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/!\ FORUM RP 18+ Yaoi au contexte contemporain fantastique. Monde dominé par les vampires. Maîtres/Esclaves - Politique - Action seront au rendez-vous /!\
 

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Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Ven 19 Mai 2017 - 20:43

Je me pointe jusqu’au lit et pique une mangue que j’épluche avec un couteau et coupe en lamelles avant de grignoter, accoudé au mur de jonction avec le balcon dont la fenêtre est ouverte sur une nuit fraîche et humide.

- Je suis fatigué. Mais je vais pas être capable de glander toute la journée.

Pas du genre à me laisser aller, je rebondis, j’enchaîne. J’ai mal au bide, envie de comater six siècles pour reprendre du poil de la bête, mais je n’écoute pas mon corps quand il s’agit de se plaindre, j’aurais tendance à être paresseux si je le faisais. La mangue c’est délicieux, comme Amon, je ne connaissais pas la saveur des fruits avant, ou bien si mais les pignons des pommes de pin…ou bien les baies sauvages, mais là c’est autre chose. Je comprends pourquoi il est en aussi bonne santé, et pourquoi sa peau sent si bon, est si douce. Mes yeux voudraient le dénuder mais il ne porte déjà rien et le drap se fait joueur sur ses hanches alors qu’il a la tête en arrière.

- Caprice.

Je fais, les yeux noirs mais luisants d’intérêt pour cette créature.

- Je refuse de te mordre, ET de me reposer.

Cette commissure qui tressaille dans la barbe. Et puis c’est quoi cette minauderie ? Je grogne, ne sachant pas trop comment réagir à ce genre de petits gestes tendres que doivent sûrement avoir les amants dans les bouquins ou à la télé. Je sais qu’il ne pense pas à mal, qu’il ne cherche pas à se montrer trop expansif, mais ça me met mal à l’aise. Ce que je devrais faire, ce que je devrais être, pour lui, ça ne convient pas. J’aime nos moments, je vois ce qui se dessine à l’horizon, mais je reste méfiant, prudent, je n’ose pas m’avancer. Surtout pas après ce qu’il vient de se passer avec le rejeton de Johannes. Il pourrait revenir, et chercher cette fois à m’atteindre en s’attaquant à l’oiseau bleu…Ce qui bouillonne en moi quand j’y songe n’a rien de bon et de tendre, vraiment pas. Il faudra que je réduise ce type au silence pour espérer reprendre le cours de mon existence, en paix. Mais les fantômes sont tenaces. Les doigts plein de sucre, je vais me rincer et reviens vêtu d’un énième maillot de corps, noir cette fois, croisant les bras sur mon torse, évitant la zone encore sensible. Putain il a pas bougé…

- Amon…arrête ça. Le chantage affectif ça marche pas, j’ai la tête dure.

Illustrant mon geste en me cognant la tempe du poing fermé.

- Même si t’es très mignon.

Putain mais qu’eeeeeeeest-ce que je raconte ! Il est pas mignon il est…c’est un homme ! Et moi je…suis attiré par cet homme. Au fond je sais qu’il a des attraits artificiels, qu’il a été fait pour plaire à des gars comme moi, que tout ça c’est de la génétique de merde, mais putain quand je le vois, quand je le vois… Et voilà je suis sur le lit, j’ai envoyé bouler les fruits, la salade, le plateau, le drap, et je lui saisis les hanches pour le pelotonner sous moi dans les draps et baiser cette bouche jusqu’à la lie. Quand je me rends compte que je l’étouffe encore, je me recule, soupire.

- Faut pas...rester enfermés toute la nuit.  
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Sam 20 Mai 2017 - 2:25



Il avait fait battre ses longs cils noirs, avait offert son plus beau regard de biche et plissé les lèvres juste ce qu'il fallait dans une moue exquise et douce à la fois, sans rien dire et sans quitter Robert du regard. Oui, il faisait un caprice, il voulait un baiser avant de se lever et il n'avait pas envie de céder. Ce n'était peut-être pas raisonnable, mais il avait envie de son maître et après l'inquiétude de la veille, il avait l'impression de devoir s'assurer qu'il était bel et bien vivant. Qu'ils étaient vivants tous les deux. Alors soit, son gros ours ronchon n'était ni fleur bleue ni porté sur les câlins, mais juste un baiser...
L'instant d'après et malgré ce très convainquant "le chantage affectif ça ne marche pas", il se laissait fondre contre les lèvres un peu rudes et un peu sauvages de son vampire. Collé serré entre les draps froissés et le corps immortel. Sa place. Il regretta de devoir respirer et de perdre si vite haleine, mais son cœur tambourinait toujours comme un fou lorsqu'il sentait les mains et la bouche de Robert sur lui. Ses mains perdues dans la crinière sombre, elles descendirent en caresses légères sur la nuque du barbu qui n'en démordait pas d'aller crapahuter dehors.

« D'accord, on sort. Mais avant, écoute-moi s'il te plaît. »

Amon arborait un sourire très doux, comme du miel de fleur, mais quelque chose dans ses yeux avait l'air triste. Il parlait sérieusement, sans jouer ou provoquer.

« Ce type me fait peur. Il est apparu de nulle part et il avait l'air de savoir où on allait hier soir, donc soit il a juste eu de la chance, soit il nous a suivi. Je n'ai pas envie de m'enfermer jusqu'à la fin du séjour, mais j'ai peur que ce cinglé rôde encore pour essayer de t'achever pour de bon. Et il va profiter que tu sois blessé, j'en suis sûr. Il ne faut pas... Il ne faut pas que tu prennes de risques inutiles, ça va me tuer d'inquiétude. »

Il voyait déjà se profiler une remarque et un désaccord dans le regard sombre de son maître, mais il prit les devants et son index se posa sur ses lèvres pour l'inciter au silence, juste un instant de plus. Il voulait aller au bout de sa demande.

« Pour récupérer, tu n'as que deux solutions : te reposer ou boire mon sang. Et tu es un homme d'action, rester au lit je crois que tu ne pourrais pas, même avec les deux jambes cassées. Tu ne veux pas me mordre, pour une raison qui t'appartient ? Très bien. Mais alors accepte au moins ça : je te sers un verre de mon sang et tu le bois jusqu'au bout. Pas besoin de me mordre et ça reste ce que le médecin à dit, à savoir du sang humain chaud et directement à la source. »

Son doigt glissa des lèvres pour remonter sur une pommette un peu mangée par la barbe fraîchement taillée. L'oiseau rare était terriblement têtu. Au moins autant que son maître. Il ne pouvait pas vraiment l'obliger à quoi que ce soit, mais il pouvait toujours lui opposer des arguments. S'il fallait penser stratégique, alors ne pas se soigner correctement était une porte ouverte au danger. Il avait donc trouvé une méthode pour contenter tout le monde et faire avancer la cicatrisation de la blessure à l'argent. L'angoisse sourde de se savoir épié dès qu'ils mettraient le nez dehors allait suivre Amon toute la journée, il se sentirait plus apaisé en sachant le trappeur prêt à se défendre.

