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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]

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MessageSujet: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 14 Avr 2017 - 15:38

Le centre de dressage fut particulièrement éprouvant, il faut dire que je n'étais pas un élément facile. Je passais de la soumission à la rébellion très facilement et sans prévenir. Les éducateurs perdaient souvent patience et je subissais leurs courroux. Instable, ils aimaient utiliser ce mot pour me qualifier.

Depuis quelques mois, j'avais un nouvel objectif, celui de m'enfuir, de sauver ma sœur et moi-même de ce monde pourri et de mettre fin à nos souffrances, une bonne fois pour toute. Je m'étais assagi dans le but de réaliser cet objectif.  Il m'arrivait toutefois de perdre  encore le contrôle. Mes crises de colère et ma frustration reprenaient parfois le dessus et je retournais à la case départ.

Le personnel du centre avait même envisagé de faire de moi une poche de sang sur pattes. Heureusement, j'y avais échappé de justesse, au prix de nombreux efforts. Il était temps de partir de ce trou à rats.  Un an, j'y étais resté un an et je ne souhaitais pas y rester une seconde de plus.

Un vampire était venu me chercher un matin pour me conduire à ma nouvelle demeure, enfin, c'était plutôt un endroit où on allait me taxer en attente de trouver un maître à combler. Quelle connerie, vraiment. S'ils pensaient que j'allais accepter ça bien gentiment, ils pouvaient se mettre les doigts dans l'orifice de leur choix.

Ils m'avaient donc jeté dans une voiture en m'ayant préalablement lavé, habillé d'un simple t-shirt d'un pantalon uni et  ils m'avaient passé les menottes. J'observai la route défilant sous mes yeux, tout ça, c'était nouveau pour moi, je n'avais connu que la forêt et le centre. J'oscillais entre fascination et peur, le voyage fut particulièrement silencieux. J'essayais d'emmagasiner le maximum d'informations. Je le devais pour ma survie. J'étais à l'extérieur, j'avais une chance de fuir, je me devais de la saisir.

La voiture ralentit dans une ruelle sombre, la lumière d'un établissement éclaira mon visage, je pouvais voir du mouvement par la vitrine. Mon cœur se mit à s'emballer. La portière s'ouvrit, Liberté… Elle était là, si proche. Je sortis de la voiture, un vampire avait attrapé mon bras pour me guider à l'intérieur du magasin. Non, je ne voulais pas. Mon corps se stoppa net et je donnai un violent coup de genou dans le service trois pièces de mon chaperon. Celui-ci se baissa instinctivement. Les vampires, cela avait beau avoir la vie éternelle, un bon coup dans les roubignoles et ils ne faisaient plus les fiers.

Je pris mes jambes à mon cou, je savais que je n'avais que peu de temps,  seulement l'impulsivité n'était pas toujours bonne conseillère. Un passant ayant vu la scène eut vite fait de me plaquer au sol et ne sentant aucune marque vampirique sur moi n'hésita pas à punir par quelques coups, il me ramena ensuite vers le vampire que j'avais précédemment frappé et celui-ci md gifla  devant le magasin pour l'humiliation que je venais de lui faire subir, mais je savais que ce n'était qu'un avant-gout de ce que j'allais vivre pour m'être rebellé. C'est là que le gérant de l'animalerie sortit de sa boutique, l'incident n'avait pas été discret et tout le monde avait pu profiter du spectacle.

-Auriez-vous l’amabilité de ne pas abimer la marchandise, surtout lorsque celle-ci a déjà été réglée ?J’espère que vous ferez un geste commercial.  Il me semble que son éducation ne soit pas terminée.

Les vampires m’ayant emmené semblaient embêtés par l’incident mais également surpris d’apprendre que le client veuille toujours de moi. Ils échangèrent longuement sous mes yeux quant à savoir d’une éventuelle réduction pour la marchandise défectueuse que j'étais . J’étais en rage, ils me traitaient comme un simple objet qui plus est, je ne valais rien. J’essayais de garder mon calme afin de ne pas envenimer la situation. L'affaire conclue, j'entrai dans la boutique, le gérant perdit rapidement le sourire commercial qu’il affichait quelques secondes auparavant et me lança un regard noir tout en examinant les vêtements que je portais.

-Vu que tu sembles apprécier te donner en spectacle, tu vas me retirer les guenilles que tu as sur le dos, entrer dans ta cage et je ne veux plus t'entendre, ai-je bien été clair ?

Quel rigolo celui-là, même s'il venait de me sortir d’un mauvais pas je n’allais pas pour autant remuer la queue et aboyer de contentement pour ses beaux yeux. Je croisai les bras, provocateur. Pas que je sois spécialement pudique et que le fait de me foutre à poil me gêne. Je ne voulais tout simplement pas le faire car le ton qu’il avait employé ne me plaisait guerre. Sa réponse ne se fit pas attendre, il ne pouvait pas laisser un humain lui désobéir. Ça aurait pu donner des idées aux marchandises présentes dans le magasin d’en faire de même.  Il utilisa sa force pour me maîtriser,   arracher mes vêtements  et me jeter sans ménagement dans une cage.  

Je me relevai en maugréant. Il pensait m’humilier en me laissant dans mon plus simple appareil, ça n'avait aucune incidence sur moi, j'avais vécu bien pire. Mon regard se posa ensuite sur un jeune assis dans un coin de la cage.
Génial, en plus j’allais devoir partager ma piaule, comme si cette cage n’était pas déjà assez petite. J’étais toujours autant sur les nerfs, mais je ne devais pas m’en prendre à tout le monde, non plus. En l’occurrence, ce garçon ne méritait pas ma colère. Je m’assis en prenant mes aises, quelques rougeurs marquaient déjà ma peau et je finis par lui sourire, je me devais d’être amical. Il avait certainement dû assister à mon petit manège, je ne voulais pas l’effrayer d'avantages.

-Salut, je m’appelle Sasha, je crois qu’on va partager la piaule, en tout cas pour cette nuit. Ça ne te dérange pas, j’espère ? En même temps, je n’ai pas eu mon mot à dire, ils ne sont pas super amicaux ici.

Voilà ma présentation faite, j’attendais plus qu’à voir comment il allait prendre cette intrusion.


Dernière édition par Sasha le Dim 4 Juin 2017 - 9:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 14 Avr 2017 - 16:29

Longue nuitée. Les clients sont rares. Seuls quelques badauds sont entrés dans la boutique, plus pour le plaisir de profiter de la chaleur de l'endroit que par envie d'acheter. Le temps est laid et froid, Cain le voit par la fenêtre lorsque l'ondée se calme et que les carreaux ne sont plus recouverts d'eau froide et dégoulinante. Sale temps pour sortir, sale temps pour être dehors...

Bon temps pour être à l'intérieur alors. Cain devrait s'estimer heureux d'être à la boutique, au chaud, à l'abri. Les regards que lui jettent les badauds ne lui font ni chaud ni froid. Pourtant, il ne se juge ni malheureux ni heureux, il est juste là. Là, ici, maintenant, pour attendre. Attendre quoi ? Un maitre, un ordre, un essentiel, quelque chose qui justifierait qu'il bouge. Jusque là, il supportera le reste sans faillir, yeux mi-clos, pensées en suspens.

Attente.

Rompue lorsque le vendeur du jour vient jusqu'à sa cage. Docilement, Cain se lève de son coin et se rapproche des barreaux pour l'écouter. Tout ça a un air de déjà vu : un humain nouvellement livré, le magasin qui fermera juste après, pas de cage libre, personne pour le surveiller ou les expliquer comment fonctionne l'endroit. Tu es docile Cain, tu es fiable - pourquoi ne le serais-tu pas ? - tu es apprécié du vendeur. Tu dois l'aider, lui dit-il - et Cain accepte d'un simple opinement de la tête, subjugué par le mot devoir.

Alors, lorsque cette tornade humaine déboule dans sa cage, l'humain n'est pas surpris. Il n'a pas vraiment l'habitude, mais la surprise ne servirait à rien ici. Attente, toujours, à genoux dans son coin. Ses yeux courent machinalement sur le corps du nouvel arrivant. Il est nu. Cela lui'est égal. C'est une procédure habituelle dans la gestion d'un esclave rebelle, ou même non rebelle, Cain y est lui même passé à son arrivée.

Il ne t'attarde donc pas sur son entrejambe et, de son regard incolore l'examinent. Tu dois le surveiller, a dit le vendeur, vérifier qu'il est en l'état. IL est grand et relativement fort, mais abimé. Cicatrices multiples sur les pieds et les chevilles, des marques de cisaillement réduisant en éclat le code-barre qui orne son poignet, des marques d'ecchymoses rosâtres toutes récentes. Rien d'anormal à priori, surtout si c'est lui qui a causé lagitation que tu as entendu plus tôt - mais sa mémoire note ces détails comme elle le fait toujours, les classant comme "importants" jusqu'à ce qu'on l'autorise à oublier.

"On m'appelle Cain"

Voix neutre, plate. Il n'a pas d'émotions à perdre en cet instant, et Il n'en ressent même pas vraiment. C'est juste un garçon, un garçon sur lequel il doit veiller pour la nuit. Tu dois, pas tu veux. Et pourtant, il lui adresse une fois de plus la parole, jouant son rôle d'examinateur et mentor intérimaire.

"Tu es blessé ?"

Ses yeux ne ne sont toujours pas attardés sur son visage. C'est un réflexe chez toi que d'éviter les visages, humains comme vampire. Néanmoins, son corps est marque et Cain sait que si celui lui était arrivé, il demanderait avec humilité de quoi se soigner ou diminuer l'enflure et la douleur.

Son premier geste, le vétéran de la boutique l'accomplit en le désignant d'un curieux geste de la main. Ses doigts se replient lentement sur sa peau dans un mouvement étrangement doux, presque caressant, bien qu'il n'en ait pas conscience.

"Tu ferais mieux de t'excuser auprès d'eux pour récupérer des vêtements. Ils coupent le chauffage pendant la journée, tu vas finir gelé."

Une question d'économie d'énergie, a t il cru comprendre, couplée à une croyance répandue comme quoi le froid colorerait d'une légére écume sucrée le sang des esclaves régulièrement confrontés à des coups de froid. Pourtant, Cain ne l'enjoint à aller ni dans un sens, ni dans l'autre. Sasha lui est indifférent au final : il se contente de lui exposer les risques de sa conduite, à lui de choisir de l'écouter ou non.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 14 Avr 2017 - 20:13

Je remarque le regard insistant de l’individu me faisant face, je ne dis rien. Après tout, je ne me gêne pas pour le faire également. Il est plutôt bel homme.
Je ne suis pas du genre à prêter une grande importance à l’aspect physique toutefois je sais reconnaître ce qui est beau et cet homme l’était, c'était indéniable.
Il venait de me donner son nom, à présent ça faciliterait grandement la communication. Il ne semblait pas non plus m'en vouloir pour m'être immiscé dans son espace personnel.Bien.

-Cain.  

Je répète son nom afin de bien l’encrer dans ma mémoire. Il est agréable à écouter et à dire. Je me demande toutefois si c’est bien son nom de naissance ou si on l’en a affublé lorsqu’il fut capturé. J’aime à penser que nous étions tous de fiers humains libres, que nous nous battions pour notre liberté, de vaillants survivants, mais que malheureusement par un malencontreux accident, on s'était retrouvé enfermé dans une animalerie, dans un centre de rééducation ou  esclave de ces animaux. Je me perds dans mes pensées, des bribes de ma vie d’antan reviennent à la surface et un sourire s’affiche sur mes lèvres. J’en sors toutefois lorsque Cain s’adresse à moi.

"Tu es blessé ?"

Je touche automatiquement ma joue, là où on m’a giflé. J’ai également reçu quelques coups dans le ventre et les côtes. Je n’y avais pas prêté attention dans le feu de l’action, je vérifie donc maintenant que tout est encore à sa place. Ça a l’air d’aller. Dire que je n'ai pas mal serait un mensonge, mais depuis une année, ma résistance à la douleur avait changée et je pouvais facilement supporter ce type de blessures.

- Non, ce ne sont que des égratignures, je ne suis pas fait en sucre.  

J’apprécie cependant l’intérêt qu’il me porte. Brave gamin. Il ne devait pas être plus âgé que moi et si c’était le cas, ça ne devait être que d’un an ou deux. C’était agréable d’avoir un peu de compagnie, j’en oublie vite le fait qu’on soit serré et que nous sommes dans une cage, parqué comme de vulgaires bêtes.

Je m’adoucis, touché par le calme et la douceur qu’il dégage. Je n’avais plus vu ça depuis longtemps.

Au centre, il n’y avait que cris, pleurs et âmes brisées. Peu de place à la parole. Je n’avais pas eu la chance de pouvoir y tisser des liens et quelque part, ce n’était pas plus mal. Je n’aurais pas supporté me voir arracher d’autres amis.
Je me concentre à nouveau sur Cain, il serait malpoli de l’ignorer même par mégarde.

"Tu ferais mieux de t'excuser auprès d'eux pour récupérer des vêtements. Ils coupent le chauffage pendant la journée, tu vas finir gelé."

Son conseil me laisse pantois. Pourquoi devrais-je m’excuser ? Je n’estime pas avoir fait quelque chose de mal. Est-ce que je devais m'excuser de ne pas avoir abandonné mon humanité, de vouloir récupérer ma liberté ? Je lui pose toutefois la question, peut-être est-ce moi qui ai mal compris son conseil et je souhaite qu'il approfondisse le fond de sa pensée.

– M’excuser? Ai-je fait quelque chose de mal ?  

La fraicheur ne m'effraie pas. Il faisait bien plus humide et froid  dans les bois que dans la boutique et puis si ça devenait vraiment insupportable, je n'aurais qu'à m'approcher de Cain , sa chaleur corporelle déteindrait sur moi. Je me déplace sur mes fesses pour m’approcher un peu plus du garçon en espérant qu'il ne me repousse pas.

-- t’es ici depuis longtemps ?  

Un peu de discussion ne ferait de mal à personne et je me sentais plus à l’aise avec les humains qu’avec ces monstres.
C’est vrai qu’il ne faisait pas spécialement chaud, sûrement dû au temps extérieur et du fait que la porte du magasin s’ouvrait et se refermait fréquemment, laissant sortir la chaleur des lieux.
Je finis par me relever et par m’approcher des barreaux de la cage avant de hausser la voix, à l’intention d’un gérant.

- Eh Monsieur!! Tu pourrais me rendre mes fringues… S’il te plait ?

Je n’oublie pas d’être poli et de dire le mot magique, c'est une bonne chose. Il n'y avait aucune raison qu'on me punisse pour ça, même s'il m'avait demandé d'être discret une fois dans la cage.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 14 Avr 2017 - 23:00

Pas blessé. Ta tête se hoche en acquiescement. C'est noté, c'est intégré, c'est enregistré jusqu'à ordre contraire. Tant mieux. Vu l'accueil qu'il a reçu, les soins auraient sans doute été efficaces mais pas indolores. Les gérants ne sont pas cruels envers leur marchandise mais ils tiennent ce que celle-ci les respecte et Sasha n'a pas respecté cette consigne élémentaire. Infraction, punition. Tu le sais maintenant, ici le respect est essentiel.

Aussi Cain ne répond-il tout d'abord à sa question que par un léger haussement d'épaule. S'il a fait quelque chose de mal ? Non, mais il a fait quelque chose qui ne se fait pas : s'opposer. Pire encore, il cherche à comprendre, à justifier, à saisir. Ce n'est pas ce qu'on attend de lui. Un humain doit remplir ses objectifs et ne pas s'intéresser au reste. A-t-il déjà été aussi jeune ? La pensée le traverse, il rejette au loin ; les pensées indésirables n'ont pas lieu d'être chez lui, ni elles ni leurs conséquences physiques. Ton estomac qui se tord sous les souvenirs, il l'ignore. Sa voix résonne, neutre mais clairement audible. On lui a donné comme tâche d'accueillir le nouveau, il s'y tient.

