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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]
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MessageSujet: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Dim 7 Mai - 23:47


Fais ce que tu dois, advienne que pourra.



C’est la vibration de mon téléphone qui me sort lentement de mon sommeil et le retentissement d’un « bip » qui me prévient d’un message vocal. Je me frotte les yeux pour m’aider à les ouvrir et je fixe les chiffres sur le cadrant de mon réveil, le soleil n’est pas encore totalement couché et ma mâchoire se déforme pour lancer un bâillement avant de me balancer lourdement sur le côté. Je retire le pop-corn collé sur ma joue tout en fixant le plafond d’un air hébété. Je mets longtemps à m’extirper du lit pour me rendre dans la salle de bain. Je fais mon affaire, la tête appuyée contre le carrelage, une main sur la base de mon sexe pour le guider et viser la cuvette des chiottes –ce qui n’est pas facile avec la gaule du matin - et un petit grognement retenu indique la satisfaction de me vider la vessie, je tire la chasse d’eau en tirant violemment sur le plastique.

D'un geste hargneux -grognon du matin-, je repousse le rideau de douche, ouvre le robinet pour laisser l’eau couler quelques secondes tandis que je regarde ma tronche face au miroir, un tête-tête avec moi-même et j’ai vraiment, vraiment, une sale gueule. Je passe ma main sur mon visage, je frotte négligemment ma barbe de quelques jours avant de grimper dans la baignoire pour rester quelques minutes sous le pommeau qui crache de l'eau brulante. J’apprécie ce moment même si malheureusement ça ne suffit pas à bien me réveiller et en sortant, je me prends le pied sur le rebord de la baignoire et je manque de perdre l’équilibre mais je me rattrape en agrippant le rideau de douche que j'arrache violemment dans ma chute. Si j’étais un humain, j’aurai très certainement eu des bleus jusqu'au bout des orteils... Je m'en sors en étant seulement un peu plus mal luné. Je jette ma serviette de bain sur le lit avant d’attraper un boxer qui traine sur la commode, je le renifle, il ne sent pas trop mauvais, je l’enfile.

Après avoir enfilé un sous-vêtement, je me pose sur le rebord du lit, une bouteille de bière dans une main et mon téléphone de l’autre en train de vérifier le message vocal. La voix est douce mais légèrement nerveuse, un gars lui demande de retrouver son esclave et je le rappelle pour avoir des renseignements complémentaires. Prénom. Race. Âge. Photo. Etc. Je raccroche et au même instant, je pose ma bière –vide- sur le comptoir –dépotoir- de la cuisine. Lorsque je m’habille (t-shirt blanc crème et un jean noir), je reçois plusieurs photos de l’humain que je prends le temps de visualiser pour retenir son physique.

Je glisse le portable dans la poche intérieure de ma veste en cuir de motard, enfile mes bottes, j’attrape les clés de ma chérie dans le récipient à l’entrée et je décampe de mon sous-sol pour sortir prendre l’air de la tombée de la nuit. Je reste sur le perron, à l’abri du soleil que je regarde se coucher lentement derrière les immeubles. J’attrape un cigare que je prépare pour crapoter et au même moment ou j’entreprends ma première taffe, je le vois, ce type en train de fracasser ma moto, mon bébé, ma chérie !

- Enculé !! Gueulé-je en descendant les marches du perron mais les rayons du soleil me font hurler lorsqu’il brule mon visage et je recule d’une vitesse folle sous le préau dans un coin, contre un mur pour y échapper.

Mon cigare est tombé sur le trottoir et roule doucement pour disparaitre dans une bouche d’égout. Je pose les mains sur mon visage qui se reconstitue, les brûlures s’effacent pour que renaisse ma tronche, ma sale tronche.

- Éloignes-toi de ma moto, fils de pute ! Si j’arrive à te choper, je vais te crever ! Crié-je car c’est actuellement la seule manière qui me permet de canaliser la colère qu’il pulse dans mes veine.