« S'il te plaît Rob. Tu fais beaucoup de choses pour moi, je veux faire quelque chose pour toi maintenant. »

Sans crier gare, ce fut à son tour de venir prendre un baiser, avec un genre d'élan impérieux et possessif qui ne seyait pas à sa condition d'esclave, mais qui trahissait peut-être l'importance que la santé du trappeur avait à ses yeux. Sa langue se fit un passage jusqu'à celle du vampire, se lova contre elle, poussée par un soupir, avant de repartir lorsque prit fin le baiser, laissant l'oiseau un peu essoufflé de sa propre audace mais toujours aussi déterminé à donner de sa personne, quelle que soit la manière, tant que c'était pour Robert Taliaferro.
Il détourna les yeux et se tortilla un peu contre son maître, mal à l'aise avec l'idée de lui avoir dicté sa conduite, mais ne voulait tout de même pas revenir sur ce qu'il avait dit. Que fallait-il qu'il fasse pour que l'immortel prenne enfin conscience qu'il était précieux à ses yeux ? Et qu'il devait vraiment faire attention à lui au lieu de faire comme si rien ne s'était passé, que tout allait bien. Il avait perdu tellement de sang depuis la veille, et n'avait pas encore remplacé tout ça dans son système. Fallait-il attendre qu'il soit pris de frénésie et ne se jette sur la première créature vivante pour la vider intégralement ?

« E-Et si tu ne veux toujours pas je… Ben je resterai ici toute la nuit. Au moins je ne te verrai pas te faire tuer. »


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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Sam 20 Mai 2017 - 18:01

J’ai pas la tête dure, j’ai pas la tête dure du tout…Narines pincées, je cherche à faire taire l’animal qui boirait bien sans se soucier du reste, mais la bête est si habituée à se faire rabrouer qu’elle n’est pas trop compliquée à ramener dans sa tanière. Je crois qu’il va encore parler de cette histoire de sang, et je ne me trompe qu’à moitié, bien qu’il commence par évoquer le fiston de Johannes. Décidément cette histoire me casse les couilles. « Ce type me fait peur ». Qu’est-ce qui peut lui faire plus peur que moi franchement ? La preuve sous mes yeux : c’est moi, qu’il m’arrive un truc. Ça lui fait peur, ça le fait carrément stresser. Je pose une main sur son front, plate, mais affectueuse, se voulant rassurante, et le laisse continuer. « J’ai peur que ce cinglé rôde encore pour essayer de t’achever pour de bon. Il ne faut pas que tu prennes de risques inutiles, ça va me tuer d’inquiétude. »
Où ai-je donc déniché une petite créature aussi sensible ?

- Amon.

Je dis juste son nom, parce que je sais pas quoi dire d’autre, et qu’il a une belle consonance. Je suis sur le point d’ajouter quelque chose, lui dire que je vais faire de la bouillie de ce vengeur-pas-masqué, que sans l’effet de surprise, même avec de l’argent il… Son index vient appuyer sur mes lèvres et je retrousse les babines pour mimer un coup de crocs. Et là le verdict tombe. De toute évidence il a la tête dure aussi lui.

- T’abandonne jamais toi, hein.

Cette main caressante finit immobilisée au poignet par mes gros doigts. Oui, j’ai une raison qui m’appartient, mais je me heurte surtout à la volonté d’un esclave « dressé » pour cette besogne, et qui plus est qui m’a confié qu’il aimait ça. C’est sans doute ce qui me déboussole le plus. La poussée de sa langue me tire des complexités de cette question. Le plaisir d’abord diffus devient agressif et ma langue répond, sans coquetterie, juste avec l’ardeur d’un homme dont les mains tiennent aux hanches un autre homme.

- Ça suffit tes conneries… je vais pas me faire tuer, et je vais encore moins te laisser te trancher une veine pour remplir un putain de gobelet.

Manquerait plus que ça. Mais y a tellement longtemps que j’ai pas planté mes crocs dans un cou humain que c’est presque comme une première fois. Je le gronde du regard pour ce caprice et monte ses bras au-dessus de sa tête, les immobilisant d’un point de pression central, balayant du genou le drap. J’ai le droit d’en profiter un peu aussi, et la vue est…vraiment plaisante. Je sens que cette morsure va se transformer en toute autre chose, mais après tout, ça fait certainement partie du deal quand les deux partis sont consentants. Pas vrai ?

Je vais à la rencontre de son ventre qui se creuse, ses hanches se tendant quand je frotte ma barbe contre ses pectoraux, embrasse ses mamelons comme on effleure un petit fruit des lèvres, puis vient baiser sa pomme d’Adam palpitante. Doucement, ça monte en moi, je lâche un peu les rênes de la bête qui remonte à la surface et lubrifie la peau pour qu’elle soit moelleuse et se perce sans trop de douleur. Même si le diamètre des outils est conséquent. Mon corps le couvre entièrement, j’absorbe sa chaleur, sa tension, son électricité contagieuse, ma main libre agrippe sa cuisse et la relève pour m’encadrer quand je ploie la nuque et que mes canines incisent sa gorge dans un bruit écœurant.
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Mar 23 Mai 2017 - 16:22



Sans vraiment de raison, il se sentit rougir lorsque le drap le dévoila dans toute sa splendeur. Robert l'avait déjà vu nu, et de très près, mais il restait une petite pointe de timidité malgré tout. Un frisson lui remonta depuis les reins jusqu'à la nuque alors que son maître faisait crisser sa barbe contre sa peau et ses lèvres contre sa gorge. Il avait encore refusé, mais le dénouement de ce désaccord était plutôt agréable pour l'instant. Et surtout... Qu'est-ce qu'il faisait ? Pourquoi est-ce qu'il...
OUTCH !
La sensation de perforation était très différente de celle qu'Amon connaissait avec Jacob. C'était plus tangible et plus présent, ça brûlait et ça pulsait dans tout son cou. Mais étrangement, ça lui rappelait sa première fois. CETTE première fois, oui. Celle où il s'était dit que ça ne passerait jamais, que c'était trop gros, qu'il ne pourrait pas le supporter, que ça lui ferait trop mal. Celle où ça avait été douloureux, comme prévu, mais également étrangement bon.

L'oiseau bleu se tendit, se cambra, son ventre ondula alors que la douleur descendait puis remontait, libérant une bonne dose d'excitation venue de nul part. Ses lèvres s'ouvrirent sur un soupir extatique tandis que ses paupières se fermaient. Les crocs plongèrent avec une facilité effrayante jusqu'à la source et il sentit sans mal son sang s'échapper. Pour faire passer la douleur et s'y habituer, il se concentra sur autre chose.
D'abord l'odeur, le parfum du vampire qui l'auréolait. Puis sa peau là où ils se touchaient, la pression sur ses poignets au-dessus de sa tête, celle des lèvres humides contre sa gorge qui palpitait, celle de cette paume abîmée sur sa cuisse. Il enroula ses deux jambes autour de la taille du trappeur, hissa ses hanches jusqu'aux siennes. Difficile de cacher le résultat de cette étreinte sur sa libido, mais il s'en fichait bien. Au contraire même, il voulait que ça se sache, que ça se voit, que ça se sente. Peut-être que cela enjoindrait son maître à ne plus craindre de le mordre ? Ou peut-être qu'il passerait pour un piaf pervers et un peu dérangé... Mais c'était le risque à prendre.
Morsure ou pas, il avait de toute façon envie de réitérer l'expérience avec Rob, en prenant le temps et en variant les plaisirs, en se découvrant encore un peu plus. Cette impression de se rapprocher chaque fois plus lui plaisait beaucoup.