"Oui. Sinon tu n'aurais pas été puni. A toi de voir si tu préféres avoir froid cette nuit ou t'excuser."

S'il est puni c'est qu'il a fait quelque chose de mal ; s'il a fait quelque chose de mal il est puni. C'est une des règles directrices de la vie de Cain, un pilier inébranlable. Peu importe la raison : s'il y a sanction, il y avait forcément une raison - mais il n'est pas obligatoire de la donner au sanctionné. Il a arrêté de lutter contre ces évidences depuis bien longtemps et ne s'en trouve pas mal. C'est pour cela que lui arbore l'uniforme de la boutique, confortable et bien chaud, alors que Sasha est en costume d'Adam.

Cain laisse Sasha se décider seul, sans le forcer d'un coté comme de l'autre. On l'a chargé de lui expliquer, pas de faire à sa place. Peut-être le froid n'est il pas un besoin important pour lui ; si c'est le cas, tant mieux. Cain, lui, se sent mourir à petit feu lorsque la température baisse trop au point que s'il devait choisir entre la chaleur et la nourriture, il hésiterait quelques secondes avant de se résigner à préférer la nourriture.

Depuis quand-est il là ? Instinctivement, le brun relève les yeux vers le mur du fond de la boutique. Dans son attente, tous les jours se ressemblent. Est-il arrivé hier, il y a une semaine, il y a un mois, il y a un an ? Il a oublié. Ce n'est pas très important. La date du calendrier lui permet pendant calculer ce délai.

"Deux mois."

Deux mois ? Ca lui semble à la fois énorme et ridiculement court. Lorsqu'on vit dans un éternel présent d'attente, le temps s'étire comme un élastique. La seconde n'a plus court, tout autant que l'instant ou le ressenti. Seule reste la durée, l'impression latente que demain sera un meilleur jour, un demain qui reste toujours futur coincé comme on l'est dans son aujourd'hui éternellement languissant.

"Et toi, c'est ton premier jour en boutique."

Ce n'est pas une question mais une affirmation. Sasha ne se conduit pas comme un habitué. Même rebelles, les vétérans savent les us et coutumes de la maison. Ils ne s'embêtent pas de pourquoi ou de parce que, préférant cracher, hurler et frapper dans l'espoir d'attirer une punition bienvenue, une punition qui pendant un instant leur donnera l'illusion de comprendre et controler ce qui les entoure. Il n'y a que les nouveaux pour croire que "pourquoi" a un sens ici.

Cain se tait. Ce n'est pas un grand causeur. Il n'en a pas besoin, il ne discute pas. Il ne veut rien, ne préfére rien, il n'est pas intéressant. Cain obéit juste. Tant qu'il n'a rien à dire, il ne dit rien.

Mais il n'en pense pas moins, même si ses pensées disparaissent presque aussitôt.

Sasha se lève, va jusqu'aux barreaux, interpelle le vendeur présent, occupé à faire l'article auprès d'un potentiel client.
Cain pense :
Tu n'aurais pas dû te dresser.
Tu n'aurais pas dû le tutoyer.
Tu n'aurais pas dû être insolent.
Tu n'aurais pas dû l'apostropher ainsi devant un client.
Tu aurais dû me demander.


Son visage ne vacille pas, ses yeux restent rivés sans ciller sur Sasha lorsque la sanction tombe, poupée de cire n'ayant pour unique fonction que l'observation. Il retrouvera la parole après, lorsqu'il y en aura besoin mais pour l'instant, il ne peut rien faire d'autre que laisser les choses se passer.

Cain attend.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Sam 15 Avr 2017 - 14:22

Je me doute que les règles ne fussent pas bien différentes de celles des centres. C’est d'ailleurs pour cette raison qu’on m’y avait traîné, dans le but de me formater et de m’habituer au monde dans lequel je venais d’atterrir. Obéir, se taire, se soumettre, combler toutes les attentes des vampires et blablabla ... Je connaissais ces règles par coeur, seulement j'avais beaucoup de difficultés à les appliquer.
Ici, c’était nouveau et j'avais besoin de connaître les limites de ceux qui s’occuperaient de moi dans les jours, semaines ou mois à venir...

Cependant, je ne dois pas non plus n’en faire qu’à ma tête, après tout, je ne suis qu’un animal, une marchandise, facilement remplaçable à leurs yeux. Je ne veux pas mourir, pas de leurs mains.
Je dois me calmer, mais j’estime pouvoir encore gratter leur patience, il faut aussi qu’ils prennent conscience que je n’ai clairement pas l’intention d’être un gentil chaton. J'avoue prendre aussi du plaisir à voir la colère dans leurs yeux lorsque je leur tiens tête. Je suis faible

"Oui. Sinon tu n'aurais pas été puni. À toi de voir si tu préfères avoir froid cette nuit ou t'excuser."

Je cligne des yeux à plusieurs reprises, surpris par sa réponse. Je vois. Ils ont réussi à détruire son esprit. Un rictus traverse mes lèvres, quel gâchis, mais ça pouvait se comprendre. Les vampires sont particulièrement doués pour détruire tout ce qu’ils ont en leur possession et je ne connais rien du passé de Cain, peut-être était-il prisonnier depuis plus longtemps que moi, qu’il avait subi pires sévices. Je n’avais pas à le juger, mais ça ne m'empêchait pas d'être déçu.

Peut-être qu’un jour moi aussi, je plierai sous leurs volontés. Non !! Je ne devais pas penser ça, je ne les laisserai pas gagner. J’ai un objectif et tant que ma haine pour cette espèce restera intacte, je n’abandonnerai pas. Je dois garder ça à l'esprit, coûte que coûte.

"Deux mois."

Deux mois. Quelle tristesse, deux mois enfermé dans cette cage sans voir l’extérieur. En fait, je n’en savais rien, peut-être qu’il se tenait suffisamment bien et qu’il sortait en dehors des heures d’ouverture? Je l'espérais pour lui, mais venant de ces saloperies de vendeurs, j'avais de sérieux doutes.

"Et toi, c'est ton premier jour en boutique."

-Oui

Je lui réponds comme pour donner plus de poids à cette évidence.
Je n'allais toutefois pas rester "nouveau" très longtemps. Je savais  qu’il  leur serait difficile de me vendre.

Je ne suis toutefois pas non plus un déchet bon à jeter. J’ai des chances de trouver un maître. Il y a beaucoup de vampires sadiques friands de petites teignes à dresser. Je suis robuste, en pleine santé et pas désagréable à regarder , les vendeurs auront bientôt fait de me trouver des arguments de vente.

Debout devant les barreaux, j’attends que le vendeur vienne à moi , ce qu’il fait et à son expression je comprends avoir été trop loin cette fois.
Il prend un sceau d’eau  posé dans un coin, certainement celui qui devait être utilisé à la fermeture pour nettoyer sols et cages. Je souris, pourquoi, je ne le sais même pas moi même.
J’attends les réprimandes ou la sanction, bien sagement, que puis je faire d’autres ? Rien.  
Mes doigts tiennent les barreaux fermement.  3 mètres, 2 mètres, 50 centimètres, il est là.
Je t’attends, viens.

Il sort un appareil de sa poche, je le reconnais , c’est un jouet qu’aiment utiliser les instructeurs dans mon centre.Bien que celui-ci soit plus joli et moins encombrant.
Une étincelle, un grésillement, mes doigts se crispent contre leur volonté. Il vient de me donner une décharge éléctrique  à l’aide d’un tazer  sur le bout des doigts. C’est désagréable mais ce n’était encore que le début. Me voilà trempé, il vient de  me balancer le contenu du sceau au visage, à nouveau mes muscles se crispent, mais c’est beaucoup plus intense et douleureux que la première décharge. Ne lui a t’on pas appris que l’eau et l’éléctricité ne faisaient pas bon ménage. Au vu de son sourire, il semblerait que si. La décharge fut courte, peut-être avait t’il peur que mon cœur ne lâche. Aussitôt acquis , il aurait été dommage de me perdre.

Mes jambes lâchent dès que le courant eut fini de traverser mon corps et me voilà au sol, trempé. Les rumeurs étaient donc vraies. Les traitements étaient beaucoup plus soft en magasin, ils ne voulaient pas abîmer la marchandise. Cette punition était donc tout à fait adéquate, très douloureuse  mais  ça ne laisserait pas ou peu de séquelles.  Au bout de quelques heures mes muscles se décontracteraient et je serais sur pieds.

Je reste couché au sol durant un bon quart d’heure, récupérant silencieusement. Mes cheveux gouttent au sol et ma peau se marbre un peu sous le froid. Je finis par tourner la tête vers Cain, un léger sourire aux lèvres.

-- je crois… Avoir merdé.

J’en ai conscience, je m’attendais à des représailles et j’avais agi en connaissance de cause, pourtant, je n'en suis pas satisfait.

--T’as ...Pas été mouillé ?

Je m’inquiète pour lui, j’espère que mon comportement ne lui a pas porté préjudice.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Sam 15 Avr 2017 - 16:56

Cain observe, froid. Les doigts accrochés aux barreaux, serrés à en faire sauter les articulations. Le visage renversé en arrière, masque funéraire aux lèvres collées l'une à l'autre par l'énergie électrique. Le dos s'arque-boute comme si on tirait brusquement sur son nombril en laissant le reste du corps sur place, l'air l'empêchant de suivre l'impulsion.Lles pieds crispés, les orteils repliés, leurs soubresauts qui clapotent dans la fine couche d'eau qui nappe le sol.

Cain regarde Sasha convulser puis se laisser retomber, jambes trop faibles mais mains encore agrippées, des serres qui essaient de le maintenir d'aplomb. Supplication dans sa posture, juste un peu d'attention siouplait. Des serres qui lâchent finalement et le laissent retomber et gésir au sol, replié dans l'eau sale. Il se replie, se roule en boule, un gémissement inarticulé, braillard échappant de ses lèvres blessées par ses dents. La flaque se rosit légérement alors que quelques gouttes de sang lui dégoulinent le long de la machoire, s'accumulent et chutent sous l'effet de la gravité.

Cain attend. C'est tout ce qu'il sait faire : attendre. Il pourrait bien sûr se ruer vers Sasha, il le sait intellectuellement. Se lever, courir, sentir les muscles de ses jambes tirer alors qu'il s'accroupirait à toute vitesse à ses cotés, son pantalon lui collerait aux genoux, imbibé d'eau et de sang, et... et rien. Cain ne pourrait rien faire. Cain ne devrait rien faire. Cain ne fait rien. Les trois notions s'impliquent l'une l'autre et le poussent à juste attendre, ici, à distance, observateur neutre et détaché.

Cain assiste aux premiers mouvements contrôlés de Sasha, bien différents des réflexes musculaires qui l'ont agité pendant qu'il convulsait. C'est léger mais immédiatement remarquable quand on sait où regarder. Les doigts qui frémissent puis se serrent de façon coordonnée, la tête qui flanche pour éviter le contact de l'eau, la déglutition qui reprend... Il note, évalue, estime. Sasha ne doit pas être griévement blessé, où il aurait mis bien plus de temps à se redresser.

Leurs regards se croisent, indifférence contre amusement. Oui, t'as bien merdé. La pensée passe et trépasse presque aussitôt : Cain n'est pas là pour juger mais pour accueillir et expliquer. La seule réponse qu'il lui octroie est un simple hochement de tête, signe qu'il l'a bien entendu et qu'il confirme son état de merdoiement.

Sa question suivante lui fait tout de même légérement incliner la tête. S'il est mouillé ? Il vérifie, tirant sur les manches de sa veste et les découvre alors partiellement imbibées d'eau. D'une virtuosité naissant de l'habitude, il se relève tout en otant le vêtement d'un geste fluide. Fort heureusement, l'eau s'est arrêtée à la couche extérieure, lui laissant la relative protection de son pantalon et de sa chemise. Le sur-vêtement finit accroché au fond de la cellule, pendu à un crochet improvisé. Cain étale les manches et les sépare du corps du vêtement. Il faut que ça séche, et le plus vite possible. Les vampires sont en train de faire la fermeture, le chauffage sera coupé pour les prochaines heures. On peut passer une nuit relativement décente à 15° quand on est légérement vêtu, mais totalement nu ?

"Eloigne-toi de là" fait-il à Sasha, dos à lui. "Plus vite tu sécheras, mieux ça sera."

Il n'a pas besoin de se retourner pour savoir que le nouveau lui obéit. Trop faible pour se redresser encore, avance courbé voire à quatre pattes. Il lui faudra du temps pour remarcher normalement, un temps qu'il va sentir passer avec le froid.

"Tu pourras avoir la veste ensuite."


C'est un simple calcul de sa part. Cain peut tenir tel qu'il est actuellement, pas Sasha. Il est de son devoir qu'il survive à la nuit comme on le lui a ordonné. Bien sûr, s'il lui arrivait du mal, Cain serait sévérement puni mais ce n'est pas cela qui le motive. Ce qui le motive, c'est ce qu'il doit faire. Ce qu'on lui a ordonné. C'est la seule chose qui justifie qu'il bouge, parle, vive : faire ce qui est nécessaire.

Clic-clac, les derniers vampires quittent les lieux. Le magasin est fermé, les volets claquemurés, les lumières éteintes. Noir total auquel sont habitués les anciens, esclaves qui savent désormais se localiser au son, mais terrifiant pour certains des nouveaux.

"Reste calme. Le soleil va se lever dans un moment, tu y verras de nouveau à ce moment là."

Il se rasseoit dans son coin, toujours imperturbable. Bien qu'il ne tente pas de distinguer Sasha, il sait intuitivement où il se trouve rien qu'au bruit de sa respiration.


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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 16 Avr 2017 - 16:12

Cette douleur, douce symphonie éveillant mes sens, me rappelant que je suis en vie. Je l'apprécie, je la recherche. Je suis en vie, je ressens, je souffre. Je me raccroche à elle, à tout ce qui pourrait me différencier de ces sangsues. Ne pas oublier la douleur, la haine, mon humanité.
Il faut me la rappeler sans cesse, peut-être est-ce la raison pour laquelle je défie sans cesse l'autorité?

Je cherche des réponses, j'essaie de me comprendre.

Une légère piqure sur mes lèvres, je me suis mordu. Mon sang est cuivré, salé.
C’est répugnant. Comment peuvent-ils apprécier ça ? Je hais à savoir que mon corps est essentiellement fait de ce liquide tant apprécié par ces monstres.
Reste dans mon corps, n’en sors pas. Il s’enfuit et tombe au sol, colorant l’eau sous mon corps.
À croire qu’il tente désespérément de me fuir. Heureusement, ça n’est qu’une égratignure, je ne me viderai pas de mon sang, pas cette nuit.

Mes poils se redressent, mon corps cherche désespérément à garder sa chaleur en créant une fine couche protectrice entre ma peau et mes poils. Réflexe totalement inutile, les êtres humains ne peuvent conserver que peu d'air entre cette fine couche de poils. Pourquoi le corps humain a autant de mécanismes inutiles, pourquoi n'a-t-il pas évolué afin de nous rendre plus résistants?!Je veux devenir plus fort. Je hais la race à laquelle j'appartiens autant que j'en suis fier. Je me recroqueville, tant bien que mes muscles veuillent répondre.

J’ai horreur de ne pas être maître de mon corps, les minutes passent, le temps semble interminable. Bouge, bouge !!!
Mes doigts, mon cou et mes jambes remuent, faiblement, mais je reprends le contrôle. Bien.
Je regarde Cain, j’observe le moindre de ses mouvements, mimiques. Il est difficile à cerner.

Il avait donc bien été mouillé, mais heureusement ce n’était que légèrement. Je reste immobile, couché dans cette flaque d’eau. Il bouge, je pense que c’est la première fois que je le vois se mouvoir depuis mon entrée dans la cage. Est-ce que je dois m’excuser pour l’avoir importuné ? Est-ce qu’il attend que je le fasse ?

