AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

Partagez | 
La terreur et son créateur [PV: Selachi]
♠ Joker ♦
Messages : 89
Métier : Directeur de Farmacom / Membre du Conseil
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♠ Joker ♦
MessageSujet: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Ven 26 Mai 2017 - 22:53


Mon bébé ♥
Une bien belle journée ! Oh que oui, une journée comme je les aimes ! Tranquille au bureau en train de mater du por... Ahem non, vous n'avez rien entendu ! Non ce n'est pas un contenu pour adultes ! C'est... c'est à des fins éducatives voyons ! J'étudie hmm... L'endurance ! Oui voilà, l'endurance des protagonistes de ce genre de... divertissements ? Rah oubliez ça ! Vous ne comprendrez pas le projet derrière tout ça. Bref, je suis à mon bureau, tranquillou, casque sur les oreilles, à mater mon superbe « documentaire », sucette goût fraise en bouche quand le secrétaire rentra sans frapper comme à son habitude. Je dressa le regard sur lui et sourit en voyant son visage rougir. Qu'il est mignon lui. Le voilà à me rappeler à mes devoirs et me dire que j'ai le temps pour ça à la maison. Mais j'ai le temps pour ça ici aussi mon chéri que je lui dit. Je ne pus me retenir de rire quand il me regardas avec toute la haine du monde. Qu'il est chou. Allez quoi, c'était bientôt fini. Peu importe la paperasse qui vient d’apparaître sur le meuble, je vais voir la fin ! Bon, j'ai clairement vu mieux, mais passons, le devoir m'appelle ! Je remet bien ma cravate et mes lunettes et commenças à regarder les documents. Je tombais ainsi sur un vieux dossier. Selachi... Oh ce nom me semblait familier. En feuilletant, je me souviens. Ah oui, le fameux. Pauvre petit, né pour se faire démonter la tronche. Mais faut dire qu'il semblait avoir toutes les aptitudes requises, quoi que perfectible. Je jetais un œil sur mon agenda et pâlit. Merde ! C'est aujourd'hui que je le présente aux actionnaires ! Et dans dix minutes en plus !

Pas le temps de me changer et de ressembler à un scientifique, j'ai couru en ligne droite, défonçant la porte de mon bureau, à pleine vitesse vampirique. Que c'est chouette d'être immortel. Il devrait déjà être arrivé, tout frais livré de l'arène. J'espère qu'ils ont pas eu à le shooter, ça serait mauvaise figure. Ah le livreur est là. Je regarde les papiers, ah bah ils ont réussis ! Il est en pleine forme juste pour moi, comme c'est adorable ! On a sûrement dû lui dire qu'il reverrait l'un de ses créateurs, ça doit tellement lui faire plaisir de s'imaginer pouvoir me démonter la tronche. Je jetais un regard vers la caisse de transport, je crois l'entendre m'insulter d'ici. J'eus un sourire et clama :

« Toi aussi tu m'as manqué mon bébé ! T'en fait pas, tu fera un câlin à papa après avoir prouvé que tu es devenu un grand garçon ! »

Instructions données de le lâcher en cellule de test, je remis bien ma tenue et me dirigea pour recevoir mes invités. Surtout des actionnaires de l'entreprise, curieux des dernières avancées de mes chercheurs. Il me semblait de bonne augure de leur montrer cette potentielle nouvelle source de divertissement que pourrait être le combat d'hybrides et la création de « créatures » adaptées. De quoi leur faire plaisir, et me faire plaisir. J'aime innover et créer de nouvelles choses, je suis un homme de science avant tout. J'eus un large sourire fier alors qu'on lâchait le bestiau dans son arène temporaire. Une simple pièce rectangulaire avec des murs électrifiés et des vitres sans teint. On pouvait parfaitement le voir, mais lui ne pourrait contempler que son reflet. Fièrement, j'en fis l'introduction :

« Messieurs, Farmacom est heureux de vous présenter Selachi ! Hybride Requin-Tigre, conçu spécialement pour un nouveau style d'activité à la mode, le combat. Féroce, résistant et hargneux, autant dire qu'il a déjà des réussites et que nous en sommes très fier. Permettez moi de vous en faire la démonstration. »

D'un claquement de doigt, une porte s'ouvrit de l'autre coté de la pièce, libérant l'hybride ours qui attendait son futur poisson. Oh je ne m'en fais pas pour mon petit requin, il va bien se débrouiller. Il vaut mieux pour sa peau, le gros nounours a été drogué pour être dans une furie intense, bon et accessoirement très bête mais on peut pas tout avoir... Mon dieu que nous sommes des monstres... Mais hey, c'est pour le bien de la science non ? Allez mon bébé, montre à papa et à ses amis ce que tu sais faire, puis je prendrais bien soiiin de toi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Lun 29 Mai 2017 - 21:40

Je le savais.

Lorsque les types en costard-cravate se sont pointés en boutique, un attaché-case plein de paperasse dans les mains, j'ai su que ça sentait mauvais mais pas pour qui. En fait, je me marrais même. Encore un gugusse qui va se retrouver à devoir jouer le guignol dans une soirée huppée, que je me disais. Les montres, ça plait - et ça pousse les vampires à relativiser leur gueule de con en mode "au moins, j'suis pas à ce niveau là moi !"

Mais j'ai moins ri lorsque c'est moi qu'ils sont venus chercher. Je les ai même pas vus arriver, non : on m'a court-circuité avant. Contraction intense du corps et j'ai glissé de mon plumard en mode loque. Salauds. M'ont attaché et muselé avant de me trainer hors de la cage - logique, le dernier qu'a essayé de me faire parader comme un trophée, il a failli y perdre un oeil - donc logique mais grave relou.