La sensation de brûlure à l'endroit où la peau était abîmée, là où le flux sanguin s'écoulait, commençait à devenir plus diffuse et supportable, elle se gravait peu à peu dans sa mémoire comme quelque chose de normal et il l'ajoutait au catalogue des sensations assimilables à quelque chose de bien. Parce que c'était les crocs de son maître qui le blessaient, parce que ça allait le soigner et lui rendre ses forces. Parce que ça les rapprochait un petit peu plus l'un de l'autre.
Inconsciemment, l'ondulation de son ventre avait gagné ses hanches et il se sentait frotter contre le tissu un peu rêche du pantalon. Les associations douleur-plaisir se faisaient tout naturellement, se reconfiguraient et lui tirèrent un gémissement étouffé lorsqu'une gorgée plus importante que les autres fit passer une plus grande quantité de sang par sa blessure.


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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Jeu 25 Mai 2017 - 12:35

Tu t'es perdu ou quoi ? Eh...t'es au courant de ce que t'es en train de faire ? ... putain Robert ! ... ROBERT !! Tu vas jamais arriver à te décrocher...t'as pas l'habitude...t'as pas l'habitude abruti !

Ma voix, comme un écho sourd qui me heurte, me rappelle à l'ordre. J'ai déconnecté, complètement. Quand je réintègre mon corps, Amon est enroulé comme une chenille autour de sa feuille et gémit - je sais pas bien si c'est de douleur ou de plaisir, ou de plaisir se muant en douleur - abandonné. Son sang abonde dans ma bouche et je me retire immédiatement, comme un drogué qui reprend pied, m'empressant de refermer les trous causés dont les bords sont blancs et roses d'avoir été sucés avec autant de force. Je ne me reconnais pas. Pourtant dans les yeux de l'oiseau bleu il n'y a ni dégoût, ni crainte, ni désamour. Hébété, je m'essuie la bouche, à croire que je m'en suis foutu partout...je ne gaspille pas une goutte, récupère tout ce qui s'est égaré sur mon menton et m'assois sur mes talons, me massant la nuque en tremblant encore légèrement. L'extase. Ça ressemble à ça alors. Je n'ai pas de mal à comprendre qu'on puisse devenir accro', que la majorité boivent à la source, mais je n'y arrive pas. Je l'ai fait parce qu'il me l'a demandé, pensant lui faire plaisir, et si les effets sont immédiats sur ma blessure et m'éclaircissent aussitôt les idées, je m'en veux lourdement de ne pas avoir été plus conscient de ce que je faisais. J'ouvre mes paumes, regarde mes doigts larges, énormes et épais.

- J'aurais pu te tuer...j'étais pas là, j'étais plus avec toi...même si t'aime ça, même si tu m'fais confiance, moi...j'me fais pas confiance pour ça. J'aurais pu te tuer j'aurais rien pu faire, et t'aurais rien vu venir...j'sais pas c'qui se passe là-haut quand...le goût du sang est...


Des phrases en suspens. Je retombe lentement dans le mutisme, l'isolement, me lève, allume un cigare et souffle une ample bouffée après m'être accoudé au balcon. C'est tout ce que j'aime pas, pas me contrôler comme ça...et avoir l'impression de le souiller.

- Prépare-toi on bouge. Faut pas que j'laisse mes mauvaises pensées moisir ici.

Le ton est rude, mais il a bien changé depuis les premiers mois. Avant, je serais parti sans prévenir, sans rien dire. C'est sûrement que je tiens à lui plus que je n'ai envie de le dire.
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Sam 27 Mai 2017 - 19:53



Il se redressa, un peu essoufflé, une main posée sur son épaule tout près de la blessure qui palpitait de douleur. Il esquissa juste un sourire très doux pour rassurer Robert mais ne chercha pas à le convaincre ou le retenir, sentant que ce n'était pas le bon moment. Peut-être en reparleraient-ils plus tard, peut-être n'en reparleraient-ils jamais. L'important était que la blessure au ventre que portait le vampire allait pouvoir se fermer et il recouvrirait ses forces correctement. C'était tout ce qui comptait aux yeux de l'oiseau.
Il quitta le lit sans tarder et parvint jusqu'à la salle de bain d'une traite, sans tituber. Pourtant il sentait que le sol tanguait un peu et cherchait à se dérober sous ses pieds. Peut-être qu'il avait perdu l'habitude d'être ponctionné d'autant de sang... Il referma derrière lui pour que son maître n'ait pas à le voir chanceler et passa en vitesse sous la douche pour délasser un peu ses muscles crispés. Bon, c'était peut-être un peu plus pénible à vivre que ce qu'il avait en mémoire, mais il n’hésiterait pas un instant à recommencer si on le lui demandait. Une fois les ablutions terminées et un petit pansement posé sur les trous dans son cou, il enfila une tenue décontractée et légère, qui laissait deviner le creux de ses reins ainsi que la ligne de sa taille, puis il rejoignit le vampire sur le balcon, un fruit entre les mains. Il y avait déjà deux mégots de cigarette par terre.

« On peut y aller quand tu veux. »

Il lui effleura le bras sans oser trop s'approcher. Si le trappeur voulait ruminer, il préférait le laisser avec ses pensées pour le moment. Rien de ce qu'il pourrait dire ou faire n'allait changer les choses pour l'instant et il ne voulait pas empirer l'air déjà sombre du trappeur.
Un instant l'oiseau observa les volutes de fumée qui s'échappaient des lèvres de l'immortel. Il aurait vraiment été tué si facilement ? La Soif, il ne pouvait pas la comprendre, il ne savait pas ce que c'était et ce que ça provoquait vraiment, mais il savait qu'elle pouvait aveugler même le meilleur des hommes. S'il avait été mordu jusqu'à être vidé de son sang, ça n'aurait sans doute pas été de la faute de Rob, il ne l'aurait pas fait exprès. Les raisons de sa réticence semblaient plus évidentes à présent. Pourtant le petit perroquet ne se sentit pas plus effrayé que ça. Il avait peut-être tort, mais sa confiance en son maître était désormais assez grande pour qu'il remette son existence entre ses mains râpeuses sans craindre qu'il ne la brise.

Il mordit dans la pêche et s'accouda lui-aussi au rebord du balcon. Il faisait un peu plus frais. Ensemble, en silence, à observer la nuit, ils étaient plutôt bien. La voiture de location les attentait toujours à l'entrée de l'hôtel, ils pouvaient aller là où ils voulaient. Peut-être dans un endroit sans foule, calme, où ils pourraient simplement marcher côte à côte en silence.
La côte était superbe, à ce qu’on disait, et plus fraîche que l’intérieur des terres. Même si la mer ce n’était pas le coin préféré de Rob, ils pouvaient simplement marcher le long des falaises blanches et laisser le vent chasser les pensées les plus noires.