"Éloigne-toi de là. Plus vite, tu sécheras, mieux ça sera."

Il a bien meilleure allure debout que cloitré dans un coin d’une cage. J’aime ce que je vois. Je lui obéis, c’est vrai qu’il serait idiot de rester coucher dans cette eau dégoutante, même si la douleur réussissait parfois à combler ce vide en moi, à retrouver mes esprits dans des instants de doute, je n’en suis pas pour autant masochiste. Je me traîne hors de la marre d’eau que mon corps trempé avait formée et me retrouve à quelques centimètres de Cain, la respiration haletante, fatigué des efforts faits.

"Tu pourras avoir la veste ensuite."

-Merci, c’est gentil à toi.

Je ne m’excuse toujours pas, j’ai un peu de mal avec ça. Tout à coup, les lumières s’éteignent. Je plisse les yeux espérant que mes yeux s’habituent rapidement à  cette obscurité.

-Ils vont nous laisser là, comme ça, durant toute la journée? … J’ai froid.

Non, je ne me plains pas, je ne fais qu’énoncer les faits. Ça commençait à devenir plus difficile à supporter et le fait que mes membres soient engourdis m’empêchait de me frictionner.

"Reste calme. Le soleil va se lever dans un moment, tu y verras de nouveau à ce moment-là."

-J’espère bien. Je suis calme. Je n’ai pas peur.

Je ne vois rien. Je n’arrive pas à savoir ou se trouve Cain en ce moment, je ne suis pas doué pour me repérer au son. Je soupire.

-Cain, accepterais-tu… De rester à mes côtés, s’il te plait ?

Froid, froid, j’ai froid. Accepte de venir à moi, aie la présence d’esprit de coller ton corps au mien, de partager un peu de ta chaleur corporelle, de mettre ta veste sur mes épaules. J’en t’en prie, ne m’oblige pas à te le demander.





ps: désolée, aujourd'hui j'ai du mal à écrire mais j'avais vraiment envie de jouer, j'espère que ma réponse te convient, sinon je tenterai de l'améliorer demain si mon cerveau n'en fait pas trop des siennes <3
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 16 Avr 2017 - 17:46

Merci, pardon, s'il te plait...

Autant de mots qui n'ont pas de sens véritable pour Cain à part celui de lubrifiant social. Il sait au plus profond de lui quand il a commis une erreur, quand il ne tient pas sa place et surtout il sait quand on attend de lui l'un de ces mots. Le silence devient alors lourd et pesant, attendant qu'il le comble de briques-lettres - ce qu'il fait sans attendre avant que la gravité ne soit aspirée et qu'il disparaisse, écrasé par le calme et les non-dits qu'il aurait dû reconnaitre. Les prononcer, c'est accepter sa place, accepter son statut. Accepter d'être un instant pour plus vite redevenir rien.

Merci, pardon, s'il te plait.

Ce sont des mots qui glissent sur sa carapace. Ils n'y trouvent pas de prise. Rien n'est remarquable chez lui, rien ne vaut la peine qu'on s'y attarde. Rien ne vaut la peine qu'on s'en excuse. Est-il précieux ? Absolument pas. Il est vide, une belle carapace qui doit bouger au gré des desiderata et des courants changeants de l'humeur de ses ayants droits. Le vide ne vaut rien. Le vide n'est pas offensable.

Merci.

Ploc. Le terme te heurte de plein fouet, retombe, petit cratère dans le béton où il agonise. Son pied retombe dessus, mâche de la semelle et un court instant, un semblant de cri enfle sous ton crâne. Vacillement, équilibre. Sans le regarder, Cain hoche la tête, montrant qu'il a bien entendu ses paroles à défaut de les avoir acceptées.

Lorsqu'il se retourne, lumière éteinte, il ne voit plus rien. Imperceptiblement, sa tête se redresse et sa colonne vertébrale s'étend, se délie. Il est aveugle, cela ne le gêne pas. Les autres le sont aussi et ça, c'est beaucoup plus important. Cain aime l'obscurité, elle qui éteint l'étincelle hantée couvant dans son regard. La noirceur lui permet de s'étendre à défaut de se détendre, quelques instants où il n'a plus à garder la nuque courbée et le regard vouté.

"Nous restons ici."

Sa voix sonne plus froide dans cette ambiance sépulcrale mais il ne s'en rend pas compte. Les autres esclaves l'ont perçue, eux. Cain sonne comme un programme d'éducation, un de ces vocaloids de l'ancien temps lorsque son corps absent ne rappelle pas qu'il est être de chair et de sang, pas de porcelaine.

"Les salles en arrière-boutique sont en travaux, les dortoirs aussi. Il faudra plusieurs jours avant que l'organisation normale ne reprenne. En attendant, nous restons tous ici."


Les gérants ne sont pas des êtres cruels, ils n'ont seulement pas le choix. Les esclaves habitués prennent leur mal en patience, le souvenir de traitements bien plus cruels ailleurs aidant à faire passer la pilule, mais les nouveaux, les nouveaux... Les nouveaux doivent encaisser comme tous les esclaves ont dû le faire à leurs débuts.

La nuit sera dure pour Sasha et pourtant il doit tenir. Cain doit l'aider.

Alors, lorsque sa voix se fait entendre, légérement tremblante de froid, de fatigue et de douleur, lorsqu'un "s'il te plait" agonise à son tour sur le sol, Cain se relève souplement et avance, une main en avant dans la direction d'où vient la voix du nouveau.

"Je suis par là."

Il le prévient juste avant de le toucher au niveau de l'épaule, de l'attraper. Ses éventuels sursauts, il les ignore. Préférant éviter de marcher plus que nécessaire et d'éventuellement glisser sur le sol trempé, il l'étreint par derrière et le fait reculer avec lui, jusqu'à sa veste. Ses cheveux encore emperlés d'eau lui caressent les joues dans la manoeuvre et lui laissent une drôle de sensation gluante et froide sur la peau. Sous ses mains, son corps est tantôt chaud, tantôt froid, selon qu'il soit totalement sec ou non. Tant pis. Même humide, la veste lui fera du bien.

De retour au coin. Cain le guide, lui donne la veste, lui explique. Il ne doit pas se perdre dans cette pièce, si petite à la lumière du jour, qui devient un labyrinthe de noirceur la nuit. Les murs sont un danger, le sol est un danger, la désorientation est un danger. Le coin l'aidera à se positionner à condition de garder ce mur derrière lui, comme ça, oui tends la main et appuie là. A deux heures et deux pas, une chaise. A midi, trois pas, un point d'eau. Juste un pas à droite, les sanitaires. En temps normal ils auraient eu des couvertures mais pas aujourd'hui. Pourquoi ? Cain ne le sait pas et ne s'y intéresse pas. D'une façon générale, les pourquoi lui importent peu.

Sa petite explication finie, Cain se tait. Quelques murmures rompent le calme ; les esclaves voisins discutent, rêvent, papotent, pleurent, rient. Cain, lui, ne dit rien. Il n'a rien à dire, ni à eux, ni à lui-mêmes. Cela fait bien longtemps que les autres que les autres l'ignorent autant que lui les ignore. Après tout, il n'a aucune raison de leur parler. Répondre, oui, mais qui lui prêterait attention ?

Le soleil ne vient toujours pas ; le vétéran ne s'inquiéte pas. Il sait combien le temps peut se diluer dans le noir, une seconde pouvant devenir une heure ou une semaine. Lui n'en souffre pas mais il en a vu d'autres craquer nerveusement et se frapper la tête contre les barreaux, battement régulier, afin que la douleur rouge sous leur crâne leur sussurre que oui, oui, oui, les ténébres ne seraient pas éternelles, oui oui oui, le temps n'était pas figé, oui oui oui il leur restait l'option de la souffrance dans le pire des cas.

Le soleil ne vient toujours pas, et la température reste fraiche. La chair de poule lui remonte le long des bras qu'il a désormais nu, sa chaleur ayant été volée par Sasha lorsqu'il était encore trempé. La chaleur est un essentiel dans sa vie, un essentiel qu'il est facile de combler avec un compagnon en cellule.

Cain attire Sasha dans son giron sans rien dire, voulant profiter de la chaleur qui émane de son corps - et offrant la sienne par la même occasion, s'il en veut.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mar 18 Avr 2017 - 10:21

Le trouve bien trop silencieux.
Cain semble être vide, il ne laisse rien apparaître de ses sentiments, son visage est fermé, sa voix monotone, il ne dit que ce qui n'est nécessaire pas un mot de plus, pas un de moins. Hochements de tête, oui, non, ce qui est certain, c'est qu’il n’a pas la langue bien pendue. Sur ce point, nous sommes considérablement différents.

C’est donc ça qu’ils essaient de faire des humains ? Des poupées ?
Une poupée de porcelaine, ça ne peut plaire qu’aux dégénérés.
Pour moi, une poupée n’a rien d’intéressant à offrir et peut-on seulement lui donner quelque chose en retour ? Quelle tristesse.
Est t’il vide qu’en apparence ou l’ont-ils complètement détruit ? Est-ce temporaire ou définitif ? A t’il conscience de son état ? S’en est-il accommodé ?
Des questions, encore des questions, mais toujours sans réponses.
Frustration, cette réponse émotionnelle mêlant colère et déception, je ne la supporte plus.

"Nous restons ici."

-D'accord.

Super, enfermés dans un cage toute la journée et toute la nuit, on ne pouvait pas rêver mieux. Un changement dans sa voix. Est-ce qu’il craint l’obscurité, il l’apprécie ? Je ne sais pas, il est difficile à cerner. Mais le changement est bien présent, je l’ai ressenti, même si c’était infime.

Au centre, nous dormions dans des dortoirs. Des dizaines de lits alignés, les uns à côté des autres, une couverture, un oreiller, les matelas n’étaient pas de grandes qualités, de nombreuses taches de sang et d’autres dont je préfèrerais ne pas savoir la provenance jonchaient les draps et matelas, mais c’était un lit, et même si le confort était rudimentaire, il était présent. Ici, il n’ y a rien, pas de confort, pas de matelas, pas de couverture, de la flotte, pas de lumière. Le seul point commun qu’il y avait avec le centre, c’était les messes basses, les pleurnicheries des humains présents.
Une nouvelle interrogation me vient, pourquoi m’avoir jeté avec lui ? C’était volontaire, ils ont choisi une cage au pif ou ils espéraient peut-être que la poupée de porcelaine déteindrait sur moi et me rendrait plus calme. Je grogne en y pensant. J’ai soudainement l’envie de le brusquer.

"Les salles en arrière-boutique sont en travaux, les dortoirs aussi. Il faudra plusieurs jours avant que l'organisation normale ne reprenne. En attendant, nous restons tous ici."

Ce n’était donc que temporaire. On jouirait de meilleurs traitements dans les jours à venir. Non, peut-être que les dortoirs ne sont le privilège que de ceux qui seront de gentils esclaves dociles ? Si c’est le cas, j’aurai bientôt fait de m’habituer au sol froid de cette cage.

-J’imagine que les dortoirs et les salles doivent se mériter ?

J’ai froid, Cain, je t’en prie, viens. Réchauffe-moi

"Je suis par là."

Merci, il a compris et accepte de m’aider. Merci Cain . Un toucher, sur mon épaule, une douce caresse me prévenant que la nuit ne serait peut-être pas aussi horrible que je le pensais. Mon corps est glacé et encore mouillé. Ce corps qui m’étreint, me guide, me renseigne, me calme. Ça fait bien longtemps qu’on n’avait pas été aussi prévenant avec moi. Ma respiration suit celle de Cain, je me détends. Les tremblements se font moins nombreux. La veste posée sur mes épaules aide. Le coin, le coin est sécurisant d’après les dires de mon compagnon de cellule. Je le crois et y reste. Je ne dis rien, l’écoute simplement en répondant de temps à autre à l’affirmative pour lui prouver que j’ai bien compris ses explications.

La pénombre ne m’ effraie plus, je suis serein, Cain a beaucoup aidé. Attendre, il ne suffisait plus qu’à attendre. Attendre de pouvoir m’enfuir, attendre les mauvais traitements, attendre un achat, attendre la nourriture, attendre la mort… Je ne suis pas quelqu’un de patient, mais lorsqu’on ne nous laisse pas le choix, on a d’autres choix que de s’y plier au risque de devenir fou.

À nouveau, le silence, lourd, pesant, je décide d’y mettre fin et de combler certaines de mes interrogations. Au mieux, il y répondrait, au pire, il m’ignorerait, cela m’est égal.

Avant que je ne lui pose la question, je ressens à nouveau un contact. Je ne bouge pas et le laisse se coller à moi. Lui aussi avait donc encore des besoins élémentaires. La poupée de chiffon n’en est finalement pas une. Je souris à cette idée. Je ne le repousse pas, je trouve aussi mon intérêt dans ce rapprochement. Je me suis réchauffée, mes membres ne sont plus glacés, ma peau a repris quelques couleurs même si en cet instant, on ne peut pas le vérifier. Je partage donc volontiers ma chaleur.

-Cain, je sais que la question est impolie et je ne t’oblige pas à me répondre, mais… Enfin…

Je ne sais pas comment tourner mes phrases afin qu’il ne prenne pas ça pour une agression. Ce n'est que de la curiosité mal placée. Je ne veux pas le mettre mal à l'aise, mais tous ces questionnements me rongent.

-Qu’as-tu pu vivre pour en arriver là ?

Je ne dis pas clairement ce que ce « là » veut dire, déjà assez embêté d’oser demander des éléments douloureux qu’il préfèrerait peut-être oublier.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mar 18 Avr 2017 - 12:20

A son interrogation, Cain répond d'une citation : celle qui fait la réclame de la boutique, celle dont les vendeurs ont la bouche pleine dès qu'un client apparait.

- Tous nos esclaves sont logés, nourris et blanchis. Nulle maltraitance ici, uniquement une saine répression pour obtenir l'obéissance.

Le "nous" ne le gêne pas. Il a du mal à se cantonner à un "je", un "tu", un "il" alors un "nous" n'est pas grand chose de plus. C'est que dans sa tête se cotoient la certitude d'être une marchandise et l'instinct durement réprimé d'être une personne, opposés jour et nuit dans un combat inconscient et larvé. Quelqu'un, quelque chose ? Un, rien ? Je, lui, tu ? Il ne s'en rend pas compte ce qui n'empêche pas tes doigts de très légérement se crisper un instant.

Silence. Contre lui, Sasha séche. Cain le sent sans le sentir. L'obscurité dérobe à son regard comme à son esprit les mots protecteurs qui durcissent et lacèrent tout autant son être, sa peau. Sois sage Cain, chut. Sasha n'est pas sage, lui, Sasha a été puni. Il le tient pour le protéger du froid mais ne se confond pas avec lui, conscient comme toujours que le rien qu'il est ne peut ni vouloir ni désirer la rébellion et encore moins la punition.

Le nouveau bouge sous ses mains, respire. Sa peau est hérissée de picot de froids. Tu brosses la peau du bout des doigts comme pour en chasser la sensation - mais quelle sensation ? Le froid que Sasha ressent, ou la chair de poule qui hérisse les doigts du vétéran ? Doucement : lissage, démêlage, réchauffage. Aucune intention derrière, juste... une impulsion, aussitôt justifiée par le besoin d'aider le rebelle à tenir.

La question résonne entre eux deux. Cain sent que quelque chose cloche, mais n'est pas assez intéressé pour savoir ce que c'est ou chercher à le savoir. Il répond tout simplement, sans encourager ou repousser la conversation. Il n'a aucune instruction à ce sujet, ni dans un sens ni dans l'autre et donc aucun besoin de trancher.

"Mon dernier Maitre m'a rendu à la boutique."

