à vrai dire vous êtes bien différent des vampires que j’ai l’habitude de rencontrer. Accepteriez-vous que je vienne vous rendre visite à la bibliothèque ? »

Et pourquoi ne pas discuter à nouveau comme ils le faisaient ici même.

« De plus j’apprécie l’architecture ancienne. Je suis architecte, même si cela fait bien longtemps que je n’ai plus eu la chance d’exercer ce métier. »
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Sam 1 Juil 2017 - 13:13

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Ton regard restait un moment fixé sur l'étendue d'eau, mais tes oreilles n'en étaient pas moins attentives aux mots de ton interlocuteur. Il expliquait vouloir vivre une vie normale à Dornia... Que tu le comprenais ! Cependant, tu savais que cela était impossible. Tu songea un moment au docteur Williams qui t'avait proposé ton aide... Tu doutais bien de toute efficacité, non pas en  doutant de ses compétences, mais plutôt en doutant de la capacité de ton esprit à se guérir un jour. Pour ne pas penser à des choses trop négatives, tu continuais de l'écouter, cette fois ci cela concernait la bibliothèque. Il annonçait qu'il t'y rendrait visite et cela te fis sourire un peu, tu n'avais rien contre le fait d'avoir de la visite à ton travail, au contraire, cela peuplait un peu la bibliothèque. Il te parlait un peu de son enfance et cela su te surprendre, mais tu écoutais sans rien dire... Penser à ton enfance ne t'accordait pas tant de nostalgie que ça.. Tu avais été trop tôt arraché à ta mère pour obéir à cet homme infâme qui, juste parce qu'il avait de l'argent, avait réussi à te cueillir jeune... Mais tu avais encore quelques faibles souvenirs de ta mère... Pour cela, tu aurais apprécié que ta mémoire parfaite ne se forme plus tôt. Tu te souviens surtout de ce qu'elle disait sur les livres.

" Les livres sont la nourriture de l'esprit... " marmonnais-tu sans t'en rendre vraiment compte.

Quand tu réalisa avoir parlé à voix haute, tu ressenti le besoin de contextualisé tes mots... Cela n'avait bien entendu rien de bien rationnel.

" Ma mère me disait ça... C'est tout ce dont je me souviens la concernant... "

Et bien sûr, ce ne fut qu'après avoir parlé que tu réalisait de l'inutilité de ces mots, révélation futile, et tu détournais le regard... En plus d'être inutile, cela ne te rappelais pas forcément de bonnes choses... La séparation, puis l'horreur d'une vie pleine de traumatismes en tout genre qui te suivraient probablement pour toujours.
La surprise due aux propos de Paris te tiraient une fois de plus de ces pensées négatives et cela ne faisait que rendre sa présence plus agréable... Il te sauvait de ta peine. Tu ne pu t'empêcher de rougir en l'entendant te dire que ta présence lui était agréable. Puis il te demandait ta permission, comme s'il avait besoin que tu ne l'autorise à aller à la bibliothèque. Tu ne considérait pas avoir à décidé des lieux où il pouvait ou non se rendre.

" Oui, bien sûr, vous n'avez pas besoin de mon autorisation pour cela... "

Sa petite anecdote révélant son travail te fis sourire. Un architecte ? Tu savais à qui faire appel le jour où un malheur arrivait à ta demeure ou à cette bibliothèque qui te servait de second refuge. Au moins, ainsi, sans que l'un de vous n'eut à le demander à l'autre, vous vous étiez révélé vos emplois actuels. C'était simple, les informations entre vous s'échangeaient de façon fluide sans avoir à se forcer par des questions à répétitions, un sujet lancé suffisait à tenir assez longtemps pour que l'idée d'un autre sujet ne survienne.