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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Dim 28 Mai 2017 - 19:29

Le guide, d’habitude c’est moi, alors là j’avoue être un peu renfrogné sur mon cheval, mais bon, j’ai pas des masses envie qu’on se perde dans cette montagne. L’idée de base c’était une promenade sur la côte, mais quand on a crevé en pleine campagne, et qu’en marchant avec la roue sur l’épaule, on est tombé sur un ranch modeste qui proposait des randonnées sauvages, l’idée a fait tilt tout de suite dans ma caboche. Ajax et Arkantos me manquent, alors c’était un bon palliatif, et puis Amon n’a pas dit non. Pour le prix, on en a plein les yeux et je commence à comprendre que ça peut valoir le coup de voir un peu le monde. Tant qu’il s’agit de la nature, ça me va, parce que les gens je préfère les éviter, surtout mes semblables.

Sortir me fait du bien, je profite des odeurs toutes nouvelles, et même s’il fait lourd quand on traverse des morceaux de jungle pour éviter des sentiers trop abruptes et escarpés, je prends un certain pied à découvrir le pays « natal » de l’oiseau bleu. Cette forêt est enthousiaste comme lui, résonne des chants d’oiseaux vraiment étranges, du bruissement des grands fauves qui passent au large et des reptiles qui fouissent leurs écailles haut, très haut sur les branches et les lianes pendantes. C’est pas aussi touristique que ce que j’avais imaginé et le but ultime de notre ascension est un petit monastère, très ancienne possession coloniale d’une époque que je n’ai connu que dans les livres et encore vachement vaguement parce que les bouquins et moi…c’est un peu un rapport d’hostilité. On y passera la nuit après un repas typique et local. Quand enfin on sort de la brousse, le terrain devient plus rocailleux et des herbes rampantes gravissent le moindre écart de dénivelé. Je ralentis mon cheval derrière le guide pour me mettre au niveau d’Amon. Il transpire, et j’avoue que nos tenues ne sont pas trop appropriées pour ce genre d’escapades, mais le voir un peu haletant me fait un truc dans le bas du corps. Je lève une main pour presser sa nuque doucement et remettre quelques plumes en place, et on nous annonce que nous touchons au but.

Les chevaux passent en plein milieu d’un reste de cimetière et l’exercice n’est pas si glauque, au contraire. Je n’ai pas la moindre idée de qui est mort ici ni pourquoi, mais c’est plein de respect que je contemple les stèles tranquilles. Un vieux vampire brésilien tout bronzé vient nous saluer et nous invite à nous occuper des chevaux avant de pouvoir nous restaurer, ce qui comprend un bain en extérieur car le confort est rustique. Rien qui ne me dérange.

Quand on en a terminé avec nos montures, on nous laisse une poignée de minutes sans consigne, alors je vais m’asseoir au bord fatal de la falaise, avec un cigare dans le bec. Le soleil est encore couché mais dans ma chair je sais qu’il ne va pas tarder à pointer. Quand Amon me rejoint, je me couche en arrière sur un coude et souffle ma fumée à la face du ciel.

- Bel endroit, hein ? Tu fais pas de photos ?

Je sais que c’est quelque chose qui lui tient à cœur, rythmer nos vacances et nos moments par des clichés immortels. Ça m’amuse, avec bienveillance bien sûr. Mais pour l’instant mon oiseau bleu est cramé cuit complet.

- Je dois te porter pour aller manger ta Majesté d’azur ?
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Mar 30 Mai 2017 - 17:38



La balade avait été régénératrice. Épuisante, mais purifiante pour l'âme et le coeur. Après les montagnes russes émotionnelles des derniers jours, Amon était plus qu'heureux de pouvoir s'éloigner un peu de ce qui représentait des ennuis et des dangers (maintenant qu'il y avait un zinzin en liberté pour les traquer) et de passer un peu de temps en compagnie de Robert. Dans leur malheur de crever un pneu, ils avaient eu de la chance finalement. Moins aguerrit que son maître, le brésilien avait mis un certain temps à trouver son rythme et laissait faire le cheval plus qu'autre chose. Tenir en selle était bien plus pénible qu'il n'y paraissait et en fin de journée, il avait épuisé toutes ses réserves d'énergie. Sans compter qu'il n'avait pas encore mangé et qu'il devait se remettre d'une petite carence en sang. Mais hors de question de se plaindre.
Amon avait donc ramené ses cheveux en une queue de cheval faite à la va-vite et s'était accroché pour ne pas se laisser distancer par les autres. Parfois un oiseau le remarquait et se mettait à le suivre, mais la présence des autres vampires les poussait à la prudence et aucun ne s'approcha de l'hybride. Lorsque ce dernier sentit la main du trappeur sur sa nuque, ce fut comme si une partie de sa fatigue s'envolait et il l'en remercia d'un sourire. C'était difficile, mais une fois arrivé au bout, ce serait d'autant plus gratifiant.

Le petit temple et les deux masures à côté n'étaient pas bien luxueux ou confortables, mais ils avaient un charme vénérable qui poussait au respect. De plus, à vivre en Alaska dans le cabanon de pêche, on apprenait à se passer du confort superflu. Amon se laissa glisser de cheval comme un cheveu en fin de vie, les jambes percluses de courbatures et fit rapidement la traduction du programme de la soirée avant de s'occuper de bouchonner un peu sa monture qui avait eu tout aussi chaud que lui. On lui offrit à boire une fois le travail terminé et il put rejoindre son maître, se laissant littéralement tomber au sol avec un soupir.
La blague lui fit tirer la langue en guise de réponse, mais il sourit en notant que Rob avait remarqué son intérêt pour les photos. Il faudrait qu'il pense à faire développer ses clichés et qu'il achète un album où les conserver. Il n'en avait encore jamais eut un rien qu'à lui.

« J'ai pris quelques images sur le chemin, je prendrai une photo au lever du soleil. »

Et il en prendrait une de Robert en train de dormir, pour la peine !
La proposition était tentante et il caressa du regard son vampire pour lui témoigner à quel point chaque contact pouvait lui plaire, mais il avait sa petite fierté, tout de même. Il arriverait bien à se relever pour traîner ses semelles jusqu'au repas qui était en cours de préparation.

« Je t'échange ce trajet jusqu'au dîner dans tes bras contre un bain à deux. »

À être là, tout le deux, dans cette espèce de solitude grâce à laquelle ils s'étaient apprivoisés, Amon avait soudainement très envie de venir se percher sur le ventre de son maître pour l'embrasser passionnément et l'aguicher jusqu'à le faire céder. Il ne savait pas vraiment ce qui provoquait ce soudain élan d'érotisme, la chaleur, la sueur ou l'effort de la journée, mais c'était un élan aussi puissant que soudain. Pour le contrer, il se détourna et tenta de s'absorber dans la contemplation de la canopée au pied de la falaise. Il s'était promis de se montrer sage désormais, pour ne pas étouffer Robert sous des assauts inappropriés.
Avec une certaine lascivité, l'oiseau bleu se passa une main dans la nuque et ramena ses cheveux sur son épaule pour les lisser un peu, remettre ses plumes en ordre et tenter d'attacher le tout pour se dégager le cou. Il avait besoin d'un peu de fraîcheur, une brise n'aurait pas été de trop.