Il l'accepte et pourtant ton souffle se fait un peu plus bruque sur une, deux expirations. Pour le suivre dans son exil et continuer à être utile, Cain aurait dû apprendre le mandarin, le vietnamien et le coréen. Un esclave revient cher à être formé après achat ; prendre un esclave neuf directement issu de ces pays là est bien plus rentable. Cain était donc inutile. Cain a donc été rendu. C'est logique, imparable, irréfutable. Il l'accepte ou plutôt on l'a forcé à l'accepter.

La réaction de Sasha, logé au creux de ses bras, est elle aussi impossible à nier. Ce n'est pas la réponse qu'il attendait... Non. Ce n'est pas la question qu'il posait.

"Pardon."

Le mot est sorti tout seul. Le nouveau est une pile électrique dont il peine à suivre les idées et émotions, un animal rétif dont l'agressivité à peine rentrée par moment le pousse par habitude à l'apaiser. "Pardon" apaise tout. "Pardon" justifie l'erreur du vide envers les pleins.

"Qu'est ce "là" dont tu parles alors ?"

Cain attend la réponse avant d'affiner sa propre réponse. La nuance de ce mot lui permettra d'être clair et précis cette fois-ci, de ne pas se retromper. Il ne cherche même pas par lui-même le sens que Sasha donne à ce mot, totalement inconscient de son état d'indifférence - du moins c'est que tu te dis même si au plus profond de lui-même, ton visage se crispe très légérement dans l'obscurité et que tu serres plus fort le garçon contre toi.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 21 Avr 2017 - 17:54

- Tous nos esclaves sont logés, nourris et blanchis. Nulle maltraitance ici, uniquement une saine répression pour obtenir l'obéissance.

Nos ? Pourquoi utilisait-il ce pronom. Est-ce qu’il se considérait comme esclave, est-ce qu’il me considérait comme tel ? Une saine répression pour obtenir l’obéissance, la belle blague, je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer. Le fait de me foutre à poil, de m’asperger et de me tenir au jus, c’était donc cela la saine répression ? Nos, nos ?! Ça me met hors de moi.
Je n’ai pas compris qu’il ne faisait que répéter la doctrine de la boutique, je ne l’avais pas lu, tout simplement parce qu'étais bien trop occupé à tenter de fuir dès ma sortie du véhicule.

-Évite d’utiliser le mot esclave pour me qualifier, je ne me considère pas comme une marchandise et tu ne devrais pas non plus te considérer comme tel, moi, je ne te vois pas comme un esclave, un objet ou une marchandise Cain.  

Je n’avais pu m’empêcher de lui rappeler qu’il devrait avoir plus de considération pour sa personne, mais également pour la mienne. Le mépris qu’il a envers lui, se considérer comme du bétail, je ne peux le supporter. Si ça ne lui pose pas de problème et se voit ainsi, de mon côté, je n’étais pas obligé ‘accepter son point de vue et je n’avais aucun souci à le dire. Au fond de moi, j’espérais qu’il accepte mes mots, que ça provoque en lui quelque chose, qu’il se remette en question, mais je savais qu’il ne serait pas aussi simple de remettre de la fierté dans un individu brisé

À nouveau, le silence, je sens la chaleur de son corps contre moi, j’entends sa respiration, régulière réconfortante ainsi que les battements de son cœur, dans sa poitrine tout contre mon dos. Mon corps réagit aux différences de température, des frissons, mes poils se hérissent. C’est désagréable. Il me touche, fait aller ses mains dans des mouvements répétés. Il tente de me réchauffer, je m’adoucis à nouveau, je pose ma tête contre son épaule, tournant mon visage vers celui-ci essayant de deviner une quelconque expression sur son visage dans la pénombre. Je ne vois rien.

"Mon dernier Maitre m'a rendu à la boutique."

Est-il triste d’avoir été abandonné ? Est ce malheureux d’avoir été refourgué parce qu’on ne comblait pas les exigences de ces monstres ? Est-ce qu’il l’appréciait ?

-Ça t’a peiné, tu… Tu l’appréciais ?  

J’ai du mal à me faire à l’idée qu’un humain puisse apprécier son bourreau, apprécier de servir d’animal de compagnie et approuver une quelconque affection pour eux mais je ne suis pas lui et j’ai envie d’en savoir plus.

"Pardon."

Il a donc conscience que ce qu’il vient de dire est une aberration ? Il n’a pas l’air sincère. Il fuit, je pense. Qu’est-ce que je suis supposé répondre à ce pardon, rien ne me vient. Je soupire à nouveau, lassé d’être inutile, de ne pas savoir comment agir, que dire.

"Qu'est-ce "là" dont tu parles alors ?"

Il n’a donc pas compris ce que je voulais dire, ça m’embête. J’aurais préféré qu’il comprenne directement toutes les nuances de ce « ça » . J’ai peur de lui dire tout ce qu’il signifie. Comme si dire que le vide qui définissait Cain, ou plutôt l’image qu’il renvoyait ne ferait que poser un peu plus de poids, ne ferait qu’encrer cette supposition dans la réalité. Je ne veux pas le dire, ma gorge se noue, les mots ont difficile à venir, mais il me le demande, je me dois de répondre à sa question après tout, c’est moi qui le lui ai demandé. Je ne suis pas un lâche, je ne dois pas fuir.

Il me serre un peu plus contre lui, mon cœur se serre. Je me défais de la douce étreinte qui m’enveloppe, je me retourne, fixe un instant Cain, J’arrive à entrapercevoir la douceur de ses traits, quelques mèche tombant sur son visage, mais à nouveau, il ressemble à une poupée. J’ouvre lentement les bras et le prends avec une douceur infinie dans le creux de ceux-ci. Moi aussi, je pouvais lui donner quelque chose, ça semble bien désuet par rapport à son aide, mais je veux également donner, réconforter.

-Cain, tu sembles vide. Tu n’as pas réagi lorsque le vendeur m’a jeté dans cette cage, tu n’as pas réagi lorsque j’ai été puni. Tu sembles indifférent à ce que tu subis, à ce que les autres subissent. Tu agis tel un automate, ta voix, elle ne fait transparaître aucune émotion. Tu sembles avoir accepté de n’être plus que l’ombre de toi-même, accepter qu’on soit puni pour des broutilles, accepté d’être un esclave, mais tu m’as aidé, j’espère donc que ce que tu montres là, n’est qu’une façade, qu’au fond de toi, il y a toujours cette flamme. Dis-moi que j’ai tort, dis-moi qu’au fond de toi, tu espères retrouver ta fierté, ta liberté.  

Ma voix s’étrangle, je me sens mal. Mal pour lui, mal pour moi, mal pour l’humanité tout entière. J’ai envie qu’il me dise m’être trompé. J’ai peur, peur d’apprendre qu’il a abandonné face à ces monstres et je suis terrifié à l'idée de devenir une marionnette…
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Sam 22 Avr 2017 - 10:43

Acquiescement, acquiescement, acquiescement. Lorsqu'il n"y a rien à répondre mais que le pardon ne semble pas combler le silence, l'acquiescement le peut. Tu es une poupée qui dit oui oui oui, toute la journée tu dis oui oui oui parce que même s'il ne comprend pas, il entend, il écoute, il note. Sasha n'est pas un esclave ? D'accord. Cain non plus ? S'il le dit. La discussion sur ce sujet ne l'intéresse pas : ce serait comme chercher à prouver que le ciel est bleu ou l'eau mouillée. Mieux vaut se taire et acquiescer.

Les émotions dans la voix de Sasha, Cain peut les lister à défaut de les comprendre. De l'inquiétude, de la tristesse, de la surprise, de la répugnance... et un rien de fascination. Le nouveau n'est pas le seul à ressentir cela ici lorsque le sujet des maitres vient sur le tapis. Comment il était ? Tu l'appréciais ? Tu le détestais ? Il t'a fait quoi ? Tu le regrettes ? Pourquoi il t'a laissé ? C'est comme si les esclaves tentaient de retenir à l'aide d'un filet de mot les vampires, comme si arriver à les comprendre leur donnait un semblant d'ascendant sur eux - et curieusement, ce sont en général les rebelles qui sont les plus bavards à ce sujet. Cain est un des rares à ne pas avoir besoin d'en discuter : il sait qu'il n'a aucun pouvoir, aucun devoir, aucun droit sur son maitre, futur ou passé. Les mots, il s'en sert pour se contenir, pas pour s'accrocher à l'extérieur.

- C'était logique de me laisser ici.


Sa réponse est lapidaire. Logique. Rien de plus. Rien de moins. L'affection ? La peine ? Il ne sait pas les identifier et il ne peut pas et il ne veut pas. Logique : un calcul, un fait, une évidence. Le sujet est clos, il n'y a rien à argumenter face à la logique.

Mais Sasha hésite au creux de ses bras. Cain le laisse faire, tête tourner vers une portion de fenêtre qui s'éclaicit petit à petit. L'aube est là, morose, et ses rayons mollement lumineux commencent à dessiner les aplats sombres des comptoirs de la boutique. Bientôt, leur cellule rétrécira et ils pourront se déplacer sans crainte de se perdre dans les profondeurs des recoins jaillis de la nuit obscure.

Il s'éloigne ; docilement, il le laisse faire. Pas d'illusion à avoir sur le sujet : Cain n'était qu'une source de chaleur et de réconfort face aux ténèbres. Maintenant que le soleil se lève, il est bien moins utile - probablement plus assez pour justifier leur proximité. La lueur matinale éclaire par derrière la tête de Sasha, cachant son visage au sein de ses cheveux aux méches mal peignées. Il le regarde. On te voit, Cain. L'once d'émotions parvenue à filtrer jusqu'à son visage se résorbe. Tais-toi Cain, sois sage.

Mais non. Le nouveau revient, ouvre ses bras et y enserre son mentor. Laisse faire Cain. Au creux de ses bras, tête sur son épaule, coeur de l'autre qui palpite comme un oiseau en cage et cherche à entrainer le sien, ce pendule mécanique et irréductible. Laisse faire. Ecoute et laisse faire. Lui aussi l'étreint en réponse mais c'est à cause de la fraicheur qu'il fuit. Ton corps tremble, mais c'est à cause de la fraicheur. Rien d'autre. La chaleur est un essentiel qui justifie ce contact.

-Pardon.

Le mot glisse de ses lèvres et se faufile dans le pavillon de son oreille toute proche. Il ne peut rien dire d'autre et le silence n'est pas une option.

Pardon ? Oui, pardon de ne pas pouvoir/devoir être celui que Sasha voudrait qu'il soit. Cain n'a qu'un seul moule auquel il doit se conformer : celui de son maitre. Le maitre vampire moyen veut une poupée à la peau pure, à la langue agile dans le cadre intime mais de plomb le reste du temps, au "oui" évident et au "non" silencieux alors Cain se tait, Cain ne bouge pas, Cain attend qu'on lui donne l'ordre d'être autrement. Cain ne veut rien, si ce n'est peut-être que quelqu'un d'autre l'emplisse et lui dise quoi faire.

Cain ne peut pas expliquer ça. Ce serait comme démonter son propre coeur pour l'exhiber au tout-venant : sitôt dévoilé, la vie s'en échapperait. Alors il serre mais pas plus autant que la température le justifie, il enfouit son visage dans son épaule dans le tissu de la veste pour chasser la sensation des larmes fantomes qu'il ne peut plus verser depuis bien longtemps, il respire lentement pour que son pouls ne s'emballe pas, jamais, jamais sans raison et il n'y a aucune raison.

Tu es une poupée de chiffon qui, à défaut de dire non, cherche un peu de compassion. Profite Cain, Profite. Bientôt, à la umière du jour, ton coeur se repétrifiera totalement comme le troll des légendes.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mer 26 Avr 2017 - 13:55

L’attitude de Cain m’horripile. Il n’y a pas aucun échange, il n’a pas l’air d’avoir ses propres idées, opinions, préférences, valeurs, peurs ?

Oui, il me faut comprendre, comprendre les vampires, savoir ce qu’ils attendent de nous, de moi pour mieux les contrer, pour mieux leur désobéir, pour mieux me rebeller.
Je veux comprendre, pourquoi n’est-il pas comme moi ? Non, il ne devrait pas abandonner, cela revient à mourir alors autant mourir que de finir comme ça. Ça lui convient d’être devenu qu’une enveloppe charnelle, ça lui convient de faire le petit chien et de remuer la queue devant d’autres ? Si abandonner est sa seule option, autant qu’il mette fin à son existence. Putain, regarde-toi Cain, regarde ce que tu es devenu. Merde !! N’as-tu donc jamais eu aucune fierté pour ta personne ?!

- C'était logique de me laisser ici.

-Non, ce n’est pas logique !! Ce n’est pas logique d’être traité tel des animaux, ce n’est pas logique d’attendre de nouveaux maîtres, ce n’est pas logique d’être marqué comme du bétail, ce n’est pas logique, ce n’est pas logique !!  

Je m’énerve, ne dis pas ce genre de fatalités tout haut ; pas devant moi !! Ne le dis pas avec une telle clarté comme si c’était la seule évidence possible. Mes bras, mes doigts tremblent, mon corps réagit à ce trop-plein d’émotions que je n’arrive pas à enfuir au fond de moi.
Cain s’éloigne alors que l’obscurité se terre dans les coins de la boutique, fuyant les doux rayons de l’aube.
J’aime la lumière, elle est douce, réconfortante, comme les bras de Cain. Je ne dois pas laisse ma colère m’engloutir. C’est pourtant si difficile, difficile de lui résister. Il m’horripile, ce qu’il est m’angoisse. Je ne comprends pas, j’ai horreur de l’inconnu. Ressaisis-toi Sasha, ne te laisse pas envahir par tes émotions.


Je dois m’accrocher à la seule chose qui compte pour moi, mon objectif. Marie… Oui Marie a besoin de moi. Ne l’abandonne pas ou elle finira comme Cain. N’abandonne pas, je ne dois pas être envahi par la peur, elle ne doit pas me dévorer. Je dois l’aider, je dois la sauver, oui, c’est tout ce qui compte. Cain n’est pas Marie et ne le sera jamais.

Je ne dois pas le sauver lui, je le veux peut-être mais, je ne sais pas si j’en suis capable ni même si j'en ai la force.

Marie… Son doux sourire, sa chevelure blonde tombant gracieusement le long de son dos me vient à l’esprit, sa voix…. Non, je ne me souviens plus du son de sa voix… J’oublie ? Pourquoi, il ne faut pas oublier… Sa voix, son visage, son rire, sa peau, je ne dois pas oublier. Je tremble à nouveau, les larmes me montent aux yeux. Non, c’est de la faiblesse, je ne dois pas être faible.

-Pardon.

Je me reprends, combien de temps suis-je resté silencieux, perdu dans mes souvenirs passés ? Il vient de s’excuser ? Oui, il vient de le faire. S’il l’a fait, c’est qu’il a conscience que son attitude et sa manière de voir les choses est mauvaise. Je fronce les sourcils.

-Ne t’excuse pas, agis !! Tu n’es pas une poupée, tu as un nom, un vécu, un passé, des préférences, des répugnances, des gouts. Tu ne dois pas abandonner Cain, merde !! Qu’est-ce que ça t’apporte d’ être comme ça ? T’y trouve une quelconque satisfaction ?  

Je m’énerve à nouveau. Il ne faut pas, mais c’est plus fort que moi. Mon regard se pose vers mon poignet ou le tatouage qu’on m’a apposé lors de ma capture est incrusté dans ma chair. Il fait à présent assez clair et cette horreur me répugne du plus profond de mon être, je ne veux plus la voir. Je la hais, elle se fout de moi. J’ai eu beau m’arracher la peau avec mes ongles, avec mes dents, elle est encore visible. J’avance mes ongles de cette ignominie et je commence à déchirer ma peau cicatrisée. Je vais la réduire à néant, on ne pourra bientôt plus rien voir. Un sourire s’affiche sur mes lèvres, cette idée me plait. Je suis tellement frustré, je dois vite trouver de quoi rétablir un équilibre dans cette mère agitée que sont mes sentiments.

