AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

Partagez | 
At the first sight
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: At the first sight   Sam 29 Avr 2017 - 5:37


Apolyon et Marin



Un mois auparavant.

La rue était déserte, pas un chat dans cette douce matinée, rien, n'y personne n'était là. C'était un temps clair sans nuages et avec un beau soleil. Ce jour-là, sa cage était devant la fenêtre de la vitrine, ses mains s'étaient plaquées sur la vitre pour profiter de la chaleur, les bras entre les barreaux, c'était sans mal, qu'il avait pu poser ses paumes de main à plat contre le carreau.

Ses yeux cuivrés avaient capté la lueur du soleil, son dégradé ressortant merveilleusement. Pensif et une tranche de noix de coco au bord des lèvres, il se retrouvait à nouveau à divaguer dans ses pensées, le regard fixe sur l'extérieur. La Martinique, ses débuts terrifiants, mais aussi la liberté qu'il avait en ces temps-là ! Et puis Mr Douglass avait été un si bon maître, s'il oubliait toutes les horreurs qu'il avait subies avec ce vampire.

Le bruit de la mer qui tape contre les rochers et contre le sable, qui brasse son sel et laisse échapper cet air marin si doux et agréable, qui reste sur la peau. Voilà plusieurs années maintenant que sa peau ne sentait plus le sel de mer, la brise lui manquait. Il était phobique des grandes étendues d'eau, mais les bruits de la nature et des oiseaux qui chantaient au rythme des vagues, lui manquaient clairement.

Ses mains à nouveau à l'intérieur de la cage, il s'était saisi d'une des bouteilles à sa ceinture, l'ouvrant et avalant le goût de la mer, ses poumons à nouveau humides. Sa bouteille d'eau de mer avait bien plus de goût que la nourriture de la boutique et c'est ainsi rarement et précieusement qu'il consommait ses bouteilles et attendait toujours d'être à sa limite, pour s'hydrater et ainsi ne pas gaspiller ces bouteilles si précieuses.

Plus tard dans la soirée, le temps s'était couvert et une brise plus fraîche avait fait son entrée, lorsque le patron de la boutique était entré, recouvert d'un long manteau noir, pas étanche face à la pluie qui avait commencé à tomber en pluie fine.

La rue s'était vêtue de sa belle tenue de soirée, les lampadaires allumés et les vitrines et leurs signaux lumineux, créer presque un arc-en-ciel. Grâce aux lumières, Marin pouvait voir les gouttes de pluie tomber doucement sur les quelques vampires présents. Le réflexe était automatique et la plupart se calaient devant les boutiques pour sortir leurs parapluies et recommencer à marcher sans problèmes et sans craintes d'être mouillés.

Certains s'étaient retrouvés devant la vitre de la boutique d'esclaves et par hasard devant Marin, qui les observait silencieux et incroyablement calme. Un halo lumineux l'encerclait et faisait dégager une image quelque peu magique de lui. Sa grande taille, ses charmes asiatiques et la couleur de ses yeux et cheveux devaient y être pour beaucoup.

Alors que les derniers vampires étaient finalement retournés sous la pluie, une plus grosse tempête était arrivée dans les minutes qui avaient suivi, faisant claquer la pluie contre les vitres avec le vent. Ça avait quelque chose de rafraîchissant, dommage qu'il ne puisse pas, la ressentir sur sa peau et profiter avec les autres de cette pluie bienfaitrice.


Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Sam 29 Avr 2017 - 14:05

Apolyon. C'est comme ça qu'on me nomme, mais je ne suis pas certain que c'est le nom que ma mère m'a donné, ou qu'elle aurait aimé me donner, avant que l'on m'arrache à elle. C'est étrange comme je pense toujours à elle, alors que je ne sais ni qui elle était, ni d'où elle venait, et son visage est une page noire dans mon esprit. Il n'y a rien, ni chaleur, ni mots d'amour. Sans doute car j'étais trop petit. Pourtant, je l'aime profondément, et je sais qu'elle m'a aimé, ou bien j'invente tout ça pour me figurer que mon existence n'est pas si indésirable que cela.

Dornia. Je n'avais jamais entendu parler de cette ville, siège social, politique et tout ce qui s'en suit du monde actuel. Elle est tentaculaire, je m'y sens à l'étroit, mais ce n'est pas encore oppressant. Ici, je suis un demi dieu. C'est ce que je lis dans le regard de bon nombre d'humains de tout âge, et même dans celui d'une grande partie de la gent vampire. Tous ces hommes...qui me regardent avec intérêt, curiosité piquée au vif, désir de possession, de partager plus qu'une œillade dans la rue, Oh ! je ne suis pas ignorant de ces choses-là, je crois comprendre, à force, pourquoi Alastor tenait tant à me confiner.
Mais Cidhe n'est pas Alastor. C'est un homme ouvert, intelligent, pas vraiment sensé et mesuré, mais il me laisse sortir sous les étoiles et les nuages, c'est déjà tant et trop.
Il me fait confiance, et cette idée a pour effet de m'immobiliser comme une statue, comme si je passais sous le crible de Méduse. Confiance. La confiance, je croyais l'avoir perdue. Petit à petit, j'arrive à dormir sous son toit, à manger à sa table, sans me croire acculé par mes démons, mes fantômes, sans insomnie ni culpabilité. Quand il travaille j'ai le droit de "faire ce que je veux". Mon "je" est totalement chamboulé, et je vacille presque de légèreté dans la rue, tant je sens tout ce changement remuer en moi.
Je porte un long caban prune et une écharpe de soie noire, et tiens à la main un sac de courses vide.
Les pensées palpitent autour de moi, encore très jeune dans ma mutation, je ressens énormément de  perceptions qui je sais, vont disparaître, avant de faire de nouveau leur apparition d'ici quelques siècles.
Je pourrais très bien finir par devenir sage...
Une bourrasque entraîne les mèches sur mon front avant que la pluie ne s'abatte. Je n'ai pas de parapluie...et je commence à paniquer. J'ai l'impression que le ciel s'ouvre pour moi, rien que pour moi, pour déverser sa colère, et j'entends sa voix qui gémit quand le vent passe le long de mes lobes en une caresse insidieuse... "Monts et Merveilles..." Je me retourne violemment et heurte un passant auprès duquel je suis incapable de m'excuser. Il me regarde de biais, désappointé, mais j'ai déjà filé, fuyant les aboiements du chien noir qui me hante, encore et encore. Sur mes talons, il est là, il me traque, je croyais l'avoir semé !
Je pousse la porte d'une boutique, je ne sais pas où je me trouve mais le vendeur m'interpelle et il a un mouvement de recul quand nos regards se croisent. Je bafouille des excuses empruntes d'un accent écossais confus, le manteau maculé de pluie, le gel fondant dans mes cheveux de jais brillants. Il comprend ma panique, doit sentir ma jeunesse, mon in-expérimentation, et me propose de rester le temps que la tempête cesse, en moi comme dehors. J'acquiesce, m'incline, murmure :