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Bambi
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MessageSujet: Re: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Sam 3 Juin - 14:46


Un dernier coup d'œil sur son bout de papier.
Quelques mots écrits: un quartier, le nom d'une rue et un numéro. Selm vérifia s'il était au bon endroit. Un regarde en direction de la petite pancarte accolée à une façade et qui annonçait le nom de la rue. Oui… C'était bien ici! Le daim ne s'était pas trompé, il avait trouvé. Il ne lui restait plus qu'à repérer le numéro correspondant. Il avança prudemment dans la ruelle. Tous ses sens étaient aux aguets. Certes, la journée qu'il avait choisie pour venir en reconnaissance était lumineuse et ensoleillée. Rares étaient les nuages présents dans le ciel. Une belle journée pour ceux qui vivaient à l'extérieur. Les suceurs de sang ne viendraient probablement pas les courser aujourd'hui…

Cependant, le libre devait prendre garde. Il n'était jamais à l'abri d'un coup fourré. Les rayons dorés n'éloignaient jamais toute menace, même concernant les vampires. Certains se montraient bien trop téméraires que pour croire que le soleil les repoussait à chaque fois. De plus, certains esclaves n'étaient pas des êtres de confiance. La preuve vivante avec cet hybride lion qui le pourchassait sans cesse dans la forêt. Alors d'autres pouvaient très bien agir comme lui. Soit pour le plaisir de chasser, soit pour lécher les bottes des immortels et tenter d'améliorer leurs conditions de vie sans doute. Pour le daim, ça ne lui viendrait même pas à l'esprit de balancer l'un des siens, libre ou pas. Certes, lorsqu'on vivait seul dans la nature avec peu de moyen, c'était presque du chacun pour soi. Les autres passaient ensuite… Plusieurs n'hésitaient pas à agresser d'autres libres pour s'approprier le peu de biens qu'ils possédaient. Selm en avaient déjà vus se disputer pour en bout de pain, en venant aux coups et blessures pour obtenir la nourriture tant convoités. Alors croiser un humain ou un hybride dans la forêt était souvent source d'inquiétude. Bon ou mauvais? Partageur et amical ou solitaire et agressif? On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber…

Ah! C'était là! Ses yeux verts se posèrent sur le bâtiment juste en face de lui. Ce devait être ça! En tout cas, l'adresse correspondait à celle sur son papier. Comment l'avait-il su? Comment savait-il qu'il devait se rendre à cet endroit? Cette information… L'hybride l'avait eue en côtoyant une de bande de libres qui se battaient contre les vampires, pour la liberté des esclaves. Des chasseurs de sangsues comme ils aimaient s'appeler. Au nombre de trois, ils piégeaient les suceurs de sang qui s'aventuraient dans la forêt. Milicien ou simple citoyen, ils ne faisaient pas la différence. Du moins, ils essayaient d'éradiquer ceux qui menaçaient les esclaves en planque dans les bois… Et comme n'importe quel libre, les informations n'étaient pas spécialement gratuites. Selm avait dû se résoudre à sacrifier le pain qu'il avait réussi à obtenir. Il avait mis tant de temps à le soutirer à un autre esclave captif qu'il avait eu du mal à le céder. D'autant plus que lui aussi avait faim… Il le savait… Son amour pour Winter finirait par le perdre… Mais que ne ferait-il pas pour retrouver son tigre…

Selm observa un instant le bâtiment. Même si le soir approchait, pas de trace du dit vampire. Un autre coup d'œil, à droite puis à gauche. Personne non plus dans la rue. Il faisait calme, la rue était tranquille. Cependant, il ne devrait pas trop tarder… Le soleil était en train de décliner. Rester ici très longtemps l'obligerait à se déplacer en ville dans le noir. Non pas qu'il n'y voit pas, mais les vampires seraient alors de sortie. Plus rien ne le protégerait réellement d'une éventuelle capture. Alors il ne ferait qu'observer, le cervidé reviendrait plus tard. Mais fallut-il que ses yeux verts tombent sur la moto soigneusement garée devant la bâtisse… Lui appartenait-elle? Peut-être… En tout cas, elle se trouvait devant chez lui… Un nouveau coup d'œil en direction de la maison. Toujours personne…