Il faut détruire, arracher, saigner. Jamais je ne deviendrai du bétail. J’ai mal, mais c’est une douleur nécessaire. Cette couleur rouge, je la hais presque tout autant que ces marques, ces blessures qu’ils m’ont apposées, mais je la supporte tant que c’est moi qui décide quand mon flux vital sort de ce corps. Je suis maître de mon corps, de mes pensées, de mes valeurs, de mes souvenirs, on ne me prendra jamais ce que je suis.

Gratter, arracher frénétiquement. Oui, ça me calme, la colère s’amenuise.

-Cain, tu vois, il ne faut pas abandonner. Abandonner c’est mourir, pourtant tu es toujours en vie alors ressaisis-toi vite ou mets fin à l’existence de l’inutilité que tu es en train de devenir.  

Je ne pense pas être cruel, c’est ma manière de voir les choses. Il ne devrait pas s’acharner à vouloir vivre si c’est pour servir cette sous-race d’égocentriques. Il fait honte à notre race.

Je me suis bien blessé, mon poignet n’est plus qu’une immonde plaie béante, lorsque ça cicatrisera, on verra toujours une trace du tatouage, je le sais, il me suffira de recommencer et le jour où il sera devenu indéchiffrable, ils m’en feront un autre, je le sais aussi. Il me suffira donc de tout recommencer.

Calme-toi Sasha, calme toi. Cette cage n’est qu’un passage, un moment difficile à passer. La liberté est au bout du tunnel. Marie t’y attend. Ça va aller Sasha, tout ira bien.

-CAin, que ressens-tu en regardant le tatouage sur ton poignet ?  

Pourquoi je m’acharne à vouloir trouver une quelconque fierté, humanité en Cain. J’essaie de comprendre, mais au fond ses réponses ne me satisferont pas. Je me fais du mal. Il est brisé, mort à l’intérieur.
Je devrais juste l’abandonner là et le traiter comme un objet vu qu’il semble s’être acclimaté à cette condition alors pourquoi je m’acharne... Je n’en sais foutrement rien. C’est une perte de temps.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mer 26 Avr 2017 - 22:45

Agressivité. Danger.

Cain se tait, se tasse. Il ne comprend l'agressivité. On lui a appris que c'était une réaction normale, une lutte contre une agression, une violence, un viol de territoire - mais Cain n'est rien, un rien sans être à agresser, sans corps à maltraiter, sans territoire à violer. Alors Cain fait comme d'ordinaire face à ce qu'il ne comprend pas : il attend. Il attend que la menace se rende compte qu'elle vise un rien et se détourne vers une cible plus intéressante.

Mais cela ne fonctionne pas. Sasha, contre lui, vibre d'une énergie qu'il ne comprend pas et qu'il ne peut veux pas comprendre. Son coeur bat, affolé comme une pie-griéche prisonniére d'un piège quelque chose d'affolé et tu sens la tension dans ses bras, dans son étreinte, une tension qui presse et menace d'écraser et d'étouffer et d'éliminer. Tu te figes, lapin au col pris dans les crocs du renard. Il n'ose plus bouger. Plus respirer. Faut pas qu'on te voie. Pas qu'on t'entende. Sasha en veut au mot, au Pardon. Tu n'aurais pas dû parler. Cain aurait dû se taire, chut Cain.

Le nouveau s'éloigne. Froid. Frisson. Solitude - et pourtant, il est toujours seul, non, lui le vide face au reste du monde plein ? Pourquoi cette impression ? Ses bras se croisent, rappel de l'étreinte de tantôt, se croisent pour le contenir, le protéger, l'empêcher d'être envahi ou de fuir. Juste tenir. Ne pas écouter, ne pas parler. Ignorer pour qu'on le laisse en paix, petit rien qui ne vaut pas la peine d'être remarqué, encore moins attaqué.

Mais impossible d'ignorer ça. Dans la pénombre grisonnante, des doigts crochent et des ongles accrochent. Tu as un haut-le-coeur, l'intérieur se retourne lorsque le crissement se fait spongieux, visqueux. Peau qu'on arrache, peau qu'on enlève. Reste calme Cain. Sois beau. Ne t'abime pas. Le sang est noir sous cette lumière, d'un noir d'encre qui coule et se dilue au sol dans la flaque qui englue, d'un noir de pensées parasites - mais des pensées qui sortent au lieu de rentrer, la peau lacérée offrant un passage, empêchant dedans et dehors de se séparer, Sasha et le reste du monde d'être différent. Ta main se porte à ton poignet par réflexe. L'idée d'être blessé ainsi, de ne plus pouvoir être rien, de... de ...

L'encre coule. L'encre tapisse ses ongles. L'encre de son sang, l'encre de ses mots, l'encre de ses yeux.

Il se renfonce dans son coin. Il a la tête qui bourdonne, du mal à respirer. Sa main serre son corde-barre trop fort, ses doigts s'enfonçant dans ses os.

Pourquoi ? Pourquoi réagir comme ça ? Il ne comprend pas. On lui a appris qu'il devait rester blanc mais qu'il serait blessé tôt ou tard. Qu'on le blesserait. Mais... pas ainsi. Pas juste... comme ça. Pas par un étranger qu'il doit protéger et qu'il ne peut donc pas repousser, pas par quelqu'un qui un instant l'a serré contre lui comme pour le protéger de quelque chose qu'il ne comprend pas. Cain ne devrait pas se sentir mal, mais... mais... ses pensées s'arrêtent net, bloquées par le mur de son éducation et le fardeau de son néan.

Une question. Chut Cain, sois sage. Tais toi. Il doit ignorer. Il doit rester intact, ne pas laisser l'encre l'envahir, ne pas devenir quelque chose. Ses entrailles se tordent. Indifférence. Ne pas bouger. Se replier autour de son bras et sentir quelque part s'il vous plait que c'est trop tard je veux pas que les larves de pensées l'envahissent laissez-moi et pondent en lui d'odieuses craintes de mort vivante et de hurlements enfoncés dans son propre coeur pitié non jusqu'à mourir étouffé de supplication.

Cain ne dit rien. Cain ne pleure pas. Cain ne bouge pas. Il attend juste, pâle comme la mort, entièrement replié autour de son bras tatoué. Il attend de sortir de la prison de sa propre tête, l'unique rempart et l'ultime geole où son esprit s'est réfugié dans ce moment de vulnérabilité.

Tais toi Cain. Sois beau. Tais toi.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 30 Avr 2017 - 10:32

Cain ne bouge pas, il ne réagit pas. Je ne me suis pas rendu compte que son rythme cardiaque s’est affolé qu’il s’est raidi sous mon explosion de colère. Pour moi, il était resté la poupée qu’il était depuis le début de notre rencontre.


Les autres esclaves se sont tus lorsque j’ai haussé le ton, l’ambiance est devenue soudainement sombre, pesante. Je ne m’en suis pas rendu compte, en ce moment il n’y a que moi, moi, mes sentiments et la colère que j’ai envers Cain et les vampires, les autres n’existent plus.

Il n’y a aucun bruit si ce n’est moi qui continue de montrer et de hurler mon mécontentement. Mon attitude est idiote, mais je suis humain. Une action engendre immédiatement une réaction, c’est comme ça que je fonctionne et que je pense que le monde fonctionne.


Je me trompe, je suis bien naïf, je ne comprends pas le monde dans lequel je vis, je ne comprends pas les vampires, ni mon espèce et encore moins tout ce qui se joue en moi. Je suis perdu… J’ai besoin d’aide.

Plic ploc, le sang continue de tomber sur le sol. Plic ploc , le sang allège ma colère. Oui, tout va mieux, se faire mal, retirer ces marques, c’est salvateur. J
Je garde en mémoire que ce moyen est efficace pour retrouver mon calme, pour me sauver de ce vide qui j’ai l’impression m’engloutit petit à petit.
Plic ploc , tout est à présent calme.Cain n’a pas bougé, il n’a pas réagi.


Non, c’est faux, je relève les yeux, il n’est pas comme à son habitude. Je tends l’oreille. Sa respiration n’est plus posée ni régulière.
Je plisse légèrement les yeux, je le vois. Il tient fermement le poignet ou se présente son code-barres. J’ai donc réussi à déclencher un semblant de réaction chez ce jeune homme qui semblait avoir fermé son âme depuis bien longtemps ?
Non, il est trop tôt pour le dire, ce n’est qu’une réaction légère, mais elle est présente.



Je suis rassuré, mais juste après ce soulagement un sentiment de culpabilité m’envahit, il n’a pas l’air bien. Je viens sûrement de lui faire du mal. Qui suis-je donc pour vouloir le sortir de la carapace qu’il s’est forgé ? Je ne connais rien de lui, je ne sais pas ce qu’il a vécu dans le passé, pourquoi il est devenu ainsi et j’exige des explications, j’exige qu’il sorte de son cocon dans lequel il s’est tiré juste pour me rassurer ? Je ne suis qu’un putain d’ égoïste, qui suis-je pour exiger cela de lui.


Merde. Je n’aurais pas dû m’énerver sur lui, il n’est pas responsable de la colère qui me ronge, il n’est pas responsable de la perte de mon clan, il n’est pas responsable des tortures subies , il n’est pas responsable de la perte de Marie… Il est une victime et je suis en train de le traiter exactement comme ceux que je méprise.


Je sers la veste qu’il m’a prêtée un peu plus tôt entre mes doigts. Je regrette mon comportement. J’ai eu tort. Je me relève, m’approche et pose la veste sur ses épaules, je dois lui prouver par des attitudes physiques, des expressions que je ne lui veux aucun mal.


- Cain, je m’excuse. Je n’aurais pas dû hausser le ton, ni te juger et encore moins exiger un changement. Je ne connais rien de toi, je ne sais pas pour quelle raison tu as accepté de capituler et ça ne me regarde pas non plus. Je suis impoli. Tu n’es pas responsable de mon malheur. Je suis désolé de t’avoir brusqué.

Je reste debout face à lui en espérant qu’il accepte mes excuses ou qu’il me demande de m’éloigner. Je suis une personne versatile, je passe d’un état d’esprit à un autre en quelques minutes, ça peut être déstabilisant pour les gens qui me côtoient, je dois l’avouer, je n’arrive pas encore à bien contrôler ces états.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Lun 1 Mai 2017 - 10:07

Le silence peut être aussi oppressant que les cris. Tu le sais. Les autres esclaves le savent. Ils se taisent lorsque Sasha hurle sa rage et crée son silence ; ils continuent de se taire et les maintiennent captifs de cet état de tension. Le rompre, c'est un peu comme mettre le feu aux poudres. Une étincelle, l'explosion, chair brulée et gravats en chute libre. Il suffirait d'un cri dans la nuit...

Baisser de rideau. Yeux clos. C'est mieux. C'est comme la nuit avant le jour, comme cette heure entre loup et chien, lorsque l'obscurité dérobe un instant sa chair aux attentes. Ainsi, il ne voit pas Sasha se figer, encore raidi de sa colère. Il ne le verra pas s'approcher de lui et rompre le silence en rompant sa peau, d'un coup bien placé - ou mal placé, peu importe, car Cain ne se défendra pas, ce n'est pas son rôle. Il ne verra pas son sang goutter en encre noire sur le sol et s'étaler petit à petit, se diluer dans la flaque d'eau sale. Peut-être même qu'en fermant yeux, on t'oubliera ? Tout le monde t'oubliera ? Sasha, les autres, les vampires, les mots... Oui, disparaitre et se fondre dans le rien pour ne plus jamais, jamais changer, ne plus jamais, jamais avoir peur et mal. Cache-toi Cain, si loin qu'on ne te retrouvera jamais.

Il s'approche. Tu ne bouges pas. Tu t'assouplis. Assez rigide pour rester en place, assez souple pour amortir le coup : c'est une leçon qu'il a inscrite jusqu'au plus profond de ses eaux. Attendre, juste attendre. Ton souffle se calme dans l'attente - car c'est l'attente de quelque chose que tu connais et que tu peux maitriser. Tu seras bleui. Tu seras soigné. L'habitude est réconfortante. Son souffle s'approche, imperceptiblement tu penches la tête comme pour lui assurer qu'il est le dominant. Il n'y a pas besoin de l'affronter, Cain sait où est sa place : en dessous.

Il se penche. Son souffle est encore rauque. Attente encore. Il visera le dos probablement, pour le faire rouler. Ce n'est pas grave. Il n'est pas assez haut pour se casser quelque chose en tombant au sol - et de toute façon ce n'est pas grave, ca il n'a rien à dire là dessus, juste à attendre.

Mais un bruissement de tissu recouvre sa respiration et sur tes épaules tombent un poids lâche, étendu, réconfortant. Ce n'est pas de la chair et des ongles, mais du tissu. Ta veste. Il t'a rendu ta veste. Ton souffle se relâche légérement et il relève légérement la tête, ses yeux entrouverts vers son profil en ombre chinoise. Pourquoi ? Pourquoi agit-il ainsi ? Tu ne comprends pas. Pourquoi s'excuse-t-il d'être en colère, d'être vivant ?

- Ce n'est pas grave.

Froid, mécanique. Réflexe - et pourtant purement réfléchi. Non, ce n'est pas grave. Sasha a juste agi comme il devait le faire et Cain a fait de même. Attendre, c'est sa fonction première. Soupir. Ses mains se referment un court instant sur le tissu épaissi des encolures. Oui, il fait froid - mais non, ce n'est pas le plus important. Tu dois veiller sur Sasha, c'est ça la priorité. Alors d'un geste, il fait glisser le vêtement de ses épaules et l'intercepte avant qu'il ne tombe au sol - ses épaules raidies par sa position craquent briévement.

- Garde la veste. Tu en as plus besoin que moi.


Il la lui tend sans même songer que ce comportement peut être mal perçu, lui le faible, presque à genoux, tendant en un geste d'offrande son vêtement au fort de la cellule. Tu dois aider Sasha, c'est tout. Rien d'autre ne compte.

Et même si quelque part, tout au fond de son crâne, quelque chose réagissait à ses paroles... Ils sont observés. Ils sont entendus. En hurlant ainsi, Sasha a attiré l'attention du reste de la marchandise et Cain doit se conformer à son rôle envers eux : être un modèle. Leur donner envie de rester calme, digne, beau. C'est ce que les propriétaires de la boutique lui ont ordonné. Il ne doit pas les décevoir. Jamais.

Alors Cain tend et attend.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mar 2 Mai 2017 - 13:17

Le frapper ? Oui, j’en mourrais d’envie, non pas par plaisir, mais simplement pour me décharger de tout ce surplus d’émotions, de toute cette colère et cette impuissance qui grondait en moi.
Je m’assimile à une bouilloire, lorsque la pression devient trop forte, la vapeur d’eau cherche par tous les moyens à fuir son récipient.
J’étais l’eau dans une bouilloire sur le point de relâcher la pression devenue trop forte, mais l’attitude de Cain, ce léger repli sur lui-même, les quelques signes de détresse qu’il m’avait montré avait eu l’effet de couper la source de chaleur, je n’allais pas imploser, pas tout de suite. Ça n’empêchait pas d’oublier les instants précédents. Si je l’avais frappé, je m’en serais voulu, j’aurais eu bien plus de culpabilité que celle que je ressens en cet instant.

Je continue de le fixer, le tissu est tombé sur ses épaules, il semble si fragile, replié sur lui-même, moi, debout, le surplombant de ma hauteur. Il a levé la tête, j’esquisse un léger sourire qui se veut rassurant.

- Ce n'est pas grave.