- Je...je suis désolé, je n'aime pas la pluie.

Voyant probablement en moi un futur "acheteur-propriétaire", il m'apporte une tasse de sang chaud que je refuse poliment, et constate ma bêtise : je suis rentré dans une boutique d'esclaves. Ma propre vie derrière les barreaux me revient de plein fouet, beaucoup plus stricte que celle des résidents d'ici, mais après tout, n'ai-je pas tué mon maître ?
D'abord je reste loin des visages humains et hybrides, et puis malgré moi je fais quelques pas, gêné, horriblement gêné d'évoluer alors qu'eux sont bloqués ici. Est-ce que...est-ce qu'un jour je pourrais en sauver quelques-uns à mon tour ? Est-ce que Cidhe l'accepterait ? Je dois déjà le laisser me sauver, a-t-il dit, alors que je manquais de me noyer dans l'océan...
Mon nez fin perçoit une odeur totalement inconnue, et je tourne la tête vers une grande cage parallèle à la vitrine, dans laquelle un homme roux me fixe. Quelle attitude adopter ?...je ne suis pas différent de lui au final. Je me tais, lui rend son regard et essaie de déterminer le nom de l'aliment blanc qu'il mâche avec goût.

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Dim 30 Avr 2017 - 6:15


Apolyon et Marin



La pluie tombe et Marin ne peut pas la sentir, il ne peut pas ressentir sa fraîcheur, la sensation de l'eau, c'est un nouveau pincement au cœur, une frustration d'être derrière ses barreaux et de ne pas pouvoir sortir.

Un nouveau morceau de coco avait était engouffré, bien trop gros pour sa bouche, il l'avait laissé un peu à l'extérieur de sa bouche pour ne pas ressembler à un gros hamster.

Quelque chose de sombre venait de passer devant la vitre pour s'engouffrer par la suite dans la boutique dans un « DIGUILING » bruyant de la clochette accroché à la porte, la masse sombre n'y était pas allé de main morte et avait même bousculé le gérant.

Marin ne pouvait qu'entendre les bruits un peu étranges et les faibles voix, mais pas voir. Il s'était retourné désormais dos à la fenêtre, repositionnant un peu le morceau de coco au bord de ses lèvres.

Ça faisait déjà quelques minutes que Marin avait commencé à fixer la masse sombre, qui se trouvait être un jeune homme, un jeune vampire, il en avait vu beaucoup des potentiels acheteurs, mais le jeune homme ici présent avait quelque chose qui titillait la curiosité du crabe.

Marin avait son visage sérieux et ses sourcils en épis naturellement ainsi, n'avait pas été une modification esthétique, ses yeux cuivrés s'étaient posé sur le jeune homme, il se tenait droit et le torse légèrement bombé. La lumière de la lampe faisant briller ses yeux. Leurs échanges de regard avaient duré un petit moment, le temps qu'il s'adapte et se conforme chacun à l'autre.

Le visage du « potentiel acheteur » semblait perdu et légèrement affolé, et même s'il venait de reprendre un peu de contenance, l'un des sourcils de Marin s'était haussé doucement.

Après un moment de silence, il s'était redressé du haut de son mètre quatre-vingt-dix avant de s'asseoir en tailleur, ramenant le bol de copeaux de noix de coco entre ses jambes. Terminant le morceau qu'il avait en bouche, il murmura a l'attention du jeune individu.

« Approcher voulez vous ? »

Sa voix était calme et posée et il n'était pas du genre à harceler les personnes de questions. Il lui avait désigné doucement du doigt une chaise qui se trouvait dans un coin et l'avait invité à s'y asseoir pour entamer peut-être une conversation avec lui, ce soir-là, il avait envie de parler.

Et c'est tout naturellement et légèrement taquin qu'il avait ajouté, pour détendre l'atmosphère.

« Vous vous êtes pris la douche, au moins c'est frais et naturel. »

Pour ne pas le désarmer ou le mettre mal à l'aise, s'en était suivit un léger rictus suivi d'un clin d'œil.

« Vous aimez la pluie ? »

Malgré la jeunesse de ses traits, Marin avait cette habitude de vouvoyer tout le monde, c'était un signe de respect qu'il avait envers tous ses interlocuteurs. Et puis discutez avec un étranger apportais toujours de nouvelles choses dans une soirée.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


Dernière édition par Marin le Dim 30 Avr 2017 - 22:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Dim 30 Avr 2017 - 15:04