Camionnette, jeté au fond. Ca puait la pisse et la merde. Fourgon vétérinaire, quoi. Que de la joie. Et c'est là seulement qu'ils m'ont expliqué - et que j'ai fait mine de me tenir tranquille. Un combat, sérieux ? M'ont fait venir jusque là pour combattre ? Mais c'était pour quoi tout ce merdier alors ? Ah, okay. Pas un vrai combat, juste un exemple. Je suis censé faire le show devant d"autres costard-cravates à gueule de con. Okay. Je sers les dents et me la ferment, bien décidé à profiter du combat puis à les faire chier, dans cet ordre là.

Et donc me voilà. Pièce sans fenêtre, sans meuble, juste de zolies vitres que j'imagine bien dissimuler des vampires rigolards. Ca sert à rien de taper dessus, je le sais déjà. Ca pète pas ces trucs là. C'est fait pour se rincer l'oeil, pas pour attaquer. Connards, si vous vouliez voir un vrai spectacle, fallait me laisser à l'arène et pas me faire venir faire mumuse, sérieux... Intérieurement, je me promets de leur gâcher la vue. Quelques litres de sang bien balancés, ça floute pas mal l'image, ils vont voir.

L'adversaire débarque. GRand, poilu, tout moche. Humain ou hybride, rien à battre, je le mastiquerai pareil, cru et bien saignant. Mais surprise surprise, cet abruti se rue directement sur moi en grognant comme un débile - et je pige illico : encore un pov' con qu'on a shooté pour qu'il pisse pas dans son froc à ma vue.

Ranafout. J'encaisse, épaule en avant, je l'étreins pour l'empêcher de me contourner et je grogne. Je recule à peine, l'autre n'est qu'un bourrin sans aucun sens du combat. S'il attaque, c'est pas pour me combattre, nan : c'est juste parce qu'il est mort de trouille et qu'il a nulle part ou aller autrement. L'ont pris où ce con ? Le moindre pékin dans la rue sait que c'est pas en se ruant sur un prédateur qu'on peut survivre.

Les vitres brillent, intactes. On nous regarde. Bande de connards, même pas foutus de mettre deux combattants pour un combat. Vous aviez peur qu'on salope votre pièce, c'est ça ? Z'auriez préféré qu'on se fasse une petite dinette ? Et bah allez vous faire enculer.

J'encaisse plus. Maintenant, j'ai les bras qui serrent l'autre contre moi et sa bouche s'ouvre, y'a un bruit bizarre qui en sort alors qu'une de ses cotes pète sous la pression, un brrrrrrrrrgllllllll à rallonge qui devient plus aigu lorsque je fais un pas de coté et le tire, et un tour sur moi-même et lui mi glissant mi tiré et que je lache et BLAM ! La vitre tremble alors qu'il s'écrase contre et retombe sur le sol, à moitié assommé, laissant sur le verre une empreinte du sueur et du sang qu'il a versé lorsque ma peau l'a écorché.

Droit debout, je crache par terre, l'air dégouté. Même pas une goutte de sueur. Z'ont intérêt à avoir prévu plus que ça, sinon je bute la première de ces sangsues que je croise juste pour me défouler.

-C'est tout ce que vous avez, bande d'enculés ?
que je beugle aux miroirs qui nous entourent, moi et débilos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Joker ♦
Messages : 89
Métier : Directeur de Farmacom / Membre du Conseil
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♠ Joker ♦
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Mar 30 Mai 2017 - 18:10


Mon bébé ♥
J'admirais sagement faire ma belle création avec un léger sourire. Tellement nerveux, c'est presque marrant. J'observais faire tout en jetant un œil sur mes invités déjà presque extasiés de le voir maîtriser et presque tuer cette énorme bête. Mais intérieurement, je souris. Tu pensais vraiment que ce serait tout mon mignon petit requin ? Oh, je sais que ce n'était qu'un petit en cas pour toi mon chou, que ce n'était vraiment rien. Mais il en faut tellement peu pour étonner les hommes d'affaires qui déjà se mettent à parler entre eux. Des mes pupilles mauves j'admire le carnage que tu as laissé, mais ce n'est vraiment rien. Je garde le sourire, laisse les hommes passer entre eux et vient parler avec un de mes collaborateurs. Tu vas l'avoir ta récompense mon cher Selachi, on te l'envoie dans quelques instants, le temps que tu grognes et t'agaces encore. Je les laissais encore parler, imaginer, se préparer déjà à lancer ce nouveau marché de l'animal de combat et me passe une main dans les cheveux de contentement. Tout ne pouvais que bien se passer. Et j'allais le rendre heureux et offrir du spectacle supplémentaire à mes honorables portes monnaies sur patte.

La porte par laquelle était rentré l'ours s'ouvre de nouveau. Cette fois en sort un hybride jaguar, bien dans sa tête, prêt à combattre comme dans l'arène. Il fixe le requin en silence, sans émettre un bruit. Peut-être se connaissent-ils ? Après tout, ils ont le même « travail » si j'ose dire. Cette fois, ma création aurait un défi à la hauteur de ses attentes. Est-ce que cela ne me rend pas généreux ? Je sais que tu jubiles déjà ! L'animal sait comment s'y prendre, il ne cours pas comme un demeuré vers sa proie. Il agit comme les vrais combattants, ceux qu'on a honneur à tuer. Je reprend calmement mon discours :

« Après cette simple mise en bouche, voici une vraie situation de combat. Deux gladiateurs dans l'arène. Oh, et il s'agit bien évidemment d'un duel à mort. »

Comment dire que l'échec sera définitif. Je ne doutais pas un seul instant de la performance qu'allait m'offrir l'homme poisson, mais il était tout aussi probable que la moindre erreur soit très punitive. Surtout qu'il a affaire avec un prédateur agile, expérimenté et qui ne crains pas la mort ou la souffrance. Alors j'observe, dans le plus grand des silences. J'observe ce combat qui va avoir lieu. Puis je baille, je décide de laisser les investisseurs regarder et préparer la salle d'examen pour le survivant. Laissant donc les spectateurs en plan, de toute façon je savais que j'allais recevoir des commandes dès le lendemain.