Si ça l’est, il est grave de perdre ses moyens. Il est grave que je m’en prenne à lui, que je lui remette sur le dos la haine qui me ronge, que je m’en prenne à lui pour ce qu’il est. Je n’avais pas à la réprimander, ni à le juger. Je suis impuissant, je suis un enfant qui ne comprend rien et se permet d’imposer sa vision du monde aux autres…

Je ressemble à ces vampires ?! Non, c’est faux, je ne leur ressemble pas, je sais me remettre en question, je sais m’excuser, j’éprouve de la culpabilité, je suis faible… Je suis faible

Ces mots, ils sont comme un coup de poignard, mais ils sont véridiques. Je suis faible, j’ai horreur d’être ce que je suis. Je me hais autant que je m’aime.
Je ne comprends pas, ou en suis-je, quel chemin ai-je parcouru depuis ma capture ? Je me suis endurci, oui, mais cette carapace est fragile. La colère et la haine sont des valeurs sûres pour fortifier cette carapace, mais en n’ayant que ça à l’esprit ne suis-je pas en train de devenir l’un de ces monstres que je hais tant ?

J’ai mal, mal.Je suis perdu, je ne sais plus quelle attitude adopter. Marie, si tu étais là, quels conseils me donnerais tu ?

- Garde la veste. Tu en as plus besoin que moi.

*il me tend la veste que je viens de poser sur ses épaules ? Pourquoi fait-il ça ? S'il avait été moi, je lui en aurais voulu et j’aurais gardé la veste pour mon confort personnel, j’aurais bien entendu abandonné et serais retourner de moi-même vers lui pour accepter ces excuses, mais après quelques minutes, heures ou jours. Je suis rancunier. Il ne semblait pas l’être, ça me surprend.

Peut-être était t’il bien plus humain que moi . être humain , qu’est ce que ça veut dire, à quoi suis-je supposé me raccrocher pour le rester ?

Je finis par m’accroupir face à lui et par imposer ma présence à ses côtés, je prends la veste qu’il tend toujours et la pose sur ses genoux et tire ensuite le tissu pour qu’il recouvre également les miens.

Les discussions des autres pensionnaires ont repris en voyant que la furie s’est calmée et que le calme est revenu. Certains ont repris les conversations qu’ils avaient stoppées un peu plus tôt, d’autres discutent de l’incident qui vient de se produire.

Je suis épuisé, toutes ces émotions, ces changements, la décharge électrique, la fraicheur des lieux m’ont épuisé. Je dois tenir, il ne faut pas dormir.
Si je ferme les yeux, un nouveau malheur pourrait se produire. J’ai fait l’erreur une fois, je ne dois pas dormir. Fermer les yeux oui, mais jamais dormir. Faire des micros-sieste plusieurs fois en journée oui, mais ne les faire que lorsque l’endroit et les circonstances me le permettent, ici aucune condition n’est remplie. Je pose ma tête sur l’épaule de Cain, je n’ai plus trop la force de réfléchir, ni de m’interroger si ce geste est impoli, mal pris ou que sais-je encore. . Je chuchote afin que seul lui puisse entendre.

-J’ai peur, je ne comprends pas... J’ai peur. Ma famille me manque.

Je viens de craquer, ça faisait bien des mois que je ne l'avais pas faits. Je  ne me permettais pas de le faire de peur que les vampires s’en rende compte et n’exploitent mes faiblesses, mais Cain n’est pas un vampire et peut-être lui expliquer les raisons de mon comportement me soulagerait de la culpabilité qui me ronge. J’ai peur, je suis terrifié.

- Je suis désolé de t’avoir hurlé dessus, c’est juste que je ne comprends pas tes réactions. Pardon.

Si je me laisse aller en cet instant, au moindre mouvement, regards un peu trop insistants qui se poseraient sur moi, je bondirai, faisant comme si rien ne venait de se passer. Je ne laisserai personne exploiter mes faiblesses, personne.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mer 10 Mai 2017 - 18:57

La crise est finie. Les bruits à demi-étouffées les recouvrent de nouveau. Quelques discussions, un rire un peu trop strident, des gémissements à peine dissimulés, quelque chose qui cogne rythmiquement contre les barreaux... C'est comme ça que ça se passe ici. Le silence tombe plusieurs fois par jour puis la vie reprend son cours dès qu'on sait si le sang a coulé - et du coup, si toute la boutique subira la mauvaise humeur des vendeurs le lendemain.

Face à face, genoux contre genoux. La veste leur sert de zone neutre. Elle ne protége plus grand chose du froid ainsi, mais Cain laisse Sasha faire. La chute de l'agressivité vaut bien quelques degrés de moins. Tu peux encaisser. Lui, il ne peut pas. Dans la pénombre, Cain le suit des yeux. Il se rapproche. Il se colle. Il se pose contre son épaule. Il tremble.

Sasha n'est pas bien. Tu dois l'aider et Cain obéit toujours aux ordres.

Rassure-le. Réchauffe-le. Montre-lui comment faire.

C'est une main vient se poser sur la joue de Sasha. Une main blanche, chaude. Humaine. Elle reste là un moment, juste présente. Tu n'es pas seul Sasha. Il y'a quelqu'un avec toi. Cain tourne un peu la tête et c'est désormais son souffle chaud qui vient chatouiller son visage en plus. Les vampires ne respirent que s'ils le veulent. Pas les humains. Cain est humain, comme Sasha.

-Tu n'es pas tout seul.

Lui aussi parle tout bas. On les entend, il sait. Ici, tout se sait sauf si on chuchote. Les cages sont collées les unes contre les autres, les humains n'ont rien à faire pour tuer leur temps en journée à part parler, écouter, dormir - et copuler. Les vampires le savent, mais ils s'en fichent. Au moins, la marchandise reste expérimentée comme ça. Mais c'est surtout que ce sont des mots que Sasha a besoin d'entendre, pour lui uniquement, le petit être humain perdu dans ce vaste monde cruel. Il n'est pas tout seul.

Et son autre main glisse le long de son corps pour attraper la main indemne de Sasha. Cain ne veut pas penser à la chair abimée et au sang noir qui s'est écoulé de son corps comme de l'encre. Main indemne, entière qu'il ramène à lui en la tenant avec précaution, trésor abimé mais toujours vaillant. Elle est froide cette main au creux de la sienne, abimée par la vie au milieu de sa pâleur sans faille. Il faut la réchauffer. Il faut lui montrer qu'elle n'est pas seule.

Cette main, Cain la fait passer sous son haut par le col. Il ne veut pas la descendre bien loin. Juste la plaquer sur sa poitrine. Contre son coeur. Chair de poule sous la fraicheur, mais il a déjà connu des vampires autrement plus froids. C'est supportable. Sous la paume un peu rugueuse, ça bat. DUM DUM DUM DUM, un rythme de tambour lent et inexorable. La marche du temps, de l'humanité.

La même marche que dans la poitrine de Sasha, comme il le sent en posant sa propre main sur son torse nu - mais peut-être un peu plus lente. Non, définitivement plus lente. DUMDUM DUMDUM. Sasha a peur, Sasha a froid, Sasha est triste - mais Sasha n'est pas le seul humain dans la pièce.

Montre-lui comment faire.

Alors Cain lui dit. Il lui rappelle - comme il l'a fait à tant d'autres esclaves avant. Ici, ils ne sont jamais seuls.

-Je suis là, moi.

Et dans ses yeux vides semblent se réfléchir un court instant quelque chose. Peut-être n'est ce qu'un reflet de soleil vagabond. Peut-être est-ce du regret. Peut-être est-ce du désir. Peut-être n'est-ce rien de tout ça.

Mais il reste quand même des yeux. Sasha est en leur compagnie.

Réchauffe-le, corps et âme.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Jeu 11 Mai 2017 - 11:40

Mes yeux sont posés sur la fin tissu qui recouvre nos genoux, en effet, posée ainsi, la veste ne réchauffe rien, mais ça me convient. Je ne mérite pas d’avoir cette veste ni de profiter de la chaleur de Cain… Mais égoïste comme je suis, j’impose mon contact même si j'ai parfaitement conscience de ne pas le mériter. Tête posée contre son épaule. Je suis fatigué, mes questions sont toujours sans réponses. Je veux arrêter de réfléchir, je veux me reposer, oublier… Non, je n’ai pas le droit d’oublier, n’oublie pas... Ma vie n’est que contradictions et frustrations, combien de temps vais-je pouvoir encore le supporter, je ne sais pas. Je dois tenir bon, encore un peu. Chaque jour, il faut avancer, rester sur place, mais certainement pas régresser. Je ne suis là que depuis quelques heures, je dois garder mon calme. Ce n’est qu’une étape supplémentaire à franchir, j’ai vécu bien pire. Je peux le surmonter, je ne dois pas avoir peur, mais mon corps refuse d’écouter. Il tremble.

Un contact, quelque chose de chaud et délicat vient de se poser sur ma joue. Je relève les yeux vers la source de cette chaleur. Cain. Il vient de poser sa main sur ma joue. Elle est réconfortante. Une brise chaude s'en suit. Sa respiration est régulière et calme. C’est agréable. Je ferme les yeux quelques secondes avant de les rouvrir. Cain pourquoi fais-tu ça ?

J’ai eu tort, il n’est pas une poupée de porcelaine. Il est humain et certainement pas vide. Sinon pourquoi prendrait t’il l’initiative de me toucher, de me réconforter. Pourquoi est-il si doux alors que je ne lui apporte rien, si ce n’est des ennuis, des cris et du grabuge dans sa cellule, dans sa vie. Il est empathique, certainement plus que moi.

Est-ce que les gérants vont lui en vouloir en découvrant ce que je me suis fait au poignet ? Est-ce qu’ils vont me punir ? Certainement, mais est-ce que lui aussi va l’être ? Je n’y ai pas réfléchi. J’espère qu’il n’aura aucune réprimande pour mes actes. Je dois également m’excuser pour ça, mais aucun son ne sort de mes lèvres. Je suis fatigué, je veux dormir.

-Tu n'es pas tout seul.

Ses mots me surprennent. Lui qui d’habitudes est si silencieux, répondant qu’au strict minimum. Il vient d’ouvrir la bouche pour tenter de me rassurer. Je n’attendais rien, il l’a fait de son propre chef. Je ne suis pas seul. Pourtant, j’ai l’impression de me battre seul contre les vampires, contre ma condition, contre le monde entier, pour ma liberté, pour mes convictions, pour ma vie. Il me dit que je ne le suis pas, Comment peut-il l’affirmer ? J’ai perdu ma famille, mes amis, j’ignore où ils se trouvent, et même s’ils sont toujours en vie. J’ai peur, je suis perdu.

Je me replie à nouveau sur moi lorsqu’un nouveau contact me fait frissonner. Il descend le long de mon bras pour me saisir la main. À ce moment, je me rends compte que mon corps est glacé, il s’était habitué au froid et je pensais que ma température corporelle était revenue à la normale vu que je n’étais plus trop mouillé mais sa main posée sur la mienne me prouve le contraire. Je suis brisé, glacé, j’ai besoin qu’on me remonte du trou dans lequel je suis en train de m’enfoncer. J’ai besoin qu’on me tende la main, j’ai besoin d’une lueur d’espoir, maintenant. J’en ai besoin. Quelqu’un, au secours.

Cain prend ma main avec une douceur infinie, je me laisse guider. Il passe ensuite ma main et la sienne sous son haut, je ne réagis toujours pas ce n’est que lorsqu’il la plaque sur sa poitrine du côté de son cœur que je réagis enfin.

DUM DUM DUM DUM

Son cœur, il bat. Je le sens, je sens ses battements contre ma paume, contre mes doigts. Il est en vie. Il pose ensuite sa main sur mon torse. Lui aussi, il peut entendre les battements de mon cœur. Moi aussi, je suis en vie, je suis un être humain… Non, nous sommes des êtres humains. Il est là cet espoir, tant que les battements de mon cœur se feront entendre, il y aura de l'espoir, non ?

DUM DUM DUM DUM

-Je suis là, moi.

Mon regard reprend quelques lueurs alors qu’il s’éteignait peu à peu. Je dois me raccrocher à lui. Cain, ne me laisse pas couler. Il est là, est-ce que je peux me reposer quelques instants sur lui ? Je peux, il vient de me l'affirmer. Certes, il n’a pas mentionné être là pour moi, mais il n’était pas resté indifférent à ma détresse et peut-être même qu’il accepterait d’être ma bouée de sauvetage. Si je me raccroche à lui est-ce que je vais sombrer ? Non, je sombrais déjà avant. Je dois tenter quelque chose.

Ne plus réfléchir, je dois juste laisser mes instincts parler. Oui, c’est la solution. Laisse mon esprit vagabonder, le laisser, se reposer quelques instants, il n'allait rien arriver de mal. Cain était là, il pourrait me protéger du danger et si pas, je n'ai quand même plus la force de me battre. La journée a été trop riche en émotions, je dois abandonner quelques minutes, quelques heures afin de ne pas sombrer.

Dors Sasha, dors, tout se passera mieux que tu reprendras tes esprits, ne lutte plus, ne te pose plus de questions. Laisse toi aller.

Je me relève un peu retirant ma main de son torse, pour me remettre face à lui. Je suis un peu pataud, mes membres et mon esprit son engourdi. Les traits de mon visage sont marqués par les dernières heures. Je m’avance vers lui et pose mon oreille contre son torse. J’ai besoin de sentir, d’écouter ce rythme effréné. Mes mains sont sur le sol, juste à côté des cuisses de Cain . Mon oreille toujours collée à lui, un sourire s’affiche bientôt sur mes lèvres.

DUM DUM DUM DUM

C’est cela que je veux entendre. La symphonie de la vie. Je reste quelques instants comme ça.
Ce n’est pas assez, j’en veux plus. Ce vide est toujours là, béant ne demandant qu'à être comblé.

Mes mains ont quitté le sol, elles remontent le long de son corps pour venir attraper les côtés de sa mâchoire avec une infinie douceur, mes doigts caressent sa peau. Il est chaud. Je le regarde quelques instants avant d’approcher mon visage du sien et de poser mes lèvres aux siennes.

Je ne sais pas ce que je suis en train de faire. J’ai l’impression de flotter. Cain , il faut me guider, je ne contrôle plus rien.
Je l’embrasse doucement, chastement pour commencer, mais ce n’est pas assez, j’en veux plus. Ma langue essaie de franchir la barrière de ses lèvres. Une fois franchies, nos langues, se touchent, se fuient, se retrouvent dans un ballet endiablé. Nos salives se mélangent. Mon corps se rapproche un peu plus du sien. Je n’entends plus les discussions, les rires, les pleurs, les bruits nous entourant, je ne vois pas non plus les regards indiscrets posés sur nous. Il n’y a plus que Cain et moi. J’agis toujours égoïstement, j’impose mon contact sans savoir s'il est concentant.  Je ne vaux pas mieux que ces fichus vampires, mais mon esprit n’est plus là, il est loin. Je n’ai plus aucun contrôle sur mes actes. Qu’est-ce qu’on est bien, qu’il est bon de lâcher prise.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Ven 12 Mai 2017 - 12:23

Dans la pénombre, on ne voit que peu de choses. Les yeux de Cain sont éclairés, mais si vides et distants et que la lumière peine à montrer quoi que ce soit ; ceux de Sasha sont cachés dans l'ombre de son visage en contrejour. Vide révélé face à chaos dissimulé, Cain face à Sasha. Ils en sont si différents qu'un court instant, ils semblent deux facettes d'une même piécette. Yin et yang, docilité et sauvagerie, futur et présent... Ou n'est-ce qu'une illusion de plus ? La même illusion qui donne à Poupée Cain l'apparence d'un humain et Tornade Sasha celle d'un être faible ?

Dans la pénombre, on ne voit que peu de choses mais on sent beaucoup plus. Le corps entier remplace le langage des yeux et de l'âme. La tension des muscles, le pouls, la respiration, l'infime contraction de la pensée aux pensées, les gestes contenus à grand peine... Tout ça, comme une silencieuse litanie en sourdine que seuls les sourds peuvent percevoir, par la vibration et non par le son.