Il est très grand. Ou bien je suis petit. En fait il me semble que je me situe dans la norme, mais je n’ai eu que rarement l’occasion de me « mesurer » aux autres, de me comparer. Son regard est appuyé, mais respectueux. Est-ce qu’il m’examine ? Je me sens nettement en position d’infériorité, alors que ce devrait être l’inverse, non ? Moi, le prédateur, le tueur…et pourtant je ne suis qu’un esclave parmi tous les autres. Mes cheveux gouttent devant mes yeux. Je les chasse doucement sur le côté et m’approche selon l’indication de l’homme aux cheveux flamboyants. Pourquoi refuserais-je son invitation ? Il n’y aucune menace ici, et c’est de loin ma première interaction avec un mortel depuis des années. Ne souhaitant pas paraître impoli, je défais mon écharpe et pose mon manteau prune sur le dossier de la chaise, une épaisse cicatrice au niveau de la gorge, la marque de ma mort violente, de mon assassinat plutôt, que je gratte machinalement. Le ton de l’homme aux sourcils fendus me ramène sur terre, dans la boutique, quand j’ai souvent tendance à m’absenter dans un espace-temps figé où je déambule. Mes doigts se crispent sur mon pantalon et je garde la tête ployée, ne sachant comment réagir à cette remarque. Est-elle moqueuse ? Bienveillante ? Je ne suis pas sûr de savoir analyser son timbre chaud et épais comme un rayon de soleil.

- Je…je ne peux pas dire que j’aime la pluie. C’est une chose qui me terrifie vous voyez ? C’est sans doute idiot…Peut-être que vous, vous adorez la pluie, n’est-ce pas ?


Je relève mes yeux gris plein d’argent et de diamant sur lui, ne parvenant toujours pas à identifier ce qu’il mange. Lentement je détaille son physique, et il est indubitable qu’il dégage une impressionnante force naturelle. Un coup d’œil à la petite affiche au fond de la cage me permet de lire qu’il est hybridé avec un crabe des cocotiers. Je hausse les sourcils. Improbable, un peu fou, c’est vraiment peu commun, mais c’est sans doute ce qui me pousse à rester près de lui : sa différence. Moi-même je me sens si éloigné de tout dans ce monde que j’ai vu par le trou de la serrure de ma chambre pendant si longtemps.

- Je ne suis pas un…acheteur…autant vous le révéler tout de suite. Je suis…comme vous.

Il n’y aucun sourire, aucune fierté à annoncer cela. Au contraire c’est plus un poids pour moi, et si ma vie avec Cidhe m’aide énormément à « devenir » plutôt qu’à « être », je suis encore un nourrisson pas du tout autonome.

- Comment vous appelez-vous ?

HRP:
 

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Lun 1 Mai 2017 - 6:18


Apolyon et Marin



Le jeune vampire venait d'enlever son manteau et son écharpe sous le regard protecteur du crabe, la cicatrice qui était là en travers de sa gorge laissait deviner qu'elle n'avait pas été faite par accident. Pour ne pas le mettre mal à l'aise, le crabe avait détourné le regard et avait enfourné un nouveau copeau de noix de coco.

Suite à la petite boutade de sa part, il n'y eut pas vraiment de réactions de la part de son interlocuteur et à la vue de ses doigts crispés sur le haut de ses genoux. Le crabe s'était dit qu'il le trouvait bien nerveux et que sa vie dehors ne devait pas être des plus joyeuse, peut être qu'il était tout récemment vampire, peut être qu'il avait des ennuis. Comme quoi au final, valait-il peut-être mieux qu'il finisse à la banque de sang… Marin avait secoué la main devant lui pour chasser ses mauvaises pensées de son esprit, ses sourcils se fronçant doucement et faisant ressortir un air plus dur.

Mais lorsqu'il avait reposé ses yeux sur le jeune homme, son regard, c'était à nouveau adoucit, un fin rictus au bord des lèvres.

- Je…je ne peux pas dire que j’aime la pluie. C’est une chose qui me terrifie, vous voyez ? C’est sans doute idiot… Peut-être que vous, vous adorez la pluie, n’est-ce pas ?

La réponse du vampire ne le surprit pas vraiment, il avait pu observer pas mal de gens qui détestait la pluie, un fin sourire amusé sur les lèvres, le couvrant toujours du regard en ajoutant.

«Ni je l'adore ni je la hais, c'est plutôt la fraîcheur qu'elle dégage qui me plaît »

Avait-il ajouté doucement, le regard un peu rêveur se perdant vers le plafond de la boutique, avant de finalement reposer ses yeux sur ceux de son interlocuteur.

- Je ne suis pas un…acheteur…autant vous le révéler tout de suite. Je suis…comme vous.

Qu'il l'achète ou non, ça lui importait peu qu'il reste un jour de plus, une année de plus ? Qu'est-ce que ça changerait, il suivrait sa destinée et accepterait son sort sans rechigner, Marin se voilait probablement la face mais c'est ce qui au fond le faisait tenir, ne pas se faire de faux espoirs.

A sa réponse, il lui avait sourit en secouant une fois de plus la main devant son visage et en le regardant et haussant les épaules, les laissant retomber lourdement, lui laissant comprendre que ce n'était pas grave .

- Comment vous appelez-vous ?

«Je suis Marin et vous qui êtes vous ? »

Il avait continué de le regarder longuement sans ajouter de commentaires ou faire de bruit, il semblait si fragile et perdu, dans ce monde tout le monde n'avait pas ça place et c'était clairement difficile de s'imposer au final les plus faibles se faisait bouffer ou tuer, c'était radical.

Marin avait tendu doucement du bout de ses doigts un morceau de coco en direction d'Apolyon, il fallait qu'il se nourrisse peut-être ne serait-ce que pour se réchauffer. C'était un geste simple et peut être qu'il lui refuserait, mais après tout, il avait fait ça naturellement.

«Mangez un peu. »

Dehors, c'était toujours la tempête, le vent pénétrait dans la boutique par des sifflements graves puis aigus, la porte vibrante et derrière Marin la fenêtre sifflait comme si un esprit avait envie de rentrer dans la boutique.

Marin écoutait et restait impassible.

« C'est un temps à décorné les bœufs »

Avait-il ajouté moqueur, comme s'il se riait de tout.