C'était à cause de lui… Tout ça, c'était de sa faute… C'était lui qui l'avait séparé de son tigre… C'était lui qui avait capturé son amant… Du moins, c'était l'information qu'il avait réussi à obtenir auprès des chasseurs de vampires. Ils l'avaient vu capturer un hybride tigre blanc aux abords de la forêt. Était-ce ce Milicien? Était-ce réellement Winter? Selm n'en avait pas la moindre idée… Mais son tigre lui manquait tellement qu'il était prêt à y croire. Et à déverser sa rancœur contre l'un de ces chasseurs vampiriques. C'était de sa faute! Oui, le daim était en colère, triste peut-être aussi… Mais surtout furieux contre ce suceur de sang. Ce dernier lui avait arraché l'être aimé, alors le cervidé allait lui rendre la monnaie de sa pièce. Non pas en le tuant… Il n'était pas de taille à affronter un immortel en combat singulier. Aucune chance… Par contre, il pouvait toujours lui mettre des bâtons dans les roues ou se venger d'une quelconque façon. Comme mettait la moto en morceau par exemple… Et si elle ne lui appartenait pas, tant pis… Ce serait quand même bien fait pour la pomme de l'être de la nuit à qui la bécane appartenait.

Le libre n'avait pas grand-chose sur lui à part un couteau suisse… Ça ne ferait pas de mal à un vampire mais il pourrait peut-être l'utiliser contre la moto. L'hybride jeta encore un coup d'œil autour de lui pour être certain que personne ne le guettait avant de se mettre à l'œuvre. Première étape: planter son couteau dans la gomme et crever le pneu. Un soupir s'en échappa rapidement. Satisfait, Selm passa à autre chose: boucher le pot d'échappement avec des graviers. Puis démonter les rétroviseurs et le logo de la marque à coups de couteau, griffer la carrosserie – du moins, le peu qu'il y en avait. Ensuite, casser les phares, avant et arrière. Il tenta même de mettre de l'eau – celle de la bouteille d'eau dans son sac à dos – dans le réservoir. Manque de chance, le daim ne réussit pas à ouvrir le bouchon. Il essaya ensuite de faire basculer la moto sur le flanc. Mais avant qu'il n'y parvienne, une voix tonna derrière lui.

Selm sursauta et fit volteface. Son regard courroucé se posa alors sur le vampire qui venait de l'insulter. Et qui le fit encore. En tout cas, la moto lui appartenait bien. Maintenant, était-ce le coupable? Celui qui avait enlevé Winter? Rien ne pouvait le certifier… Il n'empêche que le cervidé laissa libre cours à sa fureur. Voilà bien longtemps qu'il n'avait plus été en colère comme ça. Jamais peut-être… Ou avant qu'il n'arrive en Amérique… Ses sourcils se froncèrent lorsque le suceur de sang le menaça. Qu'il vienne! Il n'oserait pas l'approcher… Le daim baignait dans la lumière d'un soleil couchant. Du moins, ce qui restait de ses rayons dorés. L'impie se planquait dans l'ombre, cela se voyait tout de suite. Cependant, le libre devait bien garder en mémoire que l'astre du jour déclinait. L'obscurité envahirait bientôt la rue. Alors qu'il prenne garde à ne pas rester plus longtemps ici.

Enfoiré! C'est de ta faute!