J'entre donc dans la salle d'examen et me pause à mon bureau. Je remet bien ma blouse, sort le dossier d'évolution de Selachi et du jaguar et prépare la liste des examens à faire subir. Ca faisait un moment que je n'avais pas vu le premier alors j'allais devoir faire de nombreuses mesures et quelques piqûres. Il n'allait sûrement pas être coopératif, et ça m'attriste de le penser, je devrais sûrement faire usage de la force pour le forcer à rester gentil avec son cher père. Si du moins il survit au combat. Mais je n'en doutais pas un seul instant à vrai dire. Depuis mon bureau, j'observe la performance filmée depuis une caméra bien cachée dans un coin et prend des notes sur ses performances, ses défauts... Un nouveau projet était déjà en marche a vrai dire. Et Selachi n'était clairement que le premier exemplaire, le brouillon d'une future longue lignée d'animaux de spectacle sanglant. Comme à la Rome Antique, mais c'est ça que nous aimons nous, les vampires, nous aussi vieux que ce monde.

Gardant un œil sur l'écran, je donne consigne à mon assistant d'être prêt à utiliser l'implant du survivant pour le calmer et me le ramener. Je vérifie soigneusement qu'aucun outil ne traîne, que tout les tiroirs sont verrouillés, ce serait dommage de me prendre une seringue dans l’œil, bien que ça ne me fasse pas grand chose en soi. Tout est prêt, plus qu'à attendre de voir lequel des mes fils va rentrer dans cette salle en un seul morceau... Ou tout simplement vivant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Lun 5 Juin 2017 - 11:01

-Toi...

C'est un grondement satisfait qui m'échappe en le voyant, celui-là. Tigrou, le roi de la jungle dixit les abrutis de l'arène. Je l'ai déjà vu combattre. Enfin, combattre... Ca ressemblait plus à un numéro de cirque. Ca saute, ça court, ça grimpe, ça file et ça donne des coups en douce comme un chat qui aurait bouffé une boule rebondissante. Je l'ai beaucoup vu, mais peu affronté - mais ça n'empêche pas que je lui ai collé une branlée à chaque fois. Juste une branlée. Il valait trop de fric pour qu'on me laisse le crever.

Mais aujourd'hui, c'est plus le cas. Je me marre. Alors Tigrou, on a perdu sa popularité ? On s'est fait déclasser par un minou plus vicieux et bankable ? Ca fait quoi, de déchoir comme un con ? Je parie que tu t'es bien marré lorsque ça m'est arrivé et maintenant, maintenant... Tu vas crever. Y'a plus de règles à la con pour sauver ton cul, juste toi et moi. Toi et moi. Enfin. Oh oui, je me marre fort tandis que l'adrénaline commence son oeuvre. Je vais tellement lui faire mal !

Lui, il se marre pas. Il me regarde, il fait le tour de la pièce à petits pas. Oh la la, Minet... On se sent mal ? On se sent pris au piège ? Goguenard, je lui fais un doigt d'honneur. C'est qu'il a besoin de grands espaces pour se sentir à l'aise, le matou. Il n'est à son aise que lorsqu'il peut se mettre hors d'atteinte, filer et sauter en tout sens. Ici, la pièce est vide : un rectangle de peut-être trente mètres carré, avec un plafond qui est pas loin de ma tête. Pas la place, pas la facilité de se planquer, de fuir. Va falloir affronter le requin de plein fouet. T'auras les couilles petit ?

Je tourne, je le suis dans son déplacement, gueule ouverte mais rire calmé. Et je le regarde. Un combat, ça commence avant même le premier coup. C'est un secret que seuls les arénards connaissent, ils l'ont vécu dans leur chair. Y'a la hargne, y'a la joie, y'a la peur, y'a le désespoir. Y'a la vie, y'a la mort. Ca se voit, ça se sent. Certains puent la défaite comme une charogne pourrie au soleil - mais pas lui. Je le respecte pas - faut pas déconner non plus - mais j'admets qu'il est bien supérieur au mastodonte débile. Il cherche. Il en veut. Il est comme moi, et ça me plait. Ce sont les meilleurs, les comme moi.

Première attaque. C'est lui. Il fonce, mise sur la vitesse pour m'atteindre. C'est sa seule chance : m'achever au plus vite. Sur le long terme, c'est moi qui gagne. J'ai l'endurance, le terrain à son désavantage ; faut me foutre au sol ou au moins m'empêcher de bouger. Je le sais. J'attends. Et Il sait que je le sais - tiens, c'est l'odeur de la trouille qui me monte au museau ?

Sois logique Selachi. Il a peu de chances de te foutre au sol - je le sais, il le sait. Alors c'est soit une feinte, soit une attaque ciblée sur les membres. Jambes, bras ? Il va trop vite pour que je puisse capter ses mouvements et réagir à temps. J'esquive - des griffes frolent ma cuisse, et l'odeur de la peur se mêle d'excitation. Lui aussi aime ça. Son coeur qui bat, sa peau à défendre, quelqu'un à crever... Arénard. Y'a que comme ça qu'on se sent vivant.