«Qu'est ce qui vous amène par ici ? »


Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Mer 3 Mai 2017 - 13:51

HRP:
 

Le sourire de Marin me fait l'effet doux d'une envolée de papillons. C'est un sentiment que j'ai commencé à éprouver depuis que j'ai rencontré Cidhe, et je comprends que c'est une chose commune aux hommes que de se sentir "bien" en présence de quelqu'un d'autre. Tout ça est déjà colossal pour moi qui sort d'une cage et qui ai connu si peu de choses hormis la folie d'un monstre, un vrai celui-là. Je ne suis pas trop immunisé face aux mots et aux regards des autres, il est possible que je sois vite submergé par la peur, l'angoisse, l'appréhension, la culpabilité, peu d'émotions positives je dois l'avouer. Mais j'apprends un peu de chaque jour, de chaque nuit, épaulé par la bienveillance bancale de Cidhe Von Garreth, "l'homme qui m'a sauvé de la noyade".

- Apolyon.

Je dis dans un murmure apaisé maintenant que j'ai échappé à la pluie et que je me trouve en pleine conversation-rencontre-découverte. Un peu méfiant de nature, j'hésite avant de prendre le morceau de chose blanche qu'il mâchonne depuis tout à l'heure, mais par politesse et curiosité je finis par prendre le tout en hochant respectueusement la tête. Sa main est si grande, si large, je n'en ai jamais vue de pareil, et je ne doute pas une seconde de la force tranquille cachée derrière son sourire fin ou dissimulé sous le brillant de ses yeux intelligents.

- Mais ce n'est pas mon nom de naissance. C'est mon premier maître qui me l'a donné. C'est un nom peu valeureux... Marin cela vous va très bien si je puis me permettre.


Je m'en veux d'être si maniéré mais je ne parviens pas à me départir de cet aspect de ma personne, si ancré, si profond, une sorte de distance naturelle avec quiconque quand pourtant je veux m'ouvrir...Je mords dans le petit rectangle et apprends de Marin qu'il s'agit de "coco". Le nom est en lui-même un exotisme qui me fait voyager, et c'est une sensation indicible. C'est doux, très légèrement sucré sur le fond, croquant, et totalement addictif. Les yeux ronds je lève le menton vers lui.

- C'est...vraiment délicieux...Ohh vous savez je...j'allais en courses pour mon maître et la pluie m'a pris de court, je suis rentré ici, et je vous ai rencontré.


Oui ça tombe sous le sens, il a vus les mêmes événements que moi...Soudain mon portable vibre dans ma poche et émet une petite sonnerie. C'est mon rappel. Je ne suis toujours pas habitué à ce gadget...je regarde l'heure sur ma montre - au lieu de regarder sur le téléphone oui - et constate que Cidhe est rentré du travail et que je n'a rien acheté. Un coup d'oeil au temps : prodigieusement colérique. Je soupire, m'agite, me lève.

- Pardon...pardon je dois rentrer je vais être en retard !

Et tel le lapin blanc, je disparais avec un dernier regard profondément désolé pour Marin, me ruant sous cette maudite pluie. L'impolitesse du siècle...je commence fort.

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Mer 10 Mai 2017 - 20:32


Apolyon et Marin



- Apolyon.-

Son prénom relativement court et sans nom de famille laissait clairement comprendre à Marin, qu'il était esclave, enfin au service de quelqu'un. En revanche, son prénom avait une connotation grecque, sans nul doute, Marin avait aussitôt pensé à Apollon, dieu grec des arts, du chant, de la musique, de la poésie et surtout de la beauté masculine, le crabe ne se mentait pas le jeune homme en face de lui n'était pas déplaisant à regarder. Après tout s'il avait des yeux, c'était bien pour observer le monde qui l'entourait !

- Mais ce n'est pas mon nom de naissance. C'est mon premier maître qui me l'a donné. C'est un nom peu valeureux... Marin cela vous va très bien si je puis me permettre.  

Le jeune vampire venait de confirmer, finalement ses conclusions, Marin n'était pas non plus son prénom d'origine et à ses traits, on pouvait se prêter à penser qu'il n'était pas juste de telles ou de telles origines. Un fin sourire c'était dessiné sur le bord de ses lèvres pendant qu'il continuait de regarder l'individu.

« Ce n'est pas non plus mon prénom de naissance. »

Avait, il ajouté sans plus de cérémonie. Après qu'Apolyon est finalement fini de déguster la coco, il avait communiqué son avis sur ce fruit exotique, laissant sourire Marin à la remarque tandis qu'il écoutait également la fin de ses propos. L'heure tournait et aucun des deux ne s'étaient rendu compte du temps qui avait pu passer.

Vrr Vrr Vrr Vrr Vrr.

La vibration avait attiré les yeux de l'hybride en direction de la poche d'Apolyon, arquant un sourcil, avant que celui ne balbutie et se relève précipitamment.

- Pardon...Pardon, je dois rentrer je vais être en retard !

Aussitôt dit aussitôt parti, un dernier regard échangé avant qu'il ne reparte sous la tempête, ni un au-revoir, ni une salutation, sous le regard amusé et surpris du crabe.

Ce soir-là, la pluie avait fait rage, les gouttes claquantes sur la vitre du magasin et l'orage qui avait suivi en terrorisé plus d'un dans la boutique, petit à petit la clientèle était partie, les derniers bavardages s'entendant au loin. Aucun esclave n'était sorti du magasin ce soir-là.

Les yeux cuivrés focalisés sur les éclairs déchirant le ciel, libre d'aller ou ils le désiraient.


Sans qu'il ne le soupçonne, Marin et Apolyon s'étaient recroisés que ce soit quand Apolyon passait devant la vitre, mais n'osant pas rentrer et parfois en mimant des gestes.
Ce soir là Apolyon était en retard, peut être avait-il eu un empêchement ? Peut-être ne viendrait-il plus ? Marin n'en avait aucune idée.