Sa main attrapa l'insigne BMW pour lui balancer rageusement. Non… Le vampire n'approcherait pas… Alors le cervidé en profita pour continuer sa casse. Et cette fois-ci, les insultes de l'immortel ne l'empêcheraient pas de coucher la moto. Forçant sur ses bras et bandant les muscles de ses jambes, Selm réussit à faire tomber l'engin. Avec fracas, la moto se retrouva au sol, étalée sur le flanc. L'hybride se tourna à nouveau vers le vampire, continuant à déverser sa colère avec des mots:

Saloperie de vampire! Je te déteste! C'est de ta faute!

Pourquoi avait-il fallu que Winter se fasse attraper…

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MessageSujet: Re: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Dim 11 Juin - 9:05


Fais ce que tu dois, advienne que pourra.



Je vais le crever. Je vais me faire une joie de lui arracher les yeux et de les bouffer. Généralement, je ne suis pas le genre de type à être surpris, ou à me retrouver paralysé par la peur, mais là, je n’ai même pas pu bouger un doigt de pied tant j’étais médusé par ce que mes yeux me montraient. Il y a un putain d’esclave qui est littéralement en train de bousiller ma moto, le cœur de ma vie, ma tendre moitié. C’est sans-doute insignifiant pour le commun des mortels, mais ma bécane est la seule dans tout Dornia à connaître mon cul par cœur. Son siège matelassé de cuir a pris la forme de mon postérieur, elle en prend soin comme personne dans mon entourage. Entre elle et moi, il y a ce lien de confiance inébranlable et elle ne m’a jamais fait faux bond. Elle m’est plus chère qu’un quelconque être humain ou collègues. Je suis coincé à rester là, passif, tandis que ce trou du cul est en train de saloper ma moto et il ne suffit d’un rien pour que ma voix enrouée lâche une bombe d’insultes.

Mon sang ne fait qu’un tour, en fusion, bouillante dans mon corps, jusqu’à venir taper avec violence les veines sur mes tempes. Je vais l’écorcher. Ma moto est maintenant au sol comme une vieille serpillière que l’on maltraite. L’esclave m’insulte aussi, me tient coupable d’une faute dont je n’ai aucune idée, oh, je ne dis pas que je n’ai rien avoir là-dedans, très certainement même, mais j’en fais tellement des conneries, des crasses, qu’il faut juste être un peu plus précis. Toutefois, je n’ai pas envie de savoir car je m’en carre le coquillard. A l’instant, je veux juste être assez proche de lui pour faire craquer son cou dans mes mains. Impulsivement, je m’avance mais les rayons du soleil me rappellent à la douleur et je me propulse violemment contre la porte d’entrée de l’immeuble. Légèrement sonné, je mets quelques secondes à me remettre droit comme un « i ».

- Hey ! Fils de… ! Regardes-moi ! Ma voix n’est pas douce pourtant, on peut entendre un ton légèrement sentencieux, presque hypnotique. Je passe négligemment ma main dans mes cheveux, d’un geste emplit de nervosité lié à la colère, pour les rabattre en arrière.

J’attends le bon moment, celui ou ses yeux vont croiser les miens pour l’amadouer. Je fais appel à toute ma concentration afin d’utiliser au mieux mon pouvoir d’hypnose. Je lutte pour briser les barrières que l’esclave a su construire autour de lui, mais tout doucement, je les fissure comme un miroir qui se brise. Ma voix devient pour lui comme une délicieuse friandise dont il désire savourer, il le désire si fortement qu’il marche vers moi.

- Viens… Viens... Petit Esclave… Je tends la main vers lui et lui fait signe d’avancer. Mes doigts sont à la limite du soleil car je me suis également rapproché pour raccourcir la distance qui me sépare de lui. Toutefois, je ne peux pas m’avancer plus loin, délimiter par ce soleil couchant mais dès que mes mains vont l’attraper, j’en ferai de la charpie.

Il est là, à quelques centimètres de moi, il me suffit juste qu’il se rapproche de quelques pas supplémentaire pour lui agripper son vêtement et le balancer contre le mur du bâtiment et refaire la façade de son sang. Mes doigts frôlent son visage, je peux sentir la sensation de brûlure sous chacun de mes ongles et cette fichue douleur, me fait perdre la connexion avec l’esclave.