Pas de répit, ses pieds calés sur le béton, il rebondit vers moi, tchac. Il recommence encore et encore, j'esquive deux, trois fois. Puis j'intercepte. J'ai repéré les signes, je sais ce qu'il vise - et ce coup là, les griffes atteignent la chair que JE veux - celle de mon avant-bras. Dans la chair, ça frotte l'os - putain je douille, je ris, je vis - et il feule, il est déséquilibré, griffes coincées. T'as pas les griffes rétractables ducon ! Son mouvement, je le prolonge et je tends un pied, il tombe, roule, ses griffes s'arrachent en en laissant une dans ma chair, il essaie de se relever. Trop tard. Je suis déjà sur lui, je me laisse tomber de tout mon poids. Hurlement, un truc craque. Il se débat, griffe mon torse mais je le force à lever le menton, offrir le cou et je me penche, sourire de carnassier aux lèvres, ouvre la gueule...

Requin. Tueur. Sanguinaire.
Pas de pitié.

Tête rejetée en arrière, sa chair entre les crocs et son sang me dégouline le long du menton. Il griffe plus. Ses mains se rivent sur le trou que j'ai creusé dans son cou, cherche à empêcher le sang de fuir, l'air d'entrer. Ses yeux, ils hurlent sa défaite. Ils hurlent qu'il veut vivre. Il cherche les miroirs, cherche les spectateurs, cherche à être soigné, cherche à... quelque chose, quelqu'un !

Match à mort, connard. Je me rabats sur lui.Le sang afflue dans ma gueule, ses griffes se déploient pour m'écarter, s'enfoncent dans mon torse. Fort, puis plus du tout. Restent plantées, non rétractables, tu te rappelles ? Rien à foutre. Je le sens plus. Je laisse juste le requin l'achever et exulter d'avoir encore une fois survécu. Gagné. Ecrasé.

Putain de monde.
Je l'adore tellement !

Puis, Black out alors qu'on enclenche ma puce. Je m'effondre sur lui, tremblant - et je sens l'un de ses bras dans un spasme convulsif se refermer sur mon dos. Etreinte de mort, réconfort du vainqueur dans cette parodie d'accouplement bestial.

Putain que j'aime ça.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Joker ♦
Messages : 89
Métier : Directeur de Farmacom / Membre du Conseil
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♠ Joker ♦
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Lun 5 Juin 2017 - 13:22


Mon bébé ♥

Le combat était à la hauteur de mes espérances, sanglant, montrant toutes la capacité de cette créature née dans le seul but de tuer et de combattre. Il survivrait très bien en extérieur, mais ce n'était pas le sort qui lui est réservé. J'éteins l'écran pour ne plus voir le corps du déchu traîner, demande au service de nettoyage de s'en charger et attends qu'on me livre le requin en bonne et due forme. Il arrive rapidement, assommé par l'implant. Ceux qui l'ont conçu sont vraiment des petits génies, il faudra que je gère le partenariat pour pouvoir mettre ces puces dans chaque combattant. Une forme de garantie que désireront les investisseurs. Ils veulent être sûr de pouvoir garder le contrôle sur leurs futurs poulains. Ça me semble logique en soi, alors je le note sur les choses à traiter rapidement. Je n'étais plus là pour voir la tête de mes invités, mais mon petit doigt me disait qu'ils étaient satisfait du spectacle offert par Selachi. Et moi aussi, j'étais grandement satisfait. On me le déposa sur la table d'étude, et une fois la porte verrouillée, seul à seul, je me leva de mon bureau pour commencer à l'examiner. Ces blessures n'avaient rien de graves, il était décidément d'une grande résistance ce petit. Je prenais des notes en tournant autour de lui, profitant qu'il fasse un bon roupillon.

Je l'observais longuement et sourit. Oui, j'en suis fier. Je ne l'ai pas créer moi même, mais je suis fier d'être de ceux qui contribuent à ce grand projet. Ce projet désormais en marche de la création du nouveau divertissement. Finalement, je sortit une fiole de sang de vampire et le fit boire au requin endormi pour le faire guérir avant que ça ne laisse des marques indélébiles. Il aura bien assez d’occasions de s'en faire vu son attitude de bagarreur. Il allait sûrement encore dormir un peu, j'en profitais pour compléter son dossier médical. Taille, poids, toutes les mensurations... Absolument toutes. Je réfléchissait quoi faire de lui tout en prenant un peu de sang pour mes dossiers et mes recherches. Il commence à bouger, ça y est, je vais sûrement entendre sa douce voix mélodieuse me dire des mots d'amour.

Il n'est pas entravé, il aura tout le loisir de tenter de me taper sur la tronche. Alors je prend soin de retirer mes lunettes et les ranger bien à l'abri, ce serait dommage qu'il me les cassent d'un coup de poing bien placé. Je me tourne vers lui, sourit légèrement :

« Je suis fier de toi mon grand. C'était vraiment un beau duel. »

Je m'étirait en baillant, fier de moi pour ce coup, mais restant sur mes gardes. Sûrement allait-il se ruer sur moi pour tenter de me bouffer. Et bien qu'il allait galérer à atteindre ce but, je n'avais pas spécialement envie de couvrir de sang ma salle d'examen.

« Et toi tu peux être fier de toi. Grâce à toi, une nouvelle génération d'hybride de combat va prendre vie ! »

Maintenant que j'avais la confiance de certaines bourses de la ville, tout ceci ne serait plus qu'un jeu d'enfant. Je remit bien ma blouse et me tourna pour être face à lui, gardant ce léger sourire.