 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Sam 8 Juil 2017 - 12:58

Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus eu l’occasion de lire un livre autrement que dans un lit de fortune, relisant sans relâche les mêmes aventures, n’ayant pas de bonnes bibliothèques sur son chemin. Alors de savoir qu’il y en avait une à Dornia et qu’en plus Juste y travaillait, était fort plaisant, pouvant ainsi rendre visite au garçon tout en dévorant de la lecture de qualité autrement que lors de voyages. Pouvant à présent se poser un peu et profiter de sa nouvelle vie, bien qu’encore trop récente pour y avoir pris ses repères. C’est avec un enthousiasme à peine marqué, qu’il observa le plus jeune, heureux de savoir où le trouver. Car bien que le garçon était silencieux, il n’en restait pas moins de compagnie agréable. D’ailleurs aux mots soufflés par le bibliothécaire, Paris le regarda un peu plus encore, découvrant par un sourire chaleureux un indice sur la mère de son nouvel ami. Un souvenir nostalgique et beau qu’il comprenait parfaitement puisque ce sentiment le gagnait à chaque fois qu’il pensait à sa propre mère. La chaleur décrite dans ces mots, aussi beaux que douloureux, un souvenir triste mais doux.

« C’est beau. Votre mère avait raison et la mienne approuverait sans hésiter également »

Préférant cependant ne pas éveiller une trop grande peine ou se montrer trop impoli comme il l’avait fait tout à l’heure, il évita la moindre question ou d’aborder le sujet sur le passé de Juste. Paris se sentait triste pour le garçon, n’avoir que si peu de souvenir, qu’avait-il bien pu lui arriver. Avait-il seulement d’autres souvenirs au moins de sa vie de mortelle. Tellement de questions qu’il souhaitait poser, mais ne le faisait pas afin de ne pas effrayer Juste ou encore réveiller une autre douleur.

Alors, il préféra aiguiller la conversation vers quelque chose de plus joyeux, ou du moins, plus récent pour en revenir à une qui ne gênerait pas le garçon. Après tout, ce soir il ne s’était pas joint à Juste pour l’ennuyer avec le passé s’il ne souhaitait pas l’aborder. D’ailleurs si le garçon à la chevelure argentée souhaitait le faire, ce devait être de lui-même et non forcé par un inconnu à peine débarqué et rencontré au bord d’un lac. Juste devait le faire de lui-même afin de ne pas être embarrassé à nouveau. Et si un jour il souhaiterait le faire, alors Paris l’écouterait avec un plaisir immense et avec attention.

« Bibliothécaire semble bien passionnant. Toute la journée entouré de livres et d’ouvrages parfois rares.»

Il lui offrit un sourire chaleureux avant de poser son regard sur l’eau.

« Vous devez voir des clients de tous horizons et bien différents les uns des autres n’est-ce pas ? »


Il était d’ailleurs persuadé que le caractère de Juste lui facilitait les rencontres et qu’il devait avoir de nombreux amis dans la ville. Certes Dornia était grande, mais elle était également habitée par des races bien différentes les unes des autres. D’ailleurs, Paris, n’avait jamais voyagé dans une ville aussi semblable avec autant d’esclaves, ayant toujours pris soin d’éviter toute dominance. Il savait qu’en restant ici, il lui faudrait entrer dans le jeu afin de se fondre dans la masse. Qu’à son tour, il devrait côtoyer ses semblables et apprendre à paraître comme eux. Alors, intéressé, mais semblant détaché, il évoqua vaguement le sujet avec Juste. Après tout, ils étaient similaires.

« Avez-vous un esclave ? Pour le peu de nos congénères que j’ai croisés, ils en avaient tous. Je me demandais si c’était conseillé de prendre un esclave à Dornia? »
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Jeu 13 Juil 2017 - 15:36

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Tu l'écoutais, repensant à ta mère... Tu essayais de te souvenir de son visage. Elle avait des cheveux clairs et une peau pâle, comme la tienne. Ses yeux... Cela ne te revenais pas. Ses yeux... Non, pas moyen. Ta mémoire si parfaite n'avait même pas été fichue de se souvenir la couleur des yeux de ta propre mère! A entendre Paris parler d'un accord possible entre vos deux mères, tu fus un peu triste... Les femmes dans ce monde pourris n'avaient pas l'occasion de faire amie-amie, du moins il te semblait. Encore des pensées tristes et négatives, à croire que c'était plus fort que toi ! Heureusement, Paris eu la décence d'esprit de changer pour un sujet plus joyeux. Ainsi vous vous retrouviez à parler de la bibliothèque où tu travaillait. Il avait l'air de trouver ton travail très intéressant et tu pouvais voir à quel point il appréciait en effet beaucoup la lecture. Cela te fit sourire. Puis il parla de "clients" bien différents les uns des autres.