- Merde... ! Je m'apprête à l'attraper malgré le soleil qui calcine ma main.

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Bambi
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MessageSujet: Re: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Mar 27 Juin - 21:06


Les insultes fusaient entre les deux protagonistes de cette joute verbale à distance. L'un y allait franco, utilisant un langage emprunté à l'argot et bourré de grossièreté. Alors que l'autre usant de noms d'oiseaux un peu plus subtiles, allant même jusqu'à l'injurier en suédois. Lorsqu'il était en colère, le daim avait tendance à revenir à sa langue maternelle pour exprimer son mécontentement ou sa fureur. Peu lui importait que son vis-à-vis comprenne ou non. Ses paroles sortaient naturellement en suédois. De toute façon, à entendre l'intonation dans sa voix, on pouvait tout à fait déduire que des insultes et des reproches s'échappaient de sa bouche. C'était de sa faute de toute façon, alors il méritait bien ces réprimandes. C'était lui qui avait attrapé Winter, lui qui le lui avait enlevé. C'était de sa faute s'il vivait seul… Selm lui renvoya un regard méprisant dès qu'il fut à court d'insultes. Mais en le regardant ainsi, le cervidé avait omis un détail. Une information cruciale qui concernait les vampires. Et il allait en faire les frais, à ses dépens…

Le vampire lui ordonna subitement de venir à lui. Pff… Comme si le libre allait obéir. Il pouvait toujours se brosser pour que l'esclave approche et quitte les rayons solaires si sécurisants. Selm savait que s'il approchait, il finirait en morceaux. Bien pire que la moto étalé non loin. Le regard courroucé que lui lançait le suceur de sang en disait long, était sans équivoque: " Si je t'attrape, je te tue! " Il fallait être totalement suicidaire pour oser faire quelque pas dans sa direction. Pourtant le daim avança vers lui sans riposter.

Sa voix était douce à ses oreilles, trop attirante que pour rester indifférent. Le cervidé n'arrivait pas à détacher ses yeux de ceux de l'immortel. Son regard vert était plongé dans celui du vampire. Il ne s'était même pas rendu compte qu'il marchait vers lui. Le suceur de sang était subitement devenu fascinant, captivant. Plus rien d'autre ne compte pour le daim. En une fraction de seconde, toute colère s'était évanouie, ne laissant qu'une attirance mortelle pour l'Impie. Le reste lui semblait vide, dénué de sens. Son esprit s'était momentanément mis en veille, soumis inconsciemment à la puissance mentale de l'être de la nuit. Impossible de s'y soustraire. C'était trop difficile… Le libre avait beau avoir toute la volonté du monde, il ne parvenait pas à repousser la poigne mentale du vampire sur son esprit. Alors, Selm continua d'avancer vers le prédateur, sans avoir conscience de marcher vers sa mort. Il n'était plus qu'un pantin entre les doigts d'un vil marionnettiste, ce dernier l'emmenant tout droit vers le bûcher.

Puis subitement, cette sensation de lâcher prise, d'abandon total disparut comme elle était venue. La voix de l'immortel n'avait plus rien d'attirant. Au contraire, elle était rauque et menaçante. Le vampire était redevenu un monstre dangereux, à craindre, n'ayant plus rien à avoir cette créature divine et séduisante que le suceur de sang faisait miroiter à son esprit. Quelques battements de cils, et le daim était revenu à lui. Il lui fallut encore une longue seconde avant de réaliser où il se trouvait. Trop proche, beaucoup trop proche. C'est alors que Selm se rendit compte de sa proximité avec le vampire. Juste à temps! D'un bond, il recula vivement avant que le chasseur ne le touche. Sa main vint frôler son visage. Manqué! Quelques centimètres de plus et le Milicien aurait pu l'attraper. Si le libre n'avait pas bondi en arrière, c'en était fini de lui. S'il avait mis plus de temps à reprendre ses esprits, il aurait sans doute fini entre les mains de l'immortel. Si le soleil n'avait pas mordu le vampire avec hargne, le daim ne serait plus qu'une tache écarlate contre le mur. Il pouvait donc remercier l'astre du jour de lui avoir sauvé la vie. Louez soi le soleil!