-------
Ce soir-là, la nuit était calme et semblait plutôt fraiche, le bol de coco avait était remplacé par plusieurs carrés de mangue dans un grand saladier. Le gérant ayant finalement compris qu'un simple petit bol ne suffisait pas à nourrir son appétit gargantuesque. Comme il était civilisé et qu'il ne devait pas dégoûter la potentielle clientèle, il mangeait ses morceaux doux et sucrés et juteux avec une fourchette et aussi une cuillère à soupe.


Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Jeu 11 Mai 2017 - 21:16

J'étais revenu, plusieurs fois, par curiosité - c'est un trait de caractère apparu récemment et devenu une vraie plante grimpante... - afin d'abord d'être sûr que tout ceci n'avait pas été qu'un rêve ou une erreur. Mon esprit a si longtemps été enfermé qu'il a encore parfois du mal à reconnaître la réalité quand elle toque à sa porte. Mais Marin existe, notre discussion existe, a existé du moins, car toujours pressé par le temps ou effrayé à l'idée de rentrer à nouveau dans cette boutique, je ne m'adonne qu'à des gestes pas très habiles pour lui signifier mon amitié.

L'endroit me fait mal au coeur, mais plus encore, j'ai peur d'y pénétrer et que le dirigeant ne s'agace de me voir tourner autour de ses possessions sans en prendre une au final, et il ne peut certainement pas savoir que je suis un esclave moi aussi. Si c'était le cas, il me traiterait avec beaucoup moins d'égards, beaucoup moins de "Bonjour Monsieur", beaucoup moins de tasses de sang chaud.

A force de regarder des films à la télévision ou sur le pc chez Cidhe, j'ai appris un peu des relations, de ce qu'on doit en attendre, de ce qu'on doit faire, pas faire, et pour avoir un ami, il faut voir souvent la personne. Cela semble simple sur le papier, et j'ai eu beau m'entraîner devant la glace de la salle de bain quand Cidhe n'était pas là, je ne suis toujours pas à l'aise. J'ai préparé un petit discours pour Marin, mais je crois que je vais être incapable de dire tout ça sans me morfondre de gêne. Il avait encore plu aujourd'hui, la route était mouillée, les voitures dehors aussi, mais la nuit était douce et agréable, et pas de chien noir à l'horizon. Cette vue de mon esprit s'était-elle enfin apaisée ? Allais-je enfin pouvoir me libérer de mes fantômes ? Étais-ce seulement possible ?

Je profite de l'air encore humide et de la voûte étoilée et dégagée pour passer chez le traiteur japonais. Le profil de Marin me fait penser aux vieilles cassettes que Douglas me passait, celle de Shogun, et tout me porte à croire qu'il a du sang asiatique. Pensant lui faire plaisir, je commande deux plats de nouilles sautées à emporter, et un peu de thé vert. Je ne sais pas si j'ai le droit d'apporter de la nourriture comme ça dans une boutique, surtout si je ne "consomme" pas Marin au final, mais si le vendeur me tord le bras je suis toujours capable de rétorquer en l'imaginant avec les traits d'Alastor...oui, ça devrait aller.

J'évite les transports en commun qui me mettent mal à l'aise, et marche d'un pas ample et aérien, enveloppé dans une veste de tweed noir au col piqué de petites roses en fil doré, un cadeau de mon maître...J'ai tôt fait d'arriver à la boutique et la sonnette de retentir tandis que le vampire, habitué à mes venues, me salue poliment avec tout l'air de poser la fameuse question de mon achat. Je hoche tout aussi poliment et fais mine de ne pas avoir compris, me dirigeant vers la cellule de Marin. Il est bien là, et cela me rassure, me fait même chaud au coeur. Je m'incline, tire la chaise habituelle et m'assieds.

- Bonjour Marin, je ...je vous ai pris des nouilles sautées au porc...je ne savais pas si vous aimiez, mais elles sont encore chaudes. Je pensais que...enfin j'ai lu que partager un repas était un bon moyen de tisser des liens d'amitié et je me disais...

Je me perds, ça y est...

- Je me disais...

Mes yeux gris-bleus remontent vers lui et si je pouvais rougir de honte ce serait un massacre. Je me secoue les pouces et lui tends un des deux paquets en carton et la petite bouteille de thé chaud.

- Pardon vraiment je ne suis pas ...habitué à tout ça. J'ai été enfermé depuis le jour de ma naissance, alors si je vous semble maladroit n'hésitez pas à me le dire, j'apprends très vite les usages.

J'acquiesce doucement, sors ma paire de baguettes et fouille sous ma langue pour dénicher les bribes d'accent japonais que j'ai enregistré grâce à internet, et je prononce un timide : "Itadakimasu."

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Lun 15 Mai 2017 - 19:04


Apolyon et Marin



Leurs échanges avaient continué à travers la glace, Marin ne comprenant pas toujours par ce qu'il voulait exprimer, mais les pouces en l'air et les sourires discrets qui s'affichaient sur le visage du vampire étaient assez clair de sens.

Ce soir-là, tout en engouffrant les morceaux juteux du fruit à grosses cuillerées, il entendit le carillon « Diguiling » de la porte du magasin et reconnu le changement de voix du gérant, le vampire n'avait pas le même timbre de voix avec tous ses clients et avec Apolyon, sa voix se faisait douce et mielleuse, le gérant était un homme d'affaire relativement patient, mais si Apolyon continuait sur cette lancée, il ne serait pas improbable que le gérant lui interdise sa venue.

Avalant le morceau, il avait tourné directement la tête dans la direction du jeune vampire avant de le voir finalement arrivé et de prendre l'habituelle chaise. Qui en soit était devenu un rituel.

- Bonjour Marin, je ...je vous ai pris des nouilles sautées au porc...je ne savais pas si vous aimiez, mais elles sont encore chaudes. Je pensais que...enfin j'ai lu que partager un repas était un bon moyen de tisser des liens d'amitié et je me disais...

Il est là, enfin ça fait plaisir de le voir ici, toujours un peu hésitant dans ces gestes et dans sa voix, mais il redécouvre la vie et apprend à se lier à d'autres personnes que son maître. Pensait Marin. Ce n'était pas rien d'oser accorder sa confiance à quelqu'un d'autre, s'en était même un honneur pour le japonais.