" Je n'aime pas employer le terme "client" pour parler de ceux qui fréquentent la bibliothèque, car ils n'achètent rien, ils viennent juste lire. Alors, ce sont plutôt des personnes... "

Tu gardais le sourire en expliquant ton point de vue sur ce point. Enfin tu pouvais vraiment répondre à sa question.

" Et oui, j'en rencontre des différents, même si souvent très calme niveau présence. "

Rencontre était au fond un terme plutôt mal choisi. Rare était ceux à qui tu parlait vraiment plus que pour donner des indications sur la position des livres. On ne pouvait donc pas parler de rencontrer des gens, mais bon. Tu préférais ne pas t'attarder sur ce petit détail insignifiant.
Tu croyais que la conversation sur la bibliothèque durerait, du moins plus longtemps que cela. Mais non. Paris te posa une question qui fit passer le sujet vers un tout autre bord. En effet, il était question d'esclavage désormais, du fait d'en posséder un et cela virerait sûrement sur vos point de vue concernant cette pratique.

" Non... Je n'en ai pas. Et rien ne nous obligé à en avoir sous prétexte que nous sommes vampires. Cela est courant et cela se fait beaucoup. Mais ce n'est pas pour ça que c'est obligatoire ou conseiller. Personne ne vous jugera si vous n'en avez pas, vos choix ne concernent que vous. "

Comme il t'avait demandé s'il était conseillé d'en avoir ou non, tu t'étais senti obligé de le rassurer là dessus.

 


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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Mar 18 Juil 2017 - 1:10

Paris écouta avec intérêt les explications de Juste concernant son métier et ses rencontres. Ceux qui passaient à la bibliothèque dévorer des livres, comme lui le ferait prochainement très certainement. Juste était passionné par son métier, ça s’entendait dans sa voix et Paris ne put que sourire tendrement devant ce fait. Lui aussi autrefois il possédait le même engouement pour l’architecture, prenant son travail très à cœur. Pourtant à présent il avait perdu cet amour dévorant pour la création. Cet être qui l’avait transformé, lui avait tout enlevé le même jour, sa mère, son humanité, sa passion, tout. A présent Paris n’était plus rien, semblable à une coquille vide, qui poursuivait un chemin qui ne lui amènerait à rien, comme s’il craignait de faire face à son futur éternel. Mais reportant son attention sur ce que lui disait Juste, il ne put qu’acquiescer montrant ainsi qu’il comprenait le point de vue du plus jeune. Ce métier d’ailleurs, bibliothécaire, semblait avoir été fait pour le garçon, un lieu calme et paisible comme sa personnalité.

« Vous devez beaucoup apprécier ce travail, votre visage semble s’illuminer lorsque vous en parlez »

Pourtant, bien que trouvant le sujet passionnant et souhaitant en apprendre davantage, un sujet turlupinait Paris depuis un moment, depuis son arrivée en fait. La plupart des vampires qu’il croisait dans les rues étaient accompagnés, d’autres, par des rumeurs en possédait plusieurs. Les esclaves, voilà qui obsédait le plus âgé en ce moment, se demandant s’il était obligatoire voir conseillé d’en avoir un en sa compagnie afin de faire bonne figure. Pourtant rapidement ses doutes furent dissipés par Juste, qui le rassura sans le vouloir concernant ce point.

« Merci de m’avoir répondu. A vrai dire cela me rassure, car j’étais persuadé, du moins je me suis mis en tête pour je ne sais quelle raison qu’à Dornia c’était obligatoire »

Il poussa un soupire tout en prenant une légère moue.

« Ma question doit vous sembler stupide. Pourtant à mon âge je devrais le savoir. Mais ça fait tellement longtemps que je voyage que je ne me suis jamais posé la question. Et puis… »

Il s’arrêta un instant pensif avant de reprendre.