Cain est sourd de cette façon. Il n'éprouve que peu de chose mais reste en attente, récepteur s'alignant automatiquement sur l'émetteur le plus proche. C'est son rôle, c'est ce qu'il est. Obéis Cain. Sois ce qu'on veut que tu sois. Et l'émetteur le plus proche, celui qu'il doit mettre au courant, celui qu'il doit suivre aujourd'hui, c'est Sasha.

Cain ne veut pas, parce qu'il ne veut rien. Mais il le fait. Il obéit.

Alors lorsque Sasha se penche vers lui et plaque son oreille contre son torse, Cain le laisse faire. L'accueil même, il se courbe légérement. Dans le creux créé, Sasha se colle. Ecoute. Sent Cain. Et que sent-il ? Lui-même, car Cain obéit même aux ordres tus. Son corps s'emballe très légérement et un soupir lui échappe. Le froid de sa peau et la chaleur de son contact. La proximité. L'intimité. Ses mains au sol frolent ses cuisses, décharges moites. Sa main sur sa joue remonte - oh, à peine, un mouvement involontaire presque -et la pulpe de ses doigts vient effacer la trace des larmes fantômes que Sasha réfréne maintenant encore. Réconfort. Attention. Tu n'es pas seul - et ça parce que les vampires l'ont bien voulu même si tu l'ignores, Sasha. Le réconfort aussi peut être une entrave, tu le découvriras bien assez vite.

Alors lorsque Sasha se redresse, le regarde, encadrent sa machoire, Cain laisse faire. Yeux ouverts mais rivés plus bas que son visage. Sage, Cain. Obéissant, Cain. Ne le mets pas mal à l'aise comme le sont si souvent ceux qui contemplent ton vide intérieur. Infime détente de son visage, et de nouveau un soupir à peine exhalé. Le contact. Peau à peau. La chaleur se crée par leur simple friction, magie. C'est bien plus efficace qu'une veste mouillée ou même qu'une couverture, parce que ça isole du reste du monde. Tous les esclaves le savent. C'est pour ça que les gémissements se font plus audibles alentours, tandis que les humains trouvent comment rallumer en eux la chaleur que le soleil ne leur accorde pas.

Alors lorsque Sasha pose ses lèvres contres les siennes, Cain laisse faire. Il attend. Il attend de savoir ce que Sasha veut de lui, s'il veut une poupée vivante ou un exutoire, un partenaire ou un réceptacle. Il attend que l'ordre suivant passe et lui dise quoi faire - et il passe, il passe toujours. Sasha force, se rapproche, impose. Sasha se brusque un peu plus devant son manque de réaction. Le rôle se dessine peu à peu et court le long de sa peau encore intacte. Passif. Réagir. Laisse le guider. Donne. Prends ce qu'il t'offre. Ne réclame rien.

Alors il donne.

Cain offre la caresse de sa langue contre la sienne et son soupir menu, etouffé entre leurs bouches.
Cain offre sa veste, qu'il fait couler le long du dos de Sasha et plaque contre ses épaules, le recouvrant du froid, de la vue des autres, des rayon du soleil, du reste de l'univers.
Cain offre ses mains sous le tissu, sur sa peau, qui laissent après leur passage des ondes de chaleur.
Cain offre son ventre sous le chemise, son ventre qu'il offre alors qu'il se laisse tomber en chaleur en douceur, Sasha le dominant de sa stature.
Cain offre la caresse de ses cuisses qui enserre Sasha pour lui indiquer de se rapprocher un peu plus, encore un peu plus, jusqu'à ne plus pouvoir être plus proche.

Cain offre ce qui fait de lui un si mauvais être humain.
Cain offre ce qui fait de lui un si bon esclave.

Cain offre tout sauf son regard, perdu derrière ses paupières. Il ne doit pas être vide en cet instant, il doit être ce que Sasha veut. Alors il clot ce qui de toute façon était invisible dans le noir, la seule chose qui soit vraiment lui même en cet instant d'offrande totale et volontaire. Sois beau Cain. Laisse faire.

Dans la pénombre on ne dit que peu de choses, à part une seule. La seule consigne que Cain doit absolument respecter par delà l'obéissance. Pas la douleur, pas la sureté, pas la survie même. Non. C'est la blancheur.

"Ne me marque pas s'il te plait..."

Ce sont ses dernières paroles, murmurées à son oreille, avant de lui laisser totale liberté quant à ce qu'il veut lui faire.

Cain laisse faire.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Mar 16 Mai 2017 - 9:32

Je hais cette pénombre, cette ambiance, cette humidité, ces messes basses. J’ai l’impression d’être piégé, non ce n’est pas qu'une impression, je suis piégé, tous ces éléments m’acculent, il n’est pas étonnant que j'aie fini par craquer. Oui, j’ai craqué, mais je ne suis pas brisé. Pour cela, il aurait fallu que je pleure cependant aucune larme n’a pu couler le long de mes joues.

Je n’ai plus pleuré depuis cette nuit-là. Celle du drame, je me suis promis de ne plus jamais le faire. Je n’en ai pas le droit et de toute façon, ça ne sert à rien si ce n’est qu’à prouver mon impuissance aux yeux des autres. Je suis conscient de ma faiblesse à sauver ma famille à me sortir d’ici, mais je ne veux pas le montrer. Aucune larme ne franchira la barrière de mes yeux et si un jour cela devait arriver, je me considérerai incapable de m’en sortir et ce sera la fin.

Je sombre, j’angoisse, je vais devoir mettre tout en œuvre à mon réveil pour fuir le plus vite et le plus loin possible  de cet endroit, si je ne le fais pas, je vais finir par me perdre. Finir aliéné, aliéné par ce trop-plein de questions, d’émotions, de manque, de maltraitance, de peine, de colère…

En attendant, je dois me reposer, reprendre des forces, je n’ai plus besoin de me battre, de chercher des réponses auxquelles il n’y aura de toute manière aucune réponse. J’ai le droit de me laisser aller, Cain est là, il est présent pour me soutenir, m’épauler, là pour me permettre de relâcher la pression, j’y crois.

Je ne suis pas seul. Tout n’est pas perdu, il y a une lueur d’espoir. Toujours se raccrocher à quelque chose même si ce quelque chose est infime, brisé, c’est tout de même un espoir, une lueur dans toute cette noirceur qu’est cet endroit, qu’est la vie. Est-ce que Cain sait ce qu’il représente pour moi en cet instant, est-ce qu’il sait que je me raccroche ainsi à lui de peur de sombrer ? Devrais-je lui dire ? Non, je pense que mes actes parlent d'eux-mêmes

Je me colle désespérément à lui, je cherche sa chaleur, son corps, les battements de son cœur, sa salive, j’ai envie de tout ça, en même temps.

Cain soupire, ça lui plait ? Mon regard se pose sur ses lèvres, hélas, il ne fait pas assez clair pour y voir quelque chose, mais en même temps même si j’avais pu le faire est-ce que j’aurais pu me rendre compte d'un quelconque signe de désaccord, un tremblement, un rictus, un emballement de son rythme cardiaque, un rejet ?
Est-ce que j’aurais pu m’en apercevoir alors que ma conscience continue de sommeiller et que seuls mes instincts me guident ? Il est trop tard pour faire marche arrière.Je ne suis plus là.

Une caresse sur ma joue, un nouveau contact, un nouveau réconfort, je prends. Le vide est-il comblé, non toujours pas. Mes mains froides viennent le toucher, je vole peu à peur de sa chaleur pour la faire mienne. . Est-ce qu’il éprouve du plaisir ?Je ne sais pas et de toute manière, ce n’est pas ce que mes instincts veulent. Il faut prendre, réchauffer ce corps blessé, ce cœur meurtri pour survivre. Donner, c'est superflu

Sa langue vient à la rencontre de la mienne, il me protège de sa veste, du monde extérieur, il me touche. Des vagues de chaleur envahissent mon corps aux endroits où il pose ses doigts. Mes mains quittent sa mâchoire pour descendre le long de son ventre, passer sous sa chemise et venir caresser ses flancs, son ventre, son torse, tout en continuant à l’embrasser. Ce n’est toujours pas assez, mon corps en veut plus, toujours plus. Il a d'ailleurs commencer à réagir. Ma respiration s’est accélérée, un début d’érection à pointé le bout de son nez.Cain le guide, ses cuisses le guident dans ses approches. Je découvre son corps sous mes doigts. La position est inconfortable, j’avance un peu plus mon bassin du sien et m’assois sur ses cuisses tout en continuant de le caresser et de l’embrasser. Je quitte enfin ses lèvres pour venir lui embrasser le cou, je descends vers ses clavicules, Cain est chaud et moi, j’ai toujours froid. Non mon corps ne l’est pas, mon cœur si.

Ses vêtements me gênent, j’ai envie de l’en débarrasser, j’attrape les pans de tissus et les soulève sur le corps de Cain. Je peux apercevoir ses boutons de chair, j’ai envie de les embrasser de reposer mon oreille tout contre son cœur à nouveau, de le lécher. Je suis insatiable, ce n'est jamais assez...
C’est alors qu’il ouvre enfin la bouche pour faire entendre le son de sa voix.

"Ne me marque pas s'il te plait..."

Sa voix, cette phrase a l’effet d’un électrochoc.
J’ai entendu, non, je l’ai écouté, ma conscience s’est réveillée, je sors de ma torpeur.

Pourquoi je le marquerais ? Le sexe, c’est quelque chose d’agréable, les deux partis doivent être consentants, se donner du plaisir et en prendre. Marquer, c’est laisser une marque sur le corps de son partenaire pour prouver qu’il est sien, pourquoi je ferais cela. Un être humain ne devrait pas posséder et marquer un autre humain comme sien. Je veux lui faire du bien comme je veux en prendre.

Consentant, faire du bien, agréable pour les deux partis…
Merde qu’est-ce que je suis en train de faire ?! Je n’applique aucune de mes valeurs et principes là!

Je retire mes mains du haut de Cain et le regarde apeuré et attristé de mon propre comportement. J’ai enfin repris mes esprits. Je le savais, je n’ai pas le droit de me reposer, de lâcher prise. Une catastrophe a failli se produire. Qu’est-ce que je suis en train de faire, merde. J’abuse de Cain, je le touche sans savoir s’il en a envie, on vient à peine de se rencontrer et je me suis jeté dessus comme un animal. Je suis en train de changer, je ne veux pas !
Je me relève, et m’éloigne de lui. Mon sexe est  toujours en érection, je l’ai remarqué, ça m’effraie encore plus que mon corps réagisse sans que mon esprit le guide, ne lui dicte quoi faire. Je suis qu’un putain d’animal.

-je suis désolé, je n’aurais pas dû…. Je… Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, je suis fatigué, ça me fait perdre l’esprit... Pardon.  

Encore et toujours des excuses, tous ces mois à traîner avec des vampires à être traité comme des objets m’ont-ils fait oublier comment me comporter avec les gens ou est-ce lui qui me fait perdre les pédales ?
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Jeu 18 Mai 2017 - 15:35

Les ténébres s'évanouissent petit à petit sous l'effet du soleil levant. Avec elles disparaissent la discrétion. L'intimité. La possibilité d'être quelqu'un de propre. Avec la lumière revient l'obligation : Cain doit être quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui est conforme au désir de Sasha.

Quelqu'un qui le réchauffe.
Quelqu'un qui lui rappelle qu'il est humain.
Quelqu'un qui lui montre qu'il peut prendre le dessus sur la situation.

Alors sous ses mains, sous ses lèvres, sous son souffle, Cain devient cette personne. Son esprit se coule, liquide, et devient le reflet demandé : faible, docile, accueillant. Un fruit mûr, prêt à être cueilli et savouré. Son corps lui aussi s'anime jusqu'à coller à la carapace de mots qui tournent dans sa tête. Nouvelle forme. Sois aimable. Soupire. Aime. Montre. Son pouls s'amplifie, envoyant son sang échauffé partout. Le contact le fait frémir, la proximité durcir. Sous la fraicheur nouvelle de sa chemise relevée, il gémit. T'aimes ça, hein ? Contraste, tout est contraste. Tout est bon - parce que Sasha veut que ça le soit. Alors il le montre et tête rejetée en arrière, il se cambre à la rencontre de cette bouche qui viendra bientôt savourer sa peau. Donne avant même qu'on n'exige.

Quelques mots. Un souffle qui s'arrête net. Les doigts ont disparu et le peu de sueur chaude qu'ils ont laissé sur son torse poisse dans la fraicheur, bave de limace qui gèle. Le poids qui clouait son bassin au sol disparait vite, si vite, comme une fuite.

Tu te redresses sur les coudes, yeux rouverts. Tu ne comprends pas. Qu'as tu fait de mal ? A quoi as tu échoué ? Tu ne dois pas échouer. Son regard fouille l'ombre chinoise que figure Sasha, juste devant toi. Il ne domine plus, plus rien. Il est écroulé. Il ne sait plus - et s'il tremble, ce n'est pas de froid. Il s'excuse....

Pardon. Encore un heurt, encore une chute, les six lettres retentissent dans ton esprit en se fracassant au sol. Ce mot est définitivement si étrange quand on te le lance... Pardon pour quoi ? Pour faire ce qu'on attendait de lui ? Non, c'est Cain qui a échoué, Cain qui aurait dû l'aider. Il a échoué - et il se redresse à demi, le regarde. Tu dois Tu dois Tu dois. Il ne faut pas que ça se passe ainsi. Ce n'est pas grave. Rien n'est grave tant que ça te concerne.

Assis désormais, jambes presque croisées. Sa chemise est redescendue mais un pan plié dévoile encore la blancheur de son ventre sur une maigre portion. Sur son cou, une marque légérement rosée - baiser trop appuyé. La marque disparaitra, il faut l'espérer. Cain regarde Sasha et il attend. Son corps est un rappel de ce qu'il vient de se passer - de la chaleur qui couve entre eux. Son corps est aussi un appel à la suite. L'humain est prêt à devenir ce qu'il doit être et ses lèvres humides n'appellent qu'à plus de baiser, ses doigts blancs à étreindre la chair, son bas ventre tendu à sortir de sa prison de tisu.

Alors il attend, puis il se penche et c'est une main qui avance encore. Qui touche Sasha. De la base au bout, en une lente caresse, là où son envie est clairement évidente. Tu es là pour ça : pour danser sous l'assaut de ses reins.

-Tu en as envie.


Pas plus d'émotions qu'avant mais le murmure amène à ta voix un semblant de chaleur, de volonté. De séduction. Tu es là pour ça et ses lèvres humides le rappellent par leur simple existence. Souples, mobiles, vivantes. Humaines. Tu pourrais lui apprendre l'humanité d'un simple contact bien placé.

-Ne reste pas seul.

Tu te penches un peu plus. Pouce sur le gland en caresse et un bref instant, il se loge dans la paume de ta main. Un bref instant, promesse de ce que tu peux faire s'il le veut. Tu serres à peine et ajustes la pression à sa réaction - la pression et peut-être un semblant de mouvement. Il pourrait avoir tellement plus s'il se rapprochait. S'il le laissait être ce qu'il doit être. Marionnette sous ses lèvres, pantin sous ses mains, putain sous ses reins. Approche Sasha, approche. C'est toi le grand méchant loup, viens dévorer la pauvre humanité. Prends ta revanche. Ce qui se lit dans les yeux-miroir de Cain, c'est uniquement ce qu'il veut être. Pas ce que Cain veut. Jamais.

Alors Cain ramène sa main, desserrant à peine sa poigne comme s'il pouvait l'amener à lui par ce simple geste. Plus proche Sasha, plus proche. Dis le. Montre le. Prends le. Il le regarde, il plaque sa paume encore tiéde d'avoir été à son contact contre sa poitrine, contre ton coeur qui pulse. Humain, toujours - biologiquement parlant du moins.

- Viens.

Sa voix n'est plus qu'un souffle, plus une idée qu'un son, un soupir qu'un mot. Viens. Cain a besoin - besoin de le réchauffer. Besoin d'obéir. Viens et prends le, c'est tout ce à quoi il est bon.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 21 Mai 2017 - 10:09

J’ai peur, peur de ne plus rien contrôler, je ne contrôlais pas l’environnement ni même les éléments et actes m'environnant, mais j’espérais quand même pouvoir me contrôler, être maître de mes pensées, de mes actes. Je me trompais, je ne me contrôle même plus à présent. Je n’ai plus aucun pouvoir, rien du tout. Que faire, comment reprendre le contrôle ? J’ai horreur de ça.

Je me frictionne les bras pour me rassurer. Reprends le contrôle, vite, maintenant.
Je regarde Cain qui s’est à présent relevé, je crois apercevoir dans son regard de l’incompréhension. Pardon Cain, pourquoi donc est-ce que je m’acharne sur toi alors que tu ne souhaites que m’aider depuis mon arrivée. Je suis horrible.

Je recule encore un peu sur mes fesses afin de mettre une distance de sécurité entre nous. Je n’ai pas confiance. Non pas en Cain mais en moi. Me re voilà à la case départ. Je suis perdu, fatigué, apeuré. Je n’ai vraiment pas fier allure. Il aurait mieux valu que je ferme les yeux et dorme. Le Sasha qui à son arrivée bombait fièrement le torse et semblait craindre personne était bien loin. Je suis à présent plus qu’un fébrile animal prostré dans son coin attendant que le danger s’en aille.

Je continue de me frictionner les bras, la chair de poule est revenue malgré la clarté qui se fait de plus en plus présente. Cain a bougé, je fuis son regard, j’ai peur de ce que je pourrais y voir. Un jugement, de la colère, de la tristesse, je ne veux pas savoir .

Il m’attire, son corps me donne envie, mais je ne dois plus sombrer, c’est moi qui décide quand, ou et comment ça doit avoir lieu et surtout ça doit se faire lorsque les deux partis sont consentants et l’expriment clairement, ça ne doit certainement pas se passer comme précédemment.

J’ai honte, honte d’avoir agir comme une bête assoiffée de sexe. Mon regard croise ma virilité toujours grossie, elle veut en finir. Boum boum boum , les battements de mon cœur se font ressentir dans mon extrémité. C’est douloureux. Non, je ne peux pas me soulager, c’est ma punition, je dois le supporter. (auto flagellation XD )

Je ne sais même pas si Cain a pris du plaisir, non, il n’a certainement pas dû en prendre, je me suis jeté sur lui, je n’ai pas pris en compte ses réactions, ses envies. Je ne sais pas ce qu’il aime, il n’y a eu aucun échange, je ne connais rien de lu i. Ça ne me ressemble pas de faire l’amour à un illustre inconnu. Merde.

Au centre, ils m’ont éduqué durant de longs mois afin que je devienne une pute pouvant écarter les cuisses devant n’importe qui, mais là rien ne m’obligeait à le faire et pourtant, je l’avais fait… Non, je n’ai pas été jusque-là. J’ai repris le contrôle, tout n’est pas perdu, mais j’étais à deux doigts de commettre l’irréparable. Cette éducation, est-ce que contrairement à ce que je pensais à laissé des traces indélébiles dans mon subconscient de façon à ce que mon corps agisse de lui-même, que ma volonté s'effrite à la moindre difficulté ?  

Un frisson me parcourt. Cain s’est approché et est en train de toucher mon sexe en érection. Je recule un peu plus , il m'a surpris.

-Tu en as envie.

Il me donne envie, très envie et sa voix, elle m’invite, elle m’accueille, mais je ne dois pas céder. Je suis pleinement conscient à présent, je n’ai plus aucune excuse.

-Il… Il n’est pas question de ce que j’ai envie Cain , mais de ce que nous voulons tous les deux. Le sexe, c’est un échange, ce que je viens de te faire n’a rien d’un échange, j’ai été égoïste, je n’ai pensé qu’à moi, je n’ai pas pris en compte tes envies, tes souhaits…    

-Ne reste pas seul.

Cain est à nouveau presque sur moi, son pouce est posé sur mon gland, je me tends encore extrêmement sensible. Un fin soupir s’échappe de mes lèvres, il est aussitôt coupé par la morsure que je leur inflige. Je résiste autant que je le peux. Cain à quoi joues-tu ? Veux-tu vraiment coucher avec moi ? Tu ne parles que de moi, mais toi que souhaites-tu ? Pourquoi voudrais-tu coucher avec moi, pourquoi insistes-tu alors que je suis si faible que je suis sur le point de craquer.  Me punis-tu  de t’avoir manqué de respect ?  

Cain, j’ai envie de toi, je meurs d’envie de te sauter dessus, d’arracher tes vêtements, de te dévorer, de faire ton corps mien, d’entendre tes gémissements, de voler la chaleur de ton corps, qu’on se mélange l’un à l’autre, là sur le sol froid et humide de cette cage, tout de suite. Mes instincts, ma bestialité ne demande qu’à se montrer, mais j’ai encore un semblant de valeurs, d'humanité.
Qu'est-ce que l'humanité après tout ?

-Je ne veux pas te faire du mal    

Cain, ne me regarde pas comme ça, je t’en prie, détourne le regard, recule. Ne me tente pas , je ne sais pas si j’ai encore assez de force pour me retenir, pour retenir l’animal. Retire ta main, ne sens-tu pas mon cœur battre entre tes doigts, ne comprends-tu pas que je pourrais perdre le contrôle et faire quelque chose que tu pourrais regretter ? Je ne suis pas un vampire, tu ne me dois rien, je ne vais pas te frapper, te gronder si tu refuses de te donner à moi, alors arrêtes.

Dès qu’il pose ma main sur sa poitrine, je craque, je le pousse doucement sur le sol, je le fais se coucher et me place au-dessus de lui, main posée au sol juste à côté de sa tête et l’autre toujours sur son torse. Je m’avance lentement et viens l’embrasser, mon érection frôle la sienne, toujours prisonnière de ses vêtements. Je le regarde un instant, les joues empourprées, le souffle court.

-Qu’attends-tu de moi, Cain ? Que veux-tu, toi ? N'as-tu pas peur parce que moi, je suis terrifié.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 21 Mai 2017 - 16:21

Sasha parle trop. Son corps est honnête tout du moins, contrairement à ses mots. Il ne veut pas, il a peur, il ne doit pas ? Menteur. Il veut, il sait, il doit. Il refuse juste. Ce n'est pas bien de refuser une obligation, Cain doit l'aider à y obéir. Sinon...

-Chut.

Un de tes doigts se pose sur cette bouche trop bavarde pour la clore. Les mots qui en sortent ne sont pas des mots que Cain peut apprécier. Il veut des ordres, il veut des félicitations, il veut qu'on lui dise qu'il a bien fait. Tu veux, pardon, envie, s'il te plait... tout ça, ce ne sont que des grains de sable qui rebondissent sur sa peau, incapables d'enrayer la machine mais rayant la carrosserie. Il ne faut pas rayer Cain, il doit rester beau, blanc, docile.

L'autre main est posée sur sa nuque : tu t'en sers pour relever la tête et embrasser ses lèvres trop mobiles, le doigt encore entre vous, puis retombe en arrière. Les phrases flottent, peut-être trop bas pour être réellement compris. Ce n'est pas important. C'est juste une réponse, une approbation, quelque chose qui rappelle à Sasha qu'un humain est en face de lui, un humain dont il peut profiter de la présence, de la chaleur, du pouls DUMDUM DUMDUM - et de tout ce qu'il veut. Un humain qui lui offre tout, parce qu'il n'a le droit à rien. Tu dois lui apprendre. De toute façon, Sasha n'est peut-être plus en état de le comprendre - ou il n'en a plus envie.

-Tu as envie de quelque chose, tu vas le prendre. Je suis là pour ça. C'est tout. Ce n'est pas grave.

Ce n'est jamais grave ce qu'on te fait.
Cain le sait. On lui a répété jusqu'à ce que cette phrase soit inscrite en lui jusque dan son sang, dans ses os, dans son cerveau. Tu es là pour ça. Alors dans le noir, il garde une main sur sa nuque et l'autre court, descend jusqu'à cet endroit qui lui ne peut jamais mentir - sauf chez Cain comme maintenant mais ça ne compte pas parce que Cain n'est que ce que l'ont veut qu'il soit et qu'un reflet ne ment jamais. Ca palpite entre ses doigts, ça soupire près de ses lèvres. Ca en réclame plus. Tu en donnes plus - mais pas trop, parce que tu sais, tu sens qu'il veut conquérir bien plus que recevoir.

Deux êtres qui s'enlacent dans l'ombre, c'est tout ce qu'ils sont. N'importe qui, n'importe quoi, n'importe comment. Frissons et baisers, caresses et contacts... tout s'envolera à la lueur des néons, une fois la nuit tombée. Autant en profiter tant que le soleil créent des ombres et s'y noyer un instant.

-Si tu ne veux pas me faire du mal...

Tu murmures très doucement au creux de son oreille, juste après en avoir happé le lobe entre tes lèvres une fraction de seconde. Avec une tendresse parfaitement feintre, ses doigts écartent les cheveux vagabonds qui pourraient empêcher les mots de faire fondre l'ultime résistance qui persiste entre vous. Vous deux, rien que vous deux, durant cet instant éternel...

-.. alors fais moi du bien.
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MessageSujet: Re: Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]   Dim 4 Juin 2017 - 9:59

-Chut.

Il vient de poser un doigt sur mes lèvres. Il ne veut pas me donner de réponse ? Il souhaite que je me taise ? Pourtant, moi, je n’attends que ça, des réponses qu’il me dise clairement ce qu’il veut, qu’il m’insulte, me repousse, me fuit. Ce serait tellement plus simple, mais il ne fait rien de tout cela. Cain est frustrant... Il pose ses lèvres sur les miennes, est ce une réponse ? Est-ce qu’il souhaite que je continue ce que je faisais auparavant, ça ne le dérange pas ? Je ne suis pas perspicace, j’aime dialoguer avec des mots. Comment est-on supposé communiqué, se comporter et comprendre les attentions de ce genre d’individu, je n’en sais foutrement rien. -Tu as envie de quelque chose, tu vas le prendre. Je suis là pour ça. C'est tout. Ce n'est pas grave.

Il est là pour ça, il me dit qu’il est là pour ça et que ce n’est pas grave. J’ai de plus en plus l’impression d’abuser de sa gentillesse et de son corps, de faire quelque chose d’affreux, de monstrueux. Est-ce qu’il m’assimile aux vampires ? Je ne suis pas comme eux, je ne veux pas être comme eux. Je veux lui faire l’amour tout comme je ne veux pas le faire, tout est si compliqué. Je suis déchiré entre l’envie d’assouvir mes pulsions sexuelles et celle de garder ma fierté, je souhaite pouvoir me regarder dans un miroirs dans les jours/mois à venir. Je ne veux pas abuser de lui, même s’il me dit que ce n’est pas grave et qu’il est là pour ça. Non, non !! Je ne suis pas d’accord.

Je ne bouge pas et reste figé, juste au-dessus de lui, silencieux. Tout se bouscule dans ma tête et cain continue, il ne me laisse pas le temps de réfléchir, de prendre mes choix. Ses doigts viennent toucher ma verge, un nouveau gémissement franchit la barrière de mes lèvres. Attends, attends encore un peu que le paysage s’éclaircisse dans ma tête, que mes pensées deviennent plus claires. Attends que je trouve des réponses, que je trouve un équilibre entre ce que veut mon corps et ce que veut mon esprit.

-Si tu ne veux pas me faire du mal...

Son murmure fait à nouveau frissonner mon échine. C’est un supplice, il est comme la brebis narguant le loup pour se faire bouffer. Je le fixe toujours, il mène la danse, il me touche, mordille ma lèvre, murmure, il est doux tout en étant sensuel. A présent, je suis la poupée, celle qui ne bouge pas, subit, si ce n’est mon sexe, les battements de mon cœur, ma respiration et mes frissons qui me trahissent. En le voyant, on pourrait croire qu’il ne rêve qu’à ce que je lui saute dessus, mais à chaque fois qu’il ouvre la bouche, ce qu’il dit fait sous-entendre qu’il n’y prendra aucun plaisir, qu’il est une poupée sexuelle et que ça lui va très bien, qu’il est juste là pour servir les autres, mais moi, comment suis-je supposé réagir à ça ?
Accepter, me faire du bien tout en ignorant l’être humain me faisant face serait tout bonnement horrible, mais l’ignorer en restant dans mon coin serait tout aussi horrible et difficilement supportable sur le long terme, je suis un homme avec des besoins et ce serait mentir que de dire que Cain ne m’attire pas surtout lorsqu’il prend les devants.

-.. alors fais moi du bien.

Voilà, c’est ce que je voulais entendre. Cette phrase est l’équilibre que je cherchais. Je vais me racheter en lui faisant du bien et forcément, j’y prendrai aussi un peu de plaisir juste le minimum, mais je me contrôlerai parce que je compte bien lui donner plus de plaisir que je ne compte en prendre. Je dois me faire pardonner, je dois le faire.

Je viens glisser mes mains sur ses reins. Je prends à nouveau contact avec son corps et réchauffe mes mains, lorsque je sens qu’elles se sont réchauffées, une de celle-ci remonte le long de son torse, effleure son ventre, ses tétons puis vient saisir son menton pour venir y déposer un baiser. Nos regards se croisent, j’esquisse un petit sourire qui se veut rassurant avant de l’embrasser à nouveau. Ma langue finit par forcer le passage de ses lèvres, il n’a pas vraiment résisté, il ne l’aurait de toute façon pas fait.
Je commence à avoir chaud. Mon cœur se remet à tambouriner dans ma poitrine.

Je baisse ensuite ma main sur son ventre, jusqu’en bas, j’effleure, caresse et cajole avec attention son sexe qui durcit. Je le fixe tout en soupirant chaudement, ah, c’est dur. Le mien trassaute sous l’envie et le désir que me procure le corps de Cain.

Frustration grandissante, je tente désespérément de ne rien faire paraître de mon désir, c’est ma punition. J’avais agi égoïstement jusqu’à présent et bien, je devais changer la donne.
Je l’ai décidé, mon corps n’est pas friand de la retenue, mais mon esprit est apaisé, il a une nouvelle ligne à suivre. Faire du bien à Caïn, c’est tout ce qui compte à présent.

Je suis un adepte des relations sexuelles douces, neuneuh, le sexe culcul en gros. En fait, on pourrait dire que je suis débutant là-dedans, j’ai bien entendu déjà couché avec plusieurs personnes, mais ce n’est pas pour autant que j’ai de l’expérience, ni que mes relations aient été diversifiées. J’aime à ce que mon partenaire prenne autant de plaisir dans ces moments que moi-même, je ne les marque pas et il ne me viendrait pas à l’idée qu’ils aient mal durant les pénétrations, j’y prends toutes les précautions nécessaires. Mais là, en ce moment, je n’ai qu’une envie. Sauter sur Cain, le griffer, le mordre. M’immiscer en lui, sauvagement, bestialement, lui donner de violents coups de reins. Cet homme me rend fou, non ce n’est pas ça, je ne suis que dans un moment d’égarement, d’extrême faiblesse.

Ne plus réfléchir. Ces pensées m’effraient et je tente de les effacer en revenant à ma ligne directrice. Donner du plaisir à Cain . Il n’est pas dans mes plans d’aller jusqu’à la pénétration. Je recherche ses réactions afin de voir à quoi il est sensible, si je suis dans le bon ou le contraire. Est-ce qu’il est réceptif à mes caresses ? Mon doigt s’arrête sur la fente de son sexe et je fais quelques mouvements rotatifs.

_ … ça va ?
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Tu me fais une petite place?[PV Cain] [18+ Sexe]
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