« Ne t'en fait pas pour tes blessures, tu as bu un petit coup pendant ton sommeil. Tu va être comme neuf pour rentrer chez toi. »

Mais ce n'était pas pour maintenant. J'avais encore des choses à faire avec lui, une discussion à avoir et un dossier médical à remplir. Je me doutais que lui allait surtout parler avec ses muscles. Après tout, il n'as pas été conçu pour être un penseur, mais un tueur. Peut-être qu'un milicien serait content d'en faire usage. Oh tiens oui, je n'y avais pas pensé à cette utilité là, des hybrides de chasse pour miliciens. Quel éclair de génie ! Il faudra que je me penche aussi sur la question. Mais d'abord, mon petit requin. Je le fixais simplement et me faisait la liste mentale des éléments manquant. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas revu, il faudrait qu'il coopère. Mais je sais que je peux rêver. Tant pis, ça se tente comme dirait l'autre :

« Tu manges bien au moins hm ? J'ose espérer que tu ne manges pas tes adversaires comme casse-croûte. »

C'était peu probable qu'il s'adonne à ce genre de cannibalisme, mais je n'étais pas là pour voir le moindre de ses gestes et je préférerais quand même avoir une réponse de sa part. J'avais hâte de voir sa réaction. Oh je restais sur le qui vive, prêt à esquiver son coup ou à l'envoyer promener. Ça me peinerais vraiment de lui faire du mal, mais je tiens à vivre. Et je sais qu'il n'est pas un enfant de cœur. C'est ce que je voulais après tout. L'unique survivant de sa portée, l'alpha et la bêta d'un grand projet qui se concrétise. Maintenant mon fils, parle-moi, haï-moi à ta guise, je suis tout ouï.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Jeu 8 Juin 2017 - 18:43

Trop de lumière, putain. J'ouvre les yeux, les referme presque aussitôt. Mal au crâne. Une main pour me redresser, je m'accoude, claque des machoires. Sale gout dans la gueule, je connais trop. Sang, et pas celui de Tigrou. Celui-là, il est putride, mort depuis longtemps. Vampire. M'ont encore forcé à en boire, font chier. Ca m'énerve, merde !

C'est pas que je tienne à être marqué mais à chaque fois, ils essaient d'effacer, d'ôter les marques. Ils comprennent pas que c'est des traces de victoire, de survie. J'ai pas besoin de ça. J'ai besoin de personne. Foutez moi la paix, arrêtez de sauver les faibles et allez crever dans votre coin les sangsues !

Y'en a un à coté de mon lit. Je plisse les yeux, mais je vois trop mal. Faut qu'il cause pour que je le remette. Le timbré qui a voulu me cajoler alors que j'étais dans la caisse de transport. M'avait tellement surpris que j'ai pas eu le temps de répondre à cet enfoiré avant qu'il parte. Papa, lui ? J'ai pas de père - et si j'en avais eu, je l'aurais buté pour lui piquer sa place.

Mais il cause, il cause, et je suis trop dans les vapes encore pour lui sauter dessus. Enfin, jusqu'à ce que dans le foutoir de ses mots, j'entende un truc. "Une nouvelle génération d'hybrides de combat"... Mes iris se rivent sur lui, mes machoires se serrent. J'ai ma gorge qui se serre tandis que la rage remonte. Généticien. C'est un de ces putains de connard qui m'a éjecté de l'arène, avec leur "modèle optimisé". Oh sa mère la pute.

Si j'étais un chien, je grognerais mais je suis requin. Je le regarde. Je le calcule. J'estime. La main qui m'abrite de la lumière tremble encore un peu ? Pas grave. Je me prépare à l'écraser. Parce que plus je l'écoute, plus je le déteste. J'en vois encore des toubibs de temps à autres, mais aucun de mes créateurs. Ils me font venir, entravé, me piquent, me mesurent et me renvoient comme un numéro sur leur liste. Normal. Mais lui, lui... putain. Fiston. Il m'a appelé fiston. Il me connait. Ce connard, il croit que je l'aime ?! C'est à cause de types comme lui que je me retrouve en cellule, à ronger les barreaux et attendre qu'on me laisse enfin faire ce pour quoi je suis fait. A cause de son putain d'hybride amélioré, son Selachi 2.0 dont on a limé les crocs pour en faire un putain de caniche de compagnie. A cause de la conclusion que j'étais "insuffisant".

Putain de connard de merde !

C'est pas bien, je m'en rends compte, mon coeur bat bien trop fort. D'habitude en combat, je me marre parce que je me cogne de l'autre au final. L'autre, c'est qu'un microbe que j'écrase du pied et qui me fait me sentir vivant. Mais là... là, c'est de la rage. C'est dirigé, contre lui. C'est personnel - parce que ce qu'il m'a fait c'est personnel. Il m'a fait comprendre que j'étais un tocard, comme lui, comme les autres. Ma place de numéro 1, il me l'a arraché et y a foutu un bisounours. C'est... une trahison. C'est ignoble.

Je me redresse, descends de la table. Mes jambes tremblent un peu mais elles tiennent. Je me voute, appui sur le sol. Yeux sur l'autre connard là - et TUE, hurle le requin en moi qui ne voit qu'une proie, qu'un poisson coffre qui se gonfle pour paraitre menaçant. Si c'est ton sang que tu m'as fait boire, je vais m'en gorger et tant pis si je dois gerber ensuite partout. Tu m'as piqué ma vie, espèce d'enculé ! Tu m'as créé pour ensuite me retirer ma raison d'être ! Connard !

Je tâtonne de la main sur la table basse toute proche, y fout le bazar jusqu'à attraper à tâtons une grosse paire de ciseaux. C'est un vampire, je le sais, je me leurre pas tout au fond de moi. Il va utiliser ses pouvoirs à la con pour m'éviter ou me foutre au sol parce que c'est qu'un faible - mais un faible qui triche, comme tous les autres. Je gagnerais pas, je le sais.

Mais je peux lui faire mal. Très mal.

Ciseaux en main, je me rue vers lui en un beuglement sauvage, crocs découverts et ciseaux dégainés - et surtout, une rage meurtrière intense dans les yeux.

CREVE !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Joker ♦
Messages : 89
Métier : Directeur de Farmacom / Membre du Conseil
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♠ Joker ♦
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Sam 10 Juin 2017 - 5:45


Mon bébé ♥
Qu'attendais-je hein ? Il était évident que ce cher requin n'allait pas me faire un câlin de joie. Mais je ne pensais pas qu'il aurait une réaction aussi instinctive et sauvage. Décidément, je ne cesse d'être surpris par mes superbes créations ! Je ne peux m’empêcher de sourire en le voyant si furieux, en le voyant ainsi, la rage au ventre. Tu me hais mon fils ? Tu me hais de t'avoir remplacé par ton petit frère plus gentil ? Mais mon enfant, c'est là le sort de toutes familles. Quand on est un enfant pas sage, le père toujours vient punir. Mais toi, tu ne te rend pas compte de la chance que je t'offre. Tu es encore en vie, j'aurais pu ordonner ton exécution et autopsier soigneusement ton corps. Mais je ne l'ai pas fait. Tout comme je ne t'ai pas fait enfermer dans une cellule de ce laboratoire pour te garder à des fins d'expériences. Je reste un père généreux avec ces mauvais garçons. Sans bouger, je le regarde reprendre ses esprits. Je vois la fureur dans son regard, dans son corps tout entier alors qu'il saisit un ciseau que j'ai laissé traîné par là. Il allait se ruer sur moi. Je restais parfaitement immobile. Je n'avais pas peur de lui, de mon fils. Oh je sais, au fond, rien ne nous unit. Si ce n'est que je suis de ceux qui l'a créer. Et chaque hybride que je créer est comme un enfant pour moi. J'y ait mis mon temps et mon être pour chacun d'eux, mais qu'est-ce qu'il en savent ? Qu'est-ce que ça peut leur faire ?

Peu importe, je laissais le requin fou approcher avec son arme de fortune et me contenta de placer le bras pour réceptionner le coup. La douleur ? Presque aucune, ça pique tout au plus. Il est parfois avantageux d'être un « vieux » vampire. Je souris doucement à l'enragé et tenta, sûrement en vain, de le raisonner :

« Tu me hais hm ? Regarde toi mon chou, tu ne prend même plus la peine de réfléchir. Tu devrais me remercier de t'avoir sortit de l'arène. Ta vie n'en sera que plus longue. Tu aimais combattre hein ? Mais la vie n'est-elle pas un long combat mon enfant ? »

N'ai-je pas raison ? Pour eux tous, qui vivent dans l'esclavage, la vie est un éternel défi. Selachi devrait le comprendre et admirer la chance qu'il a. L'arène aurait eu vite raison de lui, surtout avec la nouvelle génération de combattants qui approchent. Je ne doutais pas un instant qu'il allait se trouver une place, un maître qui saurait s'amuser de cette violence qui vit dans sa chair, qui le contrôle. Mon pauvre petit, tu espérais me tuer ? Tu avais l'infime espoir que je souffre, que je hurle et te supplie de me pardonner ? Non, tu ne peux pas avoir ça. Je suis ton père, ton créateur, jamais tu n'auras ça de moi. Je le fixais encore et saisit le bras tenant les ciseaux pour le faire retirer de ma chair. Il allait sûrement encore frapper, de simple paroles n'apaiserait pas sa colère. Mais peu importe, qu'il frappe, je ne sentirait presque rien. J'ai bu avant de venir travailler, il me restait encore du temps avant de subir la douleur. Et je me refusais de lui faire du mal. Un père ne frappe pas son fils sans raison. Et même si il était l'agresseur, je tenais à montrer que je ne suis pas un lâche. Je gardait ce même sourire.

« Tu veux faire quoi avec tes ciseaux mon mignon ? Me percer de petits trous et voir si je sèche à force de me vider de mon sang ? Tu perds ton temps, pose toi plutôt et écoute ton vieux père. »

Peut-être au final je m'amusais de le voir ainsi agacé. Les réactions des autres êtres sont tellement passionnantes, si imprévisibles. Surtout lui. Ah, je pourrais jouer ainsi avec lui des heures durant. Et sûrement lui apprécierais de me pourchasser avec l'espoir de me découper en petits morceaux. Je finis par hausser les épaules et attendre de voir ce qu'il allait faire. Je me doutais qu'il allait frapper encore et encore. J'ai quand même des limites, il ne faudrait pas qu'il me transforme en gruyère. Ce serait mauvais pour l'image. Oh et puis zut je m'en fiche bien. C'est une excellente occasion d'analyser davantage un comportement comme celui de Selachi. Autant profiter, c'était peut-être la dernière fois que je le voyais. Ah la la, tu me manqueras tant quand tu seras entre les mains de quelqu'un d'autre mon petit trésor. Ou est-ce que je devrais plaindre cette personne ? Ah ah, peu importe, ce sera plus mes affaires à ce moment. Je penche légèrement la tête et regarde la plaie au bras. Zut, ma blouse..blanche ! Je vais me faire tuer par le pressing ! Je roule des yeux d'agacement en y pensant, glissant une main dans mes cheveux :

« Selachi chéri, tu abuses quand même, cette blouse était neuve... »

Non je n'ai pas pu m'en empêcher..