« A part dans les grandes villes où je ne me suis jamais attardé, j’ai toujours évité de rencontrer un des nôtres »

Ou même humain d’ailleurs. Mais ce côté sombre de lui-même il ne pouvait pas l’évoquer avec Juste. Qu’aurait pensé celui-ci de lui s’il lui avait parlé de sa part de bestialité qui sommeillait jusqu’à ce que la faim soit trop grande. Non il ne souhaitait pas vivre à Dornia avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, craignant à chaque instant qu’on le dénonce à la milice qui se ferait un plaisir de le mettre hors d’état de nuire. Il retira ses pieds de l’eau et enfila ses chaussures silencieusement. A présent il était temps pour lui de partir. Puis reporta son attention sur Juste et lui accorda un sourire chaleureux.

« Je suis heureux d’avoir fait votre connaissance. Je passerais alors à la bibliothèque prochainement afin de découvrir les trésors qui s’y cachent. A bientôt Juste »

Il fit quelques pas en arrière, puis se retourna afin de reprendre la direction dans laquelle il était apparu quelques heures plus tôt, s’évanouissant dans la noirceur des arbres. Cependant, contrairement à tout à l’heure, il était heureux d’avoir fait la connaissance du vampire à la peau porcelaine et était d’ailleurs pressé de le revoir à nouveau.
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MessageSujet: Re: Évasion [PV Paris de Césaire] -End-   Jeu 21 Sep 2017 - 21:50

Évasion

 

  Ft. DE CÉSAIRE Paris

Te voilà agréablement surpris d'avoir rassuré ton semblable sur ce sujet. Toi même tu te vois très préoccupé par la question des esclaves et par ta potentielle nécessité d'en avoir un. N'importe quel médecin pourrait te conseiller de ne pas vivre seul avec ton trouble, et vu que tu te souviens t'être trouvé dans des situations bien cocasses voir dangereuses à cause de cela, tu ne pourrais que difficilement les contre dire... Mais tu exècre tout simplement la pratique d'assouvir quelqu'un. Tu te doutais qu'il n'existait pas que des relations violentes entre les maîtres et les esclaves, mais c'était l'association la plus connue et celle qui faisait que de nombreux humains ou hybride risquaient de te haïr uniquement parce que tu avais "la chance" d'être devenu un vampire.
Tu chassais rapidement toutes ces réflexions de ta tête pour mieux écouter Paris qui parlait de ses voyages et du fait qu'il avait évité de rencontrer des semblables. Tu le comprenais très bien à ce niveau là, mais tu te contentais d'acquiescer plutôt qu'argumenter et parler de toi, tu trouvais cela un peu inutile et potentiellement ennuyant pour ton interlocuteur. Tu préférais écouter que parler.

Tu fus un peu surpris de le voir retirer ses pieds de l'eau et se re-chausser. Tu le regardais du coin de l'oeil, te doutant bien qu'il allait partir. Sa façon de quitter la conversation te semblait un peu soudaine. Tu n'y connaissais pas grand chose en conventions sociale, mais cela te semblait soudain. Il se mit ensuite à te dire qu'il était ravi de te connaître et de t'avoir parler, puis qu'il viendrais sûrement voir la bibliothèque où tu travaillais. Tu souriais avec ta douceur naturelle, lui répondant.

" Comme il vous plaira... Portez vous bien. "

Puis tu le regardais s'éloigner jusqu'à disparaître. Ce fus la toute première fois que tu pu trouver une présence vampirique agréable. Cela était sûrement dû aux nombreuses pensées communes que vous sembliez avoir tous les deux. Tu n'en savais rien, mais tu songeais que cela te serais agréable de le voir à la bibliothèque. Une étrange sensation te gagnais et tu levais la tête vers le ciel nocturne. C'était rare des moments comme ceux-là. Des moments où tu te sentais simplement bien. Où ton mal-être omniprésent quittait ton esprit comme si le temps se figeait autour de toi. Tu ressentais les bien faits de la liberté si étrangement survenue dans ta vie et tu avais l'esprit vide de ce passer qui te hante habituellement. Tu ne pensais plus qu'à l'instant présent, l'air frais qui faisait se rappeler à ton corps la sensation du froid et qui te faisait un peu frissonner, à cette rencontre que tu venais de faire et, pourquoi pas, dans un optimisme exceptionnel, à la perspectives d'autres rencontres tout aussi agréables.

 


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