- Je me disais...

Leurs regards se croisèrent et en guise de réponse Marin avait fermé les yeux, tirant légèrement ses rides « patte d'oie » aux coins des yeux, accentuant la bridation de ses yeux et un sourire chaleureux, c'était dégagé de son visage. Il avait incliné doucement la tête vers l'avant en guise de « merci » , prenant le paquet et la boisson chaude, qu'il déposa à côté de lui.

- Pardon vraiment je ne suis pas ...Habitué à tout ça. J'ai été enfermé depuis le jour de ma naissance, alors si je vous semble maladroit n'hésitez pas à me le dire, j'apprends très vite les usages.

Marin n'avait encore rien ajouter, pas de remarques, il ne le critiquait pas , du moins il lui arrivait de le taquiner ou mimait des bêtises à travers la glace. Finalement, il répondit.

« Bonjour Apolyon, merci pour le repas ! »

Il ne demandait pratiquement jamais comment ça allait ce n'était pas une habitude qu'il avait. Marin détacha les baguettes de bois dans un geste rapide et professionnel, il n'avait pas pu faire ça toute sa vie, mais durant une bonne partie de sa jeunesse. Il avait marqué un temps pour voir si Apolyon s'en sortait, lui laissant comprendre par un signe de tête que s'il avait besoin d'aide, il pouvait lui demander.

Ouvrant finalement le paquet et se concentrant sur les nouilles et l'odeur qui s'en dégageait.

"Itadakimasu."

Ce fit entendre, c'était un murmure, mais la réaction du crabe avait été rapide, il avait relevé le visage clignant un peu des yeux et finalement avait sourit doucement, tapant deux fois dans ses mains, avant de les coller ensemble et de les positionner à la verticale à la hauteur de son menton, avant de fermer les yeux et de répondre.

« Itadakimasu. »
“いただきます。”


Il avait commencé à manger, goutant du bout de la canine la viande de porc, avant de lui faire signe d'approcher avec sa barquette et récupéra tous les morceaux de porc en une pincée de baguettes avant de lui tendre en riant doucement.

« C'est porc-fait ! »

Marin étouffa un rire, avant d'ajouter pour le rassurer.

« C'est très bon, les viandes ne sont pas trop de mon régime alimentaire. J'espère ne pas t'avoir frustré.  Je me disais qu'on pouvait sans doute se tutoyer maintenant. Non ?»

Codage par Libella sur Graphiorum
[/color]

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Mer 17 Mai 2017 - 16:45

Je comprends le jeu de mots au moment où il s'empare des morceaux de porc dans mon bol de plastique à emporter et je sens mes pommettes rosir et chauffer doucement sous la poussée du sourire qui cherche à monter le long de mes traits fins et placides. Une expression que l'on me reprocherait si je fréquentais plus de monde, mais à part Cidhe et une poignée de ses collègues que j'ai déjà pu voir en l'accompagnant ou en allant le chercher au laboratoire...ou encore Marin, je n'ai pas d'expériences suffisamment fréquentes pour pouvoir me dérider. J'aimerai tellement connaître le sourire... Car je en l'ai jamais appris à vrai dire. J'ai beau essayer d'imiter ceux que je vois, ça ne demeure jamais qu'une pâle parodie ridicule. Mes longs doigts ont eu le loisir de s'exercer à la maîtrise des baguettes depuis que je vis sous le toit de Cidhe, adepte des plats à emporter, ils s'enlacent donc élégamment autour des morceaux de bois qui plongent dans les nouilles luisantes. Je me régale, ça fait vraiment du bien de pouvoir savourer de la nourriture humaine, et à côté de ça mon appétit vampirique est extrêmement limité, sans doute aussi parce que mon maître consomme peu de sang.

- Pas de viande alors ? Je saurais pour la prochaine fois je suis désolé que vous...tu...

Sa remarque me remplit de gêne et je me fige pendant une seconde. Je ne suis plus avec Alastor c'est bon ! pas besoin d'avoir peur dès qu'une feuille bouge un peu trop... Ma conscience s'est renforcée et je fais tous les efforts du monde pour dompter ses sursauts de chien battu. Je ne veux plus être un cabot fragile et soumis, je veux être un loup, libre, courageux...libérer ma vraie nature.
Je me redresse, acquiesce et mon sourire sort, comme la toute première fois qu'un enfant voit le soleil ou les étoiles, un sourire émerveillé, fragile encore, mais sincère. Aussitôt je me sens horriblement vulnérable et ma carapace ne met pas longtemps à se reformer, chronique.

- Oui...Alors tu n'as pas de maître, Marin ? Je suis désolé si j'avais pu, je t'aurais trouvé un toit confortable mais toi et moi on nous aura réservés le même sort. Tu ne me détestes pas, hein...Pas vrai ?

Cette peur de déplaire a résulté de la disparition d'Alastor, qui au lieu d'enterrer les reliefs de sa méchanceté, a soufflé dessus pour aviver quelques flammes qui peinent à s'éteindre. Je suis encore prisonnier. La lutte, est de tout instant, et cela est invisible aux yeux des autres, surtout des mortels comme Marin.

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Jeu 18 Mai 2017 - 3:07


Apolyon et Marin



Au fur et à mesure des brefs instants passés ensemble, devant ou dans la boutique, Marin et Apolyon avaient commencé à développé un de ses liens particuliers qui se solidifierait avec le temps, mais pour ça il fallait du temps et à compter de cette année, il ne restait plus que six ans à Marin pour trouver un maître avant de finir comme donneur exclusif à la banque de sang.

Marin avait songé depuis un petit moment à lui faire un mot d'adieu s'il venait pour lui le temps de quitter la boutique pour une raison quelconque. Le gérant n'était pas un homme en qui, il aurait pu avoir confiance, après tout pour travailler comme vendeur d'esclaves, il ne fallait pas vraiment être quelqu'un de net dans sa tête. L'adulte savait parfaitement qu'il devait y avoir pire à l'extérieur et ne se protégeait pas dans une bulle comme certains esclaves dont la candeur et la naïveté étaient presque maladives.