_________________
The Joker:
 

Merci Yi ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Mar 13 Juin 2017 - 14:26

Je fonce, aussi vite que je le faisais dans l'arène à mes meilleurs jours. Les ciseaux plongent vers son cou, mon coeur pulse fort. Je vais le crever ! hurle le requin, totalement dans l'instinct. Il peut pas esquiver ! Il peut pas esquiv- et il se tait lorsque l'acier plonge dans la chair de son avant bras, voix amusée en surplomb. Putain d'enculé de ta mère !

La rage augmente. C'est que c'est mon coup, ça, c'est comme ça que j'ai coincé Tigrou tout à l'heure. C'est ce qui l'a tué. Ce qui l'a ramené à sa place de loser. Ce salopard rajoute l'insulte à la blessure, en me ramenant au niveau du félin. Je beugle, je pousse. Je suis pas aussi con que lui, ni aussi faible, ni aussi - JE SUIS PAS LUI PUTAIN ! Je l'écoute pas, l'empaffé, je veux pas, je peux pas, je veux juste lui écraser la face contre un mur et lui arracher les tripes à pleine paume - et peut-être que là alors cette affreuse sensation de défaite qui me poisse au corps et au coeur s'évanouira, noyée sous l'amertume putride de son sang.

Alors je change surtout pas de posture. Je pousse. C'est peut-être un vampire, mais c'est un poids plume. Crever ça lui permet de cogner fort, mais pas de peser plus lourd. Emporté par l'élan, je continue et l'oblige à reculer, reculer jusqu'à ce que ses pieds glissent sur quelque chose. Perte de l'équilibre. Casse toi la gueule, connard ! Au sol, là où tu voulais me foutre !

Ca a pris pas longtemps de le faire chuter, deux secondes peut-être mais dans mon esprit débordant de haine, ça semble une éternité. Je me laisse pas un seul instant de répit, et à lui non plus. Il va répliquer et dès que ce sera fait, je volerai de l'autre coté de la pièce. Faut que je cogne avant qu'il saisisse. Pendant qu'il est surpris. Et plus que de le cogner, je veux lui faire mal. Je veux le mettre en rogne. Je veux qu'il comprenne que Selachi, c'est pas le gentil petit poisson qu'il croit, un petit monstre qu'on sort et refout au placard d'un simple caprice. Je veux qu'il SACHE - et je veux qu'il cogne ensuite, qu'il arrête de se marrer, qu'il se défende. S'il se défend, c'est que je suis une menace. C'est que je peux lui faire du mal. C'est que je suis ce que je dois être - un prédateur même contre lui.

Ca pourrait être une chute ce que je fais, mais ça l'est pas. Je me laisse tomber de tout mon poids sur lui, sans prévenir, sans prévoir. Plus compliqué pour lui de savoir ce que je veux faire si je le sais pas moi même. Je tombe sur lui. Un genou qui s'enfonce dans son entrejambe, pour la surprise et la douleur, l'arène apprend à être salaud pour survivre ; mes mains sur ses épaules et serrent, pour le maintenir au sol et possiblement teinter un peu plus cette blouse de sang ; mon visage irradiant de haine pure et dure qui croise son regard puis s'avance. Je vise le cou. La chair. Le sang.

Il peut pas crever mais je vais lui faire regretter d'être vivant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
♠ Joker ♦
Messages : 89
Métier : Directeur de Farmacom / Membre du Conseil
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
♠ Joker ♦
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Jeu 15 Juin 2017 - 14:08


Mon fils...
Je perdais totalement le contrôle de la situation. Pire qu'un requin, un chien enragé s'acharnait sur moi. Et merde, je ne pensais qu'il s'acharnerait à ce point. Je ne l'ai certes pas fait concevoir pour réfléchir, mais là, on dirait qu'il n'a plus aucun sens de réflexion. Il n'agit qu'à l’instinct, et là, il veut ma mort.Je ne suis qu'une proie à ses yeux, un être qu'il veut déchiqueter sous sa haine. Il doit se douter qu'il ne peut prendre ma vie, mais il va s'acharner quand même. Tu veux que j'ai mal hein ? Nous allons voir ça. Mais il arrive à me faire basculer en arrière. Merde merde, est-ce que j'allais être obligé de me défendre ? C'est ce qu'il veut, il veut me voir péter les plombs et m'en prendre à lui. Et ce sous l’œil de témoins probables, attirés par les cris et le bruit que provoque cette bagarre. Ça gâcherais beaucoup de choses. Je ne devais pas céder à cet appel de colère. Et là était la vraie épreuve. Et j'ai beau être un ancien vampire peu sensible à la douleur, à force de perdre du sang, la soif ne va pas tarder et avec elle, la chute de toute cette résistance qui m'habite. La télécommande de l'implant est loin, je pourrais l'attirer avec la télékinésie, mais il fallait déjà que j’empêche la bête féroce de m'arracher la tête. Il s'acharne, me frappe dans les parties sensibles. Putain de merde, une pointe de douleur me saisit. Putain non, la soif commence à se faire sentir. Je dois rester calme, me dépêcher d'analyser. Tant pis. J'ai à peine quelques secondes que j'utilise pour le projeter au loin d'une onde télékinétique. Je l'envoie percuter le mur et me dépêche de me relever. Ma blouse est tâchée de sang, mes lunettes sont brisées au sol. Et je souris.