« Ça te dirait de construire une deuxième maison mais cette fois perdue dans la jungle ? Comme ça on passe l'été en Alaska et l'hiver ici, dans un recoin caché de la forêt. »

Il avait le sourire un peu rêveur. C'était utopique et inenvisageable, évidemment, mais il aimait l'idée de changer de décor tout en gardant les éléments essentiels à son bonheur : Robert et la tranquillité.
Leur guide les appela alors de loin et Amon se retourna juste le temps de lui faire signe. Le repas allait être bientôt prêt, ils pouvaient déjà venir boire un coup et grignoter un peu. Le regard de l'hybride croisa celui du trappeur et il sentit un frisson lui descendre dans les reins en même temps que son coeur manqua un battement. Malgré la promesse qu'il s'était faite, il se pencha sur le côté, posant une main contre le torse du vampire pour s'appuyer et frôla ses lèvres.

« Nos hôtes nous attendent. »

Ses doigts agrippèrent un peu le tissu du marcel blanc et humide de sueur. Lui-même ne devait pas sentir la rose et avoir la peau bien brillante, mais tant pis. La tentation était si forte ! Mais il parvint à trouver quelque part au fond de lui la volonté de s'écarter de quelques centimètres et de se contenter d'observer le visage bourru et sombre de son maître.



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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Mer 31 Mai 2017 - 18:25

Au lever du soleil. Y a longtemps que j’ai pas vu de lever de soleil. En fait ça remonte à notre virée à la cabane, chez moi, chez nous. C’est chez nous maintenant, et j’ai vraiment hâte d’y retourner. Même si je me suis plutôt bien adapté à la chaleur et à la moiteur – et aux portugais ! – ma maison me manque, les bêtes me manquent, mes chasses en solo me manquent. Et puis manquer de se faire dézinguer par un maboule ça aide pas à se détendre dans un pays étranger.
Je finis totalement allongé sur le dos, un bras plié derrière la tête, le regard au-delà de fumée du cigare coincé entre mes molaires et mes dents de sagesse.

- T’es jamais à court d’idées romanesques toi hein. Tu sais j’peux te porter ET partager ton bain. Même si ce matin ce sera plutôt douche en extérieur. Rustique.

Je mords dans le mot. Je sais qu’Amon tient à un certain confort qui ne lui a jamais manqué – je l’espère – jusqu’à aujourd’hui, mais moi j’aime bien l’idée de me frotter avec un vieux savon efficace à poil dans la nature et… C’est quoi cette température d’un coup ? Je le zieute ; il remet sa chevelure en place, ce qu’il fait souvent quand il essaie de cacher une réaction corporelle ou une pensée qui le gêne, et vu sa bobine en émoi, c’est sûrement un truc sous la ceinture. Putain qu’est-ce qu’il est beau… est-ce que c’est mal d’avoir si vite accepté mon changement de bord ? C’est pas comme si ça m’avait vraiment répugné avec lui, non, vraiment pas. J’étais juste…quoi ? curieux ? inquiet ? perdu, sans doute. Quand sa question tombe, je ferme les yeux. Ce n’est pas si utopique, je suis prêt à partager la donne en deux. Je suis un gars de l’hiver, lui, une beauté de la chaleur des tropiques, je peux pas lutter contre ça, lui non plus. Nos natures sont différentes, mais je veux pas qu’il se morfonde trop l’hiver dans le Chugach. Le climat est déjà rude pour les ours, alors pour un perroquet…

- On pourrait. Mais j’suis pas bien sûr que Lo’ accepte de garder les bestiaux pendant six mois, t’oublie que chez moi l’hiver dure la moitié de l’année, enfin presque. Et j’me vois mal laisser Ajax et Arkantos tout seuls trop longtemps…ils vont déprimer.


Et moi aussi.
On nous appelle de la maison à côté du monastère et je me redresse, écartant le cigare de ma bouche car il est en train de finir de se consumer, quand…c’est toujours comme ça merde je vois jamais le truc venir… Chaud bouillant. Sa main sur mon torse laisse une marque de feu par-dessus le marcel dégueulasse. Je reste immobile, le laisse venir, légèrement incliné sous lui. Une attraction, on appelle ça comme ça pas vrai ? « Nos hôtes nous attendent ». Trop tard, je bande. J’aime pas bander dans le vide. Mais ce ne serait pas très sage d’abuser de l’hospitalité de ces gens, et puis…plus on attend, meilleur c’est.
On nous offre une sorte d’apéritif autour du feu central de la maison, à base d’alcool de banane si je comprends bien. C’est méga sucré et je me retiens de tousser tout ce que je sais pour faire honneur. Notre guide sort de gros épis de maïs sur brochettes qu’il vient de faire rôtir dans les flammes, et se lève pour chercher « une sauce adéquate et piquante », quand j’entends une toute petite voix dans la pièce d’à côté. Mon oreille se tend, mon flair aussi. Pas de doute, on me la fait pas. Putain un gosse. Un gosse… Il pointe le bout de son nez, petit gars métis avec de grands cheveux noirs épais et des yeux comme des morceaux de forêt. Il est un peu sale, maigrichon, et il se débat quand le guide l’embarque. Je n’ai pas à intervenir en-dehors de ma maison mais je me pose quand même des questions sur notre légitimité ici…si les flics débarquent – peu probable mais bon – on risque de passer un sale quart d’heure, et les poulets je peux pas les piffrer. Je questionne l’homme du regard et il semble soudain très triste. Je ne cherche pas plus loin et décide de manger mon maïs bien docilement malgré des regards en coin. Je sais que le gamin n’est pas retourné d’où il vient, son odeur colle au drapé qui sert de porte.


L’eau est fraîche, mes tétons durcissent et je courbe un peu l’échine les premières secondes. Bon ça fait du bien quand même, j’ai l’impression d’avoir une couche de gras sur la couenne. Je profite qu’on nous ait donné la permission de nous laver après avoir dégusté un bon poulet au lait de coco – et surtout des fruits pour l’oiseau bleu. La « douche » donc, est un peu à l’écart, derrière l’autre maison qui sert de rangement et d’écurie. Deux planches, trois clous pour pas avoir les pieds tout crottés, un jet avec une pompe à bras accroché au mur. Système D. Je me frotte les côtes avec le savon à disposition, quand je sens une odeur bien familière dans mon dos. Je me retourne, mate l’oiseau rare qui fait tomber sa serviette….c’est comme si le temps tombait par terre. On reprend là où en était arrêté…et c’est tout naturellement que je lui chope les hanches et l’emballe sous le jet qui meurt parce que personne pour pomper. Hmmm…un petit goût de fruits sucrés colle encore à sa langue, et je me congratule de ne pas avoir bu trop d’alcool pour gâcher ce moment de retrouvailles avec une longue nuit.
Mes bras le cherchent, l'attrapent, ma main droite presse une fesse qui remonte dans ma prise et quand je me recule pour le laisser respirer - l'habitude - mes crocs pointent. Pourtant j'ai pas soif, faut croire que ça se réveille avec d'autres trucs...une affaire bien masculine.
Nos nez se heurtent, je glisse encore vers sa bouche, sexe dur contre son ventre. Et merde si quelqu'un arrive ça va être aussi plaisant que gênant.
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Lun 12 Juin 2017 - 2:14



Amon était resté très silencieux pendant le dîner, un peu intimidé par l'expression bourrue de deux hommes, mais surtout un peu inquiet après avoir vu le jeune garçon qu'ils avaient avec eux... Est-ce que ce pauvre gosse sortait d'un centre de dressage miteux ou est-ce qu'il avait simplement été ramassé dans la forêt ? Le pauvre avait l'air d'avoir peur. Savoir que leurs hôtes traitaient un humain de cette façon n'enchantait pas le perroquet, mais il se savait parfaitement à l'abris aux côtés de Robert. Il tenta donc de faire totalement abstraction de l'incident et vida son assiette avec entrain, surveillant son débit d'alcool pour ne pas abuser. Il pouvait tenir un verre ou deux, mais au-delà ses idées risquaient de s'embrouiller et ce n'était bon pour personne. Peut-être qu'un jour il se laisserait aller à boire un peu plus, mais seulement s'il pouvait rester à la maison, avec Robert et personne d'autre. Ses gloussements et sa démarche vacillante n'étais pas à étaler sous les yeux de tout le monde.

Une fois que se fut quartier libre, Amon prit le temps de préparer les paillasses qui allaient les accueillir pour la nuit, avec l’aide d’un des deux vampires qui les accueillait et laissa son maître prendre les devants pour aller à la douche. Ainsi il put faire en sorte que les deux paillasses soient côté à côte, ce qui lui assurait de pouvoir se blottir contre Rob pendant toute la journée. D’un part pour le simple plaisir d’être dans ses bras, d’autre part car l’idée d’être ne serait-ce qu’un peu seul et assoupi en compagnie de leurs hôtes ne le rassurait pas des masses.
La tâche achevée, il prit rapidement une serviette mise à sa disposition pour la douche et notifia les deux responsables qu’il rejoignait son maître derrière le deuxième bâtiment. Autrement dit, inutile de se mettre à les chercher pour leur rappeler que le jour se lèverait prochainement, pas besoin de les appeler en craignant qu’ils se soient perdus. C’était sans doute un peu gros comme morceau, mais tant pis, l’oiseau bleu voulait un moment rien qu’avec le trappeur et la nature environnante, il n’allait pas se sentir gêné d’entretenir ce genre de relation avec un vampire.

Le bruit de l’eau l’attira rapidement vers l’arrière du bâtiment concerné et il retira ses affaires avec un soulagement évident, trop heureux de pouvoir se décrasser un peu et de décoller le tissu qui lui semblait imbibé de sa propre sueur. Beurk. Il attacha sa serviette autour de ses hanches et s’avança à pas légers vers la douche improvisée.
Robert avait l’air parfaitement dans son élément malgré le manque flagrant de confort. Il nota très vite qu’un visiteur peu discret le reluquait en rosissant de plaisir et lorsqu’il eut fait volte-face, Amon n’eut qu’à tirer un peu sur le bord du tissu qui lui enlaçait les hanches pour se retrouver complètement nu face au prédateur. Les quelques secondes de flottement lui mirent des étincelles pétillantes plein les yeux et le sourire aux lèvres : il aimait faire autant d’effet à son vampire. C’était déraisonnable et sans doute prétentieux de sa part, mais il aimait vraiment, vraiment ça. Alors il se laissa tout naturellement tomber dans ses bras solides et contre sa bouche rude, pour un baiser renversant. Plus besoin de mots lorsqu’ils avaient leurs mains pour se parler. Amon pinça les lèvres qui se pressaient contre les siennes lorsqu’une poigne ferme lui agrippa la fesse, il frissonna quand l’eau froide lui coula sur le visage, les épaules et le dos. Rob était encore couvert de savon, ils avaient beau se coller l’un à l’eau, leur étreinte était glissante. Mais rien que leur impatience ne pouvait surmonter.

L’oiseau rare sentit sa chair s’éveiller très vite alors que celle du vampire pressait déjà contre son ventre. Et comme il aurait été dommage de perdre un si bel élan… Et comme il avait envie d’offrir ça à son maître… Ses mains se glissèrent entre eux, le prirent lui, l’immortel, pour le couvrir de caresses et d’attention. Pour éprouver la rigidité de son membre. Pour flatter la peau fragile de ses bourses. Jusqu’à ce que, frémissant et incertain, l’hybride ne décide de se laisser glisser peu à peu jusqu’à tomber à genoux. Ses lèvres bleues ouvertes sur une langue rose qui se dardait vers ce qu’il tenait en main. Il en mourrait d’envie. Une première caresse humide, juste au bout. Puis une autre, plus appuyée. Jusqu’à ce que finalement il l’avale sans hésitation, avec un soupir de plaisir. Dans les centres on apprenait à faire ça pour se soumettre à l’autorité. Amon avait appris que c’était aussi un cadeau, un geste de confiance, une attention toute particulière lorsqu’elle était donnée sans avoir été réclamée auparavant.
Ses mains, accrochées de part et d’autre des hanches du vampire, remontèrent doucement jusqu’à son ventre et sa taille, avant de redescendre jusqu’à ses cuisses. L’oiseau bleu s’attarda une longue minute, peut-être deux, avant de se redresser, essoufflés et les lèvres gonflées de désir. Il voulait plus mais ne savait pas quoi demander. Alors il déposa simplement un baiser sur le torse du trappeur, les mains légèrement tremblantes et surtout, le cœur battant à tout rompre.



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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Dim 18 Juin 2017 - 12:55

June...June faisait ça. Dans l'intimité du lit, quand elle estimait que j'avais passé une mauvaise journée et qu'elle désirait me prouver qu'une femme pouvait avoir raison de la tension d'un homme, et plutôt bien. Et sitôt que je vois Amon descendre, ployer lentement les genoux, mon cerveau passe en slow-motion et un frisson cavale de mes reins jusqu'à ma nuque en une décharge glacée mais délicieuse. J'ai pas l'habitude d'être...gêné ou confus, mais comme j'ai encore du mal à assumer mon penchant sexuel tout frais tout nouveau pour un homme - et quel homme ... - je me pose encore pas mal de questions sur le pourquoi du comment et le bien du pas bien. C'est assez chiant. Surtout quand lui est si assuré, si désirable.
Mon dos rencontre le bois de la douche sauvage et mes hanches vont de l'avant d'elles-mêmes tandis que je regarde ma virilité disparaître entre ses lèvres. Si jamais il lève les yeux je...mais il ne le fait pas. Amon a une certaine pudeur délicate, et c'est quelque chose que j'apprécie, bien que je me rappelle sans mal ses tentatives de séduction audacieuses lors de nos premières semaines de vie commune.
L'instant ne dure pas, et je le sens hésitant. Dans mes bras, je le tiens doucement, l'eau ayant cessé de couler par faute de muscles pour actionner le système. Je crois qu'il faut que je dise quelque chose là c'est ça ? Mon corps est tiède contre lui, mon sexe en redemande et je galère à canaliser l'effet de ce début de ...pipe. Merde...

- Tu sais...si t'es pas à l'aise avec ce genre de trucs, c'est rien. Je m'en fous. J'imagine qu'on t'a appris tout ça, pour plaire ou te faire bien voir. Mais pour moi c'est superficiel.


Disant cela je baigne dans ses yeux immenses. Sa bouche toute rose, sa peau bronzée, ses cheveux défaits, et la délicieuse odeur de sa transpiration qui lui colle à la peau. Le baiser qui suit est plus tendre, patient. Ma langue recueille un peu de sel le long de sa gorge, jusqu'à son oreille. Et son coeur qui palpite contre mon torse, à chaque point d'appui de ma peau sur la sienne. Ses cheveux glissent entre mes doigts quand je les écarte de ses épaules toutes chaudes, et ma nuque se fait le moule de sa nuque.

- ...

J'aime son odeur. Avec le pif que j'ai vaut mieux que j'aime son odeur de toute façon. J'arrive même à flairer son désir sans forcer sur la mécanique, et ça me fait drôle de me dire que je fais ça à quelqu'un.
On fait l'amour debout, lui, poids plume soutenu sous les cuisses, et quand le soleil commence à réchauffer la terre, nous nous glissons dans les couches prévues à même le sol qui n'est autre qu'un maillage serré de feuilles tressées, et je m'endors assez lourdement sans un bonne nuit. Mon cerveau a besoin de calme pour analyser cette longue nuit, et sa conclusion qui me laisse le corps groggy.
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Jeu 22 Juin 2017 - 16:14



Superficiel ? Bon... Mais est-ce qu'il aimait ça ? C'était toute la difficulté avec Robert, deviner ce qu'il pensait alors qu'il ne laissait presque rien transparaître. Sans compter que la découverte de ses nouvelles affinités sexuelles le rendait plus pudique encore sur le sujet et compliquait la tâche de l'oiseau rare. Cependant, quelques indices laissaient à penser que l'expérience n'avait pas été désagréable et Amon se promit de retenter, en s'y attardant un peu, pour voir jusqu'où il était autorisé à aller.
Passant les bras autour des épaules du trappeur, il lui répondit simplement par un sourire malicieux. Bien sûr, il avait appris ça pour plaire à un maître. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il ne le faisait que par obligation. C'était sans doute encore un peu flou pour Rob, mais son hybride prenait un plaisir infini à découvrir de quelle manière il pouvait aguicher et surtout faire gronder de satisfaction le vampire bourru. Il avait envie de goûter et de toucher, de découvrir chaque centimètre de peau.
Suspendu au cou puissant de son maître, Amon se laissa soulever de terre et appuyer contre l'une des parois branlantes de la douche. L'acoustique n'était pas époustouflante, mais cela n'empêcha pas le perroquet de donner tout un récital de râles et de gémissements, jusqu'à épuisement.

La nuit avait été longue, éprouvante et s'était terminée sur un dernier exercice physique à couper le souffle - littéralement. Aussi à peine fut-il installé sur sa natte tressée que le brésilien s'endormit comme une masse, le front appuyé contre une des épaules de Robert. Il dormit très profondément, visiblement pas dérangé par le peu de confort que procurait sa couche. Toujours en contact avec le vampire près de lui, que ce soit une main posée en travers de sa taille, la joue appuyée contre son dos ou épaule contre épaule, il n'entendit pas les oiseaux se mettre à chanter et ne prêta aucune attention à la lumière qui filtrait à travers les stores serrés.
Exceptionnellement, la couche nuageuse s'ouvrit au coucher du soleil, laissant une lumière dorée inonder toute la région. Amon sortit de sa torpeur à ce moment-là, reposé et serein. L'odeur rassurante de Robert lui emplissait le nez et se mêlait à celle des fruits mûrs qui reposaient dans une petite corbeille, dans un coin de la pièce.

Le jeune homme s'étira longuement, chassant peu à peu les brumes de ses derniers rêves, sans faire de bruit pour ne réveiller aucun des trois vampires qui dormait encore dans la maisonnette. Ses reins lui faisaient un peu mal, comme une courbature déjà en cours de rémission et cela lui arracha un sourire. Il y avait eut plus d'enthousiasme cette fois. Déposant un très rapide et très léger baiser sur l'épaule de Robert, qui lui tournait le dos, l'oiseau bleu se leva et décida d'aller faire un tour au bord de la falaise pour profiter de la vue magnifique et des derniers rayons de soleil.
Assit en tailleur non loin du vide, les cheveux détachés pour que la petite brise qui s'était levée les fasse onduler en douceur, il peinait à s'imaginer qu'un fou puisse être quelque part dans la nature à ruminer sa vengeance contre le trappeur. Tout était si calme, si paisible... Pourtant, un peu plus de vingt-quatre heures auparavant, ils étaient à l'hopital, l'un blessé gravement, l'autre mort d'inquiétude. Il ne fallait pas se gâcher les vacances pour cela, mais désormais l'hybride aurait toujours en tête le visage de ce vampire fou de rage que les serveurs du restaurant avaient maîtrisé en appelant une ambulance. Profitant de ce moment de solitude et de la lumière éblouissante, Amon prit quelques photos grâce à son téléphone.

Lorsque le soleil fut couché et que les premières étoiles se mirent à briller, quelqu'un alluma une lumière dans la maisonnette, signe que les immortels se réveillaient. Rob ne tarda d'ailleurs pas à sortir le nez dehors, l'air un peu renfrogné, sans doute un tantinet inquiet de ne pas trouver son oiseau rare à ses côtés, comme c'était le cas d'habitude. Ce dernier se leva et revint au petit trot, sourire aux lèvres.

« Bonjour Rob ! Bien dormi ? Je me suis levé à cause du soleil, j'en ai profité pour prendre l'air. On est monté beaucoup plus haut que je pensais la nuit dernière, de jour c'est assez flagrant. »

Parfois, il regrettait de ne pas y voir aussi bien dans le noir que les vampires ou certains hybrides félins, cela lui faisait manquer des détails ou des paysages superbes aussi bien de nuit que de jour.

« Est-ce qu'on redescend aujourd'hui en ville ? Il faudrait que je fasse imprimer quelques photos si je veux pouvoir faire de la place sur ma carte mémoire. Regarde. »

L'oiseau ouvrit son téléphone et se plaça à côté du vampire pour lui montrer les clichés qu'il avait prit : la falaise, les maisonnettes dans le soleil couchant, la jungle vue depuis son poste d'observation, une photo en macro d'une minuscule fleur rouge entre deux rochers. Amon n'y avait jamais prêté attention, mais il aimait prendre des clichés de ce qui l'entourait et s'avérait être plutôt bon, pour un photographe armé d'un simple téléphone.



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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Sam 24 Juin 2017 - 19:38

Mes rêves sont doux, sereins, et tout ça a un goût de miracle. Est-ce que Lohengrin savait ? Est-ce que quelqu’un aurait pu imaginer que je supporterai le changement et que j’en viendrai à m’éprendre d’un oiseau rare ? Je suis plutôt homme de principes, mais je ne demande qu’à apprendre, alors quand il a pris ma main dans la sienne, je me suis laissé guider. Au fond je ne devais attendre que ça, qu’on me prenne en main, qu’on me montre autre chose, qu’on me sorte de mes illusions perdues. Peut-être que je n’en avais pas conscience c’est tout. Vivre seul éloigne les réflexions les plus simples, quand on n’a personne pour interagir et se remettre en question, on entre dans une spirale sans fin. Lui il a réussi à faire dérailler cette spirale et à monter sur le manège. Il m’a réconcilié avec mes démons, a pu apaiser mes fantômes, et donner un sens concret à mon existence, aussi longue soit-elle encore à venir.