Le cervidé s'était fait avoir par le pouvoir le plus fourbe de ces êtres morts: l'hypnose. Pourtant, le libre était au courant des capacités de ces derniers. Mais jamais il n'aurait pensé que l'un d'eux puisse utiliser ce pouvoir pour l'attraper. Les chasseurs qu'il rencontrait habituellement préféraient les bonnes vieilles méthodes de chasse. Du coup, plus question de le regarder dans les yeux. Selm le tenait toujours à l'œil mais il fixait ses jambes ou son torse désormais. Il ne se ferait pas avoir une deuxième fois.

Aussitôt, sa colère revint. Ses sourcils se froncèrent, ses yeux se plissèrent. Et sa fureur se manifesta aussi sous la forme d'un joli crachat en pleine face. Ca, s'était pour Winter et pour avoir tenté de l'hypnotiser. Le daim aurait sans doute recommencé à l'insulter s'il ne s'était pas senti menacer par le vampire. Le suceur de sang avait tenté de l'attraper, il devait prendre garde à ne pas faire deux fois la même erreur. De plus, le soleil déclinait, se cachant derrière les bâtiments. Un coup d'œil par-dessus son épaule lui indiqua que l'ombre prenait de plus en plus d'ampleur, engloutissant les rues. Il était temps de déguerpir. Le vampire était encore bloqué derrière le rideau lumineux. Selm pouvait donc prendre suffisamment d'avance pour espérer ne pas être rattrapé. S'il partait maintenant, il avait une chance d'atteindre la forêt avant que le soleil ne disparaisse complètement derrière les immeubles. Il échapperait donc au chasseur en furie.

Le cervidé ne lui accorda donc qu'un bref coup d'œil pour être sûr qu'il ne bougerait avant quelques minutes, coincé par l'astre du jour. Puis, sans un mot, l'esclave se détourna pour prendre ses jambes à son cou. Même si le suceur de sang vociférait dans son dos, il ne ralentit pas son allure. Il n'avait que quelques minutes devant lui, une bonne dizaine. Il devait donc faire vite et ne pas se perdre dans le dédale des rues de Dornia. Le libre courut à en perdre haleine. Il fonçait sans se préoccuper de ce qui se passait autour de lui. Qu'il croise des esclaves ou des vampires déjà sortis de leur trou, il ne s'en soucia pas. Rien ne l'arrêterait, seul atteindre la forêt l'importait. Heureusement que son corps était taillé pour la course, pour la rapidité et l'endurance. Une chance aussi qu'il avait un bon sens de l'orientation, quand il voulait bien… Ouf… La forêt se profilait déjà au bout de cette longue rue. Un dernier effort et il serait sauf, perdu dans toute cette végétation.


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MessageSujet: Re: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Ven 21 Juil - 10:28


Fais ce que tu dois, advienne que pourra.



Il n’est qu’un insecte que je vais écraser entre mes deux mains, comme un moustique qui virevolte et qui « paf » se retrouve aplatit sous la force de l’impact. Lorsque j’ai réussi à capter son regard, j’ai utilisé mon pouvoir sur lui, je n’ai pas pour habitude d’hypnotiser mes proies lorsque je chasse, mais aux grands maux, les grands remèdes. Le soleil est contre moi et c’est la seule solution pour que ce petit cloporte se dirige vers moi sans difficulté. Je le contrains à obéir, à s’avancer et chaque pas vers moi le rapproche inévitablement de sa fin. Il me suffit juste de tendre le bras vers lui pour que mes doigts enserrent son cou, que je le soulève pour le jeter vers les containers un peu plus loin. Mais il y a eu ce sifflement, ce putain de klaxon dans la rue intermédiaire qui a rompu le contact entre nous : C’est comme me raccrocher à la gueule.

Je reprends vite mes repères et constate qu’il n’est pas si loin, je risque de me brûler les doigts mais cela ne sera qu’une blessure superficiel pour atteindre mon but. Je tends le bras, mes doigts chauffent à la lueur du soleil mais cet esclave à l’instinct de faire un bond en arrière et je n’arrive qu’à frôler son putain de visage. Je grogne sous l'infime douleur de sentir le bout de mes ongles calcinés.

- Je vais t’étriper… Le soleil ne va pas rester bien longt…

Je sens une chose gluante sur ma tronche, là, plaquée sur ma joue. Ce vaurien vient de me cracher dessus. La colère déjà présente devient un tourbillon menaçant et mes canines s’affichent combattantes, prêtes à le déchiqueter.  J’essuie sa morve d’un revers de manche et ma mâchoire se contracte, nerveuse. Le soleil commence à disparaitre derrière les immeubles, mon regard se fait meurtrier et ma bouche, elle lui sourit carnassier. Je vais l’attraper à la gorge et en faire des petites miettes.  Il a très vite compris que le danger le guette et il se rapproche inévitablement de lui. Le soleil se décline et je n’attends qu’une seule et unique chose : le pourchasser. Je vais le poursuivre jusqu’à sentir l’adrénaline remplir chaque pores de ma peau.

- J’ESPÈRE QUE TU COURS VITE ! ENCULÉ D’ESCLAVE ! Crié-je à son intention avant de le voir disparaitre au coin de la rue.

Je détourne le regard vers la lumière qui peu à peu se fait avaler par la pénombre cela pendant dix longues et insoutenables minutes. Je sens mes jambes prêtes à s’envoler et à le courser. Lorsqu’enfin, j’ai le champ libre... je cours à toute vitesse pour le retrouver, le rattraper et l’attraper. Mes stylmartin tapent sur le béton, j’essaie de retrouver les rues qu'il a pu prendre, certains vampires me montrent du doigt la direction qu'il as prise, je continue tout droit, je trace comme une flèche avant de m’arrêter, net, les deux pieds ancrés au sol.
Je tourne lentement la tête vers la droite vers une longue rue, je l’aperçois au bout de celle-ci pour se rapprocher vers l’orée de la forêt avant que sa tête ne disparaisse dans les feuillages. Je grogne. Mes jambes s’envolent vers sa direction et je suis prêt à y passer la nuit pour le trouver dans cette masse de verdures.

- PETIT… PETIT… PETIT… Chanté-je d’une voix forte pour qu’il puisse m’entendre, qu’il sache que le danger est toujours accroché à son cul. Je remarque des traces dans la terre boueuse mais il y a aussi des branches cassées qui m’indique une autre direction. Il est malin. Il doit avoir l’habitude d’être coursé par les chasseurs et c’est à cet instant que je réalise que j’avais en face de moi un esclave libre.

Je fixe longuement les deux chemins et décide de prendre celui des branches brisées, j’ai une chance sur deux que ce soit la bonne et je la tente.

- J’ARRIVE !!! Ma voix s’emporte en échos qui font s’envoler une multitude d’oiseaux.



Dernière édition par Ivan Johnson le Ven 25 Aoû - 14:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fais ce que tu dois, advienne que pourra. [Selm x Ivan Johnson]   Sam 5 Aoû - 22:33


Courir, toujours courir… Droit devant!
Le soleil avait disparu derrière les immeubles. Dans la forêt, il faisait déjà sombre, signe que la nuit tomberait d'ici peu. Les rayons dorés filtraient encore ici et là, à travers le feuillage. Rien qui n'arrêterait malheureusement un vampire fou de rage. D'ailleurs, ce dernier devait probablement déjà être à sa poursuite. La seule protection entre le daim et le suceur de sang n'était plus que la distance qui les séparait. L'esclave avait une maigre avance sur lui, ce qui lui avait suffi pour rejoindre la forêt. Là, il avait l'avantage de connaitre les lieux, savoir où étaient les cachettes, les quelques plans d'eau pour brouiller les pistes. Est-ce que le chasseur connaissait aussi bien les environs que lui? Le cervidé espérait que non… Sinon, il était vraiment mal. Pourvu qu'il ne croise pas la route d'un autre Milicien non plus… Ce serait la fin…

Selm s'arrêtait régulièrement pour embrouiller le vampire. S'il ne laissait qu'un seul chemin visible, c'était une route clairement indiquée jusqu'à lui. L'immortel n'aurait qu'à la suivre pour retomber sur sa proie. Et le daim était assez malin que pour tenter de piéger le vampire. C'était peut-être une perte de temps, l'être de la nuit était peut-être aussi malin, voire plus. Mais qui ne tente rien n'a rien… Alors autant tout faire pour éviter d'être bêtement rattrapé. D'autant plus que le libre doutait finir au centre avec celui-là. Vu comme il venait de mettre sa moto en charpie, le vampire lui réservait probablement le même sort. Hors de question de finir ainsi! Des subterfuges, Selm en avait plein en réserve, tout était bon pour faire croire qu'il avait pris une autre direction: casser des branches, faire quelques pas avant de faire demi-tour et partir vers un autre côté, marcher dans le lit d'un ruisseau, jouer l'équilibriste sur des troncs abattus… Tout faire pour le retarder un maximum!

Le daim s'arrêta subitement, tendant l'oreille.
Il l'avait entendu… Sa voix résonnait dans la forêt comme une sinistre complainte. Même les oiseaux avaient peur de lui. Leur envol soudain en témoignait, de même que leurs piaillements paniqués. Au moins, grâce à ce brouhaha improvisé, l'esclave sut dans quelle direction se trouvait le prédateur. Quel idiot de crier ainsi… Qu'il continue de beugler, le vampire serait beaucoup plus facile à localiser et à éviter. D'ailleurs, Selm pouvait s'estimer heureux. Le Milicien ne semblait pas s'être énormément rapproché de lui. Peut-être s'était-il fait berner par l'une de ses fausses routes? Tant mieux si tel était le cas. Le libre se remit donc en marche, n'attendant pas que ses soupçons se confirment. Plus il serait éloigné de ce type mieux ce serait. Il reprit donc son pas de courses, continuant à semer de faux indices mais moins régulièrement. De toute façon, le cervidé doutait qu'une fois passé la rivière, le Milicien puisse le retrouver facilement.

De longues minutes de course plus tard, l'esclave finit par rejoindre le cours d'eau. Il suivit les bruits des remous, d'abord faibles puis de plus en plus forts au fur et à mesure qu'il approchait. Une fois au bord, ses yeux balayèrent le lit de la rivière à la recherche d'un endroit peu profond pour traverser. Pour brouiller ses traces, il marcha dans l'eau, n'ayant pas peur d'avoir les pieds mouillés. De toute façon, le froid ne l'inquiétait pas. Originaire de Suède, il avait l'habitude des grands froids. Alors même se mouiller jusqu'à la taille ne lui posait pas de problème. Le daim franchit la rivière assez rapidement. Il entendait encore le vampire vociférer et jurer mais sa voix n'était plus qu'un son lointain à ses oreilles. Bien! Il avait réussi à le semer pour le moment, peut-être même pour cette nuit. A l'avenir, Selm devrait se montrer plus prudent. Ce suceur de sang voudrait certainement sa revanche. Il se pourrait donc que le libre le croise à nouveau. Pour l'heure, il longea le cours d'eau sur une dizaine de mètres avant de finalement bifurquer vers le sous-bois, sa chevelure blanche disparaissant dans le vert sombre de la végétation.


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