Je souris malgré tout. Cette situation est tellement amusante. La créature qui se rebelle contre son maître avec l'espoir de devenir supérieure. Je le fixe, j'ai soif. Je lèche mes lèvres alors que des veinules noires apparaissent autour de mes yeux, trahissant mon envie de me délecter de sang. Ma plaie au bras tape de douleur. Je rigole même, oui j'ai mal, je suis vivant ! Je fixe le poisson sauvage et prend la télécommande de son implant avant de dire d'une voix froide :

« Ton petit jeu a bien assez duré mon fils. Et ton père n'est pas content de toi. Tu m'as déçu. »

J'appuie sur le bouton, juste assez pour le mettre à terre sans encore l'étourdir. Et je m'approche sans crainte. Je le fixe longuement avant de sourire encore. Mais pas le sourire du père attentif. Non, un pire, qui ne s'était presque jamais affiché sur mon visage. Un grand sourire dément, un regard de folie, de soif. J'ai envie de me ruer sur lui et le vider de son liquide vital, mais ce serait du gâchis. Il sera très utile à quelqu'un d'autre. La séance a été bien assez longue et très enrichissante. Je pose mon pied sur la tête du poisson et me penche sur lui pour dire doucement, d'une voix froide et sans sentiments :

« Respecte donc celui qui te permet de te battre. Crois moi bien, si je le voulais, tu serais déjà le repas de ton remplaçant. »

Ce n'est pas mon genre de dire ça. Une forme nouvelle de moi prenait forme chaque seconde, guidé par la soif, la douleur, la colère. Une face de moi que nul ne connaît, et que nul ne connaîtras jamais. Puis finalement, je l'ai étourdit avec son implant. Un instant pour me calmer, prendre une fiole de sang caché dans le bureau pour passer la soif et soigner les blessures. Un petit tour pour ranger le foutoir, changer de blouse en cachant celle tâchée de sang et j’appelais la garde. Je feintais face à eux une simple altercation vite contrôlée. Malgré tout, j'avais une réputation à tenir. Je me posais à mon bureau alors qu'ils embarquaient l'homme poisson pour le retour. Je soupire, ferme les yeux un instant... Qu'est-ce qui venais de m'arriver ?... Je regarde mes mains sans comprendre. Qu'est-ce que tu venais de créer en moi Selachi ? Est-ce une part de lui qui est venu en moi ? Ou est-ce une part de moi que j'ignorais qui est né en lui ? Je ne sais pas. Finalement je souris. J'ai peut-être perdu à ton petit jeu mon bébé. Mais un jour, je te retrouverais, et je gagnerais. Je regarde le bordel que nous avons laissé dans cette salle de soin. Je me demande si tu vas te réveiller avant d'arriver au transport, si tu vas hurler en me traitant de lâche et t'enfuir pour venir me sauter à la gorge ? Ou si tu vas sagement faire dodo jusqu'à ton arrivée à la case départ. Je me lève calmement et sort du bureau pour écouter. Si il y a quelque chose à entendre.

_________________
The Joker:
 

Merci Yi ♥:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cagole des Océans
Messages : 63
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   Lun 19 Juin 2017 - 20:16

Ca bouge. J'ai la gerbe.

Putain, j'suis où ?

J'rouvre les yeux, gueule contre le sol. Me redresser, c'est chaud. Ca bouge, et puis ça me tend dans les muscles. L'habitude : implant. On m'a zappé. Je me sens sourire, habitude aussi. J'ai gagné. A partir du moment où on appuie sur ce bouton, je sais qu'j'ai gagné - pointe de douleur à la base de la nuque, aie, merde, c'est quoi ça ? Je roule sur le coté, grimace. Ca, c'est pas du muscle, c'est pas l'implant. Je frotte de la main, et ça me rappelle. Le mur. Le combat. Papa.

Oh putain l'enculé de sa mère.

Le vague bien-être se casse tandis que ça remonte. Je classe tandis que je m'assois. Il saignait ce fils de pute, je me rappelle. Il était au sol, les mains tendues pour tenter de se protéger. Ah ! Elles sont vite retombées, ces jolies mimines de tapette lorsque j'ai tapé dans les couilles ! Il criait pas, ça me rendait dingue. Il avait de la voix pour roucouler ses conneries mais pas pour me supplier d'arrêter ? Quel enculé ! J'ai cogné plus fort et puis.. Bam. Projection. Ma main frotte, se rappelle - et dans ma poitrine, ça cogne au souvenir de ma victoire. Je me marre presque d'ailleurs, la douleur va et vient avec. Et puis je me marre plus. Il n'a pas fait que me balancer, l'autre. Il m'a aussi menacé. Je passe la langue contre l'intérieur de ma joue, là où il a appuyé du pied. Ca a encore goût de sang - le sien. C'est toujours dégueu, mais c'est mon dégueu. Je l'ai mérité ce sang, j'l'ai fait couler et s'il n'y avait pas le souvenir de la voix moqueuse de ce bouffon et la sensation de sa semelle contre ma peau, ça serait parfait.

Ca y est, j'peux me relever. Les trous d'aération sont assez grands pour que je regarde à travers. La rue, la camionnette et derrière moi, une grosse façade bien clinquante comme l'aime les richards. Reniflement de dépit et ultime regard noir avant qu'ils referment la porte de la camionnette sur moi. J'ai gagné, mais je reviendrai un jour, j'en suis sûr, forcé - ou non. Parce que je veux revenir. Revoir Papa - et ce coup-ci, lui arracher sa paire de couilles molles pour la lui faire bouffer.

Ouais, je t'aurai la prochaine fois connard. Personne ne me marche dessus.
Personne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: La terreur et son créateur [PV: Selachi]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La terreur et son créateur [PV: Selachi]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jean P Boyer fût-il le créateur de l'armée Dominicaine?
» Retro: Terreur en Haïti 1992
» OGM: Quand Monsanto sème la terreur
» Leviathan, terreur des profondeurs !
» 10 juin... Canada... Barberousse... la terreur... Oradour...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Hors Rp :: Archives :: RPs Terminés-
Sauter vers: