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La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]

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MessageSujet: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Lun 18 Juil - 23:01

*La ville s'était éloignée au fil des paroles de l'ours. Ses lumières, ses rues, ses gens, ses entraves...La nationale filait vers la campagne, longeant la forêt à sa droite. La circulation s'amenuisait à mesure qu'ils allaient vers le nord. Sokar n'avait pas répondu à son esclave. Toute émotion en lui circulait et évoluait à un rythme déconnecté du temps des humains. Son esprit si tranquille et mesuré d'ordinaire venait de subir une pression intense et un énervement hors norme pour sa catégorie de poids plume. "Il n'aurait pas dû te faire subir ça..." Les phares d'un camion l'éblouit une seconde avant que sa vision parfaite ne reprenne le contrôle de la nuit. "Il t'a forcé à rester vierge en te faisant croire à des divinités et des textes anciens qui ne doivent même pas prendre en compte les êtres surnaturels que vous êtes." Le visage du prêtre du culte du Caire lui revint, cet homme devenu khafash et dont il avait oublié le nom, comme tant d'autres. Tellement de noms, tellement de visages. Était-ce la faute de cet homme ? De son père ? "C'est de ta faute à toi, Sokar, arrête de chercher des coupables." Son moi intérieur le moissonna. "Il t'a envoyé en pleine figure que tu avais été idiot d'y avoir cru." La commissure si rigide du vampire remua pour esquisser un sourire. Il appuya son index sous sa lèvre inférieure et dévisagea Callum.*

- Mon père a toujours aimé manipuler les gens. Il est un des meilleurs dresseurs de Dornia, réputé pour les tortures psychologiques qu'il inflige avec son air thérapeutique abrutissant. Il m'a élevé. Je ne peux pas renier le fait que sans lui je serais un tas d'os poussiéreux aujourd'hui. Il est mon sang, peu importe les dieux qui se sont immiscés sur ma route.

*Le taxi ralentit sur la demande de l'égyptien et se stationna sur un parking routier désert en bordure de la forêt. Une poubelle. Quelques éclats de pneus. Rien de plus. La ville était le soleil dans l'obscurité, horizon étincelant sous le scintillement des étoiles et l'opalescence d'une lune nouvelle. Zoar bondit dehors et alla faire pipi près de la poubelle, tout fou d'être sorti. Sokar fendit les ténèbres avec grâce et regarda la voiture partir quand Callum l'eut rejoint. Ses cheveux noirs au carré voletaient sous la brise fraîche. Il avait l'air beaucoup plus calme maintenant.*

- Il ne m'a rien fait subir. J'ai accepté ce sort où je me voyais idolâtré, immortalisé, intouchable. J'ai aimé l'unicité de cette condition si rare, une pierre précieuse non polie, un miroir brut...ça me plaisait. Au fond, j'ai toujours su qu'il n'y avait aucun Dieu. Les dieux n'existent que pour les humains parce qu'ils ont peur, parce qu'ils peuvent mourir. J'ai arrêté d'avoir peur quand j'ai reçu le baiser de double-vie. Tout ça ce n'est aujourd'hui, ce soir, plus que...du vent.


*Comme par mimétisme de ses mots, une bourrasque chassa quelques mèches devant sa bouche puis celles-ci retombèrent sur ses épaules. Les colonnes de son empire s'effondraient. Comme si hurler la vérité à la face de son père l'avait en quelque sorte libéré, exorcisé, comme s'il pouvait être lui, prendre...sa vie en main désormais. Une immense énergie gonfla dans sa poitrine. Ses yeux d'obsidienne s'emplirent de fines veinules dorées. Furtivement, il pénétra entre les arbres alors qu'une voiture balayait la voie. Sous le couvert de la forêt, il eut l'impression de respirer à nouveau.*

- Je me sens...neuf...

*Pour lui-même ou pour Callum, il ne savait plus bien pour qui il parlait. Il s'accroupit pour flairer la mousse. Une coulée de sangliers passait juste là. L'idée de les poursuivre était tentante, même s'il ne leur ferait aucun mal. Il lui fallait un challenge plus trash, plus grisant, de quoi défouler son esprit, son corps, de quoi vider sa tête. Il se tourna vers son esclave et l'instant d'après l'avait plaqué contre un tronc, une main sur sa gorge.*

- Je te propose un jeu, BB...Je te laisse dix minutes d'avance, tu pars devant, tu cours, comme si la mort était à tes trousses, tu cours, jusqu'à suffoquer....je pars, je te rattrape, si je te rattrape je te mords, jusqu'à ce que tu sentes combien j'ai besoin de toi, combien cela me révolte d'avoir besoin de toi...si tu m'échappes, mais je n'envisages pas cette option, et bien...nous verrons à ce moment.


*Sokar avait encore changé de regard. Sur la pointe des pieds, il tenait l'ours en tétanie sous sa poigne. Le jeu du chasseur et de la proie. Ce jeu mettait à nu toute la tension sexuelle qui montait entre eux juste à cet instant. Souffles mêlés, désir ardent d'être pourchassé, de pourchasser...Le vampire montra les crocs, et plongea sous l'oreille de son esclave, dans le musc agréable de ses dreads.*

- Ike... [Pars...]

*C'était le signal, le métis était très sérieux, Zoar sur ses talons, prêt au top départ. Il lui parla brièvement en arabe, lui signifiant qu'il ne devait pas mordre ni attaquer Callum, mais ça, l'ours ne le savait pas.*

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MessageSujet: Re: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Mar 19 Juil - 15:53

La nuit du chasseur.

Je savourais la ville qui disparaissait peu à peu. Mes mots restèrent solitaires un moment, Sokar semblait totalement ailleurs. Ce qu’il venait de vivre était bien loin de sa vie bien rangée. Chasse, sommeil et un peu de temps passé avec son esclave imposé. Malgré ma carrure imposante, je pouvais briller de mon absence ou bien encore être très utile. On pensait souvent que vu ma taille et celle de mes mains, j’étais incapable de minutie, ce qui était totalement faux. J’avais appris à coudre, ce qui faisait bien rire certains de mes maîtres. Mais quand on est esclave, si on veut avoir un toit, il faut avoir de multiples cordes à notre arc. Pas se contenter uniquement de savoir baiser convenablement, cuisiner comme un chef et tenir un intérieur impeccable. J’avais bien vite appris à lire, me cultiver le corps et l’esprit pour ne pas faire tache en société. J’avais appris à soigner des blessures, de la plus bénigne jusqu'à recoudre une plaie béante. Je commençais à être âgé, bien souvent dans la boutique on m’appelait l’ancien. À mon âge, les esclaves sont proches de la mort, résignés à trouver un dernier maître et à passer de vue à trépas. On admirait ma détermination à m’accrocher à cette vie de servitude.

Sokar quitta son mutisme, parla de son paternel. De ses facultés, de son côté manipulateur. Ce vampire me faisait penser à lui, manipulateur, utilisant les autres tels des jouets. C’est ce que j’avais été à ses yeux. Le mien s’assombrit à cette pensée. Il me manquait autant que j’étais soulagé de ne plus lui appartenir après ce qu’il m’avait fait. Sans doute que les deux vampires se connaissaient, après tout entre dérangés du cerveau on devait bien s’entendre. Ses paroles étaient limpides, comme s’il avait ouvert enfin les yeux après tant de siècles. La voiture s’arrêta, on quitta la chaleur pour la douce fraîcheur et l’air pur de la forêt. La fin des dieux, la fin de ce doux rêve où il était chéri par son paternel. Il y avait dans quelque chose de presque triste dans tout ce déballage de vérité dans le fait qu’il clame haut et fort que ces croyances n’étaient plus. J’étais là, immobile, spectateur du vampire nouveau qui s’éveillait à la lueur des étoiles.

Je n’avais jamais cru en un quelconque dieu. Pourtant, nombreux étaient les esclaves qui priaient, espérant une aide divine pour ne plus servir les vampires. Il fallait accepter son sort ou bien se battre pour qu’il change et ne pas espérer vainement sans rien faire. Je n’avais donc jamais été croyant, mais avoir entendu l’éphèbe évoquer sa virginité ne m’avait pas non plus parti risible. Je respectais son choix bien que je le trouvais étrange. Je le suivais quand il se glissa dans la forêt, on quittait pour de bon le monde citadin pour la pleine nature, sauvage, pleine de mystères. J’esquissais un sourire quand il se dit neuf. Cela se ressentait dans sa manière de parler, dans ce qu’il se dégageait de lui. La froideur glacial que j’avais ressentit dans le club c’était envolée.

Un hoquet de surprise quitta mes lèvres, je fronçais les sourcils en le retrouvant plaqué contre l’arbre, la main fine de Sokar enserrant mon cou. Un jeu? Un nouveau sourire éclaira mon visage. Une chasse dont je serais la proie? Je devoilais mes crocs imposants, voilà qui était intéressant, même si je savais que je n’avais aucune chance de lui échapper. Je trouvais l’idée terriblement excitante, tout comme ses paroles. Me mordre jusqu'à ce que je sente à quel point il avait besoin de moi. Je n’avais jamais vécu ce genre de chasse, juste subis une où je m’étais retrouvé entravé et tabassé une nuit durant. Je fermais les yeux en sentant son nez respirer mon odeur, grognant de plaisir, une main venant se perdre dans le creux de ses reins. L’air manquait mais le désir grandissait en moi de le sentir si proche, si excité de me pourchasser.

- J’accepte le deal bel éphèbe. Sois prêt, je ne me laisserais pas prendre facilement.

Un dernier regard, un dernier sourire, j’abandonnais mes chaussures pour me retrouver pieds nus. Ma chemise subit le même sort, posée sur une branche. Elle était neuve, je n’avais pas la moindre envie de la déchirer en passant parmi les arbres et arbustes. J’avais dix minutes devant moi, j’adressais un signe de la main à Sokar pour signifier que le décompte était lancé et je disparu derrière la première rangée d’arbres. Grandes foulées, je devais mettre de la distance entre moi, le vampire et son chacal. Je courais, passais des buissons qui égratignaient mes mollets malgré mon pantalon. Je pestais, il remonterait facilement la piste si je saignais. Je ne ralentissais pas la cadence, dix minutes ce n’était rien face à un vampire. L’air commençait à brûler mes poumons, mon coeur et ma respiration avaient pris un rythme à la limite du soutenable. Je devais les mener sur une fausse piste avant de perdre connaissance. J’abandonnai mon pantalon derrière un vieux tronc couvert de mousse. Un peu plus loin, je sentais la fraîcheur d’une rivière. Le meilleur moyen pour masquer mes traces était de marcher dans cette dernière.

Je m’étais rapidement habitué au manque de luminosité. L’eau était froide, je devais avoir une sacrée allure en boxer en pleine nuit. Je grimpais dans un arbre dont une des branches touchait presque l’eau. Je ne sais pas ce que c’était, mais une odeur de fleur se dégageait de l’arbre, peut-être que cela aiderait à masquer mon odeur aux naseaux affûtés qui me pourchassaient. Je fermais les yeux, j’essayais de respirer calmement, que les battements fous de mon coeur ne trahissent pas ma présence dans cet arbre. La chasse était ouverte et j’étais un met de choix.

Ft. SOKAR
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MessageSujet: Re: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Mar 19 Juil - 17:24

*Zoar aboya en voyant Callum partir en courant. Il savait qu'il allait courir, qu'il allait le rattraper, et qu'il ne devait pas le blesser, mais l'excitation de la chasse - attraction à laquelle il était plus qu'habitué - tendait à prendre le pas sur les enseignements qu'il avait reçus, et sur son affection pour l'ours à collier. Sokar était immobile, parfaitement immobile. Seuls ses cheveux lâchés balayés par une brise timide étaient en mouvement. Personne ne l'avait vu, mais dans la poche arrière de son pantalon de costume, se tenait son colt noir gravé en lettres d'or de son prénom en hiéroglyphes. Il le tâta, mais ne le sortit pas. Peut-être s'en servirait-il pour effrayer son esclave, mais certainement pas pour lui infliger les blessures dont étaient capables les balles dans le barillet. Ses habits cérémonieux n'étaient pas très pratiques pour la course, mais il avait connu pire. Quant aux chaussures, elles ne le gênaient pas, lui qui courait d'ordinaire en rangers. Il jeta un coup d'oeil aux affaires de Callum ; bah, ils reviendraient les chercher après.
Le Temps est une chose curieuse. Le vampire contempla sa montre. Cela faisait 9 minutes que l'ours avait lancé sa course. Il ne saurait jamais qu'il avait triché d'une minute, et le métis rêvait de voir qu'il relèverait le défi avec brio.*

- Ikemasu...Zoar. [Allons-y, Zoar]

*Le chacal coucha les oreilles, se ruant sur les traces de son maître qui s'élançait entre les arbres sur le sentier odorant et invisible qu'avait laissé l'hybride devant lui. Trop facile, il se moquait ou quoi ? Voir un vampire courir était impossible pour des yeux humains ou animaux. Ils n'étaient que des courants d'air qui froissaient le mur du vent, des soupirs bruts, supra rapides, des ondes de choc qui volaient presque au-dessus du sol.
Cette sensation de traverser l'espace sans contrainte était une des choses les plus agréables de la condition vampirique. Même si pour le métis, arpenter le désert restait un plaisir jamais détrôné.
Zoar galopait légèrement, aussi gracieusement que son maître, la truffe aux aguets, même si des choses échappaient à son odorat sensible. Le flair le plus redoutable de ce duo était sans nul doute celui de la créature aux incroyables yeux de ténèbres. Créature qui ralentit en humant le sang de l'esclave. Il attrapa une ronce dont une feuille portait l'infime signature d'une petite plaie à la cheville.*

- Baka... [Imbécile...]

*Il sourit et s'agenouilla, frottant entre ses doigts un peu de terre battue fraîchement par la plante des pieds de Callum. Zoar reniflait autour de son maître, jappant quand il pensait trouver la piste.*

- Il est allé vers la rivière. Il croit pouvoir nous semer. Viens.

*Les deux compères reprirent leur course jusqu'au cours d'eau qui créait une ligne à franchir dans cette partie de la forêt. Du bruissement des vaguelettes montait un bourdonnement qui engourdissait les oreilles. Mais pas celles de Sokar. Les traces disparaissaient au bord de la berge. Trop facile. Mais il mima l'incompréhension et le désappointement, histoire de faire mariner sa proie dans son idée de suffisance.
Un grand saule pleurer en fleurs étendait ses ramures au-dessus d'un petit gué, et son odeur suave et printanière était un camouflage idéal. Sokar ne réfléchissait pas par rapport à la beauté des choses, mais par rapport à leur faculté à offrir ou non un abri ou une protection momentanée à un fugitif. Il n'eut pas besoin de lever les yeux en l'air pour repérer l'ours caché, vautré à plat ventre sur une des branches les plus hautes. Il sortit son revolver et tira un coup en l'air. La balle rasa la joue du borgne, mais c'était prévu. Zoar se mit à aboyer, les pattes debout sur le tronc à la base de l'arbre. Le vampire souffla sur le canon machinalement.*

- Descends de là, tu as perdu. Tu es peut-être un met de choix et divinement bien bâti mais tu ne survivrais pas longtemps en extérieur ou alors avec une chance de pendu.

*Le métis ne ménageait pas l'amusement dans sa voix. Il n'était même pas fatigué.*

- Tu ne penses pas assez. Tu as voulu me semer dans l'eau, c'était une bonne idée mais tu n'es pas allé jusqu'au bout. Et si tu avais marché dans le lit de la rivière, deux possibilités s'offraient à toi : remonter à contre-courant ou descendre et arriver en ville. Tu aurais donc remonté le courant. Je t'aurais trouvé même dans un désert olfactif, Callum ours à collier, parce que j'ai goûté ton sang. Mais je suis assez content de te voir pantelant.


*Il s'approcha à distance suffisante et montra ses petits crocs.*

- Que dirais-tu de rentrer maintenant ? Pour que je puisse savourer ta punition.

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MessageSujet: Re: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Mar 19 Juil - 20:55

La nuit du chasseur.

Je profitais de ce moment de calme, guettant les bruits que la crise me faisait parvenir. Je savais que je devais me déplacer, ne pas rester immobile, toujours être en mouvement, semer de mauvais indices et fuir à nouveau. Je me rappelais la peur qui m'avait tordu les boyaux quand ce groupe de vampires l’avaient pris en chasse. C’était un jeu qu’ils pratiquaient une fois par moi, lors de la pleine lune. Cela devait nous donner un avantage de voir un peu plus dans la nuit. Ils étaient cinq, nous étions dix et pourtant on finissait tous attachés une heure ou deux plus tard, roués de coups, mordus de toute part, certains y laissaient la vie. C’était leur jeu, une manière amusante de se nourrir mais aussi de se débarrasser d’esclaves devenus inutiles à la longue. Je m’en sortait toujours, mon maître avait finit par mourir, je n’ai jamais vraiment su comment, mais au moins j’avais retrouvé la boutique avec bonheur. Là, c’était différent, du moins je l’espérais.

Ma fuite ne dura pas longtemps. Un coup de feu, un rugissement sortit de ma gorge. Je glissais de ma branche à demi nu, me rattrapant à cette dernière. J’avais faillit m’étaler de tout mon long devant Sokar et Zoar excité comme une puce. Je m’étais laissé avoir par la nostalgie d’un temps que je haïssais, je n’avais même pas fait attention à leur arrivée. Je n’entendais plus rien qu'un bourdonnement sourd d’une oreille. Il visait bien, heureusement d'ailleurs sinon il aurait finit de me défigurer avec cette balle bien placée. Je redescendais de mon promontoire, caressant au passage le fin limier qui avait accompagné l’éphèbe. Ce dernier s’amusait de m’avoir trouvé aussi facilement. J’avais perdu, je n’étais plus le jeune homme qui fuyait son maître ou qui s’amusait avec d’autres esclaves sauvages dans la foret. J’avais changé, il m’avait changé. Et puis Sokar avait le goût, l’odeur de mon sang dans la peau, qu’importe l’endroit où j’irais me terrer, il finirait par me retrouver. Il m’expliqua où j’avais eu faux. Il s’approcha de moi, montrant les crocs, je haussais un sourcil, dévoilant les miens à mon tour. Je me grattais l’oreille dans l’espoir que le bourdonnement cesse.

- On rentre déjà? J’étais bien ici…

Un brin bougon que cette virée en foret se termine aussi rapidement par ma faute, je tournais les talons. Il fallait rebrousser chemin pour récupérer mes vêtements, je n’allais tout de même pas rentrer à moitié à poil. Je me demandais si “savourer ma punition” consistait juste à me mordre ou s’il avait prévu un supplément. Cette petite chasse m’avait laissé un goût de trop peu dans la bouche. Si rapide que je n'avais même pas pris le temps de la savourer pleinement. Je n’avais pas résister, trop surpris par le coup de feu, je ne savais pas qu’il était allé armé à la soirée de son paternel.

Zoar reniflait mes jambes, j’avais un peu saigné dans ma course vaine. J’étais vraiment rouille niveau fuite, on allait devoir renouveler le jeu pour que sa poursuite soit plus exaltante. Au final je m’en voulais un peu, j'aurais sans doute aimé qu’il ait plus de mal à me trouver, qu’il soit peut-être plus amère d’avoir abîmé son beau costard pour moi. Mon côté maso parlant encore, j’aurais sans doute aimé qu’il y ait lutte et que je perde bien évidement le combat. Je serrais les poings, toujours silencieux, l’herbe haute chatouillant mes mollets. Un grognement. Je fois volte face, mes mains saisissant les frêles épaules du vampire qui rencontra avec rudesse le tronc le plus proche. Je baissais le regard sur lui. En fait, j’étais affamé. Sokar n’avait qu’à peine apaisé mes envies et c’était il y a deux semaines déjà. Je voulais savoir, on avait avorté notre conversation ou du moins il l’avait fait. Mais c’était avant, avant ces éclats de voix.

- Je dois savoir… Tu n’ignore pas mes besoins, mes envies… Mais je ne peux les faire taire indéfiniment, ce n’est pas cette satisfaction fugace d’il y a dix jours qui pourra me combler. J’en suis désolé. Tu ne pourrais te contenter d’une gorgée de sang, c’est pareil. Je dois savoir si tu m’apportera ce dont j’ai besoin ou si je vais devoir aller voir ailleurs.

Je voulais qu’il me dise que ça soit lui. Je désirais que ça soit lui. Mais, je le brusquais alors que c’était pas le meilleur moyen pour qu’il ait confiance en moi. C’était bien la première fois que j’étais confronter à un tel dilemme. Avant c’était soit on couche ensemble soit tu couche avec qui tu veux je ne te désire pas. Ce semblant de chasse, cette montée d’adrénaline alors que l’air brûlait mes poumons avait éveillé en moi d’autres envies tout aussi primaires. J’étais vraiment incurable de ce côté là. Une nouvelle fois, j’approchais mon visage du sien, mes lèvres venant goûter les siennes, ça devenait une mauvaise habitude de violer si souvent. Lui prendre des baisers sans savoir s’il y serait réceptif, je risquais ma vie à chaque nouvelle tentative.

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MessageSujet: Re: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Mar 19 Juil - 21:46

*Sokar encaissa le choc sans rien dire, ne s'alarmant nullement du revirement de situation orchestré par l'ours. Callum ne résistait jamais longtemps. Ils en revenaient à ce point...ce même point laissé en suspens au bout d'une phrase il y a quinze jours. C'était donc purement sexuel pour l'ours ? Le métis rejeta une mèche noire derrière son oreille sans quitter des yeux la créature imposante qui faisait barrage de ses bras nus. Pas que...s'il en jugeait par son regard. Et ce plis à sa commissure, il adorait vraiment ce plis qui lui donnait une expression orientale pleine de finesse mais qui pourtant mettait en valeur la brutalité de ses traits.*

- Cette satisfaction fugace.

*Répéta le vampire avec l'air de quelqu'un qui médite une phrase de philosophe antique. Il subit le baiser sans broncher, sans pour autant dire qu'il l'accompagnait, lui qui avait toujours du mal lorsque les actes ne venaient pas de son propre chef. La soirée était décidément riche en résolutions et en rebondissements, et étant donné le nouveau départ qu'il s'était donné, il ne pouvait plus refuser les avances de l'ours à collier. Il le sentait bouillonner contre lui, sa chaleur irradiant au travers du tissu du costard, son odeur lui grisant les neurones. Il ferma les yeux et se blottit contre le torse puissant sans se préoccuper de la signification de ses actions.*

- Je dois pallier à cette satisfaction fugace pour te garder.

*De nouveau il redevenait l'enfant qui n'avait pas grandi comme les autres. Ses paupières se soulevèrent tandis qu'il était niché dans le bras de l'hybride.*

- Très bien mais pas ici. Il y a des endroits plus propices qu'un sous-bois et j'aime le confort.

*Le Sokar directif et distant était de retour. Il rompit l'étreinte comme s'il ne s'était pas rendu compte de celle-ci et attrapa son téléphone dans la poche intérieure de son veston.*

- Oui. Je voudrais un taxi s'il-vous plaît. Parking de la N5. Oui juste avant la station essence. Merci.

*Conversation express. Juste le temps de retourner récupérer les affaires de Callum, que celui-ci recouvre les usages de la civilisation en les enfilant et qu'ils sortent dans la nuit noire profonde attendre leur énième taxi. Le métis ôta sa veste et la laissa là, accrochée à une branche. Symbolique ou non, ce geste pouvait être très cocasse d'un point de vue externe. Il défit plus amplement sa chemise et attrapa le poignet de l'ours pour l'embrasser avec chaleur. Zoar avait posé ses fesses non loin, attendant avec impatience la voiture qui lui permettrait d'échapper à la vision de son maître sur le point de forniquer.*

- Je t'emmène dans un nid douillet réservé aux gens comme nous au beau milieu de la nuit.

*Doucement il griffa sa nuque, hissé sur le bout de ses chaussures, prenant un autre baiser histoire que le borgne comprenne bien ses intentions. Ça sentait le love hotel à pleine truffe, un petit boui-boui bien tenu dans le quartier des plaisirs, propre, avec des chambres simples mais coquines. C'était un collègue chasseur qui lui avait vanté ce lieu après une réunion à laquelle l'égyptien n'avait pas pu se soustraire. Hors de question de consommer chez lui, surtout si son père les croyait rentrés et qu'il attendait devant la porte. L'anonymat avait quelque chose d'excitant qui avait motivé le choix du brun.
Le taxi arriva et ils embarquèrent immédiatement.*

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MessageSujet: Re: La nuit du chasseur [Callum & Sokar Âqen]   Mer 20 Juil - 1:56

La nuit du chasseur.

Je ne savais pas vraiment à quoi l’attendre après tout ce déballage à la limite de la romance désespérée. De la violence? De l’indifférence? De l’aigreur? Qu’importe au final, je voulais juste une quelconque réponse, un signe au minimum qui l’indiquerait la voie à suivre dans les jours à venir. Cela faisait trop longtemps que les choses étaient floues. Certes, j’étais son premier et seul esclave, lui il avait l’éternité devant lui pour savoir ce qu’il fêtait de sa virginité. Pour ma part, je n’avais pas ce luxe. Je restais là à le regarder, ses traits délicats alors qu’une mèche quittait son visage. Ses lèvres bougèrent, sensuelles, attirantes. Il répétait ce que je venais de dire comme si c’était sa pensée qui s’était échappée. Mon baiser fut solitaire, comme bien souvent, ce viol, encore et toujours. Je ne lui laissais le temps de rien en fin de compte. Tout ce qui se passait entre nous était comme précipité. Ma présence dans son appartement, mon geste idiot pour qu’il se nourrisse, la fellation, la soirée avec son paternel et maintenant.

J’avais chaud malgré le peu de tissus sur le dos, l’envie, le désir coulant dans mes veines. Mon coeur rata un battement en sentant son corps se blottir contre le mien. Instinctivement, mes bras se refermèrent sur lui. Je fermais les yeux, humant le parfum de ses cheveux. Me garder ? Il tenait réellement à moi alors? Cette étreinte ne dura que trop peu longtemps à mon goût. Ce regard posé sur moi et ce… Renoncement? Changement d’avis? C’était si soudain, ce soir, pas ici. Merde il était sérieux là ? Mon coeur rata un nouveau battement, il devait aisément lire le trouble se dessiner sur mon visage. Il appela un taxi, j’aurais tellement voulu que ce moment dure un peu plus longtemps, que l’étreinte devienne plus intense, prémices à ce qui se passerait ailleurs, dans le confort d’un lit.

On fit la route inverse à notre jeu, je récupérais mon pantalon derrière le buisson puis le reste de mes vêtements avant de sortir de la forêt là où le taxi nous rejoindrait. Je restais adossé à un arbre, songeur. L’éphèbe abandonna sa veste de costard, défi quelques boutons de plus sur sa chemise, laissant apparaître son collier. Que signifiait ce geste? Une coupure nette avec son passé ? Le signe qu’il n’était et ne serait plus ce fils idéal pour son paternel? Il était plein de surprise ce soir, sa main à mon poignet et ce baiser chaud. Je fermais les yeux en savourant ce geste soudain, bien plus chaud et agréable que ceux que j’avais pu goûter avant. Un nouveau sourire à ses ongles sur ma nuque, quelques mots, un nouveau baiser.

- Un love hôtel alors… Pas chez toi pour cette… Première fois?

Puis je repensais à la soirée qu’on venait de passer. À l’affrontement avec son père. À ce même père qui pouvait bien attendre dans un coin sombre du parking qu’on montre le bout de notre nez et là, adieu l’amusement. On s’engouffrait dans le taxi qui s’arrêta près de nous. J’indiquais la direction des love hôtels, je n’y allais pas souvent mais je connaissais des adresses tout de même. Certains étaient vraiment à éviter, alors que d’autres étaient irréprochables. Malgré l’excitation, un noeud c’était niché dans mon estomac, le trac de cette première fois pour le vampire. Je n’avais jamais dépucelé quelqu’un humain ou bien vampire. Ma virginité je l’avais perdue avec mon premier maître, un moment douloureux que j’avais préféré oublier.

- Sokar… Je… Je voulais que tu saches que… Je n’ai jamais fait ça. Ça sera une première fois pour moi aussi en fait.

J'étais incapable de le regarder dans les yeux en avouant ça. Merde, j'étais vraiment un crétin à le pousser à se donner à moi et une fois que c’était fait, j’avais peur de tout faire foirer. Nous étions côte à côte dans le taxi et je fuyais son regard, regardant la ville qui reprenait peu à peu le pas sur la foret dense.

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