Alors quand il quitte la couche ce n’est pas un hasard si je me réveille. Je flaire l’air alentour mais il n’y a nulle marque de prédateurs dangereux, il n’y  que les derniers rayons du soleil sous lesquels il doit rêver de se blottir. Il a l’air de s’accommoder plutôt bien de sa vie dans les ténèbres, mais je sais que la chaleur du soleil devient rapidement un manque pour lui. Comme pour la plupart des humains. Je repense à sa proposition d’un pied-à-terre ici. Je ne dois pas songer qu’à moi maintenant, et s’il a besoin de la lumière du jour je dois être capable de faire mieux que mettre le soleil en boîte.
Je ne me rendors pas correctement…sans lui, alors après trente minutes je me lève et le rejoint, torse nu. De dos, les toutes dernières lumières du jour – sans danger à cette heure – découpent sa silhouette comme une ombre chinoise. Mes bras l’enlacent et nos peaux se pressent doucement tandis que j’appose mon nez contre ses cheveux. Un grognement accueille sa question et je me garde bien de lui avouer que depuis qu’il a quitté mon giron je suis incapable de pioncer correctement.
C’est vrai, la vue est superbe. Je caresse son ventre sous le mince tissu qui le couvre et contemple l’horizon qui se jette dans le vide au bout de la falaise.

- 2000 mètres.

C’est un endroit peu visité par les touristes et ça ce n’est pas négligeable quand on est un vieux solitaire arraché à son désert de glace et de neige. Mais voir son sourire vaut bien ce genre de dépaysement. J’acquiesce à sa seconde question et jette un regard aux photos qu’il me montre sur son téléphone.

- On devrait t’acheter un appareil photo. C’est un truc qui t’tient à cœur on dirait.

Je ne suis pas sûr de reconnaître le talent chez un photographe mais j’aime bien les clichés d’Amon. Ils ont une certaine fraîcheur, une spontanéité qui les rend très familiers, comme si ça faisait partie de vous tout de suite.

- J’aime bien.

Nous restons quelques minutes comme ça, enlacés, à regarder ses photos, et je me rends compte que quand on le voudra, on pourra se rappeler de cette journée. Je n’ai jamais essayé de laisser de traces de ma vie, hormis par le biais de mes enfants, aujourd’hui…disparus, probablement. Alors ces photos, c’est un petit plus dont je vais prendre grand soin. Je me sens d’humeur affectueuse, et c’est vraiment bizarre à dire. Ma barbe vient gratter les joues de l’oiseau et je le couvre de baisers un peu rustiques et maladroits parfois, jusqu’à ce qu’on nous appelle pour le petit-déjeuner. Pas de trace du petit garçon de la veille, je ne sais pas ce que cela veut dire mais je n’ose pas me mêler d’histoires qui ne me concernent pas. Pendant le déjeuner, je me gave de café maison local et de galettes de maïs excellentes. Le retour en ville va être agressif, j’essaie de profiter des ultimes instants magiques, ici, nulle part.
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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Lun 17 Juil 2017 - 18:53




Il se sentait bien, dans les bras de Robert. Il s'y sentait mieux que n'importe où ailleurs, en fait. Que ce soit en Alaska ou au Brésil, Amon n'avait cette impression de sérénité et de joie qu'en présence du vampire, surtout quand ce dernier se faisait un peu plus doux. Il se serra contre lui, lui offrit son cou, sa joue et ses lèvres en réponse à ses baisers. Des baisers un peu rudes parfois, un peu bourrus et piquants, mais qui lui faisait pétiller quelque chose tout le long du ventre. Ce moment n'était rien qu'à eux et c'était ce qui le rendait si particulier.

Après le petit déjeuner plutôt consistant, il fut temps de seller à nouveau les chevaux pour redescendre. L'oiseau rare fut attentif aux instructions pour s'occuper de sa propre monture, essayant de retenir tout ce qu'on lui montrait pour être capable de le refaire une fois rentré. Il appela tout de même Robert à la rescousse lorsqu'il se retrouva avec un noeud dans la sangle de son étrier et s'y reprit à deux fois avant de pouvoir grimper sur l'animal qui était bien plus grand que lui. Ils purent se remettre en route en fin de soirée, descendant par le petit sentier escarpé par lequel ils étaient montés la veille.
La forêt les engloutis rapidement, avec ses murmures et ses crissements. Descendre n'était pas plus facile que monter, en réalité. Amon sentit ses reins être plus sollicités que jamais tandis que ses cuisses, crispées sur la selle de sa monture étaient si tétanisées qu'il lui fallut de l'aide pour descendre de cheval pendant la pause. Rien qu'un peu de marche ne puisse soulager, mais il fut en nage rapidement, de même que ses deux compagnons de route. Ils débouchèrent en milieu d'après-midi hors de la jungle, là où ils avaient prit les montures la veille et où les attendait la voiture, toujours inerte.

Le guide accepta de leur appeler un taxi rapidement pour les ramener en ville.
Sentant que ce retour à la civilisation tendait un peu son maître, le petite perroquet profita de l'attente devant le cabanon de location des chevaux pour glisser sa main dans celle du vampire, l'air de rien.

« Je crois que je me suis bien habitué à être loin de tout. Tant que ce n'est pas loin de toi. »

Ce genre de déclaration à l'eau de rose lui vaudrait sans doute un grognement ou une remarque vaguement moqueuse sur son côté fleur bleue, aussi embraya-t-il immédiatement sur autre chose. Une idée qui lui était venue pendant leur longue descente à travers la forêt.

« Je sais qu'on ne peut pas vivre ici, ni partager notre temps entre deux hémisphères. Rien que l'idée de t'imposer encore le trajet en avion, qui te rend malade, me fait culpabiliser. Mais j'ai pensé à quelque chose que je voudrais vraiment. Et j'aurais besoin de ton aide. »

Il pinça un instant les lèvres, sachant qu'il faisait beaucoup de demandes dernièrement, mais celle-ci plairait sans doute à Robert. Amon leva ses grands yeux bleus vers ceux, si noirs, de son maître.

« J'ai vu sur une carte qu'à quelques kilomètres de chez nous, il y avait un relais radio. Et ça ressemble à une grande tour avec une cabane au sommet. Je pensais que peut-être tu pourrais m'aider à en construire une près de la maison ? Pas pour la radio, mais pour que je puisse monter dedans voir le soleil, au-dessus des arbres. Et me percher en restant en sécurité. Près de toi. »

Rob avait construit sa maison lui-même, il devait savoir comment faire, non ? De plus, une tour en hauteur pour voir les environs pourrait sans doute servir à d'autres choses. Ce serait un nid sécurisé et un projet à deux, quelque chose qu'ils pourraient faire ensemble sans avoir à traverser le globe pour ça.
Mais c'était aussi un projet qui prenait du temps et de la place. Quelque chose qui signerait définitivement l'installation de l'oiseau dans le grand nord. Est-ce que le vampire serait d'accord ? Est-ce qu'il serait prêt ?
Le taxi remontait la route dans leur direction, au loin.

« J’ai pensé que… Que ça serait bien de construire quelque chose ensemble. »



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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   Mar 18 Juil 2017 - 9:51

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MessageSujet: Re: Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]   

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Faux pas, mais pas faux-semblants ! [PV Amon] ♥ [CLOS]
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