L'adulte savait parfaitement qu'il devait y avoir pire à l'extérieur et ne se protégeait pas dans une bulle comme certains esclaves dont la candeur et la naïveté étaient presque maladives.

Bien, avant l'arrivée d'Apolyon dans le magasin, il lui avait rédigé un petit message bref, mais très touchant au vu de leur amitié naissante. Marin n'était pas le roi de l'orthographe et avec le temps, il avait un peu perdu de la prestance de son écriture. Mais après tout le contenu était plus important.

Marin avait été heureux de voir que sa petite blague nulle, avait développé un début de réaction sur le visage du vampire, ne serait-ce qu'à voir le plissement de ses yeux, un peu différent de d'habitude. Le sourire du crabe n'avait pas quitté son visage, il était également satisfait de voir qu'il savait se servir des baguettes.

Alors qu'Apolyon avait commencé à prendre la parole, la remarque que fit Marin ensuite, fit ressortir une sorte de gêne. Et même en continuant de manger et d'aspirer bruyamment les nouilles, en guise d'appréciation de la nourriture et par habitude. Il restait attentif aux réactions d'Apolyon, même s'il ne le regardait pas, ce qui n'accentuerait pas la gêne du jeune vampire.

Au mouvement de tête d'Apolyon, le crabe avait enfin pu apercevoir le premier sourire de son camarade et il en avait perdu les nouilles que tenait sa baguette. Apolyon était encore plus beau quand il souriait, son visage semblait apaisé.

- Oui... Alors tu n'as pas de maître, Marin ? Je suis désolé si j'avais pu, je t'aurais trouvé un toit confortable, mais toi et moi, on nous aura réservé le même sort. Tu ne me détestes pas, hein...Pas vrai ?

La réponse en soit était évidente, s'il était là, c'est qu'il n'avait pas satisfait la plupart des clients. En même temps, ce n'était pas surprenant que l'ego de certains vampires, ne supportait pas d'avoir quelqu'un de plus grand qu'eux et peut être plus fort.

« Effectivement, si je suis ici, c'est que je n'ai toujours pas trouvé chaussure à mon pied ! En même temps, mes pieds sont plutôt grands. Imagine si j'avais des tout petits pieds, je passerais ma vie à tomber. »

Ajouta-t-il pensif, riant doucement de lui-même et de ses remarques idiotes.

Encore une fois, son camarade était en train de s'excuser, pour quelque chose, dont il n'était pas responsable. Marin avait étouffé un rire, en expirant par le nez un peu plus fort, mastiquant les nouilles.

Apolyon, semblait être un enfant à la découverte des émotions, des ressentis vis-à-vis des autres et de lui même.

En guise de réponse Marin avait secoué la tête avec un sourire et riant doucement.

« Pourquoi je te détesterais ? Pour quelque chose dont tu n'es pas responsable. Apolyon, je ne te déteste pas .»

Il lui avait fait un clin d'œil, reportant la barquette à sa bouche et aspirant le jus, portant les mains devant lui à la hauteur de son menton et tapotant dans ses mains deux fois, fermant les yeux.

«Gochisousama deshita – Merci pour le repas
ご馳走様でした»


Il avait reposé la barquette vide, la tendant à Apolyon, en lui laissant comprendre qu'il ne le pouvait pas le garder sinon le gérant l'étranglerait, en mimant un faux étranglement en riant doucement.

Marin, c'était levé un instant, pour prendre la lettre dans sa poche et lui, il avait tendu le morceau de papier plié en quatre. Avant de lui faire sa recommandation.

« Garde ce papier précieusement et ne le lit pas avant de ne plus me voir exposer en boutique, ou avant que je sois parti d'ici. S'il te plaît.»

Sous-entendant, qu'il ai été vendu ou transféré ailleurs, comme à la banque de sang.


Codage par Libella sur Graphiorum


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Lun 22 Mai 2017 - 21:22

C'était stupide, cette question. Mais peut-être Marin aurait-il pu être la proie de l'intérêt d'un acheteur patient qui l'aurait laissé attendre un peu en boutique avant de prendre une décision arrêtée ? Je baisse un peu les yeux, honteux de ma maladresse, mais Marin ne semble jamais vexé. Cet homme est vraiment incroyable. Quand il parle de ses pieds, je ne peux m'empêcher de les regarder, de les trouver grands, mais beaux. De grands pieds pour un grand homme, il en besoin c'est certain ! Rieur, jovial, il tourne les choses un peu tristes ou dérangeantes à son avantage, en fait des blagues, des histoires qui me tirent d'autres sourires, quelques-un, quelques autres. Il pourra être fier, sans le savoir, d'avoir été la première créature sur Terre à me faire sourire depuis la mort de Douglas. Être avec lui, c'est comme être dans un plaid en polaire auprès d'un feu quand il fait -20 degrés l'hiver : sécurisant, apaisant. Alors quand il se lève pour me tendre une enveloppe fermée en me recommandant de ne l'ouvrir qu'une fois qu'il sera parti ou absent, je me sens brusquement paniqué.

- On ne va plus se revoir, Marin...?

C'est égoïste, je serre fort la lettre contre mon torse, le regard perdu. Je ne suis pas dupe des pratiques quand les esclaves vieillissent trop longtemps en boutique, et je n'arrive pas à imaginer qu'on puisse emmener Marin à la Banque de sang de Dornia...Lui qui est si vite devenu un éclat de soleil palpable dans mes nuits, auprès duquel je ne risque pas de me brûler. Ma première amitié...

- Je...je te promets que je ne l'ouvrirai pas. Mais promets-moi qu'on se reverra ! Tu m'as appris tellement de choses...tu m'as rappelé qu'il y avait un homme fort en moi, capable de beaucoup de choses. Et...

Je me suis levé, mes cheveux bougent doucement au rythme de mes mouvements nerveux. Mais alors que je veux conclure ma phrase, mon portable sonne, attirant l'attention du vendeur qui commence à s'impatienter. Je décroche en m'excusant mille fois auprès de Marin. C'est Cidhe. Il demande après moi. En regardant l'heure, je constate que...je suis en retard. Une fois de plus. Ce mauvais jeu reprend à nouveau, à nouveau je dois laisser Marin à la boutique, sans savoir si à ma prochaine venue, il sera toujours là, sans savoir si je sentirai à nouveau cette bonne odeur de coco-mangue, sans savoir si...son sourire bienveillant et assuré accompagnera encore le plissement tout asiatique de ses beaux yeux ambrés.

Sayonara...


HRP:
 

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Mar 23 Mai 2017 - 3:23


Apolyon et Marin



Apolyon s'était senti honteux de sa question, mais en soit rien n'était honteux lorsqu'on cherchait à savoir des choses. C'est avec un sourire et humour qu'il avait répondu à la question de son camarade. Grâce à son auto dérision et son sens de l'humour, il avait accompli ce que bien d'autres avait eu du mal à faire, faire, sourire Apolyon et ça, il ne le savait même pas.

La timidité et la certaine candeur d'Apolyon, lui remémoraient un souvenir qui était encore flou à ce moment-là de sa vie. La forme n'était pas distincte ni la voix, il ne pouvait pas profiter complètement de ce souvenir, mais la présence d'Apolyon, faisait naître en lui une certaine chaleur, qui lui était familière. Un sentiment affectueux et bienveillant.

Après qu'Apolyon ait récupéré le papier plié, la petite joie qui s'était installée entre les deux, avait pris la fuite du visage d'Apolyon, c'était un air inquiet qui se trouvait sur son visage. Les sourcils baissés, la mâchoire légèrement tendue.

-On ne va plus se revoir, Marin...? -

Marin n'avait pas cessé de sourire, il ne pouvait pas se laisser à déprimer, ou montrer une faiblesse devant Apolyon, qui découvrait la vie à nouveau. Son visage était serein et aucune tristesse ou inquiétude, ne s'était immiscée par surprise. Quant à son avenir, il n'était sûr de rien, il pourrait très bien partir demain, comme rester encore cinq ans à attendre, avant de terminer en bouteille au distributeur.

- Je...je te promets que je ne l'ouvrirai pas. Mais promets-moi qu'on se reverra ! Tu m'as appris tellement de choses...tu m'as rappelé qu'il y avait un homme fort en moi, capable de beaucoup de choses. Et...

Le morceau de feuille pliée en quatre, semblait avoir eu un impact néfaste sur les appréhensions d'Apolyon, envers la vie et son futur. Après tout, il s'agissait sans doute d'un message d'adieu. Mais Apolyon, ne pouvait pas savoir à l'avance. Dans le moment présent, ce que sa voix dévoilée d'un ton honnête, était la peur de la séparation, de se perdre dans un monde qui ne voudrait peut-être pas de lui ? Et ça, Marin l'avait très vite deviné.

Il avait tendu la main, un instant pour poser sa main sur la tête d'Apolyon, ses doigts caressants comme une plume les cheveux corbeau de son camarade, il lui tapota le haut du crâne un petit instant, avant de s'éloigner doucement des barreaux. Avant que le gérant ne daigne les séparer. Au cas où, il infecterait la clientèle.

«Je ne peux pas te promettres ce que je ne connais pas, mais nous serons très certainement amené à nous retrouver. Apolyon.»

Il avait répondu, d'une voix calme et sereine, une fois de plus la sonnerie avait fini par couper court à leur conversation. Qui pouvait bien être la personne, qui imposait une heure de retour au jeune vampire ? Mais peut-être était ce mieux ainsi. Peut-être, que de rester trop tard dehors, pouvait mal finir ? Oui en soit c'était mieux ainsi.

Avant qu'il ne tourne le coin de la première cage, ils échangèrent un bref regard, bien plus fort que la dernière fois.

Sayonara….

Un mois après, Marin avait quitté la boutique, une heure avant qu'Apolyon arrive, c'était une belle nuit qui n'avait présagé aucun signe de mauvais augures. C'était une nuit comme on en voyait peu. Une légère brise caressait les pommettes des passants. C'était une nuit douce et digne d'un bel adieu.

Lorsqu'Apolyon arrivera devant la boutique, sa cage sera vide, avec l'écriteau « vendu ». Comme s'il était un objet, une babiole, un gadget. Mais c'est ce soir-là, qu'il pourra enfin ouvrir le papier.
Marin avait glissé ces quelques mots, avec quelques fautes d'orthographe, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pu ouvrir un livre.

« Apolyon,
Si tu lis mon message, ce soir c'est que j'ai été vendu, je suis donc toujours en vie.
Les moments passés à tes côtés ressemblaient à une douce mélodie que je ne me lassais pas d'écouter.
Je souhaite que tu découvres encore pleins de choses, à nouveau.
Nos chemans seront amenés à se recroiser, j'en suis certain.
J'espère pouvoir recomposer « notre » mélodie pour pouvoir l'écouter à nouveau.
Atend moi.
Marin. »



Codage par Libella sur Graphiorum


Spoiler:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chien-Loup
Messages : 50
Métier : Ex majordome
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
MessageSujet: Re: At the first sight   Sam 27 Mai 2017 - 10:48

[RP CLOS]

_________________


Rp en #660066
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: At the first sight   

Revenir en haut Aller en bas
 
At the first sight
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» GEOLIA & CHARLESTON & TUNT → in sight.
» It's lust at first sight • |
» « 'cuz I'm losing my sight. » Hooska - Toxic.
» You'll know everything about me at first sight Feat. Chen Mei Li
» Do you believe in love at the first Sight ? [ Kitahara Mayu & Caleb Atkins ]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vampires World  :: Hors Rp :: Archives :: RPs Terminés-
Sauter vers: